‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 53 sur 389 · JAS · texte numérisé non relu

JAS

lolage de l'appareil avec lequel on mate un navire.

— RE,M. On a dit, quelquefois, au Cûmmenceiiient du xvu' siècle, ;art»VT« ; Sa ceinture honorable, ainsi que ses jartières, béonieh, Sat. x.

— HlST. XIV* s. Une jartiere, sur un tiMU de soye inde, gamy d'or, de perles, de diamans et de balaiz, ns labohde. Émaux, p. 348. Pour un quartier de satin azur, pour faire jarretières à fier les chausses de la royna, m. ib. || xv' s. Le comte d'Ostrevant montre bien qu'il a le courage plus anglois que françois, quand il prend le gertier et la devise du roi Richard d'Angleterre, froiss. m, iv, 16. Je perdy mon gartier en la rue, les Êvang. des quenouilles, p. 27. || xvi* s. U y arriva qu'un forçat Turc aiant sa chaîne rompue d'u» coup de canon, et en restant encore un pied aux jarretières, se jeta dans la mer, d'aub. Hist. m, B28.

— ÊTYM. Jarret; picard, gartier; twurg. jatetre; Berry, jarretier; norm. jarretier; angl. garter.

t JAUREUX, EUSE (ja-reû, reû-z'), adj. Laino jarreuse, laine qui contient du jarre. C'est à une tendance de cette nature [retour vers le type primitif de l'espèce] que me paraît devoir être rapporté le fait de production des toisons jarreuses, beaudolin, Acad. des sciences. Comptes rendus, t. lv, p. 238.

— ÉTYM. Jarre 2.

•(■JARRON (jâ-ron), *. m. Petite jarre destinée principalement à contenir du poisson mariné, des anchois, de l'huile.

— ÉTYM. Diminutif de jarr« <.

JARS (jar; \'s ne se lie jamais), s. m. Le mâle de l'oie domestique (jars ne se dit pas du niâlo de l'oie sauvage). || Fig. et populairement. Il entend le jars, il est fin, on ne lui en fait pas accroire aisément, locution qui, couiplète, est : il entend la jars, il a mené les oies, et, par conséquent, il a appris, en meuant les oies, à comprendre es que veut le jars.

— HIST. xni' ». Convient que cinq owe» [oiesj aient un garce, et cinq gdines un cok, Économie rurale, Bibl. des chartes, *' série, t. 11, p. 37i. Totes sont pleines les cuisines De Jars, de cos et de gelines, Ren, 4 2663.

— ÉTYM. Picard, gars ; bas-breton, yarx. Origine incertaine. Scheler indique : t'un radical garg qui serait dans /argon; 2" le radical gar, qui est dans le latin garr-ire. bavarder ; s* le Scandinave gassi, qui signifie i la fois jars et caquetcur. Il est dilTicile peut-être de se décider entre ces propositions ; cependant, si l'on remarque que le Scandinave gassi tient à l'allemand Corw, oie, on sera porté à croire que le nom de l'oie a été conservé de cette façon dans le français jars.

t JARSETTE (jar-sè-f), S. f. Petit héron blanc.

— ÊTYM. Le même que ganette (voy. ce mot). JAS (jâ),*. m. Il 1° Terme de marine. Nom donné

à deux pièces de bois de même figure et de mùme échantillon que l'on cheville au bout de la verge de l'ancre, por.r la faire tomber sur le bon côté, étant au fond de l'eau, jal. || On dit aussi jouet ot jouail. Il 2° Tuyau de bois par lequel passe l'eau ne mer pour faire le sel; ce sont les premiers rOservoirs dans les marais salants.

— ÊTYM. Origine inconnue. Jal, qui le dit réceni dans la marine française, remarque qu'on le prononce quelquefois jouai, joaille, jal, et qu'il est en bas-breton joucl.

t JASEMENT (ja-ze-man), s. m. Action de jasor.

— HlST. xvi* s. Jasement, cotorave.

