‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 317 sur 389 · PARÉ, XIV, B · texte numérisé non relu

PARÉ, XIV, B

— ETYM. nîpôvTi, péroné, proprement agrafe, à cause de la fond, on que cet os rempht.

t PÉRONÉE (pé-ro-née), a. f. Genre de coquilles bivalves.

t PÉRONÉO-CALCANÉEN (pé-ro-né-o-kal-kané-in), adj. Terme d'anatomie. Nom donné à l'extenseur latéral du métatarse.

t PÉRONÉO-MALLÉOLAIRE (pé-ro-né-o-mal-léo-ic-r'), adj. Terme d'anatomie. Se dit de ta veine saphène externe.

t PÉRONÊO-PHALANGIEN ( pé-ro-né-o-fa-lanjiin), adj. Terme d'anatomie. Se dit du fléchisseur oblique des phalanges.

t PÉRONÉO-TIBIAL, ALE { pé-ro-né-o-ti-bi-al , a-1'), adj. Terme d'anatomie. Se dit des articuhtioiis par lesquelles le pérenéet le tibia se joignent l'un et l'autre en haut et en bas.

t PÉRONIE (pé-ro-nie), s. f. \\ 1° Genre de liliacées. Il 2" Terme de zoologie. Genre de mollusques hermaphrodites de la famille des cyclobrauches.

t PÉRONIER, 1ÈRE (pé-ro-nié,niè-r'), ad/. Terme d'anatomie. Qui appartient au péroné. L'artère péronière. || S. m. Péronier antérieur, muscle qui s'étend de la face interne du péroné i l'extrémité postérieure du cinquième os du métatarse. || Court péronier latéral, muscle qui s'étend des deux tiers inférieurs du péroné jusqu'au-dessus du tarse, où il se porte dans la gouttière creusée en devant de l'éminence oblique de la face interne du cuboïde.

PÉRONNELLE (pé-ro-nè-l'), ». f. Terme de dénigrement. Jeune femme sotte et babillarde. Taisezsez-vous, péronnelle; Allez philosopher tout le saoul avec elle, mol. F. sav. m, s. Dans les gardes françaises J'avais un amoureux.... Mais de la colonelle C'est le plus scélérat ; Pour une péronnelle, Le gueux m'a planté là, VAoé, Amante abandonnée.

— HIST. XVI* s. Avous point vu la perronnelleT Chanson du temps de Louis SU, dans lamonnoïb. Glossaire. Le remède de la peronelle contre la solution de la continuité, dédié à la maréchale de Balagny, Bibliolh. de M. Guillaume, à la suite des aventures du baron de Fœnesle.

'— ÉTYM. PeronneJ^eétait un nom propre(xiv* siècle: Péronnelle Porée, Taille de Paris, p. S), analogue à Peretle. et devenu un nom commun comme C(!tifl.

t PÉROPTÈRE (pé-ro-ptè-r') ou PËROPTÉRY- GlEN (pé-ro-pté-ri jiin), adj. Terme de zoologie. Se dit d'un poisson qui manque de nageoires ventrales.

— ETYM. llTjpoi;, privéde, etnTepèv ounTépu{,aile. PÉRORAISON (pè-ro-rê-zon) , s. f. Teime de

rhétorique. Conclusion d'un discours. Dans l'éloquence de la tribune et dans celle do la chaire, où il s'agit surtout d'intéresser et d'émouvoir, la péroraison est une partie essentielle du discours, parce que c'est elle qui donne la dernière impulsion aux esprits, et qui décide la volonté, l'inclination d'un auditoire libre, marmontel, Œuv. t. ix, p. 340. Il Terme de musique. La conclusion d'une symphonie, d'un discours musical.

— HIST. XVI* s. Les exorde» et perorasion»,MOMT. i, »8«.

— ETYM. Lat. perorotton?m, de perorore, pérorer. PÉRORER (pé ro-ré), v.n. Discourir longuement

et avec prétention. Il fl'enfantl va folâtrer par la chambre et me laisse pérorer tout seul, j. i. rouss. Ém. III. U [un candidat à la députation] présida des réunions, donna des dîners, écrivit des circulaires, intrigua, cabala, pérora, ch. ob bern. Un homme «ér.S iv. || Il se conjugue avec l'auxiliaire aïoi'r. Il Activement. L'abbé Kaynal est fort mal à son aise partout où il ne pérore p:»s colonies, (olitique ei commerce, oider. Lett. à Mlle Voland, 4 oct. i'«7.

— HEM. On a dit pérorer ([uelqu'un, ce qui n'est pas usité : Envoyer principalement des femme» avec des couronnes civiques au-devant des soldat» du camp de Vincennes, et les pérorer avant qu'il» n'arrivent aux barricades, babœup, Pièces, i, «».

PER

— «TYM. Ut. perorare, de per, et orar», parler (voy. oHAisoN) : parler jusqu'au bout.

PÉROREOR (pé-ro-re..r), ,. m. Terme familier. Celur qui a l'habitude de pérorer. Ces brillanu péroreurs qui savent habiller en termes séduisants et magnifiques leur cruelle philosophie, j. ,. «ouss. 3 dial. Il On emploie aussi le féminin péroreuse

— ETYM. Pérorer.

*. PÊROT (pé-ro), s. m. Terme d'eaux et forêts Baliveau qui a l'âge de deux coupes

— mST ivi^ s. Et si en iceui bois y avoit gros arbres quon nomme perots ou tayons.... Coust génér. t. i, p. 6»7.

— ETVM. Diminutif de père, comme qui dirait p«t( père amsi que le prouve le synonyme lauon qui veut dire grand-père. " "

„«î '• •'^«OT (Pé-"-»). *• m- Nom familier donné au perroquet. || Nom vulgaire du dindon.

— ETYM. Autre forme de Picn-o(, diminutif de i-ierre. Angoumois, prot; saintongeois, il a l'air ftt^ A«.me ,n peroi-, angl. parrot, perroquet; basse Norm. une pérote, une oie.

PÉROU (pé-rou), î. m. Il !• Contrée de l'Amérique méridionale, tres-riche en or et en argent. |î a- Fi? Un Pérou, un petit Pérou, ce qui est très-avantageux (avec une majuscule) . U campagne couverte de blés de vignes et de troupeaux est pour Ihomme un vrai Pérou, bien plus précieux et plus estimable que ceui dou .1 tire lor et l'argonl, bolli:», Hist. anc. t.x,p.480, dans PouGiNs. Dix ou douze mille livres de rente serait un Pérou pour l'abbé de .Janson et ne • engagerait à rien, st-sim. 281,67. Mme Thibaut

femme dtntrtg dans le ro«, Dict. comique. Poin de bien! votre bonne mine est un Pérou : tournezvous un peu que je vous considère encore, mabiv faus, confid. i, 2. Il Gagner le Pérou, faire une grande fortune. || Ce n'est pas le Pérou, se dit pour «primer qu une personne, qu'une chose, ne sont pas d une aussi grande valeur qu'on le di Je^co^^^ (P*-fO-ksi-d'), s\. Terme' de chimie. Combinaison d'un corps simplo avec la plus grande proportion d'oxygène qu'il puisse absorber. — trvM. Fer..., et oxyde.

.L™.^y''^* (Pèr-o-ksi-dé), V. a. Terme de

PER

». /".Etat de ce qui est perpendiculaire. Ce qui fait la chaleur n'est pas la proximité, mais la pe?pendicularité des rayons du soleil, volt. UH IrZede l'ru^se, avril J738. A ce trait de révolte, M Chevassu seleva à son tour et déploya sa longue tailîe

t»i nomme sérieux, jj iv.

— ETYM. Perpendiculaire.

PERPENDICULE (pèr-pan-di-ku-1'), ,. m. Terme

d un plomb qu on y attache. || Hauteur verticale

n?oK;»f .'f""' montagne, dun clocher etc. Il Voltaire 1 a fait féminin, à toit : Kn été, les rayons sont p us approciiés de la perpendicule, volt Leu au prtnce de Prusse, avril (7a8.

