PAM
est pSme an pied du lit de celle pauvre malade [Mme lie Coulanf-'fs]; nulle amitié ne (laralt devant la sienne, sBv. Sb sept. «676. Les hommes demeureront pâmés de frayeur, ROURDAL. Av. Jug. dem. 326, Il Carpe pAmée, carpb qui, lorsiiue le soleil brille, vient à la surface de l'eau et se met sur le côté, fermant les yeux et enir'ouvrant la bour.he à courtes reprises, en sorte qu'on la croirait presque morte. || Fig. 11 se dit d'une femme qui s'émeui pour des riens. C'est une carpe pâmée. Un air de carpe pâmée. || 2° 1 erme de blason. Qui a la gueule béante, se dit du dauphin.
t PAMELLE (pa-mc-l'), s.f. Espèce d'orge de Picardie (VOy. PAUMKLLE).
PÂMER (pi-mé), V. n. \\ 1° Tomber en défaillance, en syncope. Ils ne peuvent s'empêcher de pâmer ou lie pleurer, dfsc. Fass. 2H. Sire, on pâme de joie ainsi que de tristesse, corn. Ci'ii, iv, f>. Il Par exagération, l'âaier de rire, rire à pâmer, rire excessivement. Dans ses simplicités à tous coups je l'admire, Et parfois elle en dit dont je pâme de rire, mol. Éc. des f. i, t. Celait des postures à pâmer de rire, sév. 7i. Mon fils a ri à pâinor de votre madame, id. 5 oct. <689.|| Pâmer de joie,
éprouver une joie infinie Ici pâma de joie Des
mortels le plus heureux, La font. Fianc. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir, pour exprimer l'action : elle a pâmé au sortir du bain ; avec l'auxiliaire être, pour marquer l'état: elle est pâmée depuis dix minutes. || 2° Se pâmer, f. réft. même sens. Le Gascon se pâme à ce bruit, la font. Go.vc. La dame, après s'être pâmée, alla .se consoler avec un petit-inaiire du pays, volt. Micmmégas, 3. M. d'Hamilton fait.... ôler le petit d'Elbeuf, qui s'était jeté sur ce corps [de Turennel, quine le voulait pas quitter, et qui se pâmait de crier, .sÉv. 28 août (67B. Il Par exagération. On se sent à ces vers jusques au fond de l'âme Couler je ne sais quoi qui fait que l'on se pâme, mol. Femmes sav. m, 2. C'est à ces morceaux extravagan'ts que nos femmes se pâment d'admiration, j. j. rouss. Lett. sur la mus. franf. Ces petits lleuristes qui se pâment à l'aspect d'une renoncule, in. Ilél. iv, H.||Se pâmer de rire, rire à se pâmer, se pâmer de joie, même sens que pâmer, etc. || 3°Se pâmer, perdre sa trempe J se dit de l'effet produit sur l'acier lorsqu'il est cliauffé ou forgé ir.i|i longtemps.
— HEM. Voltaire sur le vers du (id cité ci-dessus prétend qu'on ne dit pas pâmer, mais se pâmer. Voltaire prenait ici son usage particulier pour l'usage général; pâmer, au neutre, était parfaitement usité du temps de Corneille et l'est encore.
— HIST. XI* s. X icest mot se pasme U marquis, Ch. de Roi. cxlix. Guide n reis que el se seit pasmée, ib. cclxxi, || xiu* s. Et il perdi moult de sanc, si commencea à pasmer, villeh. clxxvii. Et jut une grant pieche pasmés, que on n'i senti poux ne aleine, Chr. de Rains, p. 4i. || xv* s. Encore entrèrent ces gloutons [les paysans anglais révoltés] dans la chambre d4 la princesse.... dont elle fut si espouvantée qu'elle s'en pasma, phoiss. u, n, H2. Il XVI* s. Un dauphin d'argent, pasmé, cotoruve. Je ne sens rien de ma plaie cuisante, Que le plaisir dont ton œil m'a pasmé, loïs le caron, Poésies, f 66, dans lacurne.
— ETYM. Berry, paumer; provenç. pasmar, palmar, espalmar, plasmar, esplamar; anc. espagn. et porlug. espasmar ; e.spagn. mod. pasmar; ital. spasimare; du lat. spasma (voy. spasme). Les formes espasmar, spasimare, cspasmir (voix espamie, dans J. u.^HOT, v, 3-i3), et cïpaumir (il s'espaiiinit de sorte que nous eusmcs fort à faire de le revigorer, PALSGHAVB, p. 117) ne laissent aucun doute; le spo-ime s'est changé en un autre accident, dans les langues romanes.
t PAHET (pa-mè), s. m. Genre de mollusques bivalves (genre donace).
PAMOISON (pa-moi-zon; l'accent circonflexe ne se prononce pa.s), s. f. Syncojie, évanouissement. On tombe en pâmoison.... desc. Pass. 122. L'elTroi qui la surprend la jette en pâmoi-son, coiiN. Médée, IV, 2. Mais voyez qu'elle pâme, et d'un amour parfait Dans cette pâmoison, sire, admirez l'effet, ID. Cid, IV, 5. Ma pâmoison fut longue; et, lorsque j'en fus revenue... scarti. Rnm. corn. 11, I4.
— HIST. XI* s. De pasmeisun guariz, ne revenuz, Ch. de Roi. cl. || xii* s. Li rois Hicart revint de pâmoison, et fist armer les Englois, et vint assaUr a l'ostel le roi Philippe, Chr. de Raina, p. 42. || xv* s Cheanten paumison aussi entre ses femmes, G. chas- TEL. Chr. dit d. de Bourg, m, 88. || xvr s. U en tumba en grandes pâmoisons, cl fut en très grand danger de mort souilaiiie. ahïot, iy^»i(o*, xlv.
— ETYM. Pdmer ; provençal, piasmazo, pas magon.
t I. PAMPA (pan-pa), s.f. Vaste plaine de l'Amérique méridionale, aux environs de Buenos-Ayres et dans le bassin de l'Amazone. Les pampas se distinguent des llanos en ce qu'elles sont entrecoupées de bosquets de palmiers, legoarant. On regardait comme dangereu.s de voyager dans cette pampa. ||jlit p(ur. Des pampas.
t 2. PAMPA (pan-pa), s. m. Sorte de chat du Paraguay,
PAMPE (pan-p'),t. f. Feuille du blé, de l'orge, etc. (ce mot n.'est pas du langage botanique).
— HIST. XIII* s. Un plain panier de penpes de rosesà faire eaue de rose, du cange, pampa. || xiv* s. l'ampes de jeunes roses, Ménagier, u, 6.
— ETYM. Lat. pompt'nui, avec changement de Renre (voy. pampre).
t PAMPÊEN, ENNE (p:in-pé-in, è-n'), adj. Qui habite une pampa. Race, tribu pampéenne.
f PAMPÉRO (pan-pé-ro), s. m. Nom donné au vent du sud-ouest parce qu'il vient des pampas, dans la Plata et aux environs. Le mouillage de Monlevidéo est sûr, quoiqu'on y essuie quelquefois des pampéros, qui sont des tourmentes de vent de sudouest, accompagnées d'orages allreui, bougairviLLE, Voyage, t. i, p. 62, dans pougens.
— ÊTYM, Pampa 1.
t PAMPHAGE (pan-fa-j'), adj. Synonyme d'omnivore.
— ETYM riàv, tout, et ^ixyM, manger.
t PAMPIIILE (pan-fi-1'), s. m. || 1° Jeu de cartes aniUcgue à la mouche. || Nom du valet de trèfle au jeu ( e pamphile, où il est le principal atout. || ï° Par extension, homme de peu de valeur. Un Pamphile, en un mot, veut être grand, il croit l'être, il ne l'est pas, il est d'après un grand, la bruy. ix. On ne tarit p'iinl sur les Pamphiles : ils sont bas el timides devant les princes et les ministres, pleins do hauteur et de confiance avec ceux qui n'ont que de la vertu, ID. IX. Il 3° Espèce de papillon.
— ETYM. ll(i|içi).oc, nom propre, qui signifie aaii de tous, de ira;, tout, et çiXoç, ami.
PAMPHLET (pan-llè;ie ( ne se prononce pasel ne se lie pas; au pluriel, l's se lie : despan-flèzoïliêux), s. m. || 1° Petit livre de peu de pages. Je lui ai écrit pour le prier de m'envoyer par la première commodité un pamphlet qui a pour titre Dutch-polilics jpolitique hollandaise], bayle, Lett. à des Uaizeaux, 1*' déc. (706. Il prétend prouver dans sa brochure appelée en anglais pamphlet, que le texte de l'Écriture est corrompu, volt. Dict. phil. Belhsamés. Il devait lui .sembler [à Napoléon], à écouler ce bruit dans les' pamphlets du temps, que le maître manquait partout, villemain, Souven. contemp. les Cent-Jours, 11. || 2° Il se prend souvent en mauvaise part. L'approbateur du pamphlet, Diderot, Claude et Nér. 11, 109. La religion fut attaquée avec toutes les armes, depuis le pamphlet jusqu'à l'in-folio, CHATEAUBR, Génie, 1, 1, (. Je lui demandai ce que c'était qu'un pamphlet, et le sens de ce mot qui, sans m'être nouveau , avait besoin pour moi de quelque explication : c'est, répondit-il, un écrit de peu de pages, d'une feuille ou deux seulement, p. l. cour. Pamphl. des pamphl. Ce chefd'œuvre divin [les Provinciales], ce sont pourtant des pamphlets, des feuilles qui parurent, id, ib.
— ETYM. Angl. pamphlet, qui est dans Shaltspeare, paunflet el pamflet dans des textes de 1510, de palme-fnuillet, feuillet qui se tient à la main, d'après Pegges, dans Johnslon; ce qui est probable.
PAMPHLÉTAIRE (panllé-tê-r'), f. m. Auteur de pamphlets. Ce fut un mouvement oratoire des plus beaux, quand, se tournant vers moi, qui, fol de paysan, ne songeais â rien moins, il m'apostropha de la sorte : vil pamphlétaire, p. l. cour. Pamphlet des pamphl. Chapitre... sur la diirérence qu'il y a de l'historien au pamphlétaire, qu'il [le proi;ureur du roi) appelle aussi lihellistc, in. Procès de P. L. Courier. Ce pamphlétaire [P. L. Courier], qui ne «e gênait d'aucune vérité périlleuse à dire, hésitait sur un mot, sur une virgule, se montrait timide à toute façon de parler qui n'était pas de la langue àz »a auteurs, CARRKL, (Euvr. t. v, p. S4l.
— ÈTYM. Angl. pamphlelcer, de pamphlet. ParuphUlaire est la reproduction de l'anglais, et Voltaire écrivait encore, avec la finale anglaise, pomphleler {Philos, déf. de Bolingbr. xxxvi).
t PAMPULÉTIEU (pan-Mé-tié; l'r ne se prononce pas et ne se lie pus), i. m. Terme de mépris. Faiseur de mauvais pamphlets. Ce qui me fâche, c'est que le nom de Mme du Châtelet soit indignement livré â la malignité d'un pamphlétier comme Des-
PAN
fontaines, volt, dans laveauï. || On a dit aussi pamphléliste. Réponse à tous les libellistes, pamphlétisles, passés, présents et futurs, baciudmont, Mém. t. XXXV, p. 341. Il Pamphlétier et pamphléliste ne se liisent plus ; on ne se sert que de pamphlétaire, qui a toujours un sens défavorable.
t PAMPINATIOS (pari-pi-na-sion), s. f. Terme didac'.ique. Développement desbourgeons delà vigne.
— ETYM. Lat. pampinxis (voy. pampre).
t PAMPINIFORME(pan-pi-ni-ror-m'),odj. Terme d'histoire naturelle. Oui est en forme de pampre. Le plexus ou corps pampiniforme.
— ÊTYM. Lat. pampinus, pampre, et forme. PAMPLEMOUSSE (pan-ple-mou-s'), s. f. d'après
l'Académie, mais s. m. d'après l'usage des lieux où croit cet arbre. || 1° Nom, dans les îles Maurice et de la Réunion, du citronnier décumane (auranliacées). Il 2" S. f. Fruit du pamplemousse, qui est très-gros. Il Quelques auteurs écrivent pampelmouse.
— ÊTYM. Tamoul, bambolmas.
PAMPRE ipan-pr'), s. m. \\ 1° Tige de vigne couverte de feuilles. Le pampre grillé, hissant la grappe à découvert, étale aux yeux les dons du père Lyée, et semlile inviter les mortels à s'en emparer, j. j. Booss. Hél. v, 7. Sans crainte du pressoir, le pampre tout l'été Boit les doux présents de l'aurore, A. CHÊN. la Jeune Captive. Sur nos coteaux que le pampre naissant Serve à couronner la victoire, bé- BANG. Brenniw. Il 2" Feston de feuilles de vignes et de grappes de raisin, qui sert d'ornemenKà la colonne torse.
— HIST. xvi* s. Armé de pampre, cotgrave.
— ÊTYM. Prov. pampol; esp. et ital. pampano; du lat. pampimis.
t PAMPRE, ÉK (pan-pré, prée), adj. Terme de blason. Se dit de la grappe de raisin attachée à la branche. D'or à trois grappes de raisin de sable pamprées de sinople.
— ÉTYM. Pampre.
I. PAN (pan), if. m. || 1° Partie considérable d'un vêtement, robe, manteau, habit. D'un des pans de sa robe il couvre son visage, X son mauvais destin en aveugle obéit, corn. Pnmp. ii, 2. De ses bras elle se dérobe. Lui laissant un pan de sa robe, scar- BON, Virg. IV. L'un d'eux [ambassadeurs romains, à Carthage] montrant un pan de sa robe qui était plié : je porte ici, dit-il d'un ton fier, la paix et la guerre; c'est à vous de choisir l'un des deux, bollin, Hist. anc. Œuv. t. i, p. 380, dans pougens. Il On dit aussi un pan de tapisserie. || Pan de cuirasse, partie qui couvraitlehautdes reins. ||2°Terme de chasse. Sorte de filet que l'on tend autour d'un bois, il Pan de rets, ceux avec lesquels on prend les grosses bêtes. || 3° Par comparaison aveu un pan de vêtement, partie d'un mur. Quand on y était parvenu [sous la muraille, par la mine, dans les sièges anciens], on étayait et on soutenaitles murailles par de gros pieux de bois, auxquels ensuite les mineurs mettaient le feu et se retiraient; et bientôt l'on voyait tomber de longs pansde muraille, boll. Hist anc. Œuv. t. viii, p. 74, dans pouoens. Kn tournant de là vers la gauche, fabriques ruinées, colonnes qui tombent de vétusté, et grand pan de vieux mur, niriER. Salon de 1767, Œuv. t. xiv, p. 409, dans POLGKNS. Il Par analogie.- Quand les tempêtes ont abattu des pans entiers de forêts, chateauSh. Ataia, Prologue. Il 4* Chacun des côtés d'un ouvrage de maçonnerie, de menuiserie, d'orfèvrerie, etc. Il fil (Salomon] à l'entrée de l'oracle deux petites portas de bois d'olivier, et des poteaux qui étaient à cinq pans, SACi, HMe, Rois, m, vi, 3i. Prismes éblouissants, dont les pans azurés, Défiant le soleil dont ils .sont colorés. Peignent de pourpre et d'or leur éclatante masse, delille, llom. des ch. m. Les pilastres des cloîtres et les pans de la tour des cloches sont les parties qui ont le plus résisté aux efforts du temps, CHATEAUB. Génie, m, v, 6. || Pan de comble, un des côtés de la couverture d'un comble. || Long pin, le plus long côté d'un comble, d'une lucarne. |;B° Pan de bois, clôture de charpenterie qiii sert i séparer des chambres. || Terme de menuiserie. On :ippelle pans les quatre pièces de liois ou traverses qui forment la couchette. || Pan de canon, partie aplatie d'un canon, d'un fu.sil ou d'une carabine. Il Dans une lame de sabre ou d'épée, les pans creux sont di'sévideriients a.ssez larges relativemen* à leur profondeur, ménagés le long de la lame pour l'alléger. Il Termede marine. Face d'une pièce deboisdans le sens de sa longueur. || 6° Pan coupé, figure dont les angles sont coupés. || Par coupé, surface qui remplate l'angle i la rencontre de deux pans de mur. Il 7" À pan, tout à pan, locution usitée dans Quelques provinces et signifiant en plein, à même.
Mettre quelqu'un à pan d'un panier de fruits. Vendanger tout à pan.
