Fàb. vu, 9 ;: t vêtue, elle allait
àgrand . vu, 10. |l 2" Fig. Aller bien, mal,
être dans la bonne, la mauvaise voie. || Aller de bon cœur, se porter volontiers à une chose. || Aller aux voix, aux opinions, les recueillir. || Aller aux informations, aux renseignements, se renseigner. || Aller au phi , s'occuper de l'affaire qui admet
le moins de retard. || Aller de pair avec quelqu'un. L'espoir va encore plus vite que la crainte. Le temps va toujours. Il ne faut qu'aller simplement pour connaître le devoir, mass. Salut. Comme ces trois puissances [executive, législative et judiciaire], par le mouvement nécessaire des . sont contraintes d'aller, elles seront forcées d'aller de concert, montesq. Esp. xi, G. || Aller vite, aller lentement, faire une chose vite, lente-ment. Ce copiste va vite. Cet orateur va bien lentement. [\ 3° Aller à la campagne. Nous irons en Italie, en Angleterre. Ce malade est allé en des climats plus chauds. Aller chez quelqu'un. Allez-vous chez votre médecin? On va dans une .ntique forêt. Partout où il allait. Où va-t-on? On y va. Aller à l'ennemi. Aller au feu. aller où ïà bataille est engagée, et où l'on échange des coups de fusil et des coups de canon. Aller à la mort, en e-;il. Aller en justice, avoir affaire devant les tribunaux. Aller au bois, aux vivres, aller faire provision de bois, de vivres. Aller voir la fête. J'irai diner chez. vous. 11 ordonna àson régiment d'aller attaquer la redoute. L'armée alla prendre ses quartiers d'hiver. Allez annoncer. Qu'à père André l'on aille de ce pas, la font. Alix.Ws ne veulent aller aa
Ail.
ne par Ti 1 i. Tesséfut d
tire du roi à B des trou
:1 y en allait, si sivi. 207, 34. Aller à Jésus- Christ cornu 1 arnel . non parce qu'il a 1rs pari un pain - Ci "'. État ecclés. J'allai , selon ma cou tume, en Itinér. 1 "' partie. || 4°All,i d'une ai autre. Les hommes 1 la gloire par la vertu. H me parait qu'il allait au bien [Gracchus] et qu'il haïssait toute sorte d'injustice, si evrem. 11, sa. n [Auguste] allait toujours au bien des affaires, mais il voulait que les affaires allassent au bien des hommes, id. ib. 97. Quand on va du mal au bien, sév. 84. 1 lui n'allai de vie à tré] 1 , Fàb. 111, 8. Vous voulez aller à la foi et vous n'en savez pas le chemin, Paso. Édit. Cous. Qu'il aille de lui même à Dieu, m. ib. Allant à Dieu par la docilité de son 1 1.1 1.!'. Dauph. Il ne va 1 is S moii - qu'à vou ut, moi.. fart, m, 5. Il n'a pas voulu se dé- Poncet,un des juges de Fouquet] et aller à [voter]la mortsans née, 19 die. <6n 1
, c'en est trop d'aller jusqu'à la joie, coun. Uor. 1, 1. Quoi! même vou-, allez jusques à faire ' m. Nicom. m . 2. Pou 1 i-il pas
après la victoire qu'il avait remportée ? fléch. Serin. 1 maitre sot . vous allez d'abi ird aux 1 imon , mol. le Festin, m, 1. || 5° Le feu va où sa rie. Le systèmo du monde vad'unmou vement uniforme. I cours d'eau qui allaient à la mer. 1 ette régioi va jusqu au Rhin. I irti : e pu! monai1 eur au poumon. La ville où va &
chemin. L'eau leur allait aux genoux. Sa robe allait
cent mille francs.
Si l'on dit que la n\ i* re fail aller la roue, boss /.//,. arb. Les citoyens en l'erse payent une taxe qui ne va pas à un écu par an , volt. Mœurs, 158. Toute férence ne va qu'à quelques titres de plus ou de moins, fléch. Mont. || 6" Aller bien dans une étude, y faire des progrès. S'il en esl ainsi, tout ira de soi-même. Cela va sans dire. Maladie qui va de mal en pis 1, 'impudence de L'a lulation alla si loin
que Hier jusqu'au bout , pousser les choses à l'ex
. as plus loin . je n'en dirai pas da- ". Il irait ju squ à payer cent mille francs. J'ai forcé ma colère à te prêter silence, Pour voir à quel excès irail ton insolence, coun. Iléracl. 1, 2. ie la valeur ne va point dans l'excès, id. Cid, tv, 3. Toul beau ' que votre haineenson sang assouvie N'aille point à sa gloire, il suffit de sa vie, id. Pomp. m, 2. Peut-être on vous a tu jusqu'où va son courroux, id. Hodog. in. 4, Mais sa fureur ne va qu'à briser nos autels, id. Poly. 1, 3. Je sais que c'est sa sœur à qui va cet hommage, id. Agésil. 11, 7. Ne m'apprendrez-vous point où vont ses sents ?id. Serlor. tv, t. Mon dessein ne va qu'à vous faire justice, id.D Sanche, ui,3. Sa ha mu ira toujours plus loin que son amour, uac. Mithrid. 1, &. Sa poursuite obstinée allant à l'insolence, th. corn. D. César, 1, 1. Lorsque L'injure a une fois éclaté, notre honneur ne va point à vouloir cacher notre honte, mais à faire éclater notre vengeance, mol. Fest. m, s. On ne peut voir aller plus loin l'ambition d'un homme mort, id. ib. m, 7. Non, mais il faut savoir que tout cet artifice Ne va directement qu'à vous rendre service, m.VÉtour. 1, m. Je gagerais presque que l'affaire va là, id. Fest. 1, I. J'entends à demi-mot où va la raillerie, id. Sgan. 6. Tous les soins que je prends ne vont pas où tendent les autres, id. Princ. d'Él. 11, 4. Il no faut mettre ici nulle force en usage, Messieurs, et si vos vœux ne vont qu'au mariage, Vos transports en ce lieu se peuvent apaiser, id. Éc. des mar. ni, g. Et, comme je vous dis. toute l'habileté Ne va qu'à le savoirtourner du bon côté , id. Éc. des f. iv, 8. Tout ce qu'on fait ne va qu'à.... id. D. Gare. 11, I. Tous ses soins vont au ciel, id. Tart. i.t.De quelque manière qu'il pallie ses maximes, celles que j'ai à vous dire ne vont en effet qu'à favoriser les juges corrompus, les usuriers, les banqueroutiers, les larrons, les femmes perdues, pasc. Prov. 8. Pour voir jusqu'où irait une si damnable doctrine, id. Prov. 7. Le bon air va à avoir complaisance pour les autres, id. Préf. gén. Son injustice [du monde] va plutôt à outrer leurs obligations [des justes] qu'à justifier leurs faiblesses, mass. Concept.de la Vierge. Votre disposition va à ne compter pour rien le péché en tant qu'il est offense deDieuetqu'il lui déplaît, id. Car. Justice, tir, leur. Nos premières vues ne vont pas à examiner si nous serons utiles, mais si nous serons applaudis, vo.Conf. Scandales. Cette sage et modeste retenue qui va à cacher ses propres dons et à manifester ceux desauties, id. Myst.Nouvclkvie. Le second [préjugé]
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11 ' , ta ( ar. Pécheresse. Si l'on
er de sa part [de Dieu] que cette 111 à la mort, id. Impénit. finale.
' ::"11"1 allaient à une sédition tout ouverte.
vaugel. Q.C. 242. Estimant que la gloire d'autrul 1 la diminution do la sienne, id. ib. 335. Une 1 - dans lus fatigues à lasser tout le monde et qui allait presque dans l'excès, id. ib. 5G9. Toutes ces différences vonl à faire voir dans la dernière chute de Jérusalem une justice [dus rigoureuse et plus déclarée, BOSS. flirt. 11, 8. Ces expressions vont à .attaquer l'erreur, id. lar. Préf. Les tiansgres- 1 uni à péché mortel, id. Lelt.Corn. 58. ne qu'elles avaient allait jusqu'à la fureur, id. Hist. II, 8. Arts pernicieux qui ne vont qu'à amollir et qu'à corrompre les mœurs, fën. Tél. xix. Les questions qui vonl à établir des maximes gém ip. ib. xxni. Le grand désintéressemenf de Fabricius et de Curius, qui allait à une pauvreté volontaire, st-ëvrem. t. 11, p. 3o. Toutes vos inclinations vont à la grandeur, iîalz. t.I, p. 189. Toutvaàprocurer Li 1 0 paume des cieux à des âmes rachetées du de Jésus-Christ, fléch. Serm.u, 293. Toute li grâce que Dieu fait aux justes ne va qu'à tompérerl ardeur de leur convoitise et à réprimer leurs passion , in. t. 1, p. si. Hérode s'amuse
à des recherches qui ne vont à rien, id. Serm. 1, •21.",. Leur goût n'allait [ne prétendait) qu'à laisser voir qu'ils aimaient, la bruy. <2. La chose allant à s" battre el à renverser la nacelle, si Caron n'eût mis le holà à coups d'aviron, la font. Psijché, liv. II, p. 180. 1 >us péchés atroces qui vont à la mont, bourd. Carême, Éloignement de Pieu, t. 11, p. 444. A quoi va ci tte pernicieuse maxime?! deux choses ireuses, id. ib. Prédestinât, t. i, p.