- HIST. XIV s. Perpendicvlum, pcrpendicles un instrumenta maçon dequoy il fait le mur droit' ou CANGE, perpendiculum. '

-ETYM Lat. perpendindum, fil à plomb.deper et pendl•r^ être suspendu (vov. PENDRE) '

t PERPÉTRATION (pèr pc-ira-sion), s. f. Action de pénétrer. La perpétration d'un crime pétTer'^^"' '^'' P^'"^*"''*'"''«'"»de perpetrare, pet-

PERPÉTRÉ, ÉE(per.pé-tré, trée), pan. passe de perpétrer. L'n Anglais a fait un relevé de lous les

PER

massacres perpétrés pour cause de religion depuis 2dL «T nf ''! temporel, et parsoyl les premiers siècles de notre ère vullaire volt Li. ,f P,«""f.«'"«'. o^esme, m. vi,

chimie Oxyder au plus haut degrt. L'oiygènTau peroxyde le manganèse o»ybene qu

PERPENDICULAIRE (per-pan.di-k,<...£-r'), „dj. l'hV.^n !f. '^'"8«/"'- "ne ligne, un plan, san pencher m d'un côté ni de l'autre, c'est-à-dire en faisant avec celte ligne, avec ce plan , deux angles droits. Trois lignesdroites perpendiculaires sur CE PESO. D,opt. 2. Il Une surface plane esl perpendiculaire sur une autre surface, lorsque l'ang'^e oui mesure leur inclinaison est un angle droit î|Ter?nè de paléographie. Écriture perpendiculaire ccrîtûre h,TjT'K' '"' 'r" 'on' dirigée, de haut en b^^ou de bas en haut, comme chez les Chinoîs Liai™ T^rP P.^P^"''"^ '.'"'•e, une ligne perpendin rJr^'. r ■ ''"""' ^''^''^'^ ""« perpendiculaire. I lerme de manne. U perpendiculaire à la route ^mfH.''"' "^o"?"* ""«'es droits la direction de là route d un navire ou celle de sa quille. || Perpend ! culairedu vent, la ligne perpendiculaire à Ud. rection du vent régnant.

..T 7"' ''^'"''^'""CULATRE, VERTICAL. Une liifne

rertica e est une ligne qui passe par le zénith du .eu où l'on est. Une ligne pe.-pendiculi're ë t une .gne qui fa, deux angles droits avec la ligne ou

le plan qu'elle rencontre, quelle qu'en soit la di

rection par rapport i l'horizon.

— HlST. XVI* s. Perpendiculaire, droicte ou A ^"^ciidT pT """"' ''"''' '«-"^ ^^mt /,

— ETYM. Provenç. et espagn. pervendicular ■

n.n.fl' p':?"'' abandonné i lui-même pre-

nant toujours une direction verticale

ma'liraT'Dw'''"''^^''''<P"-P''"^'-''"-'«-remanj.adr. Dune manière perpendiculaire L'eau ronge et mine ses bords, et avec d'autant plu, de force que par la direction de ,on cours eUe fes rencontre plus perpendiculairement, ponten cl/f./. m|r,r Tou.esie, foi, qu'un corps'tombe nbremént

rr'r rpCT'p'ia""'" ' '"'"■'°''' -""' ..^^mefd^d;^^.rri,;?r''"'^''^'^''"-

OK-ven^L^T"'!""'''"'''''" '« ""ffi" """';

Kt''iT"p^".^Z?rZ-- ^"-"^^"rEKPENDICULABITÉ (per-pan-di-ku-la-ri-té),

les premiers siècles de notre ère vulgaire, volt.

Dtct. phil. Massacres. > -••

PERPÉTRER (pèi pé-tré. U syllabe pé prend un

accent grave quand la syllabe qui suit en muette • je perpètre, excepté au futur et au conditionnel ' je perpétrerai), v. a. Terme usité seulement en jurisprudence. Commettre. Perpétrer un wime M Ancien synonyme de faire, d'exécuter. On fit un procès a Damiens, et on perpétra son supplice, volt Leu. en vers et en prose, i66.

. r,T"' ^''' '• -Ceuï qui les ont faits et perpétrés [des crimes], fboiss. ii, m, «8. || xvf s. À tous humains certes est impossible. D'en perpétrer encor un SI horrible [péché], marot, iv, u».

- hist. Provenç. et espagn. perpelrar; ital. verpetrare; de per, el vatrare, tiare, de paler, père

t PERPÉrDALIT£(pèr-pé-tu-a-li-té;, ,. /. Quai lité de ce qui est perpétuel.

— HIST. XIII' s. Li septismes offices [de l'amitié! est perpétuantes; Salomons dit: aime celui toziors qui t'est amis, brun, latini, Trésor p 43o

t PERPÉTUANE (per-pè-tu-a-n') , ,.>. Voy. sempitebne. '

n.-^U^'' ^*'- P"'P''^"^> qui dure longtemps.

PtRPÉrUATION (per-pé-tu-a-sion; en ve?s, de su syllabes) s. f. 'ferme didactique. Action qui perpétue; résultat de cette action. Dans les taillis la régénération de la forêt s'efl-ectuant par les souches on peut, sans craindre d'en compromettre la per-^ pétuation, asseoir les coupes de proche en proche llevue des Deux-Mondes, i" juin I860, p. 726.

— HIST. xvi* s. Nous n'avons entre nous ni o'rthopraphe asseurée (chose toutesfois nécessaire pour la perpétuation d'une langue), ni.... pasquier, LeUret,

— ETYM. Perpétuer.

PERPÉTUÉ, ÉE (per-pé-tu-é, ée), part, passé

de perpétuer. Rendu perpétuel. Vos ancêtres. . si célèbres.... par les premières dignités de la couronne perpétuées dans leurs descendants, ija«s Proffss. relig. Scrm. t. > - •

PERPÉTUEL, ELLE (per-pé-tu-*l, è-1'), adj. Il 1" Oui ne cesse point, qui dure tmijours. Parole à laquelle Dieu joint la promesse d'un empire perpétuel qui s'étendra sur tous les gentils et n'aura d'autres bornes que celles du monde, ROSs. Hisl.ii 4. 11 [Dieu] réseive une plus douce familiarité aux justes, qui sont se, anciens et perpétuels amis, id. Mar.-Thér. || Mouvement perpétuel, Toy. mouvr.^ MENT, n- 3. Il En diplomatie, alliance perpétuelle, alliance dont la durée n'est point limitée. || Terme de jurisprudence. Perpétuelle demeure, se dit d'un objet mobilier qu'on a placé dan, un lieu pour y rester perpétuellement. Sont aussi immeubles par destination tous effets mobilier, que le propriétaire a atuchés au fonds à perpétuelle demeure Code S'ap. art. 624. || Terme de droit romain. Édit perpétuel, édit par lequel le préteur entrant en fonction déclarait quelle, règle, il suivrait dans l'administration de la justice, et qui ne variait plu, pour toute lannée où il éuit en charge. || On donna aussi le nom d'édil perpétuel i la codification des «dita prétorien, faite ,ou, l'empereur Adrien par le jurisconsulte .Salviu, Julianus. || Kn horticulture rose, perpétuelles, fraies perpétuelles, rose,, frai ^ j se, qui fieuris,ent, fruclifient pendant toute U

bonne saison. Hl-Qui dure toute la vie. Condamné à un bannissement perpétuel. Alphonse le Se régnait en Espagne; la continence%erpétuelle que

mf, ,TTl' '":°!f"'^ ^ beau ^itre, Bo?. f: i • " " '^ ''" de ceiUines charge, ou di-

f« ae=H°°' "^ '^P"""" P°"^ '""«o la v?e. Dan les académies qui forment l'Institut, les secrétaire,

que M'^rlëmh '^r "-"«- --^ hLreux 0" que M. dAlembertsoit notre secrétaire perpétuel î je réponds du moins que, s'il y a de la per £ é

îavT'.7'7r,,rr "r-.voLT. Leu. «VmZ ,' (< avr. 1772. Il 3° Continuel, incessant. Son oraison

uar.-lkér. La vie d'un homme de lettres est un

vrT'"'/e'',r''d''ë:'' '\ °" "«"^' '«^ -mesTla mai"n° \0LT. un. dArgerU. 3,.nov. i766. Et quoiau'elles n eussent pa, le pouvoir de faire du bien elles en avaient la volonté perpétuelle, ber^. de st-p Pa„" 1 T^'n'i*"/;^''"''"'' habituel. Des débats perpétuels. Il 6- S. f. Perpétuelle, ancienne sorte Tétofle, Tabl. annexé aux lelt. pat. du 22 juill )7co

1, 7»,nf^ V"! ^^' ^'^""^ *'^ ^" ''enoist lieu où est la perpétuel g oire, brun, latini. Très. p. 93 Et fu ensi recheus [reçu] et la cité rendue; et fu mis en prison perpétuel, Chr. de Rains, 3«..|| uw s Pourcë que homme est temporel, et par soy homme ou ce^M ydée est perpétuel, ohesme, W. vi, ... lVusjou„ sont 11 malvais contre les bons cruel Ce n'osïmë" ting terme, mais à perpétuel, Girartde Ross. v. iS.38. .ri,, i «"""'-ent tous volunuireraent, comme

esunt leur capitaine perpétuel, AMVOr, Phîlop. 20 lo.-^ ■ P™'*"?- perpétuai; ital. perp«uaie.; du lat. p(Tpe(i,o;is {voy. perpétuer). '«»<^."'*

PERPÉTUIiLLKAlENT (per-pé-tu-è-Ie-man), adv. D mie façon perpétuelle. Tous les animau.x son perpétuellement en guerre : chaque espèce est née pour en dévorer une autre, volt. Vict. phil. Guerre I Par extension, habituellement, fréquemment. 11, sont perpétuellement en querelle.

