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TEAUBR. Les quatre Stuarts, Hevrielle-lfarie. Je rivrai de lumière, D'extase, de piifcre, Oubliant, tublié, V. BLGO, Odes, v, 26. || Mettre une personne, une chose au rang des péchés oubliés, n'y plus songer. Il *• Négligé. Mais toi dont la valeur d'Amurat oubliée Par de communs chagrins à mon sort s'est liée, BAC. Baj. iv, 7. 11 ne s'en trouve point qui.... rji mérite oublié nous fasse souvenir, id. Eslh. ii, 3. OUBLIER (ou-bli-é), j'oubliais, nous oubliions, rous oubliiez; que j'oublie, que nous oubliions, que vous oubliiez, i'. a. |! 1* N'avoir pas souvenir de. N'ou bliez pas que je vous attends. En écrivant ma pensée, elle m'échappe quelquefois ; mais cela me fait souvenir de ma faiblesse, que j'oublie à toute heure ; ce qui m'instruit autant que ma pensée oubliée, car je ne tends qu'à connaître mon néant, pasc. Pens. VI, 48. Qu'il n'y avait sans formalité qu'à vous dire ses intentions, et que vous iriez encore au delà et suppléeriez de vous-même à tout ce qu'il pourrait avoir oublié, boss. Louis de Bourbon. Elle [la vérité] est dans les consciences, je dis môme dans les consciences des plus grands pécheurs ; mais elle y est souvent oubliée, id. Sermon*, Prédicat. 2. Et mes coursiers oisifs ont oublié ma voix, hac. Phèdre, II, 2. Lasse de vains honneurs, et me cberctiant moi-même, Aui pieds de l'Êlemel je viens m'humilier. Et goûter le plaisir de me faire oublier, iq. Ssth. 1, ( . De ce couple perfide J'avais presque oublié l'attentat parricide, id. ib. n, s. Avez-vous bien promis d'oublier ma mémoire T id. Bérén. v, 5. Muins de cent quarante ans aprè.s, Archimède était déjà si parfaitement oublié de ses ci'toyens malgré les grands services qu'il leur avait rendus, qu'ils niaient qu'il fût enterré à Syracuse, rollin, llisl. ane. Œuvr. t. i, p. loi, dans pougens. Il n'y a pas grand mal à être oublié, c'est même souvent un bonheur; le mil est d'être persécuté, volt. Lett. Marmontel, !» sept. 1772. Oublier si vite ce qu'on a aimé, c'est llétrir le passé au moins autant que l'avenir, stael, Corinrie, xvii, 3. || 11 a peur que je n'oublie mon nom, c'est-à-dire il m'appelle sans cesse. Madame Perrinelie par-ci, madame t'orrinelle par-là : elle a peur que j'oublie mon nom, je pense, dancourt, Uf Yac. se. 9. Il Fig. 11 a oublié la commission, il a négligé de la faire et il a gardé l'argent. || Avec un infinitif, oublier prend la préposition de. Je n'oublierai jamais d'avoir vu beaucoup pleurer une petite fille qu'on avait désolée avec la fable du loup et du chien, j. j. bouss. Emile, ii. || Familièrement. 11 a oublié d'être bèie, se dit d'une personne qui est loin de manquer d'intelligence. || Absolument. Il apprend facilement et il oublie de même. On oublie trop et trop vite, volt. Dicl. phil. Arrêts notables. || 2° Ne pas songer à. Il vaut mieux que nous oubliions le passé, sÉv. 12». Si j'aime encor Thésée, oublié-je qu'il fuit? th. corr. Ariane, v, 6. Que deux cœurs unis sont heureux D'oublier le reste du monde I QUIN. Bol. m, s. Vouloir oublier quelqu'un, c'est y pei ser, la brot. iv. Le meilleur parti qu'on puisse prendre contre la calomnie, c'est de l'oublier, volt. L'tt. iévêque d'Annecy , 4 5 avr. (76». J'oublie aisément mes malheurs, mais je ne puis oublier mes fautes, et j'oublie encore moins mes bons sentiments, J. J. Rouss. Conf. VII. Il Oublier l'heure, laisser passer l'heure où l'on avait quelque chose à faire. Il Oublier l'heure, les heures, perdre le sentiment du temps en quelque occupation agréable. On oublie l'heure, les heures à lire, à jouer. |; Oublier de, avec un infinitif, manquer à quelque chose par défaut de mémoire. Je crois que vous n'avez pas oublié aussi d'écrire ou de faire faire un compliment par H. d'Hacqueville à Mme et à M. de Lavardin, sêv. 4« août 4 «71. || Oublier à, même sens. J'oubliais à vous dire