‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 84 sur 389 · I.AQ · texte numérisé non relu

I.AQ

plume, exprimenl qu'on a prononcé ou écrit un mot l'un pour l'autre, ou qu'on a fait quelque faute en prononçant un mot ou en l'écrivant.

— ETYM. Lat. lapsus, chute.

t LAI'TOT (la-[ito) , s. m. Nom que les Euro- /léens donnent en Afrique à des valets ou à des matelots du pays qu'ils prennent à leurs gages. Il 11 se dit aussi de nègres employés volontairement parmi les troupes, dans les forts ou à bord des bâtiments, moyennant rétribution.

LAQLAIS (la-kê; l's se lie : un U-kc-z effronté), ». m. Valet de livrée , employé principalement pour suivre son maître ou sa maîtresse. Qui passera lie nous deux ? qui cédera la place à l'autre ? le moins habile? mais je suis aussi habile que lui ; il faudrait se battre sur cela ; il a quatre laquais, et je n'en ai qu'un: cela est visible, il n'y a qu'à compter; c'est à moi à céder, et je suis un sot si je conteste, pascal. Puisées, v, «, édition HAVET. Je vous promots un laquais fort grand; les petits ne sont bons à rien, main- TENûN, Lelt. à M. d'Àubigné, t. I, p. (72, dans pouGEss. Alidor, dit un fourbe, il est do mes amis; Je l'ai connu laquais avant qu'il fût commis, boil. Sot. IX. Le bel honneur pour vous en voyant vos ouvrages Occuper le loisir des laquais et des pages, ID. ib. L'auteur des Pensées se soumettant aux quatre laquais [laissant passer celui qui a quatre la(iuais, tandis que lui n'en a qu'un] est bien autrement philosophe que ces penseurs que les quatre laquais ont révolté, chaTeaub. Génie, m, li, 6. Je dis... qu'à nous deux, Monseigneur, nous faisons un assemblage infâme : J'ai l'habit d'un laquais, et vous en avez l'âme, v. hcgo, Ruy Blas,v, 3. Il Mentir comme un laquais, mentir avec impudence, mentir habituellement. Parasite effronté, menteur comme un laquais, Vivant toujours d'emprunt et ne payant jamais, destouches, Dits.n, < . Il y aurait une cruauté révoltante à citer en présence d'un domestique un proverbe qui insultât à sa condition, comme celui-ci : mentir comme un laquais, GENLis, Veillées du chat. t. ii, p. 4*8, dans pougens.

— HIST. XV* s. En l'année passée, au dernier voyage de l'armée de Catalogne , le suppliant eut charge de par son capitaine de mener et conduire certain nombre de gens arbalestriers, apelés laquaiz, du cange, lacinones. Deux hommes de guerre que, selon l'usage du temps présent en fait de guerre, on nomme halagues, id. ih. Alagues, alacays, et lacays, id. ih. \\ xvi* s Ces champissos contenances de nos laquais y estoient aussi [chez les Romains], mont, i, 374. Le bastion que le seigneur de Milho, avec quelques autres capitaines de gens de pied et trois mille laquais françois, eut en garde, Jean d'auton, Annales de Louis XII, p. <60, dans LACURNE. N'ayant chacun que deux chevaux et un valet et un laquais, brant. Capit. franc, t. iv,

p. 88, dans LACUBNE.

— f.TYM. Espagn. et portug. lacayo; ilal. lacchè. D'après Diez, laquais provient d'un radical qui est dans le provençal laçai, gourmand; anc. portug. lecco, répondant au provençal lec, même sens, de l'ancien verbe leccare, lécher, être gourmand. D'autre part, d'Herbelot le tire de l'arabe lacaa, exposer : enfant exposé ; et Pihan, avec plus de vraisemblance, de l'arabe lakiyy, attaché à quelqu'un ou à quelque chose. Ce qui appuie une origine arabe, c'est que le mot est originairement espagnol et portugais, et qu'une de ses formes esXalacay; c'est là que nous l'avons pris, comme le montre l'historique alagues, alacays, et c'est de nous qu'il vient en italien. On remarquera que primitivement il a signilié une sorte de soldat.

LAQUE (la-k').||l° Adj. Employé uniquement dans gomme laque, espèce de fécule rouge fournie par les semences de l'érythrine monosperme (légumineuses) et de la dalbergie à gousse ovale (légumineuses), et dite abusivement gomme, car c'est une résine. i| S. f. La laque entre dans la composition des Terni» et de la cire d'Espagne. Ses pieds [du courlis brun] sontd'un rouge de laque, BUFP. Ois. t. xv, p. 47. Il On distingue la laque en bâtons, qui est la laque dans son état naturel, adhérant encore aux jeunes branches; la laque en grains, qui est la laque détachée des rameaux ; la laque en écailles ou en tablettes, qui est de la laque fondue et coulée. || 2° S. f. Terre alumineuse, teinte d'un suc colorant, qu'on emploie dans la peinture. Laque de Venise, pour teinture, le (00 pesant, payera m livres, Tarif du t s sept. <084. Les arts doivent quelques découvertes à M. Margraaf, celle de la composition d'une laque rouge pour la peinture dont le secret était perdu, condorcet, Marfraaf. || 3' Adj. m. Vernis laque, beau vernis de la

