PAO
Vigne (xiv* s.), duquel romman sonl ce» vers, touchant Jeux maladies ausquelles oiseaux de proye sonl subjects : Ils ont panlais {bien m'en recors) Et filandres dedam te corps; au lieu duquel mot panlais onescrit pantois, qu'on lit au romman d'Alexiindre, dict du halletement d'un homme Iravaillé, H. EST. Précellence, éd. feugère, p. 13.
PANTOMÈTRE (pan-to-mè-tr'), s. m. Instrupaenl aujourd'hui atiandonné, qui était composé de'trois règles mobiles servant à déterminer les trois angles d'un triangle.
— ETYM. Pant..., et (lixpov, mesure.
I. PANTOMIME (pan-to-mi-m'), s. m. || 1* Acteur qui, dans la pièce, joue tous les rôles, et qui ne s'exprime que par des gestes. Un illustre pantomime du temps de Néron, qui avait le corps excellent et savait bien son métier, représenta l'adultère de Mai-s et de Vénus, où était exprimé le soleil qui les découvrait, Vulcain qui leur dressait des embOches, les dieux qui accouraient au spectacle, d'ablanc. Lucien, De la danse. 11 suffisait à Bathylle d'être pantomime pour être couru des dames romaines, la brut. xu. Vn fameux pantomime italien connu sous le nom de Scaramouche, volt. Vie de Molière. La passion des Romains pour les pantomimes fit qu'il s'en forma des. écoles, plus suivies que celles des orateurs et fréquentées par les plus grands de Rome, duclos, Œuv. t. i, p. 345. Pyl.ide avait été sifflé par une cabale violente; un gra.ncl seigneur de Rome en était le chef, et ne s'en cachait cas ; le pantomime outré le joua sans ménagement dans la représentation suivante, cahusac, Dons. anc. et wod.u, t, t. Auguste rendit les pantomimes égaux aux citoyens, en leur accordant le privilège de ne pouvoir être punis comme les esclaves, )D. ib. II, 4, 5. Le théâtre, pendant son lègne [de Caligulal, ne fui plus qu'une école odieuse de libertinage, les pantomimes, qu'une troupe iiil.lme prostituée sans cesse à la débauche des Romains, id. tb.ii, t,*. il 8» Par extension, celui qui imite les gestes, l'air, le parlerdes autres. Le duc du Maine était, quand il voulait, excellent pantomime, stsim. 3«3, 36. Un jeune homme qui chante, qui contrefait son prochain fort plaisamment, qui est pantomime.... volt. Lett. d'Argetital, 27 février n»b.\\Adj. Il y a des peupies pantomimes; il y en a qui semblent n'avoir jamais connu que le langage des sons articulés, CONDIL. Art d'écr. ii, I5.
— ÉTYM. Lat. pantomimus, de 7t«vTÔ|jii|i05, de panl..., et siiiieîiOai, imiter.
ï. PAM"O.MLHE(pan-to-mi m'), s. f. || 1" Chez les anciens, l'art de représenter par des gestes les sentiments de tous les personnages. || 2° L'action d'exprimer les sentiments et les passions uniquement par des gestes et des attitudes. La pantomime de cet acteur est très-cxpressive. Ahl mes anges, j'ai bien peur qu'on ne corrompe entièrement la tragédie par toutes ces pantomimes île Mlle Clairon, volt. iett. d'Argental, la déc. (780. La pantomime est le premier langage de l'homme, elle est connue de toutes les nations, hebn. de st-p. Paul et Virfjinie. En retour de sa pantomime sentimentale Mnréal reçut un accueil qui eût redoublé l'émotion d'un amant véritable, CH. db Bernard, Un homme sérieux, § xviii. |{ 3° Pièce où les acteurs ne s'expriment que par des gi^stes. La pantomime est un canevas que chaque spectateur remplit dans sa gcnsée, MARMONTKL, Œuv. t. V, p. 76. || 4" Espèce de danse théâtrale. || Air sur lequel s'exécute une pantomime. || y4d;. Danse pantomime. {| ballet pantomime, ballet oii l'on ne chante pas, et où l'on ne fait que danser au son de la musique. Ce fut la duchessedu Maine qui inventa le ballet pantomime, et le premier fut joué à sa cour de Sceaux.
— ETYM. Pantomime t.
t PANTOMIMER (pan-to-mi-mé), v. a. Imiter par gestus, par pantomime. Alors Garrick se mit à pantomimer le désespoir du père, didebot, Lettre à Mme Iticcoboni.
t PANTO.MI.MiyUE (pan-to-mi-mj-k'), adj. Qm »ppartient à la pantomime. Je parle d'abord des iignes pantomimiques, parce que ce sont les premiers de tous, les seuls communs à la race humaine, CABANIS, Instit. Mém. sciene. mor. et polit. 1 1, p. 89. Les signes panlomimiques n'ont point de rapports matériels avec les signes vocaux, lé- VE80UE, Instit. Mém. sciene. mnr. et polit, t. v, p. tofl. Il Oui est mêlé de pantomime. Danse pantomimique.
t PANTOPÉLAGIEN, IK.NNE (pan-lo-pé-la-jiin, léè-n"), ad}. Terme de zoologie. Se dit des oiseaux qui se lancent dans la liaiite mer.
— etïM. Pant..., etité)iaY««, ontr.
t PANTOPHAGB (pan-to-fa j'), adj. Qui mange beaucoup, qui mange de tout indistinctement.
— ETYM. Pant..., et çafe'iv, manger.
•j PANTOPHAGIE (pan-to-fa-jie), s. f. Habitude de manger toutes sortes d'aliments.
t PANTOPUOBIK (pan-to-fo-bie), s. /•.- Terme de médecine. Crainte qui se manifeste pour toute chose, et qui s'observe surtout dans la mélancolie.
— ÉTYM. Pant..., et ço6oi;, crainte.
t PANTOPUONE (pan-to-fo-n'),s. m. Sorte d'orgue dont le cylindre est garni de chevilles mobiles, avec lesquelles on peut écrire à volonté de nouveaux airs.
— ÉTY.M. Pant..., et eiov^i, voix.
t PANTOPTÈRE (pan-to-pté-r ), adj. Terme de zoologie. Se dit de poissons osseux qui ont toutes les nageoires à l'exception des ventrales.
— ÉTYM. Pant..., et TtTEpov, aile.
t PANTOQVIÈRE (pan-to-kiè-r'), s. f. Terme de marine. Cordage employé dans un vaisseau à lacer les haubans de tribord avec ceux de bâbord, pour un bas mât.
PANTOUFLE (pan-tou-fl') , i. f. || 1° Chaus.surc qui sert à la chambre et qui ne s'attache pas comme le soulier. Mes pieds tortus humble pantoulle couvre, SCARRON, Poés. div. Œuv. t. vu, p. 77, dans pouGENs. Il [un distrait] tire un livre pour faire sa prière, et c'est sa pantoufle qu'il a prise pour ses heures, la brot. xi. Un homme de livrée court après lui, le joint, lui demande en riant s'il n'a point la pantoufle de Monseigneur; Ménalque lui muiitre la sienne et lui dit : voilà toutes les pantoufles que j'ai sur moi ; il se fuuille néanmoins et tire celle de l'évêque de **' qu'il vient de quitter, qu'il a trouvé malade au coin de son feu, et dont, avant de prendre congé de lui, il a ramassé la pantoufle comme un de ses gants qui était à terre : ainsi Ménalque s'en retourne chez soi avec une pantoufle de moins, ID. ib. Il Mettre son soulier en pantoufle, abaisser le quartier de derrière du soulier, ce qui transforme le soulier en une sorte de pantoufle. || Fig. Il a mis son soulier en pantoufle, se dit pour se moquer de quelqu'un qui croit s'être bien déguisé et qu'on reconnaît, il Kig. et familièrement. Raisonner comme une pantoufle, ou, elliptiquement, raisonner pantoufle, dire des riens, raisonner au hasard. X neuf heures, M. de la Garde, l'abbé de Grignan, Brancas, d'Hai-queville sont entrés dans ma chambre pour ce qui s'appelle raisonner pantoufle, sév. )60. (Cette locution vient d'un jeu de mot entre raisonner et résonner; la pantoufle ne resonne pas.) Il Fig. En pantoufles, (oc. adv. X son aise. Le gouverneur [d'une place assiégée], qui se nomme Nigrelli, avait dit au commencement qu'il n'avait qu'à se tenir en pantoufles dans sa chambre, et nous laisser faire pour une quinzaine de jours, pbllissos, Lett. hist. t. ii, p. 281, dans pougens. La situation d'Ebembourg ni celle du pays ne demandaient point d'investiture [de blocus], ni plus d'une attaque, de manière que les impériaux fai.s;iient ce petit siège en pantoufles, st-sim. 49, 7|. || Plaider en pantoufles, plaider dans le lieu où l'on demeure contre un homme d'un autre pays. || On irait en pantoufles en ce lieu, se dil pour exprimer que le chemin qui y mène est commode, aisé. || Populairement. Et cœtera pantoufle, quolibet dont on se sert comme d'un temps d'arrêt dans une énumération, dans un récit qui menace de devenir malhonnête. Il a-Ferà pantoufle, ou, simplement, pantoufle, voy. FER, n' 10. Il 3» Levier d'orgue. 114" Pantoufle do Notre-Dame, muflier. || 6« Cypripède ou sabot de Vénus.
— HIST. ivi* s. La vertu seroit mieux ; mais où elle défaut, se faut aider de l'hypocrisie, comme nous faisons de pantoufles, pour faire oublier noire petitesse, maho. iVouv. lu. Ce personnage haiso la pantoufle [se soumet au pape, est catholique] comme les autres, uèze, Vie de Calvin, p. U7.
— ÉTYM. Catal. plantera; espagn. pantuflo; ital. pantofola, paniufula; piémont. patofle et panlofîe; génev. paUnifle, homme qui niarche lourdement; angl. panlnfle; allem. Pantofjel; holland. patluffel. Origine inconnue. Diez conjecture que le radical est pat nasalisé, lequel représente pa/(e; la finale oufte, qui par soi ne signifie rien, .serait dite sur le modèle de man-oufle, employé en Provence pour moufle, K^iuL On pourrait aussi conjecturer un dérivé de piinoufte (voy. ce mot), bien que rin.sertion du ( f.issc une grosse ilifflcullc.
t PAIvroi'rLEH (pan-tou-flé), r. n. || !• Terme familier et vieilli. Raisonner pantoufle (voy. panpourLE). Voilà Corbta«lli tropaîUe; nous allons bien '
pantoufler, sav. 269. || 2» Se disait pour faire bien des pas et des démarches.
— ÉTYM. Pantoufle.
t PANTOUFLERIE (pan-tou-fle-rie) , s. f. Raisonnement de pantoufle. Vous êtes désaccoutumëa de philosopher, ma bonne, mais non pas de raisonner; il y a des philosophes dont la pantouflerie n» vous déplairait pas, sEv. 28juill. (680
— ÉTYM. Pantoufler.
t PANTOUFLIER (pan-tou-fli-é; l'r ne se prononce pas et ne se lie pas), s. m. Poisson (voy. uasteau, n" 12).
f PAN0RGE (pa-nur-j'), s. m. Nom d'un personnage de l'œuvre de Rabelais. {| Fig. Les moulons de Panurge, les gens qui suivent aveuglément l'exemple des autres, locution prise de la scène où, Panurge jetant dans la mer un des moutons de Dindenault, tous les aulres moulons et Dindenault hii-même s'y précipitent à la suite et périssent {Pant. IV, 8).
— ÉTYM. navoûp-fo;, bon à tout, et aussi rusé, trompeur, de itâv, tout, et Ipyio, faire.
t PANDS (pa-nus'), « m. Terme de chirurgie. Nom d'une maladie de la cornée caractérisée par un réseau vasculaire qui la recouvre, en partie ou en totalité, sous forme d'un voile membraneux. || On trouve aussi pannus, mais panus est plus correct
— ÉTYM. Lat. panus ou panrtus; grec, it^vo;.
t PAOLISTE (pa-o-li-st'), s. m. Se dit, dans les colonies portugaises, des individus nés de l'union d'un Portugais avec une femme du pays.
PAON (pan), s. m. || 1° Oiseau domestique d'un beau plumage, qui a une petite aigrette sur la tête et une longue queue couverte de marques en forme d'yeux, ordre des gallinacés, genre paon domestique, pavo cristatuSjL. Un paon muait, un geai prit son olumage, la font. Fabl. iv, 9. Les paons ne sont pas plus vains, les colombes ne sont pas plus voluptueuses, les tortues ont moins de paresse, volt. Zadig, «. Nous voyons que les paons sont comptés parmi les choses précieuses que la flotte de Salomon rapportait tous les trois ans, bufp. Ois t. iv, p. ». Si l'empire appartenait à la beauté et non à la force, le paon serait sans contredit le roi des oiseaux, lu. ib. Nous lui demandâmes ce que signifiaient deux paons de bronze placés aux pieds de la statue; il nous dit que ces oiseaux se plaisent à Samos, qu'on les a consacrés à Junon, qu'on les a représentés sur la monnaie courante, barthél. jlnach.ch. 74. Après lui vient le paon de lui-même ébloui; Son plumage superbe, en cercle épanoui, Déploie avec orgueil la pompe de sa roue : Iris s'y réfléchit, la lumière s'y joue , DELILLE , Paradis perdu, vu . || Chez les premiers chrétiens, symbole de la résurrection, MARTiGNY, Dictionnaire antiq. chrét. || (Terme du moyen Sge. Vœu du paon, vœu par lequel on s'engageait à prendre les armes ou à terminer quelque entreprise, ainsi nomme parce qu'il se faisait i table sur un paon rôti qu'on servait. || Fig. et familièrement. Glorieux comme un pann, très-glorieux. En entrant dans son cabinet, je le trouvai glorieux comme un paon, plus joufflu que jamais, MARMONTi L, Mém. V. [j Fig. Le geai paré des plumes du paon, voy. geai. || Fig. Prendre les plumes du paon, se faire honneur de ce qui ne nous appartient pas. Leurs pauvres petits noms [des gens qui en ont pris d'illu-,tres], & quoi l'on ne penserait pas s'ils n'avaient point voulu prendre les plumes du paon, sév. 19 juin (095. 112" Terme d'astronomie. Le Paon, constellation de l'hémisplière austral (avec une majuscule). || 3" Espèce do pipillon; il y a le paop du jour et le paon de la nuit. Il Demi-paon, espèce de papillon nocturne, nom vulgaire du sphinx ocellé. || 4° Paon bleu, poisson du genre des labres. || 8" Paon blanc, oiseau du Nord. Il Paon marin, l'oiseau royal ou grue couronnée. Il Paon sauvage des Pyrénées, le coq de bruyère. || Paon d'Afrique ou de Guinée, demoiselle do Numidie. || Petit paon sauvage, le vanneau commun. || 6" Paon royal, variété (l'œillet.
— HIST. xiii* s. Nus chapelier de paon ne doit rien de chose qu'il vende ne qu'il achaluapartenant à son mestier, lit), des met. 263. [Les Tafurs, troupe indisciplinée qui suivait les croisés] Plus aiment char de Turc que paons empevrés, Ch. d'Ant. v, 79. Il XVI" 8. Faisans, faisandoaulx, pans, panncauli.... HAB. IV, 59.
— ETYM. PouiK. paivd; Berry, punie, femelle du paon; proviuiç. pao, paho,paon; catal. pago; esp, pavon ; poilng. parâo; ital. pavone; du lat. pavonem ; grec, Ta'.', que Las.sen, par une conjectura bien lia.sariléc, tira du sanscrit (iklii, prououcé daui le Diicaa ticki.
PAP
l'AONNK (pa n"), i. f. Kemolle du paon. Une mère paonne et rncme une poule ordinaire peut mener jusqu'à vingt-cinq pelils paonueaux, selon Columelle, mais seulement quinze selon l'alladius,
«Ol-F. Oit. t. IV, p. S4.
— lllsT. XVI* s. La paonne, impatiente d'attendre les derniers [petits à éclorej, s'en va avec les premiers paoïmeauz i la ruine des rcslaas, o. de
SERRKS, 371.
— ETYJI. Paon; génev. paonne, prononcé pao-n'.
PAONNEAD (pa-nô) s. m. Jeune paon. Los paonne.iux, jusqu'à, ce qu'ils soient un peu forts, portent mal leurs ailes, les oui traînantes, et ne savent pas encore s'en servir, BDfr. Oi'j. t. iv, p. s».
— ÈTYM. Diminutif de paon.
I PAOUtt (pa-our), s. m. Vieux terme populaire. Lourdau.l, rustre, grossier.
— ÊTYM. D'après Ch. Nisard, ce serait l'ancien français poure, pauvre (/ cv. de tinUr. publique, 15 nov. i)i6u)j mais c'est bien plutdt l'allemand Dauer, paysan; lioll. boer.
PAPA (pa-pa), s. m. || 1" Terme enfantin pour père. Une petite larme ou deux, des bras jetés au cou, un mon petit papa mignon prononcé tendrement, sera assez pour vous toucher, mol. Ual. imag. i, b. On demande à Mlle de Virtemberg do qui un si grand deuil : Hélas t dil^Ue, c'est de monseigneur mon papa, st-sim. 70, (B«. Klle s'excuse avec vivacité, son papa sait bien que..., j. j. Bouss. Ém. V II 2° Grand-p.'ipa, grand-père. Il Bon papa, nom d'amitié donné à l'aïeul par ses pelili-enfantsou p.ir ceux qui leur parlent. || 3' Papa se dit familièrement d'un homme déjà avancé en 4i;e. Vous aviez bien raison , papa Michau ; mademoiselle Catau est la beauté même, collé. Pari, de chaue d'Henri IV, m, 4. || C'est un gros papa de bonne minp, se dit d'un homme d'un certain âge qui a de l'embonpoint et de la fraîcheur. || 4° Vauluur d'Amérique.
— P.TY.M. Lat. papa, pappa; grec, ixàr.na. PAPABLE (pa-pa-bl'), adj. Capable d'être élu
pape, propre à cette gramlc dignité. [Le cardinal ImperfSi] C'était un des plus capables et des plus papables [du sacré collège), avec de l'Iionncur, des lettres et une grande décence, sT-sm. 3(6, i26. Tous ces cardinaux romains, italiens, français, germains et castillans, zélés ou politiques, se trouvaient encore partagés, non pas en factions.... mais par une autre division toute naturelle et toute chretie ne, en cardinaux papalili et pnpfgiaiili, i'est-à-diie papables et papifiants, decoluchvmp. Souvenirs de la marquise d» Créquy, t. il, ch. ».
— ÉTYM. Pape, comme si l'on avall le verbe paper, nommer un pape.
, PAPAL, ALE (pa-pal, pa-l") , adj. || !• Qui appar- "tient au pape. Dignité, autorité papale. Le règne papal devait tomber tout à coup par le soulfle de Jésus-Christ, c'est-à-dire par la préiliL-alion de Luther, Boss. Var. i, si. || Terres papales, les terres de la domination du pape. || 2° 5. m. pi. Les papaux, les partisans ilu pape.
— HIST. XV* s. Donna lo pape pleine puissance [aux cardinaux] de faire ce qu'il pouvoit faire, reserTÔ aucuns cas papaux, fhoiss. ii, ii, 20. || xvi* 9. L'un d'eulx, voyant le pourlrait papal.... bah. Pant. IV, 46. Pourcc que lesciielle [pour prendre une ville] n'uvoil couslé que qualie francs, le pais ilisoit en se moquant que les huguenots avoicnt autant fait de quatre livres que les papaux de quatre cent mille escus, h'aub. Uitt. m, 409.
— ÊTYM. Pape.
i PAPALIN (pa-palin), ». m. || !• Soldat du pape. Il Monnaie des Étala du pape. || Bossuet dit papalin pour partisan du pape, en faisant parler Luther : Ces ânes de papalins ne savent pas qu'ils sont des kne», Variât. 1. 1| i" Àdj. Papalin, papaline, qui appartient au pape (avec une idée de dénigrement: en bonne part, on dit papal). Pour ladisj.ensedu pape, j'en suis bi>!n guéri, aussi bien que de toutes les autre» fanfreluches romaines et papalines, oui pa- Tm, Lttt. l. 11, p. 41.
«. PAPAS (pa-pâ), ». m. Prêtre, évéque ou patriarche de lÈglise grecque. La confession éuil pratiquée [cher les Russes], mais ce n'éUlt que dans le eu des plus grands crime» ; alors l'absolution leur pataivsail n.'-ce>saire, mais non le reponKr : ils se cmya ri.t pur» devant Dieu avec la bénédicliou *"• V"" '"-T- Chartei XII, >. || Aujounlhui,
"" " 1 ■■ f-n parlant des prêtre» russe».
