‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 359 sur 389 · MONIQUE · texte numérisé non relu

MONIQUE

POUPARD (pou-par; le d ne se prononce 'pas et ne se he pas) , s. m. || 1' Enfant au maillot. Un gros poupard. Un joli poupard. {] Grosse poupée qui représente un enfant. Il i' Adj. Poupard, pouparde, qui tient du poupard. Ce genre de coiffure lui donnait une physionomie bourgeoise, pouparde.... en. nE BERNARD, un Acte de vertu, § 2. H avait une petite tête pouparde, de petits traits mignards qui lui donnaient l'air d'une vieille jolie femme, sou- LIÉ, les Forgerons, § 2.

— HIST. xiii* s Sou fils [de la sainte Vierge]

qui tonne et espart [lance des éclairs]. Cil n'a pas grandeur de poupart, J. de meuno, Tr. 9( ». || xv" s. Car attemprance [prudence] est d'autre part. Qui n'a mie sens de poupart, froiss. Poésies mss. p. 197, dans LACURNB. Et nous sommes jusqu'à sept ans poupart, E. DESCH. Poé.iies mss. (° 29.3.

— ÉTYM. Dérivé du lat. pùpa , pûpus , petite fille, petit garçon.

POUPART (pou-par; le ( ne se prononce pas et ne se lie pas) , s. m. Crabe tourteau, crustacé du genre des crabes, qui est alimentaire.

— ÉTYM. Ainsi dit peut-être oar assimilation avec un poupard.

I . POUPK (pou-p'), s. f. Il i* 'L'arrière d'un vaisseau. Chambre de poupe. Voyez de vos vaisseaux les poupes couronnées, bac. Iphig. i, 6. || Avoir le vent en poupe, avoir le vent soufflant de l'arrière (les marins ne se servent pas de cette expression; ils disent : avoir vent arrière). Sa flotte, qu'à l'envi favorisait Neptune, Avait le vent en poupe ainsi que sa fortune, corn. Pomp. m, t. || Kig. Avoir le vent en poupe, être en faveur. || Naviguer beaupré sur poupe, se tenir très-près de son matelot d'avant. Il 2° Ancien terme d'anatomie. Os de la poupe, l'os du front, l'os coronal.

— HIST. XV* s. Nous estions là bonne troupe. Qui, ayans le vent en poupe. Tous l'un i l'autre buvions,

BASSELin, XXIII.

— ETYM. Proveni;. et esp.ign. popa ; ital. pnppa ; du lat. puppis.

f 2. POUPK (pou-p"), s. f.l\l' Terme de chasse. .Se dit dos mamelles des femelles, et particulièrement de l'oum et des animaux féroces. || 2' lermn do géologie. Se dit d'une haute montagne calcaire, en forme de mamelle ou de dôme. || 3" Aiuas do vieux cuivres, dont on forme une boule propre à remplir un creuset.

— ETYM. Ane. fr. poupe, mamelle ; prov. popa;

ital. poppa. Diez incline à penser que ce mot vient du latin pupa, jeune fille, le sens de mamelle s'étant développé de celui de jeune fille.