JASER (ja-zé), v. n. || 1* Causer, babiller. Les oisillons, las de l'entendre. Se mirent à jaser aussi confusément Que faisaient les Troyens quand la pauvre Cas.sandre Ouvrait la bouche seulement, LA pont. Fabl. I, 8. Caquet bon bec alors de jaser au plus dru Sur ceci, sur cela, sur tout.... 1». ib. XII, 4 i . Car madame à jaser tient le dé tout le jour, MOL. Tart. 1, <. Ah I jamais les amants ne sont las de jaser, id. Tart. 11, 4. On sentait qu'elle n« jaait tant que parce qu'elle avait l'innocente faiblesse d'aim.ir à parler, marivaux, Paysan parv. a* part. L'enfant qui jase et le vieillard qui radote n'ont ni l'un ni l'autre le ton de la raison, bufp. Nature des animaux. J'attends ici quelque chose; et deux hommes qui ja.'îent sont moins suspects qu'un seul qui se promène ; ayi.ns l'air de jaser, beaumarcii. Barb. de Se'v. 1, 2. || Fig. Vous jasez bien à votre aise, vous avez les pieds chauds, se dit à quelqu'un qui prend ses aises quand les autres se donnent do la peine. || 2° Dire, révéler quoique chose qu'on devait tenir secret. Je voulais ne rion dire et ne pas t'accuser, El pour ton intérêt l'empêcher de jaser, 11AUTEROC11E, ychles de proi).il,S. C'est bien dit, elle

jAâ

Uâ

MtJ

est fille, elle pourrait jxser, leorand, Roi de Coeapne, II, I. Mais quoi 1 vous no pouvez rien taire; un peu (te discrétion est bien rare aujourd'hui; les gens crèveraient plutôt que de ne point jaser, et vous tout le premier, p. L. couh. Seconde lettre particulière. Il Faire jaser quelqu'un, lui faire dire des choses qu'il aurait intérêt de ne pas dire. Je suis discrète, quandonmedemande le secret; non, rien nn me ferait jaser, ukMvwx, Paysan parv. 6' part. Chut mes amis, il [un vin] faitjaser à table; C'est un agent provocateur, bérang. Agent prov. Il 3» Faire des remarques malignes, plus ou moins médisantes. Cela pourra d'abord faire jaser, Mais tout s'apaise et tout doit s'apaiser, VOLT. Prude, V , 8. Quel scandale! comme on va jaser dans le quartier! picard et MA2ÊRKS, Trois quartiers, i, »î. || 4° Prononcer des paroles humaines, en parlant du geai, de la pie, du perroquet, du merle et autres oiseaux. Cette pie jase tout le jour. L'on ne doit pas attribuer à la structure particulière de nos organes la formation de notre parole, dès que le perroquet peut la prononcer comme l'homme; mais jaser n'est pas parler, bdff. Ois. t. XI, p. 95. Il Jaser comme une pie, comme une pie borgne, c'est-à-dire parler beaucoup, babiller.

— HlST. XVI' s. Oyr jazer un rui.sseau qui murmure, RONS. 739. Grenouilles qui jasez quand l'an se renouvelle, id. 297. Ce qu'ils ont accoutumé de jaser, de recompenser Dieu par œuvres de supererogation, n'est gueres plus ferme, calv. Instit.

- ÉTYM. Provenç. gasar. On a proposé l'italien ' gasia, pie, mais l'italien n'a pas gaisare, et gazia eût donné en français gacer, jacer. Ayant rejeté gazza, Diez tire lemotdu Scandinave gassi, qui signifie jars et caqueteur; mais jaser parait tenir à gazouiller, et pour ce radical jaî ou gaz, on a une dérivation celtique qui, étant directe, paraît préférable : breton, geix geid, gazouiller; kymri, gyth, murmure.

t <.J.\SERAS (ja-re-ran),î.m. jjl" Ancien terme militaire. Espèce de cotte de maille. || 2' Anciennement, collier d'or formé de mailles. || 8" Lspèce de chaîne de petits anneau.v, dite par corruption jasernn , qui sert à suspendre au cou des croix, des médaillons, etc.

— HIST. XII* s. Gentix hom sire, je te pri et cornant, Que 11 ostez son hauber jazerant Et en après son vert hiaume luisant, Raoul de C. <4B. || xvi* s. Les marchandises et ouvrages dudit mestier.... or ou argent, traict, fille, ouvré et mis en œuvre de cannetille, jazerans, frisons, friseures, ou autrement, Ordon. tireurs et batteurs d'or, etc. < 688.

— RtYM. Provenç. jazeran; espagn. et portug. jacerina; ital. ghiaszerino. Diez, notant l'espagnol jazarino, qui signifie algérien, de l'arabe Gaiair, Alger,et remarquant qu'il est dit qu'Alger fabriquait d'excellentes cottes de maille, pense que jaseran signifie proprement algérien, provenant d'Alger.

t 2. JASERAN (JH-ze-ran), ». m. Oronge vraie, excellente espèce de champignons.