- HiSR, xm* ». Et quant il entra dani Thcbe», «nt peuastea roir un il grant polucrona de palpai
PAP
et d'alcontes [archontes] et d'ommes et de femmes,
H. UB VALENC. XXXIII.
— ETYM. Iliijnvoç, père.
t 2. PAPAS (papfts'), ». m. Nom qu'on donne
quelquifois aui topinambours.
t PAPAT (pa-pa), î. m. Dignité de pape: on dit plus ordinairement papauté.
— lllST. XV* s. Au dit concile gênerai feurent privez du papat Grégoire et Benedict, juv. des ursins, Charles VI, i408.
PAPAUTÉ (pa-pô-té), ». f. H 1* Dignité de pape. Vous eussiez dit qu'il [Luther] lisait dans les décrets éternels ; on le voyait parler si certainement de la ruine prochaine do la papauté, que les siens n'en doutaient plus, boss. Var. 1. Quand on vit que les prophéties ne marchaient pas assez vile, et que le souflle de Luther était trop faible pour abatlre cette papauté tant haïe, m. ib. iv, 2. || 2" Temps pendant lequel un pape occupe le saint-siége.
— HIST. XV' s. En si digne degré que à celui de papalité, froiss. 11, 11, 20. || xvi* s. Son maislre avec la papauté prit le nom de Pie Vi o'a.ub. Uist. 11,
— ÉTY.M. Papal, avec la finale ilé, contracté comme danspnncipauK'.
t PAPAVERACE, ÉE (pa-pa-vé-ra-sé, sée), adj. Oui ressemble au pavot. ||S. /. pi. Les papavéracées, famille de plantes dont le pavot est le type.
— ETYM. Lat. papaver, pavot. Pictet (i, 204) dérive pdfpdrcr du sanscrit pâpaiiro, ou taro, mauvais suc [vard ou vtra désignent des sucs de plantes indiennes). La métatbèse des longues fait une difficulté, mais non invincible.
t PAPAVÉRINE (papa-ïé-ri-n'), ». f. Terme de chimie. Nom donné d'abord à l'alcaloïde appelé depuis coiléine.
— ETYM. Lat. papaver, pavot,
t PAPAYACÉES (pa-pa-ia-sée), ». f. pi. Nom d'une famille de plantes voisines des cucurbitacées
t PAPAYE (pa-pê), ». f. Fruit du papayer.
PAPAYER (pa-pè-ié), ». m. Nom générique d'arbres de la famille des papayacées. || Le papayer commun {carica papaya, L.), arbre des Moluques.
— ÉTVM. Papaya, mot, selon Oviedo (t. i, p. 333, Madrid 1B6I), des habitants de l'tle de Cuba; papai, usité chez les Portugais au Brésil; ambapaya, aulre nom indiqué par Nemnich ; ababai, grosse papaye, dans le Dicl. caraïbe -français du P. Raymond Breton (roulin).
PAPE (pa-p'), t. m. Il 1* Le chef de l'Église catholique, évêque de Rome, et qui, dans le cours du temps, est devenu souverain temporel de cette ville et d'un territoire adjacent. On aime la sûreté; on aime que le pape soit infaillible dans la foi, et que les docteurs graves le soient dans les moeurs, pasc. Pens. xxiv, 76, édit. bavet. Le pape est premier: quel autre est connu de tousT quel autre est reconnu de tousT ID. ib. 77. 11 n'y a presque plus que la France où il soit permis de dire que le concile est au-dessus du pape, id. ib. xxiv, 84. Je loue de tout mon coeur lo petit zélé que j'ai reconnu dans votre lettre pour l'union avec le pape : le corps n'est non plus vivant sans le chef, que le chef sans le corps ; quiconque se sépare de l'un ou de l'autre n'est plus du corps, et n'appartient plus à Jésus- Christ, iD. Lett. à mie de Roannex, «. M. de Cha^ilnes mande à ma fille que la chose du monde à quoi l'on songe le moins dans le conclave, c'e.st à faire un pape, et qu'il lui en mande par là tout le secret, SËV. iiljuin 4681. M. de Chaulnesest trop heureux, on ne peut plus lui disputer d'être l'homme du monde qui fait le mieux un pape, lo. 69 J. Ne jugez point si frivolement; croyez que, quelque manège qu'il y ait dans le conclave, c'est toujours le Saint-Lsprit qui faille pape; Dieu fait tout, il est le maître de loul, id. ï« juill. <6»i. Que peuvent des évêques [les anglicans] qui ont anéanti eux-mêmes l'autorité de leur chaire et la révérence qu'on doit à la succession, en condamnant ouverteiuent leurs prédécesseurs jusqu'à la source même de leur sacre, c'est-à-dire jusqu'au pape saint Grégoire et au saint moine Augustin son disciple et le jiremier apAtre de la nation anglaise T boss. Reine d'Anglet. 11 [saint Bernard] regardait dans le pape seul ce qu'il y avait de plus grand dans l'un ei l'autre Testament : un Abraham, un Melcbisedccb, un Moïse, un Aaron, iiq saint Pierre, en un mot Jésus-Christ même, lu. Sermons, Unité de l'Église, 2. Dans le grand schisme d'Occident, lea papes qui se disputèrent l'empire du monde vécurent souvent d'auniAne», volt. Diaion. philos. Cour de Rome. Un philosopha qui écrirait L'histoire de» papes, le» pré-
PAP
sèmerait sous un jour, sinon plus favorable, au moins plus intéressant et plus vrai : il les peindrait luttant contre la force et la puissance, avec les seules armes que la religion leur fournissait, d'alemb. Éloges, Fléchier. || Familièrement et fig. Nous aurions fait un pape, locution qui s'est dite à celui qui a eu en même temps la même pensée que nous. {] Soldats du pape, nom qu'on a donné quelquefois aux mauvaises troupes, parce que l'armée du pape ne faisant, pas la guerre était peu aguerrie. |] 2° Nom d'un bel oiseau de trois couleurs, gros comme un serin, qu'on trouve à la Caroline et au Canada. Les Hollandais, à force de soins et de patience, sont venus à bout de faire nicher les papes dans leur pays, comme ils y ont fait nicher les bengalis, hiiFF. Ois. t. vu, p. 24».
— HIST. xui* s. Cil apostoles Leons, par la malisce des Romains, establi que jamais papes ne peust estre fais ne esleus sans l'assenlemenl des empereours, BHUN. LAT. Très. p. 8». La renommée de s'estoire Ala à la pape Grégoire, buteb. 11, 153. || xv*s. Pape Clément et les cardinaux qui de son accord estoient, FBOiss. liv. Il, p. 62, dans laclrnk. || xvi* s. Au lieu de dire le pape, je lujay appris à dire Sa Sainteté ; au lieu de roy. Sa Majesté, d'aub. Conf. 11, 1.
— ÊTYM. Lat. papa, père. L'ancienne langue, trompée par la finale de ce mot ei par sa déclinaisou , a fait souvent pape du féminin : la pape.
t PAPEFIGUE (pa-pe-fi-gh'), s. m. Mot forgé par Rabelais {Pant. iv, 45) pour désigner les hérétiques, ainsi dits parce que l'un d'eux avait fait la ^gue au portrait du pape.
t PAPEFIGUIÈRE (pa-pe-fi-ghiè-r"), ». f. Pays des Papefigues, maudit et soutnis à l'autorité du diable.
PAPEGAI (pa-pe-ghè) ou PAPEGAUT(pa-pe-gô), ». m. Il 1° Ancien nom du perroquet. Comme le nom de papegaut ou papegai a été oublié, nous l'avons transporté à la famille des perroquets de l'Amérique qui n'ont poinl de rouge dans les ailes, afin de les distinguer, par ce nom générique, des perroquets amazones dont le caractère principal est d'avoir du rouge sur les ailes, bukf. Oi». t. xi, |i. i37. 112° Oiseau de Iwis ou de carton, iju'on met au bout d'une perche pour servir de buta ceux qui disputent le prix du tir. Ces beaux tireurs de papegai, le Slathois, p. 6. Lettres patentes du mois de mars 1530, portant concession aux habitants de la ville de Ponlivy du jeu de papegaut, à l'arbalète, arquebuse et arc... avec exemption du droit d'impôt. Arrêt du cont. ai aoûl i«77.
— HIST. XIII* s. Lors s'esvertue et lors s'envoise Li papegaus et la kalandre, la Rose, 78. || ivi* s. Quand le printemps poussoit l'herbe nouvelle, Qui de couleurs se faisoit aussi belle Qu'est la couleur d'un gaillard papegay Bleu, per, gris, jaune, incarnat et vert-gay, bons. sis. Ils se jettoient sur les pauvres chais, et les tiroient à coups de harquebuses comme l'on fait au papegaull, paré, t. m, p. 7o3. Les papegaux et perroquets sont à louer sur tous pour parler et prononcer les parolles qu'ils oyenl, et sont fort joyeux et gais, principalement quand ils ont beu du vin, m. Anim. 30.
— ÊTYM. Provenç. papajot, papaguav: calai. papagall; espagn. papagago; portug. papagaio; ital. papagallo; de l'arabe babbaga, perroquet (defrâmery).
t PAPEGOT (pa-pe-go), t. m. Nom donné aux gens soumis au pape, ô papegols! voilà la belle source De tous vos biens, volt. Kule du pape.
— ÊTYM. C'est une altération, faite par Voltaire, du mot de Rabelais qui est papegaut {Pant. v, >), lequel désigne le pape, non les sectateurs du pape; pour ces derniers, Rabelais a dit papimune.
PAPELARD (pa-pe-lar; le d ne se prononce et ne se lie jamais), t. m. || 1° Faux dévoi, hypocrite, ô papelards, qu'on se trompe à vos mines! la FONT. Herm. \\ 2° Adj. Qui a le caractère de l'hypocrisie. Dés qu'il [le loup] la voit partie [la chèvre], il contrefait son ton; Et d'une voix papelanle 11 demande qu'on ouvre, en disant foin du loup, la FORT. Fabl. IV, 15. Tout doucement venait Lamotte-Houdard, Lequel disait d'un ton de papelard: Ouvre/, messieurs, c'est mon (£dipe en prose, volt. Temple du Coût.
— msT. XIII* s. Orest frère Renart clamez, Et si fet moult le papelart. Tant que s'en puisse issir | ar art, Ren. 1518H. Tel fait devant le pajiclart, Qui par derrière pape lart... Tel ne mengue ne ne pape. Quant povres est, chair ne sain [graisse], Qui puis en fait moult granl Irahin, Miracles de la Sainte Vierge, dans nu cangk, papare. || tiv* s. Curdelier» et li béguins Qui font bien le pa|ielart Sou» leur
PAP
PAP
PAP
chapes ont renart, te Queut de renard. || iv s.
Quant ojei proschcr lo regnart, Pensez de vos oyes garder, Sans à son parler regarder; Car souvent scel servir de l'art, Contrefaisant le papelart. Qui «cet ses paroUes farder, CH. d'orlêans, Rondeau. Se chasteté la papelarde Avoitainsi le monde duitEt i sa cordelle séduit, Jamais ne seroit créature, Et ainsi defaudroit nature, e. dksch. Poés. mss. f»B55.
— ETYM. Ital. pappalardo, papelard, goinfre, bâfreur; napolit. pappalardiello, sorte de mets. L'italien justifie l'étymologie : pope lard; de pappa, bouille, popporc, mangercomme les enfants, et /ord.
I PAPELARDER (pa-pe-lar-dé) , v. n. Faire le papelard, l'hypocrite.
— HIST. iiii' s. Papelars fet bien ce qu'il doit, Oui si forment [fortement] papelardoit, ruteb. 3i6.
t PAPELARDIE (pa-pe-lar-die), s. f. Kausse dévotion, hypocrisie. Nous vîmes que son fait était papelardie, la font. Ballade sur les romans.
— HIST. xiw s. J'aim miel devant les gens orer [prier], Et affubler ma renardie Du mantel de papelardie, la Rose, tt7l5. || iiv s. Et sans papelardie ou fiction ayez le cuer au ciel, Hénagier, i, 2.
— ETYM. Papelard.
PAPELARDISE (pa-pe-lar-di-z'), f. f. Synonyme de papelardie.
PAPELIXE (pa-pe-li-n'), s. f. Sera permis de faire des papelines et autres étoffes tramées de fleuret, Statuts des marchands de drap d'or, etc. «juiU. (667, art. 54 (voy. popeline).
— ETYM. On prétend qu'elle tire son nom de celui du pape, parce qu'elle se fabriquait à Avignon, qui était terre papale.
t PAPEI.ON.NÉ, ÉE (pa-pe-lo-né, uée),adj. Terme de blason. Se dit d'une représentation en forme d'écaillé, ou de demi -cercle, sur un écu. D'hermine, papelonné de gueules.
PAPERASSE (pa-pe-ra-s'), ». f. Papier, écrit sans utilité. Je pense qu'il se trouverait assez de mes paperasses, dont le public n'a eu que trop de communication, LAMOTHE LE VAYKB, la Promenade, Dialogue I. Je ne pourrais m'empêcher de me plaindre de ce qu'ils n'ont pas relevé l'indignité de cette paperasse qu'on vient de lire dans celte compagnie, contre toutas les formes, retz, Hém. t. ii, liv. m, p. SOI, dans poi:gens. Nous sommes inondés de papiers et de paperasses, n'"' du defpand, Lett. à Walpole, t. II, p. 183, dans pol'Gens. Si le duc de Sully avait prévu que ses paperasses économiques, royales et politiques seraient lues un jour par Mme la margrave de Baireulh, il aurait redoublé de vanité, volt. Letl. margr. de Batreuth,diniRev. franc, février isee, p. 2ia. Je viendrai, moucher »nge, à Plombières.... j'apporterai quelques paperasses en prose et en vers pour vous endormir, iprès le dîner, id. Letl. d'Àrgental, I6 mai (754. Ce jrocès me ruine en sotte paperasse, piron, MUrom. iv, 3. Enfoncez-vous dans vos paperasses, pont de TETLB, le Complaisant, l, 7.
— HIST. ivi* i. Imprimeurs auxquels je Pavois envoyé par ces petits paperats [lambeaux de papiers), DE8 ACXORDS, Bigarrures, Avant-propos, p. (4, dans LACUHNE. Que ne ferois je plus tosl que de lire un contract, et plus tosl que "d'aller secouer ces paperasse.'* poudreuses...? mont, iv, 7B.
— ETYM. Papier, avec la désinence péjorative ace; génev. paperoches.
PAPEKASSER (p»-pe-ra-sé), v. n. || 1" Remuer, feuilleter des paperasses. Paperassez à vetre aise ; vous me rendrez ces papiers à votre grand loisir, llAiNTK>oi», Lett. à Hmr de Glapinn, 2( nov. (718. Un jour, étant chez Mme de Maintcnon, la duchesse de Bourgogne se mit i pa; era.sser sur un bureau, ST-gm. (77, (02. lia- Faire des écritures inutiles. Cet avoué aime à paperasser. Les administralions sont accusées de paperasser. {| Il se conjugue avec l'auiiliaire avoir.
— KTYM. Paperasse.
PAPERASSIER (pa-pe-ra-sié; Vr ne se prononce et oe se lie jamais ;au pluriel, l'i se lie : des pa-pora- ■ié-z ennuyeui), t. m. Celui qui aime à paperasser, i ramasser des papiers sans grande utilité,^ faire des écritures inutiles. || Adj. Papcra.ssier, paperassière. L'administration est en général paperassière.
— ETYM. Paperasse.
PAPESSK (pa-pJi-s'i, s. f. Femme pa[)e. La fable de la papesse Jeanne. Cette papesse Jeanne établie d'abord par quelques-uns, détruite par d'autros, ensuite rétablie, il la détruisait pour jamais, et il trouvait que cette fable ne pouvait s'être soutonMe
3u'i la faveur des ténèbres de la chronologie qu'il '.ssipait, roNrE.t. Leitmitx.
PAPETERIE (pa-pè-te-rle), *. f. \\f Commerce
de papier. Il 1* Art de le fabriquQf H 8' Espèce de noctfssaire contenant ce qu'il faut pour écrire.
— ÊTVM. Papetier ; wallon, papitreie.
PAPETIER (pa-pe-tié ; l'r ne se prononce et ne
se lie jamais; au pluriel, I'* se lie : des pa-pe-tié-z habiles), j. m. Celui qui fait ou vend du papier. L'usine d'un papetier. La boutique d'un papetier. Il Adj. Ouvrier papetier. Marchand papetier.
— Btym. Formation irrégulière de papier, qui aurait dû donner papirier; wallon, papti.
t PAPETIÈRE (pa-pe-tiè-r"), s. f. Femme qui vend du papier et autres fournitures de bureau. 1| Adj. Mouche papetière, mouche qui fabrique une sorte do papier; elle appartient au genre guêpe. Art charmant! j'aime à voir la mouche papetière, Du bel art de Didot inventant la matière, Des cuves d'Annonay suppléer les chiffons, delille, ÏVoi'i règnes, vu.
tPAPHORE (pa-fo-r*), s. m. Espèce de grand aigle.
t PAPICOLE ( pa-pi-ko-l' ) , « . m. Oui adore le pape (nom que les protestants ont donné aux catholiques).
— ETYM. Pape, et le lat. colère, honorer.