— HIST. XI' 9. De son haubert [il] lui a rompu les pans, Ch. de Rnl icix. En ses granz plaies les pans [les morceaux de son vêtement] [il] li a boulet, ib. ci.ii. Je vous durrai [donnerai] un pan de mon
• pays, ib. ccxxxi. || xii' s. La couele et l'eslamine oui desuz cel [là-dessous, sous ce vêtement] li ber. Mais de pans e de mances les eut fait escurter; Car ne voleit al siècle sa vie demustrer, Tk. le mart. 165. Et riches Irez [tentes] de soie à girons et i pans, Sax. v. A tant David vers le rei s'apreschad, e tut privéement un pan de sun afublail colpad. Rois, 93. De sous la boucle li perce le blazon; El cors li met le pan del confanon, Tant con tint l'anste; l'abat mort el sablon, Raoul de C. 89. Ne li valut li haubers un bouton; Ausi li ronl com un pan d'auqueton, Bal. d'Aleschans, v. 67B3. || xiii* s. Et li quens de Pierche i fu mois par un ribaut, qui li leva le pan douhaubiertell'ocisi d'un coutiel, Cftr. de Rains, p. I5". Qui corusMous jors sans paresce, Tant cum porroit grant aleiire, Les pans laciés à sa ceinture.... la Rose, 5400. Chascuns des pans [du mur] cent toises dure, Si est autant Ions comme lés [large], ib. 3828. Nus seliers ne puet mètre poil en sele garnie de cordouan [cuir], c'est à dire de coi li sièges et li pan soient de cordouan, Liv. des met. 209. Raron, franc Sarrazin, or oiez ma pensée, Crestien ont grant pan de ma terre gaslée. Plus qu'on ne peut aler en une grant journée, Ch. d'Ant. rv, «62. Et quant il fu monté sur son cheval, l'escu au col, le hyaume en la teste, il fist lever les pans de son paveillon et feri des espérons pour aler aus Turs, joinv. 217. H xv" s. Le chevalier me monstra un pan de mur de la ville, fboiss. ii, m, 7. Seoir sur le pan [le bord] du lit, Perce[orest, t. m, p. 132. Il .tvi' s. Menans des chiens de chasse, et portans en leurs mains des estanoons à tendre les pans des retz, amyot, Pélop. I4. 11 recueillit dedans un pan de sa robbe l'aire d'un aigle, dedans laquelle y avoit sept petits aiglets, ID. Marius, 66. Néron ayant une fois fait faire un pavillon à huit pans, beau, sumptueux..., m. Comm. refrén. la colère, 35. À meilleur marché bastissés-vous le colombier rond, que quarré ni à pans, o. nE serres, 382. Fosses, trapes, rets, pants, amorces, etc. in. 995. Q iconque veut édifier maisons et les mettre de pan les unes contre les autres, Nouv. coust. génér.
— ÊTYM. Prov. pan; esp. pafio ; port, pano, panno; ital. panno; du lat. pannus; grec, -nf)^ voç, morceau d'étoffe. Le sens est passé, de morceau d'étoffe, à une pièce d'étendue quelconque : pan de muraille, et, .dans l'ancienne langue, pan de terre.
t i. PAN (pan), s. m. || 1° Terme de polythéisme gréco-latin. Le dieu des bergers, compagnon de Bacchus dans son e.vpéditioij de l'Inde. Mais souvent dans le style [l'églogue] un rimeur aux abois Jette là, de dépit, la (lûte el le hauhois.... De peur de l'écouter Pan fuit dans les roseaux, Elles nymphes d'effroi se cachent dans les eaux, boil. Art p. n. De chasser les Tritons de l'empire des eaux, D'ôter à Pan sa fliite, aux Parques leurs ciseaux.... lo. ib. m. ô ma fille! s'écrie-t-elle, quelle douleur tu m'as causée!... j'ai cru que Pan t'avait enlevée: le dieu dangereux est toujours errant dans les forêts; et, quand iJ a dansé avec le vieux Silène, rien ne peut égaler son audace, chateai'b. tari. liv. 1. Il Flûte de Pan, instrumenl composé do uiorceaux de roseaux de grandeurs inégales. |{ 2" Le grand Pan, personnage mythologique, dont un récit, apocryphe d'ailleurs, lait raconter la mon qui excita de longs gémissements. Prophéties: le grand Pan est mort, pasc. Pens. xxv, I64, éd. havet. || Le granil Pan, nom sous lequel les panthéistes ont désigné la nature. Le dieu qu'adore Harold est cet agent suprême. Ce Pan mystérieux, insoluble problème, Grand, borné, bon, mauvais, que ce vaste univers Révèle à ses regards sous mille aspects divers, lamart. llarold,y.. || Fig. Le grand l'an, surnom donné à différents personnages du xvii' siècle, Richelieu, Saumaise, et que Mme de Sévigné appliqua à Bourdaloiie. Tous ceux [prédicateurs] de cette année, ijuand le grand Pan ne prêche pas; ce grand Pan c'est le grand Bourdaloue , sÉv. ■2H mars ta89.
— KTYM. Lat. Pan, du grec llâv, mot dont l'origine est inconnue, mais auquel on a allribuH, par erreur, le même sens que Ttâc, jtavxii;, d'où le grand Pan, avec l'acception panlhéistique.
t 3 PAN (pauj . onomatopée qui exprime soit le bruil occMionné par un corps qui lomlie subitement ou trappe sur un autre corps, soit le bruit de quel-
PAN
que cnose qui éclate. Lorsque le Champagne Fait, en s'échappant, Pan! pan! drsaugiers. Chanson. Pan ! pan 1 est-ce ma brune. Pan ! pan 1 qui frapp» en bas? bérang. Fortune.
t 4. PAN (pan), s. m. Abréviation de empan, mesure de longueur usitée dans le Midi, et qui est de 24 centimètres.
— HIST. XVI* s. Si n'avoil pas les cheveulx plus longs deux pans qui luy recerceloient tout autour du chapellet, Perceforest, t. i, f° 9(.
— ÉTYM. Voy. EMPAN.
j PANACEAU (pa-na-s6), s. m. Lame de bois mince ob de carton qu'on applique, au lieu de baguette, au cartouche d'une fusée volante.
PANACÉE (pa-na-sée), *. f. || 1° Remède universel. L'amour de la vie, le désir pressant de la prolonger demandera la panacée universelle, bailly, tfist. astr. anc. p. 280. Il n'y a point en médecine de panacée, c'est-à-dire de remède universel pour tous les maux, genlis. Maison rusl. 1. 11, p. 251, dans POUGENS. Il Panacée des fièvres quartes, l'asaret. Il Panacée anglaise, carbonate de magnésie mêlé de carbonate calcaire. || Panacée mercurielle, protochlorure de mercure subl'mé plusieurs fois. Un nommé Labrune avait enco-e renchéri sur ces opérations fastidieuses; et c'était par la série de neuf sublimations successives qu'il conseillait de préparer la panacée mercurielle, fourchoï, Connaits. chim. t. V, p. 348, dans pougens. || Fig. Le travail est la panacée contre les chagrins de la vie. 112° Terme du polythéisme grec. Déesse qui guérissait toutes les maladies. Je jure par Apollon, médecin, par Esculape, par Hygie et Panacée.... Serment d'Hippocrate.
— ÊTYM. riavàxeia, de Tcôcv, tout, et ixo;, remède.
PANACHE (pa-na-ch'), s. m. ||1° Faisceau de plumes, ou d'autres choses légères, qui, étant liées par le bas et voltigeant par le haut, forment une espèce de bouquet. Quand un jeune frisé, relevé de moustache. De galoche, de botte, et d un ample panache, bégnier. Sol. viii. Quand un des campagnards, relevant sa moustache. Et son feutre à grands poils ombragé d'un panache, boil. Sat. m. Ne perdez point de vue, au fort de la tempête. Ce panache éclatant qui (lotie sur ma tête; Vous le verrez toujours au chemin de l'honneur, volt. Henr. viii. || Par extension. La queue en panache étalée, la fost. Fabl. vi, 6. Le daltier est couronné d'un panache de feuilles persistantes, d'une forme élégante et d'une verdure perpétuelle, despontaines, Instit. Mém. sciene. t. v, p. )69. Le Vésuve qu'on voit.... Comme un panache noir, élever sa fumée, P.LEBRUN, Poés. t. Il, p. 12. Il Fig. Quand l'hypocrisie a perdu le masque de la honte, elle arbore le panache de l'orgueil, bijff. Morceaux choisis, p. 327. Il Fig. Un panache de cerf, coiffure d'un mari trompé par sa femme. D'un panache de cerf sur le front me pourvoir, Hélas! voilà vraiment un beau venez-y voir, mol. Sganar. a. || 2" Partie supérieure d'une lampe d'église. || Brandie d'un chandelier, qui s'étend en forme d'aile autour de la tige. Il 3° Terme d'architecture. Surface triangulaire du pendentif d'une voûte. || lerme de sculpture. Ornement de plumes d'autruclie qu'on introduit dans le cbaiiileau de l'ordre français, cl qu'on mettait au lieu de feuilles à un chapiteau composé. Il 4* Agréable mélange de rayures de différentes teintes dans une Meur. Anémone i|ui a un beau panache. Il 5" Panache de mer, nom donnéà certainsanimaux aquatiques dont quelques parties ont des formes de plumes; ce sont diverses espèces d'annélides des genres sabelle et amphitrite. || Genre de coléopti'res. Il 6° Terme de marine. Artifice employé dans les brûlots. || 7° Espèce de fond qui sépare une fontaine sablée en plusieurs parties. || 8" Partie d'une marmite ou d'une chaudière qui n'entre pns dans la maçonnerie du fourneau. || 9" Terme ila serrurier. Feuilles découpées dans une platine. Il 10'" Terme W cuisine. Panaches de porcs, oreilles de cochon panées et cuilpj sur le gril.
— HIST. XV» s. C'est un soiidart s.aBS panach», C'est un charpentier sans hache, bassf.lin, i.vi. 1 xvi* s. Quand le paon met au vent son peiinache pompeux.... Ils différent d'un poincl, (|ue l'un monstre ■ses plumes (le paon], Kt que l'autre esl parc du panache d'aulrui [le courtisan), d'ai:b. fxn. I, 13. Si vos cornettes vous nian(|uenl, raliezvnus i mon panache blanc, vous le trouverez au chemin de la victoire et de l'honneur [paroles d'Henri IV, à Ivcyj, m. Hht. m, 2ai. Deux poissons, l'un comme une panache, appelle panaelie de mer, parce qu'il représente les panaches qu'on porte
PAN
(ui châpeaui, par*, Mnnsir. app. t. L'espl du mil ressemble à un pennache hranchu, o. desebhes, io«.
— ETYM. Wullon, panag; esp. pennacho; iul. penvacchio; du lai. penna, plume (voy. penne).
PANACHÉ, RK (pa-naché. cliée), adj.\\i' Orné d'un panache. Casque panaché. (| Oiseau panaché, oiseauquiauneaigretle.il Substantivement. Homme paré d'un panache. Pourvu que ce soit pour tuer les coquins de riches, d'accapareurs, ou de mouchards, et de panachés du Luxembourg, babœuf. Pièces, r, to». !)>• Oui présente diverses couleurs mélangées, en parlant de certaines fleurs et de certaiiis oiseaux. Œillet panaché. Il y a des canaris panachés dans toutes les couleurs simples que nous avons indiquées; mais ce sont les jaunes jonquille qui sont le plus panachés de noir, bupf. Ois. t. vu, p. sa. Il Terme d'histoire naturelle. Se dit des surfaces qui oITrenl plusieurs couleurs disposées sans aucun ordr«. || En termes d'office, glace panachée, glace formée de glaces de différentes couleurs et de divers arômes. || Terme de cuisine. Salade panachée, salade composée de deux ou plusieurs herbes. I| On dit aussi potage panaché.
<. PANACHER (pa-na-ché).!!!' V.a. Parer d'un panache. || 2° Donner des couleurs variées. Les fleuristes ont des secrets pour panacher les fleurs et les chamarrer de diverses couleurs, Dict. des arts et m. Jardinier flmristt. \\ 3" Y. n. Il se dit des plantes dont les feuilles, les fleurs ou les fruits prennent des couleurs variées, et des oiseaux qui offrent un pareil mélange de couleurs. Cette tulipe commence à panacher. Le pigeon grosse gorge soupe-en-vin, dont les mâles sont tr>s-l>caux parce qu'ils sont panachés et dont les femelles ne paiiachenl point, bufp. Oit. t. IV, p. 3iï. Il 4« Se panacher, e. réfl. Se parer d'un panache. Il ne permet à aucun citoyen de se broder, de se panacher, babœlp, Pièces, i, (23. Il 6* Devenir panaché, prendre des couleurs variées. Ces tulipes se panachent bien
— ÊTVM. Panache.
t 2. PANACHER (pa-na-ché), t. m. Nom qu'on donnait aux plumassiers. Les plumassiers faisaient autrefois une grande consommation de ces plumes pour les panaches que les hommes de guerre portaient sur leurs casques, les courtisans sur leurs coiffures.... c'est de là que sont venus les noms de panachers bouquetiers que l'on voit dans les statuts des plumassiers, Dicl. des arts et met. Plumassiers.
— ETYM. Panache.
PANACHl'RB (pa-na-chu-r'), s. f. Taches blanchâtres ou de diverses couleurs sur les feuilles, les fleurs, les fruits, et sur certains oiseaux. De belles panacbures.
— ÊTYM. Panache.
PANADE (pa-na-d'), ». f. .Soupe faite avec de l'eau, du beurre et du pain qu'on a laissé mitonner. Ce pauvre cygne achève son destin ; Ne lui donnez plus rien qu'un petit de panade. Car il est mort, autant vaut, la font. Fragm. du Songe de Vaux. Il Kig. et populairement. Qui est sans énergie, sans consistance. Il est joliment panade. C'est une panade.
— lilST. xvi* s. On leur donnera panade ou pain gratté avec liouillon de chapon, pabé, xxiv, 23. Nos meilecins qui mangent le melon et boivent le vin fre/., cependant qu'ils tiennent leur patient obligé •u syrop et à la panade, uont. iv, 1 29.
— ETYM. Pain; provenç. et espagn. panada; ilal. panala.
PANADER (SE) (pa-na-dé), c. r</I. Marcher avec •«tentation comme un paon. Je leur apgirenais que, d'être noble, ce n'est pas savoir bien piquer un cheval, ni manier une épée, ni se panader avec de riches accoutrements, et que c'est avoir une âme qui résiste i tous les assauts que lui peut livrer la fortune, et qui ne mêle rien de bas parmi ses actions, Franeion, vi, p. ïxî. Kstce i toi [paon] d'envier la voix du rossignol.... Qui te panades, qui déploies Une si riche queue et qui semble à nos yeux La boutique d'un lapidaire T la pont. Fall. ii, tl. Un paon muait: un geai prit son pBfcage.... l'uis parmi d'autres paons tout fier se panada. Croyant être un t^eau personnage, ID. ib. iv, ». C'est assurément, comme vous avez dit, des ennemis du petit Dubois, qui, le votant se vanter de notre commerce et se panader dans les occupations qu'il lui donnait, ont pris plaisir t lui donner le déplaisir de lui dérober no» lettre», »tv. i* déc. t«7l. || On dit plus •ouvent H pavaner.
— «M. L'Académie n'a admis dans son Dictionnaire quen I7»ï ce verbe familier employé par liuleor de Franeion, par U Konta.ne cl Sévigné; U te trouve dans le Dictionnaire de Vu retiire ( l ouo)
— HtST. «r*^». Fit eootoumer, vlrw, sauter et
PAN
pennader le coursier, andrA de la vighb, Voy. de Naples de Charles VIII, p. «35, dans lacubnr. ||xvi" s. Puis se gambaioit, penadoil et paillanloit parmi le lict quelque temps, bab. Garg. i, 21. Se paonnader, cotohave.
— ETYM. Un ancien substantif pennade {que l'on prononçait très-probablement pan n,ide. pan comme dans panthère) : La viste virade, Pompante pennade Je mis en avant, marjt, ui, 235. On fait venir ce mot de paon .- faire le paon ; mais la forme du mot s'y prêle peu. On y verrait plutôt un dérivé du latin penna, aile : pennade, un coup d'aile. Cependant il est certain qu'on y a vu parfois un dérivé de paon, puisqu'on a écrit paonnader.
PANAGE (pa-na-j), s. m. Droit qui se paye au sei},'iieur d'une forêt, pour avoir la liberté d'y faire paître les porcs.
— HIST. xiv s Que il puissent mettre et tenir
cette foiz en la peusson [paisson] de nostre forest de Rez deux cens pourceaulx ou porcs franchement; si vous mandons.... que vous y laissiez tenir yceulx franchement, sans en avoir ou demander pasnage ou autres redevances quelle qu'elle soit, Lett. pat. 28 août <34i.
— ETYM. Bas-Iat. painaftcum, de pastio, paisson (voy. ce mot).
t PANAGIE (pa-na-jie), s. f. Nom donné, en Grèce, à la sainte Vierge.... Viens, sainte Panagie, Ton enfant dans les bras, regarder nos travau.\, p. i.ebrun, Vog. en Grèce, vi, 5.
— ÊTYM. ITivaYÎa, de «*:, tout, et Syto;, saint, f PANAIRK (pa-nê-r'), adj. Oui a rapport au pain,
à fa fabriciition du pain. || Mélanges panaires, mélanines opérés avec des .substances de nature différente destinées à être panifiées ensemble. || Fermentation panaire, fermentation que subit la pâte destinée à faire le pain.
