de LA HAP.CHE, Mém. I, p. 200, dailS LACURNE
Deux paremens d'autel de tapisserie d'Arras, esquels sommes, nous et noslre compagne, en présentation [représentés], du cange, prajsenlalio. Il XVI' s. Une des plaintes des soldats esloit, qu'en tout ce temps-là il ne se fil que des présentations d'armée sans combats, d'aub. Hisl. i, 841. Chasteau- Landon se rendit sur la présentation de l'assaut, à la vie sauve seulement, m. ib. m, «*. Au roi seul appartient la présentation aux eveschés, loysel, 7. Pour venir à la presentacion des lectres du roy, Bibl. des ch. 6* série, t. ii, p. (84. Il ne feut jamais si abjecte et servile prostitution de presentacions [dans les politesses] : la vie, l'ame, dévotion, adoration, serf, esclave, tous ces mots y courent, mont.
— ÉTYM. Présenter; prov. presentacio; cspagn. presentncion ; ital. presenta%iffne. Prscsentatio ne se trouve en latin que dans le composé repraesentatio.
PRÉSENTÉ, ÉE (pré-zan-té, tée), part, passé de présenter. {| 1" Qui a été mis devant une personne. Unbouquet présenté à une dame. Il a° Que l'on introduit en le faisant connaître. Présenté dans une excellente société. Le prince tout à l'heure Veut qu'on aille enfumer renard dans sa demeure. Qu'on le fasse venir : il vient, est présenté.... lafont. Fabl. VIII, 3. Mais le peuple? le peuple? il n'y en avait pas; l'histoire n'en dit mot ; il n'y avait alors que les honnêtes gens, c'est-à-dire les geiu présentés, p. L. coiJB. Simple discours. \\i° Exposé, expli(|ué. Une pensée commune ne doit jamais être présentée que pour ce i|u'elle est, c'est-à-<lire avec une expression simple, d'alemb. Uél. litl. Oiuv. t. lu, p. 153, dans pouOKNS.
PHftSENTEMKNT(pré-zan-te-man),adt'. || 1" Dans le temps actuel. Grâce, ô seigneur Polydorel — Hél c'e.st moi qui de vous présentement l'implore, MOL. le Dép. III, 4. Mon Dieu, que j'élais lieureuse, quand j'étais en repos sur votre santél et qu'avaisje à me plaindre auprès des craintes que j'ai présentement? SÊV. 382. Il Tout piésentenieiit, au moment même. Je viens de recevoir tout présente-
ment votre lettre, sSv. I6. || 2» l'toseiilemeiit que, loc. conj. Maintenant que. Présentemont qiu' le temps a éclairci les choses, cela paraît véritablement ainsi, pasc. Pens 2» part. art. I7. Je suis bien plus en état de vous servir présentement que j'ai l'oreille du premier ministre, lesagb, Gii Bios, XI, »ï.
— HIST. xiir s. Et cil qui l'avoient aidié à eschaper et qui avec lui estoient présentement, li distrent.... villeh. xlii. Je demande, dist-il, le piel destre de devant de moriel, le boin cheval le f,'iant maistre de chaiens [céans], et voel que je le voie couper devant moi présentement, Chr. de Bains, t09. Ijxvs. [Jean Balle aux serfs anglois] nous sommes appelés serfs et battus, si nous ne faisons présentement leur service [des nobles], ppoiss. il, II, 106. Il XVI* s. Nul n'en sort aultrement [de la vie] que comme si tout présentement il y entrait, MONT. 1, 73. La chose se fera là picsentement, c'est à dire tout à l'heure ou sur l'heure, rob. est. Gramm. franc, p. 89, dans lacubne.
— ÉTYM. Présente, et le suffixe ment.
PRÉSENTER (pré-zan-té), v. a. || 1* Mettre devant une personne. Présenter un fauteuil. Présenter à boire. Quelquefois à l'autel Je présente au grand prêtre ou l'encens ou le sel, ^kc. Alliai, ii, 7. M. de Toureil est venu ici présenter le Dictionnaire de l'Académie au roi et à la reine d'Angleterre, à Monseigneur et aux ministres, id. Lett. à Boileau. 4i. C'était une superstition ancienne, comme elles le le sont toutes, de présenter aux dieux ce qu'on avait de plus cher et de plus noble, volt. Mél. Utt. Fragm. d'une lettre. Les Grecs sont persuadés que les hommages que l'on rend aux dieux leur sont plus agréables quand ils sont présentés par la jeunesse et la beauté, barthél. Anach. ch. 3*. Là [à la cour] tout le monde sert ou veut servir : l'un présente la serviette, l'autre le vase à boire, p. l, cour. Simple discours. || Fig. Un homme [Cromwell].... qui ne laissait rien à la fortune de ce qu'il pouvait lui ftter par conseil et par prévoyance, mais au reste si vigilant et si prêt à tout, qu'il n'a jamais manqué les occasions qu'elle lui a présentées, boss. Reine d'Anglet. || Présenter la main à quelqu'un, lui tendre a main pour l'aider à marcher, ou pour serrer la sienne. Cependant aucun d'eux à vos yeux ne se montre, Qu'on ne vous voie en hâte aller à sa rencontre. Lui présenter la main.... mol. Uis. Ii, 6. n Présenter la main, le bras à une femme, offrir de lui donner la main, le bras pour la mener. || Présenter des lettres de créance, les remettre à la personne près de laquelle on est accrédité. || Présentis- une lettre de change, l'exhiber à celui qui doit la payer. Il Présenter un placet, une requête, une pétition à quelqu'un, supplier quelqu'un par un placet, par une requête, etc. C'est un placet. Monsieur, que je voudrais vous lire. Et que, dans la posture où vous met votre emploi. J'ose vous conjurer de présenter au roi. — Hél Monsieur, vous pouvez le présenter vous-même, mol. les Fdch. m, 2. || Présenter des lettres au sceau, porter des lettres au sceau, afin qu'elles y .soient scellées. H Présenter des lettres patentes à la cour impériale, y porter des lettres patentes, afin qu'elles y soient enregistrées. |{ Présenter les armes, porter le fusil en avant, en signe d'honneur et de déférence. || Terme de manège. Présenter la gaule, se dit d'un honneur que le palefrenier rend aux personnes qui viennent voir des chevaux. Il 2° Fig. Il se dit des choses qui présentent, c'est-à-dire dans lesquelles on trouve, on discerne. Celte afl'aire présente de grands avantages. J'ai pris sans étude et sans choix les premières paroles que me présente l'Ecclésiaste, boss. Duch. d'Orl. Qui l'eût dil, qu'un rivage à mes vœux si funeste Présenterait d'abord Pylade aux yeux d'Creste? RAC. Andr I, I. Fallait-il dans l'exil chercher des corrupteurs! l.a cour de Claudius, en esclaves fertile. Pour deux que l'on cherchait, en eût présenté mille, ID. Brit. I, 2. || Cela présente des diflicultés, des inconvénients, des difficultés, des inconvénients s'opposent à cela. || Ce mot, ce passage présente un double sens, il est susceptible de deux interprétations différentes. || 8* Introduire en présence de. Deux de mes compagnons qui l'amènent ici Vous vont le présenter et l'étrangère aussi, hotb. Antig. iv, 2. Et qui présentera ma fille à son époux? hac. Iphig. m, t II Présenter uno per.sonne à une autre, la lui faire connaître par son nom. |{ l'iêsonler quelqu'un dan? une maison, l'y introduire, lui en procurer l'accès II 11 se dit aussi de la cour où l'on introduit quelqu'un Mme de Richelieu commence à sentir les effets de sa dissipation; les ressorts s'all'aililissent visiblement, elle présente tout te monde, et
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ne dit pius ce qui convient à cTiacun, sêv. 418. '! Présenter un enfant au baptême, le porter à l'église où il doit être baptisé. On fait baptiser le nouveau-né; les deux amants le présentent, i. i. Bonss, Ém. v. || On dit de même : présenter un enfant àl'officierde l'état civil. {| Présenter le corps à la paroisse, porter un mort à la paroisse, avant de le conduire au cimetière. || Anciennement, présenter un accusé à la question, le conduire dans la chambre de la question, afin que la menace des tourments lui fasse faire des aveux. || Terme de manège. Présenter un cheval, le mettre sur la montre pour le faire voir à l'acheteur ou à celui qui doit le monter. || 4° Mettre sous les yeux. Présentez-lui le miroir pour qu'il se voie. Surtout qu'à son en"* , trée [d'Athaliel et que sur son passage Tout d'un calme profond lui présente l'image, rac. Athal. v, 3. Celui qui présente un héros [Pierre I"] aux nations étrangères, doit le présenter en grand et le rendre intéressant pour tous les peuples, volt. Lelt. SchouvalofT, 28 déc. 4761. Le fleuve fPénée) présente partout un canal tranquille, et dans certains endroits il embrasse de petites îlei, dont il éternise la verdure, bubthél. Anaeh. ch. 35. || Fig. Quel horrible avenir m'ose-t-on présenter? volt. Oreste,u, 6. || Formule de politesse. Présentera quelqu'un ses respects, ses hommages, ses civilités, l'assurer de son respect, de ses hommages, de ses civilités. Il 5* Tourner vers, diriger vers. Présenter le bras pour être saigné Présenter le flanc à l'ennemi. Elle demande d'elle-même les sacrements
de l'Église on lui voit paisiblement présenter
son corps à cette huile sacrée, ou plutôt au sang de Jésus, qui coule si abondamment avec cette précieuse liqueur, Boss. Duch. d'Orl. Lui, fièrement assis et la tête immobile.... Présente à mes regards un front séditieux, rac. Esth. u, (.||Fig. Présenter le chat par les pattes, proposer une affaire par l'endroit où ilyale plus de difficulté. || Terme de marine. Présenter le bout à la Uime, à la marée, au courant. || Présenter le cap à telle aire de vent, gouverner ou se diriger vers celle aire de vent. || Absolument. Présenter au vent, tenir le vent au plus près, en dérivant peu et marchant vite. || Cette voile présente bien, elle est bien orientée pour l'allure du plus près. || 6° Mettre en avant pour menacer. Il lui présenta la pointe de l'épée. Les uns [soldats] avec transport embrassent le rivage ; Les autres, qui partaient, s'élancent dans les flots, Ou présentent leurs dards aux yeux des matelots, rac. Mithr. IV, 8. Et présentant la foudre à mon esprit confus. Le bras déjà levé, [les dieux] menaçaient mes refus, ID. Iphig. i, i. Maître enfin du plateau, et épuisé de forces et de sang, Ney, ne se sentant plus environné que de morts, de mourants et de ténèbres, se fatigua; il fit cesser le feu, garder le silence, et présenter les baïonnettes, sSguh, Hist. de Nap. v, 7. || Présenter la bataille, faire les dispositions nécessaires pour engager la bataille. Jugeant que c'était a.ssez d'avoir présenté la bataille à l'ennemi trente-six heures durant, pellisson, Lett. hist. t. ni, p. 63. Il ?• Terme de métier. Approcher une pièce de bois, de fer, etc. de l'endroit où elle doit être placée, afin de voir, avant de la poser, si elle va bien. Présentez cette porte, et voyez si elle a assez de jeu. || 8' Présenter quelqu'un à un emploi, à un bénéfice, désigner celui à qui un emploi, un bénéfice doit ou peut être donné. || On dit de même : présenter quelqu'un pour un emploi, pour une place. {| Absolument. Pour cette espèce d'emploi, le ministre présente, et l'empereur nomme. Il •• Exposer. Présenter ses idées avec clarté. La Saint-Barthélémy même ne fut pas présentée dans le conseil de Charles IX comme un crime, ■nais comme une sévérité nécessaire, volt. Comm. Jorn. ftem. Pompie, i, 1. 1| 10' Se présenter, ». réft. Paraître devant quelqu'un. Il n'osait se présenter devant son père. X mon perfide époux je cours me présenter; Il ne soutiendra point la fureur qui DrTanime, bac. Iphig. m, 5.... Dans ce désordre i mes yeux se présente Un jeune enfant.... m. Athal. », 6. Je ne lui parus pas [à un lutteur] digne d'être vaincu ; et , regardant avec pitié ma tendre jeunes.<»e, il voulut se retirer; mais je me présentai S lui, rf.n. TH. v. Donner, avant de venir se présenter au prêlre, quelques moments seulement à la révision de la conscience, mass. Carême, Conf. Il s'en présentera, gardez vous d'en douter, volt. Tancr. m, 4. Il y avait là [à Vilna] quarante jours de farine et de pain , et tretite-six jours de viande pour cent mille hommes; aucun chef n'osa donner l'ordre de disUiliiier des yivre» à tous ceux qui se présenteraient, ««su», Uùt di Nap, xu, 7. || Se présenter
chez quelqu'un, à la porte de quelcju'un, et, absolument, se présenter, aller ctie? quelqu'un pour lui faire une visite. || U" Se diriger vers, se tourner vers. On remarqua un bataillon qui, s'étant présenté de flanc aux batteries russes, perdit un rang entier de l'un de ses pelotons par un seul boulet : vingt-deux hommes tombèrent par le même coup, sF.GLR, Hîst. de Nap. vi, 4. jj 12° Il se dit du maintien que l'on a en entrant dans une société, dans un salon, etc. Sa manière de se présenter n'est ni modeste, ni vaine, j. j. rouss. Ém. iv. Je voudrais qu'elle prît un maître à danser; car elle a une étrange façon de se présenter dans une chambre, genlis, Thédt. d'éduc. le Méchant par air, i, 7. Dès qu'un jeune homoae sait faire la révérence, riche ou non, peu importe, il se met sur les rangs; il demande des gages en tirant un pied derrière l'autre : cela s'appelle se présenter, p. l. cour. Lelt. n. Il Cet homme se présente bien, se présente de bonne grâce, il n'est point embarrassé de sa personne, il a bonne grâce, bon maintien. || En un sens contraire, il se présente gauchement, de travers, il ne sait pas se présenter. || 18° Se présenter pour une place, se mettre sur les rangs pour l'obtenir. L'on se présente pour les charges de ville, l'on postule une place dans l'Académie française , la brut. VIII. Tout me favorisait, tout m'appelait au fauteuil [académique] je n'avais qu'à me présenter, je me présentai donc, et n'eus pas une voix, p. L. COUR. Lett. à UM. de l'Académie. \\ Se présenter aux électeurs, solliciter leurs sufi'rages pour la députation. || Se présenter pour une partie, .se dit, au palais, d'un avoué qui déclare être chargé d'occuper pour telle ou telle partie, dans un procès. Il 14* Se présenter, se dit quelquefois dans le langage médical pour aller tenter une évacuation à la garde-robe. Vous êtes constipé; présentez-vous tout de même à des heures régulières. || 16" Apparaître, en parlant des choses. La vérité se présente d'elle-même, patru. Plaid, n, dans richelet. Tel fut-il à ce dernier choc; et la mort ne lui parut pas plus affreuse, paie et languissante, que lorsqu'elle se présente au milieu du feu sous l'éclat de la victoire qu'elle montre seule, BOSs. Louis de Bourbon. De magnifiques jardins se présentèrent ensuite, mon- TESQ. Lett. pers. (41. Il me semble que vous avez peine à écarter la foule d'idées ingénieuses qui se présente toujours à vous, volt. Lett. à Cideville, 26 nov. 4733. La liaison de plusieurs idées ne peut avoir d'autre cause que l'attention que nous leur avons donnée, quand elles se sont présentées ensemble, condil. Conn. hum. ii, 3.H Ce palais, ce jardin se présente bien , on en. juge avantageusement au premier aspect. || Fig. L'apprend.e [la politesse] hors de la cour se présente ridiculement, siv. I7avr. i682. || Fig. Une affaire qui se présentebien, une affaire dont le succès est vraisemblable. Il Cela se présente bien, se présente mal, se dit, en général, de choses éventuelles, selon qu'elles ont l'air de réussir ou de mal tourner. Il Ce nom, cette date, etc. ne se présente pas à ma mémoire, je ne puis actuellement m'en souvenir. Il Une chose qui se présente à l'esprit, une chose qui vient à la pensée. || 16" Survenir. Un embarras nouveau se présente. || Impersonnellement. 11 se présente plusieurs occasions de disposer de mon traité de l'éducation, et mê^reavcc avantage, }. j. ROUSS. Lett. à la maréch. de Luxemb. p. 72, dans POL'GENS.
— HIST. XI' s. De trestouz reis fje] vous présent les corones, Ch. de Roi. xxviii. De Saragoce | ils] li présentent les clés, ib. cxcv. || xiri* s. Chevaus, or et argent leur fist on présenter, Berte, m. Mains grans princes ce jour de servir [à table] se présente, ib. X. La serve a le coutel à Bertain présenté, i6. XV. Mil livrées de terre à Symon [il] présenta [donna], t6. cxxxi. Aucun sont qui bien se présentent dedens bore de miedi, et après s'en vont de le [la] cort sans congié, beaum. m, i B. Car il ti présente les denz, Et li boute en la pel dedenz, Ren. 8208. Quant celui qui a le murire présenté, set par le seignor ou par autre, que celui sur qui il a mis le murtre est arresté.... Ats. de J. i, )36. ||xiv» s. Un hanap et une aiguière d'or que le roy a fait acheter et présenter de par lui à l'empereur de Constantinople, DE laborde, Émaux, p. 474. {| xv* s. La dame se présenta au roy de faire pour luy ce qu'il luy seroit possible, Perceforesl, t. m, ^ 4 48. Il XVI* s. Il la prioit , il la conjuroit, il lui presentoit [faisait des présents], mais il ne pouvoit rien avoir, despeh. Contes, Lxvi. Il feut présenté au roy une fille... «ont. i, io2. On ne leur présente que 'lorreur, ID. 1, m». Ses ouvrages, présentez d'un
lustre qui nous esclaire à la vertu, id. i, (04. I.* capitaine Texier présente l'escalade, d'aub. Hist. u, BB. Il s'en alla au devant de Hannibal, et lui présenta la bataill en la Thoscane , amyot, Fab. 5. El commanda à son escuyer qu'il luy donnast de l'es» pée à travers le corps, luy présentant le flanc, id. Crastus, 4».
— ÊTYM. Provenç. et espagn. presentar; ital. presentare ; du lat. prxsentare, rendre présent, de prxsens (voy. présent i).
t PRÊSENTEUR (pré-zan-teur), s. m. Celui qui présente. Je tâche d'être extrêmement court dans mes demandes; car il m'a paru que les présenteurs de requêtes sont presque toujours d'une prolisitô insupportable, volt. Lett. Vaines 26 avr. i776.
— HIST. XVI» s. Ledit la Jaille qui jusques ici en a esté l'acteur [du livre), accoustreur et presenteur, la jaille, du Champ de bataille, f° 7), dans
LACUBNE.