POUPÉE (pou-pée), s. f. || 1° Petite figure humaine de carton, de bois, de cire, etc. qui sert de jouetaux petites filles. Les enfants n'ont l'âme occupée Oue du continuel souci Qu'on ne fâche point leur poupée, la pont. Fabl. ix, 6. Quoiqu'elles [mes lettres] ne méritent point toui l'honneur que vous leur faites, je crois qu'après avoir gardé celles que je vous écrivais quand vous faisiez des poupées, vous garderez encore celles-ci, sév. d Mme de Grignan, 15 nov. (671. Elle n'est rien encore, elle est toute dans sa poupée, elle y met toute sa coquetterie, elle ne l'y laissera pas toujours; elle attend le moment d'être sa poupée elle-même, 3. i. Rouss. Êm. v. || Le tempsde poupée, l'enfance des filles. Mme deMaintenon avait résolu d'attacher assez la duchesse de Bourgogne pour en pouvoir amuser le roi, sans crainte qu'après le temps de poupée passé, elle pût lui devenir dangereuse, sr-siM. 38, (85. || Elle se tient comme une poupée, se dit d'une femme qui craint, en remuant, de déranger sa toilette. |l C'est un visage de poupée, se dit d'une jeune personne dontie visage est mignon ou coloré, ou dont le visage n'a pas plus d'expression que la face d'une poupée. Avec son chaperon, sa mine do poupée, Régnier, Sot XI. Il Fig. 11 en fait sa poupée, se dit d'un homme qui s'occupe avec complaisance soit d'une personne , soit d'une chose, qui s'en amuse en la parant, en l'embellissant. Le roi et Mme deMainlenon firent leur poupée de la princesse (duchesse de Bourgogne], st-sim. ♦(, 23«. Le roi faisait sa poupée de son régiment, entrait dans tous les détails comme un simple colonel, id. (BO, (92. |{ Sa poupée en sait autant qu'elle, c'est-.à-dire elle est d'une ignorance, d'une ingénuité extrême. || Jouer à la poupée, se dit au propre d'une enfant qui joue avec sa poupée, et fig. d'une jeune fille demeurée plus simple et plus naïve que ne comporte son âge. Il 2* Une personne fort parée, homme ou femme. J'espère que Fronsac ne vous embarrassera pas plus que de raison ; c'est la plus aimable poupée qu'on puisse voii , maintenon, Lett. au duc de Nqatiles, 22 mai (7( i. Ne verrai-je jamais les femmes détrompées De ces colifichets, de ces fades poupées, Qui n'ont pour imposer qu'un grand air débraillé? reonard, {e Joueur, l, 2. Ma mère m'a toujours regardée comme un être pensant dont il fallait cultiver l'âme, et non comme une poupée qu'on ajuste, qu'on montre et qu'on renferme le moment d'après, volt. Dial. (2. Toutes ces poupées sortent de chez la même marchande do modes, j. 1. ROUSS. Hél. 11, 2 (. Il C'est une vieille poupée, se dit d'une personne âgée qui n'a pas la maturité convenable à son âge ou à son état. C'est, dit Thalle, à son rouge trompée. Apparemment quelque jeune Napée, Qui court en masque au ba» de ce vallon. — Vous vous trompez, lui répond Apollon; C'est tout au plus une vieille poupée En manteau court, 3. B. Rouss. Rond, épigr. |{ Poupée se dit aussi d'une femme qui est sans nnimaticm et sans expression. Que voulez-vous? la nature en avait fait une poupée dès son enfance, et pnupée jusqu'à la mort resta lablanche Whitlnell, hamilt. Cramm. (0. ]\ 3" Espèce de mannequin sur lequel on essaye des chapeaux, des vêtements, ou sur lequel on le» place quelquefois pour les envoyer, comme modèles, dans les pays étrangers. Je ferai coiffer une poupée pour vous l'envoyer, sÈv. 38. || 4° Petite figure en plâtre qui sert de but dans les tir». Abattre une poupi'o. Il a cassé troii poupées de suite. Il 6" Paquet d'étoupes donton garnit le fuseau. Il 6* Terme de jardinage. Manière d'ontor, ainsi dite parce qu'on entoure la greffe de liiiKC K.iiler en poupée. |{ 7* Doigt malade et entortillé d'un linge. Il 8" Chiffon de toile à l'aide duquel on fait boiro lo« veaux. Il 9* Terme de tourneur, l'oupées d'un tour, deux pièces de bols, éKalosen longueur et en grosseur, au bout desquelles sont enclavée» les deux pointes de fer qui servent à soutenir la matière du travail; ainsi dites, parcequ'elle» étaient ■urmontéet de figuras. || 10' Dans les bateaux on nomme poupée», le prolongement do certaine» courbes qui s'élèvent au-dossu» de» bordage». On enroule de» cordes autour d» ces poupées pour fixer le bateau. Il 11' Dans la manufacture do tabacs, réunion de maiioqucs liées au sommet. || 12' Pdlipéei d'eau, nom d'une sorte de olous. Poupée» d'eau, raquettes, rosettes ou clous à selliers , ,eto. Déel. du roi, noT. («64, Tarif.

— HIST. XIII* ». Vescl une legiere poupée (dessin, Bodèlel d'un» estau», di labohur, Em. p. «ob.