«'.7 w^'^- ?" *• 1'''*'°® "^ '«"I-- del cors partie, S en bien n est prise, qu'en torment Ne seit maii perpetuaument, BENOÎt. u, ««a. || xiii» s. Jou Salehedins, soudansde Babylone, lais etdonneà touslours perpetuelment à l'hospital de St Jehan d'Acre mil besans d'or, Chr. de Rains, 1 1 0. M xiv s Pour ce que ce soit chose ferme et estableporpetuoiraent Lett. de remtss. Bibl. des chart. 5° série, t. i,

- ETYM. PnpétuelU, et le suffixe ment; pro». perpelualment; ital. perpetualmente

PERPÉTUER(per-pé-tu-é),jeperpé;uai3, nous perpétuions, vous perpétuiez ; que je perpétue, que nous perpétuions, que vous perpétuiez, v. a U 1» Rendre

perpétuel faire durer toujoursou longtemps. Un Père laisse le plus d'enfants qu'il peut, afin de perpéiuer son nom ; un conquérant, afin de perpétuer le sien e.xtermine le plus d'hommes qu'il lui est possible' FONTEN. D,al.i, Mon. anc. Par là nous perpétuons 1 erreurparmi les hommes, UKSs.Avent, ËpiÂ. Rien ne paraissait plus naturel alors que de perpétuer le trône d Espagne dans la maison d'Autriche, volt. Louts XIV ,7. jOn dit perpétuer à. Leur Valeur qui a perpétué la conquête du royaume à leuri descendants, n'a pu y perpétuer leur mémoire MASS. Pet. carême, Triomphe relig. |U- Se perpétuer, r. réfl. Durer toujours, être transmis, si no, dérèglements ont causé un grand nombre de péchés, 81 ces suites subsistent et se perpétuent il ne faut pas que nous les regardions sans douleur, n'icole Efs. de mor 2- traité, ch, 5. u loi a.ssignait (en Egypte] » chacun son emploi, qui se perpétuait de père en fils boss., Ilist. m, 3. On sait que la maison de Longueil est distinguée par son ancienneté et plus encore par les dons de l'esprit, qui s'y sont assez perpétué, pour lui donner un caractère général et former en faveur du nom une pruvention !i!:t*l''!' ^^"""•'f'"""*- Il Se dit aussi des rlèr de, générations qu, se succèdent. Chez lui, les racei se perpétuaient, les pères laissaient comme on héritage a leurs enfants la protection d'un si Injn maire PL«CH. Duc de Mont. La nature n'a donné "ux individus, pour .se perpétuer, que des moments MONTKSO. if.vp. XVI, .2. Ces familles immenserile; couvent,] ,ans père, et sans enfants, qui se per é! uent aux dépens de U nation, yoir.Mœurï'Z. in. . n P'?^'"?"" •!»"» ""9 charge, se maintenir <ian, un poste qu'on ne devait posséder que temporairement. Pompée veut, disait l'un, se perpt tuer dans le commandement, «ontkso. «om . 1

ni,^ î!'^^; "J'* '• ^T '*"^'-' l'c'weigneur, que (e pu, grant bien ne désire que do faire chose qui la perpétue en voslre bonne grâce. v«re... maro. i«*

PER

— ÉTYM. Prov. et e»p. perpetuar; Ital. perpeluare; du lat. perpetuare, de perpétuas, dérivé de perpet, conlinuel, qui vient de per, et pelere, aller (voy. PÉTITION). Pour le sens de per, comparez perennis. persista,

PERPÉTtlTÊ (per-pé-tu-i-lé), ». f. Durée perpétuelle. Les trois marques de la religion : la perpétuité, la bonne vie, les miracles , pasc. Pcns. xxiii, 88, éd. HHVET. La simple lecture de l'hisloire de France fera voir que la perpétuité des fiers s'établit plus tôt en France qu'en Allemagne, montesq. Esp. !i,KXi,30. Il X perpétuité, loc. ode. Pour toujours. Uaimond le Jeune, pour obtenir le pardon de ses péchés, céda aux papes, à perpétuité, le comtat Venaissin qui est au delà du Rhéne, volt. Mœurs, 62. || Concession à perpétuité, se dit des terrains vendus à toujours dans les cimetières. || X perpéluité, autant que durera la vie d'un homme. Condamner aux galères à perpétuité. Le seul prix que j'avais mis à ma pièce en la leur cédant, était mes entrées à perpétuité, J. J. rouss. Cnnf. viii. || À perpauité, continuellement. Sur celte figure il y avait à perpétuité un sourire gracieux , et un regard qui voulait être poétique, stael, Corinne, xix, 6.

— HIST. xni* s. Et à nulle personne l'en ne doit donner ne ottroier le pain de la meson Dieu à perpétuité. Les anciens statuts de fhôtel Dieu le Comte à Troyes, par guignarb, p. 26. || xjv s. La duracion qui est sans commencement et sans fin est proprement dite perpétuité, obksmi;. Thèse de MEUNien.

— ÊTYM. Provenç perpetuitat; esp. perpetuidad; Ital. perpetuitd; du lat. perpettiilatem (voy. pebpE-

THKR).

t PKRPHOSPHORÉ, CE (pèr-fo-sfo-ré, rée), od;. Terme de chimie. Oui contient la plus grande proporiion possible de phosphore.

— ÉTYM. Per..., tt phosphore.

t PERPIGNAGK (pèr-pi-gna-j'), ». m. Terme de

marine. Action de placer les couples d'un bilimen' en construction, et de les rendre perpendiculaires à la quille.

t PERPIGNER (pèr-pi-gné), v. n. Terme de marine. Faire le perpignage.

PEUPLEXE (pèr-plé-ks'), aâj. Qui est dans la perplexité. Cela me rend perplexe. || Oui cause la perplexité. Affaire perplexe, villerot, Vém. t. vu,

dans LACLRNE.

— REM. La Fontaine écrivait perplex : Deux avocats qtii ne s'accordaient point Rendaient perplex un juge de province, la font. Juge. On l'a imité pour rimer avec index ; Du grand Chateaubriand le sort me rend perplex, sussart, f'abl. m, 8.

— HIST. XV' s. Duquel diclum et sentence il se trouva fort perpleux ; et non sans cause, c^r il ne ouidoit pas que le roy ne sa justice le deussent faire mourir,!, de tsoyes, Cftron. (475. || xvi's. Attirerdes disputes fascheuses et perplexes, calv. fns«i(. too.

— ETYM. Lat. perplextis, mêlé, confondu, de per, et plexus, de plectere, plier, même radical que piicare (voy. plier).

PERPI.EXri"É (pér-plé-ltsi-té ; prononcé perplexité au XVI'" siècle, d'après Palsj^rave, p. 38), ». f. Irrésolution qui résulte de choFes embarrassées et confuses. Ah ! n« me tiens donc plus l'âme en perplexité, CORN. Médée, m, ♦. Il a martel en tête; je ne me souviens point rie l'avoirvu daiH une telle perplexité, boursault, i*t( nouv. t. Ii,p. «I6. Les agitations éternelles, les craintes, les chagrins, les perplexités, le tumulte d'affiiires et de passions.... HASS. Profess. relig. .Serm. i. Ce sont là ces saintes perplexités de la charité, ID. Carême, Tié.d. t. Vous me voye?. dans une perplexité d'esprit inconcevable, LESAGE, niable boit, ch. I2.

— Ht: T. xiv s. De deux nialz en cas de perplexité l'en doit eslire le mendre, oresme. Thèse de meu- NIRB. 'ixv* s. Si suy en granl propleiité, E. desch.

■ Miroir de mariage, p. 9. || xvi* s. Nostre raison s'a choppe à tant d'empeschemens, et si souvent tombe en perplexité, qu'elle est bien loin de nous guider certainement, calv. Inslit. aiiî.

—ÊTYM. Lat p'rp/cTila(f»n,deperp<«n«, perplexe.

t PKROUlSlTEfR (pèr-ki-7,i-teur), ». m. Celui qui fait des perquisitions, des rncherches. Ces perquisiteurs étymologiques, Anti-mènagiana, p. MO.

— HIST. xvi' s. l'erquisileur, cotorave.

— f.TYM. Voy. PERQUISITION.

