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nés, d'or à l'escusson de sable diapré à ung crie de roses de gueuUes, Jeh. de Saint, ch. 58.
— ÉTYM. Ourlet en est le diminutif (voy. ourler). t ORLÉ, ÉE (or-lé, lée), adj. Terme de blason.
Burdé (l'un orle.
t ORLÉANE (or-lé-a-n'), s. f. Nom qu'on a donné au roucou.
fORLÉANISME (or-lé-a-ni-sm'), s. m. || Pendant la Révolution et la Restauration, opinion de ceux qui voulaient substituer la branche d'Orléans à la branche aînée des Bourbons. |{ Sous le règne de Louis- Phili|)pe, système politique des princes de la maison d'Orléans, c'est-à-dire une royauté libérale et parlementaire, et le suffrage restreint. || Depuis 1 848, parti, opinion des orléanistes.
t ORLÉANISTE (or-lé-a-ni-sf), ï. m. Partisai, des princes de la maison d'Orléans || Adj. Qui appartient à l'orléanisme.
f ORLÉANS (qu'on prononce si singulièrement or-lé-ans'), s. f. Sorte d'étoffe légère en laine et coton, très-employée pour les vêlements d'été pour hommes. Paletot d'oiléans. Robe d'orléans.
t ORLET (or-lè), s. m. Terme d'architecture. Petite moulure plate qui forme le couronnement de la cymaise.
— ÊTYM. Diminutif de orle.
OR.MAIE (or-mê) ou OR.MOIE (or-mot), t. f. Lieu planté d'ormes. Jeune ormaie, lieu planté de jeunes ormes.
— HIST. xvi* s. Les chasteneraies, les ormaies, les coudraies, les fresnaies, o. de serres, "9«.
— ÊTVM. Orme ; provenç. olmada.
ORME (or-m'), s. m. || 1° Grand arbre de la famille des ulmacées ou celtidéos, démembrement de la famille des urticées; on y distingue : l'orme à larges feuilles, comprenant l'orme ypréau, l'oniie teille, l'orme maculé, l'orme noir, l'orme gras, dit d'Avignon par quelques pépiniéristes, l'orme de Trianon, l'orme foUiculacé; l'orme à feuilles moyennes, renfermant l'orme franc, l'orme tortillard ; l'orme à petites feuilles, où se trouvent l'orme pyramidal, l'orme glabre et l'ormille, legoarant. L'orme produit chaque année plus de trois cent mille graines, et cette étonnante multiplication peut continuer pendant plus d'un siècle, bonnet, Contempl. nat. t. viii, p. 384, dans pougens. Les chênes, les sapins et les ormes épais En utiles rameaux ombragent tes sommets, a. ciién. Hymne à la France. || Juges de dessous l'orme, peiils juges de village qui n'avaient point de tribunal et qui jugeaient devant la porte du manoir seignsurial, sous les ormes qui s'y trouvaient d'ordinaire. Il Par extension. Attendre sous l'orme, être confiant en sa cause (sens aujourd'hui inusité, et qui dérive directement de l'ancienne habitude de plaider sous l'orme). Le cardinal Petrucci les attend sous l'orme [les juges de l'inquisition], et ils n'osent l'attaquer, parce qu'il a de l'esprit et du savoir, joints à une grande dignité, corbinelli, dans sêv. t. VIII, p. 138, éd. RÉGNIER. || Fig. Attendez-moi sous l'orme, se dit quand on donne un rendez-vous auquel on n'a pas dessein de se trouver (l'origine de ce dicton vient de ce que les justices seigneuriales se tenaient généralement aux portes des châteaux et palais, sous un orme qui y était planté; il arrivait souvent que les parties assignées manquaient aux rendez-vous et se faisaient attendre sous l'orme). Attendez-moi sous l'orme, Vous m'attendrez longtemps, EEGNARD, Àltendez-moi sous l'orme, se. 22. Seigneur don Raphaël, m'ecriai-je en riant, ditesnous plutôt de vous attendre sous l'orme, le sage, Gil Bl. VI, 2. Il 2° Orme à trois feuilles, nom impropre donné à la ptélée trifoliée (térubintliacoes), de Linné, appelée encore frêne à trois feuilles, et orme de Samarie. || Orme d'Amérique, nom impropre de la gaîume ulmi foliée (byttnêriacées) , dite aussi bois d'orme. || Orme polygame, nom sous lequel on a d«crit d'abord la planère polygame (ulmacées) ; orme de Sibérie, la planère crénelée.