Chine, ou noir ou rouge. || S. m. Le beau laque de la Chine. Il Nom d'ouvrayes le plus souvent en carton, fecouverts de vernis, ornés d« figures et de dorures, et venant de Chine. Ue jolis laques. Il lui envoya un cabinet de laque et plusieurs bijoux, j. j. rouss. Hél. VI, (4. Tenez, crayons» papiers, mon vieux compas sans pointe. Mes laques et mes gr&s, qu'une vitre défend, Je vous litrerai tout, v. hugo. Voix, 22.

— ETYM. Provenç. etespag. laça; ital. lacca; du persan ialt, teinture rouge; sanscr. Idkshâ, insecte de h laque et la laque elle-même, ta&tafcii, la laque.

f LAOCÉ, ÉE (la-ké, kée), part, passé de laquer.

■j- LAQUER (la-ké), V. a. Enduire de laque. Laquer une armoire.

f LAQUET |Ia-kè) , *. m. Nom donné, dans les Pyrénées, à de petits lacs.

— ÉTYM. Diminitif de /ac.

LAQDETON (la-ke-ton) , *. m. Terme vieilli. Petit laquais.

— ÊTVM. Diminutif de laquais.

LAQUEUX, EUSE (la-keù, keû-z'), adj. Qui est de la nature ou de la couleur de la laque. Des tons laqueux peu agréables.

— ÉTYM. Laque.

LABAIRE (la-rê-r'), ». m. Terme d'antiquité romaine. Sorte de chapelle dans l'intérieur de la maison où l'on plaçait les dieux lares. Les Romains pouvaient, dans les laraires, rendre des honneurs divins à leurs ancêtres, montesq. llom. 2.

— ÉTYM. Lat. lararium, de lares, lares. LARCIN (lar-sin), ». m. || 1° Action de dérober,

de prendre furtivement, sans violence, une chose appartenant à autrui. Le larcin , l'inçoste, le meurtre des enfants et des pères, tout a eu sa place entre les actions vertueuses, pasc. Pensées, m, 9, éd. havet. Et les leçons du P. Bauny pourle larcin, qui portèrent Jean d'Alba à le pratiquer contre vous-mêmes.... lu. Prov. xi. On n'entend parler chez eux ni de larcins ni de meurtres : étant presque sans passion, ils sont sans injustice, volt. Russie,

I, ^.\\ Par extension. Et les larcins publics appelés grands exploits, id. Olymp. ii, 2. || Fig. Allez donc ; ce qu'ici vous perdez de moments Sont autant de larcins à vos contentements, cohn. Rodog. iv, 3. Chacun peut à son choix disposer de son âme; La vôtre était à vous ; j'espérais ; mais enfin Vous l'avez pu donner sans me faire un larcin, rac. Àndr. III, 2. Et voire heureux larcin (l'action de dérober un enfant au meurtre] ne se peut plus celer, id. Athal. I, 2. |l 2° L'objet dérobé. Les pies cachent leurs larcins soigneusement. || 3° Plagiat. Les plus beaux endroits de son livre sont des larcins. C'est surtout en poésie qu'on se permet souvent le plagiat, et c'est assurément, de tous les larcins, le moins dangereux pour la société, volt. Dict. phil. Plagiat. || Fig. et poétiquement. Un doux larcin, un baiser dérobé à une femme.

— HiST. XI" s. Si home apeled altre de larcin. Lois de Guill. 16. Il xif s. Et moult se partirent à larrecin [furtivement] des herberges, Machab. i, 9. Il xm' s. Voirs est quant li sacrilieges est tix [tel] qu'il n'i a larrecin ne mort d'homme, l'amende du meffet est au prélat, beaum. xi, <5. ||xiv s. Comment poés au mont [pouvez-vous au monde] souffrir tel larechin Que Gaufrois nous a fait, li cuivers de put lin [lignage] ? Baud. de Seb. vu, 220. || xv s. Ni nul n'osoit aller en Gand, fors en larrecin [à la dérobée], ni mener vivres, froiss. ii, ii, •124.... Il XVI' s. Il [Panurge] avoit soixante et trois manières d'en trouver |de l'argent] toujours à son besoing; dont la plus honorable et la plus commune estoitpar façon de larrecin furtivement faitjRAB.Pant.

II, to.Leslarrons s'entrebatent, et les larcins sedes-

couvrent,coTGRAVE Tu aurois peu apprendre Que

les larcins d'amour veulent estre cachez, desportes. Diverses amours. Contre une nuict trop claire. [Vn simple garsonnet de Lacedemone ayant dérobé un regnard (car ils craignoient encores plus la honte de leur sottise au larrecin que nous ne craignons sa peine).... mont, i, 306.