PERQUISITION (pèr-ki-zi-sijn; en vers, de cinq •yllalie»), ». f. Recherche cx.icteque l'on fait d'une personne ou d'unn chose. Perquisition i domicile. Ce mugislrat |le lieiitenanl civil] faisait, avec des trchérs,^ des («rquisition» dan» les mnisons voisine», pour voir si quelques-un» de» confesseurs ny •«r«ient point cachéfi.BAC. Ilitt. Port-royal, 2' part

PER

On prend part à sa peine, à son inaignation ; on cherche, on s'informe, on fait des perquisitions; enfin l'on découvre que le jardinier a fait le coup, ]. }. RODSs. Ém. II.

— HIST. XVI* s. La perquisition des fontaines, o. de SERRES, 7&8. Les extremitez de nostre perquisition tumbent toutes en esbiùuis.sement, mont, u, 29( .

— ÉTVSl. Lat. perquisilionem, de perquirere, qui vient de per, et quitrcre, chercher (voy. qubbib).

t PERRÉ (pè-ré),t. m. Kevêtement en pierre qui protège les abords d'un pont, et empêche l'eau de les dégrader. || En termes de chemin de fer, petit canal rempli de pierres concassées. || Rivage de la mer couvert de pierres ou de galets.

— ÉTYM. Pierre.

PEBRETTE (pè-ré-t';, ». f. Nom propre dérivé

de Pierre , employé dans celte locution : Boite à Penelte, argent, valeurs mises de côté pour ua besoin. M. de Montmorency n'a p..s manqué détester ei d'établir fldéicommis surfidéicommis en faveur de la boite à Perrelte [caisse secrète pour les jansénistes], nE councHAWPs, Soui. de Mme de Ciéquy, t. lu. H Perrelte est dans l'.lrnd au mot boIte.

1 PERREYÉ, ËE(pè-ié-jé, iée), aâj. Kevêtu de pierres. Une digue insubmersible pcrreyée, ou revêtue sur toute sa longueur d'une couche de blocs posés à plat ou à peu près jointivement, E. grangez, Voies navigables de France, p. -280. || Sable perreyé, sable dont en revêt une digue. Au lieu de procéder à l'aide de corrois de glaise, on s'était borné à rétablir la levée avec du sable perreyé du côté de la Loire seulement, Corresp. 25 oct. 1866, p. 497.

] PERREYECR (pè-ré-ieur) , ». m. Ouvrier travaillant à l'exploitation des ardoisières d'Angers.

t PERRICHE (pè-ri-ch'), s. f. Se dit quelquefois pour perruche. |i Espèce de perroquet à queue courte. Les perriches à queue courte du nouveau continent, bupf. Ois. t. xi, p. 23b. || Buffon appelle ainsi les perruches à longue queue du nouveau continent. Pour les distinguer par un nom pénérique, nous avons laissé celui de perruche à celle de l'ancien continent, et nous appellerens perriches celles du nouveau, bdff. Ois. t. xi, p. 226.

— ÉTYM. Voy PERFlUCHE.

f PERRIER (pè-rié), ». m. Morceau de fer emmanché au bout d'une perche, pour ouvrir les fourneaux quand on veut faire couler le métal en fusion. Il On dit dans le même sens perrière.

I PERRIËRE (pè-riè-r'), ». f. || 1° Dans le moyen âge, machine de guerre qui lançait des pierres, des traits, des feux grégeois. || i' Nom donné aux carrières d'où l'on tire l'ardoise, en Anjou, et, dans certaines provinces, aux carrières de pierres.

— HIST. XIII* s. Si garnissiez li vnschasteax Deperrieres, de mangoneax, Partcnopex, Ms. de St-Germ.

^ 108, dans LACURNE

— ETYM. Pierre.

t PERRIN DANDIN (pê-rin dan-din), ». m. Nom

propre par lequel on désignait jadis le juge ignare ou le jupe avide. Perrin Dandin arrive : ils le prerknent pour juge; Perrin fort gravement ouvre l'huître et la gruge, la font. Fahl. ix, ». || Nom du juge dans les Plaideurs de Racine. 1| Chénier a. par moquerie, appliquées nom au critiijue qui juge les ouvrages, et spécialement à Laharpe. Il vous en adviendra quelque mésaventure,, ô grand Perrin Dandin de la littérature, M. j. chênier, Les nouv. saints, Satire.

— f.TYM. Noms diminutifs de Pierre André. PERRON (pè-ron), s. m. \\ 1° Espèce de palier ou

de repos, où l'on monte par plusieurs marches, devant la porte d'une église ou d'autres bâtiments. Il pagne lesdegrésetle perron antique Où, sans cesse étalant bons et mauvais écrits, Bai bin vend aux passants des auteurs à tous prix , boil. /.i((r. v. {| Perron carré, celui dont les marches sont dcquerre. || Perron cintré, celui dont les marches sont arrondies. Il Perron à pans, celui dont les encoignures sont coupées. Il Perron double, celui qui est à deux rampes. || Au moyen âge, le perron est comme un signe de puissance, de juridiction ; c'est là que se tiennent les suzerains pour recevoir leurs vassaux; les hôtels rie ville avaient aussi des perrons, d'où les prévôts rendaient la justice, et qu'on |pur enlevait quelijuefois en punition d'une révolte. Les perrons étaient accompagnés de montoirs. HJ" Terme d'hydraulique. Se dit des degrés d'une chute d'eau qui tombe par étages.

— HIST. XI' 5. Sur un perrun de marbre.... Ch. de /loi. |[ XII' s. Li messages iriés [couroucé] descend! au perron, Sax. xiv || xv* s. Comme il alloit ung jour chevauchant panny une grande lande, il choiiit [vit] de loing ung grand arbre dessoubs le-

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quel avoit un moult giant perron [grosse pierrej, où dessus estoil couché ung chevalier moult fort navré, Gerart de Severs, 2* part. p. 35, dans lacuhnb; Il XVI* s. X Noël au tison, à Pasquesau perron, cotgrave.

— ÉTYM. Provenç. peiro, perro, peiron; bas-laU petronus ; du lat. pelra, pierre.

PERROQUET (pè-ro-kë ; le « ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, l's se lie : des pè-ro-kè-i empaillés; perroquets rime avec traits, faix, succès, etc.), ». m. j: 1* Oiseau à gros bec, qui imite la voix humaine. On n'a pas l'idée de la méchanceté des perroquets sauvages, buff. Ois. t. XI, p. 28». L'espèce de société que le perroquet contracte avec nous par le langage est plus étroite et plus douce que celle à laquelle le singo peut prétendre par son imitation capricieuse de nos mouvements et de nos gestes, id. ib. p. t5i. Les perroquets ont le vol court et pesant, au point de ne pouvoir traverser des bras de mer de sept ou huit lieues de largeur, id. t6. p. tn. Il Bâton de perroquet, bâton établi sur un plateau de bois, et garni de dislance en disianco d'échelons, auquel les perroquets aiment à grimper. Il Fig. Cette maison est un bâton de perroquet, se dit d'une maison à plusieurs étages dont chacun n'a qu'une chimbre. || De la soupe à perroquet, du pain trempé dans du vin. U y a dans le vin et le pain, mêlés ensemble, une vertu sympathique qui fait parler; ne voyez-vous pas bien qu'on ne donne autre chose aux perroquets, et qu'ils apprennent à parler en mangeant de cela ? mol. Jfed. m. lui, II, 0. Il En bec de perroquet, en forme du bec de perroquet. Nez en bec de perroquet. || Familièrement. Parler comme un perroquet, parler sans comprendre ce qu'on dit. i quoi sert-il qu'ils parlent dans leur jeunesse comme des perroquets pour approuver tout ce qui est bon? fên. Dial, des morts anc. Dial. xxiv. || Fig. Un perroquet, celui qui a appris quelque chose par cœur, sans le comprendre. Modernes perroquets qui répétez des paroles anciennes, cessez de nous tromper en tout genre , volt. Philos, les Mochabées. Il 2° Perroquet de F'rance, le bouvreuil. || 3° Nom collectif donné aux poissons du genre scare par le» pécheurs dans toutes les mers. ||4" Espèce de bupreste. || 6* Autrefois, sorte de siège qui se pliait. Monseigneur même, et tout ce qui était i table, avait des sièges à dos de maroquin noir, qui se pouvaient briser pour les voitures, et qu'on appelait des perroquets, st-sim. 4i7, «.US* Terme de marine. Nom donnée de seconds mâts qui s'arlorent sur les hunes du grand mât et de la misaine, et sur celles du beaupré et de l'artimon, et aux voiles que ces mâts portent. Je n'étais plus qu'à une bonne portée de cette (lotte, quand il [Forbin] s'avisa, au grand étonnement de tous, de venir en travers et de prendre un ris dans les huniers, par un temps où nous aurions pu porter perroquets sur perroquels, DUGi'AY-TROUiN, dans jal. Les fabricants de toiles à voiles et de celles nommées perroquet et iresl.... Lett. pal. 30 sept. t7H<i, Picardie. || Le grand perroquet, celui qu'on hisse au-dessus du grand hunier; le petit perroquet, celui qu'on grée audessus du hunier de misaine ou petit hunier. |{ Perroquet de fougue, voile carrée que porte le m.lt établi au-dessus du mât d'artimon, et qu'on nomme le mât de perroquet de fougue. |{ Perroquet volant, perroquet qui n'est pas établi d'une manière stable. Il Les voiles de perroquet, comme quelques autres voiles, servaient aux signaux de jour â la mer. Il Perroquets royaux, nom donné quelquefois aux voiles qui portent aussi le nom de cacatois. [[T'Alois perroquet, atoe variegata, L.