— ETYM. Pain.
PANAIS (pa-nê ; l's se lie : un pa-nê-z excellent), s. m. Genre de la famille des ombellifères. |{ Plante potagère dont la racine est d'un blanc jaunâtre (poïtt'naco saliva, L.). H II y a aussi le panais sauvage, qui est la même espèce.
— HIST. XVI* s. Escorce de racines de panax, paré, VIII, 4.
— ETYM. Wallon, pandh; du lat. panacem; grec, ïtava?, et jcàvaxeç, qui \ient de nâç, tout, et âxo;, remède, parce qu'on lui attribuait toute sorte de vertus.
f PANAMA (pa-na-ma),î. m. Espèce de chapeau d'été fait d'un jonc très-fin, qui vient de l'isthme de Panama. Il 4« piur. Des p;iiiainas.
PANARD (pa-nar), adj. m. Cheval panard, cheval dont les pieds de devant sont tournés en dehors, par opposition au cheval cagneux, dont les pieds sont tournés en dedans. || On dit aussi, dans le même sens : cheval panani du derrière. || Panard du boulet, se dit d'un cheval dont les boulets seuls sont trop tournés en dehors. ||X l'instar de crochet (voy. CROCHET), on laisse généralement invariable l'adjectif panard. Des chevaux , uns jument crochet ou panard, legoarant.
— ÊTYM. Origine inconnue. 11 yavaitdansl'ancienne langue un panarf, signifiant couteau, poignard.
PANARIS (pa-na-rf), s. m. Terme de chirurgie. Tumeur phlegnnoneuse développée dans un point des doigts ou des orteils.
— HIST. xvi* s. Panaris est une tumeur qui se fait à l'extrémité des doigts, causée.... pake, vi, 2t.
— ÊTYM. Provenç. panarici; catal. panadis ; espagn. panadizo ; portiig, panarico ; ital. panericco ; du lat. panancttim ; Freund pense que c'est une corruption de parony/iiHm; grec, napiuvux'», fait de xapà, auprès, et it\>l, ongle.
t PANATUfjyAÏOCK (pa-na-lé-na-i-k*), adj. Qui appartient aux panathénées.
— ETYM. navoÔTivoîxèî, do nivaSTivaia, PANATHÉNÉES (pa-na-té-née), .1. f. pi. Fêtes
célébrées dans Athènes en l'honneur de Minerve, où tout le peuple athénien prenait part; il y avait les grandes panalhcnéesqui se célébraient louslesquatre ans dans la troisième année de chaque olympiade, et les petites panathénées <jui se célébraient tous les ans.
— ETYM. llavaOrivaia, de icôv, tout, et 'AOt|vt), Mincrvi .
t PANATIIÉ!*IEN , lENNE (pa-na-té-niin, nièn'), ad;'. Synonyme de panathénalque. Quelque temps après , les jeux panathéniens commencèrent à Ath'nessousErichthonius, condill. Hist. anc. i, 12.
PANCALIKRS (pan-lta-lié), s. m. Variété du chou frisé. Un panealier». ||>4dj. Un chou pancaliers.
— BTYM. Poiicaftcr», ville de Piémont, d'où ce I chou 00U9 a été apporté.
t PA.VCARPK (pan-kar-p"), s. m. Terme d'architecture. Guirlande de fruits et de fleurs.
— r.TYM. Ilâv, tout, et xapitôç, fruit. PANCARTK (pan-kar-f), s. f. \\ l' Papier affiché
qui contenait le tarif de certains droits Kt qu'il
serait affiché une pancarte contenant lesdits droits à un poteau, qui serait planté au milieu du marché dudit Bourg-la-Reine, Arrêt du parlement. (9 août (071. Il En particulier, l'imposition du sou par livre, nommée en plusieurs lieux p.mcarte. 112" Par extension, tout placard servant à donner un avis au public. Je lui garantis la pratique de tous ces gens qui chantent dans les rues, montés sur des escabeaux, la baguette à la main, à côté d'une longue pancarte attachée à un grand bâton, nioER. Salon de ("«7, Œuv. t. xv, p. e, dans pougens. Il 3° Par plaisanterie, toute sorte depapie.rs. Je veux que cet avorton de mon esprit.... vous aille trouver.... à condition, s'il vous plaît, que, l'ayant enseveli parmi vos pancartes dans le coin de votre cabinet.... DEsc. Mus. Il avait supplié de vous envoyer un passe-port pour d'Rtallonde.... il me mande qu'il vous l'envoie, et peut-être avez-vous déjà reçu cette pancarte, volt. Lett. d'Alimbert, 29 oct. I77i. Je ne .sais ni quand ni comment je pourrai envoyer à Lekain son Adélaïde [Adélaïde du Guesclin,tra.<édie de Voltaire).... s'il veut me faire plaisir, il ne demandera point de privilège, parce que ces inutiles pancartes no servent qu'à faire naître des querelles entre ceux qui sont en possession d'imprimer mes sottises, ID. I.elt. d'Argental, ti oct. 1765. 11 y a tel homme dont la simple signature , mise au bas d'une pancarte mal écrite, fait plus de mal à une province que tous les livres des philosophes n'en pourront jamais causer, id. Lett. Thiriot, m oct. I76S. Heureuse Helvétie, à quelle pancarte dois-tu ta liberté? Â ton courage, à ta fermeté, à tes montagnes, w. Dict. phil. Kenise. || 4° S'est dit pour billet d'enterrement. Comment pourra-l-il soutenir ces odieuses pancartes qui déchiffrent les conditions?... les supprimera-t-il aux yeux de toute une ville jalouse, maligne, clairvoyante? la bbpy. VI. Il 6" Feuilles de papier, carton très-mince, plié en deux, servant à mettre les papiers d'un usage journalier. || 6° Espècede registre sur lequel les suisses ou portiers des maisons inscrivent ceux qui sont venus faire des visites en l'absence des maîtres. Il 7° Bulle pancarte, bulle qui renferme divers articles importants.
— UIST. XV* s. À confort l'ay recommandée Qu'il en face tout à sa guise, El pancarte lui ay biillée. Qui d'estranges pays devise, en. d'ori.. Bal. «r>. Il XVI* s. P.ir les anciennes pantarches qui sont à la chambre des comptes à Montsoreau, je treuve que.... RAB. Garg. i, 8. Ils lu y livrèrent les sacz et pantarques entre les mains [les pièces du procès], id. Pant. u, 10. Madame Dampierre, ma tante, dame d'honneur de la reyne Louise, qui estoit une vraye pancarte des choses mémorables de la court.... brant. If. de Cuyse. Chascun ... alleguoit qui une origine, qui une aultre.... qui une vieille pancharte domestique.... mont, i, 346. Ceux qui estoient commis au mesnagement de nostre France, au lieu de soulager de tailles, aydes et subsides les pauvres sujects affligez d'une longue guerre, introduisirent une nouvelle dace [contribution] sous le nom de panchartc, qui estoit une imposition par tout le royaume il'un sol pour livre de chaque denrée vendue, pasquif.r, Lett. t. 11, p. 350.
— ETYM. Bas-lat. pancharta, de itiv, tout, el charta, papier.
t PANCHUE (pan-kr'), i. /. Terme de minéralogie. Sorte de pierre précieuse offrant les couleur» de l'iris.
— ÊTYM. Lat. panchrus, icoivxpouc, de «ôv, tout, et XPo'*i couleur.
t PANCHRESI'E (pan-krè-st'),od/. Bon pour tous maux. Sel panclireste. |{ S. f. Synonyme de panacée.
— ÊTYM. nàYXP1<"0<> '^6 ""V, tout, et xP1<ito<, utile.
t PANCHYMAGOGUE (pan-chi-ma-go-gh'), adj.
Terme de médecine. Purgatifs panchymagogues, ceux qu'on regarde comme capables de purger toutes les humeurs.
— ETYM. nâv, tout, x"l**«> humeur, et àyutyài, qui emmène.
PANCUACE (pan-kra-s'), s. m. || 1* Terme d'antiquité. Exercice qui consistait dans la réunion de la lutte et du pugilat. Dans le pancrace, non-seulement on avait droit d'employer toutes les secousses et toutes les ruses pratiquées dans la lutte, on pouvait encore emprunter le secours des poings et des pieds, même des dents et des ongles, pour vaincre
PAN
PAN
PAN
ton adversaire, rollin, //ts». anc. Œuvret, t. v, p. /a. 112» Fig. Sorte Je nom ou suruom injurieux. Docteur Pancrace, celui qui est prêt à combattre sur tous les points.
— ETYM.IIo-vitfàTiov, de nâv, tout, et xpiioc, force. PA.NCRATIASTE (pan-kra-si-a-sf), s. m. Terme
l'antiquité. Celui qui avait remporté le prix dans l'exercice du pancrace.
— ËTYM. na-cxpaxiauTTiÇide TtayxpixTiov, pancrace, t PANCRATIEN (pan-kra-siin), adj. m. Verspau-
cratien, vers grec composé de deux trochées et d'une svll ibe hypercatalectique
PANClifiAS (|«n-kré-as'), ». m. Terme d'anatomie. Glande située dans l'abdomen, qui a pour fonction d'opérer, à l'aide du liquide qu'elle sécrète, la digestion des substances grasses. Dans les affections du pancréas, on voit les corps gras contenus dans les aliments passer tout entiers dans les déjections. Il Pancréas d'Aselli, nom donné mal à propos à un certain nombre de glandes lymphatiques, agglomérées près du pancréas.
— HIST. XVI* s. Le pancréas est un corps glanduleux, carniforme, lequel est ainsi appelle, pour ce qu'il a partout similitude de chair, paré, i, i7.
— ÉTYM. llifxpEï;, de Tcàv, tout, et xpeac, chair, t PAN'CRÉATALGIE (pan-kré-a-tal-jie),s.^.Terme
de médecine. Douleur du pancréas.
— F.TYM. Pancréas, et ôXy»?, douleur.
t PANCRÉATICO-DUODÉNAL, ALE (pan-kré-ati-ko-<iu-o-dé-nal, na-l'), ad). Terme d'anatomie. Epithèle donnée aux vaisseaux qui appartiennent à la fois au pancréas et au duodénum.
t PANCRÉATINE (pan-kré-a-ti-n'), s. f. Terme de chimie. Substance trouvée dans le suc pancréatique et dans les portions de l'intestin où il coule.
PANCRÉATIÇUE (pan-kré-a-ti-k'), adj. Terme d'anatomie. Oui a rapport au pancréas. Canal pi ncréatique. || Suc pancréatique, la liqueur qui est sécrétée par le pancréas. Le suc pancréatique émulsionne les graisses et les huiles avec la plus grande facilité. Je vais consulter M. Fagûn,et je lui parlerai de l'humeur pancréatique, si je puis retenir ce mot, MAINTENON, Lett. à Mme de Brinon, t. n, p. 1 93, dans pouGENS. || Lobe pancréatique du foie, ain.si appelé à cause de ses rapports avec le pancréas ; on le nomme aussi lobe de Spigel.
t PANCRÉATITE (pan-kré-a-ti-f), t. f. Terme de médecine. Inflammation du pancréas.
— ÉTYM. Pancréas, et la finale médicale «(e, indiquant inflammation.
t PANCKISTALLIE (pin-kri-stal-lie), s. f. Théorie d'après laquelle toute cristallisation dans des solutions salines sursaiuréesa pourpointdedopart une molécule cristallisée du même genre et préexistante.
— ÉTYM. Ilàv, tout, et cristal.
t PANDA (pan-da), s. m. Arbre du Congo surnommé quinquina africain.
t PANDANÉES (pan-da-née), s. f. pi. Famille de plantes monocotylédones, arborescentes, grimpantes ou trcs-basses.
t PANDANUS (pan-da-nus*), s. m. Plante trcscultivée aujourd'hui pour appartements, et qui appartient au genre pandaaus, type de la famjllc des pandanées.
— ETYM. Pangdang, nom malais de cette plante, t PANDECTAIRE (pan-dè-ktê-r'), t. m. Auteur
de pandectes.
— HiST. XVI* s. Pandectaire, cotorave.
PANDECTES (pan-dè-kt'), ». f. pi. 1|1° Hecucll
de décisions des anciens jurisconsultes que Justinien coiiveriit en lois; Il est divisé en cinquante livres ; on le nomme aussi digeste. || Fig. X commenter dans leurs scènes dolentes Du doux Ouinault les pandectes galantes, j. B. Bouss. Ép. il, 2. 11 [NumaJ t'adresse à la déesse Égéric, qui lui donne des pandectes de la part de Jupiter; il est obéi sans contradiction, et il règne hijureux, volt. Dict. phil. Charlatan. Il 3° Titre d'un dictionnaire de médecine, composé par Matheus Sylvaticus.
— ÉTYM. Lat. pandectx, de ■navUxrru, qui reçoit tout, de itâv, tout, et ît/cjOai, recevoir.
t PANDÉMIE (pan-dé-mie), ». f. Terme de médecine. Maladie qui attaquée la fois un grand nombre d'individus habitant un même lieu.
— ÉTYM. Ilovîri(j.(a, la réunion de tout le peuple, deitâc, tout, et if,\t.o:, peuple.
t PANDÉMIOCE (pan-dé-mi-k'), adj. Qui a le caractère de la pandémie.
— f.TYM. Ilavinmxo; (voy. pandémie).
PANOËMONIt'M (pan-dé-mo-ni-om'), ». m. Lieu
que l'on suppo.se être le point de réunion des esprits infernaux (avec un P majuscule). Le Pandémouium d* MiitOD. Ù Voltaire diMil l'aiid^ monlon : Une foule
de martyrs qui ne tiendraient pas dans le Pandémonion de Milton, Pliilos. Élabl. du christ, xii. Il Fig. C'est un Pandémonium, un vrai l'andémonium, se dit d'une réunion de mauvais oprits, de gens qui ne s'assemblent que pour le mal.
— ÉTYM. nS;, tout, et démon.
PANDICULAT10N(pan-di-ku-la-sionl,i./". Terme
dé médecine. Mouvement automatique des bras en haut, avec renversement de la Icte et du tronc en arrière, et extension des membres abdominaux.
— HIST. XVI* s. Ou un frisson ou un tremblement, avecdespandiculations,baailleuiens.... paré, xx, i7.
— ÉTYM. Lat. pandiculari, avoir des pandiculations, de pondère, étendre.
t PANDION (pan-di-on), s. m. Balbuzard, f PANDIT (pan-di), ». m. Savant ou docteur indien, du corps des brahmes, et voué à l'enseignement. Il Dans le temps où l'on ne connaissait pj.3 ce mot par les originaux, on a dit pandecte : Le docteur, qui pensait toujours aux trois questions qu'il avait proposées au chef des pandectes, fut ravi de la réponsedu paria, b. pe st-pif.rbe, Chaum. ind.
— ÉTYM. Sanscr. pandita, savant, où l'n et le d sont cérébraux; ce qui, joint à l'absence de racine connue, indique une origine non aryenne, probablement dravidienne.
t ). PANDORE (pan-do-r'), ». f. Terme de mythologie. Femme que Jupiter envoya aux hommes pour les punir de ce que Prométhée leur avait donné le feu ravi au ciel, et à qui chaque dieu fit un don. Il Boîte de Pandore, boîte qui contenait tous les maux possibles, que Jupiter remit à Pandore et qui fut ouverte par l'imprudence d'Êpiméthée; tous les biens se répandirent et furent perdus; et il ne resta dans là boîte que l'espérance, dernier soutien des malheureux.
— ÉTYM. lliv, tout, et Swpov, don.
+ 2. PANDORE (pan-do-r'), s. f.\\V Ancien instrument du genre luth. || 2° Genre de coquilles bivalves.
— ÉTYM. Anc. espagn. pandurria; espagn. mod. bandurria; portug. bandura; ital. pandura, pandora; du lat. pandura, pandurium ; du grec Ttav- SoOpa, r.aooupt;.
t PANDOULEAU (pan-dou-lô), s. m. Raisin noir qui croît dans le Jura.
PANDOUR (pan-duur) ou PANDOURE (pan-dour'), ». m. Il i° Nom donné à des troupes irrégulières de la Hongrie; c'étaient des Esclavons habitant les bords de la Drave et de la Save. || En France, on a abusivement étendu le nom de pandours à toute l'infanterie croate. Une armée de pandoures n'oserait pas nous demander une contribution de ouarante mille livres, volt. Lett. Urne de Saint-Julien, 8 oct. 1775. [Elles] lèveront au ciel leurs innocentes mains en faveur des pandours, p. L. cour. Letl. au Censeur, x. || Fig. Laissons les pandoures détruire les troupes régulières ; quand la raison n'aura plus que les pandoures à combattre, elle en aura bon marché, d'alemb. Lett. à Volt. 3i marsi762. ||'2°Fig. Il se dit de toute espèce de pillards. Notre petite province se trouvée présent laseule en Fiance qui soit délivrée des pandoures des fermes générales, volt. Lell. Thibouville, il janv. «77». || 3° Homme dont les manières sont rudes et impolies, dont l'apparence est sauvage. Si nos anciens littérateurs revenaient au monde, Ils avoueraient qu'en comparaison de nos aimables controversistes d'aujourd'hui, ils ne furent que des pandours littéraires, Dict. de Trévoux. Au fait, pensait-il, les femmes ont parfois des caprices si étranges I il est possible que cet Hercule africain [un chef de bataillon qui avait lait lescampignesd'AfriqueJréussisseavecsagrossevoix, ses moustaches de pandour et ses épaules de centsuisse, CH. DE BEiiNARD, la femme de <u ans, § ix.