36 :. L'horreur qu'il avait des scandales.... irait à , Ane nmiur lus scandaleux, ip. ib. Zèle, t. 11, p. ics. Les avis les plus violents allaient à prendre les armes sur-le-champ, vertot. Révol. rom. 1. 11, p. 193. Les desseins de César allai enl à la tyrannie, id. ib. xni,p. 265. Il Allerà bien, réus ir; aller à mal, avoir un niau La chose allait àbien par son soin
diligent, la font. Fabl. vu, 10. || 7° Aller à l'âme, toucher, Cette musique vaàl'àme. Ses paroles bienveillantes m'allaient au cœur. Comme elle allaita l'âme, celte invocation du pauvre matelot à la mère de Dieu ! chateaub. Génie, 1, v, 12. ||8° Le terrain allait en pente. Chemin qui va en montant. Pyramides qui vont en pointe. || 9° La chose commence à bien aller. Les choses ne peuvent aller ainsi. Tout va parfaitement chez vous. Le commerce va bien, ou, simplement,
le commerce va. Il faut touj 's dire que toutva
bien, n t. Tél. xxiu. Mon fils, tout ira bien, pourvu que promptement Vous voyiez Arténice,RACAN, Dergeries, Polys. 1, i. J'espère que tout ira bien, sëv. i. Voilà qui va bien, leurdis-je, pasc. Prov. 1. Ainsi tout alla mal, la font. Belph. Puisqu'ainsi va, mettons-nous en prière, id. l'IIerm. Or est le cas allé d'autre façon, id. Cal. Les choses iraient en apparence suivant le premier établissement, hamilt. Gramm. 4. Eusèbe a peut-être cru que cette exception n'était rien, mais cela ne va pas ainsi, konten. Oracles, ■2° part. chap. (. || Aller bien, aller mal, être en bonne, en mauvaise santé. Aller mieux, se rétablir de maladie. Comment allez-vous? Comment cela va-t-il ? Celava-t-il bien? Comme vous en va? mol. Am.méd. 1, t. Il 10° Impersonnellement. Il ne doit pas en aller ainsi. Et vous verrez comme tout en ira, la font. Rich. Il en alla tout autrement, hamilt. Gramm. 6. En ce temps-là il n'en allait pas en France comme à présent, id. Gramm. 2. Vous croyez qu'il en va dans ce pays-ci comme dans le vôtre, id. ib. t. Parmi les généreux il n'en va pas de même, corn. Nicom. v, 7. 11 n'en va pas de même ici, id. Ex. de Poly. \ . 11 n'en va pas ainsi du combat de D. Sanche, id. Ex. du Cid. Et il en va de même des autres planètes, fonten. Mondes, 1er soir. lien i'raitdonc de la même manière que.... id. ib. Il en allait tout autrement, vaugel. Q. C. 272. Il n'en va pas ainsi parmi nous, j.j. rouss. iîi, 1 27. Il n'en va pas ainsi, mon bel ami, in. llél. 1, 20. Il n'en ira pas de même, bourd. Carême, 1, Aum. 163. D'où vient donc qu'il n'en va pas ainsi? id. ib. Jug. dern. 259. Maitre renard croyait qu'il en irait do même Que le jour qu'il tendit de semblables panneaux, la font. Fab.xu, 23. Il 11° Cette machine va mal. Ce ressort ne va plus. Ma montre n'allait plus. Les fontaines de Paris vont nuit et jour. Je ne vous demande pas si votre montre va bien, SÉV.373. Il 12° Croyez-vous que l'habit aille bien? Ce collet, ce manteau va mal. Cette clef va à la serrure. Ces couleurs vont bien ensemble. Ces bottes ne me vont pas. Ce vase va au feu, résiste à l'action du feu, Cette proposition me va. elle
me convient. Cela va bien dans un vers. Le climat ne lui va pas. La colère ne va pas à l'orateur. Malheureusement ce mot r.e nous va plus, j. j. rouss. Ém. m. On peut avoir le sens droit, et ne pas aller également à toutes choses, pasc. Pensées, part, i, art. 10. || 13° Cet habit est vieux; il n'ira pas jusqu'à l'hiver prochain. Ce vieillard va toujours. Je suis assurée qu'iln'irapas loin, sév. 367. || 14° Aller contre, s'opposer. Je ne veux pas aller contre le jugement du public, corn. Exam. de Pom/p. Contre sa fortune allez à force ouverte, id. Pomp. iv,i. N'allez pas contre deux vertus qui vous sont si naturelles, voit. Lclt.n. || 15° Ne pas aller sans, au propre et au figuré. Cet aveugle ne va pas dans les rues sans un chien. Ce malheur ne va pas sans quelque consolation. De pareils changements ne vont point sans miracle, corn. Poly. v, G. Nos plaisirs les plus doux ne vont point sans tristesse, id. Hor. v, i. || 16° Allez au-devant de votre père. 11 alla au-devant des objections. Admirez, messieurs, la sagesse de nos pères , qui, dans un siècle plein d'innocence, n'ont pas laissé d'aller au-devant de la moindre corruption, maucroix, i' Verrine. || 17° Aller bon pas, marcher d'un bon pas. Aller grand train, marcher très-vite. L'âne allait son pas doucement, port-royal, Phèdre, t,A&. Il va doucement son train, d'ablanc. Lucien, t. n. Et va ton train, Gai boute-en-train, bërang. Désaug. || Fig. Aller grand train, faire beaucoup de dépenses. Aller le droit chemin, procéder, agir franchement. Il ne faut pas prendre, dans ces locutions, aller pour un verbe actif. Une préposition est sous-entendue : Aller de bon pas, de grand train, suivant le droit chemin. || 18° Aller à la selle ou à la garde-robe, ou, simplement, aller, évacuer par bas. Faire aller, procurer une selle. Ce purgatif le fit bien aller. || Fig. L'envie de lui voir [a l'abbé Caudelet] un si bel évêchêetla rage de n'en avoir point firent aller au P. de La Chaise les plus noires calomnies contre l'abbé Caudelet, st-sim. 54, (54. || 19° Il va venir. Les Perses allaient livrerbataille. Je ne condamne plus un courroux légitime, Et l'on vous va , seigneur , livrer votre victime , rac. A ndr. n , 4. La paix va refleurir , les beaux jours von t renaître , ID. ib. Leur haine va donner un pèreau fils d'Hector, id. Andr. iv, i. Écoute, et tu te vas étonner que je vive. m. Iph.u, 1. Je vais donc vous déplaire et vous m'allez haïr, corn. Cinna, m, 4. Va marcher sur leurs pas où l'honneur te convie, id. Cinna, i, 3. Et le Rhin de ses flots ira grossir la Loire, Avant que tes faveurs sortent de ma mémoire, boil. Lutr. n. Nous nous connaissons il y a longtemps , et , entre amis, on ne va pas se piquer pour si peu de chose, mol. Préc. 1 5. || 20° Ne va pas t'exposer au froid et à l'humidité. N'allons pas nous commettre avec ces gens. Je n'irai pas vous fournir un prétexte. Je n'irais pas faire cette sottise. Je ne suis pas allé faire l'expérience. Par de nouveaux refus n'allez pas l'irriter, RAC. Mithr. iv, 21. || 21° Il allait criant par la ville. Languissait un pauvre malade D'un long mal qui va consumant, mille v. Priez pour moi. Et, certes, je vais avouant que.... id. Poés. 90. Les opinions probables vont toujours mûrissant, pasc. Prv. 12. Qu'elle considèreQueje me vas désaltérant.. ..la font. Fab. i, 10. Comme le nombre d'oeufs, grâce à la renommée, De bouche en bouche allait croissant.... la font. Fab. vu, 12. De telle sorte pourtant Que les fous vont l'emportant, La mesure en est plus pleine, in. ib. ix, 1. || 22° Va, allons, allez, s'emploient comme locutions interjectives. Allez maintenant, et parlez-moi de vos hauts faits. Va, tu es un honnête garçon. Va, je ne te hais point.... gorn. Çid. m, 4. Pour peu qu'il vous appuie, allez, l'affaire est sûre, id. Pulch.i, 3. Allez, vils comli.it lants , inutiles soldats, boil. Pass. du Rhin. || 23° Y aller, faire une. chose d'une certaine usinière. Allez-y doucement. Vous y allez trop brusquement. Il n'yvapas de main morte, il frappe violemment, il agit sans mesure. || 24° Terme de jeu. J'y vais de vingt francs, mon enjeu est de ' vingt francs. || 25° Impersonnellement. Il y va de votre fortune. Il y allait de sa vie. 11 y va de la perte ou du salut du reste, corn. Hor. v, 2. Ainsi que de ta vie il y va de ta gloire, id. Cid, v, 1. Il y va de ma gloire, il faut que je me venge, id. ib. ta. Un péril où il y va de tout l'État, ID. Ex. d'Hor. Il y va, seigneur, de votre vie, rac. Brit. v, t . Il y va tant de votre intérêt, Que.... la font. Rich. Si notre esprit a besoin, dans les questions où il y va du salut, d'être fixé et déterminé par quelque autorité certaine.... boss. llist. n, 13. Il y allait de sa vie à fuir, id. ib. ni, 6. Il y va de votre conscience de les remettre en leur lieu, id. Lett. abb. 20. Une dispute où. il y va du tout pour la religion, id. h,
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Écrit. Les difficultés qui pourraient m'empêcher de faire réussir un dessein que j'ai pris sur moi-même et où présentement il y va de ma gloire, pelliss. Conversât, de Louis XIV devant Lille, p. 54. Je vois qu'il n'y va pas de la foi, pasc. Prov. 17. Ici où il va de tout, id. Car. 14. Procès où il ne va jamais moins que de sa vie, sév. 58. || 26" Laisser aller, ne pas retenir. Je le laisse aller où il veut. Laisse aller tes soupirs, laisse couler tes larmes, corn. Héracl. m 3. Pour laisser aller ses sentiments en liberté, id. Ex. du Cid. Si je retiens mon bras, je laisse aller ma plainte, id. Rodog. 11, 4. Il n'y a qu'à laisser les choses aller leur cours naturel, et vous mourrez tel que vous êtes, MASS.Cor. Fauss. conj. || Familièrement. Laisser tout aller, abandonner le soin de toutes choses. Il Laisser aller sous soi, laisser tout aller sous soi, se dit d'un malade qui n'a plus sa connaissance et qui rend involontairement l'urine et les excréments. || Se laisser aller à, s'abandonner à. J'ai une pente particulière à me laisser aller à tout ce qui m'attire, mol. Fest. m, 7. Ils nous accoutument à nous laisser aller tranquillement à nous-mêmes, mass. Inconst. On se laisse aller aux appasd'une passion, fén. Tél. vu. On s'est laissé aller au péché par la vue de ces femmes, pasc. Prov. 10. Comment vous laissez-vous alleràdire que....m. ib.ï. || Absolument. Se décourager. Pourquoi vous laisser aller ainsi? Il 27° Faire aller, attraper. Ce drôle nous a l'ait aller. Familier et populaire.