— HIST. XVI' s. Si vous pouviez, o heureux perroquet, Ma volonté et mon affection Bien déclarer par votre bon cacquet ! Si vous pouviez dire ma passion ! l'ers de Don Carlos Ixls de Philippe II, dans Elisabeth de Valois par Mme walkerfiieer. Oucl gentil perroquet I Je crois que vous avez esié en cage pour aprendre à parler, tahubeau, Dial. page 25, dans lacurne. De l'aloé, autrement dite perroquet, o. de sf.rres, 895. Deux bonnettes et voiles de perroquet [<525], dans jal au mot ireu.

— F.TYM. Wallon, poro/te» ; espagn. perujuito; ilal. parrucchello et perrocchetto. D'après Ménage, c'est un nom propre devenu nom d'animal comme tant d'autres, il signifie le petit Pierrot, cela parait tout à fait pour l'anglais porrol et l'espagnol périquito. D'après Diez, le mot italien signilie le petit curé, de parroco, curé. D'après .Scheler, il vient de parruca, perruque; il est de fait que l'italien dit parrucclietto, qui signifierait alors l'oiseau nana-

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c^é ; comparer l'aloès perroquet. Oopendant il faut remarquer que l'italien dit aussi perrorchetto. De tous ces rapprochements, il semblerait qu'il y a eu, dans perroquet, confusion et mélange de Perot, pierrot, et perruque. D'où vient, en marine, per- -oquet? M. Jal déclare l'ignorer. Comme, en italien, il se dit pappafieo, proprement capuchon, et, en langue<locieti, perrouquet, on peut conjecturer que l'idée de capuchon, de perruque, de perroquet a suggéré cette dénomination.

+ PERROTINE (pi-ro-ti-n'), s. f. Presse inventée par Perrot de Rouen et servant à imprimer les étùfTes à trois et quatre couleurs.

PERRCf.HE (pè-ru-ch'), j. f. || 1° Femelle du perroquet. Il 2° Petit perroquet à longue queue. Les jolies perruches dont je veux parler sont surtout renommées pour leur tendresse conjugale.... ce qui se passe dans la société conjugale de nos petites perruches de Guinée, bonnet, Contempl. nat. xi, 43. Il 3° Terme de marine. Nom d'une voile carrée qui se hisse au-dessus du perroquet de fougue, ainsi dite parce qu'elle est plus petite que le perroquet. Il Mât de perruche, mât qui porte cette voile. — ETVM. D'après Scheler,autre formede perruque; ce qui paraît très-probable (voy. pebroquet).

PERRUQUE (pè-ru-k') , J. f. Il 1° CoiiTe de réseau sur Inciuelle on range des cheveux représenlant une coiffure naliirelle. Perruque à la Louis XIV, Cela sent son vieillard qui, pour en faire accroire. Cache ses cheveux blancs d'une perruque noire, mol., Éc. des mar. i, i. Il est bien nécessaire d'employer de l'argent à des perruques, lorsque l'on peut porter des cheveux de son cru qui ne coiilent rien? lo. ^Irare, i, 5. Monseigneur s'est fait couper les cheveux: il en avait une très-grande quantité et les plus beaux du monde, mais ils rincoinrnodaicnt à la chaspe; il a jtris la perruque qui ne lui sied pas mal. uanciîau, i. 4a3, 3o liée. i686. Parce qu il a une perruque blonde et des vapeurs noires, il se croit un pbilosnplie »n;;lais. mahmontel. Conl. mor. Connaiss. \\ l'été à iitrruque. tête en bois, sur laquelle on plare une perruque pour l'accommoder. || Kig. rflu à perruque, vieillard de peu desprit et opini/ilre en ses pré]u;."és. (Juaud elle [la raisonl s'est présentée en Bavière et en Autricbe, elle a trouvé deux ou trois grosses têtes à perruque qui l'iuit regardée avec îles yeux slupides et étonnés, viu.x. L'homme aux 40 écus, le iton sens de M. André, Il Populairement et fig. Donner une perru(|ue à quelqu'un, le réprimander' vei-tenient. ]1 2** l-'ig. S'est dit pour chevelure des arbres, feuillage; acception qui n'est plus usitée, ou qui ne le serait qu'en plai- «anterie. Le tronc de branches dévêtu.... Reprenant aa perruque verte, RÉGNiEn, Stances reiig. || 3* l'erme de botanique. Assemblage de poils ou de lilaments très-menus auxquels adhèrent les graines des champignons angiocarpiens. li 4° Fig et populairement. Personne trop âgée pour les fonctions qu'elle occupe, ou attachée à des idées qui oui passé de mode. C'est une perruque. Je ne balance pas assurément entre Catherine II et les vingl-cinii perruques de Genève, volt. Lett. d'Argental, * i oct, 4766. Le mot perruque était le dernier mot trouvé par le journalisme romantique, qui en avait alTublé les classiques, B. balzac, dans Excentricité^ du langage. \\ Adj. Vieux, suranné. Cela est décidément perruque. Il le trouvait [un journal] tiède, timide, arriéré, perruque; ce dernier subslaiilif métamorphosé en adjectif exprimait le plus hdui degré de son mépris, CH. de blhnard, un Homme tirieux, § B.

— Hisr. XV* s. Quant leurs cheveux sont trop petiz. Ils ont une perruque feincte, coQtilix. Uonolog. det perr \\ xvi* s. Mettant un chapeau de laurier par dessus sa longue perruque [chevelure],

AMTOT, Rom. i6 Et d'autant que tousjours voslre

chef renouvelle De printemps en printemps sa perruque nouvelle, kons. 750.

— ETVM, Wallon, perik; espagn. peluca; portug. peruca; ital. parruca; .-Sardaigne, piiucca; lombard, peluch, toupet; piém. pluch; génois, pelluco, cheveu, fibre; valaque, parocë. Tous ce» mots se ramènent au lat. pilus, poil, qui a donné les formes en 1, comme il a donné l'italien piluccare, et le français peluche; les formes en r sont des altérations. Toutefois l'espagnol perieo, toupet, reste en dehors de cette dérivation, sans cependant pouvoir la contredire. Perruque paraît pour la premi^re fois en France dans le xv" siècle; le sen.s propre en est chevelure. On a aussi indiqué comme étymologie le grec iiO(l^tyo;, fauve, jaune, parce que les prémères perruques furent faites de cheveux blonds

OICT. OK LA LANGUE KHANÇAISI.

fort estimés dans l'ancienne Rome ; mais rien ne montre l'existence et la filiation de ce motdafis les langues romanes,

t PERRUQUE, ÊE (pè-ru-ké, kée}, adj. S'est dit, par plaisanterie, des personnes qui portent une perruque. Bien perruque,

— HlST. xvi* S. Quand le soleil perruque de lumière.. . RONS. 638

t PERRUQUERIE (pè-ru-ke-rie), t. f. Terme de l'argot des artistes. Ce qui est vieux, passé de mode, méprisable et méprisé. L'ouvrage \\' Alléluia deHaendel] ne fit point d'effet, et il fut décidé que ceiie musiiiue formidable était une perruquerie, fétis, la Musique mise à la portée de tout le monde, 23,

PERRUQUIER (pè-ru-kié; l'r ne se prononce pas et ne se lie pas ; au pluriel, l's se lie , des pè-riikié-z adroits), s. m. Celui qui fait des perruques, (|ui coifî»,' et qui rase. Les perruquiers français décident en législateurs sur 1» forme des perruques étrangères, montesû. I.ett.pers.too. On nous reproche [à nous comédiens] notre amour-propre; qui est-ce qui n'en a pas, quand un perruquier se ditartiste, un huissier jurisconsulte, et un barbouilleur de papier homme de lettres? picard, le Vieux comédien, se. 7. Il Un quart d'heure de perruquier, un temps plus long qu'on n'aurait pensé, ainsi dit de ce que les perruquiers, promettantd'avoirlini en un quart d'heure, tiennent leur homme ])lus longtemps. || Perruquiére, la femme d'un perruquier. Ce nouvel Adonis, à la blonde crinière. Est l'unique souci d'Anne sa perruquiire, boil. iutr. I. || /Id/. Garçon perru.;u:er.

