PUS
PUT
puritaine. 11 y a là de'ians [des vers de Thornson] un sentiment de cette piété puritaine et candide ; il y a quelque chose de cette exaltation naive de l'Ecosse qui s'anime pour l'amour delà patrie, et d'une patrie du Nord, villemain, LUI. fr. xviu' siècle, 2* part. 3* ifç. Cette action de l'esprit français, qui tout à coup,' dans l'Ecosse puritaine, fait briller une littérature.... id. ib. v part. 3» leç. || a» Se dit, par extension, de ceux qui aiTectent une grande rigidité de principes moraux ou politiques.
— ÊTYM. Angl. puritan, du lat. purus, pur, par l'intermédiaire de puritas.
PCKITANISME (pu-ri-ta-ni-sm'), s. m. 111° Doctrine des puritains. L'Angleterre a oublié ce qu'elle avait conservé de meilleur de l'ancienne religion ; et il a fallu que la doctrine de l'inviolable majesté des rois cédât au puritanisme, boss. Déf. Var. i" dise. 40. Il L'ensemble des puritains. || 2° Fig. Rigorisme politique ou moral.
t PCRON (pu-ron), t. m. Terme rural. Petit-lait épuré ou clarifié.
t PUROT (pu-ro), f. m. Terme rural. Sorte de citerne dans laquelle on réunit les eaux des fumiers.
— ÉTYM. Comparez pdbin (.
I PCUPURA (pur-pu-ra), s. m. Terme de médecine. Maladie qui a pour caractère de se manifester Intérieurement par des hémorrhagies et à l'extérieur par des pétéchies ou des ecchymoses indépendantes de violences extérieures.
— ETYM. Lat. purpura, pourpre, à cause de la couleur pourpre des ecchymoses.
t PUKPURIFÈRE (pur-pu-ri-fè-r"), adj. Qui donne ou produit de la pourpre.
— ÉTYM. Lat. purpura, pourpre, et ferre, porter, t PCRPURIGË.VE (pur-pu-ri-gè-n'), adj. Terme
d'histoire naturelle. Oui engendre la pourpre. La matière purpurigène produite par le manteau des pourpres.
— ÉTYM. Lat. purpura, pourpre, et la finale gène. PURPURIN, INE (pur-pu-rin, rl-n'), adj. Qui
approche de U couleur de pourpre. Il [le phénix] recevait d'elle des biscuits et des pistaches qu il prenait de sa patte purpurine et argentée, et qu'il portait à son bec avec des grâces inexprimables, VOLT. Princ. de Babyl. i. Elle cueille la grappe, ou blanche ou purpurine, A. chén. "i^I^j;. x.
— HIST. xiu* s. Li safirs est auques porprins, Auques oscurs, et si est fins, Partonop. v. <024. Heube porprine vestue [il] ot, t'i.et Bianeh. «39,
— ÉTYM. Lat. purpurinus, de purpura, pourpre. PURPURLNE (pur-pu-ri-n') , s. f.\\i° Le bronze
moulu qui s'applique à l'huile et au vernis. Il 2" Terme de cliimie. Principe colorant pourpre de la racine de garance.
— ÉTYM. Purpurin.
\ PURPURIQCE (pur-pu-ri-k'), adj. Terme de
chimie. Acide purpurique, acide organique particulier azoté et résultant de l'action, soit de l'acide azotique étendu, soit du chlore ou de l'iode, sur l'acide urique.
t PCRPURITE (pur-pu-ri-f), s. f. Coquille du pourpre fossile.
PURULEN'CK (pu-ru-lan-s'), ». f. Terme de médecine. Qualité de ce qui est purulent. La purulence des crachats.
— ETYM. Lat. purulentia, de purulentus, purulent.
PURCLE.\T, ENTE (pu-ru-lan, lan-t'), adj. Terme de médecine. Oui tient de la nature du pus; qui a l'aspect du pus. Urines purulentes. || Foyer purulent, synonyme d'abcft'!.
— HIST. XVI* s. Dans ces tumeurs estoit contenue une matière gypsée et autre matière purulente,
PABÉ, V, 18.
— ÉTYM. Lat. purulentus, de pus, pxtrit, pus. PUS (pu; \'s se lie : un pû-z épais), s. m. Terme
de médecine. Humeur morbide sans analogue dans l'état sain, caractérisée par des globules spéciaux, et se produisant d'ordinaire par l'effet d'une inflammation. Quand l'abcès était caché, on se croyait sain et propre; quand il crève, on sent l'infection du pus, ¥f.H. t. xviii, p. 421. Il Pus louable, pus de bonne qualité. || Fig. On disait du roi qu'jl tirait le gang de tous ses sujets sans distinction, qu'il en exprimait jusqu'au pus, st-sim. 284, los.