s'en aller. Il 28° Ils s'en vont. Allez-vous-en. Vat'en d'ici. Je vous ordonne de vous en aller. Ils s'en sont allés en France. Je m'en irai en Amérique. Monsieur, je m'y en vais, sév. 24. Elle s'y en alla la première [dans une chapelle], et don Carlos la suivit, scarr. 1, 52. y 29" Fig. Ce malade s'en va, il se meurt. Matante est plus mal, elle s'en va tous les jours, sév. 140. M. de Jouarre s'en va tout de bon , boss. Lett. abb. 5G. || 30° Ce tonneau s'en va. Son mal s'en va peu à peu. Son argent s'en va. Tout s'en est allé en fumée, rien n'a réussi. || 31° La chose s'en va faite, elle est sur le point d'être achevée. Notre rigueur s'en va éteinte, vaugel. Q. C. 5)0. La Thrace s'en allait perdue, et la Grèce même avait reçu un grand choc, id. ib. 549. Mais aujourd'hui que mes années Vers leur fin s'en vont terminées, malh. m, 3. La. conjuration s'en allait dissipée, corn. Cinna, ni, 4. Comme ce rôti s'en allait cuit, arrive un autre homme à cheval, pour dîner dans ce cabaret, st-sim. ioo, 64. Il 32° Le fleuve s'en allait grossissant. L'hérésie s'en va croissant. || 33° Gallicisme. Il s'en va midi. Il s'en va temps que je reprenne Un peu de force et d'haleine, la font. Fabl. vi, Épilogue. 11 s'en va temps, monsieur, que je parte, p. l. cour. n, 298. Il 34" Aux jeux de cartes. Vous avez eu tort de vous en aller de votre as. En écartant, vous vous en êtes allô de vos plus belles cartes. Il 35° Us s'en vont chercher des nouvelles. Je m'en allais vous trouver. Ce malade s'en va mourir. Il ne s'agit pas de plaire aux hommes dans un temps où je m'en vais répondre à Dieu, fléch. Serm. 1, 127. Avec beaucoup de peines On s'en va la [la mort] chercher en des rives lointaines, la font. Fab. vn,i2. M'enirai-je, moi seul, rebutdelafortune, Essuyer l'inconstance aux Parthessi commune? rac. Mithrid. ni, t. Cambyse embrassant Nitétis l'appelait du nom de son père, et elle s'en va lui dire : Ô roi, tu ne vois pas qu'on te trompe, p.l. cour. 11, 132. Je m'en vais réparer l'erreur que j'ai commise, mol. l'Étour. 1, io. Je m'en vais voir ce qu'elle m'en dira, id. la l'rinc. d'Ll. m, 2. Le voici qui s'en va venir, id. Sicil. se. 18. Le jour s'en va paraître, id. te. des f.v, i. Je m'en vais la traiter du mieux qu'il me sera possible, id. Sicil. 19. Elle [une comédie] s'en allait être conduite à bonne fin quand le diable s'en mêla, scarr. i, 5. Tout le trouble poétique À Paris s'en va cesser, boil. Épig. 29. Avec la liberté Rome s'en va renaître, corn. Cinna, 1, 3. Par de feintes raisons je m'en vais l'abuser, rac. Iphig. iv, 10. Je m'en vais vous unir, m. Mithr. m, 5. Et ce triomphe heureux qui s'en va devenir L'éternel entretien des siècles à venir, id. Iphig. 1, 5. Un cruel (comment puis-je autrement l'appeler?) Par la main de Calchas s'en va vous immoler, id. ib. 111,6. Je m'en vais t'étonner : cette belle Monime.... id. Mith. i,i. Apprends à mépriser le néant de la vie; Songe qu'au moment que je veux Enseigner l'art de vivre heureux, Elle s'en va m'ètre ravie, chaul. S. la mort. Il semble qu'il est en vie et qu'il s'en va parler, mol. Fest. m, 7. Je m'en vais t'étonner : son superbe courage.... volt. Zaïre, 1, t. Je m'en vais vous mander un petit secret, sév. 91,
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36" Locutions. C'est un las d'aller, c'est un piresseux. || Aller son petit bonhomme de chemin; vaquer tout doucement à ses affaires. || Aller son grand chemin; n'entendre point L -. finesse à ce qu'on fait, à ce qu'on dit. || Il nt faut pas aller par quatre chemins ; il faut s'expliquer franchement. || À force de mal aller, tout ira bien; il faut espérer que le malheur se lassera, et que des circonstances heureuses surviendront. || On va bien loin depuis qu'on est las ; il ne faut passe laisser aller au découragement. || Tant va la cruche à l'eau qu'à la fin elle se casse; à force de s'exposer, on finit par succomber. || Tous chemins vont à Rome ; il y a différents moyens pour atteindre un but. j| Les premiers vont devant; les plus diligents ont l'avantage. Il On l'a bien hâté daller; on lui a fait une rude réprimande. Il Tout va, la paille et le blé ; on n'a rien épargné. || Il s'en est allé comme il est venu; c'està-dire il sort d'une affaire comme il y était entré. Jean s'en alla comme il était venu, Mangeant le fonds avec le revenu, la font. || Dites-lui cela, et puis allez vous chauffera son feu; osez lui reprocher en face sa faute, et puis demandez-lui quelque service! || Toujours va qui danse; c'est-à-dire une chose se fait bien ou mal. || Aller à tout vent; se laisser influencer par le premier venu, par toutes sortes de personnes. Vous allez à tout vent. Kien de si dangereux que d'aller à tout vent. || 37° En termes de vénerie, labête va de bon temps, c'est-à-dire est passée depuis peu de temps. || N'aller plus de temps, être passé depuis un ou deux jours. || Aller au vent, se dit d'un chien qui va le nez haut. Il Aller de hautes erres, se dit d'une bête passée il y a plusieurs heures. || Aller sur soi, seditde labête qui revient par le même chemin qu'elle avait pris. || 38° En termes de manège, se dit en parlant du cheval: Aller le pas, l'amble, le trot, le galop, le grand trot, le grand galop. || Aller de l'oreille, se dit d'un cheval qui fait une inclination de tête à chaque pas. Il Aller étroit, s'approcher du centre du manège. H Aller large, s'éloigner du centre du manège. 139° En termes d'escrime, aller à l'épée, se dit d'un tireur qui s'ébranle et fait de trop grands mouvements avec son épée. Aller à la parade , parer un coup.
— REM. 1. Le pronom réfléchi complément d'un verbe peut se mettre avant le verbe al!er placé luimême devant ce verbe : Aller se battre, ou s'aller battre; il est allé se promener, ou il s'est allé promener. Plus le vase versait, moins il s'allait vidant, la font. Phil. et Baucis. || 2. À l'impératif, seconde personne du singulier, on écrit va-l'en, avec une apostrophe après le t, indiquant ainsi que (' est pour te, pronom personnel. En effet à la première et à la seconde personne du pluriel, le pronom reparaît dans ces expressions : allez-vous-en , allons-nous-en . || 3. Lot. rie. Je me suis en allé'. Dites : Je m'en suis allé. Dans la conjugaison du verbe s'en aUer , la particule en doit toujours être placée immédiatement après le second pronom personnel, comme dans ces phrases : Nous nous en sommes allés; vous vous en étiez allés; ils s'en seront allés ; et non , nous nous sommes en allés ; vous vous étiez en allés ; ils se seront en allés. Une autre locution vicieuse, c'est de redoubler c« : .Mon maître, Dieu me sauve, ne fut jamais qu'un traître, il s'en est en allé, scarron, Jodel. v, i.Dans les temps simples, lorsque la particule y entre dans la phrase, tj se met devant en : Je m'y en vais ; nous nuus y en allons; je m'y en allais; je m'y en irai; nous nous y en irions, s'il le fallait; il voulait que je m'y en allasse. L'impératif va-t'y en, qui est tout à fait régulier, est peu usité. Au reste, on ne se trompera pas sur la conjugaison du verbe s'en aller, si l'on remarque qu'il se conjugue exactement comme les verbes réfléchis formés de même, s'en flatter, s'en informer, etc. et que il s'est en allé est aussi barbare que léserait il s'est en informé; si l'on remarque en outre que, dans les verbes, y se met toujours devant : il yen faut, j'y en apporte, et que c'est pour cela que la locution populaire je m'en xj vais est fautive. H 4. Lorsque la deuxième personne de l'impératif t'a est suivie de en ou de y, on l'écrit vas : Vasen savoir des nouvelles; vas-y; et l'on prononce va-z-en, va-z-y. Des grammairiens ont contesté cet usage; ils ont dit que vas-y n'était admissible que dans les cas où ce pronom n'est pas immédiatement suivi d'un verbe; ils veulent bien qu'on écrive : Vas- y toi-même ; vas-y pour me faire plaisir; mais ils veulent qu'on écrive : Va y porter mes livres : va y chercher ta mère; et condamnent par conséquent : Vasen savoir des nouvelles. Mais cela est arbitraire; du moment que vas-y est bon, comme il n'est fait
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que pour l'oreille, la règle euphonique s'applique • suivi d'un infinitif el à en. || 5 Locut. w'c. U a plusieui i alli - Dites : il lui faut
aller en plusieui I :i ■ (Tel . on
IKi endroit , aller plusieurs endroits. 6. 1 \, adi mie admel la locution : l fait en allei i Ue a partoul co
ellipse par laquelle le langage populaire supprime le m personnel; disant uvenir,
m, us le faites enfuir, etc. Mais, bien entendu, la loêgulière reste toujours avec le ■ l : je l'en ferai se souvenir, vous le faiti fuir. || 7. Aller au-devant. 1 me il se faut
tl cette ] rase; par exem] le • faut dire : il est allé .in devant de lui ; .1 fa I aile au di vant de lui; et non pas : il lui est allé au-devant; il lui faut aller au ûevant. || 8. \
le verbe aller, dit \ iu pelas, est \ i t plus en u ird'hui,
ni en prose ni en vers. On n'emploie plus aller que quand il y a un mouvement local. Ainsi on dira bien d'une rivière : elle va se; i entant Cette i imarque de \ augelas, heureusement, n'a pas prévalu; et l'on dit très-bien : I e mal va croissant.