— ÉTYM. Présenter
PRÉSERVATEUR, TRICB (pré-zèr-va-teur, tri-s') , adj. Qui présprve. la vaccine est préservatrice de la petite vérole. jjS. m. Le préservateur, fourneau qui garantit les doreurs de la vapeur du mercure.
— HIST. xvi* s. Cure préservatrice et curative des
goûtes PARÉ, XXI, 13.
PRÉSERVATIF, IVE (pré-zèr-va-tif, ti-v'), adj. Il 1° Qui a la vertu de préserver. Un remède préservatif. Il 2° S. m. Un préservatif, ce qui préserve. L'inoculation était, avant la vaccine, le préservatif contre la petite vérole. Que la terre qui se trouve sous le pied droit de celui qui entend le premier cri du coucou est un préservatif sûr contre les puces et autres vermines, buff. Ois. t. xi, p. 4-14. || Fig. Le roi [Louis Xlll], qui se porte si difficilement à la violence des remèdes [mettre à mort], s'est servi autrefois de la douceur de ces préservatifs [l'emprisonnement], BALZ. le Prince, I7. Si vous êtes mon préservatif, comme vous le dites, je vous suis trop obligée, et je ne puis trop aimer l'amitié que j'ai pour vous, sév. 232. Il ne faut pas mépriser le péril (les âmes, ni leur refuser les préservatifs nécessaires contre des livres qui corrompent en tant de manières la simplicité de la foi , Boss. États d'oraison, i, lo. S'il est des préservatifs contre l'amour, l'amitié seule peut les donner, genlis. Ad. et Théod. t. ii, p. 202, dans pougens.
— HIST. xiv s. La manière qui est preservative que spasme ne soit engendré es plaies, H. de mon- DEviLLB, f° 6t, rervo. || xvi' s. Lui et Thoré avoient esté empoisonnez dans le vin de la collation, où la sobriété leur avoit servi de préservatif, d'aub. Hist. II, 4 94. Ayant assez parlé de la ci»re preservative de la pierre, paré, xv, 39. Presler la sauvegarde de son nom à de meschans larrons, et leur attacher son authonté, ne plus ne moins qu'un préservatif, AMTOT, Pomp. 44.
- Ktym. Préserver; provenç. preservatiu; ital. pr«serra(tt)o.
t PRÉSERVATION (pré-zèr-va-sion), ». {. Action, moyen de préserver.
— HIST. XIV* b. Préservation de spasme , h. db MONDKVILLE, f" «5. || XV* S. La préservation de Testât et deffence du royaulme, comm. vi , 7. || xvr s. Les remèdes qni servent à la préservation des goûtes, servent aussi à la cur.ition, paré, xxi, 4 3.
— ÉTYM. Préserver; provenç. préservation; ital presertmiione.
PRÉSERVÉ , ÉE (pré-zèr-vé , vée), port, passé Préservé de tout contact avec les méchants.
PRÉSERVER (pré-zèr-vé), v. a. || 1° Sauver d'un mal qui pourrait arriver. De quel trouble un regard pouvait me préserver! rac Brit. m, 7. Ua Juif m'a préservé du glaive des Persans! id. Esth. a, a. Dans l'affaire du quiétisme, il [labbé Fleury] adopta la doctrine de Bossuet, sans perdre l'acuitié de Fénelon ; ses lumières le préservèrent des pieuses erreurs de l'un, et sa modération, de l'impétuosité de l'autre, d'alemb. Éloges, PUvry. \\ Pour exprimer un vœu. Dieu me préserve d'un tel malheur 1 Non que j'y croi^ au fond l'honnêteté blessée; Me préserve le ciel d'en avoir la pensée! mol. Mis. m, B. Il 2" Se préserver, ti. réfl. Se sauver de. Il s'est préservé du péril. || Être sauvé de. Tant que l'homme voudra sa raison cultiver. Vos écrits de la mort sauront se préserver, m"* descartbs, dans
RICHELETi
— HIST. XV* ». Mais je m'en débat pour noyant [en vain]. Qu'autre chose ne s'en fera. Jusqu'à tant qu'un pappe sera Que Dieux a préservé saint homme Qui son Irosue mettra à Romme, k. desch. Poésies mts. f" B2B. Il XVI* s. Nulle drogue n'est assez forte pour se préserver sans altération selon le vice du
PRÉ
PRÉ
PRE
»»se qui l'estuye, mont, i, i 60. La prudence de Fabius , meslée avec la véhémence de Marcollus , fut ce qui préserva l'empire de Rome , amtot, Fab. 38. Ledit poil de chien, bruslé et pulvérisé et donné à boire avec du vin, préserve la rage, paré, xxm, 20,
— ÊTYM. Proveiiç. et espagn. jtreservar ; ital. presen-are; du lat. pra-sert'are, de prx, avant, et scrrare, siuver.
PRÉSIDÉ, ÉE (pré-zi-dé, dée) , pari, passé de présider. Où l'on préside. L'asisemblée présidée par un homme ferme et habile.
PRÉSIDENCE (pré-zi-dan-s'), s. f. || 1° Action, droit de présider. La présidence a été dévolue au doyen d'îge. Exercer la présidence. {| 2° Place de président d'une cour de juiiicature. Il aspire à la présidence de la cour des comptes || 3° Temps pendant lequel on exerce la présidence. Présidence temporaire , perpétuelle. Il 4* Division admijiistrative, dans quelques contrées, par exemple l'Inde anglaise. La présidence de Madrjis. |{ 5" Fonction du pouvoir exécutif aux États-Unis, et, en France, durant la seconde république. La présidence du général Washington. La présidence du prince Louis- Napoléon Bonaparte. || 6° Il se dit de la fonction de présider à un acte de faculté. Il soutint sa thèse sous la présidence de tel professeur.
— ÉTYM. Président ; provenç. presidencia ; ital. presidcnza.
PRÉSIDENT (pré-zi-dan), *. m. || 1" Celui qui préside une assemblée , une réunion , un tribunal , et dirige les discussions, les délibérations. Le président de la cour d'assises, d'un collège électoral. Ce repas fait, il [Perrin Dandin] dit d'un ton de président : Tenez, la cour vous donne à chacun une écaille, la fo.nt. Fabl. ix, 9. Qu'est-ce autre chose d'être surintendant, chancelier, premier président, sinon d'être en une condition où l'un a dès le matin un grand nombre de gens qui viennent de tous côtés pour ne leur laisser pas une heure en la journée où ils puissent penser à eux-mêmes? pasc. Pens. IV, 2, édit. havet. Maître Jean le Chalelier, premier président au parlement de Paris en I329, chaque fois qu'il y présidait, recevait du roi djx sols, sAiNT-Foix, Ess. PaHs , Œuvr. t. iv, p. 263 , dans POL'GENS. M. le régent.... offrit à M. de Fontenelle il'ctre le président perpétuel de l'Académie des sciences : Eh I monseigneur, répondit-il, pourquoi voulez-vous m'empêcher de vivre avec mes égaux? DL'ci-os, Éloges, Fontenelle. Soyons donc |irésidentde ce club respectable, c. delav. laPopnlarilé, I, i. Il Président è mortier ou au mortier, président qui avait le droit de porter le mortier lors lu'il était dans la fonction de sa charge II y avait huit présidents au mortier dans le pari iment de Paris, en y comprenant le premier président. Les présidents à mortier étaient assez ridicules avec feurs mortiers sur la tête, qui de loin paraissaient de ces bottes plates de confitures, maintenon , letl. à U. de Villarceaux, 27 août I660. || 2' Celui qui préside à un acte, à une thèse de faculté, de concours. Il 3° Premier magistrat d'une république. Le président des Etats-Unis.
— HiST. XV* s. Nu comme ung ver, ve.stu en président, Je ris en pleurs, et actens [attends] sans espoir, CH. d'orl. Dali. {Villon), 107. || xvi' s. Anciennement, les conseillers de la chambre du parlement, autrement ditte la chambre des prélats, la cour des pairs, grande chambre du plaidoyé, estoient appeliez présidons, maistres , seigneurs et souverains du parlement, et ne se trouva aucun pourvu de l'office de président auparavant le règne de Philippe de Valois, miraumont, Des cours touv. p. 58, dans LACimNE.
— ÊTYM. Provenç. presidetit ; l\^^. présidente ; du lat. pra-ridcnitm, participe présent de pra?sidere, présider.
t PRÉSIDENTAL, ALE (pré-zi-dan-tal, ta-1'), adj. Oui a rapport à un ["résident de cour de judicature. La morgue présidentale n'avait garde de manquer une si lielle occasion do s'exercer sur des fils de France, st-sim. :i4.i, 245.
— HIST. XVI* s. Un président se vantoit d'avoir amoncelé deux rents tant de lieux estrangiors [passages d'auteurs] en un sien arrest prasidenlal, mont. IV, -j-io.
PRÉSIDENTE (pré-zi-dan -f) , s. f. || !• Celle qui préside. La présidente d'une association de charité. Il 2° Femme d'un président. Madame la présidente. Madame la premi6re présidente.
t PHÊSIDENTIEI., ELLE (pré-zi-dan-si-èl, è-1'), ad). Oui a lapjiort h un président de république. Fonctions présidentielles.
PRESIDER (pré-zi-dé), V. n. ||1* Occuper le
premier rang (fans une assemblée, avec droit d'y maintenir l'ordre et d'en régler la discussion. Il préside bien. Il préside mal. Ce grand ministre, choisi par la divine Providence pour présider aux conseils du plus sage de tons les rois, boss. le Tellier. I,a lettre du concile [de Chalcédoine] à saint Léon fait voir que ce pape y présidai'l par ses légats, comme le chef à ses membres, lo. Hist. i, *'■ Charles fait condamner, le I2 mai, l'électeur de Saxe par le conseil de guerre à perdre la tête ; le sévère duc d'Alhe présiiiait à ce tribunal , volt. Ann. Emp. Charles- Quint, 1547. Saint Léon, évêque de Rome.... profitant des troubles (|ue la querelle des deux natures excitait dans l'empire, présida au concile par ses légats ; c'est le premier exemple que nous en ayons, m. Dict. phil. Conciles. \\ Absolument. Le simple officier se fait magistrat, et le mai-'istrat veut présider, la bbut. vi. || 2" Avoir la direction, veiller à. Un ouvrier sage et tout-puissant a présidé à notre formation, mass. Carême, Avenir. 0 vous, mon Dieu!... vous qui présidâtes au moment de ma naissance, id. Carême, Impén. fin. Sa mère [d'une jeune fille] avait ce jour-là présidé à sa toilette, oenlis, Veill. du chdt. 1. 1, p. 2i 5, dans pouGENS. Il II se dit aussi des choses qui règlent, ô qu'une sagesse profonde Aux aventures de ce monde Préside souverainement! malh. vi, 9. Qui veut entendre combien la raison préside dans les conseils de ce prince [Louis XIV], n'a <iu'à prêter l'oreille, quand il lui plaît d'en expliquer les motifs, BOSs. Mar.-TMr. Ce fut un jugement auquel la passion seule présida, bourdal. JUyst. Passion de J. C. t. I, p. 204. Mon hôte, en tes discours préside la sagesse, a. chén. Idylles, te Mendiant. Il Présider sur, même sens. Voyez ce qu'est Valens, voyez ce qu'est Placide ; Voyez sur quels États l'un et l'autre préside, cobn. fliéod. ii, s. Aurionsnous bien le cœur et les mains assez pures Pour présider ici sur les honneurs divins? la font. Phil. et Baucis. Je suis né le plus humain de tous les hommes, et ce caractère a toujours présidé sur toutes mes idées, marivaiix, dans dksfontaines. Il 3° Il se dit des divinités du polythéisme, dans le même sens Cérès présidait aux moissons. Mars aux combats. Il 4° Terme de faculté. Diriger les actes qui s'y font. Présider à un acte, à un concours, etc. Il Présider à quelqu'un, être président lors de sa thrse. Il avait présidé en 1697 à feu M. Nicnl.as Piètre, gui patin, Lett. t. ii, p. 3(. || 5° F. o. Exercer les fonctions de président. Présider une assemblée. Présider les assises. Présider une si'ance. C'est un tel qui nous a présidés. || On dit aussi dans les facultés : présider un concours, Brésider une thèse.
— HlST. XV* s. Et en tous noz conseils l'avons fait présider sur les autres seigneurs , Lettre de Charles VIII, dans Bulletin du comité de la langue, t. m, p. 585. Il x\TS. Cinion trouva son païs marchant soubs l'enseigne d'autniy, et se porta de sorte par sa vertu, qu'il le feit présider à ses alliez et triumpher de ses ennemis, amyot, Cim. et Lueul. m. Hz le prièrent de vouloir luy mesme présider à ceste fesle, et ordonner les jeux, m. Ag^sil. 33. Il sembloit proprement que ccste image [la statue de Pompée] presidast à la vengeance et punition de l'ennemy de Pomppius, m. César, 84. Les pasteurs doivent piesider sur l'élection, afin que le populaire n'y procède point par legiereté, calv. Iiistit. 850. M. de Voix alors, <|ui presidoit a ce conseil, ayant recueilli les voix... d'aub. Vie, lxxxiv.
— P.TVM. Lat. prœsidere, de prœ, avant, elseder«, être assis (voy. sboir).
PRÉSIDES (pré-zi-d'), s. f. pi. Lieux sur la côte d'Afrique où le gouvernement espagnol envoie les condamnés aux travaux forcés.
— REM. L'Académie fait ce mot du féminin ; mai? elle ne donne pas d'exemple et ce paraît être une faute d'impression. Legoarant le fait masculin avec raison et lui donne un singulier : Malilla est un préside espagnol.
— f.TY.M. Espagn. presidios, garnisons; du lat. pr,rsidinm, garnison, de prsesidere (voy. priîsideu).
t PRÉSIDIAIRE (pré-zi-di-ê-r'), s. m. Se dit des condamnés envoyés aux présides d'Afrique.
PRÉSIDIAL (pré-zi-di-al), s. m. || 1° Ancien terme de jurisprudence. Tribunal qui, en certains cas et pour fflrlaines sommes, jugeait en dernier ressort; hors ces cas, il y avait appel au parlement. En matière civile, les présidiaux pouvaient juger en dernier ressort jusqu'à la somme de deux cent cinquante livres, et jusqu'à dix livres de rentes; ou le double, par provision, malgré l'appel; en matière criminelle, ils jugeaient de toutes sortes
de cas, a l'exception du crime de lèse-majesté. Un petit vieillard, conseiller au présidial d'Hippone, VOLT. Cosi-Sancta. || Lieu où siégeait ce tribunal. Il Circonscription territoriale qui en formait le ressort. Juge d'un présidial. || i° Adj. Présidial, aie, qui est de la compétence d'un présidial, qui en émane. Cas présidiaux. || Sentence présidiale, celle qui était rendue en dernier ressort, c'est-à-dire sans appel. Il S. m. pi. Présidiaux, les juges d'un présidial.
— HIST. XVI* s. Nul n'osera faire office d'advocaten siège présidial devant un juge terrien, s'il n'est receu et accepté, calv. Inslil. 69» Il poursuyvoit l'office do président présidial en la sénéchaussée d'Anjou, CAHL. v, 30.
— f.TYM. Lat. prsesidialis, qui appartient à un gouverneur de province; Il vient de prxses, chef, président, lequel est composé de prx, et sedere, être assis.
PRÉSIDIALEMENT (pré-zi-di-a-l6-man) , adv.
Ancien terme de jurisprudence. Juger présidialement, se disait quand un présidial jugeait en dernier ressort et sans appel.
— ÉTYM. Présidiale, et le suffixe ment. ■
t PRÉSIDIALITÉ (pré-zi-di-a-li-té), s. f. Juridiction d'un présidial.
PRES! "î (prê-1'), s. f. Voy. prêle.
PRÉSOMPTIF, IVE (prè-zon-ptif , pti-v'), adj. Héritier présomptif, celui qui doit naturellement hériter de quelqu'un, à moins que le testament no s'y oppose ; celui qui hériterait d'une personne, si elle mourait ab intestat. || Particulièrement. Le prince destiné à régner par l'ordre de la nais.sance. Il Dans les pays où les femmes héritent de la couronne, on dit héritière présomptive.
— HlST. xvi's. Il debvoit maintenir, muet, cette externe et presutoptifve suffisance, mont, iv, 49.
— ÊTYM. Provenç. presomtiu ; espagn. et ilal. presumtirn ; du lat. pra-sumptivus , de prxsumere, présumer (voy. présumer).
PRÉSOMPTION (pré-zon-psion ; en vers, de quatre .»"llabns), s. f. || 1° Jugement fondé sur des indices ou des commencements de preuve. Il n'y a que de l'avantage pour celui qui parle peu : la présomption est qu'if a de l'esprit, la bruy. xii. Ce ne sont pa^ là des convictions entières ; mais ce sont les présomptions les plus fortes ; et l'histoire ne iloit pas négliger de les rapporter comme telles, volt. Mœurs, 166. Rouer l'innocent Calas sur des indices équivoques, et se rendre coupable du sang innocent pour avoir trop cru de vaines présomptions, m. Dict. phil. Justice. Je ne m'en tiendrai pas à de simjjles présomptions, et je demanderai si c'est le toucher qui apprend à l'œil à distinguer les couleurs? didkrot, Leit. sur les aveugles. || 2' Terme de jurisprudence. Ce qui est supposé vrai jusqu'à preuve du contraire. En fait de présomption celle de la loi vaut mieux que celle de l'homme, montesq. Espr. xxix, la. Les présomptions sont des conséquences que la loi ou le magistrat tire d'un fait connu à un fait inconnu. Code Nap. art. (349. La présomption de survie qui donne ouverture à la succession dans l'ordre de la nature doit être admise, l'b. art. 722. La présomption légale est celle qui est attachée par une loi spéciale à certains actes ou à certains faits, ib. art. (350. Il 3° Opinion trop avantageuse de soi-même. J'ose dire, sans présomption, qu'en ce qui vous concerne je crois les choses comme elles sont, balz. Lit). 1, lf«. t. Sottes présomptions, grandeurs qui nous llaltez, rotr. Vencesl. ii, 4. Saûl, premier roi du peuple de Dieu, ses victoires, sa présomption à sacrifier sans les prêtres, boss. Ilist. i, 5. Il tombe, sans y prendre garde, dans le péché de présomption, boubdal. 10* dim après la l'enlecôte, Dominic. t. m, p. 221. Il faut lui inspirer [au jeune Dauphin] de la hardiesse sans présomption, lui faire sentir ce qu'il doit être, et lui faire connaître ce qu'il est, fléch. Duc de Mont. M. Sauveur n'avait point de présomption, je lui ai oui dire que ce qu'un homme peut en mathématique, un autre le pouvait aussi ; la proposition n'est peut-être pas vraie, mais elle e.st modeste dans la bouche d'un grand mathématicien, fontrn. Sauveur. J'établis ainsi ma sécurité sur un meilleur fondement que la présomption ; elle a tant de hauteur et si peu de base, qu'elle est facile à renverser, staal, Mém. t. ii, p. 255.1 La présomption du grand vizir, sa mollesse, son mépris brutal pour les chrétiens, son ignorance, sa lenteur le perdirent, volt. Louis XIV, 14.