— ÉTYM. Pandur, ville dans lecomitatde i'esth, qui avait fourni le premier contingent de ces troupes.
t PANDURIKOLIlî, ÉE (pan-du-ri-fo-li-é, é«), adj. Terme de botanique. Dont les feuilles sontpanduri formes.
t PANDUUIFORME (pan-du-ri-for-m') , adj. Terme de botanique. Feuilles pand uniformes, fouilles oblongues, arrondies à la base et au sommet, etécliancrées de chaque côté, à peu prés comme un violon.
— ÊTVM Pandore 2, et forme.
\ PANDYNAMOMfcTRE (pan-di-na-mo-mè-lr'), ». m. Appareil piopre i détciminer le travail mécanique produit par un moteur ou consouoié par une machine.
— ÉTYM. Ilàv, tout, et dynamomètre.
I. PANÉ, t.V. (pa-né, née), part, passé de paner. (Couvert de pain émietté. Côtelettes pan^s. || Eau
panée, eau dans laquelle on a fait bouillir du pain.
t 2. PANÉ, ÉE (pa-né, née), adj. Terme populaire. Misérable (voy. panne).
PANÉGYRIQUE (pa-né-ji-ri-k'), s. m. H l" Discours public à la louange de quelqu'un. Le Panégyrique de Trajan par l'iine le jeune. Et vous pauvres.... vous qu'elle assistait avec tant de joie, quel admirable panégyrique prononceriez-vous par vos gémissements, à la gloire de cette princesse, s'il m'était permis de vous introduire dans cette auguste assemblée ! Boss. Marie-Thér. La folle éloquence du siècle, quand elle veut élever quelque valeureux capitaine, dit qu'il a parcouru les provinces moins par ses pas que par ses victoires ; les panégyriques sont pleins de semblables discours, in. Sermons, Bonté, l. Au lieu des discours chrétiens que l'on faisait autrefois dans les funérailles poi'r l'édification de» vivants, on fait aujourd'hui des panégyriques, où de son autorité particulière on entreprend de canoniser les morts; houroai.. 4* dim. après Pàq. Dominic. X. ii, p. ici. Saint Paulin, s'étant retiré à Noie, fit en l'honneur de ce prince [Théodose] une éloquente et docte apologie, que saint Jérôme appelle un excellent panégyrique, dont on ne saurait assez regretter la perte, fléch. Hist. de Théodose, iv, 70. Un éloge ennuyeux, un froid panégyrique Peut pourrir à son aise au ioiid d'une boutique, boil. Sat. vu. Pourquoi n'est-il pas établi de faire publiquement le panégyrique d'un homme qui a excellé pendant sa vie dans la bonté, dans l'équité, dans la douceur, dans la fidélité, dans la piété? LA BRiiY. XV. Quelle tàclie que le panégyrique d'un prince vicieux 1 dider. Claude et Nér. 1, 35. Vous avez raison, monsieur, de vous défier des panégyriques; ils sont presque tous com posés par dessnjets qui flattent un maître, volt. Wrt. litt. Sur les panégyr. \\ Adjectivement. Discours panégyrique. Laissonsaux orateurs du monde la pompe et la majesté du style panégyrique, BOss. Panég. de St Franc. d'Assise, l. ||2'' Par extension, toute parole d'éloge. Il me siérait mal de faire votre panégyrique à vous-même. sÉv. 74. Le roi a paru touché [de la mort de la princesse de Contij. et a fait son panégyrique en disant qu'elle était plus considérable par sa vertu que par la grandeur de sa fortune, id. H7. || 3° Ironiquement, discours médisant, malin. 11 vous aura bien de l'obligation , vous lui faites là un beau panégyrique Il 4° Livre ecclésiastique à l'usage des Grecs ; il contient des éloges des saints. 1| 6" yldj. Terme d'antiquité. Où il y a un grand concours de monde. Assemblées, fêtes, jeux panégyriques.
— HEM. Vaugelas dit que panégyrique est un mot nouveau, puisqu'il ne se trouve pas dans les dictionnaires de Nicol et de Monet, mais il n'en est pas moins ancien ; d'Aubigné s'en est servi.
— SYN. PANÉGYRIQUE, ÉLOGE. Panégyrique dit plus qu'éloge. L'éloge contient sans doute la louange du personnage, mais n'exclut pas une certaine critiiiue, un certain blâme. Le panégyrique ne comporte ni bIJme ni critique.
HIST. XVI* s. Nos faiseurs de panegencs, d'au-
BiGNÉ, Hist. Il, 487. Panégyrique, ID. i6. m, 80.
— ÉTYM. lldvTiYupixoi;, sous-entendu ).ôyoî, discours qui se tient un jour de fête, de itavTnfupK, fête, assemblée, de itôv, tout, et àTopo, pUce publique.
PANÉGYRISTE (pa-né-ji-ri-st'), s. m. || 1* Celui qui fait un panégyrique. Au lieu de s'unir seulement avec les peuples pour bénir le ciel.... ils [les prédicateurs faisant l'oraison des grands hommes] sont entrés en société avec les auteurs et les poètes, et, devenus comme eux panégyristes, ils ont enchéri sur les épitres dédicatoires, sur les stances et sur les prologues, labbuy. iv. 11 est assez difficile <le deviner ou de prévoir, dans le panégyriste Je Nicolas Cornet, celui de Henriette et de Condé, d'alemii. Éloges, Bossiiet. Si l'on était sûr, monsieur, d'avoir après sa mort dos panégyristes tels que vous, il y aurait bien du plaisir à mourir, volt. Lett. Chahanon, » déc. 1764. || 2* Par extension, preneur, celui qui vante. Ils veulent avoir des panégyristes de leur généro.silé, mass. Pet. carême. Gloire. On saura, par exemple, que le même siècle a produit un panégyriste de la .Saint-Barthélémy, Français, et, comme on peut bien croire, homme d'Église , sans que ni parlement, ni prélat ait songé même à lui cheii;ber querelle, J. J. Houss. Lett. à Varchev. de Paris.
— ÉTYM. llavnpuptoTrit (voy. panégyrique).
t PANEL!, E (pa-nè-l), ». f. Terme de blason. Feuille de peuplier,
PANER (pa-aé), V. a. Couvrir de paio émietté la
PAN
viande qu'on a fait rôUr ou griller. Paner des pieds de cttcliou.
— lllST. XVI* s. Un prestre qui, (our n'avoir pas touvent bu de l'eau pannée, n'avoit quasi pas assez de vue pour se conduire, ïvf.h, p. 635.
— fcrVM. Proi. paiiar; du lat panis, pain.
P.WKRÉK (pa-ne-rée), s. /. Le contenu d'un panier pleiu. Une panerée de pommes. || Kig. 11 lui •enitiUil [à Cli.de Sévigné) toujours de voir autour de lui des pancrees.... de baisers, des panerées de toutes sortes de clioses, sêv. t7 avr. i67i.
— HIST. xiv s. L'en disoit qu'elle avoit ponnu [poiidu] une panerée d'œufs, Ménagier, i, 8.
— ETVM. Panier; picard, pagnerée, paigneree. j PANETKLA (pa-né-té-la), t. f. Cigare de la Havane,
long et mince, sorte de queue de rat. Une paneteia. Des panetelas (prononcé pa-né- lé-las'). La régie des contributions indirectes est autorisée àvendreileux nouvelles esitèces de cigares, doDl l'une, fabriquée àla Havane, esldésignéesous le nomde demi-panetelas, et l'autre, fabriquée à Manille, est connue sous le nom de icrce.ras, Ordoiin. asjuin I8*fl, art. i".
— Etym. Origine ignorée; en espagnol, paneteia sigillé panade; c'est une faute d'écrire panatela on panalella, qu'on trouve quelquelois, schlœsing, prof, à la ilan. des tabacs.
PANETEIUE (pa-nc-le-rie ; on prononce ne, bien qu'il n'y ail pas d'accent), s. f. \\ 1° Lieu où l'on distribue le pain dans les grandes maisons, les grands établissements. Vous le trouverez à la panelerie. ||2" La paneterie se disait absolument pour la paneterie du roi. Avoir une charge dans la paneterie. || Collectivement. Les officiers qui servaient à la paneterie. || i' Lieu où l'on dépose le pain dans les manutentions militaires.
— HiST. xm* s. Au chief du cloistre d'autre part estoient les cuisines, les bouteilleries, les panneteries et les despenses, ;oiNV. 206. || xvf s. Et leur convient (aux pâtissiers] tenir estai en la paneterie [halle au pain], tant comme il y ait estai vacant, DD CABGE, panettarius.
— EiYM. l'anelier.
PANETIER (l'a-ne-tié, l'r ne se prononce et ne se
lie jamais ; au pluriel, l'i se lie : des pa-ne-tié-z habiles), s. m. 111° Celui qui dans les grands établissements est chaigé de la garde et de la distribution du pain. || Grand paneticr, le chef de la paneterie. Il arriva ensuite que deux eunuques du roi d'Egypte, son grand échanson et son grand panetier, offenstront leur seigneur, saci, Uihle, Genèse, XL, t. Il fL;ircher] ne nommera pas le boulanger de Crésus, le palefrenier de Cyrus, le chaudronnier Macistos; il dit grand panetler, écuyer, armurier, avertissant en note que cela est plus noble, p. L. couRiKR, Préf. de la Irad. d'Hérodote. \\ Autrefois, grand panetier de France, ofiicier de la couronne qui commandait à la paneterie, et qui dans les jours de cérémonie servait le roi i table avec le grand échanson ; il avait sa juridiction composée de plusieurs officiers ; les nouveaux maîtres boulangers de Paris lui rendaient un hommage, qui s'appelait le pot de romarin. {| 2° Tprme de marine. Boulanger du bord, et, par extension, cambusier.
— HIST. XIII* 8. Li rois a doné à son mestre panetier la mestrise des talemeliers [boulangers], tant comme il li plaira, Liv. des mél. 9.
— ETYM. L'ancien verbe paneter, faire le pain, du Wt. panit , pain; provenç. paneter, panetier; anc. tatai. ponïcer ; es(.agn. panadero; ital. paiioHfere.
PANETIERE (pa-ne-tiè-r'), i. f. || !• l'jpéce de sac ae cuir, suspendu en forme de fronde, où les bergers portent leur pain. Il [David] choisit dans le torrent cinq pierres polies, et les mit dans sa panetière qu'il avait sur lui, s*ci, Bible, /lot», !, xvii, tu. Petit chapeau, jupon, panetière, houlette, la pont. Fabl. I, (0. Il 1" Terme de chasse. Filet en forme de sac. Il t* Un des noms de la blatte.
— HIST. XV* ». Maintenant, quant vient à la pasture, ils eslisent, en recousant leur panetière, Bietriï et Alison, priant qu'elles leur octroyent leurs imoura, Perceforest, t. il, f* n«. ||xvi* s. Sa panetière en escharpe il avoit, F.t à son brassa fn.nde entortillée, j du brllat, Œuv. p. 3»7, dansLAci'HNE.
— BTYH. Panetier.
\ PANETON (pane-ton), ». m. Petit panier d'osier
ftrni itilérieuromenl d'une toile, dans lequel on met, pour l'enfourner, Ih p.lle i laquelle on a donné la forme et le volume du pain.
— ETYM. Diminutif d'un mot fictif panet, collatéral à panier (voy. ce mot).
f PANCERMANISMC (pan jer-ma-ni-sm"), ». m. Sjstime politique de 1 AUemagne, Itudaiit i èUodre
la domination de ce pays sur tous les peuples d'origine germanique.
— ETYM. Ilâv, tout, et germanisme.
f PA>'0OLIN (pan-go-lin), s. m. Genre de mammifères écailleux des Indes et d'Amérique, famille des édenti's.
t PANHAKMONICON (pa-nar-mo-nikon), ». m.
Espèced'orgut à cyiindre, raachinequijouedes airs avecdes tuyaux imilantdifîérents instruments à vent.
— ÉTYM. Ilâv, tout, et harmonie.
t PANIIELLËNIQUE (pa-nèl-lé-ni-k'), adj. Oui
a le caractère de panhellénisme. Suivant M. Grole, l'historien de la Grèce, les vues de Périclès étaient panhelléniques.
— ÉTYM. Dérivé de Davé/XrivEç , l'ensemble des Grecs.
t PANHELLÉNISME (pa-ncl-lé-ni-sm'), ». m. Tendance des Grecs à faire un .seul corps de nation.
t PANIC (pa-nik), ». m. Genre de plantes graminées dont fait partie le millet. Le panic d'Italie, ou millet à grappe, panicum italicam, L. Le grand millet, ou panic, panicum jumentorum, Peisoon.
— ÊTYM. Lat. panicum, qui vient probablement de panu», fil.
t PANICAUT (pa-ni-kô), ». m. Genre de plantes omliellifères, où l'on distingue le panicaut eryngium campeslre , I.., chardon roulant ou, par corruption, chardon Roland.
t PANICONOGRAPHIQUE (pa-ni-ko-no-gra-fi-k'), adj. Gravure paniconographiiiue, nom donné à la représentation, par la lithographie, de cartes topographiques fiîîurécs.
— ÉTYM. Ilâv, tout, etxàiv, image, et Tfpi96w, graver, dessiner.
PANICCLE (pa-ni-ku-l'), ». {. Terme de botanique. Mode d'inllorescence indéfinie, dans lequel les fleurs sont portées au sommet des rameaux terminaux des axes secondaires; exemple, le marronnier d'Inde. La panicule a généralement une forme pyramidale; elle est plus ou moins lâche, serrée, etc.
— REM. On le fait quelquefois masculin, à tort, le confondant avec pannicule ; Un panicule fort considérable dont chai|ue rameau porte deux fleurs femelles.... raynal, Hist. phil. i, i7.
— ETYM. 1 at. panicula, de panus, fil de tisserand, fil en peloton, épi à panicules.
PANICULE, ÉË (pa-ni-ku-lé, lée), adj. Terme de botanique. Oui a des fleurs disposées en panicule.
t PANICULIFORME ( pa-ni-ku-li-for-m') , adj. Terme de botanique. Qui a la forme d'une panicule.