-SYN. 1° ÊTRE ALLÉ, AVOIB ÉTÉ. CesdeUXO
sions font entendre un transport local; mai. la seconde le double. Qui esl allé a quitté un lieu pour se rend e dans un autre; qui a été, a de plus quitté cet a u ire lieu où il s était n ndu. Tous ceux qui sont allés à la guerre n'en re\ iendront pas. [nus ceux qui ont été à Rome n'eu sont pas meilleurs. 2
■ Aller se dit du lieu ou l'on est à celui où l'on n'est pas; venir se dit, au contraire, du lieu n'est pas à celui où l'on est. Par exemple, s, je suis à Paris, je dirai qu'un courrier est allé de Paris a. Rome en deux jours, et qu'il est venu de Hume à Paris dans le même temps. Vaugelas, dans sa traduction de Quinte - Curce , a dit néanmoins : Alexandre vint mettre le siège devant Célène : il semble qu'il fallait dire, alla mettre le siège, Quinte (une. qui parle, n'étant pas à Célène lorsqu'il écrivait l'histoire d'Alexandre. Notre règle ne ception à l'égard du mot alleu; mais, à l'égard de celui de venir, elle en recuit plusieurs : i° Ce mot se dit aussi du lieu où l'on est à celui où l'on n'est pas. lorsqu'on est près de quitter ce lieu où l'on est; par exemple, si je suis sur le point de '([uitler Paris pour aller en Anjou, je diraià quelqu'un qui pourrait avoir dessein de faire le même voyage : Voulez vous venir en Anjou avec
' Il s,, dit encore du lieu où l'on est à celui OÙ l'on n'est pas. quand on parle de celui où l'on demeure; ainsi, je dirai à quelqu'un que j'aurai rencontré dans la rue : Voulez-vous venir demain dîner chez moi? » mi-nage. En général, la différence entre aller et venir étant que aller indique le mouvement seul, etque venir considère aussi l'arrivée, on pourra mettre venir partout ou l'idée d'arrivée sera impliquée.
— HIST. x* s. Aler in Niniven, Fragm. de Valette, p. 407.
— xi' s. E s'il à la terce fiée [fois] ne pot dreit aver, ait [qu'il aille] à conté, L. de Guill. 42. Alez en est en un verger souz l'ombre, Ch. de Roi. n. Franc s'en irrunt en France la lur terre, ib. iv. Dist à ses homes : Seignur, vous en ireiz, ib. VI. Li empereres s'envait dessouz un pin, ib. xn. Mais il me mande que en France m'en alge [aille], ib. xm. JUJ vait s'apuier souz le pin à la tige, »6. xxxvi. Enz au verger s'en est allez li reis. i/<. xxxVn. Beste [cheval] n'i a qui encontre lui alge [aille], ib. cxm. Seigneur, dist-il, mont malement nous vait, ib. cliv. Ainz qu'en alast un seul arpent de champ.... ib. clxiii. Jointes ses mains [il] est alét à sa fin [est mort], ib. cxxxni. Qu'il ainz [aille] ad Ais où Charles seult plaider [tenir le plaid], ib. clxxxix. Je vous cornant qu'en Saragoce algez [aillez] , ib.
— xii' s. Je vei [vais] mostrer, Ronc. p. 2. Aut s'en [qu'il s'en aille] en France, ib. p. 3. Or, baron, de l'aler [heure est d'aller], ib. p. 6. Ne s'en voudra aler, ib. p. 8. Seili vait, ib. p. )3. François vont disant, ib. Irez à l'amirant, ib. N'alez mie atardant, ib. p. li. Qu'alez ici disant, ib. p. 20. [Il] s'en va seoir, ib. p. 25. Va s'en li jors, si revint la vesprée, ib. p. 33. N'i a franzois [qui] sur lui .ne soit alant, ib. p. 35. Contre le ciel vait moût hien torniant Son fort espié, if), p. 37. Granz quinze lieues en est la voix [du cor] alée, ib. p. 84. L'escu au col [il| lait [laisse] le cheval aler, ib. p. 51. Quant [il] eut aie la monte d'un arpent, ib. p. loo. De maintes choses [il] se va lors remembrant, ib. p. ion. Dist Baligans : car en alez, baron, ib. p. 120. Droit en sa chambre [elle] en est courant alée, ib. p. H6.
Oliviers voit la mort le vail liaslanl, ib. p. 92. En la inoutaigne où je m'en lu allez, ib. p. 94, 1 on queiic i|'l allai d'Espaigne le pais, ib. p. isn. Le destrier [il] broche pique . moût le fait tost aler, ib. p. 75. Le plus fort membre qui m'alloit soutenant, ib. p. 151. Qui à saint Jacques en vont le droitchemin, ib. p. 155. Vez-ci mon gage, je veuil qu'il aille avant, il>. p. isi. [Nef qui va là où vent 1 ni. Couci, m. Ainz que j'aille outremer, ib. vi. Ne je ne veuil tout le siècle [in'J ennuier, Ou aler m'i aller] mourant . i5 vm. Chançon,
va-t'en là où mes cuers t'envoie, ib. xvi. Je m'en vois, dame ; à Dieu le Creator je Commant vo cors [votre personne . en quel lieu que je soie, t'6. xxn. Cestui veulent les dames] el à cestui s'otroient, Cestui tiennent, cestui laissent aler, quesnes, Romancero, p. B7. Vostre clairs vis Lvisagej qui sembloit fieurde lis, Est si aies ore de mal en pis. Qu'il m'est avis que me soiez emblée, ib. p. 107. Lasse, fa 1 ele, or m'y va malement; Livrée [je] sui à une estrange gent, 16. p. th. Guiteclins va par terre e, Sax. \ 11 \ ousirez à 1 ologne la fort citi ib Quant fu fais li services [divin] ,
si sunl aie laver, ib. xm. Si servez vo [votre] seigneur, où qu'il vait ne quel part, ib. xix. .Mais onc homme n'allèrent si perilleusement, ib. xxi. Ardant irons ses viles, ses cliastiax el ses bors, ib. xvii. Mais 11 ils] s'en aillent ainsi com
sont venu, ib. xxvni. Respundi h evesches : ne t'a us \a ai piere dormir, flots, p. 11. E quant tu del siècle aled . beaus sire
ib. 223. i.'un evesque 1 nom 1 l \ en ala ; La
cruiz arceveskal il meïsmes porta, Th.leMart. 39. Là u sist sur le lune, entre lui e le rei, Alouent [a libarun, dui e dui, trei e trei, ib. 40. L'escrierem en haut à lin e à desrei : Li traistres s'en vait, veez eez loi, ib. 4c. 1 t cil du pais voul el viennent Et enz e fors à Jor plaisir, 2a Charrette, 1908. . .. à sen annar Làverreiz tant baron por lui pi Gérard de Ross. p. 294. Quant sera au mostier, annaz en lai [allez-vous-en là], ib. p. 363.
— iliVs. De là s'en alla- il vers le roi Phelipe d'Alemaigne, quisa serouravoit àfame, vim.i 11. xui. Le conte Gautier de Briene qui s'en aloit en Puille conquerre la terre sa femme, id. xx. Et se nus en voloit aler encontre, vos li aideriez encontre cens qui en ntie !i seroient, id. ex. Et quant notre gent virent ce, si commencierent à aler le petit pas emprès les batailles des Grieus, in. i.xxxii. ^ilaloient seurcrestiens, il iroient contre la loi de Rome, id. lu. Qu'à Saint-Denis [j'] iroie pour prier Dieu merci, Berte, 1. Qui aloient jouant sur l'herbe qui verdie, ib. 11. Vers le lion [il] s'en va, ou soit sens ou folie, t'6. Le roy Charle Martel convint à fin aler [mourir], ib. ni. Il meïsmes ala trois serjans apeler, ib. xvil. Ha sue Diex! fait-elle, voirs est qu'ainsi alla [qu'ainsi les choses se passèrent] , ib. xxv. Et li autre moururent, sachez qu'ainsi ala, ib. cvm. Que mon afaire va toujours de mal en pis, ib. xxx. Car je sai vraiement, morte sui et allée [perdue], ib. xlvi. Père de paradis, or est ma vie alée [finie], ib. Quant elle eut, une pièce, la sentelette alée, ib. Laissez tout ce aler, n'en soit parole dite, ib. liv. X ma mère [je] m'en vois courant, lui monstrerai, t'6. lvii. [Que] Dame Dieu la consaut [conseille], quele part qu'ele voise, %b. lxi. Amis, vous en irez en la vostre contrée, ib. Lxvni. Que li rois s'assenti à ce qu'ele y voist [allât], ib. 11. Je veuil qu'o vous s'en voist [aille] noble chevalerie, t'6. lxxii. [Je] ne veuil pas que aillez à petite maisnie, t'6. 11. Je lo [conseille] en bonne foy que nous nous en aillons, t'6. lxxvii. Quant Tybers et les serve voient qu'il va ainsi, t'6. lxxxix. Mais contre jugement ne veuil-je mie aler, t'6. xcvn. Tant [ils] ont par leur journées aie et pourseu, Que sont droit en Hongrie leur pais revenu, t'6. ci. Tantost connut [elle reconnut] sa mère, as pies lui est alée, t'6. cxxvi. Endementiers, li desloiaus rois Henris ala tant entour la damoisiele qu'il fut carnelement à li, Chr. de Rains, p. 13. Mes qu'est aie n'est à venir, Lai du conseil. Or n'a peur que nus le voie; Seurement s'en va sa voie, Ren. 7432. Li criz qui après lui engraingne Le fist aler plus que le pas, t'6. <9t3. Bien savoit le bois tôt entier, Que mainte foizl'avoit allé, t'6. 489t. Onques n'i quist ne sel ne sauge; Encor ançois que il s'en auge, Getera-il son ameçon, Il n'en est mie en soupeçon, t'6. 840. Mes comment qu'il viegne ne aut, X grant poine s'en est estors, t'6. 24652. Lors dist Poncet : au Deu plesir; Nos alomes 'la messe oïr; Tuit alomes vers le mostier, t'6. 12582. Et la dame et le chevalier Tantost commande appareillier Leschevax, et tost enseler, Contre son père veult aler [à la rencontre], t'6. 22644 Que vous iroie-ge
datant? la Rose, 6557. nr aut si cum aler porra, Oi face Amor ce qu'il vorra, t'b. 4207. N'il n'est nus qui celé part voise, Que tous li cuers ne li ren- '■■" ' devienne plus gai], i6. 4027. Li tens qui s'en va nuit et jor, Sans repos prendre et sans sejor, Et qui de nous se part et emble, t'6. 36). Les roses overtes et lées [larges]Sunt en ung jor toutes alées es], ib. 1654. Tout li monde vait ceste voie, i'6. 4355. 1.1 fondement tout à mesure Jusqu'au pié du fossé descent, Et vait amont en estrecent [se rétrécissant], t'6. 3822. Et se tu os [entends] nul mesdisant Qui aille famés desprisant, lilasme- ' le, et dis qu'il se taise, t'6. 212s. La sentence de la grignor partie et de la plus seine veit avant, In deJust. 29, 1.1 baillif,segont l'ordre de droit, augent [aillent avant ou [au] plet, ib. Entel.sai en tel teneure corne le père ou la mère avoient quant il alerent de vie à mort, [ss. de Mr. 1, 246. Ains en seroient luit coupable cil qui seroient aie en l'ayde du fet. beaum. xxx, 58. Et por ce pot on, en tix cas qui sunt apert, aler avant par voie de dénonciation, m. LXI, 2. On ne me porroit pas dire que je allasse contre lejugié, id. vu, 7. Nous sommes aie contre le commandement Mahommet, qui nous commande que nous gardons le nostre Seigneur aussi comme la prunelle de nostre œil, joinv. 248, Le grant roy desCommains li bailla unes lettres qui aloient à leur premier roy, in. 266. Seigneurs, madame la royne ma mère m'a mandé et prié tout comme elle peut, que je m'en voise en France, id. 254. Le roy feust moult volen tiers aie avant, sans arester, en Egypte, id. 210. Mon cheval s'agenoillr pour le fez [faix] que il senti, et je en aie outre parmi les oreilles du cheval, m. 225. Seigneurs, vous ne fêtes pas bien ; car nous sommes là où en [on] nous a commandé, et vous alez outre commandement, id. 277. Mestre Geffroy, alez dire à Ja royne que le roy est esveillé, et qu'elle voise vers li pour li apaisier, id. 287. Je li requis que je et ma gent alissiens jusques hors de l'ost, id. 217. 11 n'ot guieres aie [il n'avait guère fait de chemin] quant il ot plusieurs messages du conte de Poitiers son frère, du conte de Flandres , etc. id.
