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chevaulx, amtot, P. jErn. to. Ces deux cardinaux avoient des piqueurs i relais, pour s'entr'advertir, CARL. VI, 3t. Faucheurs de foin et piqueurs de bleds [moissonneurs], A'ouv-. coust. gén. t. i,p. 5(3,
— ÊTYM. Piquer.
t PIQUB-VÊRON (pi-ke-vé-ron), ». m. Martinpccheur.
— ÊTYM. Piquer, et véron.
PIQUIKR (pi-kié ; l'r ne se lie pas; au pluriel, r» se lie : des pi-kié-z en marche), s. m. Soldat armé d'une pique. Au xvii" siècle il devait y avoir dans chaque compagnie d'infanterie le tiers de piquiers et le» deux tiers de mousquetaires.
— HlST. XT* s. Certaines gens de guerre appeliez piquiers, DUCANGE.ptca. ||xvi*s. Steinbachavec bon nombre de picquiers soustient et renvoie les Espagnols, d'aub. Uist. II, »4.
— ÉTYM. Pique ( . Au IV et au xn' siècle on disait souvent piquenaire; c'est le holl. pikenicr.
tPlQUOia (pi-koir), t. m. Aiguille emmanchée dont on se sert pour piquer un dessin.
— ETYM. Piipter.
i PIQUOT (pi-ko),«.m.Nom d'un instrument des moisso meurs dans le département de l'Aisne.
PIQCre (pi-ku-r'), s. f. Il 1" Plaie étroite et profonde faite par un instrument aigu. Mlle de Héri dit que je lui ai écrit fort sèchement ; c'est peutêtre en elle qu'est la sécheresse, comme la pifjùre n'est pas dans l'épine, siv.43». Qu'il so croie mort à la première piqûre, t. i. houss. Ém. il. {| 2* Piqtlre anatomique, blessure légère reçue en disséquant ou en faisant une opération chirurgicale, et amenant quelquefois à sa suite les accidents les plus graves et même la mort. || Piqûre du tendon, de l'artère, blessure faite par la lancette à ces organes en saignant, || 8* Blessure faite à un cheval en le ferrant. Il 4" Petite blessure que fait un animal qui pique. Une piqilre d'aspic mit fin à la vie de ce grand homme qui méritait un meilleur sort[Démétrius de Phalère], rollin, Uist. ane. Œuv. t. vu, p. 330, dans pouGENs. La piqûre insoutenable des moucherons et des insectes qui couvrent tous les pays que l'homme laisse en friche, raynal, Uist. phiL xv, 4. Il 5' Trous que font les insectes dans le» fruits, le bois, etc. La qualité du fond et le calme de la mer y rendent la piqûre des ven plu» commune qu'ailleurs et plus dangereuse pour les vaisseaux, raynal, Hist. phU. XIII, 38. Ces fleurs encore fraîches et brillantes, mais qu'un point noir causé par une piqûre mortelle menace d'une fin prochaine, staki., Corinne, xiii, 5. || 8" Fig. Souffrance morale comparée à une piqûre physique. Quand d'une amoureuse piqûre ^ous sentons les émotions, chaul. à Lafare,Sur la mort. Quelques pages.... où je l'accusais [Voltaire^ de trop de sensibilité pour la piqûre des insectes qui s'attachaient à lui, diderot, Claude et Néron, ii, (09. n 7° Rangs de points et d'arrière-points faits symétriquement sur les étoffes. Il Résultat de l'action de piquer, jj Anciennement, corps do toile rempli de baleines et bien piqué qu'on mettait aux enfants pour leur conserver la taille, jl 8" Ornements laits sur du taffetas, sur le tabis, percé avec de petits fers. {| 9* Terme de librairie. Se dit des ouvrages qui, ne formant qu'un trèspetit nombre de feuilles, sont piqués sur la couverture au lieu d'être brochés. |1 10° Piiiûre de mouches, coquille univalve ; c'est le cône merde de mouches.
— HlST. xvi* s. Endurant toutes ces moqueries et plqeures de ses malveuillans, amtot, Péric. as. Les playes qui sont faites par choses pointues, aiguës et poignantes sont dites piqueures, paré, vu, 2. Il est impossible que nous ne sentions des picqeures de telles imagination», mont, i, 77.
— ETYM. Piquer.
\ PIRABE (pi-ra-b'), t. m. Un des noms ytilgaires du poisson volant (malacoplcrygiens alidominaux).
t PIRAN (pi ran), s. m. Cépage de l'Hérault, dit aussi épiran, aspiran.
PIRATE (pi-ra-f), t. m. || 1" Celui qui n'a de commission d'aucun gouvernement, et qui court les mers pour piller. De no» jeunes guerriers la troupe vagabonde Allait courir fortune aux oiages du monde, Kt déjà pour voguer abandonnait le bord. Quand l'aguct d'un pirate arrêta leur voyage, HAi.n I, *, Krrani de mers êii mers, et moins roi que pirate, Conservant pour tous bien» le nom de Mithridate, racink, Miihr. il, 4. Les premiers Grecs étaient tous pirates, montesq. Esp. xxi, 7. Le métier de pirate était pour eux [les flibustiers) co qu'il avait été pour le» premiers héros de la Grèce, U carrière de la gloire et de la fortune, bay- .NAI., Uist. pliil. v, t. Il*' Corsaire barl)«rcs(|uc. Le» pirates d Alger, de Tripoli, de Salé. ||8" Fig. Tout
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homme qui s'enrichit aux dépens d'autrui. || 4* Pirate de la mer, le fou de Cayenne, oiseau.