PANIER (pa-nié; l'r ne se prononce et ne se lie jamais; au pluriel, l's se lie : des pa-nié-z en osier), ». m. Il t° Ustensile d'osier, de jonc, etc. qui sert à contenir des provisions, des marchandises, etc. Cher compagnon, bais.se-toi,je te prie : Je prendrai mon dîner dans le panier au pain, la font. Fabl. viii, 1 7. Exupère.... pousse si loin l'excès de son détachement et de ses largesses, qu'il est réduit de porter la divine eucharistie dans un panier d'osier, et le .sang de Jésus- Chiist dans un vase de terre, mass. Confér. Us. des reven. ecclés. L'Automne, un panier à la main. Cueille les fruits qu'elle colore, bernis, Quatre sois. Prt'nt. Il Panier de marée, panier dans lequel on apporte d'ordinaire la marée à la halle. || Panier à bouteilles, panier à compartiments, dans lequel on met des bouteilles. || On dit de même : le panier aux verres, le panier à l'argenterie. || Il est sot comme un panier, se dit d'un homme fort sot (locution qui s'explique par l'historique; l'expression complète est : sot comme un panier percé). Pour le coup, monsieur l'avocat, vous voilà sot comme un panier, leghand, iei Paniers, se. î5. || 11 est resté sot comme un panier, il est demeuré muet de surprise, s'apercevant qu'il avait été attrapé. L'abbé penaud comme un panier. Dit : vous êtes des harangères, vadé, Ptpe causée, ch. 3. Il Fig. et familièrement. Un panier percé, un prodigue, un dissipateur. Son mari [de la comtesse de Roucy] glorieux et bas plus qu'elle, panier percé qui jouait et perdait tout, st-sim. 39, 199. Cette Nérinc-ci n'est pas trop pour mon maître, A-telle grand tort? non ; c'est un panier percé, regnard, le Joueur, i, 3. || Panier percé, se dit aussi d'une mémoire qui ne retient rien. || S° Contenu d'un panier, panerée. Un panier de fruits, de raisin. || Le dessus du panier, ce qu'il y a do plus beau et ce qui est placé en dessus pour faire valoir le reste; le fond du panier, le rebut, ce qu'il y a de moins beau, de moins bon. Une de nos folies a été de souhaiter de découvrir tous les dessous de cartes de toutes Icschosesque nous croyons voir,et que nous ne voyons point : tout ce qui se passe dans les familles, où nous trouverions de la haine, de la jalousie, de U rage, du méoris, au lieu de toutes les
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belles choses qu'on met au dessus du pa.nler, &t*. 197. Il Fig. Le dessus du panier, ce qu'il y a p» mieux. Je vous donne avec plaisir le dessus de tou< les paniers, c'est-à-dire la Heur de n on esprit, de ma tète, de mes yeux, de ma plume, de mon écri toire, SÊV. 234. ||3' Fig. L'anse du panier, les profits illicites que les domestiques font sur l'achat des denrées. Je m'accostais souvent de certaines servantes Oue je voyais toujours propres, lestes, pimpantes. Et qui, pour soutenir l'éclat de leurs atours. Sur l'anse du panier faisaient d'habiles tours, la Mallôte des cuisinières, cité par cb nisard. Revue de l'inslructinn publique, 21* année, n" t. l.a réponse des servantes aux langues calomnieu.ses qui ont frotté sur l'anse du panier ce carême. Titre d'un opuscule impriméà Paris en I8«3, ID. tb. Depuis le commencementdu carême, je pnrds plus de six écus ; car ma maltresse va tous les jour» à la halle, et moi après elle avec un grand panier; je ne gagne pas pour faire mettre des bouts à mes souliers, ^depuis que je ne gouverne plus l'anse du panier, ib. Elle s'amusera à se faire brave aux dépens de l'anse du panier, tb. |{ l'aire danser l'anse du panier, se dit d'une servante qui fait payer à ses maîtres ce qu'elle achète, plus cher qu'on ne lui a vendu. || En un sens analogue, porter le panier. Sur chaque fourniture il vous revient un droit : Rôtisseur, épicier, chandelier, tout vous doit ; De porter le panier ne soyez pas honteuse, Et faites-vous payer le droit de la porteuse, la Maltôte des cuisinières, II). ib. Il Faire danser l'anse du panier, se disait au xv« siècle : battre le cabas, e. descii. Miroir de mariage, p. 68. (Battre le cabas, ou faire danser l'anse du panier, c'est en user librement avec le panier dont on est chargé.) || 4* Panier à salade, espèce de panier à jour, plus étroit du haut que du bas, ayant nxi", anse en fil de fer ou en osier, où l'on met li salade après l'avoir lavée pour la faire égoutter. || Populairement. Panier à salade, voilure pour les prisonniers; c'est une longue voiture séparée en deux compartiments par une allée. || Le panier à salade est aussi une voiture élégante en osier pour la promenade. Il 6° Panier au papier, panier où l'on jette les papiers inutiles, que l'on ne veut pas conserver. Il Panier aux ordures, panier dans lequel on dépose les ordures, les épluchures de ménage, pour de là les jeter à la rue. || 6° Sorte de cage en osier, de forme conique, qui sert à chauffer le linge. Ces paniers d'osier, de forme conique et à pointe, dont on fait usage pour chauffer le linge, oenlis. Maison rusl.t. i,p. 4 l2,danspouGENS. || 7° Panier d'un coche, grande caisse, faite d'osier qui se plaçait devant ou derrière le coche, et où l'on mettait des marchandises et parfois des voyageurs. Le dernier jésuite qui sortira du royaume emmènera avec lui le dernier janséniste dans le panier du coche, d'alemb. Lelt. à Voltaire, 2 mars 1764. || 8° Panier à ouvrage, petite corbeille où les femmes mettent leurs ouvrages d'aiguille. || 9° Ternie de jeu. Petite corbeille dans laquelle on met les enjeux. Mettre au panier. Il Ces enjeux eux-mêmes. || 10° Panier anglais, panier pour faire voyager des arbres rares, délicats et en pleine végétation II !!• Panier roulant, sorte d'ustensile avec lequel on fait marcher les enfants. Emile n'aura ni paniers roulants, ni lisières, j. j. Rouss. Ém. II. Il 12° Ruche d'abeilles faite en paille ou en osier. Il lui demanda où diable il se venait fourrer nu, et les mains liées, entre des paniers à mouches, scarr. Rom. com. ii, 16. || 13° Jupon garni de baleines, qui soutenait la robe des femmes, Julie : Il trouve le panier ridicule, incommode, Et pour cet ornement il marque tant d'horreur....— Lisette : Convenez que le vôtre est d'une riche ampleur ; Je ne m'étonne pas qu'il lui choque la vue, DEsroucH. Homme singul. ii, t. J'eus be.iucoup d'obligation à l'énorme panier de Mme de Vambures, qui, en remplissant tout le fond du carrosse, m'apprit que je devais m'a.sseoir sur le devant, marivaux. Pays. parv. part. 8. Ces Pyrrhus, ces Brutus en perruque, en chapeau. En paniers de baleine, et couverts d'oripeau, favart. Acajou, i, 4. Son corns pressé gémit sous les barrières D'un lourd panier qui flotte aux deux portières, volt. ÊpSt. 64. J'ai laissé passer prudemment Des paniers la troupe titrée Oui remplit tout l'appartement De sa bigarrui-» dorée, ID. ib. 67. Les coméilieiiscal(|uent les modes françaises sur l'haliit romain, on voit Cornélie en pleurs avec deux doigts de rouge, Caton poudré k blanc, et Brutus en panier, j. j. houss. Hél. ii, I7. C'était l'Electre de Crébilloii; au lieu du panier ridicule et de l'ample robe de deuil qu'on lui avait vus dans ce rôle, elle (Ville Clairon] y parut en simple habit d'esclave, uarmontel, Uém. v. Il Fig. Panier, «a
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dit î)our caractériser le goùl au xv;ii' siècle dans le? modes et dans les arts. || 14° En arclillecluie, um vodte, une arcade à anse de panier, une voûte, une arcade surbaissée, qui n'a pas son cintre parfait. Il Ornement d'architecture plus étroit et plus haut que la corbeille, portant des fleurs et des fruits. Il 15° Terme de maçonnerie. Plâtre au panier, phUre qui a été passé par une sorte de panier d'osier à claire-voie. || 16° Sorte de piège pour les oiseaux. || 17° Panier à espadon, sorte de garde en osier, qui garnit une lame de bois, ou une languette en forme de sabre, dont on se sert pour apprendre à tirer l'espadon. || 18° Partie placée au milieu de la corde de l'arbalète, où se met la balle ou le jalet quand on veut tirer. || 19° Panier de bonde, sorte île nasse sans goulet, que l'on place ordinairement près des chutes de moulins. || 20" Sorte d'engin qui sert à nettoyer le coton arrivant des îles. || 21° Terme d'art militaire. Panier d'ancrage , engin de pontonnier, qu'on emploie à défaut d'ancre; c'est une sorte de panier en clayonnage qu'on remplit de gros gravier. || Panier à feu, machine de guerre, qui se jette avec un mortier, comme la bombe. || Proverbes. Il ne faut pas mettre tous ses oeufs dans un même panier, voy. œuf, n' 2. || Petit mercier, petit panier, ou à petit mercier, petit panier, c'est-à-dire la dépense, l'entreprise doit être proportionnée -à la fortune. || Au jour du jugement, chacun sera mercier et portera son panier, c'està-dire chacun répondra de ses œuvres. || Adieu paniers, vendanges sunt faites, se dit quand il est venu quelque fléau sur les vignes, de sorte qu'on n'aura pas besoin de paniers, et flg de toutes les affaires manquées sans ressource. Locution qui vient, d'après Brantôme, d'un cafiilaine Panier, qui, blessé mortellement, eut le temps de dire : Adieu, Panier, vendanges sont faites; mais cela paraît une invention ; et l'explication naturelle de ce dicton doit être la vraie.
— HIST. XII" s. fil] Garda sor destre [regarda à droite], s'a veû un panier. Où de rousoles [sorte de gâteau] avoit plus d'un milier. Bat. d'Aleschans, V 389». Cume le brief Hieu [la lettre de Mieu] vint i ces de Samarie, erranment colperent les chiofs as seisante fiz le rei, sis [si les] mesirent en paniers, e enveieient lesà Hieuen Jesrael,Bois,p. 381. || xiii's. Et bons poissons, Dont lor paniers furent garniz, ften. 7bO. Ilxiv* s. On dit que le pennier scent toujours le harenc, Guescl. var. duv. 4 730. Une paire de panier fermant à clef, db labohde. Émaux, p. 4a9. Il XV' s. Petit mercier, petit iiannier, ch. d'orl. CImns. 8i. || xvi* s. Que l'homme estant par trop lunier [consultant la lune], de fruiis ne remplit son panier, o. de serres, «s. Après avoir bien à poinct desjeuné,alloyt à l'ecclise, et luy portoyt on dans un grand panier un gros bréviaire, hAB. 6'arj;. 1, 21. Vertus Dieu, que ne chantez-vous: adieu paniers, vendanges sont faites 1 je me donne au diable s'ilz [les ennemis] ne sont en notre clos, et tant bien couppent et seps et raisins, qu'il n'y aura par le corps Dieu de quatre années que lialleboter (grapillerl dedans, id. i, 27. Le capitaine Martin du Bellay recite, au voyage du Luxembourg, avoir reu les gelées si aspres, que le vin de la munition se coupoit à coups de hache et de congnée, se debitoit aux soldats par poids, et qu'ils l'emportoient dans des panniers, mont, i, 'ioi. Il est sotcomme un panier percé, oudi."«, Curios. franc.
— ÊTYM. Berry, pégnié, pégué, pinier, péné; bourguig. penei; prov. panier; catai. paner ; ita.[. panière; du lat. pannrium, corbeille a pain, qui vient de panis, pain; la corbeille à pain étant devenue corbeille en général. On a aussi indiqué penartum, lieu ou l'on serre les victuailles; mais la forme e<l par a et non par e dans les plus anciens textes.
t PANIÈRE (pa-niè-r'}, ». f. Sorte de grande corbeille à an.ses (terme très-répandu en France et principalement à Lyon et dans le Midi)
— ÊrYM. Panier.
t PAMKIAHLK (pa-ni-fi-a-bl'), odj. Dont on peut faire du pain. Les produits panifiables de la mouture.
PANIFICATIO.N (pa-ni-ti-lta-sion), t. f. Conversion lies matières farineuses en pain. Dans la panification, on ne saurait mettre trop de soin à bien mêler la levure avec la pâle, TiiEN\iiD, Traité de thim. t. m, p. 340, dans potiOKNs.
— RTY.M. Panifier.
t PANIFIKU (pa-ni-fi-é), r. a. Faire du pain a\ec une larme (|U(:lconi|ue.
— HIST. XVI* s. 'Poule farincassaisonnce par longue garde pan I lie mieux que la receute, o. ok skhkrs, (>2 1 .
— ETYM. I..at. panit, pain, et facere, faire. FAMUUe (pa-ni-k'), adj. Terreur panique, ter-
OrCT. D> LA LAMaOK rnAM^AlSB.
reur subite et sans fondement. Toutefois j'aurais lort de jeter dans les cœurs, L'avis étant mal sur, de panif[ues terreurs, corn. Cid, il, 7. Et les lièvres sujets à des terreurs paniques, la font. Fabl. v, 19. Les superstitieux sont dans la société ce que les poltrons sont dans une armée : ils ont et donnent des terreurs paniques, volt. Dict. phil, Locke. J'entretiens la vigilance de mes troupes, en excitant sou^ main des terreurs paniques, tantôt par des alertes fréquentes, tantôt par la fausse rumeur d'une trahison, d'une embuscade, bartiiél. Anach. ch. x. || Substantivement. Une panique, une terreur soudaine. La panique se mit parmi les spéculateurs. Il Devenir panique, s'est dit en parlant dune (erreur qui perd son caraotore alarmant; ce sens n'est plus usiié. Nous avons eu de grandes terreurs; Dieu merci, elles sont devenues paniques, et il [ Ch. de Sévignéj en sera quitte pour de petits anodins, sév. 8 sept. (680.
— HIST. XV' s. Leur terreur ne fut pas vaine ny panique, car ils furent investis par les François, Kém. s. D. G. ch. 32.
— ÊTYM. riavixo;, de Ilâv, le dieu Pan, qui troublait les esprits.
t PANIS (pa-ni) , (. m. Synonyme de panic.
t PANLEXIQUE {pan-lc-ksi-k'), s. m. Titre qu'on a donné au grand Dictionnaire de Boisle ; il signiiîe Lexique universel ou complet.
— ETYM. riâv, tout, et lexique.
i. PAN'NE(pa-n'),s. f. || l'Étoffe fabriquée à la façon du velours et de même largeur, mais dont le poil est plus I >:ig et moins serré. Un de ses frères [du président Jeannin] se piquait tellement de belles mains, qu'il ne les montrait que sur de la panne noire pour les faire paraître encore plus blanches, tallem. des héaux, histor. t. vi, p. t68, éd. 1835. Le velouté des pannes, soit en poil, .soit en laine, sera toujours d'une m^me matière, et sans aucun mélange, ieM.pot. du 25 juill. iTHO, Amiens. Panne, poil uni, long et court [oil; panne à cotes; panne ciselée, t6. || Employé seul, panne s'entend toujours de la panne de soie. Manieau doublé de panne. Oh ! c'est bien lui, sa perruque, sa canne, Son chapeau sous le bras, le bel habit de panne, PICARD, Amis de colUge, i, <4. || Terme de blason. Fourrure de vair ou d'hermine, jj Panne Isabelle, variété d'anémone à peluches. || 2° Populairement. Etre dans la panne, être dans la misère (probablement panne signifie ici haillon).
— HIST. xiii' s. Dou mantiel fu la pêne chiere, DU GANGE, pannus. Delez la penne de l'esou Parmi l'espaule l'a féru, id. ift. Et le jayant [géant] parmi la pane De l'escu le flert de sa mâche, id. ib. Les robes et les pennes grises, la Rose, 8S)H. Quar il la trova el chftstel Afublée d'un viez mantel. Dont la pane le drap passoit, ruteb. n, 21». || xiV s. On ne peut tixlre en une couverture de iaine plus de deux aulnes de piennes, pui?qu il y a lisières, lu CANOË, pannus. Ce iert [ce sera] bien dras selonc la penne, J. de condé, t. m, p. '.^6. || xv' s. Plus donnons à notre dite belle seur deux de nos pannes, l'une de martre, et l'autre d'armines, des meilleures de nos longues robes, du cange, pannus.
— 6TVM. Prov. penna, pena, panne, et aussi paroi ; anc. esp. pena; basiat. panna. Diez le tire du latin pcnna, plume, qui, il est vrai, n'a jamais eu le sens d'étoffe veloutée, mais par l'intermédiaire de l'allemand Feder, qui a signitié plume et velours, et qui aurait clé traduit par penne dans les langues romanes. Il est peut-être plus naturel d'y voir une forme féminine du latin pannus, élofle; non sans influence de panus, fll de tisserand, à en juger par des textes où pienne signifie fil.
a. PANKE (pa-n'), s. f Graisse qui garnit la peau du coclion et de quelques autres animaux. L'orateur voulut d'abord lui faire la révérence ; mais les trois étages de son menton et la panne épaisse el ferme de son ventre ne laissaient pas assez d'ospace et de jeu pour y faire <ie nouveaux plis, fube • T1ÊRE, Faclumt, t. n, p. 298.
■ — lilST. XIII' s. Sains [graisse] fondus ne doit point de couslume à Petit-pont, ne penae d'oint ne doit noiani, l.iv. des met. 'iOi.
— ETYM. Génev. penne, graisse du ventre d'un porc. Peut-être, par asiimilation à une étofl'e, est-il le même que le précédent.
3. PAJINE (pa-n'), ». f. || 1* Terme de marine. Guipon de panne, morceaux d'une grossière itolle de laine, clou(:s à l'extrémité du bâton, dont les calfatu se servent pour étendre le brai. ||2° En panne, se dit de l'état où est un navire, lors |ue, une partie de SOS voiles tendant à le faire aller en avant et l'autre partie le poussant ver* l'arrière, il re.tte, si-
non absolument immobile, du moins s'agitant presque sur place, dérivant un peu et ne faisant pas de route, JAL. Nous la passâmes [la nuit] en panne sous les huniers, tous les ris pris et le cap au large, aouGAiNviiLK, Voyage, t. i, p. 22, dans pougens. Il Mettre en panne, brasser certaines voiles sur le mât pour équilibrer celles qui reçoivent le vent sur leur face postérieure et arrêter par .à l'élan du navire. À ladite heure, nous avons mis en panne pour le voir passer; c'était un Anglais qui venait de Gênes, Journal de route, (688, dans jal. || Au commencement du XVII' siècle, mettre en panne, c'était mettre à la bande ou faire pencher un vaisseau sur un bord avec ses voiles, pour étancher quelque voie d'eau qui se trouvait de l'autre bord, jal. || Rouler panne sur panne, se dit d'un navire qui roule beaucoup el dont les oscillations sont également grandes à droite et à gauche. || Fig. et familièrement. Se tenir en panne, rester en panne, cesser d'agir en attendant un moment plus favorable Le duc de Montelesne voulait se tenir en panne en attendant, qu'il vît d'où Tiendrait le vent, st-siii. 90, i85. Il Paime sèche, se dit lorsqu'on met en panne sans aucune voilure, et par le seul effetde la barre du gouvernail; dans les autres cas on dit panne courante.