— xivc s. En tele manière que tu dévies et vaises hors de vérité, oresme, Eth. 163. Et celui qui est incontinent, il est et va hors de raison, id. t'6. 192. Bertran à l'aprochier ung petit l'enclina : Or avant! dit li princes, -Bertran, comment vous va? Guescl. <300. La dilacion m'est gre.veuse, Et la demeure trop ennuyeuse; Car j'ay trop plus chier la bataille Que le trecté, que qu'il en aille [quoi qu'il en arrive], Liv. du bon Jehan, 1228.... Ainsin va de la guerre; On voit sovent fortune torner en petit d'ore, Girarl de Ross. v. 2260.
— xvc s. 11 me plait bien que cette ordonnance voise ainsi; mais.... froiss. i, i, 2:14. Messire Gautier de Mauny s'en issit hors [du châtel ] atout cent ou cent vingt compagnons, et en alloient par outre la rivière de leur costé fourrager, id. i, i, 260. Si vous disons que nous conseillons mon seigneur , qui cy est , qu'il s'en voise en France veoir le roy san cousin, id. i, i, 51. Sitost qu'il vit le duc, il [Jean de N'orvich] osta son chaperon et le salua. Adonc lui demanda le duc: Jean, cor ment va? vous voulez vous rendre? id. i, i, 255. Le diable alla entrer au corps de ce Jacques, id. ii, ii, 30. Nous ne pouvons faire meilleur exploit que do aller ce chemin que nos ennemis sont allés, id. ii, 11, 237. Le duc... bien savoit que il faisoit mal et point n'y pourveoit, mais souffroit les choses aller à l'aventure, id. m, iv, 24. Il seroit bon que parla rivière nous alissions visiter nos ennemis, id. ii, ii, 75. De ces responses fut le comte de Hainaut tou' grigneux, et dit qu'il n'iroit pas ainsi, id. i, i, ho. Ils estaient si foibles et si fondus et si affamés qu'à peine pouvoient ils aller en avant, id. i, i, 44. Gautier, vous en irez à ceux de Calais, et direz au capitaine que.... id. 1, 1, 320. Les nouvelles vinrent au roy de France de la besogne comment elle estoit allée, id. 1, 1, 134. Et ces brigands brisoient maisons, coffres et escrins, et prenoient quanqu'ils trouvaient, puis s'en alloient leur chemin, chargés de pillage, id. i, i, 324. Beau frère, dit messire Henri, il ne va point ainsi, id. 1,1, t5). Si allèrent à conseil ensemble, id. i, i, 219. Je ne dy riens que tous ne vont disant, en. d'okl. Bal. 9. Tant va le pot à l'eau qu'il brise, id. Rond. Donc il advint.... que il ouït dire que un chevalier d'Angleterre.... s'alloit vantant qu'il avoit traversé tout le royaume de France, mais oneques n'avaitpeu trouver chevalier qui eust osé jouster à luy, Bouciq. 1, ch. t3. Si advint que un des escuyers qui chevauchoit devant
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luy, la vit par une fenestre, et va dire : 0 que voilà beau chef. ib. iv, ch. 7. Et du faict du roy d'Angleterre ne leur challoit au demourant comment il en allast, comm. iv, 7. Mais alla ledit duc de Bourgongne de nouveau sur les Lvegeois, id. ii, 3. Un an ou deux avant qu'allisions eu Italie, id. vu, 2. Et qui ne fust allé a labonne foy .c'estoit ung très dangereux chemin, ID. iv, 9. Voulez vous que je voisse toute nueTju.ju, .\ouv. i.xvm.
— xv(?~s. Comment te va? marot, i, 198. Et par les champTiie \oy attcuft-béfger Qui pour la nuit ne s'en voise héberger, id. i, 3)9. Mal t'en ira, ID.II, )4. Or t'en va, quand et où il te plaira, m. il, is;;. Il s'en va nuict, et des hauts monts descendent Les umbres grands, qui parmi l'air s'espandent, id. iv, 7. Et alissiez vous à tous les dyables, je proteste jamais ne vous laisser, rab. Pant. n, 9. Les chemins cheminent comme animaulx. Et veidz que les voyaigiers demandoyent où va ce chemin? id. ib. v, 26. Qu'ils voisent maintenant, et facent un bouclier de leurs allégories, calvin, Instit. 489. Il va bien que présomptueux qui voudroit imposer loy à Dieu, n'est point arbitre en ceste cause, id. ib. 580. Mais d'affermer cela, et principalement en telle hardiesse qu'ils y vont, quiest-çe autre chose, que.... id. ib. 70 1. L'Escriture condescent à nostre petitesse . comme une mère à l'infirmité de son enfant, quand elle le veut apprendre d'aller, id. ib. 738. Ne vous ennuyiés de souvent faire savoir comme il vous va à celle que toujours trouvères vostre, marg. Lett. 3. El encores demain s'en va ma tante de Nemours en Savoye, id. ib. s. Je m'esclatay la peau dessus le genou de près d'ung empan , mais cela s'en va gary, id. ib. 47. Et pensés, voyant vos affaires aller sy bien, en quel contentement et louange de Dieu s'en va priant pour vostre prospérité, vostre.... id. ib. (27. Elle alloit s'amollissant, mont, i, 4. Se laisser aller à toute sorte de conseils, id. i, ) oc. Si bile feust toujours allée ce train, id. i, 232. Ils s'y en allèrent avecques leurs femmes et enfants, id. i, 233. Ils vont nus par dévotion. Aller la teste couverte, id. i. 259. Allez vous y en, id. i, 296. Je m'en vais clorre ce-pas par un verset ancien, id. i, 33G. Je m'en voys quant et vous, id. m, )83. Et qu'elles ne se voisent pas coucher de si bonne heure, desper. Cymbal. -127. Les Lacedeernoniens le regrettèrent fort quand il s'en fut allé, amyot, Lyc. 7. Il prouvoira mieulx à son faict, quand il verra qu'il y ira de sa vie et de son estât ensemble, id. Thém. 32. Autrement, les affaires des Carthaginois s'en alloient ruiner, lu. Fab. t2. Remporte donc ton or et ton argent, et t'en va, id. Cimon, M. Toute la ville s'en alloit déserte sans l'accident qui arriva à la citadelle, d'auis. llist. n, 326. Le roi qui s'en alloit exécrable à son peuple, se rendit inimitable aux dévotions, |id. 330. Pour aller trop tes beaux soleils aimant, rons. 7. Et de ces yeux qui me vont dévorant, id. t9. Voicy les fleurs où son pied va marchant. Quand à soy mesme elle pense seulette, id. 85. Quelque part où je voise ... id. 2)5. Que ne pensoy-je, alors que j'estoy belle, Ce que je vay pensant? id. 455. Ainsi tout va par fraudes et parfainte, id. 649. T'embrassant en mon sein pour la dernière fois : Car là bas aux enfers, Adonis, tu t'en vois, id. 796. S'il se laissent trop aller à prendre plaisir d'en deviser,
— ÉTYM. Bourguig. aulai, ailai ; provenç. et catal. anar; espagn. et portug. andar; ital. andare; ital. ancien, d'après Castelvetro, anare. Ici se présente une première question : aller et andar e sont-ils un seul et môme mot? Diez paraît l'avoir résolue d'une façon satisfaisante. Il rapporte un vers de Tristan : Que vos anez por moi fors terre ; et un vers de la chronique de Benoît : Si qu'en exil nos en aniurn. A la vérité Burguy, Gramm. t. i, p. 286, pense que anium est une mauvaise leçon, e1 qu'il faut aujun (comp. qu'il aut, qu'il aille), se fondant sur ce nue la forme aner ne peut appartenir au dialecte normand dans lequel Benoit a écrit. Mais je trouve dans la chanson de Roland, qui est aussi un texte normand, qu'il ainz, pour qu'il aille; ains vient d'aner. L'objection de Burguy ne subsiste donc, pas, et il faut admettre que, dans l'ancien français, à côté de aller, il y a eu une forme aner. parallèle aux autres formes romanes. La permutation de Yn eu / n'esl aucunement sans exemple dans le français : témoin orphenin et orphelin, venin el ni m. entre lesquels la langue a hésité. Si l'on admet que les verbes romans viennent d'un mot latin (l'allemand vallen. aller, qu'on a cité, aurait donné gualer), le français et le provençal aner, anar, supposent adnare; l'espagnol andar suppose ambitare ou aditare; l'italien andare suppose aditare, avec l'in-
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tercalalion d'une nasale. Diez remarque que ambitare, fréquentatif d'ambire, aller autour, a pu trèsbien donner l'espagnol andar, mais que la syllabe amb ne se rend pas en italien par and, et qu'il faut l'exclure, à moins d'admettre que le mot italien dérive du mot espagnol; dérivation que, historiquement, rien ne justifie. Excluons donc ambitare. Diez s'attache kaditare, fréquentatif d'adiré, et employé quelquefois par les Latins eux-mêmes dans le sens d'aller; il fait voir que aditare a pu faire andare en intercalant une nasale ; ce qui arrive, voyez rendere, de reddere. Le fait, est que l'italien andito est
I aditus latin, et témoigne que le verbe adiré a laissé des traces. Maintenant entre adnare fourni par anar, aner, et andare fourni par aditare, quel choix faire? Aditare donnerait en français atter ou ander, en provençal andar, mais non aner ou anar; pour le faire prévaloir, il faudrait admettre qu'ils viennent de l'italien, ce qui n'a dans l'histoire de ces langues aucune preuve. Adnare, qui donne aner et anar, fournira probablement l'espagnol andar, bien que je ne connaisse pas de combinaison dn qui en espagnol donne nd; mais fournirait en italien annare, et non andare. À la vérité Diez remarque que le catalan supprime souvent le d, disant manar pour mandar; que c'est le catalan qui a fait anar de andar, et que de là la forme sans d s'est étendue dans la langue d'oc et dans la langue d'oïl. Mais c'est là un pas que l'on ne peut franchir sans autre exemple que celui-là même qui est en question : le d en cette position ne disparait pas dans ces deux langues. Diez aprouvé pleinement, je crois, que andare peut venir de aditare; mais il n'a pas prouvé comment aditare aurait donné anar et aner.