— HlST. xvi" s. Ils y vont périr contre un escueil, ou en que'que coste, ainsi que font les vaisseaux des py rates, langue, (8i. Amour, cruel pirate, ince.ssamment le poind [un amant], desportes. Élégies, II, &, Pyrnmance.
— ÊTYM. Lat. pirata, de ittipat^);, qui vient de Tcs'.p^v, tenter : proprement celui qui tente, se hasarde sur la mer.
PIRATER (pi-ra-té), e. n. Exercer le brigandage sur mer, Cromwell, en (665, envoya une flotte qui enleva la J.imaïque aux Espagnols; on n'en serait point venu à bout sans les flibustiers; ils pirataient partout, VOLT. Mœurs, «52. |1 Pirater au delà de la ligne, se disait autrefois des pirateries qui se commettaient au delà de 1* ligne, et qui, à cette distance, n'étaient plus consii!6réi» comme telles. Prendre des anciens et faire son profit de ce qu'ils ont écrit, c'est comme pirater au delà de la ligne, LAmTUB LE VAYFR, /,('((. 131), cilé par batle. Dictionnaire, article Éphore. || U se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— HlST. XVI" s. Ils prirent un navire de guerre nommé l'Vrondelle, qui piratoit à l'entour du Havre, d'adb. Hisl. 11, ( 13.
— ÉTYM. Pirate.
PIRATERIE (pi-ra-te-rie), î. f. || !• Métier de pirate. Teuta qui exerçait la piraterie sur toute la côte, Boss. HiM. I, t. La piraterie, qui est toujours la première école de navigation pour des peuples sans police, batnal, Uist. phil. v, (.Iji" Acte de pirate. Les Algériens, qui n'ont guère que ce qu'il» gagnent par les pirateries, sont un peuple tièsmisérable, volt. Louis XIV, 30. L'insolence et la piraterie anglaise révoltent toutes les nations de l'Europe, d'aleub. Lett. au roi de TPr. 8 Juin i780. Il 8° Fig. Toute sorte de pillerie. Ce gouverneur s'est enrichi par ses pirateries. Ces fous [sorte d'oiseau], imbécilles et lâches, ne manquent pas de rendre gorge [lâcher le poisson] à la première attaque [de l'oiseau frégate], et vont ensuite chercher une autre proie qu'ils perdent souvent du nouveau par la même piraterie, buff. Ois. t. xvi, p. (2.1. || 4° Fig. Plagiat. Celte piraterie doit iiitére.sser MM. d'Argeiital et de Thibouville; car j'ai trouvé dans U pièce beaucoup de vers de leur fajon, volt. LeiU Richelieu, l" fév. (773.
— ÊTYM. XVI' s. Les pirateries de la eoste de Barbarie, d'adb. Uist. II, 3»o.
— ÉTYM. Pirater.
t PIRATIQCE (pi-ra-ti-k'), adj. Qui appartient, qui a rapport aux pirates, qui lient du pirate. Portolongone qu ils [les princes, d'Italie] pourront bien se résoudre d'assiéger à communs frais pour empêcher nos conquêtes piratiques, oui patin, Lett. t. II, p. (7.
— ETYM. Pirate. La pira(iq«e s'est dit pourpt'ro- <«ri« : Exerccant la piralique en toutes les Isles armorieques, rab. Garg. i, 50.
— ÊTYM. rie'.paTixi;, de ite'paîJic, pirate.
t PIRAVËNE (pi-ra-vè n'), s. m. Nom du dactyloptère volant (poissons acantlioptérygicns).
PIRE (pi-r'), aclj. comparatif. \\l' Plus mauvai», plus dommageable, plus nuisible, en parlant de» personnes et des choses, Aristote a bien raison, quand il dit qu'une femme est pire qu'un démon I uoL. Kéd. m. lut, I, (. Souvent la peur d'un mal nous conduit dans un pire, boil. Art p. i. Pensezvous que ces cœure tremblants do leur délaite Cherchent avidement sous un ciel étranger La mort et le travail pire que le daiigerT hac, Uithr. m, i. Il» Iles hommes] seraient peut-être pires, s'ils venaient k manquer de censeur» ou de critiques, la bbuy. Arantprapos. Et nosaïeux, plus michantsque leur» pèies, Mirent au jour des fils plus méchants qu'eu», Bientôt suivis par de pires neveux, j. B. rouss. /?p. I, 2. Il y a do mauvais exemples qui sont pires que les c/imes, et plus d'Etats ont péri parce qu'on a violé les mreur» que parce qu'on a violé les loi», MONTESQ. Bom. 8. Et la fausse pitié, pire que le mépris, VOLT. Tarur. i, 4, || Le remède est pire que le mal, se dit, au propre, d'un remède qui fait plus souffrir que le mal, et, au figuré, de tout ce qui empire une condition sous prétexte de l'amender. Il La dernière faute sera pire que la première, elle aura de» suites, des conséi|ueiices plus fâcheu.se». Sa piété s'y dissipa encore une fois [dans le monde]; elle éprouva que Jésus Christ n'a pas dit en vain : l'état de l'homme qui retomtie devient pire que le premier, boss. Anne deConi. || ï' Qui est dans un niuiiih lion état de sanlé (on ilit aujour<rliui pt« en cet emploi). Je ne suis pas pire que j'étais, sËv. 3 juil.