JASERIE (ja-ze-rie), t. f. Babil. Une jaserie continuelle.

— HIST. XVI' s. Jaserie, cotoravb.

— ÉTYM. Jaser.

t JASERON (ja-ze-ron), s. m. Voy. jaskran i .

JASEDR, EIJSE (ja-zeur, zeû-z'), s. m. et f. Il 1" Celui, celle qui jase. C'est un grand jaseur, une grande jaseuse. Voilà une drôlesse qui a langue bien pendue à ce qu'il me .semble, et vous êtes aussi furieusement jascuse, dancourt, (m Curieux de Compidgne, se. U. || 2" Celui qui est sujet à redire ce qu'il entend. J.iseur, Est-ce à toi de parler avec les gens d'honneur? t». corn. Galant doublé, 1, i. Estce que vous méprenez pourune jaseuse? dancourt, ilo\il. Javelle, se. 7. || 3° .S. m. pi. Terme do zoologie. Lesjaseurs, genre d'oiseaux (passereaux dentirostres). Les jaseurs seraionl-ils chassés de temps eu temps de leurs demeures par des disettes locales qui les forcent d'aller chercher ailleurs une nourriture qu'ils ne trouvent point chez eux? buff. Ois. t. VI, p. )6B. ||4' S. f. Jaseuse ou petite jaseuse, nom vulgaire du tirice, espèce de perruche à queue courte.

— HIST. XVI* 8. Une fontaine jazeressa Murmure, RONS. B70. Tu ne peulx t'eschapper à la prise d'un babillard, ains te laisses proumenor à ce jaseur, sans avoir la fermeté de luy ozerdire.... amïot, De la mauvaise honte, 7.

— f.TYM. Jaser. Ronsard a dit souvent j'aXord.

t JASIOiVE (ja-zi-o-n'),». f. Terme de boUnique. Genre de la famille des campanulacée».

— RTYM. 'fv.r,u:nr,.

JASilLN (ja-smin) , t. m. || 1° Genre type de la

famille des jasminéos. L'espèce la plus répandue en France est le jasmin blanc ou jasmin commun, jasminum officinale, t.; les fleurs en sont odoriférantes. Jasmins dont un air doux s'exhale, Fleurs que les vents n'ont pu ternir, Aminte en blancheur vous égale, Et vous m'en faites souvenir, la font. Psyché, i, p. <4. Les chemins y sont bordés de lauriers, de grenadiers, de jasmins et d'autres arbres toujours fleuris, fén. Tél. viii. || 2° La fleur du jasmin. Bouquet de jasmin. Eau de jasmin. Poudre de jasmin. || 3" Parfum tiré de la fleur du jasmin. Gants parfumés avec du jasmin, ou, simplement, gants de jasmin. || 4" Jasmin de la Caroline, gelseminum nitidum , Michaux, loganiacées. || Jasmin du Cap, burchellacapensis,Vi. Br,,ruhia.cées || Jasmin-trompette, la bignone de Virginie, bignonia radicans, L. , bignoniacées. || Jasmin en arbre, le seringat, philadelphées. || 6° Terme de passementerie. Touffe, paquet de cordonnets , etc. || iNom collectif des ornements qui imitent quelque sorte de fleurs ou de feuilles. || 6° Jasmin de mer, espèce de millépore tronqué. || 7° Variété de poire.

— HIST. XVI' s. 11 sort de vostre bouche un doux flair qui le thym. Le josmin et l'œillet, la framboise et la fraise Surpasse de douceur, bons. <67. D'un fort espron je brosse le chemin Qui me sembloit pavé de josimin, id. 8)7. Lesquels seront oints d'huile de jasmin, ou d'euphorbe, paré, xviii, 63. 11 y a de quatre sortes de jessemins remarquées en la couleur des fleurs, blanches, jaunes, rouges et bleues : à cause de la senteur, les blancs sont les plus prisés, 0. dk serres, 6B2.

— tTYM. Espagn. jasmin; ital. geltimo; de l'arabe, tdsmi'n, jasmin.

f JASMINËES (ja-smi-née),f. f. pi. Terme de botanique. Famille de plantes dicotylédones, appartenant aux corolliflores de Candolle, arbres ou arbrisseaux indigènes des régions chaudes de l'ancien continent ; le ja.smin en est le type.

t JASPAGATE (ja-spa-ga-f), s. f. Pierre composée de jaspe et d'agate.