II se présente deux solutions de cette difficulté : ou admettre qu'il y a eu deux formations : l'une , de andare , qui vient de aditare; l'autre, de anar, aner, qui vient de adnare. Adnare est cité dans le Glossaire de Papias, aveclesens devenir; Virgile a diten parlant de Dédale : Insuetum per iler gelidas enavit ad arctos, Mn. vi, te; et adnare pour aller n'est qu'une métonymie comparable à celle de adripare dit pour arriver. Cette solution est la seule qui satisfasse aux exigences de la dérivation dans les langues romanes; mais elle pèche contre une exigence considérable , à savoir l'exigence historique: d'ordinaire la formation est analogue dans les quatre grands embranchements; aner, andare, andar et anar sont trop voisins de forme et de sens pour qu'on ne pense pas qu'ils émanent d'une même création. Le problème étymologique en est là : trouver comment anar ou aner s'accommode avec andare, si c'esl aditare qui est le radical; ou comment andare s'accommode avec anar ou aner, si c'est adnare qui est le radical ; ou enfin trouver comment il se fait qu'il y ait eu une double formation pour un mot si usuel; s'il faut prendre adnare pour les langues cisalpines, et aditare pour les langues hispano-italiques; ou bien enfin, dans l'incertitude qui reste, si quelque autre mot encore inexploré n'est pas l'origine.
— REM. La conjugaison d'aller se complète avec deux autres radicaux, savoir celui du futur el du conditionnel, qui se rapporte au verbe latin ire (voy. irai pour l'étymologie) , et celui de je vais, tu vas, il va, ils vont, dérivé du verbe latin vadere (voy. vais pour l'étymologie). Autrefois, je va i- avah un subjonctif, que je voise, conservé dans le picard, que je m'en voiche. Marg. Buffet, Observ. p. 79, 1668, dit qu'à Paris la bourgeoisie se sert ordinairement de cette locution : vous voulez que je voise, et que c'est une des plus barbares.
2. ALLER (a-lé), a', m. || 1° Action d'aller. Lorsque le chevreuil a confondu par ses mouvements la direction de l'aller et du retour, buffon, Cher;, uil. || Proverbes. Au long aller petit fardeau pèse, c'està-dire, à la longue, légère charge devient lourde. || Avoir l'aller pour le venir, faire un voyage, une course, une démarche inutile. || 2° Le pis aller, le pis qu'il puisse arriver. Voilà votre pis aller, sêv. 3S2. || 3° Au pis aller, avec le plus grand mal qui puisse arriver. Au pis aller, il en sera quitte pour une amende.
— HIST. xnc s. Ses ieuz, son vis, qui de joie sautele, Son aler, son venir, Son beau parler etson gent maintenir, Couci, xvm. || xin" s. Puisque l'aler en France ne volez laisser mie.... Berte, lxxii. A l'aller que nous feismes outre mer, joinv. t92, || xve s. Tant à l'aller qu'au retourner, comm. vu, Prologue. ||xvi° s. Le temps, pour vray, efface toutes choses; Au long aller mes tristesses encloses Effacera.... marot, i. 359. Encor posé le cas que l'eusse faict. Au pis aller n'y cherroit qu'une amende,
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id. n, 89. Au pis aller je serois trop heureuse de mourir avec tant de vertueuses personnes, marguek. I.ett. 127. Si ne perdit elle point le cœur ni l'aller [la force de marcher] , id. A'oiw. lxi. Ils aront l'aler pour le venir, du guet, dans palsgr. p. 97).
[ ALLÉSÉ, ÉE (a-lô-zé, zée), part, passé.
fALLÉSER (a-lé-zé), v. a. Agrandir le calibre d'un canon.
— ÉTYM. Probablement à l'aise ; mettre à l'aise. ALLEU (a-leu), s. m. Auplur. alleus. j|l° Terme
de droit féodal. Bien héréditaire. Tenir d'alleu, posséder héréditairement. La loi des Francs ripuaires, fidèle interprète de la loi salique dans le titre des alleus, mon tesq. Esprit, xvin, 22. || 2° Franc-alleu, bien héréditaire exempt de tout droit seigneurial. Tenir en franc-alleu, c'est tenir terre de Dieu seulement. Le franc-alleu noble ne doit pas être confondu avec le franc-alleu roturier; quoiqu'ils fussent égaux en franchise, ils différaient en ce que le franc-alleu noble avait droit de justice et que le franc-alleu roturier était terre sans justice.
—HIST. xne s. Qui donc veïst le duc ses alues contredire [défendre], Sax. x. || xmc s. Nus, selonc nostre coustume, ne pot pas tenir d'alues, et on apele alues ce qu'on tient sans rendre à nului nule redevance, beaum. xxiv, 4. Monsignor Gerart a donné et otroyé en aumogne à l'église monsignor S. Pierre de Castenai tout sen [son] alou quanque il avoit à Landeville, du cange, alodis. || xvr s. Immeubles sont biens aïeux, amortis, féodaux, roturiers, etc. loysel, 2111.
— ÉTYM. Provenç. aloc, alluc; espagn. alodio; ital. allodio; basse-latinité, allodarum, allodium, allodinum, alodes, alodis, alodium , alaudum, alaudis. aluelum. On trouve aussi dans l'ancien français les formes aloud et. aleuf. De nombreuses étymologies ont été proposées pour ce mot. La suivante a pu paraître plausible : de al pour ad, et du mot germanique lod -ou Ions qui signifie ce qu'en latin on nommait sors, c'est à-dire une portion déterre assignée par le sort à tout homme libre dans le partage des fonds attribués aux barbares après l'occupation des provinces de l'empire romain. Allodium serait ainsi un mot hybride, qu'on représenterait trèsbien par le latin barbare adsortium ; l'anglais allot , attribuer par le sort, favoriserait cette étymologie. Mais la véritable est celle qui tire alleu des mots germaniques, al!, tout, et od, bien, propriété, c'est-à-dire propriété entière, complète. Ce qui lève toute incertitude, c'est que le radical od avec le sens de bien-fonds, s'est conservé dans le suédois odal-man, propriétaire en franc-alleu, odal-stând, ordre des propriétaires, odla cultiver, odling culture, et dans le danois, odel , héritage allodial, odels-mand , seigneur foncier. Ces rapprochements ne laissent aucun doute.
fALLIABLE (a-li-a-bl'), adj. Qui peut être allié. La difficulté d'ajuster deux choses si peu alliables [le deuil et la joie] le trahit [le duc d'Antin1, stsimon, )80, )69.
— ÉTYM. Allier.
ALLIACÉ, ÉE (al-li-a-sé, sée), adj. || i°Qui tient de l'ail. || 2° S. f. plur. Nom donné à un groupe de la famille des liliacées, qui a pour type Le relire allium.
— ÉTYM. Allium (voy. ail).
ALLIAGE (a-li-a-j'), s. m. || 1° Combinaison de deux ou plusieurs métaux. || 2° Fig. Mélange impur. Il y a peu de vertus humaines sans quelque alliage.
ALLIAIRE (al-li-ê-r'), s. f. Plante bisannuelle, qui tire son nom de l'odeur d'ail qui la distingue. Elle est regardée comme diurétique et antiscorbutique.