que.... voit. Lett. (67. J'oubliais à remarquer que la prison où je mets Egée est un spectacle désagréable que je conseillerais d'éviter, corn. Jf^d^e, Examen. On n'avait point oublié à délibérer sur la principale occupation de l'Académie, sur ses statuts et sur les lettres qu'il fallait pour son établissement, pellisson, Hist. de {'.ilead. i.J'ai oublié à vous dire qu'ily adesEscobar de différentes impressions, pasc. /"ro». viu. J'oubliai inhumainement, contre l'ordinaire des grand'mères, i vous piu'lerde ma petite d'Aix,ïÉv. («8o. Je crois que TOUS n'avez pas oublié à remercier Dieu, id. • e août (•?(. Il Oublier à, se dit ou plutôt s'est dit (car cette locution vieillit) pour perdre l'habitude de quelque chose. Si vous ne lisez jamais, vous finirez par oublier i lire. U trouble de voi sens dont vous n'êtes plus maître Vous a fait oublier, Migneur, à me («nnallre, corn. Sopfton. iv, ». Il r Uiwer par InadvcrUnce. Il a oublié sa canne. H «• OinctUe, n« pu hlre nentioo de. Il a oublié
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une citation Importante. Rendait-il compte d'une bataille, il n'oubliait rien, sinon que c'était lui qui l'avait gagnée, pléch. Turenne. || 5° Négliger. Pour elle contre vous qu'ai-je oublié de faire? th. corn. Ariane, i, *. L'Egypte n'oubliait rien pour polir l'esprit, ennoblir le cœur, et fortifier le corps, boss. Ilist. III, 3. Je voudrais qu'elle [une alTaire] fût perdue, à condition que celles de Jouarre prissent fin; je n'y oublierai rien, id. Lett. abb. 6(. Ils [les Romains] n'oublièrent rien pour avoir des chevaux numides, des archers crétois, des frondeurs baléares, des vaisseaux rhodiens, montesq. Rom. 2. Il G° Laisser de cfité. Il oubliait sa grandeur. Vous avez oublié vos plus justes prétentions, quand il a fallu donner des marques de votre zèle et de votre foi, BOURDAL. Uyst. Résurrect. de J. C. t. i, p. 362. Il 7° Manquer à, se mettre hors. M. de Pompone n'était pas de ces ministres sur qui une disgrâce tombe à propos, pour leur apprendre l'humanité, qu'ils ont presque tous oubliée, sÉv. 22 nov. (679. On avait oublié pour ces étrangers jusqu'à cette politesse singulière qui distingue notre nation, PLÉCH. Lamoignon. On se plaint qu'oubliant son sang et sa promesse. Il élève en sa cour l'ennemi de la Grèce, rac. Andr. i, (. Tes prières m'ont fait oublier mon devoir, m. Phèdre, iv, 6. || Ne point conserver de reconnaissance. Oui, je vous ai promis et j'ai donné ma foi De n'oublier jamais tout ce que je vous doi, BAC. Bajax. m, b. Oublie tous mes services passés, regarde-moi comme un traître, et punis-moi de tous les crimes que je n'ai pu empêcher, monteso. Lett. fiers. (69. |{ Ne point garder de ressentiment. Dans des fautes si sincèrement reconnues et dans la suite si glorieusement réparées par de fidèles services, il ne faut plus regarder que l'humble reconnaissance du prince qui s'en re|ieutlt, et la clémence du grand roi qui les oublia, BOSS. Louis de Bourbon. Le bonheur de te voir me fait tout oublier, volt. Adda:iiie, ii, 2. || Absolument. Fontenelle, qui, par modération ou par prudence, ne se vengeait jamais et se plaignait rarement, oubliait encore moins, d'alemb. Éloges, Despréaux. || 8" En parlant des personnes, négliger quelqu'un, ne pas agir envers lui comme on le devrait. Il est vrai qu'on oublie bientôt les gens qui se sont dépouillés, fén. Dial. des morts mod. xi. Il Par forme de reproche obligeant. Vous ne venez plus nous voir,vûus nous oubliez. || N'oubliez pas les pauvres, les malades, les besoins de l'église, es pèce de formule qui s'emploie à l'église, quand on quête pour les pauvres, pour l'œuvre, pour les besoins de l'église. || 8° Oublier qui l'on est, se méconnaître, vouUiir, par orgueil, s'élever audessus de sa condition. {| On dit aussi : vous oubliez qui je suis, c'est-à-dire vous n'avez pas pour moi les égards, que vous me