— HIST. XII* s. Il dcscendi à l'orme desor la vis [escalier], Gérard de lloss. p. 333. |{ xiu* s. Ciim ele s'en desent [descend] par la véc [voie] de l'ouine Gaidon vers la maison Willaume.... Bibl. des chart. 3* série, t. v, p. 85. Contre la vigne cstrive [lutle] l'orme, Et li toit [ôte] du roisin la forme, la Base, 5995. Il XV* s. Je vy que chascun vousvouloit Avoir pour gagner sa querelle; Maintenant chacun vous appelle Partout avocat dessouz l'orme, Patelin, lo. Notaire en parchemin de corne, Et grant ailvocat dessoubz l'orme. Juré sans reigle ne sans i orme, COQUILLART, Enquête de la simple. || xvi* s. Visitant sous ouïmes et chesnes Voir si quelque nid ou couvée Seroit point par elle trouvée, st-osl. 45. L'a-
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norme concussion que voions hui entre ces juges peJanées sous l'orme, rad. Pant. iv, («.
— Etvm. Norm. otirme, ourmel; provenç. olm, olme; espagn. et ital. olmo; du lat. ulmjis; comparez l'anc. haut-allem. elm ; anc. scand. oimr.Pictet compare le sanscrit ulmtika, tison, de ut, brûler. L'orme était affecté à la justice; il était planté sur la motte seigneuriale, et c'était sous son ombrage qu'à la campagne se plaidaient les affaires.
(.ORMEAU (or-mô), f. m. ||1° Jeune orme. X la source d'Hippocrcne, Homère ouvrant ses rameaux, S'élève comme un vieux chêne Entre de jeunes ormeaux, J. b. rouss. Odes, m, 5. || 2° Par extension, orme. Et les AIpos deloin, s'élevant dans la nue, D'un long amphitliôAtre enferment ces coteaux Où le pampre en festons rit parmi les ormeaux, VOLT. Épitre à Horace. De son soufde léger ainsi la jeune aurore Apite, en se levant, la cime d'un ormeau; La mobile rosée, attachée au rameau, Brille de feuille en feuille et coule goutte à goutte, Pietombe sur le lac et fait gazouiller l'eau, MASSON, Ilelv. u. Un jour le vigneron, sur ces coteaux paisibles, Mariant les ormeaux et les vignes (levible«, m. 16. m.
— liEM. Ormeau signifiant proprement un petit orme, un jeune orme, il est mal d'y joindre quelque épithète contradictoire comme dans ces vers : Le vrai pasteur ressemble à cet antique ormeau Oui, des jeux du village ancien dépositaire, Leur a prêté cent ans son ombre héréditaire, nr.uLLE, Ilom. des ch. I.
— HlST.xin* s. Et il de maintenant li conte Comment il monta sor l'ormel, Ben. 6002. Et s il estoient tel que il osaissent venir à l'ourmiel devant Gysors, il les tenroit à preus et à hardis, Chr. de Rains, 6:1. || xvr s. Ce n'est rien de nouveau, que de faire des cabinets d'hommeaux, ou autres arbres, PALissY, 63. Prenés roses incarnates, pommes d'ormeau, rosmarin, 0. de serres, 958. Un juge dessous l'orme, un juge de village; avocat dessous l'orme, un jaseur, un avocat ignorant, oudin, Curios. franc.