— ÉTYM. Ail.
ALLIANCE (a-li-an-s') , s. f. || i° Acte par lequel on s'allie. || 2° Union, confédération entre des États. Traité d'alliance. Alliance offensive et défensive. Les Indes recherchent son alliance, boss. Hist. 1, 9. Après avoir fait alliance avec le nouveau roi, fkx. Tél. ni. L'alliance qui venait d'être jurée, id. ib. x. Avec nous tu juras une sainte alliance, rac. Esth.i, 3. Il Ancienne alliance, alliance que Dieu contracta avec Abraham. Nouvelle alliance, alliance de Dieu avec teus ceux qui croienl en Jésus-Christ. || 3" Union par mariage. Une riche alliance. Ah"! seigneur, songez-vous que toute autre alliance ! honte aux Césars auteurs de ma naissance? bac. Brit. n, 3. C'est là qu'il les attend pour bénir l'alliance, corn. Rodog. v. 2. Rome vous permet cette haute alliance, m.Nicom. i,4. || 4" Bague de mai ge. Il 5" Fig. Union, mélange. Pour faire voir l'alliance qu'ils ont laite des maximes de l'Évangile avec celles
AU
ATX
Att
du m Proi . ". roui to
In
6° Alliance de mots, l !,t une
iu : Et, m mté tu le l'ait '. I il-, ire à de - ei dre. SYN
traités
puissai ■ union d'in
d'appui contracl : tis, des
lats pour ï muie .
qui distingm un mol i lu i gém ue La I ru
rs puissants,
pour exécuter une entreprise commune et en par-
dératii
de la tion et a d'ordin ire
une accept favorab
la réu ui, en t8<3 et en 18)4,
abattit ■ : on s'en si
Mon pour exprimer t ue: on s'en
sort encore, el no
les assi lusieura
partis à l'effet de enverser tion des torys et dos radicaux whig.
ntsr xii* --.Dune enveierent . si enporterent 1 irméesj
e siet sur Gherubin, Rois, p. t 1 a
rtre lui et le alliance au roi Jehan d'Eugleterre et à l'em]
Hains, i 1 1 m asa-
. ib. 189. Et fu en celé alliance Hues ïb. t l i. Si ne seroit mie boin qu commencissiez la melli sissiez l'ait
ib. 2)7. Brun, fet Renart,
fiance El amistiez et alliant e, I je doi mon li/ Rovel ... Ken. 10260. Ou s'il a ai
à h nu aucune c impaingnie, beaum. v, io. || xiv s. En la manière d'aucunes cités qui ont
i e i r aider l'une à l'auti e à soy def-
ESME, Eth. 236. || XVe s. l-i-
n iblemenl . le coi seil se por s toul d'un u d'une roix t t d'une alliance que on eliroit au conseil 'I' ii tables et sages, froiss. ii, n, 55. Ci mi te lit, au partement dudit prin toient logez touti - [tous ces alliés] et venoienl pour le combattre à l'heure du - i levant Morat, comm. v, 3. Prendre allianc omm. i, i. ||xvt"-s. Il retira plusieurs villes de leur alliance, amyot, Pyrrh. T, 57.
— ÉTYM. Allier (voy. ce mot); proven ;. ah aHhiansa ; ital. allianza; espagn. alianza; basselatinité, alliga it a.
i ALLIATH (al li-at'), s. m. Nom de la pre
étoile de la qui h la t fande-Ourse.
•ALLIÉ, ÉE (a-li-é, ée), part, passé. || 1" Joinl avec. Cuivre allié a ■ La douceur alliée au
courage. || 2° Uni par des traités. Ces deux nations sont alliées. Être allié de H m faire un ap-
pui, cobn. Nicom. in, 2. || 3° Uni par ce genre de parenté qu'on nomme affinil i est i-dire où, sans appartenir naturellement à la famille, on e?: parent du mari ou de la femme. Allié de très-prt s aux Montmorency. || Être bien alliéravoir, par affinil . des parents bien placés. L'abbé d'Hervault était un homme de condition bien allié, s; sim m. 156. ||4°S. m. et f. Celui, celle qui est jointe à un autre par ri t li nité. C'était mon allié. Beaucoup de parents et d'alliés. Cette fille est alliée de M. d'Arrouy.sEv. 428. |j 5' Confédéré. Les alliés gagnèrent la bataille de ,r sur l'empereur Napoléon. Porter plus de respecta de tels alliés, corn. Nicom. n, 3. Fouler aux pieds les droits d'une longue amitié Et m'armer sans pudeur contre mon allié, m. j.chén. OEd. roi, m, 2. Je ne souffrirai pas que ce fils odieux Vous fasse des Romains devenir l'alliée, bac. Mithr. nt, r,.
t ALL1EMENT : t), ... m. Technologie.
Nœud de la corde d la
ALLIER (a-li-é), v. a. || i" Coin1 i or
! Réunir dan ; un intét 61 m,
s action
i, l'intérêt du deux Etats. || 3" I i R unit . |oin i e
rite au e. 1 tâchent d allii r le
tqu
qu'ils C ' I '■ "' '
e devoir] à i leet pour allier les i d. ( ai ême, Salut
Alliez, si vi us le pou
la tes, id. ' onfêr. Fuite
;. i . f( i ■ ri'esl pa
r que tu sais allier 1 nt. le meurtrier, volt. Catil. n, 2. || 4° Ji
du duc. Il Par an
i: ii ssance allie cou
se sont
. vol. rom. vi, p. 90. ] u i i Qu'à ceu
a qui C n confier, ne Ilrit. I, Le
!'iin nom à qui Ii 1 elle à l'occident
avec l'amour, la cruauté môme, volt. Louis \ 1 1 . i.
— REM. Des grammairiens onl dit
que l'on ail nature
l'ont en elles-mêmes aucun '■-t difficile d'allier le fer avec 1 uppose que les choses que l'on allie ont un rapport qui les d allier l'or à
de toïcien a
n :; lin fOl dément
dans l'usage; ce çui le prouve, c'esj qu'avec al
liance, qui ne comporte pas la préposition ri, on se
ert , dan tous les cas , de i ition avec,
sans que le de la dou-
— IIIST. \ 1
se rallie], ('h. de Roi. cxn. || xnc s. Alium iir et nous desfendum, Et tuit cnsemle nous tenuui, WACE, Rou, 5875, 6074. Li reis Salomun f'ud afermez en sun re ae; s; s.' aliad par amur et pai [iriveted à Pharaûn le rei de Egypte, Rois, p il cremi f
i[ue li fiers reis Henris Ne desist qu'il se fust e e mis Tut pur le guerreier od le rei Loewis, Th. le Mart. 97. E les leis que vus dites, à que i I : lie, Ne sunl deleauté, ainz sunt de felunie i aisun, pur destruire clergie, ib. *0. i nul plait valsist [il voulût] vers les clers comencier, Les evesques verreit tuz ensemble aliez, N'ensi ne purreit pas l'arcevesque plaissier, ib. 39. || XIIIe s. Et li dona Alexissafille, et s'alierent ensemble en tel manière, villeh. cxv. Car si tost cum li portier sorent Que si grant ost encontre eux orent . I ble tretuit trois s'alient Et s'entre jurenl etaffient, Qu'à lor pooir s'entr'aideront, la Rose, I5317. Li Turc en Antioche sunt dolent del destrier; Isnelement sonerent un grant cor montanier, À la porte de fer l'ont lor gent aloier [assembler], Ch. d'Ant. r. . 260. Sarrasin et Paien s'alerent allier, Bien furent trente mil à l'estour comencier, ib. VI, «" :. Puisque eie est aliie par mariage, elen'a nule de soi, doses convenances acomplir, beaum. xxxiv, 50. Quant le soudanc de Damas sot que nous estions aliez à ceulz d'Egypte, joinv. 2C8. || xv s. Et si bien le servirent [leur roi] et si avant se boutèrent sur les Afiglois, que tous y demeurèrent, ni ouques nul ne s'en partit; et furent trouvés lendemain sur la place autour de leur seigneur et leurs chevaux tous alloiés ensemble, froiss. i, i, 288. [Urbain] sentoit le royaume d'Espaigne contraire à ses opinions et aloyé à Clément avecques le roi de France, m. n, n, 2o7. Les ditz alliez, comme me fut dit par ceulx qui y estoient, pouvoient bien estre trente
immes de pied.... comm. v, 3.[| xvi° s. Il ne devoit pas s'allier [par mariage] de celuy, non duquel l'alliance luy estoit plus honorable, mais plus aisée et plus facile à avoir, amyot, Arist. et Cat. comp. 12. Et si luy arriva encore de renfort le secours de alliez Lucaniens et Sàmnites, m. Pyrrh. 37.
— ÉTYM: Provenç. aliar., alhiar; espagn. oZiaret alear, dans le sens d'allier des métaux; ital. aile-
gare; du latin alligare, de al pour ad, à, et de
ligare, lier (voy. lieu).
ALLIER (a iii i, i m. ["en le chasse. Sorte de
filet à prendre des perdrij . qui e i tendu mu- deux
bâtons.
i i i a. Ménage le tire du latin aies, oiseau, à d un mol forgé par lui, alitarium; ce qui ne
vaul rien. Le valaque a le mol haléu, filet; il seraii
possible que le mol allier eût l adical, et
que ce radical fût l grec àXiei , pêi lieur. | ALLIGATOR (al li ga tor) . s. m. rerme i
logie. Nom scienl ifique 'i un gi in e de i eptiles saudont li i ipèces sonl appeléi i i ulg ii ement
caïmans et crocodi i I eaux du Victoi ia . en \u i
tralie, sont hantée i par de redoutables alligators, m e c écipitenl avec vorac té ur !" \ chevaux.
— êtym. Angl, a ligator ; allem. allegarden dans un pa âge d un voyageur de (549, cité par Ge ne . de Aquat. p. 306, qui ajoute que allegardt n n'est pas un mot allemand, et qu'il vient sans hutte de l'espagnol lagarto, lézard, avec l'article al lagarto, d'où, par corruption, lesAnglais ont ra.il al igator, comme si le crocodi!.' liait quelque chose (voy. lézard).
tALLINGREouALLINGUE(a-lin-gr'oua-lin-gh'), s. m- Petit arrêt construil de perches . qui e ra dans une i y.