— HlST. xvi* s. s* rang, qui sont les mesliers médiocres, plastriers, perruquiere et attouroarcsse, Édit, avril 1597.

— ÈTYM. Perruque ; génev. perrulier.

PERS, ERSE (pèr, pêi-s') , od;'. l| 1° De couleur bleue d^ins toutes les nuances, puisqu'on rencontre dans les textes ces étoffes dites de pers clair, azuré, etc. DE LABORDE, Émaux, p. 438. Il 2° En général cependant, d'un bleu foncé, tellement foncé même qu'il peut servir de tenture de deuil, ce que nous appelons le noir bleu, de labobde, ib. Les noirs des étoffes de haut prix seront de fort guède d un bleu brun, nommé bleu-pers, pour la bonne qualité duquel il ne sera mclé que 6 livres d'indigo avec chacune balle de pastel. Règlement sur les manufactures, aoill t6«9, Teinturiers en laine, art. 9. Le fil peis, appelle vulgairement fil à marquer.... seront teints avec inde platte ou indigo, iO. art. 50, || La déesse aux yeu.vpers. Minerve, Les premières [jeunes filles) portaient force présents divers; Tout le reste entourait la déesse aux yeux pers, la font. Filles de Minée. Il 8* S. m. Pers, drap bleu fonce, teint de bleu pers.

— HIST.xi'3..Teint(il] futetpers,descoloieletpale, Ch. de Roi. cxlvi. {| xiii" s. Tôt ot le vis [visage] et pale et pers, Si con il ot esté blecié, Uen. 24878. Ses robes [de Louis ix] estoient de camelin ou de pers, jowv. 290. Il XIV' s. Sache de vray qu'en tout endroit Que on descript armes à droit, La couleur de pers est clamée Azur, s'clle est à droit nommée, MACBAUT, p. 84, Il IV' s. Pers est aultre couleur qui approche fort du bleu, mais il est de plus clerc matière et n'est pas si obscur ; ceste-cy ne se blasonne en aultre manière, pource qu'elle est trop près du bleu, sinon qu'elle signifie beau parler, doulx penser, et l'engin subtil, sicilliî, le Blason des couleurs, p. 88. Il ivr s. Il estoit un peu roux de visage, et avoit les yeux pers.... amïot, Caton, i. Draps pers et autres âccoustumés estre tendus et mortuaires, pe laborde. Émaux, p. 438.

— ÊTYM. Provenç, pers ; ital, perso; bas-lat. persut, persicus , perseus, et aussi persegies, persegucs ; du lat. per.iicum, pêche (voy. pêche) ; ad persei mali colorem accedens, drt du Cange. L's, (|uj est radicale, écarte le grec iteptvA;, de couleur sombre ; et Ttpiso;, poireau, iniliqué par Ménage, no concorde ni avec les formes ni avec le .sens.

PER SAI,TI;M (pèr-sal-tom), toc. adv. Terme de droit canon. L'ordination est dite per sallum, lorsqu'on reçoit un ordre supérieur, sans avoir passé par les inférieurs, comme si l'on était ordonne prêtre sans avoir reçu le diaconat. Ces ordinations sont défendues par les canunsi

— ÊTV.M, Lat. per, par, etfa/(u.«, saut.

f PERSAN (persan), s. m. Idrome des habitants de la Perse moderne ; c'est une langue aryenne fortement modifiée par le milaiige de l'arabe.

t PERSCRUTATEUR (perskru-U-teur) , i. m.

Celui qui scrute profondément. Le Perscrutateur, surnom de frère Ral>ert, dominicain, et auteur d'un C'orreclorium alchimùr (xiv siècle).

— ÊTYM Lat, ;;(!r»crH»o(orfm[voy, perscrutation). tPERSCBUTATlUN (pir-skru-U-lion), (. f. He-

cherche profonde. Pourquoi ce besoin d'analyser, de regarder dedans et derrière les coeurs, que j'ai appliqué, pour mon malheur et pour mes péché», à l'intime perscrutation des talents ?sainte-heuv«, llevue des Deux-Mondes, <5 avril I86l, p. 782.

— HlST. xvi' s. Les premières et universelles raisons sont de difficile pevscrutation , mont, i, «18.

— ÊTYM. Lat. perscrufoti'onem, de per, etscnitar», scruter.

PERSE (pèr-s'), s. f. Toile peinte, qui venait originairement de l'Orient, et que maintenant on labrique partout. On doit comprendre sous le nom de toiles peintes et imprimées, les perses, les indiennes, les anglaises,... Dict. des arts et met. Toiles peintes.

— Rtym. Toile ainsi dite parce qu'on la croyait fabriquée originairement en Perse ; le fait est qu'elle provenait de la côte de Coromandel (baynal, Hist. phil. m, 5-.

PERSÉCUTANT, ANTE (pèr-sé-ku-tan, Un-f) , adj. Il 1° Qui persécute. Un gouvernement violent, une religion persécutante,!. j.BOUss, Ém.y. M Sedit aussi des choses. Un si grand exemple.! souffrir me convie Tout ce qu'a le malheur déplus persécutant, corn. Imit. m, (». Il Substantivement. C'est un grand avantage pour exciter la commisération que la proximité du sang et les liaisons d'amour ou d'amitié entre le persécutant et le persécuté, le poursuivant et le poursuivi, celui qui fait souffrir et celui qui souffre, COR!», 2' dt'sc, || >• Qui se rend incommode par ses importunités. Cela [changer de pays] ne nous délivra pas des amant»; ceux de la contrée étaient plus persécutants que les autres, la font. Psiichc , II, p. 128. Celui qui m'embarrasse le plus, c'est ce persécutant Monsieur André; et si, je ne lui dois que trois mille cinq cents francs, regnard, Relour t'mpreiiu, se. 4. || Il se dit des choses en un sens analogue. Ah ! te trouverons-nous toujours partout, ô vérité persécutante T boss. Sermons, Prédit, évanqél. 3.

PERSÉCUTÉ, ÉE (pèr-sé-ku-té, tée), part, passi de persécuter. Qui est l'objet de la persécution. Un des philosophes les plus periécutés fut l'immortel Bayle, l'honneur de la nature humaine, volt. Dict. phil. Philosophe, 1. 1| Substantivement, Nos rois lassés du joug et vos persécutés Avec tant de chaleur l'ont joint de tous côtés,... corn. Sert, v, *,

PERSÉCUTER (pèr-sé-ku-té; il y avait au xvii* siècle une prononciation vicieuse, pèr-zé-ku-té, contre laquelle Vaugelas met en garde), v. a. Hl'l'ourmenter par des voies injustes, par des poursuites violentes. S'il arrive que les méchants vous haïssent et vous persécutent, la brut. xv. Il y a eu des philosophes de cabinet en France; et tous, excepté Montaigne, ont été persécutés, volt. Dict. phil. Philosophe, i. Moi, persécuter l'auteur du Vicaire savoyard, moi, persécuter quelqu'un I ID Lett. Damilaville, 21 juril. (764. {| Il se dit en particulier des per.sécutions religieuses. Ils [les chrétiens] font des vœux pour nous qui les persécutons, CORN. Poly. IV, ». Voyei dans quel sentier la vertu chemine, doublement à l'étroit et par ellemême et par l'effort do ceux qui la persécutent, BOSs, flet'ne d'Aiiglet. Si Calvin a eu la barlwrie de faire expirer Servei dans les flammes, après avoir écrit qu'il ne faut persi^cuter personne pour l'opinion de Servet, volt. Frag. sur ihisl. xxv. |[ Absolument. Non, non; persécutez, Et soyez l'instrument de nos félicités : Celle d'un vrai chrétien n'est que dans les soulfrances, cohn. Poly. v, i. Ceux qui se font persécuter pour ces vaines disputes de l'école me semblent peu sages; ceux qui persécutent me paraissent des monstres, volt l'Ingénu, M. || Kig. Ceux qui persécutent pcrsévéramment en eux-mêmes leurs mauvais désirs, boss. Médit, sur l'iivany. Sermon sur la montagne, 9' jour. ||a° Kig. Causer des peines comparées aux douleurs de U persécution. Quand la fortune a commencée persécuter ua misérable, elle le persécute toujours, scarh, ftorn. com. Il, t7. Seigneur, mille malheurs persécutent sa vie, RAC. Brit. m, l. Quand le ciel en colère De ceux qu'il persénile a comblé la misère, volt. Orjihel. V, I, il 3' Par etaKéralion, presser «ver Impnrliinité. Il a un crénncier (|ui le persét'uti* éiningèment. Cela eHl aii-desHoiis de ma condition ifair'f^ imfirimer hoh oiivrayesl; mais je lé fait* seulement pour donner ii gagner aux libraireH qui me persér-n lent, MOL. f'rée. lo, || 4" Se persécuter, v. réfl. .\vir l'un roiiire l'aritre par des voien injustes et violentes, .l'espèr-e que, dans sept ou huit cents nus, les boirrmes ne se persérutemnt plus pour savoir ; u/ram ehiinipni liruntiiuiins.. . voi.r, Lrtt. ï*omun>l, a6 juillet 177',, .1 ni toujours pensé, jal dit, j'ai écrit

que les gtm* <le lettres devraient être tous frère» ; ne les pers6cute-t-on pas assez? faut-il qu'ils se perjéculent encore les uns les autres? m. Uti. Segui, (741. Il Se persécuter soi-même. Ainsi, au défaut des tyrans les saints se persécutent eui-même», Boss. 3' panég. St Franc, de Paule, < .