— ÉTYM. Provenç. Unjronici; catal. lladronici; espagn. todroct'nio; ital. latrocinio; du lat. latrocinium, de latro, larron (voy. ce mot).

LARD (lar;lednese prononce et ne se lie jamais: du lar excellent; au pluriel, 1'» ne se lie pas : des.lar excellents; cependantquelques-unslalient: des lar-z excellents),», m. || 1° Graisse ferme qui est au-dessous du cuir du porc. Les lards de différents cochons. Cent pourceaux choisis, dont les pires Avaient quatre grands doigts de lard, scabr. Virg, i. Il Populairement. Faire du lard, s'engraisser. || Être gras à lard, être très-gras. |{ 2° Pièce de lard de cochon préparéo pour l'alimentation. Les hommes

LAR

au rang desquels vous [Grillus] ne voulez pas être, mangeront votre lard, vos boudins et vos jambons, FÉN. t. xix,p. (42. Il On dit d'un avare, qu'il est vilain comme lard jaune, c'est-à-dire lard jauni par la conservation avare. || Gros lard, celui qui ne contient aucune partie charnue. Petit lard ou lard maigre, morceau composé de couches alternées de graisse ei. de chair. || Kig. Avoir mangé le lard, être coupable, fautif; locution qui provient peut-être de l'accusation portée contre ceux qui avaient mangé le lard, fait gras un jour maigre. || Fig. Nous allons voir qui mangera le lard, nous allons voir qui gagnera la partie et qui aura l'enjeu. || 3° Baude de lard de cochon. Et, sans dire un seul mot, j'avalais au hasard Quelque aile de poulet dont j'arrachais le lard, BOiL. Sat. m. Il Lardon. Omelette au lard. Salade au lard. || i' Il se dit de cette partie grasse qui est entre la peau et la chair de la baleine, du marsouin, etc. Du lard de baleine. || 6° Terme de métier. Ce qui est entre l'écorce et le vif de l'arbre ; c'est ce qu'on appelle proprement aubier. ||6" Pierre de lard, stéatite. |] Proverbe. Là où vous pensez qu'il y ait d'à larJ , il n'y a pas seulement de cheville, c'est-à-dire vous pensez que telle personne est riche, et elle manque des choses nécessaires ; locution tirée de l'habitude des bouchers et des charcutiers de suspendre les pièces de viande à une cheville.

— HlST. xiii* s. Por tel afere com ge di, Biau sire, avoie dès mardi Mon lart et mes pois aunez [réunis], Dont ge me sui desjeOnez, Ren. )0233. || xiv" s. Et vendredi absolut [saint] sont vendus de deux mille à trois mille lars, Ménagier, u, 3. ||xvi's. Ils [les gens chargés de l'arrêter] vindrent à mon logement; Lors ce va dire un gros paillard : Par la morbleu, voyià Clément; Prenez-le, il a mangé le lard, MAROT, II, 243. 11 est peu de charniers où les chairs de pourceau, mesme les lards, ne s'enranoissent et enjaunissent, o. de serres, 836. Qui a mangé le lard, ronge l'os, cotgrave. J'ai ouy dire qu'on lui faisoit tort, et qu'on lui faisoit accroire qu'il avoit mangé le lard, pour jouir de son revenu [on lui imputait une fausse accusation pour s'emparer do son revenu], bhantôme, Charles^-Quint.

— ÉTYM. Provenç. lart, lar; catal. Uard ; esp. et ital. lardo; du lat. lardum, laridum. X iartrfumdont le suffixe indique un adjectif, comparez ).ap(v6;. gras.

t LARDACÉ, ÉE (lar-da-sé, sée), adj. Terme didactique. Qui offre quelque ressemblance avec du lard. Il Terme d'anatomie pathologique. Tissus lardacés, tissus dont l'aspect, la couleur, la consistance, sont analogues à ceux du lard.

— ÉTYM. Lard.

LARDÉ, ÉE (lar-dé, dée), part, passé de larder, Il 1° Garni de lardons. Mangeons ensemble, en frères, des perdrix lardées menu ; car sans lard elles sont un peu sèches vers le carême, volt. Mél. hist. Vn chrétien contre six juifs, ch. XVIII. Il 2» Garni de choses que l'on compare aux bandes de lard d'une volaille. X quoi servent tous ces rubans dont vous voilà lardé? MOL. Avare, i, 6. || Par extension. Il y avait [chez Mme de Montespan] de petites chaises à dos, lardées de ployants de part et d'autre, st-sim. i80, 166. Cette Electre n'est autre chose que VOreste de Voltaire misérablement dépecé et lardé du dénouement de Sémiramis, laharpe, Correspond, t. m, p. 39», dans pougens. || 8* Percé comme avec une lardoire. Lardé de coups d'épée.

