‹ Dictionnaire de la langue fran©aiseChapitre 88 sur 389 · LAU · texte numérisé non relu

LAU

•ous les latitudes les plus opposées. 1| Les hautes latitudes, les pays situés ;iu nord. Il est très-certain qu'elle [la grue blanche] s'élève à de plus hautes latitudes, buff. Où. t. xiv, p. 4.

HIST. XIV* s. Soit eue une bende subtille de la

.atitude d'un pou [pouce], h. de hondeville, f° 67. Il XVI* 8. Bien que U chaleur soit excessive en l'air selon son essence, latitude et degré, paré, Introd. t. Pour la guerison, considéré qu'entre icelles [ulcères] il y a grande latitude et différence, id. ib. XI, H. La lattitude est la voye qui se prend du noit au »u ou d'un polie en l'autre, car c'est la largeur du monde, devaulx. Pilote, dans jal. Notre suffisance est détaillée à menues pièces; la mienne n'a point de latitude [d'étendue], mont, iv, )3.i.

— ÈTYJI. Provenç. latitut; espagn. latitud; ital. îatitudine ; du lat. tatiludinem, de lalus, large (voy. Lfi) .

t LATITUDINAIRE ( la-ti-lu-di-nê-r' ) , s. m. Il 1° Terme de théologie. Celui qui se donne trop de liberté dans les principes de religion, ou qui en parle trop librement. || Adjectivement. Des principes latitudinaires. || 2° Membre d'une petite secte qui croyait que tous les hommes seront sauvés ; on disait aussi universaliste (xvi* et xvii* siècles).

— ÊTVM. Latitude.

t LATITUDINARIEN (la-ti-tu-di-na-riinl . î. m. Synonyme de latiludinaire. Il s'est formé en Angleterre une secte qui est répandue dans toute l'Église anglicane protestante, où l'on ne parle que de paix et de charité universelle ; les défenseurs de cette paix se donnent eux-mêmes le titre de latltudinariens, pour exprimer l'étendue de leur tolérance qu'ils appellent charité et modération, qui est le tiire spécieux dont on couvre la tolérance universelle. Boss. 6« avert. m, lis. || On trouve aussi latitudinaristes (boss. 9* avert. m, <I4).

+ LATITCDINARISME {la-ti-tu-di-na-ri-sm'),ï.m. Opinion des latitudinaires.

t LAflTUDINARISTE (lati-tu-di-na-ri-sf), s.m.

Voy. LATITUDINARIEN.

LATOMIE (la-to-mie), s. f. Terme d'histoire ancienne. Carrière où l'on renfermait des prisonniers.

— ETYM. AaTO|i(o, de Xâc, pierre, et TÉ(i.veiv, tailler. t LATONE (la-to-n'), s.f. Déesse du polythéisme

gréco-latin, mère d'Apollon et de Diane.

t LATREUT10UE(la-treu-ti-k'),id;'.Terme dethéologie. Se dit du sacrifice offert à Dieu pour reconnaître son souveraindomaine sur toutes les créatures.

— ÉTYM. AaTpeOeiv, adorer.

LATRIE (la-trie) , *. /'. Usité seulement dans cette locution : culte de latrie, culte d'adoration que l'on rend à Dieu seul, par opposition à culte de dulie, culte de respect et d'honneur que l'on rend aux saints.

— REM. L'Académie met un accent à idolâtrie et n'en met pas à latrie.

— HIST. XVI* s. Ils [les catholiques] se couvrent que l'honneur qu'ils font à leurs images est de dulie, non point de latrie, comme s'ils disoyentque c'est service et non pas honneur, calv. Inst. ei.

— ÉTYM. AaTpE{a, proprement service pour un salaire, et, par extension, culte; de Xatpl;, homme à la solde.

LATRINES (la-tri-n"), t. f. pi. Lieu où l'on satisfait les besoins naturels.

— REM. D'après Legoarant, latrine peut se dire au singulier: Cet établissement avait déjà plusieurs latrines, mais il fallut en construire une nouvelle qui fut placée dans la partie du nord. Voilà une latrine qui a besoin de réparation.

— HIST. XVI* s. Ceux qui curent les latrines,

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