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D'aorneiiiens envelopée Por noiant fust une popée, la Hose, (43rJ. ||xiv' s. X Robert de Varennes, brodeur et varlel de cliambre du roy, pour poupées et mainages d'icelles pour la royne d'Angleterre.... de lA BORDE, Émaux, p. 465. Une ou deux poupées de lin ou de chanvre, DU cange, popera. ||xv* s. Le »i est jeune; si croit jeunement... mieux lui vaudroit.... de croire ses oncles.... que celle po'jpée le duc d'Irlande, Fsoiss. 11, m, 62. Il XVI* s. L'enfant, selon sa petitesse, aime les pommes, les poires, les poupées.... mais en croissant, aime les poupines vives [les femmes], marg. Nouv. xix. Et afin que l'argile tienne bon, l'on l'environnera avec desdrappeaux... faisant de l'ente comme une poupée, dont le nom est venu à l'ente, o. de serbes, 663.

— ÉTYM. Wallon, popp, poupp; d'une forme latine fictive, pupata, dérivé du latin pupa, petite fille et poupée.

t POCPELIN (pou-pe-lin), s. m. Pièce de four, composée de fine fleur de fjoment, de lait et d'œufs frais, de sucre et d'écorce de citron, qu'on trempait toute chaude dans le beurre lorsqu'elle était cuite. Inventeur des dés et des cartes, Des tourtes, poupelins et tartes, scabr. Virg. i.

POUPIN, INE (pou-pin, pi-n'), adj. Qui a une toilette affectée. C'est aussi par tes dons qu'on me voit si poupine, th. corn. Amonr à la mode, iv, 7. L'abbé de Bernis, échappé du séminaire de Saint- Sulpice, où il avait mal réussi, était un poète galant, bien joufflu, bien frais, bien poupin... mar- MONTEL, Kém. y. ij Substantivement. Elle fait la poupine. Mais qu'un abbé tous les jours s'amidonne, Kt qu'à pas coniptés ce poupin Sur la pointe de l'escarpin.... panard, Œuv. t. m, p. 339. || 11 se dit aussi de l'air, des manières. Et ce panier bouffant qui donne un air poupin, destouch. Homme sing. IV, 2.

- HIST. XVI* s. Dieu VOUS gard donc, mes daines tant poupines, mabot, ii", 48. ô doux baiser colombin. Poupin, sucrin, tourterin, b. belleau, Bergeries, t. 1, p. 44.1, dans lacurne.

— ETYM. Forme latine fictive, pupinui, dérivée de pupus ou pupa (voy. poupée).

POUPON' (pou-pon), s. m. || 1* Petit enfant au visage plein et potelé. Quand lui verrai-je un poupon sur le sein? i.A font. Mandr. Mlle de la Garnache disparut, et alla élever son poupon dans l'obscurité, ST-siM. 57, 206. Mademoiselle Justine Met au monde un gros poupon, bébang. Voisin. ||ï* Nom de plusieurs poissons du genre des balisves.

— REM. Th. 'Corneille a fait poupon du féminin : Vous chercher à deux fois auprès d'une poupon. Auprès de celte nièce à peine encore au monde, le Saron d'Atbikrac, u, <o.

— Hisr. XVI* s. La dame tenant son petit poupon entre ses bras, Straparole, 6* nuit, fab. ) .

— ÊTYM. Autre forme do poupin ; bourg, pôpon. POUPONNE (pou-po-n") , ». f. \\ 1° Petite fille qui

• le visage plein et potelé. Une jolie pouponne. Il 2" Familièrement. 11 se dit en termes d'amitié et par forme de caresse. Oui, ma pauvre fanfan, pouponne de mon âme, mol. Éo. des mar. ii, 14. Je connais une jeune pouponne Qui voudrait vous pouvoir offrir une couronne, destouch. Irrés. a, 8.