— ÉTYM. Jaspe, et agate.

JASPE (ja-sp'), s. m. || 1* Pierre dure et opaque de la nature de l'agate. Vase de jaspe. Jaspe panaché. Jaspe sanguin. Jaspe onyx. Le jaspe n'est qu'un quartz plus ou moms pénétré de parties métalliques, elles lui donnent les couleurs et rendent sa cassure moins nette que celle du quartz, buff. Uin. t i, p. 63. Des temples où siégaient sur de riches carreaux Cent idoles de jaspe à têtes de taureaux, v. HUGO, Orientales, le Feu du ciel. || Jaspe fleuri,celui qui est de plusieurs couleurs. || Jaspe poudinRue.poudingiiejaspiquedesenvirons de Rennes. I Jaspe Tolcanique,obsidienne. ||2*LereIieurappelle jaspe les couleurs dont il marbre la tranche des livres.

— HIST. XIII* s. Et ciers [chers] berilles et filâtes. Jaspes, topases et acates, FI. et Bl. v. 669. || xiv s. Un gobelet de jaspe roige [rouge], garny d'argent, et poise i marc, j once, de labohde, Émaux, p. 348. Il XV* s. Deux bouteilles de jaspre noir, gau'nies d'argent doré , ID. ib. p. 3*9.

— ÉTYM. Provenç. jaspi; espagn. jaspe; ital. iaspidc ; du grec Xa.'tmç.

JASPÉ, ÉK'ja-spé, spée), par<. passé de jasper. Qui imite par ses nuances le jaspe. Le marbre jaspé et tacheté devint ensuite fortà la mode; on le tirait princi paiement des carrières de Chio; et bientôt presque tous les pays en fournirent, rollin, Ilist. anc. OEuv. t. XI, <" part. p. 75, dans pougens. Qui veut savoir où sont poules japées Visitera le bord numidien, j.b. Rouss. Allég. 1 , 2. La couleur gri.sAtrede ce petit maki est comme jaspée de fauve pâle, buff. Quadrup. t. XII, p. <74. Je vis sur le sable un serpent jaune et vert. Jaspé de taches noires, v. huoo. Orient. 26.

JASPER (ja-spé), v. a.\\i' Bigarrer de diverses couleurs en imitant le jaspe. || 2° Terme de relieur. Peindre la tranche ou la couverture d'un livre en couleur de jaspe. || Faire tomhnr sur la couverture de grosses ou de petites gouttes d'eau ou d'un autre liquide, soit en secouant le pinceau dessus, soit en frappant le manche du pinceau sur une barre (le fer. Avec un des gros pinceaux on jaspe de l'eau bien également, Uanuel du relieur, f. 4 51 , édit. rofiet, <(i27. Puis on jaspe le noir, mais par gouttes trèsfines, LESNÉ, la Iteliure, p. 8(. Jaspez do l'eau sur l'or, et votre marbre est fait, id. ib. p. 83.

— ÉTYM. Jaspe.

t JASPlCROiV (jâ-spe-ron) , s. m. Très-groi bouillon entier pour les burdurct.

tJASI*ILLER(ja-spi-llé,Mmouillées)ouJASPLNEH (jaS'iii-né), V. n. Terme populaire et d'argot. Bavarder, jaser. Ah ! le drôle de jargon que vous par-

lez-là I c'est comme les messieurs de notre château jaspillent, pibon, dans le Dict. de poitevin.

t JASPIQUE (ja-spi-k'), adj. Terme de minéralogie. Qui est formé de jaspe, qui est composé de noyaux d'agate ou de silex engagés dans une pâle de jaspe.

t JASPOÏDE (ja-spo-i-d') , adj. Terme de minéralogie. Qui a l'apparence du jaspe

— ÉTYM. Jaspe, et eîSoç, forme.

JASPURE (ja-spu-r'), t. f. Action de jasper j la résultat de cette action.

— ÉTYM. Jasper.

t JATROPIIA (ja-tro-fa) , t. m. Terme do botanique. Genre d'eupborbiacées. Jatropha multilido, dit aussi médicinier d'Espagne, et petit médjcinier, dont le fruit est appelé noisette purgative ou noix médicinale et noix de médecine. |1 Jatropha curcas, dit médicinier catholique, dont les graines, qui portent les noms de noix desBarbades et haricots du Pérou, sont parfois improprement appelées pignons d'Inde, leooarant.