LARDER (lar-dé), ti. 0.111° Mettre des lardons dans la viande. || Absolument. Un rôtisseur qui larde bien. || 2° Familièrement. l.arder quelqu'un do coups d'épée, le percer de plusieurs coups d'épée. Il Larder un cheval, lui donner si fort et si souvent de l'éperon que les plaies y paraissent. ||Fig. Larder quelqu'un d'épigrammes, de brocards, etc. lui lancer coup sur coup plusieurs épigrammes, plusieurs brocards. Animez les frères, continuez à larder de bons mots les sots et les fripons, volt. Lett. d'Alemb. 13 déc. 1763. || 3° Fig. Larder ses discours, ses écrits de citations, de mots grecs ou latins, etc. faire, en parlant, en écrivant, un usage trop fréquent de citations, de mots grecs ou latins. || 4° Terme de marine. Passer, sur les deux faces d'une voile ou d'une sangle, des bouts de fil dont on détord les extrémités pour les mettre en étoupes. Il Passer une aiguille entre les torons d'une ralingue pour la réunira sa voile. || 5» Se dit dans les manufactures de soieries, lorsque la navette, au lieu de passer franchement dans la levée du pas, passe à travers quelques portions de la chaîne levéo ou baissée. Il 6° Terme militaire. Larder un saucisson, un gabion, l'unir à d'autres par des piquets. Il 7° Terme de jeux. Larder une carte, l'insérer furtivement et frauduleusement dans un jeu. || 8* Pi-

LAR

quer çà et là une multitude de clous dans une pièce de bois, afin de faire tenir le plâtre qu'on y applique.

— IIIST. xri' s. Dist celle qui n'est pas musarde: Dieux, Tait-elle, come il me larde De biau parler! Lande done. Il ne s'en peûst pas garder, S'en le drûst [quand même on devrait] tout vif larder, la Rose, (2506 Prince, prélat, baron, por Dieu prenez ci garde ; Kram« est si grasse terre, n'estuet

' pas qu'on la larde ; Or la vuet cil laissier [se croi- : ser] qui la maintient et garde, Por l'amor de celui qui tout a en sa garde, buteb. (37. ||xiv' s. Les lardés [dans un cerf] c'est ce qui est entre les costés et l'eschine, àlénngier, ii, 5. || xv* s. Nous laironsnous en ceste manière larder et occire lascbemenl? Bouciq. I, 24. Il faut blandir, il faut larder [flatter] Ceux qui ont le gouvernement, e. uesch. Poésies mss. f° 293. Quand nous eusmesbien coppié [raillé] Et bien lardé et devisé, coquil. Monol. du puits. Il les fit tuer, et bien en haste plumer, larder et mettre en broche, louis xi, Nouv. xcix. || xvi* s. Le prince de Condé à six pas de là estoit porté par terre, son cheval lardé d'un tronçon de lance, d'aub. Ilist. i, 216. C'estoit l'un de ceux quil'avoient si bien lardé [brocardé] à sa venue, desper. Contes, xxv.

— ÉTYM. Lard; provenç. et espagn. lardar; portug. lardear; ital. lardare.

tLARDERASSE(lar-de-ra-s'),î./'.Termede marine. Grosse corde fabriquée avec des étoupes ou des restes de chanvre.

)■ LARDEROJî (lar-de-ron), s. m. Petite mésange bleue.

t LARDIFORME (lar-di-for-m'), ad}. Terme technique. Oui ressemble au lard. Tissu lardiforme.

— ÉTYM. Lard, et forme.

t LARDITE (lar-di-f), s. f. Terme de minéralogie. Quartz ayant quelque ressemblance d'aspect avec le lard.

t LARDIVORE (lar-di-vo-r'), adj. Terme de zoologie. Qui mange le lard. Parasites lardivores.

— ÉTYM. Lard, et le lat. vorare, dévorer.

t LARDIZABALÊES (lar-di-za-ba-lée), s. f. pi. Famille des plantes sarmentenses originaires de la Chine, du Japon, du Chili, voisine des berbéridées.

I,AItDOIRE(lar-doi-r'), s. f. || 1° Brochette pour larder. Car alors, si l'on veut m'en croire, U n'y avait point de lardoire, scarr. Virg. v. |{ 2° Tonne de construction. Espèce de sabot de fer avec lequel on arme l'extrémité des pieux. || 3° Éclat de bois d'environ un mètre qui reste quelquefois sur la souche d'un arbre abattu, faute par le biicheron d'avoir fait l'entaille assez profonde d'un côté.

— HIST. XV* s. Lardouere fault et cheminons, Petail fpiion], mortier, aulx et oignons, Estamine, paelle trouuée , Pour plus tost faire la porée , E. DESCH. Poésies mss. f° 497.

— ÉïYM. Larder.

