‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 8 sur 389 · I.MBROILLE, voy. imbroglio · texte numérisé non relu

I.MBROILLE, voy. imbroglio

t l.MliuCLABLE{in-bru-la-br), adj. Néologisme. Qui ne peut braler ou qui ne brûle pas bien.

— ÈTYM. Im...., et brûlable.

I.MBU, UE (in-bu, bue), part, passé d'imboire. Il 1° Pénétré d'un liquide. Du papier imbu d'huile. Il 2" Fig. Dont l'esprit ou le cœur est pénétré de. Les faux principes dont ils sont imbus, bosj. Var. XIV, § 90. Les Français, toujours imbus de cet esprit de chevalerie, qui a été si longtemps la brillante folie de toute l'Europe, raynal, Ilist.phil. x, -13. Il II se dit, en un sens analogue, de ce qu'on sait. Il est imbu de cette affaire. Assez imbu de belleslettres, parlant bien, écrivant d'un style pur, aisé, naturel et du -meilleur goût, marmontel, Mém. v. Il 3° S. m. Terme de peinture en bâtiment. Nom de la première couche à l'huile dont les substances sont entrées en partie dans les plâtres neufs ou dans les pores d'un bois spongieux, morisot (comp. embu).

t IMBUVABLE (in-bu-va-W), adj. Qui n'est pas susceptible d'être bu, qui n'est pas bon à boire.

— HiST. XVI' s. Au bout d'un temps le vin se rend imbuvable, o. de serres, 2J2.

— ÉTYM. Im...., et buvable.

IMITABLE (i-mi-ta-W), adj. Qui pe'jt être imité. Cela n'est pas imitable. La réalité imitable et représentable est presque toujours défectueuse, tbou- DHON, Du principe de l'art, p. 66. || Il se construit avec la préposition à. Ce n'est pas la puissance de Dieu qui e.st imitable aux hommes, balzac, le Prince, ch. <o.

— SYN. QUI EST inimitable, QUI N'eST PAS IMITA- BLE. Le premier signifie qui est au-dessus de l'imitation, qu'on ne peut imiter, et, par suite, admirable. Le second signitie qui ne doit pas être imité : Racine est inimitable, Pradon n'est pas imitable. Cette distinction n'est vraie que dans le sens exagéré que donne une sorte d'antonomase. Non-imitable peut très-bien exprimer l'incapacité de ceux qui cherchent vainement à imiter un homme supérieur : On voit bien que ce prédicateur cherche à imiter Bossuet; mais Bossuet n'est pas imitable.

— iilST. xvi' s. Ccluy vrayment contre Dieu s'esleva, Qui fist premier le tonnerre imitable, nu Bellay, m, 22, verso.

— ÉTYM. Lat. imitabilis, de imitari, imiter. IMITATEUR, TRICE (i-mi-ta-tour, tri-s'), adj.

Il 1° Qui imite, qui s'attache à imiter. N'attendez rien de bon du peuple imitateur, la font. Fabl. XII, <3. Comparant toujours l'esprit d'une nation inventrice et celui des nations imitatrices, je mettais en parallèle plusieurs morceaux de Spencer que j'avais tâché de rendre avec beaucoup d'exactitude, VOLT. Mél. littér. à M. de *'* profetf. Comment se fait-il que, des trois arts imitateurs^ide la nature , celui [la musique] dont l'expression est la plus arbitraire et la moins précise parle le plus fortement à l'âme? diderot, Lett. sur les sourds et muets. \\ 2° S. m. et f. Celui, celle qui imite. Des plus fameux héros fameux imitateur, ROTROu, St Gen. v, 7. Ils [Isaac et Jacob] furent ses imitateurs [d'Abraham] , attachés comme lui à la croyance ancienne, boss. Ilist. ii, 2. [Rome] Cette nouvelle Babylone, imitatrice de l'ancienne, comme elle enflée de ses victoires.... id. ib. m, t. Que d'imitateurs de son exemple dans cette sainte solennité I mass. Carême, Passion. La ville, l'imitatrice éternelle de la cour, en copia le faste, m. Or. fun. Louis le Grand. Des plaisirs de leurs chefs affreux imitateurs, volt. Triumv. iv, 3. || Il se dit particulièrement d'un écrivain ou d'un artiste qui imite le style, la manière, le genre d'un autre. Lesage a été un imitateur de génie. Quelques imitateurs, sot bétail, je l'avoue. Suivent en vrais moulons le pasteur de Mantoue, la font. l'oésies mêlées, lxx. Il y a toujours un tour lâche ou contraint dans le pinceau de l'imitateur, volt. Examen des trois dern. ép. de J. B. Rouss. Ramsay, l'imitateur du Télémaque, comme Boyer l'était de Corneille; Ramsay l'Ecossais, qui voulait Ctre de l'Académie française; Ramsay, qui regrettait do n'être pas docteur de Sorbonne, id. Vict. phil. l'ope. Il 3° L'imitateur, oiseau (voy. saxicole).

— IIIST. xiv* s. Autrement nous ne serions pa? Vrais imitateui» do ses pas, l'Alch. à nat. 814.

Page 1