— ÉTYM. Le même que panne i, c'est à-dire pièce d'étoffe, ici appliqué aux voiles.
4. PANNE (pa-n'), s. f. Pièce de bois posée horizontalement sur la charpente d'un comble pour porter les chevrons. || Panne de brisis, celle qui soutient le pied des chevrons à l'endroit où le comble est brisé.
— Hisr. XIV* s. Pour la ojuverture du four, pour essaule el painne, douze so's, du cange, panna. Il xvi* s. Si aucun veut lever sa maison plus haut que celle de son voisin, doit mettre une panne de bois de son costé, Coust. génér. t. 11, p. 7I6.
— ÉTYM. Autre forme de pan, dans le sens de pièce, morceau.
t 6. PANNE (pa-n') , s. f. Nom donné, dans nos déparlements du Nord, à une tuile ayant la forme de deux tuiles faîtières, réunies de tefle sorte que la coupe transversale serait une espèce d'S. On se sert de pannes pour couvrir les maisons, legoarant.
6. PANNE (pa-n'), ». f. Partie du marteau opposée au gros bout, ou tète. Frapper de panne. Il Terme de métallurgie. Partie inférieure du marteau par laquelle s'opère la percussiop
— ÉTYM. AUcm. hahn, panne du maiteau
t PANNE, ÉE (|ia-né, née), adj. Terme populaire. Miiérable. Il est bien panne. II a un air panne.
— ÉIVM. Voy. PAN.NF. I, n° 2.
PAN.VEAU (pa-nô) , s. m. || 1° Petit pan d'étoffe, acception vieillie, et qu'on ne trouve même que dans cette locution vieillie elle-même : Crever dans ses panneaux, être suffoqué. Pour moi, j'en ai le cœur si serré, qu'à peine puis-je respirer. — Trivelin : Et moi, j'en crève dans mes panneaux, lb- GRAND, le.i Brouillcries, se. 4. Courtebotte, en homme d'esprit, voyant que le roi crevait, comme l'on dit,
dans ses panneaux, en voulant se retenir cours
DE Caylos (orosley), Féeries, Prince de Courtebotte, Œuv. t. vm, p. I3tf, dans pougens. {| 2' Terme d'architecture. Toute face d'une pierre taillée. || Toute partie d'un ouvrage d'architecture, de menuiserie, etc. qui oiTrp un champ, une surface de médiocre grandeur encadrée de moulures. Un panneau de lambiis. Une porte à panneaux Les panneaux d'un carrosse. Tableau peint sur panneau. Tous les panneaux par Martin sont vernis, volt. Kanine, m, b. Enfin, appuyant par hasard la main sur un ressort caché, le panneau s'est ouvert en rentrant dans la coulisse pratiquée dans le mur, gkmlis, Hères riv. t. l, p. 46, dans pougens. {j Panneau flexible, celui qui est fait sur du carlon, du ferblanc, etc. pour pouvoir ensuite être appliqué sur une face concave, convexe, cylindrique, etc. || Panneau de sculpture, se dit des ornements sculptés dans un panneau. || Panneau de fer, l'eiisemlilo des ornements flics dans le cadre d'un balcon, d'une rampe, d'une porte de fer. || Panneau de glace, une glace tenant Lieu de panneau. || On dit dans un sens analogue : panneau de vitre, de verre. Il y aura un grillage du côté de l'écurie, un panneau de verre du côté de la maison, et un volet qui formera hermétiquement, OENLis,if«i>onn«(. t. I, p.* 47, dans POU- GENS. Il Terme de maçonnerie. Maçonnerie dont on remplit les entre-ilcux des poteaux d'une cloison, d'un pan de bois. || Terme de construction, l'iniiche ou feuille de métal, découpée suivant la fc^me exacte du profil d'une pierre, el servant à la laii.'er. Il Terme de charpente. I.a partie d'cchin''-e d'un escalier, comprise enti-e le patin, le limon et le poli'.'ui
PAN
„„ ,i,,v M et qui est Tide ou rempli» de dos'e». On dit aussi panneau déchilTre. || Terme de menuiserie. Panneau de hauteur, panneau plus haut que Unçe au haut d"un lambiis ou d'une porte. Panneau'd'épaisseur, celui qui afneure le tdti des deux côté» ou parements. |i Terme de marbrier. Nom des morceaux de marbres rapportés dan» l'encadrement dun fover, ou entre les pilastre» d'un chambranle circulaire. || Terme de yilrier. Assemblage de plukieurs moreeaui de verre taillé» de figures diverses 2t aiuchés par le moyen de languettes de plomb. Y a-t-il en Sorbonne une porte, ou un panneau de vilre où vus (Mazarin] n'ayez Tait mettre vos armes? FRi». DiaU des moru mod. t». || 3' Terme de peinture. Planche dressée pour exécuter un talileau iur bois. Il 4* Terme de jardinage. Châssis vitre qui s'adapte sur un coffre, pour couvrir des plantes sur une couche, il 6° Terme de marine. Pièce de bois qui ferme l'écoutillo et, abusivement, l'écoutiUe ellemême. || Grand panneau, le panneau qui sert à fermer la grande écoutille. Ij «» Filet pour prendre de» lièvres, des cerfs et autres bêtes. Tendre un panneau, des panneaux. || Fig. et familièrement. Piège. Quoique bien averti, j'étais dans le panneau. — Va, n'appréhende pas d'y tomber de nouveau, COBN. Ment. u,«. Montre-nous ton moineau, H ne me tends plus de panneau, la pont. Fabl. iv, t». Dans mes propres panneaux j'ai donné, j'en enrage, iD. Fiorent.i, ta. Ce conseil adroit.... Jette dans le panneau l'un et l'autre vieillard, mol. l'Ét. i, tu. La pauvre Blake avait donné dans le panneau que vous lui tendiez, hamilt. Gramm. lo. Ceux qui ont reçu le plus d'esprit en naissant, sont souvent ceux qui sont 1» dupe des panneaux le» plus grossiers, coMTï DE CATLUS, Fécries, princesse Pimprenelle, Œuv. t. viii. p. »67, dans pougens. || 7° Terme de sellier. Coussinets placés sous les bandes de l'arçon d'une selle (les selles de cavalerie n'en ont pas, elles sont dites à bandes sèches ; les selles d'officiers et celles d'artillerie en ont, elles sont dites à bandes à panneaux). || 8* Terme de chapelier. Sorte de chevalel »ur lequel porte la chanterelle à l'extrémité (le l'arçon, et qui sert à bander la corde, quand l'ouvrier veut faire vaguer l'étoffe. || 9° S. m. pi. Se dit de deux roues de champ, dan» les machines à friser les étoffes.
— HIST XIII* ». Et puis comment il s'en ala Laver en l'eve du fossé, Et il a son panel trossé, Ben. euns. Les chars crues ils mettent entre leur selles et leur paniaus, quant le sanc en est bien hors, si la manjuent toute crue, joinv. a64.||xiv' ». Les peniieaux doivent estre de fil cordé peu tors, Jfodus, t. XLix, verso. Celuy qui portera le penel, ib. Il XV* s. Chacua emporte entre la selle et le panneau une grande plate pierre, proiss. i, i, 34. Si monta sus le comte sans selle et sans pannel, ID. il, li, (09. Au trou où le conin |lapinj seglice, Ma bourse et mon pannel tendroie, b. lesch. Poésies mss. f* 438. Il XVI* s. Guette au panneau, Uoyen de parv. p. H, dans LACURRE. Et pour un cent de clous qui a servy et a esté employé aux panneaux de la dite galleace, Jfi. de l&4t, dans j«L.
— ËTYM. Diminutif de pan I ; prov. panel.
PAVNRAUTKK (pa-nO-té; le» garde-chasses prononcent pa-no-lé), V. n. || 1* Terme de chasse. Tendre de» panneaux pour prendre des lapins, des cerfs, des daims, etc. || S* Terme de jardiSage. Mettre des panneaux sur une couche.
ÉTVM. Panrvau.
t PANNKALTKUR (pa-nfl-teur), ». m. Celui qui braconne avec des panneaux. Une autre perquisition était opérée chez le nommé R..., colleteur et panneauteur redouté des gardes, Moniteur univers. » sept. IM7, p. 1 188, 3* col.
t PA.N.NKFIN (pa-ne-finj, ». m. Sorte de papier qu'on fabrique en Hollande.
f PAN.\ELLE (pa-nè-l'), ». f. Ancien nom d'une »orte de sucre. Pannelles de Chypre ou sucre rouge •Q poudre, le cent pesant de to livre», Déclar. du roi, nov. H4o, tarif.
t PAN.NKyUET (pa-ne-kè), ». m. Sorte de pAlis- •erie. Frottez votre poêle de beurre & chaque pannequet que vous ferez, oerlis, Maison ruil. t. ii, M- ««♦, dans poiiGKNS.
1 PANNKR (pa-nè), «. a. Creuser avec la partie du marteau appelée panne.
— RrtM. Panifr*.
t PANJtERESSB (pa-ne-rè-»'), ». f. Terme de oiaçf.nnerie. Pierre qui est placée dan» un mur de minier, à lalncr voir la longueur et sa hauteur. Mettre de* plerrM tllemaUvement en panneresse et w bouii.«, LiooAiA.T. Il Par analogie, on dit met- Ire en pabiier«iM iIm briqaw, dM fi^
PAN
PANNETON (p»-ne-lon) , ». m. La partie d'une clef oh sont les dents. || Panneton d'espagnoleile, partie saillante sur le corps de l'espagnolette qui sert à fermer les deux volets de la fenêtre, en entrant dans l'agrafe posée sur l'un et en appuyant sur l'autre.
— ÊTYM. Origine inconnue.
t PANNEXTERNE (pa-nèk-stèr-n'), t. f. Terme de bolaniqul^ Partie externe du péricarpe.
— ÊTYM. Panne i, et externe.
t PANNICULE (pa-nni-ku-r), s. m. || 1* Terme d'anatomie. Couche musculeuse ou cellulaire, qui se trouve sous la peau. Le pannicule charnu. {| Le pannicule adipeux, nom que les anciens anatomistes donnaient i la couche cellulaire sous-cutanée. Pendant les neuf mois que ces grands animaux [les ours mariny] séjournent sur les côtes de Kamtschatka, c'est-à-dire depuis le mois d'aoïlt jusqu'au mois de juin, ils ont sous la peau un pannicule graisseux Je près de quatre pouces sur le corps, bcpp. Quadrup. t. X], p. 19». Il 2° Peau qui couvre les cornes de certains ruminants. |! 3* Terme de pathologie. Kéunion de plusieurs ptérygions sur la cornée, qui en est plus ou moins complètement recouverte.
— REM. On l'a fait quelquefois féminin ; à tort ;' on le confondait avec panicule.
— niST. XIV s. L'utilité pourquoi pluiseurs pannicles sont ou [au] cervel, si est.... h. db vondev. f° 15. Il XVI* ». L'epiderme, le vrai cuir, le pannicule charneux meslé avecques la 'grosse, paré, i, 2. Le pannicule charneux, autrement nommé musle large ou peaucier, m. iv, 3.
— ÊTYM. Provenç. pannieol; espagn. paniculo; ital. pannieulo ; du lat. panniculut, diminutif de pannus (voy. pan t).
t PANNIFORME ( pan-ni-for-m' ), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui ressemble à un morceau de drap ou de feutre ; plissé, ondulé.
— ÊTYM. Panne i , et forme.
f PANNINTERNE (pa-nnin-tèr-n'), ». f. Terme de botanique. Membrane interne du péricarpe.
— ÊTYM. Ponne i, et interne.
t PANNOIR (pa-noir), ». m. Marteau d'épinglier.
— ÊTYM. Panne ».
f PANNON (pa-nnon), ». m. || 1* Terme de blason. Pannon généalogique, écu rempli de diverses alliances des maisons desquelle» un gentilhomme est descendu, et gui sert à faire ses preuves de noblesse. Il 1* Terme de marine. Pannon de pilote, nom donné à des plumes enfoncées dans de petits morceaux de liège, qu'on laisse voltiger au vent, pour connaître d'où il vient.
— ÊTYM. Autre forme de pennoh.
t PANNDS (pa-nnu.s'), t. m. Voy. pahos.
PANONCF^U (pa-non-so), ». m. || 1° Êcusson d'armoirie, tel qu'on le met sur un poteau, pour marquer la juridiction. Les panonceaux du prince, les panonceaux d'un seigneur. || Girouette sur laquelle les arme» du seigneur étaient peintes ou découpées à jour. Il 2* Écusson à la porte des notaires. Il Les huissier», les commissaires-priseurs placent aussi des panonceaux au-dessus de leurs portes.
— lllST. xii* s. Li bon cspiés ne fu pas oubliés ; Grans fu li fers, si est bien acérés ; En lonc estoit uns penonciau» fermés [fixé], Raoul de C. (69.
I XIII* s. Il avoit bien ccc nageurs en sa galie, et à chascun de ses nageurs avoit unetarge de ses armes, et & cbascune large avoit un pennoncel de ses armes battu à or, joinv. 2(6. || iiv* ». Le premier penonoel qui là fu mis présent. Ce fu le noble ducàqui Bourbon apent, GuescJi'n, v. 2(237. ||xv*s. Si se tinrent ainsi et lie nuit tous armés, chascun dessous sa bannière ou son penonceau, froiss. i, i, ♦ 4. ||xvi*s Les Albanoys avec demyes lances Bruire faisoient leurs pannonceauli au vent, j. m.^bot, v, 29. Les penonceaulx et guydons de l'armée, id. v, 22*. Tant faire les criées et proclamations devant la principale porte de l'église parrochiale, et mettre affiches et panonceaux contre les portes de la ditte église et hostel de ville, Coii»t. gin. t. l, p. 42.
— ÊTYM. Diminutifde ponnon; provenç. p«nonr«l ; Ital. ppnnoneiUo.
t PANOPLIE (pa-no-plie) , ». f. Armure complète d'un chevalier du moyen Âge. || Se dit aussi d'un panneau de bois ou recouvert de velours, en forme d'écu ordinairement, sur lequel on accroche symétriquement de» armes rares pour orner un cabinet, ou une nalle quelconque.
— ÊTYM. Iliv, tout, et 8nX«, armes.
t PANOPTiyUE (pa-no-pti-k'), adj. || 1* Lunette
panoplique, lunette où les verres sont remplacés
par des plaque» en cuivre noirci, qui ont au centre
un trou delà grandeur d'une épingle; cette lunette
I permet à toutes les vue» de «'accommoder aux plus
PAN
oourte» distances. || 2° Bâtiment panoptique. bAlU ment construit de telle manière que d'un point de l'édifice on peut voir tout l'intérieur. J| Substantivement. On a proposé de bâtir un panoptique pour servir de maison de correction.
— ÊTYM. nôv, tout, et optique.
PANORAMA (pa-no-ra-ma), ». m. Tableau cy-
lindriqire disposé de manière que le spectateur placé au centre voit les objets représentés, comme si, placé sur une hauteur, il découvrait tout l'horizon dont il serait environné. L'inventeur du panorama est M. Robert Baiker, natif d'Edimbourg et peintre de portrait; ce fait est constaté par la patente ou brevet d'invention qui lui fut accordé à ce sujet le (9 juin (787, VINCENT, /n,>(t(. jlfi'm. lilt. et beauaarts, t. v, p. 65. C'est sous la direction de Fulton qu'a été exécuté In premier panorama qu'on ait vu à Paris; il représente la vue de celte immense cité, ID. ib. p. 6(. Il Fig. Ma mémoire est un panorama ; là viennent se peindie sur la même toile les sites et les cieux les plus divers avec leur soleil briilant ou leur horizon brumeux, chatp.adb. dans le Dict. de nocHBZ.
— ÊTYM. nâv, tout, et 6pap.a, vue.
t PANORAMATIQDE (pa-no-ra-ma-ti-k') et PA- NORAMIQUE (pa-no-ra-mi-k'), adj. Qui offre les caractères du panorama. Une vue panoramatique. Travaux panoramiques, Acad. des se. Comptes rendus, t. LXII, p. 879.
t PANOROGRAPHE (pa-no-ro-gra-f), ». m. Instrument, inventé en (824, pour obtenir immédiatement, sur une surface plane, ledéveloppementde la vue perspective des objets qui entourent l'horizon.
— ÊTYM. nâv, tout, îpoç, limite, elYpâçei'', tracer, t PANOCFLK (pa-nou-fl), ». f. Terme populaire.
Morceau de peau de mouton avec sa laine, dont on garnit des sabots.
— HIST. xiii* s. L'en te devroil en ung putel Toniller cum un viex panufle [haillonl, la Rose, 64o9,
— ÊTYM. Probablement, dit Scbeler, pantie (, avec une finale on fie qui est une espèce d'augmentatif.
t PANOriLLE (pa-nou-ir, Il mouillées), ». /. Épi de mais, dans l'Auiunois.
— ÉTYM. Lat p'^nieulus (voy. paniculeI. fPANPOURCEAC (pan-pour-s6), ». m. Fort piquet qui soutient le filet des chasseurs aux pluviers.