— ÉTYM. OrmeZ,dimimitif deorme;Berry, umiau, ourmiau; picard, omieu. A Angouléme, il y a un faubourg nommé VUoumeau; c'est Vormeau que cela veut dire.
1 2. ORMEAU (or-mfl), ». m. Voy. ormier.
i 0RMI:T (or-mè), s. m. Voy. opmier.
t OUMIER (or-mié),î. m. Nom, dans le département des Côlesdu-Nord, d'un mollusque qui se mange, on le nomme aussi ormet, ormeau, oreille de mer, grand bourdon {testacelle haliotidée) .
— ÉTYM. Lat. auris maris, oreille de mer, ainsi dit à cause de sa forme en oreille.
I ORMIKRE (or-miù-r'), s. f. La reine des prés, rpirsea ulmaria, Linné, ainsi nommée à cause de la ressemblance de ses feuilles avec celles de l'orme.
ORMILLE (or-mi-ir, (I mouillées, et non or-miye), t. f. Il !• TnVs-petit ormeau. lîotte d'ormiUes. Il 2* Plant de petits ormes. J'ai fait planter de jeunes cliênes de l'ormille.... buff. Exp. sur l'j vég. 2' mém. Il 3° Palissade formée de petits ormes. || 4* Une des variétés de l'orme champêtre à petites feuilles.
— ÉTYM. Diminulil de orme; berry, ourmeUe,t. f. ORMI.\ (or-min), s. m. Plante du genre des sauges, saltia horminum, L.
— HIST. XVI' s. La semence et la fleur du hormin ou toute-bonne des jardins, cause une senteur agréable au vin, o. de serres, 22*.
— KTYM. 'Osiliv'jv.
t ORMl'Z» (or-muzd), t. m. Dans la religion de Zoroastre, ICtre bon et pur par excellence; lumière et parole créatrice. || On écrit quelquefois Ormus : D Urmus et d'Ariman ce sont les noirs comliats, Où, partout confondus, la vie et le trépas, Les ténèbres, le jour, la forme et la matière Luttent sans être unis, a. ciikn. ilnrention.
— ETVM. Zend, aliouramaida, de ahurô, vivant, et maidrlo, sage. . , ,
4. onXE (or-n'), «. m. Nom vulgaire du frêne orne (oleacécs), espèce qui produit un peu do nianne, ainsi que plusieurs autre» frêne». On le nomme auisi frêne à fleurs.
— ETYM. Lat. ornvj.
t î. OUXE (or-n'l, ». m. || 1" Terme rural. Intervalle des vignes, îles ceps, qui est toujours moins élevé que le terrain de ces vignes. Il 2* Terme de forestier. Faire orne, abattre des arbres dan» une certaine étendue de terrain en allant toujours deviht soi.
— HIST. xiii* s. Cbici.n a la leste enclinée ; Moult sont forment (cnsif cl morne Del jugement trcstuit à orne [ensemble], Hen. n»2». Et llcnart tprc» eu» »'en tomo j Se» « prise» [»i a pri» le» pou-
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les] toutes à orne [ensemble], ib. 8688. ||xvi» s. Il sceut si dextrement et fidellement conduire cesie orne [intrigue], qu'il emporta de dessus tous les autres pretendans, pasqlier, Lett. t. i, p. 42«.
— ÉTYM. Berry, orne, sillon. Diez le tire du latin ordinem, ordre ; cela paraît très-bon.