— ÉTYM. Poupon.

t . POUR (pour), prép. || 1° Sert à marquer le motif, la destination. Faire de l'exercice pour sa santé. Le soleil, la lune et les astres sont conduits pour l'utilité des hommes, et obéissent à Dieu, baci, Bible, Baruch, vi, 69.... Vivaient le cygne et l'oison : Celui-U destiné pour les regarda du maître; Celui-ci pour son goût, la pont. Fabl. m, *i. Quelque terme où nous pensions nous attacher et nous affermir, il branle et nous quitte; et, si nous le suivons, il échappe à nos pri.ses , nous glisse et fuit d'une fuite éternelle; rien ne s'arrête pour nous, pasc. Pem. I, 4, éd. HAVET. Puissent les princes entendre que leur vraie gloire est de n'être pas pour eux-même.s ! Boss. Polit, m, ni, 2. Les esclaves sont plutôt établi» pour la famille qu'ils ne sont établis dans la famille, MONTEso. Esp. xvi, 4. En lui [à Racine] apprenant à écrire pour le petit nombre, il fBoileau] lui apprit & écrire pour la postérité, «armontel, Œuv. t v, p. (46. Il II se dit de ce qui est destiné comme part, comme lot à quelqu'un. Cela est pour vous. Iji misère est pour nous, et pour eux l'opnlence, delille. Pitié, iv. || Il se dit d'une destination toute fortuite. Pour mon malheur, je ne pus garder le silence. N'est-ce pas cette même Agrip; ine Que mon père éponsa jadis pour ma ruine? rac. Brit. i, 4. Il 2* X cause de. Ii a. été puni pour une faute légère. Cette falson n'était gii.re propre & la navigation pourlesgrandscalmes(»i'i!ïa, VOIT. Utl.i».