PAPIER fpa-pié; l'r ne se prononce et ne se lie jamais; au pluriel, l's se lie : despa-pié-z importants), s. m. Il 1* Nom donné dans l'antiquité à un tissu sur lequel on écrivait et qui était faliriqué avec le papyrus. On prépare le papier en divisant le papyrus en bandes très-minces, mais aussi larges que possible; la bande la meilleure est celle du centre de l'arbre, et ainsi de suite dans l'ordre de la division ; on appelait. jadis hiératique, attendu qu'il était réservé aui livres sacrés, le papier fait avec les bandes intérieures; lavé, il a reçu le nom d'Auguste, de même que celui de seconde qualité porte celui de Livia, sa femme; de la sorte, l'hiératique devint papier de troisième qualité.... le ténéotique, ainsi nommé d'une localité voisine de Sais, est fait avec dos matériaux plus rapprochés de l'écorce ; il ne se vend plus à la qualité, il se vend au poids ; quant à l'emporélique, il ne peut servir à écrire ; on ne l'emploie que pour envelopper les autres papiers et emballer les marchandises, de là lui vient le nom qu'il porte (papier des marchands), pline, llist.nat. xiii, 23. Il Papier s'est dit quelquefois pour papyrus J'ai eu l'honneur de vous envoyer quelques plantes curieuses, et entre autres le vrai papier, qui jusqu'ici n'était point connu en France, pas même de M. de Jussieu, i. i. nouss. Lett. à M. de if*" sur la bot. t. vn, p. (Bfi, dans pougens. 112° Plus tard, feuille faite avec du éhiffon de colon et qut servait à écrire. Vers le XII* siècle on apporta d'Orient en Europe l'art de faire du papier avec des chiffons réduits en pite. Beaucoup de manuscrits grecs sont écrits sur du papier de coton. De temps immémorial, les peuples asiatiques placés en deçà du Gange ont fabriqué du papier avec les vieux haillons du coton qui les habille; mais il est lourd et grossier, mongez, Instit. Hém. lilt. et beaux-arts, t. v, p. 47(. || 3* Aujourd'hui, feuille faite la plupart du temps avec des chiffons de vieux linge et qui sert à écrire ou à imprimer. Papier qui a du corps. Papier mécanique de toute longueur. Rame, main de papier. Le fameux art d'écrire, Cet art ingénieux de parler sans rien dire, Et, par les trait» divers que notre main conduit. D'attacher au papier la parole qui fuit, conneille, cité dansESTARAC, Gramm. génér. 1. 1, p. 458. Un pédant dont on voit la plume libérale D'officieux papiers fournir toite la halle, mol. t'em. sav. i, 3. Si je voulais transmettre au papier ce que ce livre me met dans le cœur, boss. Lett. 284. Comme le devoir d'un fils est fondé sur quelque chose de plus haut, sur la loi du supérieur qui e^t Dieu; loi qu'il a mise dans les cœurs avant que de l'écrire sur la pierre ou sur le papier, m. 5" avert. 52. Mes vers, comme un torrent, coulent !îur le papier, boil. Sat. VII. Je reprends sur le champ le papier et la plume, m. ib. n. Chacun à ce métier [de poète] Peut perdre impunément de l'encre et du papier, 10. tb. a. [La chicane] Rend pour des monceaux d'or de vains tas de papiers, lo. Luir. v. C'est une chose curieuse de voir comment notre papier, qui est si blanc et si fin, se fait de vieux haillons et de sales chiffon» qu'on ramasse dans les rues, rollin, llisi. anc Œuv. t. i, p. (05, dans poioens. Un habitant de Paduue, au commencement du xiv* siècle, inventa le papier; c'est une composition de vieux linge pilé et broyé par le mo^au d'un moulin .i eau, et qu'on étend ensuite par feuilles ; on ne commença de le connHltre et de s'en servir «n France, au lieu de parchemin, que sous le règne de Philippe de Valois, lAiNT-roix, Kti. Paris, (Euv. t. ■▼, p. t7S,
dans POiGFNS. Il fut papier; cent cerveaux à l'envers De visions à l'envi le chargèrent ; Puis on le brûle ; il vole dans les airs, Il est fumée aussi bien que la gloire, VOLT. Guerre de Genève, iv. Le plus ancie» papier de lin ou de chiffons est-il celui de Xativa dans le royaume de Valence et celui de la Catalogne * la France l'a connu dès le xiii* siècle, mongez, Insl. Uém. lett. et beaux-arts, t. v, p. 472. || Papiei doré sur tranche, se dit de feuilles de p.ipier que, pour l'ornement, on a dorées sur la tranche || Noms de différents papiers à éiirire : papier au pot oupai ier écolier, vélin, vergé, tellière, à lettre, etc. || Noms de papiers à imprimer : carré, grand raisin, grand aigle, écu, etc.; papier de Hollande. || Papier de sûreté, papier pour les billets de banque et autres valeurs, tel qu'on ne puisse le contrefaire. || Papier lombard, sorte do papier à impression. |{ Papier à la Colbert, papier qui servait pour copier les comptes. Il Confier au papier, écrire ce qu'on a de secret. Je confie au papier les secrets de mon conir, boil. Vise, au roi. De quoi diantre s'avise-t-elle de confier ces choses au papier? dancourt, la femme d'intrigues, i, (.Et l'art consolateur Qui confie au papier les sentiments dii cœur, oelil. l'Imag. vi. Il Dans le même sens, dire au papier. Et s'il ne m'est permis de le dire au papier, boil. Sat. ix. Il Mettre, jeter ses idées sur le papier, les mettre par écrit. Souvent les choses i]ui m'ont semblé vraies lorsque j'ai commencé à les concevoir, m'ont paru fausses lorsque je les ai vf..u mettre sur le papier, desc. Méth. vi, 4. Ce: jn grand plaisir de mettre sur le papier ses pensées, de s'en rendre un compte bien net, et d'éclairer les autres en s'éclairant soi-même, VOLT. Lett. d'Argenson, (4 déc. (770. Il [Bossuet] jeta sur le papier des observations sur les règles les plus fines de la grammaire, et sur la langue latine, u'alemb. Éloges, Bossuet. Il y avait un homme (Pascal] qui jeta sur le papier des pensées qui tiennent autant de Dieu que de l'homme, CHATBAUBR. Céiiie, ui, 11, 6. || On a dit dans le même sens : mettre en papier. (Ils) Peuvent mettre en papier leur dire par écrit, Régnier, Sat. m. Il Sur le papier, par écrit. Coulange nous joua cela si follement et si plaisamment, qu'autant que cette scène est plate sur le papier, elle était jolie à la voir représenter, sÉv. 504. || Sur le papier, se dit, par opposition à effectif, de ce ijui ne figure que par écrit. Une armée de quarante mille hommes sur le papier. Il y a trente ans qu'il est gladiateur sur le papier, balz. liv. vi, lett. 5 II est plus aisé d'arranger tout sur le papier que d'exécuter, maintenon, Lett. au Card. de Noaitles, « oct. (6»9.||Cela est beau sur le papier, se <lit d'un projet, d'un plan qui, paraissant beau en écrit, est d'une exécution ou impossible, ou inutili;,ou dangereuse. || Brouiller, barbouiller, gJterdu papier, écrire des choses inutiles, ridicules. || Mettre de la marchandise en papier, l'envelopper avec du papier. || Faire papier, tenir papier, s'est dit pour tenir registre. Ce n'est point chez moi qu'on fait papier de mise et de recette, MALH. le Traité des bienf. de Sénèque, iv, 32. Et si dans le quartier il est quo!()ue amourette, Du .soir jiisi|u'au matin ils demeurent au guet. Pour tenir bon papier de tout ce <iui s'y fait, Tii. corn. Feint astrologue, i, 2. || Fig. Papier mflché, papier mouillé se dit de ce qui n'est pas plus fort, plus rosislant que du papier mâché ou mouillé. C'est une âme de bouillie, dit-elle, c'est un corps de papier mouillé, sÉv. 44. À soixante et dix-neuf ans, avoir un corps de ro.seau et des organes de papier mâché, je suis inguérissable, volt. I.ett. d'Argental, (» avril 1778. Le vice est moins dangereux que ces âmes de papier mâché et ces têtes vides, m"* de l'kspinasse, Lett. t. II, p. (5, dans pougens. || Fig. Une ligure, un vùsage de papier mâché , un vi.sage pâle et blême qui annonce manque de santé et ilo force. Il Ce n'est que du papier, ou du papier mouillé, se (lit d'un méchant drap qui se di'chire facilement. Il 4* ïeime d'imprimerie. Livres en grand papiir, livres qui ont de grandes marges. || Papier blanc, le premier cAté de la feuille qu'on couche sur la forme. {| 5" Il se dit aussi de différentes sortes de papiers qui servent à dillérents u«.ige8. Papier maro(|uiné. Papier à sucre. Papier à chandelle. || Papier marbré, papier teint de diverses couleurs imitant les veines des marbres, des agates, etc. || Papier bleu , celui dont les marchands font des enveloppes pour diverse» marchandises. || Papier gris, ou papier brouillard, papier qui, n'étant point collé, boit les l|(|ucurs et sert môme à les filtrer, et, en général, papier peu consistant. J'ai vu du ténébreux empire Accourir avec un pétai d Cinquante lutins pour détruire Un palais de papier
l.rouillaril, panabo, Deseriplion de l'Opéra. || Papier ppp c»!!'-, papior servant à lilirer: il y en a deux f.il'i-ces, l'un gris, l'autre blanc et dit papier Joseph. Il l'ai'ier parchemin, papier trempé dans une disst/iution d'acide sulfurique cl devenu consislant e^nime du parchemin. || Papier gélatine, papier transparent pour calquer. || Papier végétal, à décalquer. Il Terme de marine. Papier de doublage, sorte de papier gris qui se place quelquefois entre le franc-bord et le doublage en cuivre. || 6" Papier de Ciiine, papier fait avec la seconde pellicule de l'ccorce de bambou. Les bambous servent à frire des cordages et du papier de Chine; pour obtenir ce dernier produit, on fait tremper les tiges et on les broie de manière à avoir une pâte qu'on étend ensuite sur les cadres, comme celle qui fournit le papiei irdinaire, jules clavê, l'HxploUalioH des forêts le l'Inde, dans Rev. des Deux- Mondes, 15 avril <8« p. 855. Il 7° Papier timbré, ou marqué, papier marqué d'un timbre , dont on est obligé de se servir pour cerUins actes. || Papier libre ou mort, papier non timbré. Les eitraits des act-s de naissance nécessaires pour étatdir l'âge des électeurs seront délivrés gratuitement sur papier libre, à tout réclamant. Loi du I6 mors 18*9, art. (3. X (léfaul de déclaration de versement, il [l'expéditeur d'un article d'argent] fait constater son identité soit par témoins, soit par un certificat délivré par un maire, sur papier libre, et revêtu du cachet de la mairie. Instruction de l'administration des postes. ;i Papier libre se dit aussi, chez les cartonniers, du papier ordinaire, par opposition au papier fihgrané qu'ils emploient. Si le nombre de jeux [de oarteSj correspondant aux feuilles de moulage excède celui qu'a dû produire le papier liligrane manquant, il y a lieu de supposer que les jeui excédants ont été complétés avec des cartes en papier libre, Cireul. eontrib. indir. 15 juin isis, n° B. || 8- Papier de musique, papier réglé pour la portée et sur lequ€l on écrit la musique. || Papier réglé i la française, celui qui est plus haut que large. Papier régie à l'italienne, celui qui est plus large que haut. |j Kig. Il est reg é comme un papier de musique, se dit d'un homme extrêmement régulier et concerté dans tout ce qu'il fait. || 9' Papier peint, ou papier-tenture, papier qui sert à tapisser les murs d'une chambre. Manufacture de papiers peinU. Papierdamas. Papier-lambris. Papier-tontisse. Papiergranit. Papier-marbre. Papier-arabesque. || Papier pâle, papier teint en bleu qui sert à couvrir les lablettes et la dedans des armoir<!s. (| Papier coutil, papier qui imite le coutil. || Papier souillé ou papier »elouté. Il existe depuis quelque temps à Uouen une fabrique de papier, que l'on nomme velouté, connu aussi sous le nom de papier soufflé ; c'est un papier sur lequel on applique divers dessins de l.iine hachée, Ciel. d«orMe« m. Papetier. || 10- Chez les relieurs, papier pâte, papier non lissé. On enlève le morceau de feuille d'or de dessus le coussinet, avec un morceau de papier pâte, c'est-à-dire du papier non lissé, ou avec une carte dédoublée, Manuel du relieur, p. 232, Rorei, I8a7. || 11» Papier de verre, papier enduit de poudre de verre, dont on se sert puur polir. || Papier tracé, papier au pot, p.ipier cachet, se dit de papiers qu'emploient les tartiers. || Terme de chimie. Papier réactif, bandelette de papier Joseph teinte avec des solutions de touleurs végétales; il sert à reconnaître divoises iéactions. || 12" Papiers médicameiuës, nom donné à '.ertaines préparations faites par application de subtances adhésives sur du papier, pour être ensuite llacées sur des parties malades. Papier à cautère. , Papier chimique, sparadrap fait avec des léuii- <s de papier enduites d'huile siccative, puis, ur une de leurs faces, d'emplâtre de minium. Il IS* Toute sorte de titres, documents, mémoires ou autres écritures. Perdre un papier de ïtinséquence. Inventorier des papiers. Seigneur, j'ai des pipiers qu'il faut que Je vous montre, MAiR .Soliman, n, a. Vois ce papier honteux, et par S'>n écritur* Apprends en même temps et plains mon aventure, i». Sophon. i, a. Au bas de CK papier cette fraîche écriture Nous pourra de l'eiiiKme expliquer l'aventure, kotrqu, liélis. i\, ». J'ai TO» papiers; vous avei bien fait de me dire tout, MM*. Lttt. Corn. is. || Papiers sur table, en prorbiiiant les pièces, en n'anmiiçant rien qu on m prouve par de* pièces valables. Il faut voir cela M deuil, il faut mettre papiers sur table, pasc. ftns. XXI», ««. A l'égard de ce jeune homme [condaœiié i Abbevillel.... vous y verrez des horreur, «t d« ««Uses des prétendu» juge» d'Abbeville, tou- !■ « prouvée* UfaUment, papiers «ur uble. volt.
PAP
Lett. d'Arg'nlal, s avr. 1775. || Fig. Il est riche en papier, se dit d'un homme dont le bien est litit;ieux. Il Dans le langage de la poste, papiers d'affaires, papiers qu'elle peut se charger de transporter. En France, on considère comme papiers d'affaires les dossiers de procédure, les pièces de comptabilité, et généralement tous les paquets de papiers manuscrits n'ayant pas le caractère d'une lîorrespondance actuelle et personnelle, Commiss internat, des postes, Paris, i»63, p. 36. i| Être écrit sur les papiers d'un autre, ou, simplement, être sur ses papiers, lui devoir quelques sommes. H Être sur les papiers, se dit aussi d'une personne contre laquelle il a été donné quelque mémoire, quelque renseignement à celui qui a droit d'inspection et de juridiction. 11 est sur les papiers du préfet de police. || Il est écrit sur le papier rouge, il a choqué quelque puissant qui n'attend qu'une occasion poOr se venger. Il Fig. et familièrement. Être bien, être mal dans les papiers, sur les papiers de quelqu'un, être bien ou mal dans son esprit. •:oigny, colonel général des dragons, était mal sur les papiers du régent, ST-siM. «46, 2)7. J'ai bien peur, et j'ai plus d'une raison pour le craindre, qu'il ne pousse ses haines encore plus loin, et que la philosophie no soit guère mieux sur ses papiers, d'alemb. Lett. à Voltaire, 24 janv. (778. Il Fig. Être dans les petits papiers de quelqu'un, occuper son souvenir, lui être cher. Il Fig. ôtez, rayez cela de vos papiers, c'est-à-dire vous vous trompez de compter sur telle chose. Moi, votre ami! rayez cela de vos papiers, mol. If is. i, ). Il Papier terrier, registre contenant le dénombrement de toutes les terres et de tous les tenanciers qui relèvent d'une seigneurie. || Anciennement. Papiers royaux ou papiers publics, papiers signés du roi ou de ses principaux officiers. || Anciennement. Papier à taille, rOle de tous les taillables d'une paroisse. || li" Papier volant, feuille détachée sur laquelle on écrit quelque chose. || Papier volant, papier qui ne fait pas foi en justice. Ce n'est qu'un papier volant qui ne peut être considéré en justice, PATRU, Plaid. 3. \\ 15° Papier s'est dit d'un livre de compte (acception qui n'est plus usitée). Écrivez cela sur votre papier. |1 16" Au plur. Passeport, livret, et autres pièces certiliant la qualité, la profession, l'état civil d'une personne. Ses papiers étaient en règle. || Les papiers d'un navire sont les pièces authentiques par lesquelles on prouve son identité, telles que rôles d'équipage, commissions, brevets, connaissement, etc. || 17° Tout effet qui représente l'argent comptant, à savoir lettres de change.billets payables au porteur, etc. 11 m'a payé en papier. Comme l'argent est le sig;ne des valeurs des marchandises, le papier est un signe de la valeur de l'argent, montkso. Esp. xxii, 2. Sans donner à beaucoup de gens le moyen de se procurer d'immenses richesses en papier, id. ib. xxu, 10. On apprit qu'il n'en est pas des papiers qui ont une valeur ficlive, comme de l'or et de l'argent qui ont une valeur réelle, condill. Comm. gouv. il, H . Il s'embarque avec sa fortune entière, qui consistait en papier, ov.nus. Ad. et Théod.l. u, p. ï«, dans pougens Vous supposez le capital de la banque placé dans son portefeuille en papier de commerce? dewahu, hnqiiéte sur la banque, »887, p. 226. || Papier court, papier long, papier à courte échéance, à longue échéance. J'admets que la banque de France ait un portefeuille de papier sur Londres; elle ne peut pas n'avoir que du papier court, de wari'. Enquête sur la banque, p. 187. Avec quoi peut-elle se procurer de l'or'?... avec du papier court seulement, car.... si elle voulait se procurer de l'or avec du papier long, la banque d'Angleterre aurait un moyen bien simple de l'en empêcher, id. ib. p. *sa. || Papier sur Londres, ou, elliptiquement, du Londres, papier i|ui doit être payé par Londres. La Banque achèterail du papier sur Londres ; elle le ferait monter.... si elle voulait dans ce moment-ci acheter du Londres.... DF WARU, Enq. sur la banque, p. 180. Par le dernier procédé dont je viens de parler, on ne crée pas de papier sur Londres; ah I si l'on avait le pouvoir de créer du Londres, ce qui équivaudrait i créerdu capital, ce serait touldilTércnl, iD.ih. p. I8S. Il Fig. Papier doré sur tranche, papier endossé par les meilleures signatures. Ces capitalistes prennent les premières signatures; ils prennent le papier qu'on appelle doré sur tranche, et qui vaut beaucoup mieux que la majeure partie de celui que la Banque prend de la manière la plus libérale, a. DURAND, Enquête sur la banque, <8«7, p. 364. || Bon papier, mauvais papier, pafiier dont le .Mgnataire est aolTable ou n'est pas soivable, et aussi papier qui ae perd pas ou perd beaucoup sur la place.
PaP
Il Le papier d'un négociant, les lettres de chanite et billets souscrits par lui. Je lui prête mon papier sous le nom d'un autre, afin d'être en droit d'avoir mes sûreiés, dancourt, les Agiot. u, 1. 1| 18° Papier se dit aussi des effets publics, des valeurs en papier données par le gouvernement. Le papier hausse, baisse. Un papier qui représente la dette d'une nation est un signe de richesses ; car il n'y a qu'un Etal riche qui puisse soutenir un tel papier sans tomber dans la décadence, monteso. Jïspr. xxir, i7. L'n papier de crédit est dans le gouvernement d'un Ëlat, dans le commerce et dans la circulation, ce i|ue les cabestans sont dans les carrières, volt. Uial. 4. On aurait trouvé une ressource dans un papier de crédit ; mais ce papier doit être établi dans un temps de prospérité pour se soutenir dans un temps malheureux, id. Louis XIV, 3o. Son papier [de Law] était également reçu dans les principales places de l'Europe au cours où se trouvait le change aux époques de l'écliéance, raynai., Ilist. phil. IV, 4 8. Il Papier-monnaie, papier auquel le gouvernement donne valeur d'argent monnayé et cours forcé. Le papier-monnaie ne sert point à la thésaurisation ; mais, par cela seul , chacun s'empresse de s'en débarrasser dans les temps de discrédit, mira BRAU,Co/t«c«ion, t. II, p. 401 . La fabrication, je n'ose pas dire l'invention, des papiers-monnaies â la Chine ne date que de l'an 126* de l'ère vulgaire, LANOLÈs , Instit. Mém. litt. et beaux-arts, t. ur, p. <17. L'usage de la monnaie de papier fut adopté par les Mongols établis à la Chine; elle a été connue des Ptrsans sou^ le nom même que les Chinois lui donnent; et Josaplial Barbaro apprit en 1460 d'un Tarlare intelligent qu'il rencontra à Azof, et qui avait été en ambassade en Chine, que cette sorte de monnaie y était imprimée chaque innée, SILVRSTRB DE SACY, Instit. Uém. inscr. et belles-lett. t. vn, p. 417. Il 19» Papiers publics, papiers-nouvelles, les galettes, les journaux. L'invention de l'imprimerie, qui a mis les livres dans les mains de tout le monde ; celle de ta gravure, qui a rendu les cartes géographiques si communes; enfin l'établissement des papiers politiques font assez connaître à chacun les intérêts généraux, montesq. Rom. 21. [Au garçon de caléj Ehl du chocolat, les papiers publics I volt. l'Écoss. i, s. ||20° Cher les éventaillistes, tout ce qui est étendu sur le bois et qui sert à agiter l'air. {| 81° Sorte de lissu que les guêpes forment pour faire leur nid. Les guêpes ne baiissent qu'en papier; elles ont possédé de tout temps l'art de le fabriquer, et les hommes auraient pu apprendre d'elles, il y a bien des siècles, ces procédés si utiles dont nos modernes se glorifient, bonnet, Contempl. nat. xi, 23. || 22° Papier fossile, tissu d'asbeste très-mince; se dit également de plusieurs substances que l'on appelle aussi cuir ou liège fossile. || Papier de montagne, l'asbesle. Il Papier météorique, sorte de tissu de confei ves. Il 23° Papier pierre, pierre lithographique fac tice. il Proverbes. Les murailles sont le papier des fous, c'est-à-dire il n'y a que les fous qui écrivent sur les murs. || 11 se faut fournir d'encre et de pa pier, se dit à celui qui de nande des choses iju'on n'est pas tenu de lui donner. || Le parchemin est plus fort que le papier, se disait pour exprimer que les titres sur parchemin avaient plus de force que les autres. || Le papier souffre tout, c'est-à-dire on écrit tout ce qu'on veut, des sottises comme le reste, 1* faux comme le vrai.
— HlST xiv* s. L'un des compaignons attaignj unes quantités de papier pour jouer jcaite.s], du
ONGE, papyrus. Il XV' s Mais pour mon cueui
irer. Fortune vient mon papier dessirer [déchirer], Et tout gecter par .sa grant félonie, CH. d'orl. Chanson 4tt. Ce n'est pas honte de devoir ; En desfine l'en par papier, E. desch. Poés. mss. i' 407. l'outle sel qui est à présent en nos greniers sera vendu à tour de papier, c'est à savoir qui premièrement amènera premier vendra, Ordonn. des rois de France, t. v, p. 677. || xvi' s. Quelcun dira qu'il est bien facile de faire remuer plusieurs nations en discours, et en papier; ce qu'on ne void pourtant advenir en effect que très-rarement, lanoue, 24. Quand nous regardons dans nos papiers rentiers, nous y voyons en escrit de grosses renies qu'on nous doit, jd. 160. Quelqu'un pourra dire, en s» moquant, que j'ay bravement discouru en papier, id. 455. On a aussi inventé diverses sortes de mèches; desquelles je trouve le papier artificiel la meilleure, pource que vous retenez un conterollo d* mesme papier, qui vous marque l'heure du coup, d'aub. Ilist. u, 350. Faire la monstre sur les vieux roolei.... ft la fin il n'y a qu'une moitié des gens il«
PAP
guerre en effet, et les autres en papier, castelnau, ii5. Papit-r collé [carlonj, i*ark, xvii. 7. Le papier c-l iloiilx, il endure tout, giî.m.n, Ilccréat. t. 11, p. 243. Le papier que l'on appelle communément de Trove en Champagne, duquel on use en la chambre des comptes à Paris, ou bien du fin papier d'Auvergne contrefait sur celuy de Venise, qui est fait de coton, duquel je me sers ordinairement, Lacroix DD MAiNK, Biblioth. p. 5«7, dans lacubne. Il y a longtemps que tu es en mon papier, noël dupail, Cont. d'Eutrap. ch. (5, f" 75, dans pougens.