ORXÉ, ÉE (or-nc, née), par», passé d'orner. Il !• Pourvu de ce qui embellit. Le linge orné de fleurs fut couvert pour tous mets D'un peu de lait, de fruits et des dons de Ccrès, i.\ font. Phil. et Bauc. L'épigramme, plus libre en son tour plus borné. N'est souvent qu'un bon mot de deux rimes orné, BOii.. Art p. 11. Autant que la terre de Cypre nous avait paru ncglicée et inculte, autant celle de Crète so montrait fertile et ornée de tous les fruits par le travail de ses habitants, fén. Tél. v. || Terme de peinture. Sujet orné, sujet susceptible de la composition la plus riche. || 2" Fig. Qui est pourvu de choses comparées à des ornements mitcriels. On veut un roi dont le corps soit fort et adroit, et dont l'Ame soit ornée de la sagesse et de la vei tu, fén. Tél. v. Oui a vu la cour a vu du monde ce qui est le plus beau, le plus spécieux et le plus orné, I.A buly. VIII. Brisacier avait l'esprit orné de lioux communs et de chansonnettes, iiamilt. Gram. 7. Une éloquence plus ornée, telle par exemple qu'est celle de M. Fléchier, ne convient point pour des plaidoyers, rollin, Tr. des lit. iv, t. [\ Absolument. Un esprit orné, un homme qui a beaucoup de connaissances, d'instruction. Nancré étoit un garçon de beaucoup d'esprit, d'agrément et fort orné, st-sim. h 6, il*. Quoique j'eusse l'esprit assez orné, n'ayant jamais vu le monde, je manquais totalement de manières, ). J. Rouss. Conf. II.
ORNEMANISTE (or-ne-ma-ni-sf), ». m. Peintre, artiste, ouvrier, qui s'occupe spécialement de tout ce qui tient à l'ornement de nos demeures.
— REM. Ce mot, tout à fait barbare, est un néologisme contemporain. On devrait dire ornementiste.
— ÉTYM. Ornement.
ORNEMENT (or-ne-man), ». m. |1 1° Ce qui orne, ce qui sert à orner. Grand prince, en attendant vos ornements royaux. Recevez, s'il vous plaît, quelques rares joyaux, mairet, Soliman, v, 4. Cette femme ambitieuse et vaine croit valoir beaucoup quand elle s'est ch.irgée d'or, de pierreries et do mille autres vains ornements, uoss. la Tallière. L'âme regarde ensuite le corps auquel elle est unie ; elle le voit revêtu de mille ornements étrangers ; elle en a honte, parce qu'elle voit que ces ornements empruntés sont un piège et pour les autres et pour elle-même, ID. ib. Seigneur, dit-elle, pour prévenir votre colère, je commencerai moi-môme à m'en dépouiller [d'une vaine parure] ; entrons dans un état où il n'y ait plus d'ornement que celui de la vertu , ID. t'î). Je ferai tomber leurs cheveux, je détruirai et les colliers et les bracelets.... car le Saint- Esprit a voulu descendre dan» un dénombrement exact de tous les ornements de la vanité, s'attachant pour ainsi parler, à suivre par sa vengeance toutes les diverses parures qu'une vaine curiosité a inventées, iD.tb. Les mains industricuscincnt occupées s'exerçaient dans des ouviagcs dont la piéic avait donné' le dessin : c'était ou des habits pour les pauvres, ou des ornements pour les autels, id. Anne de Gont. Les obélisques font le principal ornement de Home, iD. llUt. ni, 3. Telle qu'une bergère, aux plus beaux jours de fête. De superbes rubis ne charge point sa tête. Et, sans mêler à l'or l'éclat des diamants,Cueille en un champ voisin ses plus beaux ornements, boil. Art p. 11. Que ces vains ornements, que ces voile» me pèsent! rac. Phèdre, 1, 3. Arrachons, déchirons lou» ces vain» ornements, id. Eslh.
I 5. Les maison» y sont propres, commodes, riantes mais sans ornements; la superbe architecture n'y est pas ignorée, mai» elle est réservée pour le» temples des dieux, fén. Tél. v. || Fig. D'un insolent discours ce juste chltiment [un soumet] No lui servira pas d'un petit ornement, corn. Cid, i, e.