— ÉTYM. Lat. pus; grec, «ûov, de tiûm, nûOto, pourrir; sanscr. pwj, puer.
t PUSf.VSMK ipu-zé-i-sm'), f. m. Doctrine d'une secte anglicane qui s'est formée récemment d'apn^s le docteur Pusey, et qui se rapproche du calliolici»me.
t PU.SfiVSTE (pu-zé-isf), I. m. Celui qui adhère au puséysoio.
PUSILLANIME (pu-zil-la-ni-m'), adj. \\ i° Qui a l'âme faible et timide. Je hais ces cœurs pusillanimes qui, pour trop prévoir les suites des choses, n'osent rien entreprendre, mol. Scapin, m, t. Homme pusillanime, si les deux grands fantômes, la douleur et la mort, t'effrayent, lis Sénèque, DiDER. Claude et Nér. ii, ». || 2° Oui annonce de la pusillanimité. Est-il indifférent pour un enfant d'entendre autour de son berceau le murmure pusillanime de la servitude, ou les accents nobles et fiers de la liberté ? dider. Claude et Nér. i, f 0. N'éprouvez point, mon fils, d'effroi pusillanime, M. J. chén. Charles tX, ii, 4.
— HIST. XIII* s. Pusillanimes, ce est à dire de poure cuer, bbun. lat. Très. p. 272. Pusillanimes est cil qui est dignes d'avoir dignitez granz, et si ne s'en ose entremettre ne recevoir les, ainz s'en fuit et repont [cache], m. ib. p. 288. ||xvi* s. Pusillanime et absurde vanterie, mont, iv, 220.
— ÉTYM. Lat. pusillanimis , de pusMus, petit (diminutif de pusus, petit garçon , le même que putus, peut garçon, puta, petite flUe, voy. pote), et anivius, esprit, courage.
t POSILLANIMEMENT (pu-zil-la-ni-me-man) , adv. D'une manière pusillanime.
— HIST. xvi* s. Pusillanimement, cotgbave.
PUSILLANIMITÉ (pu-zil-la-ni-mi-té), s. f. Faiblesse d'esprit, manque de cœur. L'idée qu'un homme frappé du tonnerre est puni par les dieux n'est qu'une pusillanimité ridicule, volt. lois de Uinos, notes. Je crains cette pusillanimité meurtrière qui, à force de délicatesse et de soins, affaiblit, efféminé un enfant, j. j. rouss. llél. v, 3.
— HIST. XIV* s. Et la deffaute ou négligence de desirier et pourchacier honneurs deus et duement, c'est vice lequel en grans honneurs Aristote appelle pusillanimité, oresme, Eth. 49. || xvi* s. Appelans la modestie pusillanimité; la consultation et délibération prudente, tergiversation palliée, lanoue, B5. C'estoit un homme qui avoit humilité sans pusillanimité, et magnanimité sans orgueil, bèze. Vie de Calvin, p. 22t. Afin que je confesse ma pusillanimité, je n'avois encore esté si hardi de publier ma fantaisie [réformer l'orthographe sur la prononciation], PELLETIER, dans livet, la Gramm. franc. p. I3B. La pusillanimité.... n'ayant peu se mesler à ce premier roolle [les actes de courage], prend pour sa part le second, du massacre et du sang, mont. m, 109.
— ÉTYM. Prov. pusillanimitat ; espagn. pusilanimidad; ital. pusillanimità, du latin pustÛanimitatem, de pusillanimis, pusillanime.
t PUSTULATION (pu-stu-la-sion), s. f. Terme de médecine.- Développement de pustules sur le corps.
PUSTULE (pu-stu-l"), s. f. Il !• Terme de médecine. Petite tumeur cutanée qui suppure au sommet. Cette pustule [de variole, dans l'inoculation] fait, dans le bras où elle est insinuée, l'effet du levain dans un morceau de pâle, volt. Dict. phil. Inoculation. \\ 2° Pustule maligne, affection virulente et gangreneuse, produite chez l'homme par inoculation directe ou indirecte de matières provenant du charbon des mammifères, du sang ou des dépouilles d'un animal mort de cette maladie, ou mort du sang de rate, ou mort après avoir été surmené, ou provenant d'un animal en voie de putréfaction. || 8" Terme de botanique. Sorte de petite élevure sur la tige ou sur les feuilles des plantes. Il 4° Nom spécifique d'un balane fossile (France, Italie, Piémont). || Nom spécifique d'une fissurelle (mollusques), faisant partie dcsunivalves de Lamarck (océan Indien, Amérique), la patelle pustule de Linné. || B° Globule adhérent aux monnaies qui viennent d'être frappées.
— HIST. xiv* s. Chancres [cancers] et pustules, H. DE MONDEVILLE, f" 98. || xvi* S. Si la brusieure est superficielle, il s'esleve des pustules ou vessies, si on n'y prévoit , paré, x, 8. La [petite] verollo s'esleve en pustule pointue et blanchissante, ». xxii, t. Anthrax ou charbons, et autres pustules malignes,