devez. A gamemnon : Oubliezvous ici qui vous interrogez'? — Achille: Oubliezvous qui j'aime et qui vous outragez T bac. Iphig. IV, «. Il 10» S'oublier, v. réfl. Perdre le souvenir de soi-même. De cette étude opiniâtre Quel charme le rend idolâtre 1 C'est qu'il s'oublie, et c'est assez, LAMOTTE, Odes, t. I, p. 28», dans podgens. Ahl vous pleurer est le bonheur suprême, Mânes chéris de quiconque a des pleurs; Vous oublier c'est s'oublier soi-même : N'ètes-vous pas un débris de nos cœurs? lamart. Harm. ii, (. |{ 11" Etre oublié. Cette affaire me parut si médiocrement bonne, que je souhaitai qu'elle s'oubliât tout à fait, staal, Kém. t. m, p. (7(. Il [un scandale] fut bientôt oublié, comme tout s'oublie, volt. Dict. phil. Ordination. Malesherbes, Turgot, ô vous en qui la France Vit luire hélas I en vain, sa dernière espérance, Ministres dont le nom ne s'est point oublié, a. cuén. Hymne à la France. || 12* No plus penser à l'heure, à ce qu'on fait. Heureux cent fois l'auteur avec qui l'on s'oublie! lamottb. Odes, t. l, p. 33s, dans pougens. Ils s'oublient quelquefois chez Mlle l'Espinas.se, marmontel, Mém. vu. Mais je m'oublie tout en causant; il est midi ; j'ai vingt personnes à déjeûner qui doivent être arrivées à présent, oknlis, Thédt. d^éduc. l'Enfant gdté,i, (.||13° Perdre le souci, le soin de soi-même. Absorbé tout en toi par un parfait amour. Je m'oublierai moi-même et fuirai tout le reste, corn. Imit. iv, (3. Que dis-je7en ce moment mon cœur hors de lui-même S'oublie et se souvient seulement qu'il vous aime, bac. Bérén. IV, 6. Il faut s'oublier entièrement quand on veut instruire les hommes, et n'avoir en vue que la vérité, volt. Dict. phil. Esséniens. || Particulièrement. Négliger le soin de ses propres intérêts. Il ne s'est pas oublié. Et je dois d'autant moins oublier sa vertu, Qu'elle-mtme s'oublie, rac. Esth. ii, 3. I! s'oublie lui-même pour m sacrifier au bien public.
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FfiN. Tél. V. Nous avons oublié M. Abauzit ; ah I dites, méchant ami! cet homme respectable (|ui passe .sa vie à s'oublier soi-même, doit-il être oublié des autres? j.j. rouss. Lett. à M. Vernes, Correspondance, t. V, p. 38, dans pougkns. || 14" Faire avec négligence. Si le peintre ne se fût pas oublié dans le petit paysan, les raisins n'eussent pas eu ce succès prodigieux, ponten. Athénais. Il 16" Manquer à ce que l'on doit aux autres ou à soi-même. Une grande princesse à ce point s'oublier, Que d'admettre en son cœur un simple cavalier 1 CORN. Cid, i, 3. David s'oublie pour un peu de temps, lioss. Jlist. ii, 4. Le roi blâma le premier président en le taxant d'impertinent qui s'oubliait, st-sim. ((0, (88. Dès qu'on a onblié la dignité de son état, on s'oublie bientôt soi-même, hass. Confér. Han. dont les clercs doivent se cond. dans le monde. Sortez, Lucinde; quand de grands seigneurs .s'attachent à de petites créatures comme vous, elles ne doivent pas pour cela s'oublier, lesaoe, Gil Bl. liv. V, ch. i. X cet indigne mot je m'oublierais peut-être, volt. Adél. du Guescl. ii, 2. Il s'oublia jusqu'à présenter un mémoire au sénat pour me faire arrêter, j. /. rodss. Confess. vu. || M" Devenir vain, orgueilleux. Les parvenus s'oublient ai.sément. Il faut s'oublier soi-même pour cela [les grandeurs], et croire qu'on a quelque excellence réelle au-dessus d'eux [les inférieurs], pasc. CondJIt'ondwgrond*, i. L'esprit dans ce nectar heureusement s'oublie ; Chapelain veut rimer, et c'est là sa folie, boil. Sat. iv. Les ennemis offensés de sa gloire.... En leur fureur de nouveau s'oubliant, rac. Poés. dit. Idylle sur la paix. Polyphonte, abusant de mon triste destin, Ose enfin s oublier jusqu'à m'ofîrir sa main, volt. Uérope, u,(. Il 17» On a dit, dans le xvii" siècle, s'oublier de, ne plus songer à, emploi qui a vieilli. De mon propre néant jamais ne m'oublier, corn. Imit.