JATTE (ja-f). *• f- Il 1° Espèce de vase rond, tout d'une pièce et sans reboid. || 2" Il se dit pour jattée. Une jatte de lait. || 3° Suif en jatte, suif qu'on a laissé figer dans les jattes. || 4° Sébile de bois percée de trous dont se servent les passementiers. Il B* Pièce d'artifice du genre des girandoles. Il Jatte d'eau, espèce de girandole qu'on lance à la surface de l'eau. || 6° Terme de mineur employé pour désigner un bateau. || 1° Fig. et familièrement. Cul-de-jatte, voy. cul, n° 3.

— HIST. XIII' s. Une grant gâte [il] demenda, Sur une taule [table] l'adenta ; Une surizadesoz mise, marie, Fable 46. || xiv s. L'on bat des œufs en une jatte, Ménagier, 11, 5.

— ÉTYM. Norm. jade, gade; picard, gaHe; espagn. gâbata; ital, gavetta; du lat. gabata, qui a l'accent sur ga.

JATTRe (ja-tée), m. f. Plein une jatte. Une jattée de lait.

— ÉTYM. Jatte; picard, gâtée.

JAUGE (jô-j'), s. f. Il 1* La juste mesure que doit avoir un vaisseau fait pour contenir quelque liqueur ou du grain. Ce tonneau, ce boisseau, cette pinte n'est pas de jauge, n'a pas la jauge. |{ Fig. et par plaisanterie. Etre de la jauge, se dit d'une grande bouteille ou d'un grand verre qui contient plus que la mesure. || Terme d'ancienne coutume. Jauge et courtage, droit d'aide qui se levait sur les vins, eaux-de-vie, etc. lorsqu'ils étaient vendus ou qu'ils changeaient de main. || 2* Verge qui sert à mesurer la capacité ries futailles. Mesurer avec la jauge. Il 3° Futaille qui sert d'étalon pour ajuster et échantillonner les autres. Cela est échantillonné, étalonné à la jauge et fût de Paris. || 4" Métier et exercice de jauger; jaugeage. || 5' Boite percée qui sert à faire connaître la quantité d'eau que produit une source. || 6° Nom, dans quelques arts, de divers instruments qui servent à prendre des mesures, à déterminer le volume d'un corps quelconque. Jauge de charpentier. Jauge pour mesurer la grosseur des cordages. || 7* Terme de jardinage. Jauge de labour, ou, simplement, jauge, rigole qu'un ouvrier enlrotient devant lui entre la terre labourée et celle qui ne l'est pas encore. || Ouvrir une jauge, première opération par laquelle commence le labour. La jango de labour est large et peu profonde. || Jauge de plantation et de défoncement, tranchée longitudinale creusée pour la plantation des arbres ou arbustes, pour la destruction des mauvaises herbes ou pour le défoncement. La jauge de plantation est proportionnée à la grandeur des sujets. H Motire du plant en jauge, le mettre eu terre, en attendant qu'on le plante, pour qu'il ne se dessèche pas. |1 Vive jauge, opération do déchausser, autant que possible, un arbre languissant, de lui faire passer l'hiver les racines à nu, et do substituer, au printenps, du fumier à la terre, fumier (ju'on recouvre de quelques pouces de terre. || Fumer à vive jauge, mettre beaucoup d'engrais. Il 8° Terme de marine. Navire de 100 tonneaux de jaui;e, navire delà contenance de 100 tonneaux. Il 9" Barreau de fer qui sert à manier l'enclume ou de grosses niasses du fer.

— HIST. XIII' s. A moult de viles en le |la] conlé qui prennent et mesurent lor vins à gauge et à le (laj mesure de Castcnoi, reaum. xxvr, 8. So un jaugour jauge, et cil qui vende ou cil qui achate f-u doute de la jauge qui n'est miedroitemeiit jaugée, rappeler en puet par devant un des autres jaugeurs, Alt), des met. 2h. || xiV s. Des quels cbarues le suppliant print et emporta les ceps, la jauge, deux chevilles do fer, DU CAN0F,jau(7ta. || xvi* 6. Commo une terre bleu labourée pruut du labourage une cg alité

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