— ÊTY.M. Wallon, papi; provenç. papier; catal. paper: espagn. papel; du latin fictif papyrius, de papyrus fvov. papyrus).
t PAPIFlÂJiT (pa-pi-fi-an), adj. m. Cardinaux papi fiants, cardinaux qui assistent au conclave et qui, n'ayant pas de prétention pour eux-mêmes, nomment le pape. On l'oppose à papable.
— ÊTYM. Pape, et le lat. facere, faire. PAPILIONACÉ, ÉE (pa-pi-li-0-na-.sé, sée), adj.
Il 1" Terme de botanique. Qui est en forme de papillon. Se dit des corolles irrégiilicres, composées de cinq pétales inégaux et dissemblal)les,qui, par leur disposition, offrent quelque ressemblance avec un papillon dont les ailes seraient étendues. || Se dit aussi d'une tribu ou famille détichée des légumineuses.jl 2° Terme de zoologie. Se dit des mouches qui ont des poils fins et courts aux ailes, et de coquilles ressemblant à dés ailes de pipillons. || On dit aussi papillonacé.
— ETYM. Lat. papilio, papillon.
PAPILLAIRE (pa-pil-lê-r'), adj. |{ 1» Terme d'a-
natomie. Oui a des papilles, qui a rapport aux papilles. || Corps papillaiie, ensemble des [lapilles lormées, à la surface du dermeet sous l'épulerme, par les nombreux filets nerveux qui traversent la peau. 118° Terme de botanique. Glandes papillaires, glandes formant, à la surface des feuilles, des espèces de petits mamelons ou papilles; exemple: la sarriette. 1; Plantes papillaires, plantes qui se font remarquer par les rangées mamelonnées dont la surface est cnargée circulairement.
— F.TYM. l'ayilk.
PAPILLE (pa-pi-ir, //mouillées, et non pa-pi-ye), f. f. Il 1° Petite saillie conique, généralement inclinée, formée, vers la surface de la peau ou des membranes muqueuses, par des ramifications nerveuses et vasoulaires. {| Papille du nerf optique, légère saillie que forme le nerf optique à la face antérieure de la rétine, et qui est visible à l'ophtbalmoscope. jj 2*rerme de botanique, l'etiteséminences coniques, glandulaires ou non, que l'on rencontre sur divers organes des végétaux.
— HIST. xvi* s. Les mammelles s'enflent et durcissent, aussi leurs papilles et mammelous deviennent rougeastres, paré, xviil, 5.
— f.TY.M. Lat. papilla, de mSme formation que papula (ïoy. papulk).
t PAPILLIFERE (pa-pii-li-fè-r"), adj. Termed'liistoire naturelle. Qui porte des papilles.
— ÊTYM. l'apillr, et le lat. ferre, porter.
t PAPILLIFORMK (pa-pil-li-for-m), adj. Terme d'histoire naturelle Qui a la forme d'une papille.
— ÊTYM. l'apiUe, et forme.
t PAPILLOMA tpa-pil-ia-ma) , t. m. Terme de chirurgie. Variété d'épitliélioma caractéri.sée par une augmentation de volume des papilles de ta peau ou des muqueuse».
ÉTYM. l'apiUe.
PAPILLON (pa-pi-llon, /( mouillée», et non papi-yon), f, m. |i 1° Insecte à quatre ailes, couvertes d'écaillés fines comme de la poussière. Imaginezvous l'appliiation d'un enfant à élever un château de cartes ou à. se saisir d'un papU' i ; c'est celle de l'héodote pour une affaire de ricu, la bHOY. vin. Églé.... C'est un coeur , mais un cœur.... Un papillon souffrant lui lait verser des larmes, niLUKia, XVlll' siècle. C'avait été un lulien, le céli'bre Malpighi, qui avait imaginé le premier de féconder artificiellement le.s œufs du papillon du ver à .'Oie; et c'a été un autre Italien, Malpighi II, qui a réussi le premier à opérer celle fécondation, honnrt, UU. dit). Œuv. t. xii, p. a5<, dans pougens. On est allé chercher le papillon dans la chenille elle-même, et l'un est parvenu à ly découvrir, lo. Consid. corps oryan. Œuv. t. V, p. a82, danspouGENs. Voyez ce papillon écliapi'é du tombeau ; Sa mort fut un sommeil, et sa tombe un berceau, drlillr. Trait régnet, vu. Et, suivant dans les airs son léger tourbillon. Flore attend ses d«tins des jeux d'un papillon, ID. ib. vi. || Papillnn i «lits en plumes, ptéropliore. {| Papillon à tête de mo'l, cspt'xe de sphinx. || Papillons estropiés, papillons de jour dont le port d'ailes est irrégulier (genre
OICT. OB I.A I.ANOUB rRANCAlSE.
hespérie). || Fig et familièrement. C'est un papillon, se (lit d'un esprit léger et volage. Papillon du Parnasse et semblable aux abeilles , .le suis chose légère et vole à tout sujet; Je vais de fleur en fleur et d'objet en objet, la font. Poés. mél. LXix. J'étais chenille, j'ai pris quelquefois des ailes de papillon, mais je suis redevenu chenille, volt. Corresp.à Richelieu, (9 août (766. Il Fig. Il court après des papillons, se dit d'un homme qui s'amuse à des bagatelles. Il Fig. Il va se brûler à la chandelle comme un papillon, c'est-à-dire il se laisse tromper par des apparences agréables. Il Voler le papillon, se disait de l'oiseau qui. au lieu de voler le gibier, s'amusait à ïo!"r le papillon, et fig. de celui qui s'amuse à des n ;uties au lieu de poursuivre le fond des choses. Par là je répondrai à beaucoup de choses du dernier écrit qui' je ne crois pas devoir traiter en particulier : ce seraitvoler le papillon, ch. de sév. Sur l'art poétiq. it'llor. dans sévigné, t. XI, p. 328, ériit. Régnier. C'était une étrange folie que voler le papillon aux dépens de l'objet si principal de prendre Turin, ST-siM. t62, (29. Il Faire le papillon, se dit de la vigne, lorsque ses bourgeons, en s'épanouissant, ne donnent qu'une feuille de chaquec6té,(|ui ressemble aux ailes d'un papillon. ||2*Fig. Papillon, une affaire qui ne finit pas. C'est bien ce papillon dont je parlais à mon fils, sur quoi on croit mettre le pied et qui s'envole toujours, sév. 2 juillet 1677. J'ai mis le bout du pied sur un bout de l'aile du papillon : sur neuf mille francs, j'en ai touché deux, id. 30 juill. 4 677. Je suis à Paris pour ce chien de papillon : je n'ai pas encore mis entièrement le pied dessus, c'est-à-dire touché C'.'tte belle somme que vous savez, lo. 28 juill. 4677. Il 3" Fig. Papillons noirs, visions noires, idées lugubres; locution tirée de ces paroles de Patelin feignant le délire : Ma femme, chasse, chasse ces papillons noirs, qui volent auto«r de moi, brdeys, Avocat Patelin, n, 3. || 4° Partie d'une coiffe qui va en s'élargissant comme les ailes d'un papillon. F.n bonnet à grand papillon, vaué, Pipe cass4e, ch. 3. Veuve depuis quelques années d'un vieux mari fort riche, ayant elle-même plus des quarante, elle commence d'allonger son papillon et de parler morale, M"* BOLAND, Lett. chois, p. 233, éd. uauban. Il Ornement qui se met dans les cheveux et qui a la forme d'un papillon. Elle pl»ce dans sa tête une étoile et un papillon de diamants, genlis, Veill. du chdt. t. i,p. 34, dans pougkns. || 5° Terme de marine. Nom donrti^ à une très-petite voile que l'on grée quelquefois au-dessus des catacois. || 6" En géographie, on nomme papillon une petite carte insérée au coin d'une grande. || 7* Registre mobile autour d'un axe, qui sert à modérer ou arrêter le tirage de la cheminée dans les locomotives. I; Nom donné à îles soupapes employées dans les usines d'affinage. || 8" Nom donne i une sorte de bec d'éclairage. Il 9" Sorte de jeu de cartes. Faire petit papillon, se dit, à ce jeu, quand un joueur fait ses trois cartes avant que la parlie soit terminée. Vendôme jouait l'apris-dlnée à un papillon en un cabinet particulier, lorsque d'Antin arriva de Versailles, ST-siM. 228, 63. j| 10° La raie bouclée. [| Le colibri noir et bleu. Il il° Adj. Papillon, papillonne. La passion papillonne ou la papillonne, nom, dans te fouriérisme, par lequel on désigne la propension au changement.
— HIST. xiii* s. Des Hors sali [saillit] on paveillon; Des eles feri [frappa] mon menton, FI. et Blanchefl. 2»5i.||xiv« s. Saicliés de lui n'ai garde ne que d'ung papillon, Girart de Rott. v. 3,260. Il xV s. Je me brulay à la chandelle. Ainsi que fait te papillon, ch. u'osl. Rondel Tt. \\xvi' s. (jarganlua couroyt voulentiers après les parpaillons, RAB. Garg. 1, n. Amours, qui voletiez à l'entoar de nos liâmes Comme gays papillons.... dëspohTES, Diverses amours, Sonnet x. Maigre comme un papillon, cotoravb. Joie de papillon, id.
- KTYM. Berry et genév. parpillon ; wallon, povinn; du lat. papilionetn. Paré dit papillot. Pictet (1, 526) rapproche papilio du kymrique pila (papillon) et du sanscrit pllu (insecte), tilaka (grosse fourmi noire ; il tire tous ces mots de la racine pil (aller, \aciller) dont papilio serait une forme à redoublement. !
PAPII.LONACC,ËE(pa-pi-llo-n«-sé,«ée, U mouil- 1 léis).a</j. Voy. papilionacé.
t PAPII.LONAUE (pa-pi-llo-na-j' , U mouillées), t. m. Action, goût de papillonner. Et d'un goût peu constant, d'un esprit trop volage Arrêter le papillonacé Et fixer l'instabilité, dbshauis, Poities, p. 26, dans POUOïNS.
t PAPII.I.OXNE (p&-pi-llo-n', U mouillées), >. f. Variété de tulipe.
PAP
t PAPILLONNÉ, ÉE (pa-pi-llo-nê, née, il inouilléesi, adj. Terme de blason. Se dit d'un ouvrage à écailles.
PAPILLONNER (pa-pi-llo-né, Il mouillées, et non pa-pi-yo-né), r. n. Voltiger d'objet en objet. Elle papillonne toujours, Me disait ce grand homme, et rien ne la corrige, deshoul. Poésies, t. il, p. 76. Il n'était point d'agréable partie. S'il n'y venait briller, caracoler, Papillonner, siffler, rossignoler, GREssET, Ver-vert, ch. i. Je suis sémillant, je badine, je folâtre, je papillonne, je voltige de l'une à l'autre, je les amuse toutes, boissy. Français à Lond. se. 6. Soit que, choisissant entre deux unnuis, il aimât mieux subir ma compagnie que de me voir papillonner autour de sa femme, ch. de BERNARD, ie Paratonnerre. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— ÉTYM. Papillon.
t PAPILLONNEllR (pa-pi-llo-neur. Il mouillées), I. m. Terme d'argot. Malfaiteur qui s'attache spécialement à dévaliser les voitures de blarjchisseurs, le Moniteur universel, I6 sept. (853, p. (030.
PAPILLOTAGE (pa-pi-llo-to-j' , U mouillées, et non pa-[V-yo-ta-j'), f. m. || 1° Action de mettre des papillotes. || Les papillotes d'une frisure, d'une perruque. || i" Mouvement des yeux qui les empêche de se fixer sur un objet. Papillotage des yeux. Il 3» Fig. Effet de ce qui éblouit et fatigue les yeux par des lumières, par des couleurs également vives. Il y a beaucoup de papillotage dans ce tableau. Il faut éviter, dans l'appareil des solennités, le clinquant, le papillotage, J. J. rouss. Pologne, 3. Si le papillotage de lumière détruit l'harmonie, le papillotage d'action partage l'intérêt, et détruit l'unité, mnEH. Salon de (767, lEuv. t. xv, p. 94, dans POUGENS. Un mélange continuel d« couleurs tranchantes fatigue l'imagination comme les yeux; l'art d'éviter ce (lapillotage est d'observer les gradations, et, par des nuances légères, de joindre l'harmonie à la variété, harmontel, Élém. d» litl. Œuv. t. VI, p. 97. Il Terme de beaux-ans. Se dit des plis des draperies quand ils sont petits, mesquins, multipliés et trop rapprochés les uns des autres. Il En sculpture, défaut d'un ouvrage qui offre trop de petites parties recevant des lumières étroites et portant de petites ombres, U s'agit de l'étonnant Puget et de son bas-relief d'Alexandre visitant Dlogène, ouvrage suprême dans plusieurs parties d'exécution, mais absolument faux dans l'intelligence du bas-relief; ce n'est que du papillotage, falconet, Héfl. sur la sculpture, t. m, p. 28. 114° Fig. Effet de ce qui éblouit l'erprit par trop do lumières et de couleurs, en parlant d'une œuvre littéraire ou d'une œuvre d'art. Mon ami, liirsi|iie vous aurez dos tableaux à juger, allez les voir à la chute du jour.... s'il y a des trous, l'affaiblissement de la lumière les fera sentir; s'il y a du papillotage, il en deviendra plus fort, diuerot, Salon de 1767, t. IX, p. 67, édit. (K2(. Tout écrivain qui conserve dans son style ce papillotage jusqu'à trente ans, risque de n'être qu'un enfant toute sa vie, GRiHM, Corresp. t. i, p. (39. || Par extension. Elle jeta les yeux sur sa vie passée, et n'y vit que le pa- |iillotage de mille vaines occupations, mabbontel, Cont. mor. Fetn. comme il y en a peu. || 6" Terme d'imprimerie. Il se dit d'une feuille imprimée, quand les caractères ont marqué double.
— HIST. xvr s. Papillotage, oudii», Diet.
— f.TYM. Papilloter.
PAPILLOTE (pa-pi-llo-f , U mouillées, et non pa-pi-yo-l'), s. f.\\l° Morceau de papier dont on enveloppe les mèches de cheveux pour les friser. Tous les cheveux coupés sur la tête, et frisés naturellement par cent pajûllotes qui lui font souffrir mort et passion toute la nuit, sÈv. 2». Et mes cheveux enrjr sont sous la papillote, HE0NAHD,~flis/f. il, I. Il se fait mettre des papillotes et fait poudrer ses cheveux en attendant qu'on batte la générale, VAUVEN, Thersitt. L'Allemande a ("jté ses papillotes; le cavalier en a pris une sans réilexion, la dépliée, LE Skoa, Diable boit. ch. (7, p. 36i, dans huogens. Il Faire des papillotes d'un papier, s'en servir eu papillotes comme d'un papier inutile. A quoi cela servira-t-ll? à faire des papillotes, m" au uefkand, lett. à Walpole,\. 11, p. I57, dans pougens. Vouf portez en tremblant votre livre à une daine de la cour; elle le donne à une femme de chambre qui en fait des papillotes, volt. Mil. lin. à U. l.efhre, Mlle Liavenport en a peul-élre déjà fait des papillotes [de papiers] ; niais ils méritaieiil d être conservés, J. J. Boiiss. Cunf. vm. Il Cela n'est bon qu'a faire des papillotes, se dit d'un papier bon à nul lie au rebut, d'un écrit sans mérite. |l Ktre en ['<<
PAP
pillotM, »TOir la t*t8 en papillotes, avoir les che- «»ui sous des papillotes. Elle était en papillotes lorsqu'' j'enlral dans sa chambre || Fig. Avoir les yeui «n papillotes, ne pas les avoir bien ouverts en se réveillant. || f Côtelette en papillote, côtelette que l'on enveloppe d'une feuille de papier pt)ur la faire cuire. || 8* Dragée enveloppée dans un morceau de papier; c'est ordinairement deui pastilles de chocolat ou un bonbon de chocolat avec une pistache dedans qui est «veloppé J il y a toujours deux ou trois ver» ou une devise, dans chaque papillote. Je pense jue les poètes qui faisaient autrefois, l'hiver, les devises innocentes des papillotes, étaient les mêmes qui, l'été, composaient la Doésie qui s'enroule autour des mirlitons, alpb. i*Ra, Ut Guépa, janv. 1843. ||4" Petit appareil en papier que l'on met i an tourne-broche, pour l'emjôcher de tourner t op vite. || 8» 11 s'est dit pour paillette d'or ou d'argent.
HIST. XV* s. Un chappel de plumes de paon,
papillotées de papilloctes d'or, de laborde. Émaux, p. «30. il XVI* s. Une robbe de satin noir, un bandage k l'entour découpé i. triangle garny de papillotes, m. «6. Monsieur le marquis s'estoit accommodé d'un fort grand panache à sa salade, si couvert de papillotes |sorte d'ornement] que rien plus, brant. Capit. franf. t. iii, p. ta, dans lacurne. Papillotes de boue [éclalKjussures], cotghav». 11 croit que les estoiles sont papillotes, id.
— ÊTYM. PopiUol, ancienne forme de papillon. PAPILLOTÉ, ÉE (pa-pi-llo-té, tée, Il mouillées),
part, patte de papilloter. || 1° Garni de papillotes. La voilà toute papillottée. || J" Terme de beaux-arts. Draperie papillotée. Plis papillotes. || Fig. Un cer- Uin jargon papilloté, ». J. Rooss. 3' dialogue.
PAPILLOTER (pa-pi-llo-té, H mouillées, et non pa-pi-yoté), r. a. || 1* Mettre des papillotes à quelqu'un. Papilloter une perruque. || a° Arranger un bout de mèche en forme de papillote. Autrefois on papillotait le bout des mèches avec du papier; c« qui faisait le même effet, mais on perdait plus de cire, OERLis, MmtnnrvtU t. i, p. 3»i, dans poti- OBNS. Il Papilloter les copeaux des bois dé teinture, les couper en denlplle. || 3° V. n. En parlant des yeux, ne pouvoir se hier par suite d'un mouvement involontaire. Il 4' Terme de peinture. Fatiguer les yeux par le trop vif éclat des lumières, des couleurs, en parlant d'un tableau. Cest un exemple de l'art de papilloter en grand, diobkot, Salon de 1767, (Sur. t. XV, p. 3», dans pouobns. ||Se dit particulièrement des draperies dont les plis multipliés et chiffonnés présentent nécessairement un grand nombre de petites masses d'ombre qui produisent du papillotage. || Terme de sculpture. Se dit d'un ouvrage qui offre trop de petites parties recevant des lumières étroites et portant de petites ombres. || 6* Fig. En parlant du style, fatiguer par l'abus des expressions brillantes. Ce style papillote. Dans le genre oratoire, il faut se souvenir qi/e rien ne frappe la multitude que les grandes masses : les détails multipliés papillotent aux yeux de l'esprit, se confondent dans la mémoire, et ne font sur l'âme que des impressions léfjères et fugitives comme eux, HARMONTEL, (Euv. t. VII, p. 3^. || Il se dit aussi des personnes qui fatiguent par trop parler. [Le babillard] Parce qu'il fait du bruit, il croit faire merveille, Papillote À mes yeux, et lasse mon oreille, deullk, Contert. ii. ||6° Terme d'imprimerie. En parlant des caractères, marquer double. || 7° Terme rural. Se dit de la vigne, quand les bourgeons ne te développent qu'en partie.
— HIST. xvr s. Papillotter, oonm, Diet.
— BTTil. PopiMote.
fPAPtMANR (pa-pi-ma-n'), ». m. Habitant du pays de l'apimanie. || Partisan de tout ce qui a rapport au gouvernement du pape.
— HIST XVI» s. X Dostre veue s'offrit la benoiste isle des Papimanes, r*b. it, 48.
— tTYM. Voy. PAPtMANIK.
i PAPIMAKIB (papi-ma-nie),.». f. Pays Imaginaire que Rabelais suppose liabilé par la cour du pape. Il ZMe excessif pour le pape et son gouvernemam. Le boahomme M. Ilenott m'a autrefois dit que, r«n <«»», la papimanie mourrait en France, que nous deviendrions alors tous réformés oui
l-ÀTIB, Ull ». II, p. (»0.
— RTYM Pop*, et mante.
» l'APls (p».pin), ,. m. Un des noms enfantins «I la buuiUie.
- MIST. iiv« ». Um p«wI« à un» cuiller u'argent Wanc foai (aira papin, ra Liaonoi, Émaux, p. «ju.