II 2- Il se dit des figures do caprice, fleurons, rosaccH festons, etc. <|u'on emploie pour orner. U peinture, la scul(iture d'ornements. Un recueil d'ornements. Ce serrurier exécute Irè.sbicn le» ornement». Il 8' Particulièrement, en architecture et en menuiserie, il »e dit de» sculpture», moulure», etc. qui servent 4 orner le» didércntcs parties d'un bâtiment ou d'une boiserie. Une faç-idc chargée d'ornement». Une lioiserie nue et sans ornements. Simple en éuit la noble architecture [du temple]; Chaque ornement, i a place arrêté, ï semblait mis par U nécessité, volt. Temple du Coil. || Le» ornement», l'architrave, la frise et la corniche. || Ornement courant, tout ornement qui m répète dan»
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une frise ou une moulure. Les entrelacs, les rinceaux, les oves sont des ornements courants. I! 4° Peinture qui, dans une gale' ie où esl recrèsenlé un sujet principal, sert d'accompagnement A ce sujet. Un peintre d'ornements. || 6° Terme de blason. Il se dit de tout ce qui est hors de l'écu, comme les timbres, les bourrelets, les cimiers, eic. il 6* Au p/iir. Ornements, babils sacerdotaux el autres dont on se sert pour l'oriicc divin dans le culte catholique, et qui comprennent plusieurs pièces différentes, comme la chasuble, l'étole. Ornements pontilicaux. Le prêtre revêtu de ses ornements. Il /lu si'iij. Il se dit de plusieurs pièces d un» même couleur ou d'une même parure, qui font assortiment et qui comprennent les habits .sacerdotaux et les devants d'autel. Un ornement blanc. Un oniement rouge. Un bel ornement. || Au plur. Il signifia plusieurs assortiments de cette nature, i elle sacristie renferme plusieurs beaux ornements. {| 7° Terme de mnsii]ue. Ornement, notes d'agrément qu'on exprimait autrefois, dans la notation dite neumalique, par les lettres de l'alphabet, la plique, la réverbération, les fleurs, le trille, etc. M. Danjou parle, en plusieurs endroits de sa Bnve de musique religieuse, des ornements du chant; il dit, année (848, p. 8â, que les signes simples et composés de la notation en neumes, même les signes d'ornements, étaient placés sur des lignes.... D'onTiouE, Dict. de pl.-ch. au mot ornement. \\ Aujourd'hui, notes d'ornement, colles qui, écrites en petites notes, ne comptent pas dans la mesure, et pourraient à la rigueur être supprimées; il est toujours préférable de les écrire en notes réelles, et bon nombre de compositeurs ont fini par prendre ce parti. ]| 8* Ce qui fait hunneur à. Cette rare beauté qu'en ces lieux même on prise, Oui fait de ces cantons le plus digne ornement, CORN. le Hcnt. v, 1. Un saint abbé dont la doctrine et la vie sont un ornement de notre siècle, Boss. Anne de Goni. Quand il [Dieu] a fait, dans ses ennemis aussi bien que dans ses serviteurs, ces belle» lumières d'esprit, ces rayons de son intelligence, ces images de sa bonté, ce n'est pas pour les rendre heureux qu'il leur a fait ces riches présents, c'est une décoration do l'univers, c'est un ornement du siècle présent, m. Louis de Bourboti. On l'appelle à la cour d'une grande reine [Marie de Mi-dicis] pour en être un des principaux ornements, flEch. Urne d'Aiguillon. Ce fut là (à l'hôtel de Rambouillet] que, tout enfant qu'elle était, elle se fit admirer de ceux qui étaient eux-mêmes l'ornement et l'admiration do leur siècle, id. Jfm« de Mont. Les hommes qui ont été l'ornement de leur siècle, fén. Tél. XIX. Il 9" Terme do littérature .Figures, forme do style qui servent à embellir le di«cour». Tous (les ancien» fal)ulistcs] ont fui l'ornement et le trop d'étendue, LA font. Fabl. VI, 2. Je voudrais bien que vous eussiez donné au nôtre [nom] tous les ornements que vous lui deviez donner, siiv. d Bussy, 8 avr. I0»<. N'attendez pas, chrétiens, q>.;e j'applique au P. Bourgoing des ornements étrangers, ni que j'aille rechercher bien loin sa noblesse dans sa naissance, sa gloire dans ses ancêtres, ses titres dans l'antiquité de sa famille, boss. BoHrsoinff. On appelle ornement en matière d'éloquence certain» lours , certaines manières qui contribuent à rendre le discours plu» agréable, plus insinuant et même plu» persuasif, R0Li.m, Traité des Èi. m, 3.