— 8YN. présomption, conjecture. Présumer et pré.somplion veulent dire, tlymologiquement, prendre d'avance; ce qui n'est pas dans conjecture. Aussi la présomption suppose toujours quelque commencement de preuve sur lequel on s'appuie. Au con-
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traire la conjecture peut se passer d'un commencement pareil. De plus on ne dit pas ma présomption, mais la présomption, comme la vraisemblance; lu lieu qu'on dit ma conjecture.
— HIST. xin* s. Signes est une demonstrance qui done presumpcion que la chose fu ou sera, BRUH. LATiM, TrésoT , p. 6*0. Car trop fis (je fis] grant presumpcion, Quant onques mis m'entencion * si tr5s haute euvre achever, la Rose, 16421. Et presuncions est por le juge qu'il ait dreit fet, Liv. de just. s». || iiv* s. Nous avons lors presumption que la fislule atouche iceus membres, h. de HONDEViLLE, f° 89. Et Sachiez que orgueil et négligence qui avoient esté en ducs romains passèrent aus Eques pour la presumpcion que il orent pour la chose bien fête [succ's militaire], bercheure, f" 9t. Presumpcion, c'est quand une personne est si oultrecuidiée qu'elle croit que pour pechié elle ne pourroit eslre dampnée, Hénngier, i, 3. || xvi» s. Au contraire, doit-on tousjours désirer la paix : je dis celle qui a presumption de fermeté et qui n'est inique, lanooe, 709. Il y a grande présomption que tous visent et tirent à ce diable d'argent, m. 459. La presumption est notre maladie naturelle et originelle : la plus calamiteuse et fraile de toutes les créatures c'est l'homme, et quand et quand la plus orgueilleuse, mont, ii, 156.
— f.TYM. Provenç. prf .■.ompci'o ; espagn. presuneion ; ital. presuminne ; du lat. prxsumptionem , de prsrsiimere (voy. présumer).
t PRP.SOMPTIVEMENT (pré-zon-pti-ve-man), adf. Kn présumant.
— HIST. XVI' S. Lequel fut, seulement par soupeçon et comme presumptivement consentant de i'hômicide fait par ses gens, eiiiiirisonné le vendredy et le dimanche jugé et execulé, m. du bellay, S04. Celuy qui a la haute justice est presumlivement fondé de la moye'ie et de la basse, Coust. génér. t. ii, |i. 1064.
— 8TYM. Prétomptive, et le suffixe ment. On trouve presomptivement avec le sens de présornptueiisement (Ordonn. des mis de Fr. t. n, p. 264,.
PRÊSOMPTCEnSEM ENT (pré - zon-ptu - eû - zeman), adv D'une manière présomptueuse.
— HIST. XV* s. Garde toi de trop curieusement et presumptueusement vouloir enquérir et traicler les choses qui excédent et passent ta science et ton engin, Inlemelle consnlaeion, li, 58.
— ÉTYM. Présomptueuse, et le suffixe ment; provenç. presumtuosamens , catal. presuntuosament ; espagn. et ital. presnntuosamente.
PResOMPTCEnX.ECSE (pié-zon-ptu-eû, eû-z'), od;. Il 1° Qui a trop haute opinion de soi-même. Nous sommes si présomptueux, que nous voudrions être conhus de toute la terre et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus, PASC. Pens. II, 6, éd. havet. Faibles et présomptueux [ceux qui doutent de la religion], ils craignent d'être instruits, Boss. Anne de Gonx. Cet odieux chrétien, l'élève delà France, Est jeune, impatient, léger, présomptueux, volt. Zaire, iv, 7. Il Substantivement. Personne présomptueuse. Jeune présomptueux I cori». Cid, ii, ï. Sur un présomptueux vous fondez votre appui ; Mais il court à sa perle, et vous traîne avec lui, id. Mcom. m, (. Il S° Oui annonce de la présomption. Cette prudence présomptueuse qui se croyait infaillible, Boss. Reine d'Anglel. Son toursimple [del'idylle] et naïf n'a rien de fastueux. Et n'aime pas l'orgueil d'un vers présomptueux, BOIL. Art p. II. Le joug de l'autorité, laquelle, dans les matiî^res de physique, n'a point le droit d'asservir nos esprits et n'est propre qu'à les retenir dans une oisive et présomptueuse ignorance, ROLLiN, llist. ancienne, xxvi, m, 4. il ne faut avoir pour les règles tracées ni un présomptueux mépris, ni un respect superstitieux et servile,
HASMONTEL, ŒuV. t. Z, p. 39.
— HIST. XIII' 8. [Ta bouche] Comment est si pre- 8'jmptuouse, Due moi ne lui apeler ose? Theophitus, p. 297. Il XIV* s. Et celui qui se repute et lait digne de grans choses et est indigne, il est presumptueux, 0RE8ME, Elh. H 7. Il XV* 8. Et disoit [Charles V] que le comte do Flandre estoit le plus orgueilleux et presumpcieui prince que on sceugt, proiss. ii, II, 46. Enfin tant le lui dict aigrement et touchamment que son présomptueux penser se matlist, 0. CHASTEL. Chron. Bourg, iv, 7. || xvi* g. Je ne suis pas si présomptueux de penser que ce qui est inconnu aux hommes, ils le puissent prévoir, la-
NOUK, *3*.
-• ÈTYM. Prov. presnmptuos; espagn. et ital. pr«unmo«o; du lat. prtetumptuosut, de prtesumrre (toj. piUumkrV.
> PRftSPtNAL, ALE (pré-spi-nal, na-l") , ad}'. Terme d'anatomie. Oui est situé devant l'épine du dos nu colonne vertébrale.
— ÊTYM. Pré..., préfixe, et spinal.
PRESQUE '(prè-sk'; d'après Chifflet, Gramm.
p. 236 , on prononçait indifféremment prê-ke et prè-ske), odti. || 1° i peu près. Qu'on arrête, dit-il ; le premier coup m'est dû; C'est 'Mi (|ui me rendra l'honneur presque ;ierdu, corn. H tacl. v, 7. Poursuivie de si près qu'elle entendait presque leurs cris et leurs menaces insolentes [des rebelles], BOSS. Reine d'Anght. Elle vit périr ses vaisseaux, et presque toute l'espérance d'un si grand secours, ID. ib. Il osa les louer el les servir [ses amis disgraciés] dans un temps où les autres n'osaient presque pas les plaindre, pi.Ech. Dite de Mont. N'offenserez-vous point un roi qui vous adore, Qui presque.... votre époux.... rac. Milhr. ii, t. Personne presque, ....n'est en état de se livrer au plaisir que donne la perfection d'un ouvrage, la bhuy. l. M. de Beauvillier ne voyait presque du tout personne, malade dans son lit, et pénétré de douleur, st-sim. 327, 23. Il vit qu'encore enfant je savais de ma foi X deux beaux yenx faire un si prompt hommage, Que mon premier amour et moi Nous étions presque du même âge; fontf.n. Poés. div. Œuv. t. iv, p. »7l,dans POUGENS. Presque personne ne lit les dernières pièces de Corneille, volt. Comm. Corn. Rem. Sophonisbe, i, i. Presque point de livres chez nos nations barbares jusqu'à Charlemagne, m. Dict. phil. Livres. Avouer qu'on n'aime pas son mari, c'est presque avouer qu'on en aime un autre, MARMONTRL, Contes mor. Ileuretis. Aussi du grand Leibnilz l'aimable fantaisie Osait aux animaux promettre une autre vie, Un deslin plus heureux et presque un paradis, delille, Trots règn. vu. || Substantivement. L'orateur doit avoir la diction presque des poètes : ce presque dit tout, PÊi^. t. xxi, p. 50. Il 2° Par néologisme, il se construit avec un substantif. Roulez dans vos sentiers de flamme, Asues, rois de l'immensité I Insultez, écrasez mon âme Par votre presque éternité, lamart. Harm, iv, 9. || Proverbe. Presque et quasi empêchent de mentir.
— REM. 1. Presque ne perd son e final que dans son composé presqu'île; mais on écrit : presque usé, presque achevé. Il 2. Il faut avec cette conjonction éviter les équivoques, et ne pas imiter cette phrase d'Arnaud : « C'est une faute qui se trouve presque dans toutes les éditions de Cicéron. » Il fallait dire : « Qui se trouve dans presque toutes les éditions de Cicéron.» || 3. « Ne dites pas : c'est l'avis de presque tous les casuistes, dues : c'est l'avis presque de tous les casuistes, chifflet, Gramm. p. 37. • Cette prescription n'est plus observée.
— HIST. xiii* s. Les coustumes sont presque corrompues, DO GANGE, castellaria. Près [je] sui qu'en auiel [tel] point com pinçon ou aloe [alouette].... Berle, xxxiii. Comment t'est-il I — À dolor vif [je vis à douleur]; Presque ge n'ai pas le cuer vif, la Rose, 10452. Il XV* s. Ils estoient assaillis siro:de, que presque les trois parts de la ville estoient à cet assai;!, FROiss. I, i, 248. Il XVI* 8. Il y arrivèrent tous deux presques en un mesme temps, amyot, Timol
4 6. Le reste fit sa retraitte fort incommodé el presque tousjours aux mains, dalb. .llist. it, 20l. ....Que nostre vie aux (leurettes ressemble, Oui pre3(|ue vit, et presque meurt ensemble, rons. 958.
— ËTYIH. Près, el que.
PRESQU'ÎLE (prè-skt-r), s. f. Terre que les eaux de la mer entourent de tous les côtés, hors un qui la lie à la terre ferme. La vaste presqu'île de l'Inde, qui .s'avance de l'embouchure de l'Indus et du Gange jusqu'au milieu des Iles Maldives, volt. Mœurs, (43 L'Altique forme une presqu'île entourée par la mer, el séparée de la Bcolie par la chaîne du Cithéron, letronne, Instil. Mém. inscr. et belles-lett. t. vi, p. 4 73. || V(iy. péninsule.
— HIST. XVI* s. L'encoleure du l'eioponnose unit et conjoint la terre ferme au reste de la Grèce avec la presque isJe <lu Péloponnèse, amyot, Arat. 4 9.
— ÉTYM. Presque, et (le.
\ PRESSAGE (prè-sa-j'), s. m. Action de presser; emploi de la pres.se.
PIlESSAMMENT (prè-sa-man), adj. D'une manière pressante. La France aimait mieux se laisser une espérance d'obtenir une paix si pressaiument nécessaire en abandonnant l'Espagne, st-sim. 282, 77. Ce ministre lui demande pre.ssamment et avec hauteur s'il voulait ou non... i». 475, 112.
— f.TYM. Pressant, et le suffixe menl.
PRE.SSANT, A>TK(prè-san,san-t'),ody. ||l*Oui
presse, qui serre. Et mouillant de ses pleurs le maribrc de ses pieds [d'une statue], Que de ses bras
pressants elle tenait liés, rac. Brit. v, ». || S* Flg
Qui insiste sans relîlche. Que vous êtes pressant! Quoi donc! vous en faut-il découvrir davantage ? montfleury. Femme juge et partie, iv, 2. La surprise que ma ré.solution parut causer à Mme de Vambure, rendit M. de Dorsan plus pressant pour me retenir, MARIV. Pays. parv. «* part. Eh ! voilà le plus pressant petit drôle qui soit au monde, brueys, Grondeur, i, 8. Il II se dit, en parlant des choses, dans un sens analogue. Sous ce pressant remords il a trop succombé. Et s'est à mes bontés Un-même dérobé, CORN. Cinna, iv, 2. Le pressant embarras d'une surprise extrême M'a tantôt inspiré «e honteux stratagème, MOL. Éc. des mar. m, to. Il y a [dans une lettre de Bussy au roi].... des tours pour le porter à vous secourir qui ne sont que trop singuliers, trop pressants et trop véritables, siv. à Bnssy, 47 juin 1687. Et peut-être jamais de si pressants ennuis N'avaient autorisé le désordre où je suis, TH. CORN. Maxim, m, «. Et le temps dans mon cœur n'alTaiblira jamais Le pressant souvenir de ses rares bienfaits, id. Ar. m, 4. N'est-ce pas vous enfin de qui la voix pressante Nous a tous appelés aux campagnes du Xanthe? bac. Iph. I, S. Auguste ne laissa pas de demander au roi [Charles XII], en termes pressants, la grâce du Livonien, m. Charles XII, 3. Ma situation est véritablement pressante; il faut que je preni.e un parti, genlis, Thédt. d'éduc. Dangers du monde, ii, 2. || Une douleur pressante, une douleur aiguS et violente. Cette douleur pressante Que la mort d'un amant jette au cœur d'une amante, CORN. Hor. V, 2. Il 3° Fig. Qui presse, accable un adversaire, dans la discussion. Newton combat le cartésianisme, et il se montre aus.si pressant dans celte attaque qu'il est solide dans les preuves de sa théorie, sennebier, Ess. art d'observ. t. u, p. 32, dans pouGENS. || Il se dit des choses en un sens analogue. X ces discours pressants que saurait-on répondre? BOIL. Épitre XII. Un sujet plus pressant excite mes alarmes, rac. Athal. ii, 4. l'n des reproches les plus pressants et les plus ordinaires que les premiers apologistes de la religion faisaient autrefois aux païens.... mass Carême, Immulab de ta loi. Cela est net, pressant et serré, et je bénis l'auteur de l'extrait , quel qu'il puisse être, d'alemb. Lett. à Volt. 3t mars 4762. || 4° Urgent , qui ne permet pas de délai. Et je satisferai des devoirs si pre.ss mis Par une haine obscure et des vœux impuissants? CORN. Cinna, l, 2. L'occasion, Néarque , est-elle si pressante ? m. Poly. i, 4 . Ordres pressants, rotr. Vencesl. m, 6. Qu'il vous avait fait saigner trois fois, et que votre m.il était fort pressant et fort violent , sÊv. 5 nov. 468 . Eh bien! quel intérêt si pressant et si tendre X ci vieillard chrétien votre cœur peutil prendre? volt. Zaire, m, 6. || 5° Oui presse, resserre l'idée. Perse, en ses vers obscurs, niais serrés et pressants, Affecta d'enfermer moins de mots que de sens, boil. Art p. ii.
— HIST. XVI* s, Ceulx qui sont en si pressante crainte de perdre leur bien, mont, i, 64.