- 1 TTM. Ut. pappare, mangar u la mauiére des p«4U eiiUi.l. 9»p,gn. et portu». mapa. bouilli.-
PAP
ital.pappo ; allem. Papp ; angl. pap ; du lat. pappa, bouillie, mot imitatifdu langage des enfants.
t PAPION (pa-pi-on), ». m. Singe d'Afrique (cynocéphale papion). Il Papion à perruque, nom vulgaire du cynocéphale hamadryade. || Petit papion, nom sous lequel BufTon a décrit le cynocéphale babouin.
PAPISME (pa-pi-sm'), i. m. Terme sous lequel les protestants désignent l'Eglise catholique romaine. Si Dieu avait permis que le socinianisme se fiit autant répandu que l'est par exemple le papisme, JURIEU, dans Boss. )•' oiiert. 43. || Se dit, par dérision, de l'autorité absolue des papes, du système ultramontain.
— KTYM. Voy. PAPISTE.
PAPISTE (pa-pi-sf), t. m. Nom que les protestants donnent aux catholiques romains. Il fondait un hôpital pour les vieillarids dans sa province ; on lui demandait si c'était pour des papistes, des luthériens, des presbytériens, des quakers, des sociniens, des anabaptistes, des méthodistes, des mennonistes; il répondit: pour des hommes, volt. Philot. Homélie .vur la tuperst. Il [Louis Racine] accuse Pope d'irréligion ; Pope était fils d'un papiste, c'est ainsi qu'on appelle en Anffleterre les catholiques romains, ID. Louis IIV, Éerivaint, L. Racine. Le chrétien est impie en Asie, le musulman en Europe, le papiste à Londres, niDBH. Pem. phil. 36. En i»Ti, le parlement passa l'acte du test, précaution prise dans l'avenir contre le duc d'York comme papiste, CHATEAUB. Les quatre Stuartt, Ch. II^W Partisan de la suprématie des papes. I. 'unité et la multitude ; erreur à exclure l'une des deux comme font les papistes qui excluent toute la multitude, ou les huguenots qui excluent l'unité, pasc. Peru. xxiv, 77, édit. RAVET. Il j4dj. Nous ne pouvons pas nier que, cette année, Dieu n'ait le cœur tout à fait papiste, PELUSSoN, Letl. hist. t. i, p. 184, dans pougkns. 11 est nécessaire, lui disait Rosny [à Henri IVj, que vous soyez papiste, et que je demeure réformé, volt. Jfopurr, 174.
— HIST. ivi* s. Il estoit papiste bigot, jeune et sans expérience, o'aub. Hist. ii, I60. Se sont insinuez entre nous deux misérables mots de faction de huguenot et papiste, que je crains nous apporter au long aller les mesmes calamitez et misères que les guelfes et gibellins dans l'Italie, pasoiiier, Lett. t. i,
— Rtym. Ancien verbe papisser, qui setrouve dans PASoniER, llech. m, p. 204, dans lacurnb, et signifie gouverner le saint-siége.
t PAPISTIQUE (pa-pi-sti-k'j, adj. Qui tient du papisme. Ne me parlez [dira un socinien] ni d'Église, ni d'antiquité, ni de synode; ce sont tous moyens papisliques, boss. 6* avert. 3* part i7.Ces messieurs de Londres ont une étrange démangeaison d'imprimer : on leur attribue un commentaire philosophique sur les paroles de saint Luc : Contrains-les d'entrer, qui, en faisantsemhlant de combattre les persécutions paiiisti'iues, va à établir la tolérance des sociniens, bayle, Letl. à M. l Enfant, s février 1887. |{ Qui appartient aux papistes. Klle détestait la consubstantiation luthérienne avec la transsubstantiation papistique, Boss. Var. <a.
— HIST. XVI* s. La (ilupart des cérémonies papistiques n'ont d'autre usage que de rendre le peuple stupide. plutost que de l'enseinner, calv. Inst.. 9h-i.
t PAPONGE (pa-pon-j), t. f. Fruit du concombre à angles aigus.
f PAPOU (pa-pou), ». m. Espèce de manchot, oiseau.
t PAPPE (pa-p'), ». m. Terme de botanique. Aigrette qui surmonte les semences, ([uand la floraison est passée, dans plusieurs plantes, comme le chardon, le séneçon, etc.
— ÊTVM. l.at. pappus, aigrette; grec, iiâTmo;.
f PAPPIFfiRE (pa-ppi-fé-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui porte une aigrotle.
— ÊTVM. Pappe, et le lat. ffvre, porter.
t PAPPIFORME (ps-ppi-for-m') , adj. Terme d'histoire naturelle, Oui a la forme d'une aigrette.
— ETYM. Pappe, et forme.
■f PAPULE (pa-pu-l'i, ». f. Il !• Terme de médecine. Petite élevure de la peau, solide, ne contenant ni pus, ni sérosité, et se terminant par desquamation. {| I* Terme de botanique. Nom donné aux glandes utriculaires superficielles.
— ËTYH. Lat. papula; c'est, comme papilla, un ilimiiiutlfd'un radical pap, qui est peut-être dans l'anKlpimpie, pustule, et le kiniry pwmple, tumeur.
1 PAPULEaX, KUSB (papu-leû, Icû-z') , adj. Terme de médecine et de boianique.Cuuvert de papules.ll Qui a le caractère de papula. Eruption papuleuse.
PAQ
t PAPCLIFÊRE ipa-pu-li-fô-r'), adj. Terme At botanique. Qui porte des papules.
— f.TYM. Popiiic, et le lat. ferre, porter. PAPYRACÉ.ÉE (pa-pi-ra-sé, seej , ndj. Terme
d'histoire naturelle. Qui est mince et sec comme du papier. La tourbe [lapyracèe, compo.sée de feuillet» bruns fortement appli(|ués les uns contre les autres, A. brongniart, Traité de miner, t. ti, p. 37, dan» POUGENS. Il Se dit des zoophytes dont le cartilage intérieur est papyracé. || Nautile papyracé, nautile ainsi nommé parce que sa coquille est si mince qu'on la prendrait pour du papier.
— ÊTYM. Papyrus.
t PAPYRIFÈRE (pa-pi-ri-fè-r'), adj. Terme de botanique. Plantes papynfres, plantes dont l'écorce sert ou peut servir à faire du papier.
— ÉTYM. Paptjrus, et le lat. ferre, porter.
t PAPYROGR.tPUIE (pa-pi-ro-gra-fie), ». f. Art d'imprimer en lithographie sur le papier ou sur i; carton. || Art de dessiner ou d'écrire sur panierpierre, ou pierre lithograpliiiiue.
— f.TYM. Papyrus, et Ypispeiv, tracer.
PAPYRUS (pa-pirus), s. m. || l" Surte de roseau
cultivée en Egypte, dans l'Inde, la Babylonie, la Cœlé-Syrie, et dont la lige, formée de feuillets superposés que l'on détachait les uns des autres * l'aide d'une aiguille, servait pour l'écriture après une préparation convenable. Le papyrus appartient au genre soucliet; c'est le cyperus papyrut de Linné ; l'on en a fait, sous le nom de papyrus commun, le type d'un nouveau genre decyjiéracées. Le papyrus est une plante qui pousse quantité de tiges triangulaires hautes de six ou sept coudées, ROLLiN, Hist. anc. Œuv. t. i, p. M4. dans poo- GENS. D'Homère et de Platon durant les premiers âges Le papyrus du Nil conservait les ouvrages, DELiLLE, Trois règnes, vi.||ï' Feuille pour écrire faite avec le papyrus. Le papier ou papyrus fait avec un roseau d'Egypte appelé biblns (d'où l'on a bible, livre) était la matière qu'on employait le plus communément pour les livres dans l'antiquité, feuillet DK CONCHES, Caus. d'un CUT. t. I, liv. u, ch. ». Il 8° Se dit quelquefois des manuscri's eux-mêmes. Les papyrus trouvés à Herculanum. En jetant un premier coup d'oeil sur ces papyrus, je pensai qu'il serait très-dilficile de les lire, parce qu'ils offraient, l'un d'eux surtout, beaucoup de lacunes et des partie» entièrement détruites, sylvkstrb de sacy, Inslit. Mém. acad. inscr. t. ix, p. 6«.
— fiTYM. Lat. papynis, de ndicupo;.
t PAQUAGE (pa-ka-j'), t. m. Arrangement dj poisson salé dans les barils.
— ETYM. Paquer.
PAQCE (pâ-k'), ». f. Il 1* Fête solennelle célébrée tous les ans par les Juifs, en mémoire de leur sortie d'Egypte ; c'était la première des cinij fêtes des Hébreux, elle durait sept jours à partir du 14 du mois de nisan. C'est la pâque, c'est-à-dire le passage du .Seigneur, saci. Bible, Exode, xii, il. Que les enfants d'Israél fassent la pâque au temps prescrit, c'est-à-dire le quatorzième jour de ce mois sur le soir, selon toutes les cérémonies et le» ordonnances qui leur ont été marquées, in. ib. Nombr. IX, 2. Jamais pâque ne fut célébrée comme celle qui se fit en l'hnniieur du Seigneur dans Jérusalem la dix-huitième année du roi Josias, id. ib. Ilois, IV, xxiii, 23. Il Immoler la pâque, manger la pâque, manger l'agneau que la loi de Moïse prescrit d'immoler à cette fôte. Le culte de la pâque s'observera de cette sorte : nul étranger n'en mangera.... saci, Bible, f.'iode, xit, 43. || i-S. m. Pàqueou Pâques, fêt» annuelle en l'honneur de la résurrection de Jésus- Christ, que les chrétiens célèbrent toujours le premier dimanche après la pleine lune qui suit l'équlnoxe du printemps fixe au ai mars, « heures du malin, par le concile tenu à Nicée en 32» (on met une majuscule); Pâque ne peut pas être, d'après cela, plus tôt que le a mars, ni plus tard que le 2IS avril , legoarant. X Pâques prochain. On dit que Pâques est haut quand il est tard. Quand Pâques sera venu. Que direz-vous de moi ? c'est demain le jour de l'âques; et j'ai passé la soirée A jouer au trictrac avec M. de Montchevreuil, main- TENOK. Uttr. à U. Dangeau, b sept. I7i8. |j La quiniaine de Pâques, tout le temps qui est entre la dimanche des Rameaux et celui de Quasimodo inclusivement. Il La semaine de Pâques, le temps qui est entre la fête de Pâques et le dimanche de Qua^ simodo aussi inclusivement. || Se faire |)ois»onnier la veille de Pâques, s'engager dans une affaire au moment où il n'y fait plus bon. ||Œufs de Piques, voy. ŒUFS, t' "^ faire brave comme au jour du Pâques, se parer comme en un jour de fêta. || Familièremeni
PAQ
Long comme d'ici i Pâques, très-long. Jk voudrais que vous l'eussiez vue les matins manger une beurrée longue comme d'ici à Pâques, sÉv. .!42. |] 3° S. f. pi (avec une majuscule), l'âqiies fleuries, le dimanche lies Rameaux, qui précède immédiatement celui dp Pâques. Il Pâques closes, le dimanche de Ouasimodo qui suit immédiatement celui de Pâques. Il Pâques aui roses, la Pentecôte. || Piques de l'Ascension, l'Ascension. || Faire ses Pâques, faire de bonnes Pâques, communier à l'époque prescrite, c'est-à-dire dans la quinzaine qui précède ou qui Buil4'âques. Si j'avais autant pleuré mes péchés, que j'ai pleuré pour vous depuis que je suis ici, je serais iiès-bien disposée pour faire mes Pà([ues et mon jubilé, sBv. 34. || Faire les Pâques, s'est dit pour communier à une époque quelconque. Le roi partit de Blaye le 30, et arriva la veille de la Toussaint à Saintes, où il séjourna pour y faire ses Pâques, BAssoMPiERBE, Kém. t. II, p. 238t dans la- CUKNE. 114' Pâques véronaises, massacre des Française Vérone, en l?»?. Il S" Pâques-Dieu, jurementde Louis XI. It Proverbes. Il faut faire carême-prenant avec sa femme et Pâques avec son curé. || Il faut faire une dette payable à Pâques pour trouver le carême court (voy. carême). || Entre Pâques et la Pentecôte le dessert est une croûte, c'est-à-dire il n'y a plus de dessert, les fruits ne sont pas encore venus, et les confitures sont mangées. (Dans ce [u-overbe qui représente deux Ters, on entend souvent prononcer pentecoute pour ta rime; pour la même raison, on dit quelquefois crotte au lieu de croûte.)
— HlST. XIII' s. Ensi corne vos aves oï, fu li os [l'armée] herbergiés, et Constantinoble prise le lundi de Pasques flories, villeh. cvi. Ensi furent la Pasque florie et la grant Pasque après, en celé grant honeur et en celé joie que Diex leur avoil donnée, ID. cviii. Sainte Eglise fait la pasque le premier dimanche qui vient après celé lune plaine [de mars], porce que Jhesu Crist resuscila de uiort en celui jor, BRUN, latini, Très. p. (45. ||xiv' s. Le merquedi après Pasques closes, du cange, Pascha Jeudi devant la feste de pasques communiant, id ib. Il xv 8. En ce temps eschurent Pasques si haut, que environ Pasques closes on eut l'entrée du mois de mai, proiss. i, i, t»i. || xvi' s. Us s'y atteiidoient comme à leurs œufs de Pasques, desper. Contes, xiviii. Et auparavant que Pasque soit passée, carl. VI, 37. [Marie Stuart] fit là ses pasques [communia] par le moyen d'hostie consacrée que le bon pape Pie V luy avoit envoyée pour s'en servir à la nécessité, BBAKT. Dames illustres, p. <♦♦, dans lacurne. Il luy arriva de jurer à la chaude cole [en grande colèrej son grand Pasque-Dieu, et dire que s'ils n'obeissoient à son vouloir, il les feroit mourir, PASQUiEB, Rech. liv. vi, p. 668, dans lacornb.
— ÊTYM. Prov. pasca, pasqna ; de l'hébreu pascha, qui signifie passage. On trouve dans les anciens textes pascor avec le sens de printemps: xil* siècle : [Les amants lièdesj Ne chantent fors qu'en pascor ; Lors se plaignent sans dolor^ Coud, i. Le temps pascor ou pascor, où pascor est certainement un geuit'i pluriel, signifie l'entrée du printemps ; on y a vu un génitif pluriel de pascha ; mais le plus probable est que pascor ropré.sente le latin pascuorunt , le temps où les pacages commencent.
PAQUEBOT (pa-ke-bo ; le ( ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, l'sse lie : des pa kc-lio-z excellents marcheurs),!, m. \\ 1" Anciennement, navire pot il et rapide dont la mission était de porter les ordres, avis, plis ou paquets des amiraux, des commandants des ports, etc. || i" Anciennement encore, petit bâtiment de mer, qui va et vient d'un pays à un autre, pour transporter des lettres et des passagers. || Par extension, toute espèce de navire qui remplit cette [onction. H janvier i«86 : Le roi a nommé Bonre- 1)05 pour aller en Angleterre régler.... l'affaire de quelques gens de la religion, arrêtés dans le paquebot de Nieuport, dangeau, i, 2»o. Paquebots pour l'Amérique septentrionale. Arrêt du conseil d État, 28 juin 1783. Le ministère avait pris enlin le parti d'expédier tous les deux mois de la Corogne un paquebot pour Buenos-Ayres, batmal, Hitt. phil. viii, 42. Il 3* Aujourd'hui, bâtiments fort grands, i voiles ou à vapeur, qui portent les lettres, des passagers et des marchandises d'un pays à un autre et Ibnt l'office de messageries.
— r.TYM. Angl. packet-boat, de pacfot, paquet de dépêches (voy. paquet), et boal, bateau.
t PAOUEK (pa-ké), e. a. Terme de pêcheur. Presser et fuuler le poisson salé, à mesure qu'on le tire du sel et qu'on l'arrange dans des futailles. Pour celui [hareng) qui sera paqué auidils lieui, les <ouM bartta fiisani le lest, Tarif de la diclaralion
PAQ
du 10 ffvr. 1635. Il Hareng paqué, hareng arrange par lits dans un baril. Pour chacun baril de hareng blanc paqué en mer.... dont l'on compte vingt barils pour lest. Tarif de la décl. 16 ffvr. 1635.
— ÉTYM. Voy. PAQI'ET.
t PAQCERESSE (pi-ke-rè-s"), s. f. Ouvrière qui paque ou arrange les harengs dans des barils.
— ÊTYM. Paquer. -
PAOCERETTE (pâ-ke-rè-f), j. f. Petite marguerite blanche qui fleurit vers le temps de Pâques, bellis perennis, Linné, composées.
— ÉTYM. On a dit aussi pasqxiette : marguerites, pasquettes, ruellius. Il y a dans l'ancien français pasqueret, qui s'est dit pour pdques: xiv siècle. Le mirdi en pasqueret, xix' jour d'avril, du cange, pascha. Mais ce ne peut être la cause du nom de la plante, puisqu'elle fleurit à peu près toute l'année ; d'après Scheter, il vient de pasquier, qui a signifié pdtis; et en effet les botanistes disent de cette plante : habitat in pascuis apricis.
t PAQUEROLLE (pa-ke-ro-1') , s. f. Genre de plantes à fleurs composées ressemblant aux pâquerettes, bellium, L.