LARDON (lar-don), s. m. || 1° Petit morceau de lard coupé en long qu'on pique dans la viande avec une lardoire. Mettre les lardons loin à loin, près à près. || 2° Kig. et familièrement. Brocard, sarcasme, raillerie piquante contre quelqu'un. J'eus la prudence de tenir cette affaire secrète, pour éviter la honte d'un éclat, sans parler des lardons que les railleurs m'auraient donnés, levage, Cnim. d'Alfar. vi, 7. Mme de Pompadour et le bon homme Tournemine appelaient Crébillon, Sophocle; et moi, on m'accablait de lardons; oh, le bon temps que c'était! volt. Lett. d'Argental, i" février (762. On agaça la petite, je pris sa défense; aussitôt les lardons tombèrent sur moi, j. j. rouss. Conf. vu. Il Être le lardon du quartier, en être la plus mauvaise langue. Il 3° Nom qu'on a donné longtemps à de petites gazettes de Hollande, à cause des lardons ou traits piquants qu'elles contenaient. Sa Majesté nous fit lire le lardon de Hollande, qui était excellent, DANOKAU, I, 26 (13 juin (684). U se fait applaudir dans tous les lardons et les journaux de la Hollande, Boss. Lett. quiét. (64. Ces nouvelles raisonnéesauxquellos nous avons donné le nom burlesque de lardons, tLBBAME,Déf. de la nationbritannique , La Haye (693, in-(2, p. 27. Il L'auteur de VAvis important aux réfugiés leur reprochait.... l'invention des lardons; mais on voit à l'historique qu'au sens de brocard le mot est du xvi' siècle. || Par extension, le lardon scandaleux, la médisance qui court. Votre oncle, si l'on croit le lardon scandaleux, N'a pas été toujours impotent et goutteux, beonard, Lég.wiiv. IV, 7. Il 4" Terme de jeux. Carte insérée frauduleusement dans un jeu. Toutes les cartes étaient également malheureuses pour le perdant [qui changeait de jeux] ; il n'y rencontrait que des lardons; et en dernier il avait beau montrer quinze [au jeu du quinze], cela ne servait de rien, iiamilt. Giramm. |

3. Il 5° Terme d'armurier. Pièce de fer insérée et soudée à l'extérieur d'un canon de fusil pour boucher une fissure. || Terme de serrurerie et de forges. Morceau de fer ou d'acier qu'on introduit dans les crevasses qui se forment dans les pièces pendant qu'on les forge. || Terme d'horloger. Pièce longue et étroite qui fait partie de la potence dans une montre à roue de rencontre.

— IIIST. xm' s. Je ne sui mie pleiges, se trop les esgardon, Que nous ne soions pris comme ras au lardon , j. de meuno, Test. (288. || xiv' s. Meltre sur chascune escuelle deux lardons, ilénagier, ii, 5. Il XVI* s. Jamais homme ne passoit à la Flèche qui n'eut son lardon [brocard], desper. xxviii. Les gardes lors eurent grand'envie de lui bailler du roux de billy, dont les lardons sont de bois, et de le faire crocheteur, bouchet, 34" serée,

— ÉTYM. Diminutif de lard.

t LARDOXNEMENT (lar-do-ne-man), s. m. Action (Je lardonner, de brocarder.

— IIIST. XVI* s. Lardonnement, cotgbave.

— ETYM. Lardonner.

t LARDONNER (lar-do-né), V. a. Couper, tailler en lardons. || Fig. Lancer des lardons à quelqu'un.

— IIIST. XVI* s. Lardonner [lancer des traits piquants], COTGRAVE.

t LARDONNISTE (lar-do-ni-sf), s. m. Celui qui publiait en Hollande les nouvelles satiriques appelées lardons.

t LARDURE ( lar-du-r' ), s. f. Défautqui, dans une étoffe de laine, est produit par des fils mal entrelacés.

— ÉTYM. Larder.

^. LARE (la-r'), s. m. Nom, chez les anciens Romains, des dieux domestiques. On retrouve ici quelques traces du culte touchant des lares, chateaub. Génie, ni, v, 6. || Se disait des génies tutélaires des vaisseaux, des chemins, de la ville, des carrefours, etc. Il Poétiquement. Les lares, la maison, la demeure. Un rat hôte d'un champ, rat de peu de cervelle, Des lares paternels un jour se trouva soûl, LA FONT. Fabl. VIII, 9. Viens près de tes lares tranquilles. Tu verras de loin dans les villes Mugir la discorde aux cent voix, v. hugo, Odes, iv, 2. \\Adj. On dieu lare. Les dieux lares.

— UEM. Il ne faut pas confondre tout à fait lares et pénates. Los derniers, genii pénates, sont les génies du foyer. Les lares sont les héros, c'est-àdire les âmes des défunts de la famille. Mais le culte les associait et finit par les confondre.