i. PRESSE (prê-s'), s. {. || 1° Machine qui sert à serrer, à pre.sscr, à tenir extrêmement serré. Presse à coins. Mettre des étoffes en presse. {| Presse hydraulique, machine due à Pascal, et qui, au moyen d'une petite quantité d'eau refoulée par une pompe, sert à opérer des pressions considérables, proportionnées à la surface pressante. || Par analogie, mettre en presse, comprimer fortement. On se hâte de les déformer [les enfants nouveau-nés] en les mettant en pre.sse,j.i. rouss. Ém. i. Ces ligatures qui tiennent nos membres en presse, iD.ib. v. || Fig. Mettre en presse, mettre à la presse, mettre en gage. Ah! ma pauvre maîtresse. Faut-il vous voir ainsi durement mise en presse [il s'agit d'un portrait mis engage]? rrgnabd. Joueur, v, 6. Si je suis contraint de mettre quelque chose à la presse, ces honnêtes gens-ci ont la charité de ne prendre que douze sous par écu de six francs, tous les mois, J. I. iiouss. Lett. à Mme de Warens, 23 oct. 4737. Il i' Dans les machines à faire les tissus de tricot, barre horizontale à bascule, manœuvrée par une pédale et servant à fermer temporairement les crochets, pour faire passer le rang postérieur des plis de suspensiion du tricot parde.ssus leurs branches supérieures, recouvrant la nouvelle rangée des boucles ou des plis. || 3" Machine au moyen de laquelle on imprime, soil les feuilles d'un livre, soit les estampes. Presse de bois, de fonte Presse mécanique. Presse d'imprimerie en taille-douce. Presse lithographique. Faire rouler la presse. Ce qui nous intéresse ilans cette longue enquête [au sujet de l'invention de l'imprimeriej, c'est qu'il y est Question d'un art secret dont Gutenberg avait
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promisdedonner connaissance à ses associés, d'une presse à deux vis, qu'il ordonna surtout de tenir cachée, DAONOU, Instil. Mém. scient, mor. et pol. t. IV, p. 47). Il L'ouvrage est sous presse, il s'imprime actuellement. || On dit de même : mettre un ouvrage sous presse, le livrera l'impression, le faire imprimer. || Autrefois on disait : sous la presse. Cet autre met ses ouvrages sous la presse, «CL. Préc. 10. Il Fig. Faire gémir la presse, se dit, presque toujours avec un sens défavorable, d'un auteur qui fait imprimer un ouvrage , ou qui fait beaucoup imprimer (métaphore provenant du bruit de l'ancienne presse à bras, quand on tirait le barreau). || 4° Il se dit aussi des ouvriers qui font mouvoir la presse. Embaucher une presse. || 5° L'imprimerie en général, ses produits. Les délits de presse. La presse est libre en ce pays. Ce fut ce libelle qui rendit les dernières années dcJ. B. Rousseau bien malheureu.ses ; la presse, il le faut avouer, est devenue un des fléaux de la société et un brigandage intolérable , volt. lUel. litt. Fragm. d'une lettre. L'État ayant plus d'un membre Oue la presse eût fait trembler, bérang. Censure || Presse périodique, les journaux. || Liberté de la presse, le droit qu'on a de publier sa pensée par l'imprimerie, sans être soumis à une censure préalable. Y a-t-il rien de plus tyrannique que d'ôter la liberté de la presse? et comment un peuple peut-il se dire libre, quand il ne lui est pas permis de penser par écrit? volt. Lett. Damilarille, le oct. ("65. La liberté de la presse produit sans doute des inconvénients; mais ils sont si frivoles, si passagers, en comparaison des avantages, que je ne daignerai pas m'y arrêter, RAYN.4L, Hist. phil. X, 13. Des discussions publiques, des élections libres, des ministres responsables, la liberté de la presse, je veux tout cela.... la liberté de la presse .surtout; l'étouffnr est absurde I Paroles de Napoléon eni»i&), n. const. iMlrCi sur les Cent-Jotirs, II, 'i. || 6" Multitude de personnes qui se pressent. On n'a rien qu'à me suivre au milieu de la presse, thistan, Panihée, iv, 2. Ils se cachent dans la presse et appellent le nombre à leur secours, p.j,sc. Pens. Jésuites, 70, édit. fau- GÊRK. J'avais grande envie de me jeter dans le Bûurlaloue [aller à ses sermons] ; mais.... la presse était à mourir, sÉv. 24 mars I67l. Partout où passe cette illustre bière [de Turenne], ce sont des pleurs et des cris, des presses, des processions.... ID. <9 aoilt (675. La presse est dans les églises durant cette sainte quarantaine , Boss. Sermons , Prédication, ». C'était se voir étrangement réduite pour une princesse [la duchesse du Maine] touiours environnée de monde, et qui se croit seule (juand elle n'est pas dans la presse, staal, Méni. L II, p. 80. Le peuple..,, se précipitant en foule aux bureaux de la banque [lors de la débâcle do LawJ, il y eut trois hommes étouffés dans la presse; le peuple porta leurs corps morts dans la cour du Palai.s-Royal , volt. Ilist. pari. LXi. Avez-vous vu Paris?— Oui, j'ai vu Pans.... c'est un chaos, c'est une presse dans laquelle tout le monde cherche le plaisir, et où presque personne ne le trouve, ID. Cand. 21. N'avons-nous pas vu Mérope fendre la presse de nos jeunes seigneurs pour percer le cœur de son fils [les jeunes seigneurs encombraient le théâtre]? marmontel, Œuv. t. viii, p. li». || Je n'y ferai pas grande presse, je n'y ferai pas la presse, je ne suis pas disposé à y aller. Je n'ai pas quitté cette pauvre amie (Mme de Lafayette] tous ces jours-ci; elle n'allait pas faire la presse parmi cette famille (à la mort de M. de la Rocbefoiicauld], en sorte qu'elle avait besoin qu'on eût pitié d'elle, sEv. 413. Il lln'yaurapasgrandepresseo'j grand'presse àfairo telle chose, se ditd'une chose qu'on neveutpas faire et dont on pense que peu de personnes voudront se charger. Jedisriishier de Penautier [compromis dans l'affaire des poisons] ce que vous eu dites, sur le î'^ii de presse quejeprévoisqu'il y aura à sa table, SÊV. 2!i juin. 1670. Voilà donc ce qui s'appelle la vertu et la reconnaissance : je ne m'étonne pas »i l'on trouve si peu de presse dans l'exercice de ces belles vertus, id. 8 juin io76. 11 [Ch. de SéviRné] gardera sa charge |de guidon] paisiblement; la presse n'est pas grande à soupirer pour elle, quoiqu'elle soit si propre à faire sotipirer, ID. ti avr. )6H0. Il II n'y a pas de presse , il n'y a pas de quoi s'empresser. || En un «ens contraire, il y a pies««, on s'empresse à. Le bruit de ses beaiilé.-i. ;3 sagesse, son bien. Mais le bien plus que tout y fit mettre la presse, la iont. Coupe. Il [Villebrune] est fort estimé dans notre Bretagne; il y s prasse A qui l'aura, sBv. (" juill. («7«. Je ferai »uâ GcaiplimenU i Mme de ViÙars; il y a presse à
être nommé dans mes lettres, m. 1)7 fév. i«7l. Jamais les thermomètres ne se sont trouvés à telle fête : il y a presse dans la rivière ; Mme de Coulanges clit qu'on ne s'y baigne plus q.ue par billets, id. i"jiiill. (676. Grande presse à l'épouser; on mêla demande tous les jours, maintenon, Lett. à M. de Valette, 23 mai I6«3. || La presse y est, se dit de tout ce qui est à la mode, et goûté, recherché du public. Pour l'aimable comtesse Meurt tous les jours Quelque amant qu'elle laisse Sans nul secours; Et cependant la presse Y est toujours, seghais, ChaVf sons , VII. I) Fig. Tirer de la presse, tirer de la foule, du commun. Le maréchal de Bellefonds m'a fiit promettre de le tirer de la presse [de le nommer particulièrement dans une lettre], sÉv. )"' avr. i(!7t. Il 7° Presse, jeu d'écoliers qui, pendant l'hiver , se serrent les uns contre les autres dans un angle d'un bfttiment, si bien que les plus rapprochés du mur sont obligés de monter par-dessus leurs camarades pour s'échapper. || 8° F.n Angleterre , enrôlement forcé des matelots. La plus grande différence que j'observais entre la presse et les classes [établies pour les matelots en France], c'est que l'une est une servitude passagère, et que l'esclavage des autres n'a point de terme, ratnal, nist. phil. XIX, 6. || 9° Fig. Douleur, inquiétude, embarras. Si vous voulez faire plaisir à cet évêque, perdez bien de l'argent; mettez, mettez-vous dans une grande presse : c'est là qu'il vous attend, sév. 9 mars «672. Mon coeur est soulagé d'une presse et d'un saisissement qui en vérité ne me donnait aucun repos, ID. 2< juin 1671. J'entre avec une certaine horreur dans ce vaste désert du monde.... mon âme à la pres.se cherche à s'y répandre, et se trouve partout resserrée, J. J. Rouss. Ilél. II, 14. Il Familièrement. Il est en presse, il est dans un état fâcheux, dans l'inquiétude, dans le chagrin. Je suis naturelle, et, quand mon cœur est en presse, je ne puis m'empêcher de me plaindre à ceux que j'aime bien, sév. 24 juin '67i. || Il s'est tiré de la presse, de presse, il s'est retiré prudemment de quelque mauvaise société, de quelque parti dangereux où il était engagé. || 10° Sollicitations vives , insistance. Sentence sur sentence , ajournement sur ajoiirriement, pour vous appeler devant Dieu et devant sa chambre Je justice; écoulez avec quelle presse il vous parle par son prophète.... boss. ..Serm. Pénit. 2. M. de Luxembourg alla , à maintes reprises , à M. le prince de Conti , pour le savoir [ce qui avait causé le duel de Rantzau et du comte d'Albret] avec des presses et des instances à le mettre au désespoir, ST-sfM. 78, 16. Il 11" Impatience. Et vous voilà , tant vous aVez de presse. Découragé sans attendre un moment, la pont, ilandr. \\ Hâte. Je suis aise de l'établissement de cette pauvre et bonne enfant qui avait goût et presse du sacrement , Mirabeau, Lett. orig. t. ii, p. 27S. || Il se dit de travaux qu'il faut faire promptement et sans relâche. .\ous avons eu une grande presse. || Proverbe. X la presse vont les fous, c'est-à-dire la foule attire les sots curieux. 11 .v avait tant de peuple qu'il y a eu plusieurs hommes tués et blessés : à la presse vont les fous, OL'i patin, lett. t. m, p.l65,danspouGENS. — HIST. XI' s. Devant Marsile [il] s'escria en la presse, Ch. de Hol. Lxxiii. || xir s. Li cuens [le comte] Rolani est en la presse entrez, Ronc. p. 79. Il xiii* s. Quant il vint à l'entrée de la porte, il y ot si grant priessc.... H. de valenc. xx. Sus ce que les diz frepiers fesoient chauces de vellos robes, et les mestoienl en presse, Liv. des met. 412. X poi que li cuers ne li faut; Moult l'avoit mis en maie presse Renarl, qui jà n'en ait confesse, Iten. 10313. S'il ne vuet, jà ne s'en confesse, Ge ne li en ferai jà presse, la /toe, 7062. || xiV s. Les autres [tenailles] oevrent [ouvrent] et cloent [ferment] o [avec] presses et o vis, H. de mondeville, f° 36. |1 xv s. Rompre la presse, raoïss. i, l, 286. Et sevouloiei.l bouter hors de presse [tirer leur épingle du jeu], iD. Il, i-, 6»- f-es parens et amis sont mors, L'un par glaive, l'autre en Yieille.scp; L'un par malat'e fmaladiei, l'autre en presse (bataille]. L'un en bois et l'autre en rivière. E. desch. Poésies tnss f" 525. Pommes, poires, netles, noisettes, Fromm.nge de pres.se et de Brie, ib. f" 493. Quant on les eut servis de trois pièces (le chairs gentils, on les servit après de chervols de presse, c'est un manger le plus noble de ce temps; et par'ce que ne savez (|uel viande cesloit, je le vous dirai : on prenoil en ce temps jeune» chervols [chevreuils], et les departoit on par quartiers, et puis les metoit on en presse si très fort que tout le sang et le» humeurs en yssoient ;
lors demeuraient les chairs plus blanches que cha pons, et puis on les confisoit en espices les meilleures et les plus délicieuses que on pui.st avoir; et de ces chervots de presse estoit la compaignie servie, Pereeforesl, t. i, f* 125. Je couchai en une vigne bien en presse sus la terre, sans autre avantage et sans manteau ; car le roy avoit emprunté le mien le matin, comm. viii, 6. Voilà le curé qui confesse : Regardez, il n'y a pas presse; Nous sommes entrés bien à point, liée, .e farces, p. i5i.||xvi's. Autres on voit de ceux-ci séparez. Auxquels douleur fait tousjours dure presse, marot, i, 297. Qui eust jamais pensé qu'un duc de Bretaigne deust estre estouffé de la presse [foule]? mont, i, 73. Le voyant transi, et en silence de la presse de sa conscience, ID. I, 129. La contagion est très dangereuse en la presse, id. i, 273. 11 est interdit ausdits supplians d'avoir aucuns pressoirs ny presses en leurs maisons, pour presser les lies provenans de leurs dits vins, pour en faire vinaigres, Ordonn. dcc. 1686. Comme il fut joignant le chevalier du dragon, il s'arresta et luy demanda quelle presse le contraignoit de marcher si viste, D. Flores de Grèce, f" CLiv, dans lacurne. Vin de grain est plus doux que n'est pas vin de presse, cotguave. Maintenant il n'y a plus presee ; ils n'y voyent rien à gagner, d'aub. Fxn. I, 1.
— ËTYM. Presser; prov. pressa, preissa; espagn priesa; ital. pressa.
2. PRESSE (prc-s'), s. f. Pêche dont la chai/ adhère au noyau.
— ÉTYM. Lat. persicum (voy. pêciik, dont presse n'est qu'une autre forme.)
PRESSÎi, ÉE (prè-sé, sée), part, passé de presser. Il 1° Serré avec plus ou moins de force. Une éponge pressée entre les doigts. || Fig. Philippe Auguste était pressé entre l'empereur et le roi d'Angleterre, volt. Ann. Emp. Othon IV, I2i3. Les hommes, qui ont si peu de temps à vivre et qui se voient pressés entre deux éternités, id. Dict. phil. Ame. \\ Fig. Serré par la douleur. J'aurais cent choses à vous dire; mais le moyen, quand on a le cœur pressé? SÉV. 25 août 1679. J'ai le cœurbifen pressé de M. le cardinal [de Retz, qui se retirait de Paris], id. 14 juin 1675. Il 2° Se dit de personnes ou de choses approchées l'une contre l'autre. N'ayant pu soutenir nos bataillons pressés, mair. Sophon. ii, 4. M. de Chaulnes a ôté le parlement de Rennes pour punir la ville; ces messieurs sont allés à Vannes, qui est une petite ville où ils seront fort pressés, sEv. Lett.àBussy, 20 oct. 1675. Avec ces rois et ces princes anéantis, parmi lesquels à peine peut-on la placer, tant les rangs y sont pressés, boss. Duc.d'Orl. On long cordon d'alouettes pressées, boil. Sal. m. Le bataillon volant S'élance, aussi pressé que ces gouttes nombreuses Qu'épanche un ciel brûlant sur les plaines poudreuses, delille, Géorg. iv. Votre écriture n'est pas assez pressée, serrez-la davantage, Dict. de iAcad. au mot serrer. || Fig. L'un des deux [Êtéocle ou Polynice] tôt ou tard se verrait renversé; Et d'un autre soi-même on y serait pressé [sur le trône], rac. Frères ennem. iv, 3. Il Qui se suit de près. [Ils] Percent à coups pressés les flancs de ce grand homme, corn. Pomp 11, 11. Il 3" Poursuivi, attaqué sans relâche. L'infortuné monarque [de Naplos], trahi par son parent, pressé par les armes françaises [Louis Xlll, dénué de toute ressource, volt. Mœurs, 110. [Frédéric II] pressé de tous côtés par les Russes, par les Autrichiens et par la Franco, lui-même se crut perdu, id. Mém. sur Volt. \\ Par extension. En mille conjonctures nous nous sentons intérieurement touchés, sollicités, pressés de Dieu, boubdal. Exhort. sur la prière de J. C. t. i, p. 4i4. Haï de tous les Grecs, pressé de tous côtés, Me faudra-t-il combattre encor vos cruautés? bac. Andr. i, 4. || Fig. [Les calvinistes] pressés par les arguments des catholiques et des luthériens [sur la présence réelle], lioss. i:uchar. u, i. Sitôt qu'il se sentait pressé d'une objection imprévue, il la remettait au lendemain, J. J. bodss. Conf. II. Il 4° Qui éprouve quelque grand besoin J'étais pressé do la soif, et vous ne m'avez p.-is donné à boire, bouhdal. Exhort. Char.ctiv. lespers. t. I, p. 88. C'est une destinée singulière que les Hébreux n'aient jamais été en Egypte que pressés par la faim; car Jacob y envoya depuis ses entants pour la môme cause, volt. /)ic(. phil. Abraham. || Qui éprouve quelque grand besoin moral. Pressée du désir de revoir le roi et de le secourir, boss. Reine d'Aiiglet. Votre bon cipur est pressé do recoiinm» sance et d'amitié pour moi, maintenon, Lett. à Mme Glapion, ifidéc. ni8. Pressé de sondevoir, Ap»
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bâte loin du bordl'est allé recevoir [leroll, rac. Ifithr. j, 4. Adraste, qui vit que la réputation des alliés augmentait tous les jours, crut qu'il était pressé de faire contre eux quelque action éclatante, kén. Tél. XX. Il B" Empressé, désireux, impatient de. Je suis pressé d'en finir. J'écrivisen Argos Que ce guerrier, pressé de partir avec nous, Voulait revoir ma fille, et partir son époux, rac. Iphig. i, <.||Ëtre pressé d'arp'^nl, en manquer, en avoir besoin. |l 6" Diligente, hSté. Les chevaux pressés par l'éperon. Pressé par le temps. Chacun le suit d'un pas ou plus ou moins pressé. Selon qu'il se rencontre ou plus ou moins blessé, corn. Hor. iv, î. Cours, Narsès; coureï tous du pas le plus pressé, roth. Bétis. v, 7. Je me souviens de ce pays-là [Paris]; tout y est pressé, sRv. ts juin 46S5. Notre petit homme [le jeune Grignan) a été admiré de tout le monde ....sa vie est pressée d'une manière que, si vous aviez donné à l'enfance ce qu'on y donnait autrefois, vous n'y auriez pas trouvé votre compte, id. 7 mars less. || 7" Qui a hflte. Vous êtes bien pressé. le ne suis point pressé que l'on vous canonise, voi t. lelt. en vers et en prose, <74. || Cette lettre est pressée, il faut qu'elle soit rendue promptement. || Cette affaire est pressée, il est urgent de s'en occuper. Il m'est dans la pensée Venu tout maintenant une affaire pressée, mol. Éc. des femm. m, 4. ||8' Dont le style est serré. Soyez vif et pressé dans vos narrations, BOiL. Art p. ni.. [Tacite] plus pressé, plus concis, plus vigoureux que Tite Live du côté de l'expression, marmontkl, Œuv. t. viii, p. (08. Ce qui en est difficile à imiter, c'est la plénitude, la vivacité, l'énergie, le tour pressé, vigoureux et rapide, la métaphore imprévue et juste, m. ib. t. ix, p. t90.||9° Substantivement. Le plus pressé, ce qu'il y a le plus de hâte de faire. Je n'ai pas suivi le vœu, parce que j'ai été au plus pressé, boss Lelt. quiét. 346. Ceux qui n'aiment qu'eux travaillent au jour le jour, vont au plus pressé, à ce qui est le plus apparent, voyer marquis d'argenson, Mém. p. SH, dans pougf.ns.
t PRESSK-ARTÈRE (prê-sar-té-r"), s. m. Terme de chirurgie. Instrument servant à la compression immédiate des artères. || Auplur. Des presse-artère ou artères.
t PRESSfiE (prè-sée), ». f. || 1" Action de presser, de serrer. Ce résultat [la réduction de bottes de foin à un certain volume] n'était point obtenu en une seule pressée, poncelet. Rapport sur les machines et outils, t. I, p. (22. Il 2» Masse de fruits dont on exprime le .suc à la fois ; sucexiirimé de cette masse de fruits. || 3° Pile de volumes, de feuilles de carton établie sur le plateau de la presse. Sur une pressée de to volumes on met 4 de cesais, i à chaque bout, et les deux autres disposés entre les volumes, Manuel dti relieur, p. «85, Roret, )827.
— ÉTYM. Pressé.
t PRESSE-ÉTOFFE (prê-sé-to-r), s. m. Patte qui, dans les machines à coudre, maintient l'étoffe.
I Au plur. Des presse-étoffe ou étoffes.
t PRESSEMENT <prê-se-man), s. m. Action de presser. La séparation du pur et de l'impur [des aliments) se fait pjr le pressement continuel que cause la respiration et le mouvement du diaphragme sur les boyaux, boss. Cunnaiss. u, lo. Ils aiment mieux recourir.... à des qualités de la lune pour le flux et le reflux de la mer, qu'au pressement de l'air qui environne la terre, malebr. liech. vér. i, 6.
II Fig. Quelle malice, de ne vouloir pas sentir dans ces paroles [sur la grSce] une liberté qui rend inutiles les pressements salutaires d'une main qui nous favorise jusqu'à vouloir nous guérir! BOSS. Atert. sur le livre Répex. mor. ni. Ce Dieu, qui est si fort éloigné de nous par toutes ses autres qualités, entre avec nous en société, s'égale et se mesure avec nous par les tendresses de son amour, par les pressements de sa miséricorde, qui attire à soi notre cœur, id. 2- serm. pour le jeudi dt la semaine de la Pass. a.
— HiST. xvi' s. Pressement, rob. est. Dict. fr.
t PRESSEMENT (prc-sé-man) , adv. D'une manière pressée. Le roi accorda la grâce [de faire Tenir Mme des Ursins i Paris] qui lui était si pressement demandée, st-sih. 4 44, »8.
— HIST. xvr s. Pressement, oudin, Diet.
— ÊTVM. Preste, et le suffixe ment.
PRESSENTI, lE (prè-san-ti, tie), part, passé de
pres.senlir.