PAQUET (pa-kè; le 1 ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, l'ï se lie : des pa-kè-z énormes ; paquets rime avec traits, succès, paix, etc.), s. m. n !• Assemblage de plusieurs choses liées ou enveloppées ensemble. Mettre en paquets des livres, du linge, des hardes. Votre zèle n'a rien fait qu'à deùii, si vous ne parvenez à faire brûler les livres de Pope, de Locke et de Bayle, l'Esprit des lois, etc. dans un biicher auquel on mettra le feu avec un paquet de Nouvelles ecclésiastiques, voltaihe, Facéties, Remerctment. '] Fai/e son paquet, ses paquets, se préparer à partir. S'il m'était permis de le suivre, J'aurais bientôt fait mon paquet, scarr. Virg. iv. Et me voilà faisant mes paquets, sÉv. < 53. J'ai ce pays-ci [Berlin] en horreur; mon paquet est tout fait: j'ai envoyé tous mes effets hors du Brandebourg, volt. Lett. Mme Denis, ib mars 1763. || Populairement. Faire son paquet, s'en aller de la maison où l'on demeurait. il Fig. Plier son paquet, s'en aller furtivement. || Fig. Faire son paquet pour l'autre monde, ou, simplement, faire son paquet, plier son paquet, se préparer à mourir. Je voudrais qu'à cet âge On sortît de la vie ainsi que d'un banquet. Remerciant son hôte, et qu'on fit son paquet, la font. Fabl. viii, ) . Ce pauvre marquis d'ArgensoD, que vous appeliez le secrétaire d'État de la république de Platon, est donc mort? il était mon contemporain; il faut que je fasse mon paquet, vqlt. ielt. Ric}ielieu, * févr. (757. Des contradictions que ma pauvre machine éprouve, et qui commencent même à me faire croire qu'il faudra peut-être bientôt songer à faire mon paquet, d'alemb. Lett. au roi de Pr. i" mars 1762. Il Fig. Hasarder, risquer le paquet, s'engager dans une affaire douteuse. Susl susl courons aux armes!... Chacun [des rats] se met en équipage; Chacun met dans son sac un morceau de fromage, Chacun promet enfin de risquer le [laquet, la font. Fabl. xii, 26. Je sais ce qu'en vaut l'aune [les liens avec Bussy]; apri's mon expérience, je pouvais bien hasarder le paquet [une lettre piquante à Bussy] , SÉv. d Bussy, 8 juin. ic"0. Nous convînmes que, si le régent pouvait compter sur les pairs au lit de justice, il valait mieux risquer le paquet de ne point parler des tiàlards au conseil de régence, ST-siM. 5U, 7. Il Fig. Donnera quelqu'un son paquet, le congédier, le renvoyer. || Il porte son paquet, se dit, par méchanceté, d'un bossu. Il 2* Paquets de chenilles, chenilles entrelacées en tas et comme en paquets. || Fig. Il semble que l'air et la vis de Grignau devraient redonner la santé i M. le chevalier : il est entouré de la meilleure compagnie qu'il puisse souhaiter, sans être interrompu de ces cruelles visites, de ces paquets de chenille» qui lui donnaient la goutte, sÉv. 17 juiU. 168». US" J^ttre, dépêches. Je ne pense pas que Votre Majesté fasse si peu d'état de moi, (ju'elle ne s'en veuille plus servir qu'à (aire tenir les paquets d'Allemagne plus sûrement, balz. liv. il, lett. 20. Après être revenue de chez M. de Coulanges, où nous faisons nos paquets les jours d'ordinaire, siv. 30. Pendant que je
ferme ce pa<|URt, Dieu me remet dans l'esprit
KOSs. Lett. quiél. t2. || Plusieurs lettres sous une même envelop[)e. J'aperçois iur la cheminée un paquet à mon adresse, cuatk.aubr. René. || Toutes les lettres et les dépêches que porte un Courier. Le paquet d'Angleterre. || 4* Fig. et familièrement. Personne qui a pris beaucoup d'embonpoint, et qui se remue difficilement. Olte femme est devenue un paquet, est devenue bien paqunt. || Personne qui n'apporte aucun agrément dans h MNUcté, et qui y
PAQ
c^iiise plutôt de la gêne. Quel paquet I || Paquet de famille, famille nombreuse et embarrassante. H. de Barillon Fst arrivé ; il a trouvé un paquet de famille, dont il ne connaissait pas tous les visages, SÉV. 17 janv. 4 689. Il 5° Fig. et familièrement. L'enfant qu'une femme porte dans son sein. On est réduit à me conter des sorcellerie^ pour m'amuser, et à m'apprendre qu'une fille ayant laissé son paquet dans une chaise, depuis le Marais jusqu'au faubourg, les porteurs pensaient que ce fût un petit chien, SÉV. 5 juill. 4871. || 6° Fig. Tout ce qui charge, gêne, comme fiif, un paquet. Pour le bon d'Hacqueville, il a eu le paquet d'aller, à trente lieues d'ici, annoncer cette nouvelle à la maréchale de Grammont [la mort de son fils], sSv. »
dec. 4673 Que je n'aie plus ce paquet sur la
conscience, m. 26 août (693. La maréchale de Clérembaut aura son, paquet à Poitiers, où elle avait reçu l'ordre de venir au Palais-Royal : voilà le monde, id. 8 déc. 4679. Un refus [par le chevalier de Lorraine d'un duel proposé par le pridce de Conti] aurait attiré des paroles fâcheuses du prince, et quelque menace peut-être dure à digérer, et puis on a ce paquet-là sur le nez, id. 28 juill. 4682. Mme de Longueval est morte.... elle haïssait bien parfaitement notre Montataire ; je suis toujours fâchée qu'on emporte de tels paquets en l'autre monde, lo. 25 oct. 4 688. |{ Avoir son paquet, être déçu dans son attente. Oh! le fâcheux paquet que nous venons d'avoir ! Le sort a bien donné la baie à mon espoir, ^.0L. l'Él. ii, 4 3. || Populairement. Donner un paquet à quelqu'un, lui faire une tromperie, une "malice. || Imputation de quelque chose de mauvais. Donner un paquet à quelqu'un. Vous voulez donc que je mette sur ma conscience le paquet à cette femme? je le veux, mais avec cette précaution que je ne vous réponds pas que cela soit vrai, SÉV. 82. Maréchal voyait une cabale se former dans l'intérieur dès la maladie, et surtout depuis la mort de Mme la Dauphine, pour en donner le paquet à M. le duc d'Orléans, st-sim. 32b, 7. Il Donner dans un paquet, être trompé, attrapé. Il a donné dans le paquet. Je ne donnerai plus dans ses paquets. || 7° Propos qui contient une appréciation piquante, mordante. Pour l'homme au sonnet... voici votre paquet.... mol. Mis. v, 4. Voilà donc mon paquet, et vous le vôtre aussi, hegnard, le Dittf. m, 9. Du grenadier chacun eut son paquet, orksset, Yer-rert, ch. iv. {[ Donner à quelqu'un son paquet, le réduire au silence par une réponse nette et précise. || On dit dans le même sens : il a bien eu son paquet. || Propos désobligeants et faux. Faire un paquet, des paquets sur quelqu'un. Un faiseur de paquets. Rien ne rétrécit plus l'esprit, rien n'engendre plus de riens, de rapports, de paquets, de tracasseries, de mensonges, que d'être éternellement renfermés vis-à-vis les uns des autres dans une chambre, réduits pour tout ouvrage à la nécessité de babiller continuellement, l. j. bouss. Conf. V. Prenez garde qu'elle ne vous fasse quelque paquet auprès de Mme Durocher, genlis, Thèdt.d'éd. la Lingère, i, 2. || 8* Terme d'imprimerie. Certaine quantité de lignes de composition liées ensemble avec une ficelle. Travailler en paquet. Composer en pai)uet. Il a fait tant de paquets aujourd'hui. Il On emploie aussi paquet pour distinguer les feuilles où ces paquets ont été imposés, et qu'on nomme plus souvent placards. || 9° Terme de relieur. Se dit de plusieurs volumes tournés tous du même sens et cousus, préparés pour être endosses et liés ensemble i l'entour, mais séparés l'un de l'autre par de petites planches qui en font sortir le dos. Il 10° Certaine quantité d'oseille, ou d'épinards, ou de persil , pesant environ un kilogramme. li 11° Paquet d'eau, voy. *clus8e. || lï" Terme de marine. En paquet, vivement, tout d'un coup, sans soins ni précautions. Amener les voiles en paquet. Il Manoeuvres en paquet, manœuvres en désordre. , Un paquet de mer, une grosse et pesante lame qui tombe à bord, pendant la tempête. |{ Paquet de mitraille, projectile qu'on nomme aussi grappe de raisin. Il 13" Terme de métallurgie. Nom donné aux barres de fer brut recouvertes, en dessus et en dessous, d'une large bande de fer corroyé , avec lesquelles on fabrique les rails. {| Ancien terme do métallurgie. Mélange de suie, de farine et d'urine pour tremper le fer et l'acier par cémentation IIK" terme do botanique. Tournefort donnait m nom de paquet à l'épillet.
— HlST. xvi* s. Se renvoyer le paquet l'un k l'autre, oiidim, Curiot. franc.
— ÊTYM. Espagn. paqitele ; angl. pocket; diminutif du ba<-lat.>f)a«cvii (ital. pacco), provonaut
PAR
(l'un radical cooimiin à l'allemand et au celtique : allem. Packen; suéd. paeka ; angl. to pack, saisir; gaélique et bas-hroton. pac. paquet.
t PAOf KTAiîK ipake-Uj"), s. m. || !• Action de mettre en paquet. L'adminislration des lahacs annonce les adjudications de papier de paquetage et de cire rouge k paqueier. || i' Terme miliiaire. Ensemble de tout ce qui est porté par le cheval en campagne, comme eflTets de pansage, l'habit dans '(in étui, le manteau sur le devant de la selle, etc. ' Manière dont les soldats plient leurs effets d'habillement, et les placent, soit dans leur sac, soit sur les tablettes de leur chambre.
— ÊTY.M. Paqueter.
+ PAQCKTKK (pa-kc-té. Le ( se double quand la syllabe qui suit est muette: je paqueite), v. a. Il !• Mettre en paquet. On dit mieui empaqueter, ili* E.xpédier comme un p.iquet. Mme des Ursins fit arrêter et paqueter en France le marquis de Leganez, st-sim. 288, (84. || 3° Fig. Exciter contre, tromper au sujet de. Monseigneur sera paqueté contre son fils, et le premier à lui jeter la pierre, ST-sm. t96, H3.
— ÊTYM. Paquet.
f PAOUETEUR, ECSE {pa ke-teur, teil-ï'),i. m. et f. Celui , celle qui paquetle. || Ouvrières paqiiolpuses. celles qui, dans les fabriques de tabac, de chocolat, etc. mettent en paquet le tabac, le chocolat, etc.
PAQIETIER (pa-ke-lic ; l'r ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, \'s se lie ; des pa-ke-tié-z habiles), ». m. Terme d'imprimerie. Compositeur qui fait des paquets, et qui est ainsi nommé par le metteur en pages qui les reçoit de lui.
t PAODETTR (pa-kèf), t. f. Grande margueritft des champs, chrijsanthemum leucanthemum, L.
— ÊTYM. Voy. pAquerktte.
t PAQUEUR (pa-keur), (. m. Celui qui paque les poissons salés.
— ÉTYM. Paquer.
tPAODIS (pâ-k!), ». m. Terme de chasse. Lieu où le gibier vient paître. Elles [les bécasses] cherchent les terres molles, les p&quis humides à la rive du bois.... BOPP Ois. t. XIV, p. 2Î7. Si l'on tend sur les pâquis, on y pique des genêts en liles, plies de manière qu'il ne reste que le petit passage qu'occupe le piège, id. ib. p. 230.
— ÉTYM. Lat paxeere, paître.
PAR (par), prép. || 1* k travers, fl a passé par Bordeau:. Voyager par eau. Jeter quelque chose par la fenêtre. Les idées qui nous viennent par les »ens. Et pour vous faire outrage il faudrait que par moi son fer se fît passage, rotbou, Antigone, II, 4. Je vous écouterai par cette jalousie, id. Bélitaire, ii, ». Il fallait passer par les ténèbres de l'ignorance et du mensonge avant de rentrer dans votre palais de lumière, volt. Voyage de la raison. Il y a de fins courtisans italiens qui prétendent qu'il faut toujours aller au prince par les ministres, ei moi, monseigneur, je liens que dans votre cour il faut aller au ministre par le prince, ID. Lett. au prince palatin, s juill. «7*2. On dit que cette vexation odieuse (la persécution contre le livre de l'Esprit] est le fruit de l'intrigue des jésuites, qui ont voulu aller par Helvétius à Diderot, lu. Lett. Thiriot, 7 fév. )76». Toutes les idées que vous avez eues me sont aussi venues par la tête; mais je les ai chassées gomme des suggestions du malin esprit, dideb. Mi'm. t. ii, p. <<(. Sans l'île de France, il n'y a point de protection pour les établissements de l'Inde; et sans Pondichéry, l'Ile de France sera exposée à l'invasion des Anglais par l'Asie comme par l'Europe, raynal, Uitt. phil. iv, 12. Par ces chemins de fleurs dont j'ai fui les appas, Ou'il est doux d'égarer ses désirs et ses pas I c. ok- LAv. Paria, ii, 2. Mes spahis Qui poussaient leurs chevaux par les champs de maïs, V. uugo. Orient. 4 6. Il Par terre, du côté de la terre; par mer, du côté de la mer; par eau, du côté de l'eau. Il fallut ras!tiégcr par terre, et empicher que les secours ne vinssent par eau, volt. Ruttie, I,13. ||0n dit d'un purgatif qu'il fait aller le malade par haut et par l»«, pour exprimer qu'il cause des évacuations par le vomlss-men» et par les selles. || »• Par se dit pour exprimer les conditions atmosphériques sotis lesquelles quelque chose se fait. Voyager par la pluie. Rentrer chfz soi par un lieau clair de lune. Nous revînmes le soir, avec le (lux de la mer, coucher i H«Dneb<in par un temps délicieux, bbv. »7ï. Je luis venue dîner, par le plus beau temps du monde, k nos «ffluri de Sainte Ktne du Kaujl«urK, lu i7i 11 faut que j'aie le diable au corps fout y«nir de Itayeuz i p^i, prp,„lre «ne femme fv le lsu.p»^|u'il fa/t, LMBAND, Métamorph. amour.
PAR
se «. Il court au lac par une nuit noire, voi.t. Philos. Mari. en. 26. Je me promenais un matin par un beau soleil, sur le bord le plus élevé du mont de Salève, SAUSSURE, Foy. Alpes, t. i, p. 249, dans PODOENS. Mme des Ursins fut mise dans un carrosse avec une femme de chambre et deux officiers des gardes, sans autres habits ni linge que ce qu'elle avait sur le corps, et partit à huit heures du soir par un froid très-vif, le 23 décembre «714, duclos, Œuv. t, V, p. 86, Il 8* En, dans, avec l'idée de mouvement dans l'espace indiqué. Une fière harpie, un aigle ravissant De qui le vol s'étend par tout notre hémisphère, mairkt, Sophon. v, ). La lumière et le bruit s'épandaient par le monde, tbistan, Jfon'onc, 1,3. Il (l'âne] allait par pays, accompagné du chien, la pont. Fabl. viii, <7. Le bruit s'en répandit par tout le voisinage, m. vu, » 3. Suivezmoi que j'aille un peu montrer mon habit par la ville, mol. Bourg, g. ui, t. D'abord leurs eseoffions ont volé par la place, mol. fÉt. v, H. Vous m'avez écrit la plus aimable lettre du monde ; j'y aurais fait plus tôt réponse, sans que j'ai su que vous couriez par votre Provence, SÉV. < . Je vous écrirai par les chemins ; c'est une de mes tendresses, comme dit Monceaux, id. 2I5. M. Lémery le quitta donc au bout de deux mois, et se résolut à voy^iger par la France, pontkn. Um. César, outré des bruits qu'on répandait contre son honneur et sa réputation, se jette danslaville, court parles rues, assemble le peuple, VERTOT.flA'.rom.iiv, 3(9. Ij En, dans, sans idée de mouvement. Ainsi, lorsque l'on voit un homme par la rue, hégnieu, Sat. ii. Mon pelitami de la poste ne se trouva pas hier à l'arrivée du courrier, de sorte que mon laquais ne rapporta point mes lettres : elles sont par la ville, sév. i4i. Il eut celte place en 1 709, année si funeste aux plantes par toute l'Europe, FONTEN. Boerhaave. Mais on blâme par la ville Ce sentiment peu commun.... chadl. Impromptu. || 4° Par le travers de. Il lui cingla un coup de fouet par le visage. J'espère que la postérité m'en remerciera ; car pour mon siècle, je n'en attends que des vessies de cochon par le nez, volt. Lett. d'Argental, 28 aollt 1749. Il Fig. Et sur les jours caniculaires Ils [les médecins] nous donnent encore, avec leurs lois sévères, De cent sols contes par le nez, mol. Amph. ii,3. Il 6" En termes de géographie et de marine, i la hauteur de. Nous étions par trente degrés de latitude. Quand on est par le travers de la rivière du Massacre, bougainville, Voy. l, i, p. 3i6, dans pouGENS. Demavend fut autrefois un ■ ville de l'ancienne Médie; elle est par 3t« de latitude, bailly, Atlantide, Lett. »8. [I Terme de marine. S'emploie pour désigner la position d'un bâtiment, d'un objet par rapport à un autre objet ou à un autre bAtiment. Canonner, aborder un vaisseau par sa hanche ou par sa joue. || Un vaisseau navigue ou est mouillé par tant de brasses d'eau, lorsque la mer a, dans le lieu où i! se trouve, une profondeur de tant de brasses. Nous continuâmes à louvoyer pour approcher le fond de la baie; et, à neuf heures du soir, nous mouillâmes, par neuf brasses, à environ une lieue dans le nord-est du mouillage, la péholsk, Voy. t. Il, p. 66, dans poiOr.NS. || Deux objets lointains sont l'un par l'autre, lorsqu'ils sont tous deux dans le même alignement avec l'œil de l'observateur. Il 6" Par sert à désigner la partie que l'on saisit, que l'on prend Je suis le Seigneur votre Dieu qui vous prends parlamain, saci, B«6/e, f>ate, xu, U. Toute l'assemblée jeta les yeux sur Mentor, que je montrais le tenant par la main, fén. Tél. vi. Je voudrais qu'il m'eiit pris par le peu de cheveux qui me restent, comme Habacuc, et qu'il m'eût transporté vers vous, volt. Lett. d'AUmb. 23 juill. I7«9. || 7» X cause de, en raison de. Ce n'est pas un présent que le lui fais [au duc d'Orléans, en lui dédiant une pièce], c'est un devoir dont je m'acquitte; elles hommages ne sont Jamais regardas par les choses qu'ils portent, MOL. ec, des mar.Ép. dédicat. J ai ouï condamner cette comédie à certaines gens, par les mêmes choses que j'ai vu d'autres estimer le plus, lu. Critique, 6. Dites-nous donc, mes pères, par quelle autorité vous permettez ce que les lois divines et humaines défendent, et par quel droit Lessius a pu dire... pasc. t'rov. xiv. Le roi de Pologne déclarant la guerre à l'empereur par vingt sujets de plainte, sEv. 43 avr, <68S. Je viens de lui écrire |au cardinal de Bouillon, neveu de Tuiennej un billet qui m'a paru bon : je lui dis par avance votre affliction |de la mort de l'urennel, et par son intérêt, et par l'admiration que vous aviez pour le héros, id. 2 août 1675. Je suis toujours en peine de iiotre cardinal [de Retz] ; il nie cache ses maux pui l'intérêt qu'il sait que j'y prends, m. 18 juin <•-«.