On abattit un pin pour son antiquité, la pont. Fahl. XI, 9, Ne perdez point courage uour toutes ces manières désagréables, sÊv. 9 nov. i686. Salomon si estimé dans tout l'Orient pour sa sagesse, mass. Carême, Salut. || En raison de. Une infinité se vantait de l'avoir rencontré, mais plutôt pour se faire de fête, que pour vérité qu'ils sussent de cette affaire, malh. Lett. à Peiresc, 20 févr. <au. Sans relâcher en rien son allure ordinaire, Pour chose que le monde en veuille condamner, corn. Imit. m, 28. Tout ce qui n'est pas formellement défendu par l'Église n'est pas pour cela permis, eourdal. b' dim. après l'Épiph. Vomin. t. i, p. 23ii. Ah I quelque humeur qu'il ait, il faudra bien qu'il rie, El pour cela, d'abord je lis ma tragédie, PinON, Métrom. m, ) 2. C'était assez pour être curieuse : C'était assez; filles le sont pour moins, balfil. Narc. ii. il En considération de. Je vais au roi des rois demander aujourd'hui Le prix de tous les maux que j'ai soufferts pour lui, volt. Zaïre, ii, 3. Il fautaimer les gens, non pour soi, mais pour eux, collin d'harleville. Optimiste, v, 2. || Familièrement. Et pour cause, signifie qu'on a des raisons, mais qu'on ne veut pas les exprimer. Je me tais et pour cause. D'un peti plus loin et pour cause, monsieur, mol. Fdeh. m, 3. || Pour Dieu, se dit par manière de prière. Pour Dieu, ne me tourmentez pas. || Pour l'amour de, en raison de l'intérêt qu'on porte à. Est-ce qu'en travaillant pour elles, vous travaillez pour l'amour d'elles? MAINTEN0N, LpM. à Urne de Viefville, 20 juin <70S. || Pour l'amour de, à cause de. Que tous ces jeunes fous me paraissent fâcheux ! Je me suis dérobée au bal pour l'amour d'eux, mol. Éc. des mar. m, 9. || En vue de. Vivez, régnez pour vous, c'est trop régner pour elle, rac. Bril. Il, 2. Vous n'avez choisi le monde que pour ses plaisirs; la cour que pour la faveur; les armes que pour la licence ; la robe que pour une vaine distinction; l'autel que pour les honneurs et les richesses du sanctuaire, mass. Carême, Yocat. || 8° En faveur de, pour la défense de, pour l'intérêt de. Ce que je dis est autant pour vous que pour moi. Vous nous diriez sans doute que la charité ne peut être bien employée que pour ceux qui la pratiquent envers les autres, flRch. Serm. i, 232. Avez-vous pu, cruels, l'immoler aujourd'hui Sans que tout votre sang se soulevât pour lui? rac. Andr. v, 3. Il [Claude] laissa pour son fils échapper quelques plaintes, id. Brit. iv, 2. ||4° Pour exprime l'attachement, l'intérêt. S'inquiéter pour quelqu'un. Elle était fille, elle était amoureuse; Elle tremblait pour l'objet de ses soins, malfil. Narcisse, ii. Il Du parti de. Il est pour Calvin contre les thomistes, PASC. Prov. xviii. Il a pour lui le peuple. — Polynice : Et j'ai pour moi les dieux, bac. Théb. IV, 3. Si Onuphre est nommé arbitre dans une querelle de parents ou dans un procès de famille, il est pour les riches, la BBtJY. xiii. Votre ouvrage [Mélanie]' a enchanté tout Paris; M. d'Alembert en est idolâtre; vous avez pour vous les philosophes et les femmes; avec cela on va loin, volt. Lelt. Laharpe, 2 mars I770. Les académiciens revenus du pôle avaient pour eux dans cette dispute la théorie et la pratique, id. Phil. Newl. m, 9. || Il se dit aussi des choses qu'on préfère. Je vous avoue que je suis furieusement pour les portraits, mol. Préc. HO. Ceux qui étaient près de la mer étaient pour un gouvernement mêlé des deux [démocratie et aristocratie], montesq. Esp. xviii, (. || Absolument et sans régime. Étes-vous contre ou pour? Je parlerai pour. Il me semble qu'il y a bien des raisons pour et contre, montesq. Lett. pers. 37. Mercredi je cours à la pièce nouvelle; Tout le monde était pour, et moi j'étais contre elle, desmahis, l'Imperlin. se. 3. || 5" Envers, à l'égard de. La tendresse d'une mère pour ses enfants. La haine qu'il a pour lui. Son aversion pour la vie de campagne. Il est pour les choses saintes, comme il était pour les profanes, sÊv. 5)6. Je vous aime et vous embrasse, et voudrais bien que mon cœur fût pour Dieu comme il est pour vous, id. t:t'l. Il est dans une seule province de l'Europe, entre les Alpes et les P;rénées, plus de quarante petits peuples qui s'appellent compatriotes, et qui sont réellement étrangers les uns pour les autres, comme le Tonquin l'est pour la Chine, volt. Dict. phil. Lois. I| 8* Il se dit pour exprimer ce qui sert contre quelque mal. Ce remède est bon pour la fièvre. Il Malgré. L'une était vénérable par son âge et l'autre par sa beauté, qui pour toutes ses afflictions n'était point changée, vaugel, Q. C. ioo. || 7° Eu égard à, par rapport à. Cet habit est bien chaud pour la saison. Commander à ges pleurs en cette