— ÉTYM. Lat. lares, mot étrusque signifiant chef, t 2. LVRE (la-r'), s. m. 'lerme de zoologie. Nom

moderne du genre mouette (palmipèdes) dans lequel on distingue 'le lare cyanorrhynque, qui est la grande mouette cendrée de Buffon.

— ÉTYM. Lat. larus; liçoe, mouette.

t 3. LARE (la-r'), s. m. Un des noms vulgaires delà pyrule mélongène, dite aussi lard (mollusques).

LARCjE (lar-j'), adj. || 1° Ample, étendu, par une dérivation facile du latin largus qui signifie co|iieux, abondant, considérable. Une large base. Il tombait de larges gouttes de pluie. Quoi '? se peutil, monsieur, qu'avec l'air d'homme sage. Et cette large barbe au milieu du visage.... mol. Tart. u, 2. Vous les auriez vus tous, retournant en arrière Laisser entre eux et nous une large carrière, rac. Uithr. v,4. Il lui fit dans le flanc une large blessure, m. Phèd. V, 6. Sa barbe était négligée ; do larges pleurs tombaient de ses yeux,ciiATEAUB, j/ar<. xviii. || Fig. Il ouvre un champ plus largo à ces guerres d'esprit, CORN. Prol. de la Toison d'or, B. Et puis, te voilà donc mon rival! un moment Entre airaer et haïr je suis resté flottant; Mon cœur pour elle et toi n'était pas assez large, v. hugo, Ilernani, i, 4. || Accommodoz-vous, le pays est large, c'est-à-dire vous êtes en un lieu où vous pouvez prendre vos commodités, ou bien, ironiquement et par antiphrase, vous prenez vos aises là où l'on ne doit pas les prendre. Il 2° Particulièrement. Qui est étendu dans la dimension dite largeur. Ce morceau de bois est large de 30 centimètres. La rivière est large en cet endroit. U a les épaules largos, {j On dit familièrement de quelqu'un qui n'est pas généreux : il est large.... des épaules. || Un cheval large du devant, un cheval qui a beaucoup de poitrail. || Terme d'anatomie. Ligaments larges, nom donné, à cause de leur largeur, aux ligaments sous-lombaires de l'utérus. Le muscle large du cou, ou, substantivement, le large du cou, nom donné par quelques anatomistes au muscle peaucier. || On dit d'une lieue qu'on s'ennuie à parcourir, qu'elle n'est guère large, mais qu'elle est bien longue. || Familièrement. Avoir la coascicnce large comme la manche d'un cordelier, ou, simplement, avoir la conscitnce

large, et, encore, avoir la manche large, n'être pas scrupuleux. L'un et l'autre avaient la conscience assez large, scarb. Rom. com. i, (3. || Faire du cuir d'autrui large courroie, être libéral du bien d'autrui. Il Terme de fauconnerie. Fort large, se dit d'un oiseau qui écarte bien ses ailes, ce qui est regardé comme une preuve de santé et ue vigueur. Il 3° Fig. Qui a une grande extension. Je , vous fais une large concession. Ou Rome à ses agents /