III, 2(. Et, s'oubliant de ce qu'il est en lui-même, il [un grand, flatté] se va chercher dans les discours des autres, et s'imagine être tel que la flatterie le représente, boss. Sermons, Honneur du monde, 2. Que les sciences hinnaines s'oublient de leur dignité, jusqu'à n'avoir plus d'usage que dans le commerce, ce n'est pas à moi, chrétiens, de le déplorerdans cette chaire, ID. Panég. sainte Calher. Il On a dit aussi dans le même sens : s'oublier que. La bravoure l'a emporté sur la prudence, et l'on s'est oublié que l'on était capitaine pour faire le métier de soldat, flEch. Réftex. sur les diff. caract. des hommes, (. || Proverbes. 11 n'oublie pas ses mains, se dit d'un homme qui vole ou qui exige. Il Est bien fou qui s'oublie, c'est-à-dire c'est une folie de ne pas songer à soi.
— HIST. XI" s. L'enseigne [de] Charle n'i devons ublier, Ch. de Roi. xc. || xii" s. Geofroiz d'Anjou ne s'est pas oblié [n'a pas oublié ce qu'il avoit à faire], Rone. p. (66. Quant jà pour riens qui soit née N'oublierai ceste honor, Couci, i. Pour ce n'ai-je mie oublié X aimer bien et loiaument, id. p. (2i. ....Baudoin, garde-toi; Trop te puez oblier avec famé de roi, .">o*. i, p. (2o. K à un hospital à dous liwes de là, À heberchier les povres li rois ne s'ublia; Karde rente àcel liu par an cent sols dona. Th. le mart. (6». ||xiii' s. Et Symons passe avant [s'avance], mie ne s'oublia, ib. cxxxi. Diex, qui n'oublie pas les siens, Chr. de liains, p. 43. Et por la joie convient lors Que li cuers oblit ses dolors, Et les ténèbres où il iere [était], la Rose, 2754. Je vous avoie oublié à dire que, quant le comte de Japhe fu descendu , il fist tendre ses paveillons, joi.NV. 215. Il XV s. Car je voy bien, qui aime à tart oublie, E. DvscH. Poésies mss. f" 300. Allez, n'oublie» pas à boiro, Si vous trouvez Martin garant. Patelin. En cette compaigme ne s'oublia pas le bon Bouciquaut, qui moult envis eust demeuré derrière, Bouciq. I, ti. Tout oublié devint, sa maladie luy osta la mémoire, Gérard de Nevers, p. RR, dans lacubne. Les personnes qui en la place estoient, avoicnt comme tout oublyé leur mémoire, car il i.o leur souvenoit fors que ce qu'ilz veoient, Perceforesi, t. Il, 1* ((7. Il xvi" s. Au milieu des tormens, oubliant ma douleur, Je me resjoulray de voir vostre malheur, DUBELL. m, 74, verso. Celles que forte amour a fait oublier [s'oublier], maro. JVoui'. xlix. Je m'y plaisois, mais je ne m'y oubliois pas, mont, m, 37». 11 avoit ouï dire qu'il se falloit oublier pour le prochain, m.
IV, (60. Quand on les jette, comme on dit, avec les péchez oubliez, langue, (4B. Il s'en oublia [il oublia sa promesse] ou n'osa, carl. m, (. Encores s'oublièrent ils d'ung merveilleux advantaige qu'ils avoient sur nous, id. m, 22. Il s'oublia jusqucs à dire des paroles présomptueuses, et user de flerc» menaces, amïot Cat. d'Utiq. 37. S'ils ont envie d"»