PAR
Cela est fâcheux par bien des raisons, m. 20 juin 1686. Quand nous avons fini de vous louer partout ce que vous avez de louable, id. à Bussy, 48 sept. 1 672. Il [un miroir] est ù vous par bien des titres, id, 13 juin 4685. Notre cher d'Hacqueville, qui.... entre plus que personne dans la tendresse infinie que j'ai pour vous : je ne sais si c'est par celle qu'il a pour vous, ou par celle qu'il a pour moi, ou par toutes les deux, ID. 24 juin 4671. Par ce que je vous dis, ne croyez pas, madame. Que je veuille applaudir à sa nouvelle flamme, th. corn, Ariane, ni, ;t. flomme de mérite estimable par ses talents, j. j. Rooss, Lett. à Ualesherbes, lo mai 4766. Je ne vous écris plus que pour les choses pressantes et nécessaires, et tel était, par votre amitié pour moi, l'avis de mon arrivée au refuge que j'ai choisi, id. Lelt. d du Pet/rou, 29 mars 4 766. || 8" En résultat de, en efTclde. Il a fait cela par curiosité, par envie. D'à gir (|ue par boutade. Par vous un Dauphin nous va naître Que vous-même verrez un jour De la terre entière le maître Ou par armes ou par amour, malh. iii, 4. Et la beauté des fruits d'une palme si haute Me fait par le plaisir oublier le danger, m. v, :)o. Par vos commandements J'ai tàchù d'observer ses secrets sentiments, du ryer, Scévole, v, 3. Parle sacerdoce je ne me suis engagé qu'à Dieu et à moimême, à Dieu mon souverain maître, à qui j'appartenais déjà, BOHRDAL. 2* dim. aprèi l'ÉpipItn.i. Dominic. t. i, p. 82. Faites par devoir ce qu'il faudra bientôt faire par nécessité, m. i4« dim. après la Pentecôte, Dominic. t. m, p. 430. L'un était brave par vertu, l'autre l'était par férocité, flèch. Hist. de Théodose, i, (O. L'ennui est entré dans le monde par la paresse, la bruy. xi. Xe sénat, par son conseil [de Cicéron], promit une amnistie, veutot, flévol. rom. xn, I99. Avocat par état, mais philosophe par goût, et historien par occasion, n'était-ce point aussi se partager un peu trop? d'dlivet, Hist. de l'Acnri. t. ii, p. 242, dans pougkns. Votre esprit vous a rendu sage ; Si je le suis, c'est par mon âge ; Et je me suis trompé longtemps, volt. Lett. en vert et enprose, 447. Il (le loup) est naturellement grossier et poltron; mais il devient ingénieux par besoin et hardi par nécessité, buff. Quadrup. t. il, p. 486. Les Hollandais, qui étaient devenus républicains par hasard et commerçants par nécessité, ravnal, Hist. phil. a, h. || Par quoi, raison pour laquelle. Od s'y prit tard, par quoi l'opération manqua. Il Par le roi, par l'empereur, formule du contreseing des lois, des ordonnances. || 9" Par, d'après. On regarde les genspar leurs méchants côtés, mol. Mis. 1, 2. Périclès faisait peu de cas de ces plaintes, et se conduisait par des vues bien supérieures, rol- LiN,7/is{. onr. <Bui). t. m, p. 44i, dans pougens. Le Franc était jugé par la loi des Francs, l'Allemand parla loi des Allemands, le Bouiguigiioii par la loi des Bourguignons, le Romain par la loi romaine, MONTESQ. Esp. xxviii, 2. Par l'erreur d'un moment ne jugez point ma vie, gresset, Méchant, iv, 6, i;t toi, fils de Vénus, Vois par ce que je suis ce qu'autrefois je fus, DEULLE, Én.v. Il .Selon, suivant. Le pape.... était, par les dernières nouvelles, à la dernière extrémité, SÉV. 24 août IB89. Il paraît par notre auteur persan, que Tamerlan fut obligé de quitter l'Inde, après en avoir saccagé tout le nord, volt. Polit, et législ. tYagm. hist. sur Vlnde, xxxii. {| En conséquence de, par suite de. Elle [MmedeLudre] passa une nuit dans les champs, en faisant ce petit voyage, par un carrosse rompu, et tout ce qui arrive quand on est en malheur, sév. 23 juin 4677. Pour moi, j'ai, par le récit de vos amis et par votre vigilance, fort bonne opinion de vous, in. à d'Ilerigoyen, 28 fév. 4687. i; 10* Par s'emploie pour exprimer le complément des verbes pa.ssifs. Dans le Menteur, tout l'intervalle du troisième acte au quatrième vraisemblablement se consume à dormir par tous les acteurs, cohn. Troisième discours. L'excusa qu'elle prit, c'est qu'elle craignait d'être volée par les troupes qui sont par les chemins, sév. 2;i9. C'était une personne formée par et pour la bonne compagnie, STAF.L,CoWnnf, xii, 2. || 11° Par indique le moyen. Il a réussi par ce moyen-là. Un grand chêne du mont Ida, que la hache a coupé par mille coups, FÉN. T(l. XVI. Ce pape y présidait par ses légats, Biiss. //i.v(. 1, 44. Cléopatre, à qui elle ôiail la couronne avec son mari, épousa Aniiochus Sidetes, et se résolut à régner par toutes sortes de crimes, ID. ib. I, 9. Hoxane, se livrant tout entière à ma foi. Le voyait par mes yeiu, lui parlait pai ma Iwuclie, HAC. Bajai. 1, 4. Mettez-vous au régime de penser par vous-même, volt. Polit, et législ. Tolérance, Uemède. Pour vous, madame, qui êtes dans un port assez commode.,,, vous avez toujours pensé avoo
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grandeur, et j'ose dire qu'il y a une espèce de plaisir à sentir qu'on ne peut souffrir que par le malheur des autres, lo. Lett. Princesse de Tulmont, 2S févr. t7T). Il ne voit rien que par les yeui, Il n'entend que par tes oreilles, favart, Sotiman 11, II, a. Changé par ses regards, et vertueux par elle, TOLT. Àdél. du Guescl. m, 3. || 1J« Par indique la manière. Je punirai les habiunts d'Egypte comme j'ai puni ceux de Jérusalem, par l'épée, par la famine et par la peste, saci, Bible, Jérémie, xuv, )3. Four moi, par un malheur, je m'aperçois, madame, ywe j'ai, ne vous déplaise, un corps tout comme une âme, mol. Femm. sav. Vf, 3. Il m'appelle par mon imm, et m'encourage pour le suivre, fén. Tél. VI. Chaque peuple à son tour a brillé sur la terre Par les lois, par les arts, et surtout par la guerre, VOLT. Fanât, u, B. .S'il mourut par un crime, un crime l'a vengé, id. Henr. vi. En général, l'épreuve lies canons par la poudre est peut-être la plus mauvaise méthode que l'on pût employer pour s'assurer de leur résistance, euff. Hist.min. Introd. Œuv. t. VIII. p. 441. Il Par, en langage du turf, signifie issu de, en parlant de la naissance d'un cheval. Austerlitz par James et Jane Eyre signifie : Austerlitz, fils de James et de Jane Eyre. || 13° Par indique l'ordre, la distribution. Il a divisé son livre par chapitres. Couper par morceaux. La lune se montrait par intervalles. Il a donné tant par kilogramme à la messagerie pour le port de ses efTels. Il paye tant par jour. On paye tant par tète, la «uccession par souche est opposée à la succession par tète. Vous m'avez déjà menti par trois fois, et vous ne m'avez point voulu dire d'où vous vient cette grande force, saci. Bible, Juges, xvi, 15. Et qui, père de sa patrie. Compte ses jours par ses bienfaits, J. B. bol'ss. Odes, ii, 6. Je lui ai ouï dire fau comte de Belle-Isle], que, pendant trente-quatre ans, il n'avait dormi que quatre iieures par nuit, DUCLOS, Œuv. t. VI, p. (62. Vous Comptez par les jours, madame, et moi par les heures ; cela fait que l'intervalle me paraît vingt-quatre fois plus long qu'à vous, j. j. Bouss. Lett. à la maréch. de Luxemb. J6 mars I78i. Il enregistre à son retour Nuit par nuit, jour par jour, semaine par semaine, Les revers de l'hymen, les exploit» de l'amoljr, uelillk. Corners, vi. |1 14 Par s'emploie pour affirmer, jurer, conjurer, s'appliquant alors à la personne ou à la chose qu'on invoque en affirmant. Il en jure par sa foi. Par ma barbe, dit l'autre.... la font. Fabl. m, 5. Par le sang ! par la tête ! s'il était là, je lui donnerais tout à l'heure de l'épée dans le ventre, mol. Scap. II, ». Par le salut des Juifs, par ces pieds que j'embrasse. Par ce sage vieillanl, l'honneur de votre race. Daignez d'un roi terrible apaiser le courroux, RAC. Esth. III, 5. Surtout si vous m'aimez, [par cet amour de mire, Ne reprochez jamais mon trépas à mon père, m. Iphig. v, 3. Voilà mon sort; mais vous, par le flambeau du monde, Par sa douce clarté que je ne verrai plus. Par votre cher Ai^cagne et ses jeunes vertus. Par les mânes d'Anchis^, abrégez ma mis'-re ! d?xille, Jïn. vi. || 16" Par >e construit avec un infinitif, quand il dépend des verbes commencer, débuter, finir, terminer. Il a commencé parêtre simple soldat. H débuta par dire. J'ai fini par être servante chez le Juif don Is.sacar, volt. Caud. xii. Je terminerai cet article par réfuter une erreur, bern. uf, st.-p. Élude V. il 16- Par, devant un infinitif, tenant lieu de en avec un participe présent, ou de parce que avec un mode personnel (tournure qui vieillit, mais
qui est excellente et qu'il faut conserver) Nous la
saurons dompter. Moi par écrire, et vous par réciter, LA FONT. Belph. Mais ne confondons point, par trop approfondir. Leurs affaires avec le." vôtres, m. Fabl. m, «7. Je mande à mon fils que c'est un grand plaisir cl'êire obligé d'y être [à la cour], d'y avoir un maître, une place, une contenance; que pour moi, si j'en avais eu une, j'aurais fort aimé ce pays-là; que ce n'était que par n'en avoir poinl que je m'en étais éloignée, sév. 430. Ne vous échauffez point à l'excès, par de cruelles tnnts. par ne point manger, 10. 489. Ne croyez point que j'offense ce que j'aime par négliger ma santé; j'en ai un véritalde .soin fiour l'amour de vous, id. 7 aolli ifi76. Il y aura demain un an que je ne Tous ai vue... mon Dieu! que ce jour est présent à ma mémoire! et que je souhaite en retrouver un autre qui soit marqué par vous revoir, par vous eiiil)ras.ser...l id. 2 oct. tssi». On solenniser» la Saint-Hubcrl jiar premlre trois cerfs bout à bout, hanokau, i, 66, » dot. 46H4. Quelques-uns par ne pouvoir se résoudre à renoncer à aucune sorte de connaissance. . la eRur. Tili. Il se trouvait entre leurs caractères toute U restemblance, el, de plus, tout« U différence qui
peuvent servir à former une grande liaison : car on se convient aussi par ne pas se ressembler, fonten. Malezieu. Et comme il était accusé d'en vouloir toujours aux plus grands hommes, tels que MM. Huyghens, Leibnilz, Newton, il se justifie par en parler plus librement que jamais, m. Hartsoeker. Ces lalents, ces connaissances font fortune par n'être pas à leur place ordinaire, id. Se'bastien. Le roi était accoutumé au visage de Mme de Saint-Simon par les Marly et par la voir souvent à la suite de Mme la duchesse de Bourgogne, ST-sm. 274, 202. Mon père ne put répondre au roi , qui lui apprit qu'il l'avait fait grand écuyer, que par se jeter sur ses mains et les inonder de ses larmes, iD. 8, 102. Le cardinal répondit au chevalier de Lorraine un fatras de sottises qu'il couronna par ajouter qu'il était d'autant plus affligé.... id. 24, 28. Par trop bien boire un curé de campagne De son pauvre œil se trouvait déferré, j. b. rouss. Épigr. II, <6. Je ne voulais pas vous donner occasion de TOUS fatiguer par trop écrire, J. j. Ronss. Lett. à Mme d'Épinay, juin «757. J'écoute peu lesdéclamations contre la jeunesse d'à présent, et tiens fort suspectes les plaintes qu'en font certaines gens, me rappelant toujours le mot : Vengeons-nous par en médire, P. L. COUH. Pétition pour les villageiris. \\ 17° De par, par l'ordre de, voyez par, de. 1| 18° Par forme d'autres prépositions composées, avec une préposition qui le suit. || Par chez, par la demeure de Je n'ai point repassé par chez vous, parce que je comptais vous voir en allant en Italie, d'alkmb. Lett. à Volt. 7 août 1763. |) Par entre, par l'intervalle de. Il fallait aller aux ennemis par entre les deux villages, st-sim. <2, 135. || Par après, dans la suite. J'ai peur, si le logis du roi fait ma demeure, De m'y trouver si bien dès le premier quart d'heure. Que j'aie peine aussi d'en sortir par après, mol. l'Ét. m, 5. Il Par après a vieilli. || 19° Par-dessus, voy. DESSUS, n" 13. Il Substantivement, un pardessus voy. PARDESSUS. Il Par-dessous, voy. dessous, n° 8 Il Par-devant, voy. devant, n° )7. || Par devant, en traversant le devant. En passant par devant la chambre d'Angélique, j'ai vu un jeune homme avec elle qui s'est sauvé d'abord qu'il m'a vue, mol. Mal. imag. 11, lo. ||Par derrière, voy. derrière. I Par leçà, voy. deçà. || Par delà, voy. ov.iX. || Par devers, voy. uevers. (Au mot par, l'Académie écrit par-devers avec un trait d'union ; à devers, elle l'écrit sanstraitd'union : par devers.) || 20° Par ailleurs, par une autre voie. Le roi permit le passage du canon à travers leurparc [des solitaires de Mortaigne] quand il ne fut plus possible de le conduire par ailleurs, ST-SIM. t, 31. Il Par en haut, par en bas, par le côté d'en haut, par le côté d'en bas. Cet habit est trop étroit par en haut, par en bas. || 21° Pir ici, par cet endroit-ci, vers cet endroit-ci, en parlant du lieu où l'on est. Passez par ici. Venez par ici. Me faire de petites questions. Arlequin par ici, Arlequin»par là, MARIVAUX, Surprise de l'amour, m, 1. ||2a' Par là, par ce lieu là, en parlant du lieu où l'on n'est pas. Allez par là ; moi j'irai par ici. 1! Fig. Par là, par cela, par ce parti, par ce motif, par ce moyen, par ces paroles. Il en a passé par là. Je l'attaquai par là, par là je pris son âme, corn. Cinna, v, 2. Je montre à tous par là que j'ai repris ma place, id. Pomp. IV, 3. II n'est fourbe, ni crime. Qu'un trône acquis par là ne rende légitime, id. Nie. i, 5. Et par là cet honneur n'était dû qu'à mon bras, m. Cid, i, 7. Ce n'est plus par là [la mauvaise santé) qu'il me faut plaindre, c'est d'être bien loin de vous, sÈv. 4 fév. 1086. Il Fig. et familièrement. Il faut passer par là ou par la fenêtre, se dit pour signifier que c'est une nécessité, qu'il n'y a pa.s moyen de faire autrement. ||, Par où, ellipse pour: par là où. Il commence «n elTetpar où finit Auguste, bac. Brit. I, ). 1! Par où, par lequel, laquelle, etc. Ces airs, ces lours de tête, ô femmes, votre charme, Doux cliarme par où j'ai péri, sainte-bei.vk, Poésies diverses (à la suite dej. Delurme). || 23° Par-ci par-là, loc. adv. En divers endroits, de côté et d'autre. Ils étaient dispersés par-ci par-là. X la réserve de quelque douleur par-ci par-là, qui Ta et vient, sEv. 257. ii A diverses reprises, à diverses fois et sans suite. Le lendemain, tout le jour se pa.ssa X raisonner et par-ci et par-li Sur cette voix et sur cette rencontre, LA font. Ilertn. Il (Ch. de S'Higné] a quitté la comédienne [la Champmeplé] , après l'avoir aimée par-ci par-là, sEv. 22 avr. <e7l. Il ne marque que di'S particuliers par-ci par-là, boss. Lett. 267. Kh I mais, oui^ me répondit-elle, j'ai entendu dire quelqu"s mots par-ci par-là, Marivaux, ifartann«, »• part. RI puis ma soeur par-ci, ma sœur par-là, it). Pays. parr. •'• part. Vou« êtes sensible T oui,,
sensible par-ci par-là; mais en un moment cela me passe, mahmontel. Contes nurraux, Quatre /la». Il 24° Par Iroi), beaucoup trop. Il est par trop pressé (voy. à l'étymologie ce qui est dit de ce sens superlatif). || Par conséquent, voy. conséquent 2.
I 25° Parce que, Inc. conj. Attendu que, vu que. Polyeucte est chrétien parce qu'il l'a voulu, corn. Poly. III. 3. Et parce qu'elle meurt, faut-il que vous mouriez? bac. Andr. v, 6. Rien n'enfle^et n'éblouit les grandes âmes, parce que rien n'est plus haut qu'elles, MASS. dansGiBAULT-DUvivieR. Antislliène se crut heureux, parce qu'il se croyait sage ; je me cruij sage parce que je suis heureux, barthEl. Anach. ch. 32. Il y a des vérités qui sont la source des plus grands désordres, parce qu'elles reniiient les fiassions, CHATEAUBR. Génie, III, m, 4. || On peut séparer parce de que par(]uelque incise. Parce, comme dit saint Augustin, que.... pasc. Prov. xvni. Le consul Terentius Varro, qui venait de perdre une si grande bataille, fut reçu à Rome comme s'il eût été victorieux, parce seulement que, dans un si grand malheur, il n'avait point désespéré des affaires de la république, boss. Hist. m, 8. Bethléem, où la sainte Vierge alla avec saint Joseph se faire enregistrer, parce, dit l'Évangile, que c'était leur pays, FÉN. t. XVII, p. 2«i.
— REM. 1. Il y a deux ans jour par jour que M. N*** est mort, dites jour pour jour. Copiez ce manuscrit page par page, dites ; page pour page. Mais dites : Je surveille sa conduite jour par jour; j'examine ce livre page jiar page. i| 2. Parce que, conjonction qu'il ne faut pas confondre avec les trois mots par ce que : Je le crois parce que vous me le dites, c'est-à-dire à cause que vous me le dites ; je vois par ce que vous m'avez écrit, c'est-àdire par les choses que vous m'avez écrites.
II 3. On lit dans Laveaux : « Voici une règle assez étendue qui indique quand il faut employer les prépositions par ou de, que régit ordinairement le verbe passif. Quand le verbe exprime des actes intérieurs de l'âme, on emploie de : Un jeune homme vertueux est estimé de tout le monda, même des libertins. Mais si le verbe présente une opération soit de l'esprit soit du corps, on emploie la préposition par: La poudre à canon fut inventée par un moine. Si le verbe passif, outre son régime, est suivi de la préposition de et d'un nom, alors on doit employer par pour le régime du verbe passif : Votre ouvrage a été loué d'une manière fort délicate par un célèbre académicien. » Il faut ajouter qu'à la place de de on peut toujours mettre par, mais qu'à la place de por on ne peut luujours mettre de. || 4. 11 faut éviter par devant le nom Dieu pour se garder de l'équivoque du juron pardieu : Tous les hommes seront jugés de Dieu, à la résurreclion. De même Molière a dit : Sommesnous chez les Turcs pour renfermer les femmes? Car on dit qu'on les tient esclaves en ce lieu. Et que c'est pour cela qu'ils sont maudits de Dieu, Éc. des mar. i, 2. Toutefois ce n'est là qu'un conseil, et en plus d'une occasion on pourra dire par Dieu. \\ B. Parce que a expulsé pource que, à tort; car ces deux mots ne sont pas synonymes; et la disparition de pource que oblige, en maintes circonstiinces, à un faux sens par l'emploi de parce que. On voit par Vaupelas que ce sont les puristes exagérés qui ont banni un mot utile : M. Coeffeteau se servait de parce que et non de pource que; Vaugelas trouvait, on ne sait pourquoi , parce que plus doux que pource que, et, grand point pour lui, plus usité à la cour. Deux prépositions par et pour sont confondues et prises l'une pour l'autre dans la question pourquoi et la réponse porre que. Par indique naturellement le moyen, etsubséquemmenl la cause. Si je demande ; Pourquoi veitdei-vous vos rentes f et qu'on me répomle : parce que j'ai besoin de réaliser, od répond par la cause, lorsque je demande le but qu'on se propose; c'est que pourquoi signifie en même temps par quoi et pour quoi. De même parce que signifie parce que et pource que. Pourquoi aciietesvous une maison? on répond : parce que je veux l'habiter : le sens est pource que, comme on le voit si l'on répond par l'iiilinitif si:ul : pour l'habiter, et non pas por l'habiter, li 8" Voltaire {Comm. Corn. Ihiditg. iv, 1) dit que la conjonction parce que ne doit pas entrer dans un vers noble, étant dun; et sourde à l'oreille. C'est trop dire ; mais il est difficib' do la bien placer.
— HlST. IX* ». Per dreit. Serment. || x* s. El à lui |J. C] nos laist venir [qu'il nous laisse venir] Par souue clementia , Eulalie. || xi* s. Serez ses hom [son homme| par honur c par bien, Ch. de Roi. 111. Dist Blancardins : par [au nom de] ceste meic il*»-
PAR
tre... l'b. IV Par le sien Deu, qu'il ait mercit de mci, «6. VI. Li empcreres est par matin levé, tb. xi. a toute Espaigne [ilj tiendrai par vostre don, ifc. XV. Par lui orrez [eiiteinlrez] se arez pais ou non, ib. XXXI. Kl Gucne [ilj a pris par la main destre à dois, ih. xxxvu. Sire [il] est par mer de quatre cenz dromonz, ii>. cxvu. Par louz les prez or se dorment li franc, ib. cuixx. Tant par est blans come flur en eslel, ib. ccxxvn. Mull par est preuz danz Ogiers li Daneis. 16. cclix... Cil sont par eus|à eux seuls) en ceii val sous un tertre, ib. ccxi. || xii' s. Par maint pays je t'ai moult loue portée (mon épée], ttnnc. p. Î3. N'I agalie qui soit se par lui non [qui ne lui appartienne], ib. p. 29. Par toute l'ost [il] fait les grailles [trompettes] sonner, ib. p. 33. Par devpfs nous est li noiaus [le gros de l'armée ennemie] tornés, 16. p. st. Par moi fu morz Rolanz, ne puet eslre celé, ih. p. iflS. Il [Judas] reconnut son tort, si se pendit par soi, 16. p. 1»». Car joie a courte durée, Qui avient par tel folor [telle folie], Cauci, i. Amer [aimer] toute la meillor Oui soil par les bons louée, 16. i. Vous pouvez bien savoir par ma chançon Et à mes dis que je n'aim se vous non, ib. 11. Par tantes fois [j'J ai esté assailliz Que je n'ai mais pooir de moi défendre, ib. V. Grant pechô fait qui son homme veut prendre Par lieau semblant monsirer, tant que bien tient, ib. xxi. Aloi-s m'est vis '|ue jel sente [le vent] Par desous mon manteau gris, dame de faïel, dans Couci. Il en a envoie par mer une partie, Sax. vu. Guileclinsva par terreosa granl baronie, A. vu. Par tut le munde est leis [lois] tut par dreit establie.... Th. le mart. 26. N'ai beu ne vin ne el [autre chose], par unll'um se poisse enivrer, Rois, p. *. || xm' s. Li marchis li vout assés doner terre et avoir, par un si [à condition] qu'il demorasl avec els, et il n'en »olt point prendre, villeh. cxxxui. Et ne sai qucles gens mistrent par mal le feu en la vile, id. xci. Li Venicien se ferirenl as vaissiaus qui ains ains, qui mius mius, si que par un poi que li uns n'o .<jii l'autre, id. clviii. Et lors prist Huitaces de SumbruiL- deus messages, et les envoia par jor el par nuit en Constanti noble au duc de Venise, iD.cxviii. F.insi dura li iissaus par cinc jors, id. xlix. Et li ttachierent la crois en un grant ciiapel de coton par devant, pour ce qu'il voloit que tous le veïsseut, JD. XL. Li bruis fu meut grans par là dedans, iD. xcv. Je ne pris [prise] riens, ne beauté ne jouvent; Pourquoi? parce que la mort tout meslroie, ANONYME, dans Couci. Si come Berte fut en la forest par li [seule], Berle, 1. Par le jardin du roi s'en venoil li lions, ti). 11. Par un jour si très bel qu'il ne pleut ni ne vente, ib. x.Vestu [elle] ol un bliaut par desus sa cliemise, ih. ixxi. Ce fu par un lundi, au chief de la semaine, tb. l. Qui tant font par trop boire. Que il en (lerdcnt si le sens et la mémoire.... ib. uvi. Il a tantost Morant par devant lui mandé, tb. cm. Par dedans la chapelle fu Berte o le cor gent, ib. ex Et se mist en chemin et tant erra [marcha] l'un jour et l'autre, par laid et par biel, qu'il ol demouré an et demi, n'oncfues ne pot oïr Douviele del roi, Chr.de Hains, p. 53. Et cerchoient par ces boissons [buis.sons], Par vaus, par plains et par montaingnes, Pommes, poires, noiz cl chastaingnes, la Rose, 84U9. Chascun amans suit par coiistume Le feu qui l'art [brûle] et qui l'alume, tb. 2361. Ton cuer ne porras apaier, Ains iras encore essaier. Se tu verras par aventure Ce dont tu ies en si grant cure, tb. 2347. .SeOe chose esl que enfes puet e.stre parfait en set mois, par l'autureté Tpocras, Liv. de jost. hb. Et ensi me pot fere par trois foi» s'il li plest, bbadm. xxviii, 4. Donques convient il qu'il soit regardé que cascuns arpensvaul, par loial pris, par an, m. xxvii, 3. .Sers ne hons qui ioil en la subjeclion d'autrui par religion, sans l'autorilé de son par dessus ne poent recevoir arbitrage jor eu», ID. xLi, III. Les cloches de l'église, de ce soyez certains, Sonerent tout par elles [seules], sans mettre piez ni mains, le Dit du buef. I! xiT* s. A bestialité l'en peut bien dire que sa contraire esc une vertu qui est par sus nous, appelU'e heroyque et divine, obbsmï, Eth. i»i. L'en dira de ewi par aprfcs planiereiiient, et monstrera l'en quelle chose cest que droiue raison, m. ib. »5 H IV ». El tenoicnl l<-ur tinel chacun par luy, c'est à UToir, le roi de w» chevaliers, et la roine de ses dame».... moLs». 1,1, )»i. Et avoitleroi d'Angleler.e hasti «>n siège par telle manière que les Françins ne pouvoimt venir i lui, ii>. i, t, an Afln que les hoDonUM «mprlM» et nobles aventures.... le» WllW Kmt idTWiUM (wr IM guerre» de France et A AndtatmrawientaoUblement registrées m Prol Uui <U ÙaïUu [le cbtMII t.io,eut » prit mené»
PAR
et si oppressés de famine, qu'ils avoient mangé par huit jours tous leurs chevaux, ID. 1, 1, (79 Si demeura la ctiuœ en cet estât, et se logèrent les seigneurs, chacun six par lui en entre ses gens, ro 1, l, 133. Si veuillez avoir de nous pitié et mercy par voslre très haute noblesse, id. 1, 1, 321. Et vous demanderons quittance de notre foi. ...par ainsi seronsnous .ibsous et dispensés id. i, i, n.'i. Pour garder
les deslroils et les passages contre les Anglois, qu'ils ne passassent par deçà la mer pour venir en France, id. i, i, 78. Et arst et ilestruil tout par de là Valenciennes, id. i, i, ite. Et en son chemin passa par le seigneur de Melelin, qui à joie le récent, Unuciq. 1, 3(i. Et si la hayne y avoit esté par avant grande, elle l'esloit encores plus, comm. m, ti.Trèa volontiers il luy laisseroit trois mille florins par an, par condition qu'il n'enlreroil amais dans la duché, ID. IV, ). J'ay cecy dit par cy devant, m. iv, 5. Il avoit iiiainles espies et me.s.sagiers par pays, id. v,
I. Qui par longues années avoit esté prisonnier en Bretaigne, id. i, 7. Je scey bien, que la compaignie est belle et bonne; mes elle a bien à faire ciens, el elle est toujours par chemins, Les if> joies de mariaye, p. 18. Ije meunier, oyant cette aventure, ne fit pas semblant par dehors tel que son coeur au pardedans portoil, Loms xi, Nnuv. m.