— HlST. xiv« s. Que tele chose soit s-îlon povoir persécutée ou fuie, orksme, Klh. ta. || xv s. Craindre à offenser Dieu et à persécuter le peuple et ses voysins, cohm. vi, u. Le roi estoit fort persécute des Anglois, m. iv, 9. || xvf s. Non seulement ils rejettoient l'Evangile, mais aussi le persecutoyent, CALV. Inslit. M7.

— STYJJ. Verbe fait sur pertécutetir ; ital. peruguitare; génev. ;"« le persécute départir.

PERSÉCUTEUR, TRICB {pèr-sé-ku-teur, Iri-s'), t. m. et f. Il 1° Celui, celle qui persécute. Pendant que votre main, sur eux appe.santie, À leurs persécuteurs les livrait sans secours, bac. Ksih. m, 4. Est-elle lia Divinité] donc la protectrice des adultères, des sacrilèges.... la persécutrice de l'innocence, de la pudeur, de la piété, des venus les plus piires ! MASS. Carême, Vér. d'un avenir. Je ne crois pas qu'on puisse faire à un homme une injure plus atroce que de l'appeler persécuteur, volt. Lelt. Mme du Veffant, 27 juin 170 1. || 1! se (jit quelquefois en bonne part Déjà, de l'insolence heureux persécuteur, Vous aviez des deux mers assuré les rivages, RAC. Phèdre, m, 6. || En particulier, celui qui persécute pour cause de religion. Cruels et lâches persécuteurs, faut-il donc que les cloîtres les plus retirés ne soient pas des asiles contre vos calomnies? PASC. Prov. XVI. Cette nouvelle Babylone [Borne], imitatrice de l'ancienne.... persécutrice du peuple de Dieu, tombe aussi comme elle d'une grande chute, boss. Iliit. m, 4. On est rarement de la religion de son persécuteur, surtout quand il veut dominer sur la conscience, volt. Oict. phil. Apostat. Il Fig. Le juste, sévère à lui-même et persécuteur irréconciliable de ses propres passions, BOSS. Reine d'Anglet. La volupté en a é;é (de la vérité] de tout temps la plus inexorable persécutrice, MASS. Porv^g. St Jean-Bapt. \\ î° Par exagération, personne importune, incommode. C'est un persécuteur fâcheux. Il S" Adj. Oui persécute. Si l'on regarde comme très-injustes les païens persécuteurs, ou doit regarder aussi comme très-injustes les chrétiens persécuteurs, volt. Mœurs, Item. xvi. Touché des supplices des quakers, il en interrompit le cours en Amérique par une ordonnance de 166) ; mais il ne put y étouffer entièrement l'esprit per- «écuteur, haynal, Htst. phil. xvii, 20.

— msT. lu* s. lu fus lus [loup] as oeiUes [brebis], or seis pastur et piestre; De Saul persécuteur Pois [saint Paul] seras e deis estre, St Thom. mart. f* 8, verso. Il xm* s. Ainsi comme il [saint Paul] estoit persecuteres de l'Eglise, devint il puis vaissiaus de élection, brun, mim, Trésor, p. 73. || iiv* s. Cruel et fier peisequteurdu plèbe, BEHCHEURE,f°6l, verso. Il XV s. Se trouver entre les mains des vrays et anciens persécuteurs de sa maison, comm. v, <7.

— ETVM. Provenç. persequieyre, persecutor, pertequedor; catal. persequetor ; espagn. persequidor ; ilal. perjecutorc ; du lat. persecutorem, de persetulutn, supin de pertequi, de per, et stqui, suivie.

PERSÉCUTION (pèr-sé-ku-sion ; en vers, de cinq syllabes), t. (. || 1" Poursoite injuste et violente, vexation. Le mal que nous faisons ne nous attire pas tant de persécutions et de haine, que nos bonnes qualités, la rochefouc. Max. î». Les cruelles persécutions qui ont accompagné les désordres de Napies et qui en firent exiler plusieurs nobles familles, MOL. Avare, v, 6. Ceux qui souffrent persécution pour la justice, boss. Uist. ii, 4 3. J'aime mieux des pirsécutions présentes qui honoreront ma mémoire, que des éloges et des récompenses qui la flétriront, ijIderot, Mém. t. m, p. 238, danspoucENs. Ce n'est poiut au Cid persécuté, c'est au Cid triomphant de la persécution que Cinnadut la naissance, mashontfl, Hém. vi || 11 se dit, en particulier, des poursuites pour cause religieuse. Il y a plaisir d'être dans un ï»is.seau battu de l'orage, lorsqu'on est assuré qu'il ne périra point; les persécutions qui travaillent l'Église sont de cette nature, p*sc. Pent. xxiv, Il édit. HAVET. C'est une chose qui fait trembler ... de voir la persécution qui «e prépare ... contre h vèritA. m. Leli. à UlU de Roanneg, h. c'est pnr ce» reiioiivellenicnls de violence que le» hi^lorieimi-ccléwnsli.jue-. roniiH.nl di? pi.rsérutioim.,„„s du em|M:reur», i,»» //;,/. ,, ,„ n»Me plus l,oli,. v.nK<iinr,- ,, prenilrn dt In ».>lli,c et de U per-iiii ll.,ii .,". .!.• I.- .'■rlnirrrî volt. Ltll. thloéltut. nmrs In plus Krande p«rtiéciiliuii ;

PER

Jamais lej saints ne se sont tus, pasc. Pens. xxtv,

66. Il Ij persécution de Néron, de Dioclétien, etc. celle que les chrétiens ont soufferte sous Néron, sous Dioclétien, etc. || 2° Par exagération, importunité continuelle dont on se trouve fatigué.

— HlST. xiii* s. En ceste persecucion [danger] me salva Diex par l'aide du Sarrazin, lequel me mena.... jqinv. 240. || xiv* s. Las! pourquoi est ma vie finie en telle tribulation, et en telle persécution de paix et de concorde? Chr. de St-l)ernjs, t. l, f° 177, dans LACURNE. Il XV' s. 11 monstroit que les prouesses qu'ilz avoient faictes sans haine [dans un tournoi] seroient doublement redoublées en mortelle persécution, Perceforest , l. iv, f" 82.

— ÊTYM. Provenç. perstcucro; espagn. persecucion; ital. perstcuiione;d\iiii.persecutionem (voy-

PERSECOTKOR).

PëRSÉE (pèr-sée), s. m. Terme d'astronomie. Constellation boréale.

— RTYM. Persée, héros de la mythologie grecque, t PERSÉITÉ (pùr-sé-i-té), s. f. ferme de scolasti-

que, par lequel on désignait la qualité de ce qui existe par soi-même.

— ÉTYM. Lat. scolafl'que, perseilatem, de per, par, se, soi, et la termination itatem, indiquant qualité; comparez aséité.

PERSKVÉR.\MMEN'r (pèr-sé-vé-ra-man), ode.

Avec persévéïaiicB. Prier persévéramment et avec instance, B05S. Polit, i, m, 6.

— HlST. XIII' s. Por ca qu'il se combattoient si perseveremmentet s'entrocioient [s'enlre-iuaient] si cruelment, Légende de Girart, dans J. des sa\;ants, avril <860, p. 203.

— ÉTY.M. Persévérant, et le suffixe m«iiJ; prov. perseveranmens ; esp. et ital. perseterantemenle.

