JAL
bracelets, des boutons de deuil, etc. Cela est noir comme jais, comme du jais. Huile de jais. 1 1 2° Verre qu'on teint de différentes couleurs, et qui imite le jais. Du jais blanc. Du jais bleu. || 3° Adj. Noir jais, noir d'un vernis brillant. || On dit aussi : jaïet.
— HIST. xui' s. Il est accordé entre les mestres patrenostriers d'ambre et de gest, que il ne ouvreront jamès de nuiz des dites patenostres, Liv. des viét. 71. Ilxiv s. Paternoslres de perles et dejayet, 011 il y a ixïvi grosses perles et ix enseignauli d'or, CELABORDE, Émaux, p. 350. Un hanap à couvercle de gest despecié, id. ib. 3*9. || xvi' s. Huile dejayet, Pahé, ixvi, 4.
— ÊTYM. Wallon gaièie ; du lat. gagates, qui est le grec ya^àxr,i.
t JALABRE (ja-la-br'), t. m. Sorte de coq de bruyère (dans les Alpes), ordinairement blanc, d'une forte taille, d'une chair succulente et recherchée.
JALAGE (ja-la-j'), s. m. Terme de coutume féodale. Droit qui se levait sur le vin vendu en détail.
— ËTYM. Jale.
JALAP (ja-!ap'), s. m. {{ 1* Plante qui appartient à la famille des convolvulacées, exogonium purga (Bentham),coni'o!t'uiMi'o/'/îcmoh'i(Pelletan),tj)oma'o purga (Choisy) . || 2' La racine de cette plante. Le jalap est un bon purgatif. Le jalap est un des purgatifs les plus employés dans la médecine; il tire son nom de la ville de Xalapa, aux environs de laquelle il croit abondamment, ratnal, i/ist. phil. vi, ch. 16. Il 3° Faux jalap, belle de nuit (mirabilis jalapa, l.j.nyctaginées.
— ÉTYM.ia/apo, ville du Meiique,d'où on apporta cette plante pourl* première fois en Europe, en leuo.
t JALAPINE (ja-la-it-n'),î. f. Terme de chimie. Résine principal» du jalap.
— ETYM. Jalap, et la finale ine.
t JALAPIQUE (ja-la-pi-k') , adj. Terme de chimie. Acide jalapique, résine existant en petite quantité dans le jalap, nommée aussi rhodéorétine.
JALE (ja-r), *. f. Espèce de grande jatte ou de baquet.
— HIST. XIII* S. N'a encor gueres que il plut, El de l'eve assez y estut,Ouplus ou moins d'une jaloie [plein une jale|, Ren. !4«7. || xvi* s. Et contient le poinçon douze jallayes, etchaque jallaye seize pintes coutume d'Orléans, o. de sehrks, 49I.
— ÉTYM. Même racine que l'anglais gallon (voy.