— HIST. xi* s. [Elle] Vint en la cambre, plaine de marrement [tristesse); Si la dcspciiel (lise/, despoicet?l que n'i rcmest nient; N'i remest (reste] pâlie [manteau) ne nessun ornement, 6't Alexis, xxviu. Il XII' s. Tuz ses ornemenzsonl pris, Machab. I, *. Il xiii* ». Ami'iliez est un» lonbles ornemen» entre ceu» qui en>cnible conversent, brun, latini, Trésor, p. Slï.ljivi' ». Accoustro et cein sur ta robuste cuisse Ton glaive aigu, qui est la rosplandeur E» l'ornement de royalle grandeur, marot, iv, 2»7.
ETYM. Prov. ornamrni, arnamen; espa;<n. et
ital. ornanifnto; du lat. ornamenlum, de ornare, orner.
f ORNEMENTAL AI.R, (or-nc-m«n-Ul , tal), odr. Terme do beaux-arts. 0"i appartient à l'ornomcnt. Il Qui peut scrùr d'ornement.
■t OUNKMKN'rATION (or-ne-man-ta-sion) , ». n». Terme de beuux-arls. Manière de distribuer, de disposer les ornement»; art de l'ornemaniste.
] ORNEMENTER (or-no-maii-té), v. a. Opérer l'ornemeiitalion.
OKNKR (or-né), r. 0. 1| t' Pourvoir de ce qui embellit. Je lui bAti» un temple cl prit soin do l'orner, RAC. Phèdre, 1, 3. Ma mère Jezabol devant moi s'est montrée. Comme au jour de ta morl pompeusement paréo.... Même elle avait encor cet éclat emprunU
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Dont e!Io eut »oin do peindre el d'orner son visage, m. Àlli.it,i. Si vous ne voulez pas cjue le riche orne sa maison, tous ruinox cent arlisles, volt. Polit, el Ugitl. Idifet répul'licainet, xxi. Des trésors du croissant oriiei nos saints autels, volt. Tancr. v, <. |1 Rendre plus beau, avec un nom de chose pour sujet. 11 (l'arbre) servait de refugs Contre le chaud, la pluie et la fureur des vents, Pour nous seuls il ornait les jardins et les champs, la font, t'abl. x, i. \\ i" Kig. Donner un éclat, un embellissement, comparés à l'éclat, aui embellissements matériels. Ce qui distingue ses amis [de Dieu] de tous les autres, c'est la piété; jusqu'à ce qu'on ait reçu ce don du ciel, tous !e> autres non-seulement ne sont rien, mais encore tournent en ruine i ceux qui en sont ornés, uoss. Louis de Bourbon. Saint Augustin considère parmi les païens Unt de sages, tant de conquérants, tant de graves législateurs.... tous privés de la connaissance de Dieu et exclus de son royaumeéternel.... mais pourquoi les a-t-il faits?... il les a faits, nous dit-il [.saint Augusitin] , pour orner le siècle présent, ID. iouti de Bourbon. Courons, venez orner ce triomphe d'un frère, volt. Oreste, v, 7. [Catherine de Médicis] Assurait Coligni d'une amitié sincère. L'ornait de dignités, le comblait de bienfaits, m. Henr. n. Cet illustre savant a eu le mérite rare d'orner le savoir par le goût, et de joindre à la littérature profonde la littérature agréable, d'alemb. Éloyes, Bouhier. Pour voir et pour orner le succès d'un rival, c. iiELAV. Vipr. sicil. m, 2. Ah ! de ces dons heureux les mains qui l'ont orné [un homme heureusement doué! ^ ^^^ tourments sans fin ne l'ont pas condamné, ID. t'fr. m, i . || Orner la mémoire, mettre dans sa mémoire des passages beaux ou utiles de différents auteurs et de différents genres. |i 3° Fig. Pourvoir des ornements du style, de la rhétoriiiue. Les figures servent beaucoup à orner le discours. Pour orner une telle vie, je n'ai pas besoin d'emprunter les fausses couleurs de la rhétorique, et encore moins les détours de la flatterie, boss. Bourgoirig. Il 4' S'orner, v. réft. Se couvrir de ce qui embellit. La campagne s'ornait de verdure et de (leurs.