PERSÉVl'RANCB (pèr-sé-vé-ran-s'), t. f. Qualité de celui qui persévère. La persévérance n'est digne ni de blâme ni de louange, parce qu'elle n'est que la durée des goûts et des sentiments qu'on ne s'ôte et qu'on ne se donne point, la rochefouc. Max. 177. Il [Jésus-Christ] nous accorde premièrement la persévérance à prier, par laquelle nous obtenons la persévérance à bien faire, boss. Méd. sur i£v. 2' partie, 1 2» ;'our. La plupart des hommes, pour arriver à leurs lins, sont plus capables d'un grand effort que d'une longue persévérance, la bruy. xi. La persévérance est une stabilité perpétuelle dans des résolutions mûrement réllécliies, marmontkl, Œuv. t. X, p. 76. Il W se dit aussi des choses qui persévèrent. Rt c'est cette vertu, si nouvelle à la cour. Dont la persévérance irrite mon amour, rac. Brit. Il, 2. Il Absolument. Fermeté et constance dans la piété, dans la loi. Avez-vous cependant une pleine assurance D'avoir assez de vie ou de persévérance? CORN. Poly. I, t. Comme sa foi ne lut pas feinte, sa persévérance ne lui fut pas ennuyeuse, flêch. Marie-Thér. jj Le catéchisme de persévérance, celui que les enfants suivent après leur première communion. Il Persévérance finale, celle qui dure jusqu'à la fin de la vie. Ainsi notre âme n'est plus en péril ; nos résolutions ne vacillent plus ; la mort ou plutôt la grâce do la persévérance finale a la force de les fixer, boss. Duck. d'Orl.

— HISt. xii* s D'amor e d'alianco, Et de boene

persévérance, II n'avienge relascheraens.... benoît, II, 6441. Il xiifs. Avoec lui maint [demeure] persévérance, Qui moult ti aide sagement, Voie de Paradis. Ijxvr s. Depuis le premier mouvement jusques à la dernière persévérance, le bien que nous faisons est de Dieu en toutes ses parties, calv. Instit. 2)4. Sa persévérance au travail, amïot, Mariui, 8.

— ÊTYM. Prov. peneieransa, perseverantia ; esp. perseverancia ; ital. persei'erama; du lat. per.'ieveraiitia, de perieverans, persévérant.

PERSÉVÉHANT, ANTK (pèr-sé-vé-ran, ran-t'), ad). Qui persévère. Homme persévérant. || Il se dit aussi des choses. Telle fut, durant lé temps qu'elle vécut, la foi persévérante de la reine, hlécm. Marie- Th^r. Des prières attentives et persévérantes.... ID. Dauphine. Vos bontés ne se refroidissent pas; vous avez un grand avantage sur les autres hommes, c'est que vos vertus sont persévérantes, volt. Lett. d'Argeniat, 23 juin )764.

— HIST. ziv* s. Hommes oonstans et perseverans, ORF.SME, Thèse de me'jniku.

PERSÉVËRKB (pèr-sé-vé-ré. U syllaUe »(' prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je persévère, excepté au futur et au conditionnel : je persévérerai), v. n. || !• Demeurer toujours dans la même manière d'être. La grfice qui fait qu'on persévère dans la piété, pasc. Prov. xviii. Dan» ses ri>tardements si PyrrhiK persévi'Te, rac. Àttdr. Il, I. Ils |le* hoiBffleR] soulfrcoi beaucoup i

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être toujours l«s mêmes, à persévérer dans la régla ou dans le désordre, la hhut. xi. H n'y a plt's que quelques Lapons, quelques Samoîèdes, quelques Tarttrcs qui aient persévéré dans la religion de leurs ancêtres, volt. Dict. phil. Idolâtrie. || Il régit la prépo.silion à devant un infinitif. Grands dieux 1 si votre haine Persévère à vouloir l'arracher de mes mains, Que peuvent devant vous tous les faibles humains? sac. Iphig. iv, 9. || Je persévère, signiBe quelquefois, je suis toujours du même avis. || 2' Pris absolument, il signifie persévérer dans le bien. Vous l'avez dit, ô mon Dieu : qui persévérera jusqu'à la fin, celui-là sera sauvé, plech. Marie-Thér. C'est une chimère de se flatter qu'on persévérera, tandis qu'on négligé tous les moyens auxquels notre persévérance est attachée, mass. Carême, Pâques. ii 8° Persévérer se dit des choses qui se continuent. Son mal persévère. Grâce au ciel, jusqu'au bout ta vertu persévère, volt. Orphel. v, 6. || Il se conjugue avec l'auxiliaire aeoir.

— SYN. PERsAvÉHER, PERSISTER. L'actlon de persister suppose de la fermeté ou de l'énergie ; celle de persévérer, de la constance : on persiste opiniâtrement, on persévère jusqu'à la fin. Qui persiste ne faiblit ni ne cède; qui persévère ne se lasse nas. On persiste dans les choses où il y a lieu de montrer de la fernieté , dans une résolution ou une ainrmation;on persévère dans Celles où patience ei longueur de temps font tout, lafate.

— IlIsT. .ïii" s. K ore donc persévérez encore de ganlior nos [à nous] foi, Machab. i, lo. {| xiii» s. On ne doit tel (>hose comnienciEr, en quoi Soit mal persévérer, «m.-». i.ATiM, Trésor, p. 3^7. || Xiv s. Si persévéra II pncple» l'i «on courroux, bercueurb, P' 40, rp['/i>. Cnr qui aiijoiinruy bien fcroit Kt demain no persovcrroil. Tout ce ne vaulillnit un fuslu, nnuYANT, clans .Ménayier, l. 11, p. Sa. Pechier est iiivie iromnie: mais persévérer en pecliié est cuvre (le deabli', ih. 1. y. || xv» s. .\insi se persévéra l'office en «rand noblesse et dignité, fkoiss. 11. 11, 71,. Il XVI' s. Par sa -{raee [de Dieu] l'hoinmc poursuit le bien, et y persévère jusqnes à la lin, oai,v. Inslil. 218.

— ÉTYM. Prov. el esp. per.<iereriir; ilal. ivrseverare; du lat. peraevfrare: de per, et .^serera.t. sévère.

PEKSIC.AIRF. fpèr-si-kf-r',) .1. f. Nomde plusieurs espèces du genre pnh)gimnm, où l'on distinfine : 1» le polyiioiium pemicarin, L., qui est In iTnouée persicaire de eerlnins auteurs, dite aussi porsiraire douce; 2" la porsiraire acre, persicaire lirùlanle ou persicaire poivrée, le puli/goniim Iwjilropiger , L-, désignée encore soas le nom de poivre d eau ; .'4° la persicaire amphibie. \e polijgoinim nmphidiiim, L,\ 4» la persicaire orientale ou grande persicaire du Levant, le polggonum orientale, dit aussi monteau-ciel ; et le polggonum latifoUum, persicaire à feuilles de patience.

— HlST. XIV' s. Herbe persicaire qui a teleS fuilles cora peschier, n. de mondeville, f°87, verso,

— ETYM. Ital. persicaria; du bas-lat. persicitriiis, pécher (voy. ce mot), la plante ayant été ainsi uouiinée pour la ressemblance des feuilles.

PER8IC0T (pèr-si-ko; le ( ne se prononce pas el ne se lie pas), t. m. Liqueur agréable, dont lu bus* est de l'esprit-de-vin, des noyaux de pèches et du sucre, avec un extrait de persil et d'autres iiigfèdienla.

-s- ÉTYM. Lat. persicum, pêche (voy. ce mot). Ce mot, dit Ménage, qui l'écrit persico, nous est venu de Savoie.

PERSIENNE (pêr siè-n'), t. f. Nom qu'on donne à des châssis de bois qui s'ouvrent en dehors comme des croisées ou des contrevents , et sur lesquels sont assemblées, à distance égale, des tringles de bois, en abat-jour, qui garan(i.ssent une chambre du soleil.

— ÊTYM. Espèce de contrevent ainsi dite de la Perse, pays d'où elle est venue en Occident. On disait persien, persienne, pour perse ou persait ( l'armée persienne, Boss. Uist. n\, 6).

PERSIFLAGE (pèr-si-fla-j'), *. m. Discours de celui qui persifle. Le persiflage, amas fatigant de paroles, volubilité de propos qui font rire les fous, scandalisent la laisim, déconcertent les gens honnêtes ou timides, et rendent la société insupportable, DUCLOS, iontid. mœurs, t. De la joie et du cœur on perd l'heureux langage Pour l'absurde talent d'un triste persiflage, ghessRt, Mdchant, iv, 7. Duclos parle beaucoup de ces sociétés de médisance où naquit ce qu'on nomme le persiflage, mol (lui est de ce siècle, et qui date à peu près du temps où Duclos composait ses Considérations, et Cressel son Méchant, L« harpe, Notice sur Ducloi. Ce livre nés Mémoires de Granimont] est le premier où l'on ait montré souvent celte sorte d'esprit qu'nd

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