PRESSENTIMENT (prè-san-ti-man) t. m. Sentiment vague qui fait prévoir , craindre ou espérer. D'un noir pressentiment, maigre moi, prévenue. Je TOUS laisie i regret éloigner de ma vue, rac. Brit. T, 4. Un pressentiment de son malheur lui donnait
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un cuisant repentir de son vœu indiscret, e«w. Tél. V. La tristesse que nous leur reprochâmes le jour du concert était peut-être un pressentiment qu'ils se voyaient pour la dernière fois, j. i. rouss. kél. I. 84. J'étais préparé aux coups de la fortune; de longs pressentiments me les avaient annoncés, ID. ift 11, 7. J'ai quelque pressentiment qu'un jour cette petite île [la Corse] étonnera l'Europe, m. Contr. sac. ii, «. U est quelquefois difficile de discerner le pressentiment de l'instinct de la raison, du tact des vraisemblances, dideh. Claude et Nér. i, 92. Les chiens [aux approches d'un tremblement de terre] répondent par des hurlements extraordinaires à ce pressentiment d'un désordre général, haynal, IHst. phil. vu, 26. Je ne sais, mais j'ai de bons pressentiments, GENI.13, Théât. d'éduc. la Cloison, i6. Il Pressentiment de goutte, de fièvre, e^pèce d'émotion qui fait appréhender la goutte, la fièvre.
— HIST. XVI* s. Les animaux maritimes, tous en gênerai, ont un pressentiment qui les rend souspeçonneux de toutes choses, et les fait tenir sur leurs gardes contre les aguets qu'on leur dresse, amyot, Quels anim. les plus advisez, «6.
— ÊTYH. Pressentir.
PRESSENTIR (prè-san-tir) , ». o. Se conjugue comme sentir. [[ 1" Avoir un pressentiment de. Vous avez pressenti jusqu'au moindre danger Oi'i mon amour trop prompt vous allait engager, rac. Baj. 11, t. On remarque que les jaseurs [sorte d'oise.'iu] .... évitèrent constamment d'entrer dans le Ferrarois, comme s'ils eussent pressenti le tremblement lia terre qui s'y fit sentir peu de temps après et qui mit en fuite les oiseaux mêmes du pays, bukp. Ois. t. VI, p. (63. Il En un sens particulier, se faire une idée, deviner. Démétrius, qui ne pressentait pas où tendaient tous ces discours, ne manquait pas de prendre feu par zèle pour les Romains, rol- LiN, llist. aiic. Œnvr. t. viii, p. S'io, dans pol'Gens. Je pressens l'obji'Ction : l'on ne dira pas que l'enfant a plus de besoins que je ne lui en donne, mais on niera qu'il ait la force que je lui attribue, j. j. houss. Ém. 111. U [M. de PontécoulaiitJ le fit pressentir [son projet] en quelques paroles e.xpressives, villemain, Sour. cont. les Cent-Juurs, ch. 13. l| 2° Tâcher de connaître les dis|iositions d'une personne. J'ai voulu sur ce point pressentir sa pensée, corn. Othon, l, 3. Le duc du Maine ajouta que son désir était si sincère qu'il avait déjà pressenti le roi, que ses dispositions étaient favorables, sT-si M. 376,73. Mon avis est qu'elle (la veuve Calas] fasse pressentir [sur une demande de réparaiionj M. le vice-chancelier, de peur de faire une démarciie qui pourrait affaiblir la bonne volonté du roi, volt. Lelt. d'Argental, I" avril (765. Il 3° Se pressentir, v. réfl. Être pressenti. De grandes catastrophes se pressentaient.
— HIST. xvi* s. Mlle de la Boetie, qui pressentoit desjà je ne sçais quel malheur [la mort de son mari], mont. Lelt. v.
— ÉTYM. Lat. prxsenlire, de prœ, avant, et sentire, sentir.
PRESSER (prè-sé), v. a.\\ 1° Serrer avec plus ou moins de force. S étant levé de grand matin, il pressa la toison, et remplit une tasse de la rosée qui en sortit, SACI, Bible, Juges, vi, 38. Il veut parler, l'écorce a sa langue pressée, la font. Phil. et Bauc. Et, la faux à la main, parmi vos marécages, Allez couper vos joncs et presser vos laitages, BOiL. Ép. IV. De ses bras innocents [d'un enfant] je me sentis presser, rac. Athal. i, 2. U [la Métrie| m'a juré qu'en parlant au roi, ces jours passés, de ma prétendue laveur et de la petite jalousie qu'elle excite, le roi lui avait répondu : J'aurai besoin de lui un an, tout au plus; on presse l'orange, et on en jette l'écorce, volt. Letl. Urne Denis, 2 sept. (751. Je vois bien i|u'on a pressé l'orange; il faut penser à sauver l'écorce, id. ib. (8 déc. I75i. || Fig. Pressez-les, tordez-les, ils dégouttent l'orgueil, l'arrogance, la présomption, la bbuy. viii. On se nourrit des anciens et des habiles modernes; on les presse, on eu tire le plus (ju'on peat, on en renfle ses ouvrages, m. i. || Fig. Presser une éponge, tirer de l'argent de quelqu'un. Ce serait une éponge à presser au besoin, begnard, le Joueur, i, 6. || Fig. Il ne faut pas trop presser celte compardison , ce bon mot, etc. il ne faut pas en examiner de trop près la justesse. Je veux que ce soit là une de ces expressions qu'il ne faut pas trop presser, quoique les paroles des saints soient toujours respectables, MASS. Carême, Pet. nombre des élus. Il ne faudrait pas presser cette comparaison; carie bouton végétal n'est proprement qu'une enveloppp, bonnet, I" mém. reprod. salamandres. |l Fig. Il ne faut pas trop presser cette maxime, il ne faut pas la
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pousser & la dernière rigueur. Julie : Être jeune t.être belle!... oui, c'est un double crime Dont....— Clitandre : Non; il ne faut pas trop presser ma maxime, LANOUK, Coquettecorr. m, 3. || Fig. Presser le vrai, le bien, les examiner dans leur essence. Prendre le vrai et le bien sur la première apparence, sans les presser, parce qu'ils* sont si peu solides, que, quelque peu qu'on serre les mains, ils s'échappent entre les doigts et les laissent vides, pasc. Entret. arec M. de Saci. La vertu ! Eh bien ! pressons ce mot ju-qu'à ce qu'il se brise, lamabt. Ilarold, 17. Il 8° Peser sur. La moindre force est capable de les séparer [les deux moitiés de la sphère d'Otto de Guericke] , lorsque l'air, étant rentré dans la sphère de cuivre, pous.se les surfaces concaves et intérieures, autant que l'air de dehors presse les surfaces extérieures et convexes malebr. flec/i. rér. VI, II, ». Le sommeil du tombeau pressera ma paupière.... A. cnÉN. ïambes. || 8° Soumettre à l'action d'une presse. Presser le marc d'huile. || Fig. Il fallut presser cent quintaux de mensonges pour en extraire une once de vérité, volt. Fragm.sur l'hist. v. |l 4° Approcher une personne, une chose contre une autre. 11 faut presser les rangs. Pressez un peu votre écriture. Il ne faut pas être pressé à table. || Fig. Serrer, rapproi her, condenser. Je ne puis dénier que la règle des vingt-quatre heures pre.sse trop les incidents de cette pièce, cohn. Cid, Exnm. Je sais bien que Sylla, d>.nt je parle tant dans ce poème, était mort six ans avant Sertorius; mais, à le prendre à la rigueur, il est permis de presser les temps pour faire l'unité de jour, id. Sertor. Préf. Je ne pense pas que dans la comédie le poète ait cette liberté de presser son action par la nécessité de la réduire dans l'uojté do jour, m. 2' dise. Mon petit colonel [le jeune Grignani m'a écrit.... il nous parle de la manière dont ses dernières années ont été pressées.... sÉv. 1 1 déc. (689. Il Presser ses raisonnements, ses idées, ses expressions, leur donnerune forme serrée. Il Presser son style, .s'exprimer avec concision. Il 5" Dans la marine anglaise, obliger les équipages des vaisseaux marchands et les bateliers de la Tamise à servir sur les vaisseaux de l'État. || 6° Fig. Poursuivre sans relSche, attaquer avec ardeur. Nous les pressons sur l'eau, nous le.s pressons sur terre, corn. Cid, IV, s. Quand, des Parthes vaincus pressant l'adroite fuite, 11 tomba dans leurs fers au bout de sa poursuite, m. Uodog. i, ( . Un seul vit des voleurs, et, se sentant presser, U mit entre eux et lui cette onde menaçante, la font. pabl. viii, 23. Oxathrès, frère de Darius, voyant qu'AlexaniIre pressait vivement ce prince, se jeta devant son chariot avec la cavalerie qu'il commandait, bollin, Hist. anc. Œm^. t. VI, p. 244, dans POUGENS. Pendant qu'il [Henri IV] pressait Paris, les moines armés faisaient des processions, le mousquet et le crucifix à la main, volt. Mœurs, (74. || Fig. On sait ce qui se passa dans la conversion de Henri IV : quand il pressait ses théologiens, ils lui avouaient qu'avec eux... boss. 3'avert. (6. Le théologien vous pressera et vous dira : Si vous croyez la matière éternelle.... volt. Dict. phil. Matière. Il 7* Fig. Exercer une pression, une gêne. Un tas d'hommes perdus de delleset de crimes. Que pressent de mes lois les ordres légitimes, corn. Cinna, v, (.Le bonheur du roi a fait repasser la Meuse au duc de Lorraine et au prince d'Orange; M. de Turenne a ses coudées franches ; de sorte que nous ne sommes plus pressés d'aucun endroit , sév. 2h juin (075. On en lit autant à Spire, ville appartenant à l'électeur de Trêves, comme évêque de Spire, parce qu'on trouvait qu'elle pressait trop l'Alsace, lafatette, Mém. cour de France, Œuv. t. m, p. 32, dans pouoENS. Tandis que.... Valois pressai! l'État du fardeau des subsides, volt. Henr. m. i| Absolunient. L'on devrait bien sentir l'état où l'on s'est mis, qui presse et qui contraint, et qui ôte la liberté, sÉv. fi mars (680. ||8» Fig. Exercer des réclamations d'argent. Je dis une vérité sur le malheur d'avoir des dettes : ceux qui nous pressent sont pressants; ceux qui ne nous pressent point, le sont encore davantage, SKv. 69(. Un généreux ami dont la belle âme et le beau procédé me presseraient plus que tous les sergents du monde, m. (2 oct. (689. Il vaut mieux qu'il les ait perdus [mille écus] contre moi que contra un autre ; du moins je ne lejiresserai pas, genlis, Thédt. d'éduc. les faux amis, ii, 6. || 9° Insister auprès de quelqu'un pour. Il ne faut pas me presser pour écrire sur l'oraison, boss. Lelt. abb. (B6. Pour savoir mon secret tu me pressais toi-même, rac. Milhr. IV, t. Calypso n'osa le presser davantage, FÉN. Tél. 1. J'ai des raisons qui m'obligent à n« vous presser pas davantage sur cela, brukys, Muet,
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IV, 4». Il Presser quelqu'un de, avec un substantif, l'engager instamment à. Vous l'avez fait renaître [mon amour] en me pressant d'un choix Oui rompt de vos traités les favoraliles lois, CORN. Rod. iv, i. Toute la courtoisie enfin dont je vous presse, C'est que je puisse voir votre belle maîtresse, mol. Éc. des f. IV, 4. Vivez, c'est moi qui vous en presse, VOLT. Œdipe, iv, S. || Presser de, avec un infinitif. Un jour, il m'en souvient, le sénat équitable Vous pressait de souscrire à la mort d'un coupable, rac. Brit. IV, 3. Vous savez que c'est Protésilas qui vous a pressé d'envoyer Philoclès contre les Carpathiens, FÉN. Tél. \iii. Dans sa jeunesse [de Thaïes] sa mère le pressa de se marier; elle l'en pressa do nouveau plusieurs années après.... bakthél. Anaeh. ch. 29. Il Absolument. Faire de vives instances. ....un vieillard demande à vous parler; Il se dit de Curinthe, et presse.... corn. Œd. v, 2. Allez, parlez, pressez; vous obtiendrez sa grâce, lamotte, Inès de Castro, iv, 8. || Presser quelqu'un de questions, lui faire des interrogations vive.s et répétées. Il Presser une femme, la courtiser vivement. Un magistrat pressait avec vivacité une veuve, volt. Babnuc. Il 10° Recommander avec instance l'accomplissement de Ces personnes bizarres qui se scandalisent quand on presse les devoirs de la religion, SAURIN, Disc, de sainl Paul à Félix tl à Drusille. Prêche-t-on en la présence d'une cour effrénée, on pressera la liberté évangélique et les miséricordes divines, id. ib. || 11* Contraindre à une restitution. Morstein s'était fort enrichi et avait excité l'envie de ses compatriotes [les Polonais]; la peur qu'il eut d'être pressé le fit retirer en Knince, st-sim. *i, 89. Il 12 11 se dit des besoins physiques qui se font sentir impérieusement. Le jour même il assiégea la citadelle, où Aristion et ceux qui s'y étaient réfugiés furent bientôt tellement pressés de la soif et d i la faim, qu'ils furent contraints de se rendre, RC- LlN, Hist. anc. Œuv. t x, p. 149, dans pouoF.<s. Il 11 se dit, dans un sens analogue, des pas.sions, des sentiments, etc. Suivrai je contre vous la fure'jr qui me presse? cobn. Galerie, iv, 5. [.es i'jdignes frayeurs dont je me sens presser... lo. Héracl. v, 2. L'ambition, qui presse mon courage, id. fjert. i, t . À ces dernières paroles de Clauili;i, le fus s) pressée de ma juste douleur.... que je m évanouis ff/)core,scABR. Rom. com. ii, <♦. Toutes lespotisées q-.'i me pressent le cœur, sÉv. 27 mai, <675. Où peu' A.-f Médor?le désespoir le presse, ouinault, liol. il, t<. .'; laisse Jésu^-Christ sur le Thaï or, pour arrêter ma fue sur un autre objet qui nous presse plus forterjent à la pénitence, Boss. Sermons. Impénil. Préambule. Le désir qui vous presse pour la religion e-jt un grand bien, id. Lett. Corn. 52. Un désir curieux plus que l'amour me presse, bronahd, Ménechm. ii, 7. Je gens que Dieu me presse et qu'il m'appelle à lui, LAMAKT. Joe. 1,41. |'13' Il Se dit (Ics dangers, de la mort qui sont imminents. Le danger le piosse de toutes parts. Déclarons le péril dont son frère est pressé, rac. Baj. j, 2. Non, mon ami, je me sens bien : ta mort me presse, il faut nous quiit*r, j. j. Rooss. Ilél. VI, tt. I] En un sens analogue. Alix malade et se sentant presser, la font. Alix. Il 14* Obliger à se diligenter. Il n'y en a point qui pressent tant les aulriis que les paresseux, lorsqu'ils ont satisfait leur paresse, afin db paraître diligents, la rochepouc. Pren. pens. no. Diantre soit de votre impatience! vous pressez si fort les personnes, que je me suis d^jnné un grand coup à la tête contre la carne d'un volet, uol. Mal. imag. I, 2. Travaillez àloisir, quelque ordre qui vous presse, Bon.. Art p. I. Il Presserlo pas, presser la marche, rendre le pas, la marche plus rapi'^e. || Terme de manège. Presser un cbevf.l, le faire aller trèsvite; l'empêcher de ralentir son allure. Comme il pressait extrêmement son cheval dans un chemin creux et fort étroit, SCARR. /iom. com. i, (5. On dit qu'on a vu même, en ce désjnlre affreux. Un dieu qui d'aiguillons pressait leus fiancs poudreux [des chevaux d'Hippolyte], rac. Phèdre, v, 6. || S'efforcer de rendre prochain, hfttfr, accélérer. Quoi autre a mieui pressé les sec mrs nécessaires? cof<N. Nicom. IV, 2. tt quand tes trahisons pressent leur noir effet, m. Toison d'or, m, ». J'alleiiris l'occasion de m'offrir hautement, El de tous mes souhaits j'en presse le moment, mol. Uis. iv, m, i. La cicatrice fait une fort bonne min.i de vouloir s'avancer; et, pour la presserencore da' anlage. .. sév. ifév. »«8t), Ncus pr-î.ssions notre départ, fên. Tél. vi. Les assiégeants pressèrent Uurs ouvrages avec activité, VOLT. Charles XII, 8. Tel (jue, djna les combats, TTiailre de son courage. Tranquille d arrêtait uu Dressait le carnaite, lo. Uenr. u. Je Dresse la nou-
velle édition du Siècle de Louis XIV, id. Letl. d'Argental, ti juill. (762. ||Terme de musique. Presser la mesure, rendre le mouvement plus rapide, ou trop rapide. || On dit de même : presser le mouvemf-nt. M'iiiterrompant à chaque minute, pour dire : cela est faux, vous pressez le mouvement, genlis. Ad. et Théod t. m, p. 426, dans poiigens. || Fig. Presser la mesure, suivre une affaire de près, la faire marcher. || 15° Pousser en avant. Du ruisseau qui murmure ou du torrent qui gronde Les flots pressent les flots et l'onde pousse l'onde, delil. ParaiL perdu, VII. || 16° V. n. Ne souffrir aucun délai, en pn riant des choses. J'écris à ma sœur Cornuau, dont la lettre presse, boss. Letl. abb. 245. Le temps presse ; que faire en ce doute funeste? bac. Bajaz. III, 7. Le péril des Juifs presse et veut un prompt secours, id. Eslh. m, s. Elle [une dame] se fit habiller pour y aller [au bal de l'Opéra], et, en attendant l'heure, elle se mit à lire le nouveau roman [l H<fJoûe].... ses gens, voyant qu'elle s'oubliait, vinrent l'avertir qu'il était deux heures; rien ne presse encore, dit-elle, en lisant toujours, j. j. rolss. Conf. XI. Il La douleur presse, elle est aiguë et violente. Il Impersonnellement. 11 presse, il est urgent. Je vous en donne avis, de peur d'une surprise; 11 presse fort, cobn. Cinna, i, 4. Si vous croyez qu'il presse de faire quelque rr ponse, boss. Proj. de réunion, 2° partie, leii. xi. || 17° Se presser, u. ré(l. Se serrfer les un» contre les autres. Pressez-vous un peu, il y aura place pour tons. Voyez ces nouveaux convertii, avec quel zèle ils vendent leurs biens, et comme ils se pressent autour des apôtres, bosslet, 2" sermon, Pentecôte, t. Le peuple.... Vole de toutp.4 parts, se presse, l'environne, rac. Bril. v, 8. il Etre serré l'un contre l'autre, en parlant de choses. Les morceaux trop hâlés se pressent dans sa bouche, BOiL. lulr. i. || 18° Se h.lter. Elle a une douceur et une modestie qui nie charme ; elle ne se presse jamais de faire voir qu'elle a plus d'esprit que les autres, sÉv. (9 mai i877. Va, fais dire à Mathan qu'il vienne, qu'il .se presse, rac. Athal. Il, .1. Pourquoi vous pressez-vous de répondre pour lui? m. Alh. II, 7. J'étais historiographe de France, lorsque je commençai le Siècle de Louis XIV ; je dois finir ce que j'ai commencé.... enfin jo dois me presser, ayant peu de temps à vivre, volt. Lett. Lacombe, 7 août t767. Je me presse de rire de tout, de peur d'être obligé d'en pleurer, beaumabch. Borb. de Siv. I, 2. Il Avec ellipse liu pronom personnel. Ce qui m'a fait presser de vous dire tout ceci, sfiv. le jour des Rois 1687. || 19° Fig. Etre serré par la douleur. Vos larmes vont couler, et votre cœur se presse : Consumez avec lui toute cette faiblesse, corn. Wor. II, 4. H. de CouPanges que j'adore, parce qu'il me parle de vous ; mais vous savez ce qui m'arrive, c'est que je pleure, et mon cœur se presse si étrangement, que je lui fais signe de la main de se taire, et il se tait, sÉv. tôt. || 20° Se combattre l'un l'autre avec des arguments serrés. On aurait vu ces nouveaux docteurs, qui tous donnaient rÉcrilurc pour si claire, se presser mutuellement par son autorité, sans jamais pouvoir convenir de rien,B0ss. Var. ix, loo.