donne un pouvoir bien large. Ou vous êtes bien long à remplir votre charge, corn. ATtcom. m, 3.Et jamais fils d'Adam, sous la sainte lumière, N'a de l'est au couchant promené sur la terre Un plus large mépris des peuples et des rois, a. de musset, Roila. \\ Discussion large, discussion sans subtilité ni minutie. Il 4° Fig. Peu scrupuleux, d'une trop grande liberté. Vous croyez beaucoup faire en leur faveur fdes jésuites] de montrer qu'ils ont de leurs pères aussi conformes aux maximes évangéliques que les autres y sont contraires, et vous concluez de là que ces opinions larges n'appartiennent pas à toute la société, PASC. Prov. v. Voilà ce que disent des mondains séduits par la fausse prudence de la chair, et qui se conduisent par Ibs principes les plus larges, dans un point où la religion est plus resserrée et moins indulgente, BOURD. Pensées, t. ii, p. 29( . || 6° Fig. Abondant, fastueux. MM. les ecclésiastiques menaient une vie trop large, Boss.I'ar.ii. || Dans l'ancienne langue, large signifiait libéral, qui ajme à donner, à dépenser; d'où le proverbe : Autant dépend [dépense] chiche que large, c'est-à-dire l'économie mal entendue ne fait point de profit. || U se dit encore quelquefois en ce sens dans la forme négative. Il n'est pas large. Il 6° Dans les arts du dessin. Qui n'a rien de mesquin, de timide. Des contours, des draperies, des lumières Isrges. Une touche, une manière large. || Il se dit en littérature dans un sens analogue. Sa manière [à Sénèque] est précise, ùve, énergique, serrée; mais elle n'est pas large, dider. Claude et Nér. i, (27. || Terme d'architecture. Qui présente une disposition hardie des masses. || 7° Prononciation large, prononciation dans laquelle on donne toute leur valeur aux voyelles. Par le jeu d'une prononciation large et ouverte [dans le Cyclope de Théocrite] , on croirait sentir le calme des tableaux de la nature, chateaub. Génie, u, m, e. Il 8° Large de loi, se disait des monnaies qui étaient au-dessus du titre réglé par l'ordonnance. || 9" Adv. D'une manière large. Il faut l'habiller large pour qu'un enfa-nt soit à son aise, maintenon, Lett. à d'Aubigné, 7 srpt. (083. || Terme do manège. Aller large, s'éloigner du centre de la voile. Un cheval va trop large lorsqu'il fait un grand cercle, et (|u'il s'étend sur un trop grand terrain. || Peindre large, peindre d'une manière large. Il [Carie Vanlooj a peint large; son coloris est vigoureux et sage, Diderot, Salon de (767, Œuvres, t. xm, p. 40, dans pougens. Cela est savant de détails, dessiné large, à ce que croit l'artiste, ID. ib. t. xv, p. 62, dans pouokns. Il 10° S. m. Largeur. Ce royaume a deux cents lieues de large. Cette étoffe a tant de large. || Donner du larie, donner de l'espace. Mettez les trois enfants à une table à part, cela nous donnera du large. Il 11" Terme de marine. La partie de la mer qui est éloignée des côtes. Mais hâtez- vous de grâce, et faites bien ramer, Car déjà sa galère a pris le largo en mer, corn. Nicom. v, 7. 11 ITourville] présuma avec capacité i|ue le vont qui mènerait à Brest obligerait les vaisseaux qui étaient à l'Ile d'Ouessant do sortir de ce poste, parce qu'il les repoussait et les rompait contre l'île; cela fut si vrai qu'ils en sortirent pour se mettre au largo derrière, sEv. B7(. Le» vents sont toujours bons pour en sortir [d'un port], et l'escadre la plus nombreuse serait au large eu moins d'une heure, baynal, Hist. pkil. xm, 8. || La mer vient du large, les vagues sont poussées par le vent de la mer, et non par celui de la terre. || Terme de marine. Au large 1 sorte d'interjection à l'aide do laquelle on intime à une embarcation l'ordre soit do s'éloigner du bord, d'un quai, d'une cale, soit de ne pas s'en approcher. {| Au large 1 est aussi le cri d'une sentinelle ordonnant aux passants de prendre l'autre côté de la rue. |( Passez au large 1 même sens. || Fig. et familièrement. Prendre le large, gagner le large, s'enfuir. X cette vue, les ravisseurs se hâtèrent si bien de prendre le large, que l'empressement des cavaliers fut inutile, le s\0E, Diable boit. ch. (3, dans fougkns. H 12" Au large, loc. adv. Spacieusement. 11 est logé bien au large. Feignez un homme de la taille du mont Athos ; pourquoi non? une âme serait-elle embarrassée d'animer un tel corps? elle y serait plus au large, la bruï. xii. || Fig. et familièremcut. Être au

LAft

!»rge, être dans l'opulence. Qui cherche à vivre aa UriJîe est toujours à l'étroit, corn. Imit. i, 26. Je SUIS riche, riites-vous, me voilà au large, et je commence à respirer, la bruï. xiii. || Mettre au larKe, mettre dans un état plus commode, plus opulent. Il Au large, à son aise, sans gêne, sans embarras. Peut-être que cette humeur me passera, et que mon cœur, qui est toujours pressé, se mettra un peu plus au large, sév. 30 oct. <673. Vos règles vous mettront au large, boss. Lelt. abb. <84. [Dans le socinianisme] on Ole tous les mystères, on éteint les feux éternels, et on ne cherche qu'à se mettre au large, ID. faiert. m, (5. L'auteur de la réponse.... conclut que j'ai été fort embarrassé sur tous les autres sujets, et i|ue, m'étant trouvé plus au large sur ceux-ci [la présence réelle et l'autorité de 1 Église], j'ai donné plus de liberté à mon style, ID. Euchar. i, •. |{ D'une façon qui n'est pas scrupuleuse , sévère. Nous voici bien au large, mon révérend père; grflces à vos opinions probables, nous avons une belle liberté de conscience, PASC. Prov. V. Les efforis que nous tâchons de faire en cette vie ne sont que pour nous mettre plus au large et pour nous éloigner de l'unique chemin du ciel, FÉN. t. xviii, p. 3i. [Le roi dit] que, outre la compassion, les scrupules de prendre ainsi les biens de tout le monde l'avaient fort tourmenté; qu'à la fin il s'en était ouvert au père ïellier, qui.... était revenu avec une consultation des plus habiles docteurs do Sorbonne, qui décidait nettement que tous les biens de ses sujets étaient à lui en propre;... qu'il avouait que cette décision l'avait mis fort au large, saint-simon, ch. cclxxxiv. || 13° Au long et au large, loc. adv. En tout sens. || S'éiendre au long et au large, prendre, acquérir beaucoup de terrain autour de soi. || 14° En long et en large, loc. adv. Ko longueur et en largeur alternativement. Aller en long et en large. || On dit plus souvent aujourd'hui, dans le même sens: de long en large. Il 15° Du long et du large, loc. adv. qui n'est guèrq usitée que dans cette phrase populaire : 11 en a eu du long et du large, il a été bien battu, trèsmaltraité, il a fait quelque grosse perte, etc. Donnons-en à ce fourbe et du long et du large, mol. VÊt. IV, 7.