PANSAGE (pan-sa-j'), s. m. Action de brosser, d'étriller, pour un but hygiénique, le corps d'un animal dottiestique. || lîffcts de pansage, expression collective par laquelle on désigne le bouchon de paille, l'étrille, la brosse, l'éponge, l'épousselle, en un mot loul ce qui sert au pansage du cheval, le- OOARANT. Chaque cavalier doit avoir ses effets do pansage dans sa musette. Il a perdu un effet de pansage.
— ÊTYM. Panjer.
t PANSARU, ARDE (pan-sar, sar-d'), adj. Qui a un gros ventre. S'est dit quelquefois pour pansu.
— HIST. XVI* s. Les festes de saint Pansard, auquel temps un chacun sçait que fieurisent les mots de gueule. Contes de Cholières, (° 88, dansLACURNS.
— ÊTYM. Panse.
PANSE (pan-s"), ». f. Il 1* Ventre, dans le langage familier. Qu'importe qui vous mange, homme ou loup? toute panse Me paraît une à cet égard ; Un jour plus tôt, un jour plus tard. Ce n'est pas grande
différence, la pont. Fabl. x, 4 Me voilà bien
surprise; J'ai passé par ici depuis cinq ou six jours. Un rat, qui la voyait en peine, Lui dit : vous aviez lors la panse bien moins pleine, id. ib. m, (7. Tu ne songeais qu'à te garnir la panse, nn cerceau. Poésies, plaintes. \\ Avoir la panse ronde, se dit de quelqu'un qui a bien mangé. Sachez qu'hier, I» panse ronde El l'œil obscurci parBacchus, Jupin.... BÉBANG. Uluets. Il Populairement. Se faire crever la panse, se faire tuer à la guerre ou en duel. || Fig. Avoir les yeux plus grands que la panse, avoir olus grands yeux que grand'panse, avoir moins d appétit qu'on ne croyait. || 2* Premier estomac des animaux ruminants. J'ai fait nourrir deux agneaux de mfime âgeel sevrés en même temps, l'un de pain et l'autre d'herbe; les ayant ouverts au bout d'un an, j'ai vu que la panse de l'agneau qui avait vécu d'herbe était devenue plus grande de beaucoup que la panse de celui qui avait été nourri de pain, buff. Quadrup. t. I, p. 210. Il Terme de maréchal. L'estomac du cheval. || 3* Une panse d'à, voy. A. || 11 n'y a pas seulement fait une panse d'à, se dit de celui qui s'attribue, ou à qui on attribue quelque part à un ouvrage, mais qui cependant n'y a pas travaillé. Il 4° Panse d'une liouteille, d'une cornue, la partie renflée d'une bouteille, d'une cornue. || 6" Endvidt où le collier d'un cheval est le plus large par derrière. Il 6" Panse d'une cloche, le bord, l'endruilOÙ le battant va frapper. |1 7* Ttrme de relieur. L*
PAN
PAN
convexité du marleau à battre. || 8° Partie inférieure Qu fût (l'un balustre. || 9° Pan-se de Damas, espèce de gros raisin. || Panse musquée, cépage des Pyrénées Orientales. || 10° Panse de vache, linge ouvré qui se fabrique en Picardie. || Proverbe. Après la panse vient la danse, c'est-à-dire après la bonne clière, le divertissement.
— HiST. m* s. Ains que de moi facent la lor vueliance [leur volonté], En estera parcie [sera percéej mainte pance, Raoïil de C. 163. || riii* 9. Voire voir, Oa s g'emple ma pance De bons morciaus et de bons .<ins, ta Rose, M426. Ahil grant cler, granl provandiei-. Qui tant estes grant viandier, Qui fêtes Dieu de vostre pance, Dites moi par quel acointance Vous [.irtirez au Dieu roiaume, buteb. 95. Il XIV* s. Comme bestes il ne ouvrent (travaillent) fors de remplir leurs pances, obesmb, FJh. 96. Que du cheval les Ssl cheoir panche souvine [en l'air], "and. de Seb. vu, 224. || xv« s. Monseigneur, Dieu et la rivière sont aujourd'hui pour vous; car elle est si basse, au plus profond, que nos chevaux n'en ont pas eu jusques à la panse, froiss. ii, m, 7». Entre les choses de jeunesse Que l'on m'aprinst dès mon enfance. Mon maislre me blasma yvresse Et à trop emplire ma pence, e. desch. Qu'il faut tenir sa parole. Car de la panse vient la danse, vitLON, G. testam. |j xvi' s. Estans bien appesantis de leurs corps pour avoir mangé à panse pleine, AUYOT, Xarius, 33.
— ÊTVM. Picard, panche; provenç. pansa, panga ; cat. pania; esp. ponsa: port, pança-, ital.pancia; du lai pantex, pantiois, ventre.
PANSÉ, ÉE (pan-sé, sée). part passé de panser. Il 1° Oui a reçu les remèdes el l"s appareils nécessaires. Une plaie bien pansée. || 2° Qui a reçu le pansage. Un cheval pansé. || 8° Fig. et populairement. Cet homme est bien pansé, c'est-à-dire il a bien mangé et bien bu.
t PANSÉLÈNE (pan-.sé-lè-n'), t. f. Ancien terme d'astronomie. Pleine lune.
— ÊTYM. nSv, tout, et oelrivr), lune.
PANSEMENT (pan-se-man), ». m. || 1° Action de
panier une plaie. Ils allèrent tous les deux, pendant six mois, fair? le pansemenl des blessés à l'hôpital do la Chanté, mairan. Éloges, Petit. || %' Pansement de la main, ou, simplement, pansement, action de panser les chevaux et autres animaux. Le p;insement de la main est un soin que les culiivaleurs ne doivent pas considérer comme indifférent, GENLis, Uaison rust. t. i, p, 20i, dans pouoens.
— ETYM. Panser.
PANSER (pan-sé), v. o. || 1" Appliquer méthodiquement les topiques ou lesai>pareils sur une partie malaile. Un homme.... qui a été mis chez un médecin pour être pansé, MOL. Pourc. 11, 7. Us sont dans une ville en deçà du Rhin pour se faire panser, sEv. 148. Il Fig. Amour... . Me fait panser llurs maux, Régnier, Uial. || 2" Panser de la main, ou, simplement, panser, opérer le pansage des animaux domestiques. || Par extension. Panser des chiens, des oiseaux, etc. leur donner à manger. || 3* Se panser, v. réft. Se soigner, et, par extension, .se dorloter.
— HIST. xiv* s. [Ma femme] Que je tant pensoie etamoie, j. OECONDâ, t. ii, p. 16. [Une dame].... dou lévrier moût bien pensa , Tant com li oiens [le chien] fu biaus et cras, m. tb. p. 346. Premièrement reclefie la discrasie; en après pense de la plaie et do l'ulcère, H. DEM0N0EviLi.E,f''«7.Qae par ladicte dame Agnès vous faciez diligemment penser de vos bestes de chambre, comme petis chiennes , oiselets de chambre, Ménagier, ii, 3. ||xv's. Il la fit mettre en une chambre, el commanda qu'elle fusl très bien pansée [traitée], louis xi, Nouv. viii. || xvi' s. Vous m'avez, sire, vous mesme rendu moins hardy que je n'estois, en me faisant penser et guérir des maulx pt>\ir lesquelz je ne tenoye compte de ma Tie. AMïOT, Pélop. I. Si amena Marins à la monstre son cheval qu'il pensoitluy mesme, id. Marias, 23. Je m'en doubte que je l'ay pancé (je crois lui avoir percé la panse, par un jeu de mot entre panse et panser], palsgrave,p. 662. Antigonus.... commanda à ses médecins de le panser d'une maladie longue et intérieure qui l'avoit tormenté longtemps, mont, ii, s.
— ETYM. Provenç. esp. et port, pensar. Les exemples du XIV* siècle montrent que pan.vrr est lemCme que penser; car ils disent penser de pour soigner. La liaison des idées est que, pnur panier quelqu'un ou quelque chose, il faut d'abord y penser.
tPAN.STKKE(paii-siè-r'),«.^ l'arliede l'armure du zv* siècle qui embrasse la partie inférieure du corps, eile est souvent formée de plusie'jrs lam«s articulées.
— fiTïM. Pvntt.
t PANSLAVISME (pan-sia-vt-sm"), ». m. Système politique de la Russie, tendant à rattacher à son empire tous les peuples slaves.
— ÊTVM. riâv, tout, et Slave.
t PANSOPHIE (pan-so-fie), ». (. Toute sagesse, science universelle. Un livre en langage allemand.... intitulé Pansophie ou Spéculum sophisticum rodnstauruticum, naudE, Hosecroix, vi, 3.
— ETYM. niv, tout, et ofyçîa, sagesse.
t PANSPKRMIE (pan-spèr-mie), ». f. Système suivant lequel les germes des corps organisés sont disséminés partout et n'attendent que des circonstances favorables pour se développer. || Fig. Pour ne faire une panspermie et confusion de toutes choses, NAuuS, Rosecroix, vu, 3,
— ÉTVM. nâv, tout, et ffîiépiia , graine.
t PANSPERMIQUË (pan-spèi-mi-k'), adj. Qui a rapport à la panspermie.
PANSD, UE (pan-su, sue), odj. Terme familier. Qui a une grosse panse. {| Substantivement. Un gros pansu. Il Par extension. Vases pansus, vases qui sont en forme de ventre.
— ETYM. Panse; génev. panfu.
t PANT.... PANTO... préfixes qui signifient tout, eli|ui représentent le grec navra, itavtoç, lequel les élymologistes regardent comme une mutilation de ânavT....
t PANTAGNIÈRES (pan-ta-gnè-r') , ». f. pi. Terme de marine. Cordes pour assurer les mâts dans la tempoie, et pour tenir les haubans plus roides et plus fermes.
t PANTAGRUÉLION (pan-ta-gru-é-li-on) , ». m. Nom plaisant donné par Rabelais au chanvre, parce que, Pantagruel représentant un roi de France, probablement Henri H, et la corde de chanvre servant à pendre, le panlagruélion figurait un droit régalien.
t PANTAGRDÉLIQUE (pan-ta-gru-é-li-k') , adj. Digne de Pantagruel, conforme aux habitudes de Pantagruel. Tous ces couples... buvaient avec une ardeur juvénile et pantagruélique, E. sue, le Juif errant, part, iv, ch. 3.
} PANTAGRUÊLLSER (pan-ta-gru-é-li-zé), v. n. Mener joyeuse vie.
— ETVM. Voy. PANTAGIU'ÉLISME.
t PANTAGRUÉLISMË (p inta-gru-é-li-sm'), ». m. Sorte de philosophie épicurienne. C'est dans ce bon esprit gaulois Que le gentil maître François Appelle pantagruélisme, J. b. roiss. Réponse à Chaulien.
— HIST. XVI* s. Panlagrueli.sme, vous entendez que c'est certaine gayeté d'e.spril conficte en mespris des choses fortuites, bab. iv. Prologue de l'auteur.
— ÊTYM. Pantagruel, le fils do Gargantua, et l'un des héros de l'œuvre de Rabelais, qui le représente comme aimant à jouir de la vie.
t PANTAGRUELISTE (pan-la-gru-é-li-sf), ». m. Partisan du panlagruélisme. Pour l'esbattement des pantagruélistes et non aultres, u. de balzac, dans le titre de ses Contes drolatiques.
PANTALON (pan-la-lon), s. m. || 1* Nom donné par plaisanterie aux Vénitiens (on met une majuscule). Il 2° Nom d'un personnage bouffon du théâtre italien, qui porte une culotte longue et qui représente les vieillards (on met une maju.scule). Deux gros joufflus.... six Pantalons.... apothicaire, lavement, jamais je n'ai été si soûl de sottises, mol. Pourc. 11, 4. Jeudi 7 décembre 1684 : Le .soir, il y eut comédie italienne, oO le Pantalon parut pour la première fois ; madame la Dauphine le trouva assez bon, danoeau, i, 78. Des tapisseries de ce temps-là refirésentent ce prince [François I")et ses courtisans vêtus comme des Pantalons, c'est-à-dire d'un pourpoint à petites basques el d'un caleçon tout d'une pièce avec les bas, saint-foix, £»». Paris, (Euv. t. IV, p. 114, dans pougens. Une des choses qui rendent ennuyeux le Pantalon de la comédie italienne..., l. l. bouss. Ém. iv. Tiuffaldin et Pantalon paraissent souvent dans ces drames burle.sques à côté des plus grands rois de la terre, stael, Corinne, XVI, l.||Kig. X la barbe de Pantalon, en présence de Pantalon, en présence el en dépit de celui que la chose regarde (locution tirée des comédies où Pantalon était bafoué). || S" Fig. et familièrement. Homme qui pl^nd tuBtes sortes de figures, qui joue toute sorte de rôles pour en venir à ses fins (on met une minuscule). Iiiou.ssel me coula ces paroles dans l'oreille : Ce n'est là [Mazai in [qu'un pantalon, hktz, il, i4S. Le vieux panlalon (nom donné par Monsieur à Cliateauneiff, garde des sceaux, en 1661 {, ID. ifeni. liv. m, t. il, p. 29t>, dans la - CURNE. Plus on approfondit tout ce <|ui a rapport à ce pantalon suisse, plus on trouve de preuves de son incroyalile vanité, maintenon, Leli. au U. de HoaUles,
19 juin 1710. Il 4* L'habit que porte d'ordinaire le bouffon de ce nom. || 5' Culotte qui descend jusqu'au bas de la jambe. Winckelmann parait s'être trompé, lorsqu'il a dit que le subligaculum des acteurs romains était un panlalon comme nous disons aujourd'hui, MONGEZ, Inst. Uéin. hist. et litt. anc. t. IV, p. 298. Les anciens préjugés renais.sent; On va quitter les pantalons, bérang. Vieux habits. La redingote bleue el l'étroit pantalon. Le gilet haut croisé, les bottes sans talon, El ce large col noir, dont la ganse impuissante Dissimule si mal une chemise absente, Barthélémy et méhy, la Corbièréide, chant III, les Mouchards. || Pantalon à pieds, pantalon qui a des pieds comme les bas. || 6° La première des figures qui composent le quadrille ordinaire, et qui comprend les pas figurés suivants: 1* chaîne anglaise entière (8 mesures) ; 2° le cavalier et la dame balancent l'un à l'autre el font un tour de main (8 mesures); s* chaîne des d.inies (8 mesures); 4* grand rond en pas de galop (s uiesu res); les quatre autres danseurs font la même chose à leur tour. Le pantalon se dansait un peu différemment au commencement de ce siècle, c'e3l?i-dire (|u'à la 4* partie, au lieu du grand rond en galop, on faisait une demi-queue du chat, el une demi-cb ilne anglaise. ! 7° Une des moyennes sortes de papier qui se fabriquent aux environs d'Angonléme, marquée ordinairement aux armes d'Amsterdam, parce qu'elle était presque toute destinée pour les marchands hollandais.
^ HIST. XVI* s. En un coing est peint un Pantalon à barbe grise, qui lire en arrière un capitaine.... d'aub. Fœn. iv, l9.*Vestus en pantalon avec les postures de l'Aretin, m. Hist. m, 17B. Et ai"ès que les Pantalons [badauds de Venise] avojent demeuré demy heure là bouche béante de quatre doigts.... ID. Conf. II, 111.
— ETYM. Le pantalon vêtement a été ainsi nommé parce qu'il était en usage chez les Vénitiens nommés eux-mêmes Pantalons, à cause que santo Paiitalone était très-honoré parmi eux. Pantalon» ou Pantaleone représente pantetemone, de panJ.... et éXenifiùv, miséricordieux: tout miséricordieux.
PANTALONNADE (pan-ta-lo-nad'), ». /'. || 1" Bouffonnerie et postures comiques semblables à cellei d'un Pantalon. Il est venu faire une plaisante pantalonnade. Cela posé, notre ami Benserade N'eùl-il pas f^it beaucoup plus sagement De s'en teuir à la pantalonnade? chaul. Rond, sur Itenser. 112° Subterfuge ridicule. Un honnête homme eût mieux aimé que vous jMazarin] lui eussiez dit: j'ai eu tort de vous promettre, que d'ajouter au manquement de parole des pantalonnades pour vous jouer des mallieureux, fén. Dial. des morts mod. 19. H 3° Fausse démonstration de joie, de douleur, de morale. Il y a un malheur à ce Mahomet [la tragédie], c'est qu'il finit par une pnnlaloiiuade; mai» Lekain dit si bien : Il est donc des remords 1 volt. Lett. d'Argental, 28 août, i7&i.
—ETVM. Panlalon.
t PANTALONNÉ, ÉE (panta-lo-né, née), adj. Terme de tonnelier. Tonneau pantalonné, tonneau qui est cerclé dans toute sa longueur.