— HIST. XIII* s. Quant on presse les roisins, on giete fors l'escorce et les grains, alebrant, f° 62. Et oblige moi et mes hommes.... à aler presser tous lour geins [j-'ains, récoltes] de Inur vignes au pressour desus dit, BihJ des ch. «'série, t. m, p. 600. Il estoient si pressé des Turs que- il ne le pooient suivre, joinv- 227. Je fu moult pressé du roy de France et du roy de Navarre de moy croisier, ID. 209. Il xv° s. Envoyoit devers le roy le presser de paix ou du moins de trêve, comm. vi, 2. Et les pre.ssoit fort qu'ils lui voulussent donner... id. m, ». Il xvi* s. Pressé par Antigonus de sortir parler à luy, MONT, i, 26. Presser (quelqu'un] d'objections et demandes, id. i, 39. L'eau, par force de se presser, ne peull sortir, id. i, 41. Pour sousteiiir l'e.streinte d'un nœud si pressé et si durable, id i, îio. Il fault courir au plus pressé, iD. m, «o. Des vins pressés, trempés, allongés et autres de mesnage. Tels vins pressés ou raqués sont les moins délicats, à cause qu'ils tiennent beaucoup de la substance du marc, o. db serres, 2I9. Cheutes, blesseures, brusiures, et plusieurs autres maux pressés et périlleux, qui surviennent inopinément, id. 886. Bouillons clairs et non pressés, pariï, xx, 3t. Trop presser fait le cheval restif, cotgrave. Par trop presser l'anguille on la perd, id. Les pitoiables mères Pres.sent à l'estomac leurs enfants espordus , Quand les tambours françois sont de loin entendus, d'aub. Tragiques, Misères, édil. lalanne, p. 38.
— ÊTYM. Lat. preMore, fréquentatif de premerc, oar letupiu prusum.
t PRKSSETTE (prè-sè-f), ». f. Espèce de petite presse dont le papetier se sert. On se sert encore d'une autre presse, qu'on nomme pressette; eile achève de sécher le papier, et elle rend le grain plus égal, Dict. des arts et met. Papetier.
— ÉTYM. Diminutif de presse t.
t PRESSECR (prè-seur). || 1° Adj. m. Qui presse. Des leviers presseurs. || 2° S. m. Presseur, ouvrier qui met une étoffe en presse. j
— HIST. XIV* s. Que nuls tondeurs, drapiers, foulons, presseurs ou autres qui s'entremettent du fait et marchandises de draps, du cange, pressorium.
t PRESSE-UIIÈTRE (prè-su-rc-tr'), s. m. Terme de chirurgie. Sorte de pince qui sert à comprimer l'urètre, et dont on se sert quelquefois dans l'incontinence d'urine.
PRESSIER (prè-sié ; l'r ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, l'ï se lie : des pre-sié-z habiles), s. m. Ouvrier imprimeur qui travaille à la presse.
— F.TYM. Presse ».
PRESSION {prè-sion; en vers, de trois syllabes), s f. Il 1" Action de presser. Lorsqu'ils [les chevaux] sont bien dressés, la moindre pre.ssion des cuisses, le plus léger mouvement du mors suffit pour les diriger, iiukf. Quadrup. t. i, p. 28. Si, pendant que je suis dans l'obscurité, je presse fortement le coin de mon œil avec le doigt, je verrai à l'instant des éclats de lumière; la simple pression fait donc sur le nerf optique une impression semblable à celle qu'y produirait la présence d'un corps lumineu.x, BONNET, Ess. anal. Ame, )a. Plus la pression est grande, plus les corps poreux absorbent de parties pondérables de gaz, thenard. Traité de chim. t. I, p. 163, dans POLGENs. || 2° Terme de physique. Pression atmosphérique, effet de la pesanteur de l'atmosphère sur tous les corps. Tous les eilets qu'on a attribués à l'horreur du vide procèdent de la pesanteur et pression de l'air, pasc. Expér. du Puyde-Dôme. Lorsque l'orricelli se fut aperçu que la pression de l'air faisait monter l'eau dans les pompes aspirantes, il vit un fait curieux, et il mesura l'intensité de cette pression par la hauteur que l'eau pouvait atteindre, sennebirb, Ess. art d'observ. t. n, p. 124, dans pougens. || Pression des liquides, pression que ces corps contenus exercent, en état de repos, sur les parois des vases et de dedans en dehors. Les liqueurs exercent leur pression tant perpendiculaire que latérale, non en raison de leur quantité, mais en raison de leur hauteur-au-dessus du plan horizontal, brisson. Traité de phys. t. 1 , p. 343. || Haute pression, se dit de la construction d'une machine à vapeur dans laquelle l'effort du piston fait équilibre à plusieurs atmosphères. On dit, par opposition, basse pression. Machine à haute, à basse pression, à moyenne pression. Il 3* Fig. Contrainte exercée sur quelqu'un. La pression des circonstances.
— ÊTYM. Lat. pressionem, de pressum, supin de premere, presser.
t PRES,SIROSTUE (prè-ssi-ro-str'), adj. Terme de zoologie. Qui a le bec comprimé. || S. m. pi. Les pressirosltes, famille d'oiseaux échassiers, caractérisés par un bec plus ou moins déprimé, médiocrement long, 6t assez fort pour leur permettre de chercher dans la terre les vers dont la plupart se nourrissent.
— ÉTYM. Lat. pressus, pressé, comprimé, et rostrum, bec.
PRKSSIS (prc-sî), s. m. Jus qu'on fait sortir de la viande en la pressant. D'accord, mais, entre nous, ils les vendent et les font passer pour des sucs et des pressis de viandes exquises, lesage, la Tontine, se. VI. Il Suc exprimé de quelques herbes. || Fig. Le bel honneur uu roi d'avoir à son service Le pressis, l'élixirde toute la malice, bodhs. l'abLd'l!sope,\v, 6.
— mST. xvi* s. On donnera i l'accouchée un pressis de chapon, paré, xviii, 3*.
— ETYM. Presser.
PRESSOIR (prè-soir), *. m. \\ 1* Machine qui sert à presser du raisin, des pommes, des olives, pour en faire du vin, du cidre, de l'huile. Caton, Vitruw et Pline, seuls écrivains qui nous donnent quelques lumières sur les pressoirs des anciens, no parlent que du pressoir à cage et du pressoir k étiquet ; on peut croire que le pres.soir h colTre, i|ui n'est que le résultat du perfectionnement des deux autres, leura élé inconnu, monoez, Instit. Mém. hist. n lut. anc. t. m, p. 69. L'huile parfumée Dont l'or, dans Hicyono, inonde les pressoirs, millev. Élég. liv. II. .Sans crainte du pressoir, le pampre tout l'été Uoit les doux présents de l'aurore, a. ciién. la Jeuni captive. Il Fig. Jésus-Cbrlst s'afnigect se irouLle. U
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sue sang et eau, il se plaint d'être délaissé; il ne trouve point de consolation ; tel est, messieurs, un jesus sous l'offroyahle pressoir de la justice divine, Boss. V* sermon, Passion de J. -Christ, a. || Autrefois, pressoir banal, celui d'un seigneur, auquel tous ses vassaux étaient obligés de porter leur vendange, en payant un certain droit. || 2° Lieu où se trouve le pressoir. || 3° Fig. Ce qui sert à tirer de l'argent, comme un pressoir tire le jus des fruits. Et votre don de l'assemblée [de la Provence]? — Madame, il est accordé à huit cent mille francs. Voilà qui est fort bien, notre pressoir est bon, il n'y a qu'à serrer, s6v. 2B nov. i876. ||4° Terme d'anatomie. Pressoir d'Hérophile, confluent des sinus de la dure-mère; Hérophile pensait que le sang, y abordant de toutes parts, devait y éprouver une pression assez forte. 1| B" Espèce de saloir où les charcutiers salent leur lard. US' Kspèca de pelote pour appliquer l'or sur le papier à éventail.
— iilST. XII' s. Un pressoir [il] trueve, dont li vins fu osiez, Bat. d'Aleschans, v. 379:1. || xili' s. Cum je eusse fait un pressour en la ville d'Onne tout iJannaul de tous mes hommes d'Onne, Bibl. de? eh. «• série, t. m, p. 599. || .xvi* s. Si tost que la grappe fut là, ils la mirent au pressouer, hab. Panl. V, 16.
— ÊTYM. Bervy , pressouer , pressoué , persoué ; norm. persoux; du lat. pressorium, de pressum, supin de premere, presser.
PRESSCRAGK (prè-su-ra-j'), t. m. || 1° Action de pressurer le raisin. Le pressurage se faisait de deux manières ou seulement en Cpulant avec les pieds, comme dans les premiers âges du monde, ou en faisant agir, après le foulage, des machines qui sont comprises sous le nom générique de pressoir, MONGEZ, Insliu Mém. hist. et, litt. anc. t. m, p. 57. Il Vin tiré du marc fortement pressuré. Il i' Dans les sucreries, action d'extraire le jus de betterave par le moyen d'une presse. || 8" Action de presser, de comprimer. Presses hydrauliques employées au pressurage du foin et autres marchandises encombrantes. || 4° Droit que l'on payait au seigneur pour user de son pressoir banal.
— HIST. xvr s. Ce qui reste du pressurage est remis dans la cuve, et par dessus jettée quelque quantité d'eau, pour y bouillir un couple de jours, 0. DE SERBES, 349. Pressoirage, cotqbave.
— ÉTYM. Pressurer.
t PRKSSDRE (prè-su-r^, s. m. Action d'empointer les aiguilles ou les épingles.
— ÉTYM. Presser. Pressure se disait dans l'ancienne langue pour gêne, oppression.
PRESSURÉ, ÉE (prè-su-ré, rée) , part, passé de pressurer. Les raisins pressurés.
PRESSURER (prè-su-ré), t). a. || I* Presser des raisins, en tirer la liqueur qu'ils contiennent par le moyen du pressoir. || Il se dit aussi de la fabrication des fromages. Les fromages qu'ils ont pressurés du lait de leurs vaches, de leurs chèvres ou de leurs brebis, volt. Dict. phil. Carême. || 2° Serrer fortement avec la main un fruit pour en exprimer le jus. Pressurer un citron. Il 3* Fig. Épuiser par les impôts. L'art de pressurer les peuples avait déjà fait des progrès immenses, batnal, llist. phil. iv, 47. Il 4° Fig. Tirer d'une personne, par force ou par adresse, tout ce qu'on peut en tirer. La rage où elle [Mme Puy-Uu-Fou| était contre le Mirepoix, qui l'avait pressurée par vingt signatures, sév. SI août 467B. Il ne vient de fort loin que pour vous pressurer, destouches, Phil. marié, m, 4 3.
— HIST. iiii* s. Cil à qui li pressoirs est, doit livrer toutes les cozes qui doivent estre ol pre.ssoir pressoirant, beaum. xxiviii, i». ||xv* s. Vecy jà les gens du daulphin, vos adversaires, qui attendent à Ponloise ma response et pressurent aliaiice- avec moy contre vous, o. chastel. Chr. du dite Phil. ch. ». Il XVI* s. Un roy pour euU est un pastre, occupé à pressurer et tondre ses bestes, mont, i, uo.
— ETYM. Pressoir ; Berry, pressoirer, persoirer. PRKSSUREUR (prè-su-reur), s. m. Ouvrier qui
fait mouvoir un pressoir. || 11 a une trogne de pres- ■ureur, se dit d'un ivrogne qui a le nez rouge.
— HIST. XVI* s. Pressoireur, cotorave. PRESTANCE (prè-ston-s') , t. f. Terme familier.
Bonne mine accompagnée de dignité «l de gravité. Le vulgaire appelle majesté une certaine prestance et une pompe extérieure qui l'éblouit; mais les •âges savent bien comprendre que la majesté est un éclat qui rejaillit principalement de la justice, BOSS. SrrmoTit, Ambition, Fragment sur U même tujel. Oite belle fille avait un air de bonté et de prestance Vo'ilii la fois.... a. db vioby, Stella, xxiv.
— U8T. XV* t. Fit de grans secours et prestances
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sur les frontières des payens, o. chaste!.. El. du duc Philippe. Il xvi* s. Et le festin, la pompe et l'assistance Surpasse en bien le triomphe et prest.ince, Oui fui jadis sur le mont Pelyon, mabot, ii, ;io5. Contempler toute la forme et prestance non seulement de vostre beau visage, mais aussi de tout le reste de vostre oorsaige, l'Amant ressuscité, p. 470,
dans LACURNE.
— ÉTYM. Lat. prœstantia, excellence, de prse, en avant, et stare, être debout (voy. stable).
PRESTANT (prè-stan), J. m. Le jeu de l'orgue sur lequel s'accordent tous les autres.
— ÉTYM. Lat. prxstantem, qui l'emporte (voy. prestance) .
t PRESTATAIRE (prè-sta-tê-r"), t. m. Celui qui est assujetti à une prestation. Tout le monde sait que le mécanisme delà conversion [des prestations] consiste à faire représenter par un travail effectif, non pas la valeur réelle des journées du prestataire, mais leur valeur fictive telle qu'elle est annuel'ement fixée par le conseil général, Annuaire des cinq départ, de la Normandie, istb, p. 352.
— ÉTYM. Voy. PHESTATION.
PRESTATION (prè-sta-sion ; en vers, de quatre syllabes), s. f. || 1° Terme de palais. Prestation de serment, action de prêter serment. || Terme de féodalité. Prestation de foi et hommage, l'action d'un vassal qui rendait foi et hommage à son seigneur. il 2* Prestation en nature, se dit du travail de rrois journées auquel les habitants des communes peuvent être assujettis pour la réparation des chemins vicinaux, en vertu de la loi du 2) mai tK36. La prestation est rachetable en argent. || 3° Fourniture due aux militaires. Prestation en nature, en argent.
— REM. On a dit prétation : Sa Majesté aurait, par le résultat de son conseil, ordonné que la prétation de serment serait faite devant ledit juge principal, sans aucun frais ni- droits, Arrêt du Cons. d'État, du 3i mars 4693.
— SYN. PRESTATION , REDEVANCE. Redevance s'emploie plus volontiers quand on veut parler d'une somme à payer par un fermier, ou d'une quantité de blé due annuellement par un métayer, tandis que prestation se dit mieux de l'action par laquelle on prêle sa personne, un cheval, une charrette, etc. pour accomplir une tâche, liîgoarant,
— HIST. XIII* s. Mazure chargée de diverses prestations, du cange, audientia. || ivi* s. Prestations iniques, comme sont les usures et interests, CHABBON, Sagesse, p. 2-24, dans lacurne.
— ÉTYM. Lat. prxstalionem, de prœstare, fournir (voy. prêter).
PRESTE (prè-sf) , adj ||1' Prompt, agile. Avoir la main preste. Ils sont très-prestes dans leurs mouvements, bufp. Quadrup. t. xi, p. 9). À propos, il me faut Deux des plus grands danois, doux coureurs des plus prestes, lachaussée. Retour imprévu, I, 7. Il Fig. Une réplique preste. Je doute que quiconque a reçu du ciel un naturel vraiment ardent, vif, sensible et tendre, soit jamais un homme bien preste à la riposte, j. j. bouss. s* dial. Difficilement aurait-on réuni deux hommes d'un esprit naturel plus vif, plus preste, plus fertile en traits ingénieux que ces deux hommes-LI, marmon- TEi, Mém. V. 112" Preste, adv. Vite, promplement. Vole donc, mon fils, adieu, preste, scarr. Virg. iv.
— HIST. XIII* s. U lur respunt : n'en dutez mie, Oue coinle beste avez choisie, Preste et isnele et emprenanz, mahie, Fable 37. || xv* s. Celle qui avoil la langue plus preste.... louis xi, Nouv. xxx.
— ÉTYM. U n'y a aucun moyen de distinguer dans l'ancienne langue prest [prêt] et le preste moderne, ital. presto, qui est le même que le fi ançais prêt (voy. prêt t).
PRESTEMENT (prè-ste-man), adv. Vivement, promptement. Les foulques regardent le chasseur, et plongent si prestement, à l'instant qu'elles aperçoivent le feu, que souvent elles échappent au plomb meurtrier, buff. Oit. t. xv, p. 33o.
— HIST. im* s. Se les preudeshomes ne pouoient trouver serjant prestement... Liv. des met. 154. Il XIV* s. Mais si grant fait n'oseroie entreprendre, Se je n'avoie avec mol prestement Vos trois enfans, pour moy duire et apreiidre, machaut, p. 4. Conjetturacion tost et prestement sans discucion faire par raison, oresme, Elh. 4 82. {| xvi" s. Le compagnon lui sauta si prestement à la gorge, qu'il lui osta ses pistolets avant qu'il pust tirer, d'aub. Vie, xu.
— ÊTYM. Preste, et le suffixe ment. Dans l'ancienne langue, prestement, vient de preit [prêt].
t PRKSTER (prè-slêr), s. m. Dans l'ancienne physique, espèce de météore igné. || On k écrit aussi
PRE
prestSre. Les éclairs parais.saient, si le vent en ce 1ère, Se roulant sur lui-même, excitait le prestère, Uercure, sept. 4 747, dans richelet.
— ÉTYM. Lat. presler, de TtpTi<rr^(/, de icpiiOeiv, briller.
PRESTESSE (prè-stè-s"), s. f. Extrême vitesse^ agilité. Grande prestesse de main. La prestesse des roitelets les fait échapper à la serre de leurs ennemis, BUFF. Roitelet. || Fig. La prestesse de son esprit, de ses réponses. || Terme de peinture. Promptitude, habileté, vivacité dans le maniement du pinceau, qui se manifeste par la franchise des touches, la netteté des contours et les autres apparences d'un travail prompt et facile.
— HIST. XVI* s. Les Suisses que le pape Jules II avoit envoyé quérir à son secours avec une prestesse incroyable, bbant. Cap. franc, t. i, p. i43, dans l.\ci;rne.