xvi* s. Tousjours se veaultroyt par les fanges, rab. Carg. i, h . Il me desplaisl par trop de lever guerre, lu. t'<. I, 32. Par bien gouverner sa maison l'eust augmentée, par me piller sera destruyct, id. tb. I, 48. Nous vous faisons prisonnier par le roy, mabot,
II, S7. J'ay donné charge à ce porteur de passer par vous, pour vous dire bien au long toutes nouvelles, MARG. Lett. 112. J'ay escrypt par deux fois à Yzarnay Testât de la maladie du roy de Navarre, m. tb. 136. 11 commence à se pourmener par la chambre, m. tb. 138. Passer par vifve force, mont, i, i&. Par cy par là, id. i, 32. Par tout le cours de leur vie, ID. I, 17. Quatorze ou quinze heures par jour, m, I, 181. Jour par jour, id. i, 257. Uneespée de bois appointée par un bout, id. i, 239. Il le rue mort par terre et s'enfuit, lo. i, 255. jj ne peut eslre inilnict à aller la teste couverte par froid, orage et pluye qu'il feist, id. i, 2B9. Par en hault, par en bas, ID, iil 19. C'est parce, dict il, que quand nous voulons.... ID. II, 291. Des ustensiles, tant de ceux qui servent par jour [tous les jours], que de ceux dont on use peu souvent, la boétik, 98. Il requeroit que ledit sieur mist son dire par escrit, et au parsus ,se tjdroit s'il pouvoit, ■'<al. Mén. p. in*. Ils demandèrent terme de deux heures, poui ..insulter par entre eux sur ceste affaire, cabl, iv, i9. L'on le Irouvoit toujours app enant par cœur, ou composant à part soy quelques harangues, id. Thém. 2.
— ÉTVM. Provenç, esp. el ilal. per, du lat, per. Le changement d'« latin en o fiançais est rare dans les formes classiques; on peut citer mercanlem, marchand, pergamena, parchemin, rc/nus, rame; dans les patois populaires: bourguignon, pardre, perdre, taire, terre, l'iarre, Pierre, etc. Dans l'ancienne langue por avait une signification superlative: par grand, comme en latin permagnus ; de cet usage, il ne reste dans la langue moderne que par trop. Mais ce qui n'était pas dans le latin, c'est la possibilité de séparer la préposition de l'adjectif; il y a plusieurs exemples de cette séparation dans l'historique.
PAIt (DE), loc. prepoj. Il 1* Par l'ordre, par le
commandement. De par le roi des animaux Fut
fait savoir à ses vassaux.... la pont. Fabl. vi, 14. Et de par Beizébut, qui vous puisse emporter.... MOI., Sgan. vi. || Croix de par Dieu, abécèilaire. Je n'ai jamais appris que ma croix de par Dieu, la FONT. Fabl. vu, 15. Il De par le roi, formule qui se mettait au commencement de divers actes publics portant sommation, injonction, etc. De par le roi, monsieur l'exempt, faites votre devoir, diuer. Père de famille, v, 12. || De par le roi, la loi et justice, formule qui se mettait en tête des jugements autorisant la saisie ou la vente des biens meubles et immeubles. |] 2° De par le monde, dans le monde. J'ai un cousin de par le monde, qui a fait une grande fortune. Féronde était un sot de par le monde, niche manant, ayant soin du tracas, la FONT. Féronde.
— HI8T. xrs. Sainz Gabriel qui de part Deu le garde, Ch. de flol. ce. || xii' s. Sire, fait-il, laenz sunl quatre Uacheler, De part le roi Henri volent à vos parler, Th te mart. Un. Do part nostre Seignur, flot'f, p. 444. Samuel li prophète vint à Saûl de part Deu, 16. &3. || xm* s. El il les salua de par lempereur Alexi», et leur bailla les lettres qu'il apporleit do par son soii,'neiir , villeh. lxv. De part Dou * vu» parlerunt, mahib ua psak^-ï, l ii, p. 43a.
PAR
Voirs est [il est vrai] que servltute vient de par le» mères, bf.«um. xlv, (5 El illuecques doit eslre ois par le segneur qu'il servi, ou par home soufisant (envoie de par li, id, i, 4i. Se j'ai héritage de par mon •perc.... m, xiv, 23. || xv s. De par Dieu faictes le suer, Paiftin. \\ xvt' s. Salue Ponocrates de par moy, BABEL. Garg. i, 29. Paix de par le diable, iD. n, 1 8. Theseus donques de par son père estoit descendu en droite ligne du grand Erechteus, amvot, Thésée, 2. Si nous obtenons, dit-il, c'est de par le public; si nous n'obtenons, c'est de nostie privé mouvement que nous venons, id. Lye. 54. En leur offrant de par luy de.... id. Arist. 25.
— ÊTYM. Provenç. de part ; voy. part , s. f. la • locution de par devrait être écrite de part ; c'est certainement le latin de parte; les plus anciens textes ne laissent pas de doute là-dessus: et, même dans- la locution de por le monde, il faut entemlre de parte mutidi. De per n'a jamais été dit. De par est une faute d'orthographe, déjà fort ancieime, mais qui ne doit pas induire en erreur.
fPAR.... ou PARA.... préfixe qui signifie à côté, et qui vient de la préposition grecque itapi. || En chimie l'on a proposé de placer cette particule avant la dénomination des corps dits isomériques.
PARA (p:i-ra), s. m. Petiie monnaie turque, quaraniiime p.irtie de la piastre, dont la valeur varia selon la contrée où on en faisait usage; ce n'est guère aujourd'hui qu'une monnaie décompte, pihan,
— ÉTVM. Persan, parah, pièce, morceau.
t PARABANIQt'E (pa-ra-ba-nik'), adj. Terme de chimie. Acide parabanique, produit d3 la décomposition de 1'; cide urique par l'acide niliique. i
t PARABASE (pa-ra-ba-z') , s. f. Ternie de littérature grecque. Partie de la comédie ancienne où le poète parlait lui-même aux spectateurs,
— ÊTV.M, n«piêaoi:, écart, digression, de itapà, à côté, et Patveiv, aller.
PARABOLAIN (pa-ra-bo-lin), s. m. Terme d'antiquité Nom donné, dans le Code théodosien, à ceux qui soignent les malades, et surtout les malades de maladies contagieuses.
— ÊTY.M. Lat. parabotanus, de 7tapâ6o)o;, hardi, qui s'expose, de «apafiâXXeiv, jeter eu avant.
1. PARABOLE dia-ia-bo-l'), s. f. Allégorie qui renferme quelque vérité importante. La parabole a deux parties, le corps et l'âme ; le corps est le récit de l'histoire qu'on a imaginée; et l'âme, le sens moral ou mystique, caché sous les paroles ou récit. Jésus dit toutes ces choses au peuple en paraboles, et il ne leur parlait point sans paraboles, saci, Bible, Évang. St Math, xm, 34. Quand je considî^re attentivement dans l'Évangile la parabole ou plutôt l'histoire du mauvais riche, el que je vois de quelle sorte Jésus-Christ y parle des fortunes de la terre, il me semble d'abord qu'il ne leur laisse aucune espérance au siècle futur, boss. le Tellier. Les paraboles elles comparaisons approclient fort des métaphores, et ne diffèrent d'elles qu'en un seul point, BOiL. Longin, Subi ch. 3t. La plupart des paraboles de l'Évangile sont tirées de la vie champêtre, FLEUiiy, Moeurs des Israël, lit. xxxu, 3* part. p. 398, dans POUGENs. Que .signifie la parabole de l'enfant prodigue, si ce n'est l'amour sincère préféré même à l'accomplissement le plus evact de tous les devoirs? STAËL, Corinne, x, 6. || Nom donné quelqueloi.s aux Proverbes de Salomon. Les Paraboles de Saloinon. Salomon composa trois mille paraboles, et il fit cinq mille cantique;, saci, Bible, Hois, m, iv, ïï. Il Dans l'Écriture, devenir la parabole des nations, devenir un objet de risée.
— SYN. PARABOLE, ALI ÉooRiE. Il y a entre ces deux mots, non une différence de signification, mai» une différence d'emploi. Allégorie est le terme générique; parabole ne s'emploie guère qu'en parlant des allégories contenues dans les livres sainis : la parabole de l'Enfant prodigue, du bon Samaritain, etc.
— HIST. xm* s. Si disi l'en bien en nos escole» Maintes choses par paraboles, Qui moult sunt bêles à entendre, la Rose, 7192. || xiV s. El de ce est une parabole, oresmk, Eth. h7.||xv' s. D'espoir et que vous en diroye? C'est ung beau bailleur de paroUes, Il ne parle qu'en paraboles, en, d'qkl, Chans. 6:<.
— Etym. Uaç,a.6oiit, action de mettre à côté, d'où comparaison, sorte d'apologue, de tcjpoêiXXeiv, de itapo, à côté, et pâXXeiv , jeter (voy. kaimsti- QUK et comparez parole).
2. PARABOLE (pa la-bo-l'), *, f. || 1° Terme de géométrie. Courbe plane du second degré présentant une double branche infinie; elle résulte de 1» section d'un cône par un plan parallèle à son côte. Ce fut lui [Apollonius] qui donna le premier aux trois^ectio:;» conique» le» noms de ^laiabole, d'by»
PAR
PAB
PAR
perbols et d'ellipse, qui non-seulement les distinpneiil, mais lés caractérisent, fonten. Viviani. Archimède paraît avoir été le premier qui ait trouvé la somme d'une progression géométrique infinie, décroissante, et par là il découvrit très-ingénieusement la quadrature l'e la parabole, m. BernouUi. Depuis Newton et Halley, tous les astronomes ont employé la parabole comme approximation pour calculer la route d'une comète à son appar.tion, et cette hypothèse s'est presque toujours trouvée suffisante, OELAMBRE, Abrégé d'astron. Leçon 24. il Demi-paiabole, la moitié d'une parabole, c'est-àdire la partie au-dessus ou au-dessous de l'axe. Il 2° Sous le nom de parabole, on désigne aussi des courbes planes d'un degré supérieur au deuxième, qui présentent une forme analogue à la parabole ordinaire. || 3" Se dit abusivement pour désigner la courbe décrite dans l'atmosphère par une bombe ou tout autre projectile et appelée trajectoire; dans le vide ce serait une parabole. Il est démontré qu'un boulet de canon tiré horizontalement décrit, dans l'hypothèse de la pesanteur constante, une parabole terminée à un certain point par la rencontre de la terre; mais que, s'il était tiré d'une hauteur qui pût rendre sensible l'inégalité d'action de la pesanteur, il décrirait, lu lieu de la parabole , une ellipse dont le centre de la terre serait un des foyers, c'est-à-dire qu'il ferait exactement ce que fait la lune, fonten. Newton. Que d'un tube de bronze aussitôt la mort vole Dans la direction que fait la parabole, voi-T. la Tactique. Hévélius vit que tous les corps qui nagent dans l'air, ceux qui y sont lancés comme les flèches et les bombes, les bateaux qui traversent un fleuve à force de rames et malgré le courant qui les entraîne, décrivent, soit dans l'air, soil dans l'eau, les uns une courbe que nous nommons la parabole, les autres un polygone dont le contour a une forte courbure, bailly, Hist. astron. mod. t. ii, p. 246. Il 4" Terme de mathématique ancienne. Le quotient d'une division.
— ÊTYM. napaêvX.., action de mettre de côté, et. en mathématique, division; d'oij le nom de parabole appliqué à une section conique, de nnpa-
6(iX>Elv (voy. PABABOLE ( ).
t « . PARABOLIQUE (pa-ra-bo-li-k"), adj. Qui tient de la parabole, de l'allégorie. J'avouerai peut-être que l'événement pourra, en second, servir d'interprète à des prophéties obscures et paraboliques, Basa, a* instr. past. U6.
— HIST. XIV* s. Leurs mots sont divers et obliques Kt sentences paraboliques, l'Akh. à nat. 178.
— Etvm. riapaêoAixo;, de icapaSoXi^, parabole <. ï. PARABOLIQUE (pa-ra-bo-li-k'j, adj. Terme de
géométrie. Courbé en parabole. Ligne parabolique. Enfin le calcul lui démontra |à Herschell] que les observations ne pouvaient s'accorder avec un calcul fondé sur une orbite parabolique comme celle d'une comète, sennebier, Iîss. sur l'art d'observ. 1. 1, p. 234, dans POL'GF.NS. Il Miroir paraboli(|ue, miroir qui 8 la propriété de réfléchir en lignes parallèles tous les rayons d'un corps lumineux placé à son foyer. || Terme de botanique. Se ditdes feuilles qui, étant plus hautes que larges, se rétrécissent insensiblement vers leur sommet toujours arrondi.
— ÊTYM. Parabole -i.
4. VARABOLIQUKMENT (pa-ra-bo-li-ke-man), •de. Par paraboles. Parler paraijoliqnement.
— f.TYM. Parnbnlufue l , et le suffixe ment.
2. PARABOL10UK.MENT (pa-ra-bo-li-ko-man), ode. Terme de géométrie. En décrivant une parabole. Un corps qui se meut parahoiiquement.
— f.TYM. l'arahoUque 2, et le suffixe ment.
t PAKABOLOÏKE (pa-ra-bo-lo-i-d'), *. m. Terme de géométrie. Surface du deuxième degré dépourvue de centre. On distingue deux sortes de parabololdes : le paraboloïde elliptique, qui est composé d'une seule nappe infinie; et le paraboloïde hy[ierbolique qui comporte des génératrices rectilignes. Il i" Terme d'art militaire. Nom donné à l'excavalion formée par l'explosion d'une mmc. ||3* S. f. Nom donné aux paraboles d'un degré supérieur au deuxième; ce terme n'est plus usité.
— ETY.y. Parabole, et C.Km, forme.
t PARABORf.E.V, KN.NE (pa-ra-bo-ré-in, è-n"), ndj. R:ice paraboréenne, nom donné aux Esquimaux, pour les distinguer des Lapons, .ivec lesquels la conformation du crâne ne pi'rmel pas de les confondre,
— RTYM. Ilapà. A côté, et Borée, le Nonl.
t PAHACARI'E (pa-ra kar-p'). ». m Terme de botonique. Ovaire avorté. || Partie accessoire du fruit qui est produite par la persistance du pistil.
— tTYM Pnr.. , para..., et «apwAc, fruit.
t PARACEL (pa-ra-sèl), s. m. Nom donné parles marins à un groupe d'îlots ou de récifs d'une certaine étendue, et parmi lesquels il y a généralement des passages. Notre point de réunion était au paracel de Saint-Urandon, dans la mer des Indes,
LEGOAHANT.
t PARACELSISER ( pa-ra-sèl-si-zé) , ». n. Être
partisan du paracelsisme.
— mST. xvi's. Un maistre enjoUeur qui, paracelsisant à discrétion, promettoit guérir de toutes maladies. Contes de Choliéres, t" 89 , dans lacurne.
f PARACELSISME (pa ra-sèl-si-sm'), s. m. Doctrine de Paraceise, médecin du xvi* siècle, qui attaqua vivement le galénisme arabe, donna une beaucoup plus grande part, dans la thérapeutique, aux remèdes minéraux, et voulut expliquer toute la pathologie par des phénomènes chimiques.
— HIST. XVI* s. Le soigneur de la Rivière en pleine audience à Paris, où, pour exalter le paracelsisme, il faisoit promesse de guérir la fièvre avec trois goutles de poivre, et ce sous la gaf,'eure de sa teste. Contes de Choliéres, f" 97, dans lacihne.
t PARACELSISTE (pa-ra-sèl-si-st'),«. m. Partisan du paracelsisme.
t PARACENTÈSE (para-san-tè-z'), s. f. Terme de chirurgie. Toute opération par laquelle on fait une ouverture & une partie quelconque du corps pour évacuer un liquide épanché. Paracentèse tlioiacique. Paracentèse abdominale. || Particulièrement. Ponction pratiquée à l'abdomen, en cas d'ascite.
— HIST. xvrs. On viendra à l'opération manuelle, qui est le dernier remède, que les chirurgiens appellent par un nom grec paracentèse, paré, vi, i2.
— ÉTYM. napotx£VT»iat;, de itapà, de côté, et xtv- Tttv, percer (l'opération se fait sur un des côtés de l'abdomen). ,
t PARACENTRIQUE (pa-ra-san-tri-k'), s. f. Terme de géométrie. Courbe telle que, si un corps pesant descend librement le long de cette courbe, il s'éloigne ou s'approche également, en temps égaux, d'un centre ou point donné. || Ancien terme d'astronomie. Se disait de l'approximation ou de l'éloignement d'une planète par rapport au soleil.
— ETVM. Par..., para..., et centre.
t PARACÊPHALE (pa-ia-sé-fa 1'), adj. Terme de tératologie. Monstres paracépliales, ou, substantivement, les paracéphales, monstres qui ont la tête mal conformée, mais encore volumineuse, avec une face distincte.
— ETYM. Par..., para..., et xeçaX:^, tête.
t PARACEBQCE (pa-ra-sèr-k'j , s. m. Fausse queue produite dans certains oiseaux parles plumes allongées des h^pocondres, du dos et du croupion.
— ETYM. Par..., para..., et xif.xo;, queue.
t PARACilEVABLE (pa-ra-che-va-bl') , adj. Qui peut être parachevé.
— HIST. XVI* s. Parachevable, Nouv. cotut. gén.
t. Il, p. 886.
PARACHE'VË, ÉE (pa-ra-che-vé, vée), part, passé de parachever. I.a lecture du livre paracheée.
PARACHÈVEMENT (pa-ra-chève-man), s. m.
Action de parachever, résultat de cette action.
— HIST. XV* s. Car si ne tais purs corps et ame, Ji ne feras bonne amalgame, N'aussi bon parachèvement. Mets, y donc ton entendement, la Font. 481. Il XVI* s. Pour donner une faveur à la fortification et parachèvement de Sainct-Paul, h. du bel-