extrémité, C'est montrer, pour le sexe, assez d« fermeté, corn. //or. i, f. Vous êtes un grand extravagant, pour un si petit homme, scarron. Boni. com. i, 2. Pour un pauvre animal , Grenouilles , à mon sens, ne raisonnaient pas mal, la font. Fabl. VI, 4 2. Je dis qu'il était vieux pour son peu de santé, begnard, Ménechmes, m, 2. On ne lui avait point encore vu [àCéluta] l'air qu'elle avait dans ce moment : c'était pour la douleur et la beauté quelque chose de surhumain, chateaubb. Nalch. 2* part, fin. Il Quant à. Je suis hors de souci pour ce qui me regarde, corn, fiicom. v, 7. Pour Dircé , son orgueil dédaignera sans doute L'appui tumultueui que ton zèle redoute, m. Œdipe, v, 4. Pour ce qui est de cela, la jalousie est une étrange chose ! mol. G. Dand. i, 6. J'ai à vous dire que vous faites tort à ces eaui de les croire noires ; pour noires , non ; pour chaudes, oui, sÉv. 28 1. Pour moi, vous le savez, descendu d'Ismaël, Je ne sers ni Baal ni le Dieu d'Israël, bac. Àthal. m, 3. || Il se dit en ce sens devant de, pris partitivement et suivi de l'article défini. Pour du blé, il n'y en avait point ou bien peu, vaugel. Q. C. 402. Pour de l'esprit, je pense qu'elles n'ont pas du plus fin; mais pour des sentiments, ma belle , c'est tout comme chez nous, et aussi tendres et aussi naturels, sEv. 4 97. Pour des amants la méthode est nouvelle, destol'CHES, Cur. impert. m, 4. || Il se dit quelquefois en ce sens devant un infinitif. Ah ! pour en être digne, il l'est et plus que tous, corn. Othon, ii, 4. Il Au XVII" et au xvui* siècle on a construit pour devant une autre préposition , par ellipse du verbe qui précédait. J'aime bien la Hire et son discours à son maître.... il me semble que vous auriez dit la même chose k Charles VII; car pour au roi d'aujourd'hui [pour le dire au roi], vous êtes bien éloigné d'avoir sujet de lui parier de la sorte, sÉv. à Biissy, 18 mars 4 678. De vos affaires, vous en êtes le maître ; mais pour des miennes [pour être maître des miennes], je ne vous permets de faire.... stsim. t. I, p. 254, éd. chéruel. Quoiqu'il eût entrée à ceux [conseils] de finance et de dépêches , il n'y allait presque jamais; pour au travail particulier du roi [pour aller au travail] , il n'en fut pas question pour lui, ID. t. IX, p. 437. Si vous m'eussiez parlé botanique et des plantes que produit votre contrée.... j'en aurais pu causer avec vous; mais, pour de mes livres [pour causer de mes livres], vous m'en parleriez inutilement.... J. J. Rouss. Lett. à E. J. 43 mai 4767.118* Pour sert à marquer le rapport entre une chose qui affecte , et la personne affectée. C'est une grande perte pour vous. Nouvelle fâcheuse pour tout le monde. Cela est heureux pour votre ami. j| 9° En échange de, moyennant un certain prix. Il a donné son cheval pour mille francs. Les meubles se donnaient pour rien à cette vente. || Pour, devant un nom de nombre , indique une certaine proportion. Toucher, de commission, tant pour mille. 1| Pour cent, voy. CENT, n" 3. Il 10° En la place de , au Ueu de. Mon fils monte la garde pour moi. Il a pour lit un mauvais matelas. Rougis pour moi, Nérine, et dis-lui que je l'aime, du fresny, Réconcil. norm. il, 8. Là, sans suite, sans faste et sans vain appareil. Pour temple les arceaux de cette voûte obscure. Ces prismes pour flambeaux, pour témoin la nature. Pour offrande leur cœur, un rocher pour autel , Le dieu d'hymen reçut leur serment mutuel, df.lil. Trois règ. v. Il Pour, employé au sens de comme. Tous les bruit» de Léon annoncent pour certain Qu'à la comtesse Inès il va donner la main, mol. D. Garde, i, 2. Je crois qu'il [un Grignan mourant] dispose de ce qu'il a en votre faveur; gardez-le, quoique ce soit peu, pour une marque de sa tendresse, SBV. 29 janv. 4*72. Joas laissé pour mort frappa soudain ma vue, BAC. Àthal. 1, 2. Il demeure pour prouvé que saint Thomas ne renonça au monde qu'au moment où il entra dans l'ordre de Saint-Dominique, Xém. de Trévoux, 4726, t X, p 462. L'homme sensé comptera l'écu du pauvre pour un louis, et l'écu du financier pour un liard, bufp. Ess. arilh. mor. Œup. t. X, p. 4 34. Il En qualité de. Laissez-le pour ce qu'il est. Don Carlos.... n'a jamais dû croire que je pusse l'aimer, ne m'ayant jamais connue pour ce que j'étais, scarr. Rom. com. ii, 4 4. Je suis auprès de lui gagé pour serviteur, Vous me voudriez encor payer pour précepteur, mol. l'Ét. l, 9. Kt vous l'avez connu pour gentilhomme? id. Bourg, gent. iv, 5. Romulus, le fondateur de Rome, en fut élu pour le premier roi , vkrtot, Bév. rom. i, 4 8. Qui est-ce qui a lu les ouvrages do Richardson sans désirer de connaître cet homme , de l'avoir pour frèie ou pour ami? dider. Éloge de Richards. Ahl

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