— ÉTYM. [tal.prfs(e«a, de presto (voy. preste), \ PRESTIDIGITATEUR (prè-st!di-ji-'ta-leur) ,
*. m. Celui qui fait des tours de gobelet, escamoteur.
— ÉTYM. Preste, et le lat. digiliis, doigt.
t PRESTIDIGITATION (psè-sti-di-ji-ta-sion),î. f. Art du prestidigitateur.
PRESTIGE (prè-sti-j'), s. m. || 1* Illusion attribuée nux sortilèges. D'un devin suborné les infâmes prestiges, corn. Œdipe, v, i. De là vient qu'on dit que le paganisme roulait non pas sur les prodiges, mais sur les prestiges des démons, fonten. Orael. i, 6. Peut-être est-ce un esprit imposteur, qui opère par vous des prestiges à nos yeux, hass. Carême, Voûtes sur la religion. U ne faut pas que le diable se joue jamais à un savant médecin ; ceux qui connaissent un peu la nature sont fort dangereux pour les faiseurs de prestiges, volt. Dict. phil. Oracles. \\ Fig. Macbeth précipité dans le crime par les prestiges de l'ambition, stael, Corinne, VIII, 4. Il 2' Illusions produites par ries moyen.s naturels. Les prestiges de la fantasmagorie. C'est lui qui, dans ces lieux où l'on voit des prestiges, s'ingère de recueillir l'argent de chacun des spectateurs, LA bruy. Théoph. 6. Qui annoncera un concert, un beau salut, un prestige de la foire î ii>. vil. Il 3° Fig. Illusion produite sur l'esprit par les productions des lettres et des arts. Les prestiges du théâtre. Voilà le prestige du rhythme et de l'harmonie, DIDEROT, Salon de «767, Œuv. t. xv, p. 76. Il Dans un sens analogue. Cet homme a du prestige, il exerce une influence qui ressemble à un prestige. U y avait une bien autre force dans la personne du souverain [dans Napoléon que dans Louis XVI]; mais il n'y en avait pas davantage [pendant les Cent-Jours| dans le prestige du trône, viLLEMAiN, Souv. contemp. les Cent-Jours, ch. vin
— HIST. xvi* s. U fit tant à force de conjurations, prestiges, exorcismes et invocations, qu'il. .. ïver,
— ÉTYM. Lat. prxsligium, de prx, avant, et slinguère, piquer : ce qui pique, frappe d'avance; de même radical que nxiCeiv (voy. stigmate).
t PRESTIGIATEUR (prè-sti-ji-a-teur), s. m. Latinisme qui se dit quelquefois de celui qui opère des prestiges. Les prestigiateurs redoutent l'oeil du philosophe, DiDER. Opin. des anc. philos. Pythagorisme.
— H18T. XVI* S. Prestigiateur, gotorave.
— ÉTYM. Lat. prxsligiatorem, de prx.Higium, prestige.
PRESTIGIEUX, EUSE (prè-sli-ji-eù, efl-z'), adj. Oui opère des prestiges. Un art prestigieux. || Qui tient du prestige. U est si long [l'ouvrage de Morellet] ! et il me parait que c'est un ouvrage prestigieux, parce que chaque morceau, chaque ligne, chaque syllabe du hvre, est bien écrit, est clair, e<;t juste; et cependant... oaliani, l.ett. t. ii, p. 350.
— ÉTYM. Lat. prxsligiosus, de prxstigium, prestige.
PRESTIMONIE (prè-sti-mo-nie), s. f. Terme de droit canonique. Fonds affecté à l'entretien d'un prêtre, sans titre de bénéfice.
— ÉTYM. Bas-lat. pra?s(imonium, de prxttare, fournir (voy. prêter).
PRESTO (prè-sto), PRESTISSIMO (prè-sti-ssimo), odr. Terme de musique. Mots dont on se sert pour exprimer un mouvement rapide, trè-rapide.
— ÉTYM. Ital. presto (voy. preste), el son superlatif prestissimo,
PRESTOLET (prè-sto-lé; le ( ne se lie pas; au pluriel, Y s se lie : des prè-slo-lè-z impudents; prestolets rime avec traits, succès, faix, etc.), .v. m. Terme de dénigrement. Kcclésiastique sans considération. Voyez-vous bien ce petit prestolet-iâ [l'abbé de BÏssy] qui ne semble pu savoir l'euu
PRfi
PRE
PRÊ
troubler? c'est une ambition effrénée, st-sim. M, B8. Sur cette montagne empestée Où la foule toujours crottée De prestolets provinciaux Trotte sans cause et sans repos, gbesset, Chartr.
— Etym. Origine incertaine. Est-ce un dérivé du latin prxstolari, attendre, qui avait donné, dans le XVI* siècle, presMant ? ou est-ce une dérivation irrégulière du diminutif prestrot, qui s'est dit pour prêtre en un sens de dénigrement?
I PRÉSU, UE (pré-su, sue), adj. Su d'avance. Que tout ce qui est arrivé a été de tout temps présu et préordonné en Dieu, pasc. Lell. mr la mort de ton père.
— Etym. Pré..., préfixe, et su.
i PRÉ-SUCCESSION (pré-su-ksè-sion), t. f. Partage de pré-succession, partage qu'il a d'abord été enjoint et ensuite permis au père, à la mère et aux autres ascendants d'un émigré, de faire de leurs propres biens, afin que le domaine public pût prendre, par anticipation, la part héréditaire de l'émigré.
— ÊTYM. Pré..., préfixe, et succession.
PRÉSUMABLE (pré-zu-ma-bl'), ad!j. Qui peut être
présumé, qu'on peut conjecturer. 11 n'est pas présumable que.... Dans le cas contraire, qui est le plus présumable, poisson, Instit. Kém. scienc. <83l et
— ÊTYil. Présumer.
PRÉSUMÉ, MÉE { pré-zu-mé, mée), part, passé de présumer. || 1° Jugé vraisemblable. Une grâce, ainsi que tout autre don, n'est légitime qu'avec le consentement, du moins présumé, de celui qui la reçoit, J. J. Rouss. <" dial. \\%' Censé, réputé. Un accusé est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit reconnu coupable, Dict. de l'Acad.
PRÉSUMER (pré-zu-mé), v. a. \\ !• Juger d'après certaines probabilités. Ce que je sens en moi, je le présume en lui, corn. Nic.om. m, 8. Quoi! mon père trahi, les éléments forcés.... Lui font-ils présumer mon audace épuisée? id. Médée, i, 4. Ce rhinocéros [pélrifié, trouvé en Sibérie], joint aux os d'éléphant qu'on rencontre souvent en Sibérie, fait présumer que ce monde est bien vieux, volt. Letl. Constant de Rebecque, 29 sept. 4 772. Ce n'est pas que je n'aie tout bas l'insolence de la croire bonne [une tragédie, les Lois de MinosJ; mais je n'oserais le présumer tout haut, ID. Leit. Richelieu, 25 mai 1772. Il Absolument. Lorsque le juge présume, les jugements deviennent arbitraires; lorsque la loi présume, elle donne au juge une règle fixe, montesq. Espr. xxix, (6. Il Présumer le bien de son prochain, interpréter ses actions d'une manière favorable. || On dit dans un sens analogue: présumer bien de son prochain. || En un sens opposé. Il n'est rien où d'abord son soupçon attaché Ne présume du crime et ne trouve un péché, boil. Sat. x. || 2° V. n. Avoir trop bonne opinion. Oui n'appréhende rien présume trop de soi , cobn. Poly. ii, 6. Voilà comme on parle dans l'Église, et les peuples ne présument pas audessus de ce qui leur est donné; mais la réforme leur dit tout le contraire, boss. Var. xv, )2i. Tout éclairée qu'elle était, elle n'a point présumé de ses connaissances , et jamais ses lumière» ne l'ont éblouie, m. Duch. d'Orl. Le Tellier osa présumer de son crédit jusqu'à proposer de faire déposer le cardinal de Noailles dans un concile national, volt. Louis XIV, 37. Il II se dit avec de et l'infinitif. Afin que je ne sais quels Scythes.... Présument de nous égaler, malh. vi, 8. Cessez de présumer, dans vos folles pensées, Mes vers, de voir en foule à vos rimes glacées Courir, l'argent en main, les lecteurs empressés, BOTL. Êp. X. 1| 8° Tirer une présomption (vieilli en ce sens). Ce sont là de ce» coups de grâce et de ces miracles dont nous ne pouvons présumer, maisqui sont toujours dans la main de Dieu, boubijal. Pensées, t. m, p. 383. || 4» Se présumer, t). réfl. Être présumé. Cela se présume d'après les circonstances.
— REM. 1. Présumer régit l'indicatif quand la phrase est affirmative : Je présume qu'il est malade; et le subjonctif, quand elle est négative ou inierrogative : Je ne présume pas qu'il soit malade; présumez-vous qu'il soit parti? || 2. Pascal l'a construit avec l'infinitif d'une manière toute latine : Quoiqu'il soit à présumer telles résolutions ne passer pas le bout des lèvres, Prov. x.
— HIST. xiT* s. Si vous estiez délaissée, que diroient vos amis? que presumeroit vostre cuer, quant Il s'en appercevroit? Méiagier, i, 6. ||xv« s. Doitil présumer n'enquester Qui est Michaut ne Michelet, COQUILLART. Droits noMi faui. || xvi' s. Celui qui présume d'avoir plus d'intelligence, est d'autant plus aveugle qu'il ne recognoist pas son aveuglement, CALv. Instit. 199. Que les femmes, suivant la défense de saint Paul, ne présument d'enseigner,
DICT. OK LJl LANGUE FRANÇAt.HB.
m. m. ses. we plus ne moins que nous présumons tousjours qu'il y ait quelque mal en la maison oii nous voyons porter du lait d'asnesse, aussi.... amyot, Démosth. 39. Chascun d'eux [des grands] de soy tant présume Qu'il pense estre aimé par devoir, desportes, Amours d'Hippolyte, lxxxvui, Chanson. Que l'homme qui présume de son sçavoir ne sçait pas encores que c'est que sçavoir, mont, ii, <52. Je ne présume les ^Ices qu'aprez les avoir veus, id. IV, 75. Par ceste douce harmonie de langage, cestui-ci, qui par avanture presumoit desja assez de soy, vint à en présumer trop, langue, 33).
— ÉTYM. Prov. et esp. presumir; ital. presumere: du lat. pr,vsumere, de prx, avant, et sumere, prendre.
PRÉSUPPOSÉ, ÉE (pié-su-pô-zé, zée), part, passé. Un principe présupposé. |{ Absolument. Cela présupposé, cela étant présupposé. Et présupposé qu'elle le désire, il vaut mieux contenter d'abord sa curiosité que de las.ser sa patience dans une longue préface, balz. ii io rtine de Suède.
PRÉSUPPOSER (pré-su-pô-zé), v. a. Supposer préalablement. Ils présupposaient que les dieux du ciel ne s'abaissaient pas jusqu'à s'entretenir avec les hommes, bourdal. Myst. Très-saint sacrement, X. I, p. 537. Pour entrer d'abord dans mon sujet, je présuppose ici.... ce que la foi nous enseigne, iD. Carême, m, Résurr. de J. C. 309. || Avec un nom de chose pour sujet, faire présupposer. Le remords présuppose le doute, DEsc. Pass. )77.||Se présupposer, v. réfl. Être présupposé. Cela se présuppose sans peine.
— HlST. xiv» s. Election présuppose deliberacion et conseil, obesme, Eth. 68. ]| xvi* s. Délivrance de meuble vendu présuppose paiement, loysel, 40». Je luy demanday (salut et révérence présupposez), s'il n'estoit pas le seigneur Agnoste, Sat. Uén. p. tii. Les choses infinies qui tuent et nuisent en presuppcsent autant qui conservent et qui profitent, mont. II, 20». Chaque science a ses principes présupposez, ID. II, 286.
— ÉTYM. Pré..., préfixe, et upposer; prov. pressupauiar ; cal. presuposar.
présupposition (prài«u-pô-zi-sion ; vers, de six syllabes) , s. f. Supposition préalable. En quelle sûreté de conscience les prétendus réformés ont-ils pu, sous de si fausses présuppositions, violer la sainte unité que Jésus-Christ a tant recommandée à son Église? Boss. Exp. doctr. cath. Avert. Il [l'abbé Dubos] forme un système sur la présupposition qu'ils [les Francs] étaient les meilleurs amis des Romains, montesq. Esp. xxviii, 3.
— HIST. XVI* s. À ceulx qui combattent par presupposition, il leur fault présupposer au contraire le mesme axiome de quoy on débat; car toute presuppositioir humaine et toute enunciation a autant d'auctorité que .l'aultre, si la raison n'en faict la différence, mont, ii, 286.
— ETYM. Pré..., préfixe, et supposition. PRÉSURE (pré-zu-r'), s. f. Matière qu'on trouve
dans le quatrième estomac ou caillette du veau et des jeunes animaux ruminants, à l'âge où ils sont encore nourris de lait, et dont on se sert pour faire cailler le lait.
— HIST. XVI* s. Prenez cendre de gravelée, et en faites capitel dans une chausse d'hippocras : et en iceluy faut dissoudre de la pieseuie, paré, xvi, 36.
— ÊTYM. Génev. pressure; Berry, prue; picard, prule; de l'ital. presura, présure, proprement action de prendre, de preso, pris, de prendere (voy. preniire).
t PRÉSURER (pré-zu-ré), v. a. Cailler avec de la présure.
— HIST. XVI' s. Plusieurs matières y a-il pour presurer et cailler le laict, o. de serbiîs, 285.
t PRÉSYSTOl.IQUE (pré-si-sto-li-k'), adj. Terme de physiologie. Qui précèiie la systole du cœur.
— ETYM. Pré..., préfixe, et systole.
i. PRÊT, ETE (prê, prê-t'), adj. || 1° Qui est disposé à, préparé à. Tenez-vous prêt pour partir. La mort ne surprend point le sage. Il est toujours pièt à partir, la font. Fabl. vm, t. Je définis la cour un pays où les gens, Tristes, gais, prêts à tout, à tout iijdifi'éreiits, Sontce qu'il plaît au prince, id. ib. viu, U. Ceux qui seraient prêts à consentir au mensonge, PASC. Pens. XXIV, 89 1er, éd. uavet. Les ennemis le trouvent toujours sur ses gardes, toujours prêt à fondre sur eux, Ross. Imuis de Bourbon. Jamais prince ne fut plus docile et plus prêt à se corriger de ses défauts, cLÉcii. Ilist. de Thiodose, iv, 34. Soyez-vous à vous-même un .sévère critique ; L'ignorance toujours est prête à s'admirer, boil. Art p. 1. 1| 11 se dit aussi des choses. Et que tous vos vaisseaux soient iirAta «our notre fuite, rac. Andr. iv, 3. Son traité
(Toptique étant prêt à imprimer, ponten. Newton, Du bois taillis prêt à couper dans quelques années, BUFF. Uist. nat. Intr. part. exp. ffiue. t. vm, p. 405. Il 2° Absolument, en parlant des personnes, tout disposé, tout préparé. On est toujours trop prêt quand on a du courage, corn. Cid, iv, 5. Quoique, sans menacer et sans avertir, la mort se fasse sentir tout entière dès les premiers coups, elle trouve la princesse prête, boss. Duch. d'Orl. Il faut partir, les matelots sont prêts, boil. Sat. vm. Calchas est prêt, madame, et l'autel est paré, rac. Iphig. IV, 3. Annette, veux-tu aller avec elle? — Moi, de tout mon cœur; me voilà prête, genlis, Thédt. d'édue. la March. de modes, se. 6. || Il n'est jamais prêt, il n'a jamais fait ses préparatifs à temps. {| Il se dit aussi des choses. Le dîner est prêt. Il faut partir, la voiture est prête. Quelquefois il [Louis XIII] a opposé la force toute prête à la violence qui se préparait, balz. le Prince, 1 7. L'un [Régulus], jaloux de sa foi, va chez les ennemis Chercher avec la mort la peine toute prête, rac. Bérén. iv, 5. || Fig. Ce n'est pas viande prête, se dit d'une chose qui ne se fait pas toute seule, qui tirera en longueur. Il 3° Prêt sur, qui a par devant soi une préparation, une étude. Mon second était prêt sur tout, pasc. Prov. IV. Il 4° Destiné. 11 est injuste qu'on s'attache à moi.... je ne suis la fin de personne. ...ne suis je pas prêt à mourir? pasc. Pens. xxiv, 39 ter, édit. HAvET. Il 5° Prêt à, sur le point de. L'oiseau, prêt à mourir, se plaint en son ramage, la font. Fabl. III, 12. Je vous vois prêt, monsieur, à tomber en faiblesse, mol. Sgan. u. J'avais laissé Mme de Vaubrun prête à devenir folle , Mme de Langeron prêle à mourir, sÉv. <4 sept. (675. Rome piêie à succomber, boss. Hist. m, 7. Je vois de votre cœur Octavie effacée. Prête à sortir du lit où je l'avais placée, RAC. Brit. iv, 2. Aujourd'hui qu'an tombeau je suis prêt à descendre, a. chénier. Élégies, vu. Une brebis prêle à agneler, une pouletle prête à pondre, Dict. de l'Acad. aux mots agneler et poulette. Il U se dit aussi des choses. Un grand destin commence, un grand destin s'achève : L'empire est prêt à choir, et la France s'élève, cohn. Alt. i, a. La vertu la plus prête à se voir couronner. Quand ta main se retire, est aussitôt fragile, id. Imit. m, ti. Si c'est vous o''"enser. Mon offense envers vous n'est pas prête à cesser, mol. Femmes sav. v, t. Tous ces nuages qui paraissent si noirs et si prêts à fondre sur nous, SÉV. 3(1 mars i689. ||8° Prêt de, disposé à, préparé à. Psyché était honteuse ^e son peu d'amour, toute prêle de réparer cette faute, si son mari le souhaitait, et quand même il ne le souhaiterait pas, la pont. Psyché, 1, p. 86. Que si cette feinte, madame, a quel(iue chose qui vous offense, je suis tout prêt de mourir pour vous en venger, mol. Prine. d!El. v, 2. Le voilà prêt défaire en tout vos volontés, id. le Pép. III, 8. Et je dois moins encore vous dire Que je suis prêt pour vous d'abandonner l'empire, rac. Bérén. v, 6. Qu'on rappelle mon flls, qu'il vienne se défendre; Qu'il vienne me parler, je suis prêt de l'entendre, ID. Phèd. V, 5. Il II ?e dit aussi des choses. Ajoute que ma mort Est prête d'expier l'erreur de ce transport, mol. Je Dép. i, a. || Aujourd'hui les grammairiens ont décidé qu'il fallait dire en ce sens prêt à; cette décision est arbitiaire, car l'usage admettait, comme on voit, la préposition de; et il n'y a rien dans prêt qui exclue cette préposition. Il 7° Prêt de, sur le point de. Il tenait un moineau, dit-on, Prêt d'étouffer la pauvre bête. Ou de la lâcher aussitôt Pour mettre Apollon en défaut, la FONT. Fabl. IV, 49. En rêvant à la visite qu'elle était prête de recevoir, id. Psyché, i, p. 68. Mme de Vaudemont n'est pas prête de revenir ici, sÉv. 9 mars (672. On était prêt d'aller se divertir & Font.iinebleau : tout a été rompu (à l'occasion de la mort de Turenne], id. 31 juill. (675. Mme d'Heudicourt est entièrement dans la gloire de Niquée; elle oublie qu'elle est prête d'accoucher, id. 8o juilL (677. Si toujours dans leur ftme une pudeur reloue, Prêts d'embrasser l'Église, au prêclie les rappelle, boil. Épitre m. Faut-il être surprise Que, tout prêt d'achever cette grande entreprise, Bajazet s'inquiète? rac. Bajai. m, 6. Les voisins [des princes allemands] étaient prêts d'envahir la froutièie, VOLT. Mœurs, »7. || Il se dit aussi des choses. Sur la légèreté d'une croyance si peu raisonnable, il renonce à une affeclion auiii ii était assuré, et qui était prête d'avoir son effet, corn. Mél. Examen. On a fait contre vous dix entreprises vaines; Peuteire que l'onzième est prête d'éclater, id. Ci'ina, 11, (. Cette utile frayeur.... Vientsouventde la grâce en nous prête d'entrer, boil. Épitre xii. |1 Aujourd'hiii, en ce sens, on dit pris de.