— RBM. ORNER, PABER, DÉCORER. Omer, du latin «more qui signifie pourvoir, équiper, marque l'addition d'une chose solide en même temps que bril- Unte. Parer, du latin parare, préparer, apprêter, nignifie donner un air d'apprêt ou d'apparat, de cérémonie, de fête, comme est celui que se donnent particulièrement les femmes. Décorer, du latin decus, gloire, honneur, c'est donner un air grandiose, faire paraître superbe ou resplendissant : on pare une chambre; on décore un palais; le soleil orne les cieux, il ne les pare ni ne les décore.
— IllST. XVI' s. Ce n'est, dist le moyne, que pour orner mon languaige, rao. Gary, i, »9. [Dieu] Du vent de sa bouche Fit ce qui altouche Et orne les cieux, HAROT. Un beau mourir orne la vie humaine, BO.NS. 600.
— Ktym. Provenç. omar, hornar;espagn. omar; ital. omarc; du lat. ortiare. Curtius rapporte ornore au sanscrit varna, couleur, qui provient du radical vri, couvrir. Dans l'ancien français, on disait aorner, du latin adornare.
jUUNlbR (or-nié), ». m. Sorte de frêne (voy. ORHE t).
ORMÈRB (or-niè-r"), t. f.\\i' Trace creuse que font les roues des voitures sur la terre dans les chemins. Il enfila au hasard un chemin creux, comme le sont la jilupart de ceux du Maine : ce chemin était plein d'ornières et de pierres, scarr. Rom. corn. Il, *. Prends ton pic, et me romps ce caillou qui le nuit. Comble-moi cette ornière, la font. Fabl. y\, fS. Toutes les rivières sont débordées; tous les grands chemins sont noyés; toutes les ornières cachées ; on peut fort bien verser dans tous les gués, »8v. 46 janv. (871. Il Poétiquement, Et son axe de flamme [du jour], aux bords de sa carrière. Tourna, el creuse déjà son éclatante ornière Sur l'horizon roulant des mer», lamart. Uarm. i , a. || J« Fig. Il «« dit des habitudes invétérées, des opinions adoptée» et suivies «an» examen. L'ornière delà routine, de» préjugé». Retomber dansl'ornière. Ou'avona-nous gagné à suivre l'ornière où nous nous traînons depuis trois an»T chateaubh. Mil. p. 77», dans pouoens. — HIST. xiii* ». Il garde en une estroite sente ; ■>l a choisi [aperçut] en une ornière. Entre le bois « U cariera. Un broion [piège] de chesne fendu '. un$ Vilains i avoil tendu, Ken. «»89. || xvi* g. Un beau sentier ma sembloit une ornière, rohs. sis Il e»t bien vray quelle» mesmes [les bêtes] ne vont pas toufjour. eiactemenl la route de nature; mais ce quelle* en destoyent, c'est »i peu que vous en •pcrcevex touaiour. l'ornlere, houtÎTv, aïo. Garder