— ÊTYM. Panlalon.
t PANTALONNISME (pan-ta-lo-ni-sm'),». m. Spectacles de Pantalons. Ballets, mascarades, musique de toutes sortes, pantalonnismes à Paris à l'hôtel du connétable xie Montmorency le mercredi 5 mars, 1597, BBAUciiAMP, Rech. des ihédtres, l. m, p. 39, dans i.ACUnNB.
t PANTE (pan-f), ». f. Toile de crin dont on se sert dans les brasseries.
PA.NTELANT, ANTB (panle-lan, lan-t') , adj. Il l*0uîpantelle.Vieillardpantelant,SF.ORAis,6'éorg.ii, 23. Le visage cnfiammé, l'estomac pantelant, j. j. ROUSS./WLii, 23. Il Par analogie. C'est un cœur pantelant que vous ferez saigner, th. corn. Geôlier ài' saiméme, m, 6. Mon cœur lout pantelant comme un cerf aux abois.... heqnard, le Bal, vm. || Kig. Sous un ciel pantelant, et comme lassé des tempêtes de la veille, ciiateaubr. Mém. t. vi, p. 107. ||2° Chair pantelante, la chair palpitante d'un animal récemment tué. Comment peut-il | l'homme se nourrissant de chair] supporter l'aspect des chairs pantelantes? J. J. Rouss, Ém. II.
l'ANIKLEU (pan-te-lé. L'i sa double quand la syllabe qui suit est muette : je pantelle), v. n. Avoir la respiration haletante, respirer par secousses. Fit sa puiiiiiie pantelcr, SUARR. Virg. vi. || Par analogie. Je vous le disais bien, mon pauvre cœur pantelle, TH. COHN. Gcùtitr de soi-même, lit, 6. || Il se conjugue avec l'auxiliaire nrot'r.
— HIST. XVI' s. Ce disant touina la face de l'autr*
PAN
eosté; et, surmonté de sa furieuse passion, Ust» d'une main Iremblante où son las cœur panteloit, Tï««, p. «3». Mon d'Aligre m'attend, encore tout lassé et pantelant de sa course par laquelle il m'a derancée, m. p. &»*. Les mains nous tremblent et le cœur nouspanlele de tristesse, sullt, Mém. U ii,
p. m, dans LACURNE.
— ÊTYM. Dérivation irrégulière de l'anc. verbe pantoier; provenç. panîaysar, panteyar; catal.pan- «ejrar(voy. pantois).
I PA.VTBLLEME.vr (pan-tè-!e-man), s. m. État d'une personne qui pantelle.
— IIIST. xvr s. Pantellement, oddin, Dict.
t PANTÈ.VE ou PANTENNE (pan-lèn"), ». f. Il 1* Plateau d'osier i rebord peu élevé, dont on se «ert pour transporter les vers à soie. || Plateau d'oiier à rebord peu élevé, dont on se sert pour faire sécher des fruits au soleil. C'est dans des pantènes qiron prépare les pruneaux et les figues sèches en Provence. || l' Synonyme de pantière. || 3* Terme de marine. En pantenne, en désordre, en dérangement. Les voiles pendantes, déchirées, mal serrées sont en pantenne. || On met en pantenne les vergues des vaisseaux en signe de deuil; et, pour ce faire, on les dérange de leurs positions ordinaires, et on compose un désordre apparent.
t PANTER (pan-té), v. a. Arrêter les peaux des cardes dans le panteur.
t PANTEUR (pan-teur), ». m. Instrument pour tendre les peaux des cardes.
PASTIIEE (pantée), adj. Terme d'antiquité. Figure panlhée, figure qui réunissait les attributs de diflérentcs divinités. || Oui réunit en soi le pouvoir de toutes les divinités. La nature pantbée.
— ETYM nàv6to;, de Ttâv, tout, et fleoç, Dieu. PANTHÉISME (pan-té-i-sm"), ». m. Système de
ceux qui admettent pour Dieu le grand tout, l'universalité des êtres (mot créé vers 1 70» par John Toland philosophe anglais). Le panthéisme, c'est-i-dirc la nature d'vinisée, à force d'inspirer de la religion pour tout, la disperse sur l'univers, et ne la concentre point en nous-mêmes, stael, Àlkm. in, 7. || D'après de simples points de vue, on a dit : panthéisme psychologique, système qui considère Dieu comme l'ème du monde, et le monde comme le corps de la Divinité ; panthéisme cosmolugique, celui qui considère l'univers et Dieu comme étant identiquement le même être; panthéisme ontologique, le spinoEisme
— STYM. Voy. PANTRÉE.
t PANTllRlSTE{pan-té-i-st'),».m. et/'. Celui, celle qui admet le panthéisme. Schelling s'approche beaucoup, on ne saurait le nier, des philosoi'hes appelés panthéistes, c'est-à-dire de ceux qui acco.dent à la nature les attributs de la divinité, stael, Alletn. m, 7. \\Adj. Oui appartient au panthéisme; qui admet celle doctrine. Doctrine panthéiste.
t PANTUf.ISTIQUE (pan-té-i-sti-k'), adj. Qui a le caract^re du panthéisme.
PANTIlfiON (pan-té-on), ». m. || l'Temple de l'ancienne Rome, liiti en forme ronde par Agrippa, gendre d'Auguste, ainsi nommé parce qu'il était dédié à tous les dieux. Un de ces édifices circulaires est éclairé d'^n haut, comme le panthéon de Rome, par une ouverture ronde... quatbemêhf. de ouincy, Inslit. Mém. hitt. et lilt. anc. t. tu, p. <8i. Agrippa, ion gendre [d'Auguste), n'éleva pas des monuments moins magnifiques : on lui doit entre aulros ce panthéon qui étonne encore la postérité, pastoret, ln»(i<. Hém. intcr. et belles-lett. t. v, p. 8 1 . || f Église faite h l'imitation du panthéon de~Rome. Le duc de rinfaniado a fait aux cordcliers un panthéon beaucoup plus petit que celui de l'Escurial, st-sim. 182, <67. Il 8* Monument national oii l'on dépose les restes de ceux qui ont illustré la patrie. L église de Sainte-Geneviève i Paris fut, au commencement de la Révolution, déclarée panthéon ; la frise porte cette inscription : Aux grands hommes la patrie reconnaissante; elle est redevenue église Sainte-Geneviève. Cest pour c«s morts, dont l'ombre e^t ici bien venue, Que le haut panthéon élève dans la nue, Au-de.ssus de Pari».... v. buoo, Chanu du criputcuU, 3. \\ Kig. Alh'ne àdesproscriu ouvre son panthéon, lamart. mid. 1, «*. IJFig. Partie d'un ouvrage, et particulièrement d'un poème, où l'on place le« grands liommei. Ceiu page vide est le panthéon du poète ; le temps ne lui permet point encore d'y placer se» Wro., KASsow, Ihlt. IV. Il 4* L'ens.mble des dioui « une relimon polytliéistique. Le panUiéon égypten. Le panthéon urec. Avec Notre I).ime des douleurs •jn Miinm ppul écrire une page plus itlendri.ssinte tous les ditux du panthéon, chateauïk.
<- r. Il, V, i«. Il s» Num donné i des Bgurat pan-
PAN
thées, t de petites statues qui portaient les symboles de p:ii^ic;urs iliviiiités.
— ETYM. I.at. f)on(/ieon ou pa»i(/ieum, temple consacré dans liome à Jupiter vengeur, de itâv, tout, et 8eot, Dieu.
t PANTHER (pan-tèr), j. m. il ne laut pas confondre, en lisant les anciens, lepanilier avec la panthère : la panthère est l'animal dont il est ici question; le panther du scholiaste d'Homère et des autres auteurs est une espèce e loup timide que nous croyons être le chacal, buff, Quadrup. t. ai, p. 5 75.
— ÉTYM. I1av6;îp (voy. panthèhe).
PANTUÈRE(paii-lè-r '),«./■. || l°Oiiadru|'èdeféroce
du genre des chats, à peau mouchetée, /■Wis pardu», Linné, famille des carnassiers. C'est le chat parde dont le nom spécifique p.irde vient de ce que les anciens l'appelaient pardalis, et il ne faut pas le confondre avec le chatpard; ce dernier est nommé vulgairement lynx de Portugal, legoarant. Et voit-on, comme lui [l'hommuj, les ours ni les panthères S'effrayer sottement de leurs propres chimères? BOiL. Sal vm. La panthère que nous avons vue vivante, a l'air féroce, l'oeil inquiet, le regard cruel, les mouvements brusques et les cris semblables à celui d'un dogue en colère, bupp. Quadrup. t. m, p. 276.118° Panthère des fourreurs, un des noms vulgaires du chat once, dit aussi once et jaguar. Il 3° Un lies noms sous lesquels on désigne parfois la constellation appelée plus communément le Loup. ij 4° Terme de minéralogie. Pierre de panthère, espèce de jaspe.
— HIST. XIII* ». Panthère est une beste tachiéede peliz cercles blans et noirs, autressi comme de petiz cils [yeux], brun. lat. Très. p. 249.
— ÉTYM. Lat. panthera, de navOrip, qui semble représenter irâv, tout, et Brip, bête ; mais on ne voit pas le sens. Benfey le rapproche du sanscrit pundar'ika, léopard (n et d cérébraux).
tPANTUÊRlN, INE (pan-té-rin, ri-n'), adj. Terme de zoologie Oui est parsemé de grandes taches comme la [lanlhère.
PANTIÈRE (pan-tiè-r') ou PANTENNE (pan-tèn'), s. f. Il 1" Filet qu'on tend verticalement pour prendre les petits oiseaux. N'est pas de ces oiseaux qu'on prend à la panlière, bégnier, Sat. x. || Nom d'une sorte de grand filet, dont on se sert pour prendre des bécasses. La pantenne ou pantière est un filet tendu entre deux grands arbres dans les clairières et à la rive des bois où l'on a remarqué qu'elles [les bécasses] arrivent ou passent dans le vol du soir, BUFF. Ois. t. xiv, p. 229. jl 2° Sac i mailles qui sert aux chasseurs à mettre leurs provisions de bouche et à rapporter le gibier. US" Terme do pêche. Espèce de tilel à larges mailles qu'on établit verticalement et par fond.
— HiST. XVI' s. Les toiles filadieres, pans, pantieres, poches, et autres choses concernant la chasse, YVER, p. 577. i sçavoir, de braquer et charger l'artillerie (à la pantière de la brèche) de boulets, cailloux, clous, paré, t. m, p. 705. Ou la troupe légère Ûes oiseain peinturés surpris à la pantière, r. bkl- LEAU, Poésies, 1. 1, p. 89, dan» iacurne.
— ÉTYM. 11 y a pour ce mot deux étymologies : !• itâl. pantera, du lat. pantherum, filet, de irav- Oripiov, de Ttâv, tout, et 6»)pîov, bête; ï* l'anc. franc. panie (Bcrry, panl), filet (larges espieux, toiles, pante» de retz, dd bf.llay, iv, t", reclo ; pente de dais, Sat. Mén.,p. (6), qui paraît être le même que le substantif pf7i(« : ce qui pend. Quant à pantière dans l'exemple de l'are, il est difficile de le rattacher 4 pont/ifrum ; il semble plutôt se rapportera pant« ou pente.
PANTIN (pan-tin) , ». m. || !• Figure de carton coloriée qu'on met en mouvement au moyen de fils. On y a vu [sur le théStre d'Athènes] dans un même jour une pièce d'Euripide, suivie d un spectacle de pantins, bakthél. Àuach. ch. 70. De leur humeur mélancolique Us [les noirs] sont tirés par des pantins, BÉRANG. Nègres. \\ i° Fig. et familièrement. Homme qui gesticule sans motif et ridiculement. C'est un vrai pantin. || 8* Fig. Personne que l'on fait agir comme on veut. Parce qu'il court et va partout [l'bommej. Ce pantin se croit libre, bArang. Unrionn. C'est un homme aussi complètement nul (lu'il soit possible de l'être; en ua mot un vrai pantin libéral dont l'avocat Froidevailx fait jouer les lils, II. 01 BERNARD, le Gentilhomme campagnard, i, $ XI. jl Individu qui flotte sans cesse d'une opinion « l'autre.
— ÉTYM. Qu'est-ce qu'un panlmf un bonhomme de carton qu'on fait danser avec des fils. Or les fille» et les garçons du petit village de Pantin près
PAN
Paris ont eu pendant longtemps la réputation d'ei^ coller à la danse, comme le témoignent ces veis d'une ancienne chanson : Ceux de Pantin, de Saint- Ouen, de Saint-Cloud Dansent bien mieux que ceux de la Villette; Ceux de Pantin, de Saint-Ouen, da Saint-Cloud Dansent bien mieux que tous ceux de chez nous. N'est-il pas permis de croire, d'après ce \ers, que les petits bonshommes de carton ne se sont appelés des pantins que par allusion au talent que les habitants de Pantin avaient pour la danse? Journal de Barbier, dans Journal des Demoiselles, article de M. H. de Viel-Castel, janvier i»64.
t PANTINE (pan-ti-n'), ». f. Subdivision d'une main de soie (sorte de paquet d'un poids déterminé). Il faut quatre pantiiies pour faire une main. Ne pourront lesdits maîlres teinturiers défaire ni diviser les pantines de soies crues ou teintes.... mai» les rendront en la forme qu'ils les auront reçues.... même les rochets et bobines sur lesquelles elles seront dévidées, Hègl. sur les manufact. août (069, Teinturiers en soie, laine et fit, art. 85. Défendre de vendre aucune soie pour cramoisi, qu'elle ne fût premièrement (outre la marque ordinaire) marquée sur la paiitine de la botte ou cordonnée d'un plomb ou marque où.... Inslruct. génér. pour ia teinture, iS mars 167(, art. 237.
t PANTINER (pan-ti-né), t>. a. Lier des écheveaux ensemble pour former une cantine. Pour faire ie dégommage, on commence par pantiner les soies; c'est-à-dire qu'on passe un fil autour de chaque mateau, qui consiste en une certaine quantité d'écheveaux noués ensemble, Dict. des arts et m. Âmst. 1767, retnlurtcr. || On dit a'issi pantimer.
t PANTOGAMIE (pan-to-ga-mie), s. f. Terme de physiologie. Mode de procrration dans lequel le mâle et la femelle s'accouplent indistinctement avec tous les individus du sexe contraire au leur, aussi longtemps que le besoin de la reproduction se fait sentir en eux.
— ÉTYM. Pant..., et y'I^o;, mariage.
t PANTOGONIE (pan-to-go-nie), s. f. Terme de géométrie. Trajectoire réciproque qui, pour différentes positions de son axe, se coupe toujours ellemême sous un angle rentrant, legoarant.
— ÊTYM. Pant..., etyùvo;, angle.
PANTOGUAPHE (pan-to-gra-f ) , s. m. Instrument à l'aide duquel on copie mécaniquement des dessins, des gravures, et qui s'emploie surtout pour faire des copies réduites. {| Pantographe des sculpteurs, machine pour mettre au point les statues et les bustes.
— ÉTYM. Pant..., etYpiçeiv, tracer.
t PANTOGRAPHIE (pan-to-gra-fie),s. f. Manière de SB servir du pantographe. || Collection de tous les alphabets.
— ÉTYM. Pantographe.
t PANTOGRAPUIQCE (panto-gra-fi-k'), adj. Oui a rapport au pantographe ou à la pantographie. Il Qui est exécuté par le paniographe.
t PA.\TOCiRAPlllOUEMK.\T ( pan-to-gra fi-koman), adv. D'une manière pantographique, avec le pantographe. '
PANTOIEMENT (pan-toî-man) , ». m. Terme de fauconnerie. Asthme dont les oiseaux sont attaqués.
— ÊTYM. Voy. PANTOIS.
t PANTOIRË (paii-toi-r'), ». f. Terme de maiine. Manœuvre dormante, capelée, comme le hauban, sur les bas mâts. {| On dit plus souvent pondeur.
PANTOIS, OISE ( pan-tcî, toî-z' ), adj. || 1° Haletant, hors d'haleine. Nise les autres devança. Et derrière lui les laissa. Les poitrines toutes pantoises. ECARR. Virg. v. || 2° Fig. et familièrement. Interdit, stupéfait, penaud. Cependant tout triste et pantois Il s'en allait rongeant ses doigts, scarr. Virg. VI. Le chevalier, tout pantois et confus, ( hcrchant en vain sa bourse et sa monture. Veut s'excuser.... VOLT. Ce qui plaît, etc. Quand j'eus bien remercié l'académicien, je m'en allai tout pantois, louant l.i Providence, mais grommelant entre mes dents ces tristes paroles.... ID. i'i/. oui 40 ecu», Aventure a*ec un carme.
— HlST. XVI* s. Je pers h chaque marche et le pouls et l'haleine, J'ay la sueur au front; j'ay l'estomac ponthois, rons. 292 une pantoise haleine Bat leurs poumons, tant ils avoieni de peine,
— ETYM. Prov. pantois, pantays, e.^soufllemeut; caial piind'i ; vénitien, pand'îure, pantiiler; angl. (0 pant ; du celtique : kiiury, pant, pression. Dans l'ancienne langue, pantois était substantif et voulait dire essoulllemeiit : ie Romman des oileax et de leur chatte, composé par Caccs de 11