— msT. XI* s. Vairs |il] ot les iex [yeux], et les costez ot larges, Ch. de Roi. xx. Grant est la plaine et large la contrée, tb. u. ||xii* s. Et iaulz [eux] de plus larghe carité nous convient revifarder [récompenser], qui par le jugement de Dieu sont en griel affliction.... tailliar. Recueil, p. 600. || xiii» s. Se nous en alons à terre ferme, la terre est grande et large, et nostre ost est povre, vii.leh. lxii. Li autres ot non Richars, qui fu preus et hardis, larges [libéral] et chevalereus, Ch. de llains, p. 8. Ne porquant il porroit bien estre si fol largues [prodigues] et tant doner, que li rois ne l'auroit pas à soufrir, BEAUM. Lxx, 4. Li larges se tient emmi ces deux estremitez [la prodigalité et l'avarice], brun. lat. Trésor, p. 172. || xiv* s. Des plaies pénétrantes [du crâne] l'une est large, apparante.... u. de mondeville, f» 63. Le faucon doit seoir large sur le poing, et doit estre un peu revers, mordant ot familleux [affamé], Modus, f* lxxvji, verso. || xvi* s. Car de bien Caire tu es large X l'homme juste, o vrai sauveur, MAROT, IV, 235. 11 fit marcher ses gens en bataille plus longue que large, amyot, Lysand. 63. L'amiral avoit fait large [s'était étendu] à droitte, quant Monsieur l'avoit fait à gauche, d'auh. llist. I, 308. Sa cavalerie, aiant trouvé un champ à la droitte où il y avoit quoique large, vint menacer les costez du combat, m. ib. ii, 454. Celui qui sèmera largement aura large moisson, calv. Inst. 662. La rue ne lui estoit pas assez large, tant ivre estoit, DESPEH. Contes, lxxix. Cent lieues ou environ d'estendue on large, mont, i, 236. Natures fortes, enrichies d'une large instruction de sciences utiles, ID. 1, 390. Large de bouche et estroit de ceinture [donnant de belles paroles et rien de plus; la ceinture représentait la bourse], cotgiiave.

— ETYM. Wall, lauge; provenç. larg, lare; catal. llarg ; espagn. et ital. largo; du lat. largus, abondant, copieux.

LARGEMENT (lar-je-man), adv. D'une manière large, abondamment. Il but largement du vin nouveau. Dans le champ du public largement il moissonne, coBH. Ciima, xi, i . Mais pour quelque beau compliment, 11 en donnait, et largement, scarr. Virg. VI. Lorsqu'on les nourrit trop largement [les chevaux], leurs jambes se gonflent, et bientôt ils ne font plus de service, buff. Quadrup. t. viii, p. C5. Il D'une manière étendue, ample. Des pennes de la queue les huit intermédiaires sont noires eu entier;

les deux extérieures, de chaque côté, sont largement échancrées de blanc, buff. Ois. t. ix, p. 397. Il Peindre, dessiner, composer largement, d'une manière large. || Sans subtilité, sans minuties. Envisager largement une question. Discuter largement. Il 11 se dit pour : plus, au moins. Il a largement dix mille livres de rente.

— mST. xu* s. Les dons que il devant avoit doné largement, Machab. i, 3. ||xiu' s. Une anclume de fer largement demi pié haute, Merlin, ms. i' 72, rec(o. Nus prince ne donoit plus largement que il faisoit, villeh. cxii. Bien lesmoigne li livres que la navie [la flotte] duroit bien largement demie liue françoise, id. cm. Vaillans bons [je] vuol estre clamés. Et de tous compagnons amés, Et despendoie liementEn tous leus plus que largement, la Hose, 8040. llxiV s. Mais à prendre voluiitairement largement.... l'en puet dire que les bestes mues [muettes] elles enfansfontaucunesoperacions volunlairement, ORESME, Eth. 63. Lors lui ala du vin si largement verser, Que la coupe convint par dessus suronder, Guescl. V. <53-(74. Il XV* s. On disoit qu'il avoit en trésor largement deux millions de florins, fboifs. II, II, 135. Et fit armer largement de gens, comm. I, 14. Il XVI* s. Il y en avoit largement pour honorer, embellir et orner encore un autre triomphe, AMYOT, Pompée, 63. Elle a de l'engin largement,

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