ITA
— ErvAl. Lai. ito, qu'on rattache au sanscrit t'Kftd, ainsi.
t ITAGUE (i-ta-gh'), s. f. Terme de marine. Nom d'un conlagc qui porte, à l'une de ses extrémités, un poids qu'il doit hisser, non pas seul, mais à l'aide d'un palan fixé à l'autre de ses extrémités. || Fausse itague, itague supplémentaire pour le combat.
— ETYM. Anciennes formes, estague, eiagle, hutague ilacle, utage ; bas-bret. itak.
t ITALIANISER (i-ta-li-a-ni-zé). |11° F. n. Affecter des tournures italiennes, une prononciation italienne. Autrefois, à la cour, ceux qui italianisaient en français appelaient les courriers de Naples les chevaux du règne, parce qu'en Italie le règne est le royaume de Naples, balz. Socr. chrét. Disc. <o. Il 2° y. a. Donner une terminaison italienne. Italianiser un nom propre. || 3" S'italianiser, ti. réft. Prendre les mœurs, les coutumes, les idées des Italiens. L'archevêque de Bourges s'était fort italianisé à Rome non sur l'honneur, mais pour la politique, st-sim. <82, 4 93.
— HlST. xvr s. Branlemens de teste italiennisés, TAHtJREAtJ, Dialogues, (" 34, dans lacurnk. Aujourd'hui l'empereur de.'l'urquie est appelle grand seigneur, voire par nous mesmement, qui italianisons en cela aussi sans y penser; car les Italiens lui ont fait les premiers cet honneur, a. est. dans le Dict.
de DOCHEZ.
— ETYM. Ital. italiano.
ITALIANISME (i-ta-li-a-ni-sm'), s. m. Manière de parler propre à la langue italienne. Cet Italien a longtemps appris le français; cependant il lui échappe quelquefois des italianismes.
— HIST. xvi* s. Vostre seigneurie ou sa seigneurie trottoit par sa bouche.... et plusieurs autres italianismes, H. BST. Lang. fr. «loi. Uial. t.
ÉTYM. Ilalianiser.
t ri'ALIEN, lENNE (i-ta-liin, liè-n'), adj. || 1° Qui appartient à l'Italie. Des opnras italiens, exécutés par des voix qu'il fit venir d'Italie, volt. Louis XIV, 25. Il Républiques italiennes, États indépendants que formèrent au xii* siècle presque toutes les villes de la haute Italie. || République italienne, nom que prit en 4802 la république cisalpine, lorsqu'elle eut Bonaparte pour chef. || Musique italienne, musique qui règne aujourd'hui en Italie, et qui a pour principal caractère la prééminence de la mélodie et du chant sur la partie harmonique. Au temps de J. J. Rousseau on opposait la musique italienne à la musique française , aujourd'hui c'est à la musique allemande qu'on l'oppose. || Théâtre italien, et, absolument, les Italiens, théâtre de Paris où l'on joue des opéras italiens. Il Philosophie italienne, nom que l'usage a réservé aux doctrines qui se sont développées en Italie après le réveil des études classiques. Il Goût italien, immoralité contre nature. Ce mariage ne fut jamais uni, le goût de M. de Brissac était trop italien, st-sim. 40, 4i6. ||2° S. ni. Les Italiens, les peuples de l'Italie. Un Italien. Les papes sont presque toujours des Italiens, volt. Louis XIV, 2. || 3» L'italien, la langue italienne, langue née du latin en même temps que l'espagnol , le français et le provençal. Nous avons envie de lire Guichardin ; car nous ne voulons point quitter l'italien, sÉv. 26 juill. 1674. Lorsqu'il [Louis XIV] s'attacha à Marie Mancini, il apprit aisément l'italien pour elle, volt. Louis XIV, 25. Il 4" S. f. Italienne, guide extérieure dans les voitures à deux chevaux et à trait léger. Il 6° S. /. Italienne, espèce de sauce. || 6° i l'italienne, loc. adv. X la manière des Italiens.
— HIST. xvi" s. Hausser les espaules à l'italienne,