— HI8T. XI' ». Se 11 reis velt, prez sul pour tous le face, Ch. de Roi. sx. || xii* s. D'hui cen jour en un an sciez presl d'ostoier [d'entrer en campagne], Sax. XVI. Il xin' s. Ele [Liesse] et la bouche petitete, Et por baisier son ami preste, la Rose, 854. X ceste amor sunt près et prestes A usine li home cum les besles, ib. 6799. Je sui pretz & feire le [cela] volantiers, Kerlin, t' 63, reclo. ||xiv s. En la cité n'en avoit nul plus prest de langue ne de main, bkh- CHEURE, ^ 54, vefto. || XVI' S. Ponocrates courut dire les novelles à Gargantua, affin qu'il fust prest de la response, RAB. Garg.i, I8. Et voy me là prest à boyre, iD. l'b. i, «i. Quand doncques je les voirray tumber en la rivière et prestz d'estre noyez, id. ib. 1, 42. En ung moment elles estoyent prestes et habillées de pied en cap, id. ib. i, 56. L'ahbaye d'Is- «onldun, en Berry, est de présent vacante ou preste à vacquer par la mort de l'abbé dudict lieu, marg. Lett. 8«. Nous sommes icy prests à aller où vous Toudrés, ID. ib. 1 1 3. Ce que je me hasle, est afin d'estre plus tousl preste du retour, id. ib. 128. [Des épis] Prests à cueillir, marot, iv, n. Ils en sont bien prests [il y sont bien préparés! ironiquement]! MOBï. I, 140. Ma comédie est composée et preste, respondit Menander, m. i, (90. J'avois le latin si prest et si à main qu'ils [les professeurs] craignoient à ni'accoster, m. i, 194. Comme le feu.... plus il trueve de bois, et plus il est prest d'en brusler, la boétie, Sertit. ix>lont. Tel est housé [botté] qui n'est pas prest, cotoravk. Viande d'ami est bientost preste, id. -
— ETYM. Bourg, proo, au féminin prote; prov. prest, prêt; cat. prest; espagn. port, et ital. presto; du lat. prasstus, qui se trouve dans des inscriptions et dans la loi salique, et qui est dans la langue classique sous la forme invariable et adverbiale, prsesto evîe; il est formé de prx et stare.
». PHET {prê ; le < ne se prononce pas et ne se lie pas; au pluriel, l'« se lie : des prê-r exigibles), s. m. Il 1» Action de prêter de l'argent ou quelque autre objet. 11 y a deux sortes de prêt : celui des choses dont on peut user sans les détruire, et celui des choses qui se consomment par l'usage qu'on en fait; la première s'appelle prêt à usage ou commodat; la deuxième s'appelle prêt de consommation ou simplement prêt. Code Nap. art. 1874. || Prêt gratuit, se dit par opposition à prêt à intérêt, lorsque le prêteur se contente de la restitution de la chose prêtée. |{ Prêt à intérêt, prêt à condition que le débiteur en serviia les intérêts. Nos législateurs, s'il est possible, raisonnent encore plus mal que les casuistes; ils condamnent le prêt à intérêt, et ils le tolèrent; ils le condamnent sans savoir pourquoi, et ils le tolèrent parce qu'ils y sont forcés, condill. Comm. gouv. I, 18. Il Prêt usuraire, prêt où l'intérêt stipulé a le caractère de l'usure. || Prêt à la petite semaine, prêt u-uraire où les intérêts se comptent et sont dus par semaines. Moncrif a publié quelques lettres sur des sujets intéressants de morale, en particulier sur cette usure si commune dans le bas peuple, et connue sous le nom de prêt à la petite semaine, p'alemb. Éloge», If oncny. || 8° Somme d'argent prêtée. Un prêt considérable. Prêt sur gage. Les prêts que les marchands se faisaient les uns aux autrss, fén. TH. xu. || Maison de prêt, établissement autorisé dans lequel on prête de l'argent sur nantissement || 3° Le prêt se dit dans les bibliothèques de l'action de prêter un livre que l'emprunteur emporte chez lui. || Registre, livre de prêt, registre, livre sur lequel on inscrit, dans les bibliothèques publiques, les livres prêtés. || 4° Anciennement, payement de solde que le roi faisait faire par avance aux soldats de dix en dix jours, plus ou moins, pour suppléer aux montres et pour les attendre. Il Aujourd'hui somme payée d'avance par l'Etat ; la partie de ces fonds qu'on doit remettre à chaque sous-officier ou soldat reste pendant cinq jours dans la caisse du corps, et dès lors elle leur est due quand ils la reçoivent; jusque-là on a pris toutefois sur le prêt les sommes nécessaires à l'achat des vivres, etc. legoarant. || Fig. et populairement. Recevoir son prêt, recevoir un mauvais coup, ou une semonce.
— H1STI xn* 8. Et je cuit que clst dai [deux] destrier Sont Tostre; pr si vous prieroie ....Que vos, ou i prest ou à don, Lequel que soit, me baillassiez, la Charrette, v. 580. || xiii' s. Donques me convient il tenir au quel je quiderai que bon soit, ou à le paj vente ou au prest, biaum. vi, 28. || xiv s. Comme n'a gueres nostre bien amé Berthelemy Splffame nous eust promis à faire certain prest du sien , à nostre grant besoing, et pour le fait de nos guerres,
PRÊ
Ordonn. des rois de Fr. t. v, p. a*9. Quatre cent compaingnons la semaine assembla, Et à cascun de presl [solde] quinze florins bailla, Baud. de Seb. VI, 644. Il XVI' s. Cela fut retardé par les desbauches des esquipages, qu'en vain on pensa obliger par quelques petits prests par eux mesprisez, d'aub. llisl. Il, 296. 11 commanda d'en distribuer ausdicts capitaines, par forme de prest, pour en accomoder leurs soldats, attendant les monstres, cahl. vu, t.
— ÉTYM. Prêter; provenç. prest ; ital. presto. fa. PRÊT(prê),«.TO.Termeduservicede la maison
du roi. Essai que le gentilhomme servant de jour faisait faire au chef du gobelet, de tout ce qui devait servir au roi pour la table, comme pain, sel, serviettes, cuiller, fourchette, couteau et curedents i| La table de prêt, table où se faisait cet essai et qui était gardée par le gentilhomme servant. Il y eut grand couvert chez Mme la Dauphine; la nef était sur la table du prêt, dangeau, Journal, t. XIII , p. 46-,
— KTYM. Prêt 4 .
tPRÊTABLE (prê-ta-bl '),odj. Qui pe.utêtre prêté.
— illST. XVI' s. Prestable, cotorave.
t PRÊTANT (prê-tan), s. m. En corroierie, ce que contient une peau tannée et ce qu'on en fait sortir sur un marbre avant le mettage au vent.
PRETANTAINE (pre-tan-tè-n'), s. f. Terme familier usité seulement dans cette locution : courir la prétantaine, courir çà et là, sans nécessité. Et bien courant la prétantaine Par les buissons et par la plaine, chapelle. Lettre à sa mattresse. N'a-t-il pas bien su élever son fils, sans avoir pour cela besoin de lui faire courir la pretantaineî oenlis, Thédl. d'éduc. le Voyageur, i, i.|| Cette femme court la prétantaine, elle fait des promenades, des sorties, des voyages qu'interdit la bienséance. Elles s'en viennent ici courir la pretantajue avec des mattres-clercs, dancouht, Cur.de Compiègne, se o.
— ÊTYM. D'aprbs Ménage, mot tiré de prelanlan, onomatopée exprimant le bruit de pas précipités; genev. prétantaine.
\ PRÊTE (prê-f), s. f. Baguette d'osier refendue, servant à relier les cercles dns tonneaux.
PRÊTÉ, ÉE (prê-té, tée), part. poiS^. || Substantivement. C'est un prêté rendu, c'est une juste représaille. || Béranger a modifié cette phrase proverbiale dune façon qui lui laisse son sens et sa correction : Ou quand Jeanne fait œuvre pie. C'est un rendu pour un prêlé, Hais, de santé. Mais la forme qu'aujourd'hui on lui donne souvent est absolument inintelligille : c'est un prêté pour un rendu.
f PRÊTE-JEAN, VOy. PBÉTRE-JEAN.
\ PRITTENDANCE (pré-tsn-dan-s'), *. f. Néologisrao. Qualité de prétendant à un trône.
PRÉTENDANT, ANTE (prc-tan-dan , dan-t'), s. m. et f.\\i° Celui, celle qui prétend, qui aspire i une chose. L'intérêt et l'envie de leur plaire [aux grands] leur donneraient autant d'imitateurs de leurs actions que leur autorité forme de prétendants à leurs grSces, MASS. Pet. carême, Purif. || 2° Prince qui prétend avoir des droits à un trône occupé par un autre. On vit paraître, sur la fin du règne de Valérien et pendant celui de Gallien son fils, trente prétendants divers, MONTESQ. Rom. 16. Il Absolument. Il se dit des princes de la maison de Stuart, qui réclamèrent longtemps, et les armes à la main, le trône d'Angleterre. George III nous a pris le Canada, tandis que le prétendinl dit son chapelet k Rome, et que son fils s'enivre à Bouillon, volt. Lett. d'Àrgental, n mars i763.||8°S. m. Celui (|ui aspire à la main d'une femme. Ulysse nevit plus.... Pénélope, ne voyant revenir ni lui ni moi, n'aura pu résister à tant de prétendants, fKn. Tél. vu. || Il se dit aussi quelquefois des femmes. Le jour que se tint l'assemblée de tant de jolies prétendantes, nous parcourions toutes d'une manière inquiète les visages les unes des autres, ponten. Korls anc. Dial. vi. Le jour du mariage était fixé.... on présentait un habit de noce à celle sur qui le choix secret était tombé; on distribuait d'autres habits aux prétendantes qui s'en retournaient chez elles, volt. Russ. i , 3.
— HIST. xvi' s. Deux prétendants au royaume de Thracc, mont, m, 246.
PRÉTENDRE (pré-tan-dr") , «. a. Il se conjugue comme tendre. |{ 1° Réclamer, exiger comme un droit. Comme le plus vaillant, je prétends la troisième [part], LA FONT. Fabt. i, 6. Je proteste de ne rien prétendre à tous vos biens, pourvu que vous me laissiez celui que j'ai, mol. l'Av. v, 2. Ils [les maréchaux] prétendent du monseigneur, sÉv. 2 août 1676. Je n'en prétends pas [de remettre des fermages à dei fermiers] un grand mérite, puisque c'est par I force, m. 16 juin leHO. Son frère KIorien prétendit
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l'empire par droit de succession, comme le plus proche héritier, boss. Hist. i, to. Ces deux peuples étaient en guerre pour des terres que chacun d'eux prétendait, id. ib. m, 6. Je ne prétends de vous ni pitié ni secours, bhifpaut, Sinus II, v, 4. || Absolument. En ce cas il verra que je sais comme il faut Punir des insolents qui prétendent trop haut, corn. la Suit). I, 8. Tu prétends un peu trop ; mais, quoi que tu prétendes. Rends-toi digne du moins de ce que tu demandes, id. Cinna, iv, J. J'ai les cheveux noirs, naturellement frisés, et avec cela assez épais et assez longs, pour pouvoir prétendre en belle tête, la rochefouc. Porir. || 2° Aspirer à. Ceux qui ne seront pas satisfaits de ces raisons [sur la divisibilité de l'espace à l'infini].... ne peuvent rien prétendre aux démonstration* géométrii]ues, PASc. Esprit géom. i || Prétendre la main, aspirer à épouser. Je n'ai point prétendu la main d'un empereur, corn. Pulch. I, 6. Il On dit de même: prétendre une personne. De tant d'amours il ne m'en est échu pas un, et de tant de belles il n'y en a pas une seule (|ue je prétende, voit. Lett. 8«. Ces deux nymphes, Mirtil, à la fois te prétendent, mol. Kélie. i, l. Etla preuve après tout que je vous en demande. C'est de ne plus souffrir qu'Alceste vous prétende, id. Mis.v, ■2. Tous les princes k marier la prétendent [la princesse de Bavière], sÉv. 267. || 3° Avoir pour objet, en parlant de choses (peu usité en ce sens). Si de son arrivée [de l'ambassadeur romain] Annibal fut la cause. Lui mort, ce long séjour prétend quelque autre chose, CORN. JVicom. i, i.||4° Soutenir, affirmer. Valère : Que vient de te donner cette farouche bête? — Ergaste: Cette lettre, Monsieur, qu'avecque celte boite On prétend qu'ait reçue Isabelle de vous, mol. Éc. des mar. u, s. Gardez-vous de prétendre Que de tant d'ennemis vous puissiez vous défendre, rac. Mithr. v, 6. Je prétens Qu'Aristote n'a point d'autorité céans, ID. Plaid, m, 3. Prétendre avec Descartes que les animaux sont de pures machines privées du .sentiment dont ils ont les organes . c'est démentir l'expérience et insulter la nature, volt. Louis XIV, Éeriv. Pardies. On prétend que le cardinal de Richelieu lui offrit [à Saumaise] une pension de douze mille francs pour revenir en France, à condition qu'il écrirait à«la gloire de ce ministre, iD. Louis XIV, Écriv. Saumaise. \\ En ce sens, il ne prend guère pour complémeni direct qu'un nom indéterminé. Je prétends ceci. Ce que je prétends, c'est que.... i d'austères devoirs le rang de femme engage. Et vous n'y montez pas, à ce que je préfends. Pour être libertine et prendre du bon temps, MOL. Éc. des femm. m, 2. || Cependant on dit : prétendre une chose bonne, mauvaise, soutenir qu'elle est bonne, mauvaise. J'écrivis à l'ami Damilaville que des gens qui revenaient de Barége, prétendaient ces eaux souveraines pour les dérangements que.... VOLT Lett. d'Alembert, 1 6 oct. i768. || 5° Prétendre avec le verbe à l'infinitif sans préposition, avoir l'intention de. Une mouche survient, et des chevaux s'approche. Prétend les animer par son bourdonnement, la pont. Fahl. vu, ». Le compère aussitôt va remettre en sa place L'ai, ent volé, prétendant bien Tout reprendre à la fois, sans qu'il y manquât rien, id. ib. x, 6. Je prétends vous traiter comme mon propre fils, bac. Alhal. ii, 7. jj Avoir la prétention , se flatter de. U est arrivé à peu de personnes de prétendre connaître toutes choses : je vais parler de tout, disait Démocnte, pasc. Pens. i, i , édit. havkt. Surquoi d'ailleurs prélendez-vous être mieux traité que moi? volt. Babouc || On a dit: prétendre de. Après sa mort [de Vaugelas], les cahiers du dictionnaire, avec le reste de ses écrits, furent saisis par ses créanciers, qui prétendaient d'en tirer une somme considérable de quelque imprimeur, pellisson, Hist. del'Acad. m. Ne prétendez pas, mes pères, de faire accroire an monde que.... PASC. Prov. xi. J'irai à BourbiUy,où je prétends bien de vous voir, sêv. 16 juill. 1673. || Prétendre que, avec le subjonctif, vouloir, entendre. Et qu'à moins de cela je ne dois point prétendre Qu'on puisse être content.... mol. Tart. iv, 6. De lui seul il prétend qu'on reçoive la loi, boil. Sat. XI. Demain, sans difl'érer, je prétends que l'aurore Di^couvre mes vaisseaux déjà loin du Bosphore, rac. Mithr. m, l. Comme elles étaient publiques [les caresses que Mme de Cleveland faisait au duc de Montmoulh], elle prétendait qu'elles dussent être sans conséquence, hamilt. Cramm. xi. Il [Malebranche] prétend que les anges aient été les causes occasionnelles des œuvres surprenantes de Dieu dans l'Ancien Testament, fonten. Doutes sur les causes occas. Œur. t. ix, p. «, dans pol'gens. Chaque parti prétend que son vœu soit suivi, lemi8Rb«,
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Bamevell, l, k. || On met aussi quelquefois le COQditionnel après prétendre à l'imparfait, et le fulur après le présent. Traître, tu prétendais qu'en un lâche silence Phèdre ensevelirait ta brutale insolence, SAC. Phid. IV, s. S'il [le sultan] ose quelque jour me demander ma tête, Je ne m'explique point, Osmin, mais je prétends Que du moins il faudra la demander longtemps, m. Baj. i, 1. 1|6' V. n. Aspirer à. U ne prétend à vous qu'en tout bien et en tout honneur, mol. Scap. m, ». Il ne faut point que je prétende à vivre agréablement sans vous, sÉv. n sept. <675 (l'éd. de (736 a: prétende de vivre). Interdireà mes vers, dont peut-être il fait cas, L'entrée aux pensions où je ne prétends pas, boil. Sal. IX. On ne fut point sévtre pour la Fontaine, parce qu'il semblait ne prétendre à rien ; moins il exigeait, plus on lui accordait; on lui passait ses mauvaises failles en faveur des excellentes, volt. Mél. litt. Lett. de la Visclède. Il joint à l'amabilité à laquelle nos Français prétendent i tort ou à droit, une maturité de raison à laquelle malheureusement ils ne prétendent pas, d'alemb. l.ett. au roi de Pr. 1B sept. (775. Cette révolution [française] qui, malgré la vieillesse du genre humain, prétendait k recommencer l'histoire du monde, stael, Corinne, xii, i.