ALLITÉRATION (al-li-té ra i, s. f. Figure de
diction qui consiste à répéter ou opposi r plu
i les mê : lettres, comme dans cet
enta le rai ; le rai tenté tâta le riz.
t mm. Ad, à (voy. m. et littera (voy. i m rai |.
fALLIVRÉ, ÉE (a-li-vré, vrée), part, passé
mposé, Une tei i I i terre im-
:: revenu.
t ALLIVREMENT (a-li vre-man), s. m. Terme d admini tration. i a quote pai t de ■ impo .ition \ que supporte chaque commune. Allivrement t ada itral d une commune. Allivrements cadastraux.
— ÉTYM. AUi\ I
| ALLIVRER (a-li-vré), r. a. Tenue d'adminis-
Taxer, imposer, répartir les contributions
-, en proportion du revenu. Ce verbe \ ient
de ce qu'un appelail livré ou livrée une portion de
terre valant une livre de revenu.
— ÊTYM. I et In re, s. f.
ALLOBROGE i al Io bro j I, s. m. || 1° Nom d'un
de l'ancienne Gaule, occupant ce que nous
i lauphii i el Savi ie. || 2° Familièrement,
Un homme grossier qui manque de sens, C'est un
lobrog s. \ t-on jamais \u pareil Allnbroge?
— ÉTYM. i n scholiaste de Juvénaî . Schol. inJw i n. p. •'; iT . nhj. (renier . dit que les Allobroges sont ainsi
■ parce que les Gaulois nomment broga, un champ, el alla, autre. On croit retrouver ces mots l, kiiin\ et bas-breton, autre, et brô, terre, ou brot/ , habitation.
ALLOCATION (al-lo-ka-sion),.v. f. || i° Action d'allouer une somme pour dépense ; gratification. || 2° Terme de jurisprudence. Approbation donnée aux ai i cle d un c impte. Rang où sont placés lès créan titrés divers. Attribution même des biens du débiteur.
-ÉTYM. Aï pour ad (voy. À), et lue ire, louer (voy. location). On disait dans l'ancien français aloemcnt.
f ALLOCHROÏTE (al-lo-kro-ït-') , s. m. Terme de minéralogie. Grenat verdâtre ferrico-calcaire(mélanite).
— ÉTYM. ,AX).6xpû>ç, différent de couleur, deâX).oç, autre fvoy. autre), et /otôÇw, je colore.
f ALLOCHROMASIE ( al-lo-krp-ma-zie ) , s. f. 'ferme de physiologie. Changement des couleurs ; défaut de l'œil qui perçoitles couleurs autres qu'elles ne sont.
— ÉTYM. 'AXXo:, autre (voy. autre), et ypâiu.a, couleur (voy. chrome).
ALLOCUTION (al-lo-ku-sion ; en poésie, de cinq syllabes), s. f. \\ 1° En termes d'antiquité, harangue que les empereurs ou les généraux adressaient aux soldats. || 2° En général, discours d'une personne qui est en droit de parler. Le général a fait h ses soldats une allocution énergique. || 3" Médaille romaine qui représente un chef haranguant ses soldats. Une allocution bien conservée. || 4r Allocution se disait des lettres par lesquelles les anciens rois de France annonçaient l'arrivée des plénipotentiaires.
— é'tym. Allocutionem , de al pour ad(voy. À), et locutio, action déparier (voy. locution)
ALI.ODIAL, ALE (al-lo-di-ai, di-a-1' ; au plur. al-lo-di-ô). H i'Adj. Terme de droit féodal. Qui est tenu en franc alleu. Bien allodial. Les terres que possédaient ces hommes libres étaient ce qu'on <tp-
ALL
pelait terres allodiales, montesq. Esp. xxx , 17. || 2° S. plur. m. Le clergé avait acquis une grande partie des allodiaux mêmes, montesq. Esp xxxi, 9.
— ÉTYM. Bas-lat. allodialis ; de allodium (voy. alleu).
ALLODIALITÉ(al-lo-di-a-li-té), s. f. Qualité d'un bien tenu en franc alleu.
— Étym. Allodial.
f ALLOÏTE (al-lo-ï-Q, s. f. Terme de minéralogie. Variété de tuf volcanique ou de pouzzolane.
f ALLOMORPHIE ( al-lo-mor-fie) , s. f. Termede physique et de physiologie. Métamorphose, passage d'une forme aune autre toute différente.
— ÉTYM. *\).),<i:, autre (voy. autre), et \ioovr,, forme.
f ALLOMORPIIITE ( al-lo-mor-fi- f ) , S. m. Terme de minéralogie. Variété de sulfate de baryte.
ALLONGE (a-lon-j'), s. f. || 1° Pièce ajoutée à une chose pour l'allonger. On dit aussi rallonge. |f 2° Fig. C'est une petite allonge à mon voyage, sêv. 280. || 3° Terme de marine. Pièce de bois ou membre d'un vaisseau, qui sert à allonger une autre pièce de bois. [| 4° Terme de commerce. Morceau de papier qui se colle à une lettre de change , lorsqu'elle est déjà couverte d'ordres. || 5° Technologie. Instrument de verre, ordinairement de la forme d'un fuseau, qu'on adapte au col d'une cornue ou d'un ballon, dans certaines opérations chimiques. || Se dit, chez les ceinturonniers, des deux bandes qui supportent le pendant; et. chez les cordonniers, d'un morceau de cuir qui se met entre le couche-point et le sous-bout. |] Crochet de fer porté par un nerf de bœuf tortillé, et qui sert à attacher la viande. || 6" Terme de vétérinaire. Mode de claudication du cheval dû à l'écart violent des membres postérieurs en arrière ou en abduction forcée, suite de glissement sur le pavé.
— IIIST. xme s. Je n'ai mestierde faire alonge [retard], Ne de controver à mençonge, lien. 14235. Or m'en repens sans plus d'aloignes, Et pri que tu le me pardoignes, la Rose, 2 i 353.
— ÉTYM. Voy. ALLONGER.
ALLONGÉ. ÉE (a-lon-jé, jée). || i" Pari, passé. Rendu plus long. Une robe allongée par la couturière. |] 2° Ce qui aune forme longue. Ce poisson a une tète allongée. Ces fruits ont une forme allongée. |! En anatomie, moelle allongée, partie de la moelle épinièrequi s'étend de la partie inférieure de la protubérance jusqu'autrou occipital. || 3" Fig. Un visage allongé, une figure allongée, qui exprime le déplaisir, le désenchantement. M. de Saint-Aignan, revenu chez lui, y trouva la mine de ses gens fort allongée, st-sim. 95, 3. Les uns ont le visage allongé d'un demi-pied, sév. H9. || 4° En termes de chasse, se dit d'un chien dont le gros nerf crural s'est allongé par une trop forte course. || 5° En termes de fauconnerie, oiseau allongé, celui qui a ses pennes entières et de longueur convenable.
ALLONGEMENT (a-lon-je-man), s. m. || 1° Augmentation de longueur. L'allongement d'une rue. || 2" Fig. Retard calculé, lenteur affectée. Il cherche toujours des allongements.
— HIST. XIIIe s. Que vaut alongemcns? n. de valenc. vu. De ce ne vous ferai plus long aloignement, Berle, 9. || xvic s. Ils eussent esté contrains d'aller cercher la source de la rivière, qui estoit un alongement de plus de soixante lieues, lanoue, G74. Dont se composera un vin tel, que difficilement se pourra remarquer l'allongement d'icelui, o. de serres, 222.
— étym. Provenç. alongament, alonhament; anc. espagn. alongamienlo; ital. allungamenlo (voy. allonger).
ALLONGER (a-lon-jé. Devant un a ou ttn o, le g prend un e : il allongea), r. a. || 1° Rendre plus long. Allonger une table, une robe. Allonger une rue. Six chevaux pour allonger un équipage, la BRUY. 7. || Fig. Sidrac, a qui l'âge allonge le chemin, boil. Lutr. 1. 1| Allonger le visage, rendre triste ou penaud. J'allonge les visages de ceux qui attristaient le mien, volt. Lctl. à. Cath. 48. || Allonger le pas, presser sa marche. Notre suisse, allongez le pas , dérang. Bedeau. || Fig. Allonger la courroie, traîner en longueur une affaire, ou tirer parti de ressources médiocres. || Allonger le parchemin, faire de longues écritures pour en tirer plus de profit ; ti • rer un procès en longueur. || 2" Déployer, étendre, en parlant de certaines parties du corps. Allonger le bras, le cou. L'éléphant peut raccourcir, allonger, courber sa trompe et la tourner en tous sens. || Absolument. Relarder, apporter des longueurs. Une lettre de M. de Cambrai qui ne sert qu'à allonger , boss. Quiét. 218. Il Familièrement. Al-
longer un coup d'épée, de poing, de pied; le donner. Un cheval allonge la ruade, il rue. || 3° En langage culinaire, allonger une sauce, c'est y ajouter du bouillon ou de l'eau, et en diminuer ainsi la force. I| 4° En termes de chasse, Ce cerf a tout allongé, il a poussé sa nouvelle tête après avoir mis bas. Cet oiseau s'allonge, il se revêt de ses grosses plumes. || 5° En termes de marine, allonger la ligne, augmenter les distances entre les vaisseaux qui la forment. || 6" S'allonger, v. réfl. Devenir plus long. Les jours s'allongent du solstice d'hiver au solstice d'été. || 7° S'étendre. Un serpent s'allonge sur l'herbe. Là les heures, pour moi, s'allongeaient dans l'attente, delav. Paria, u , 5. || 8° Terme de manège. Baisser la main et augmenter progressivement l'effet des jambes.
— REM. Allonger pris absolument ou comme verbe neutre, signifie retarder, apporter dps longueurs, et non devenir plus long. C'est donc une locution vicieuse que: les jours allongent; dites: les jours s'allongent.
— SYN. allonger, prolonger. C'est rendre plus long. Allonger, c'est ajouter de la longueur; prolonger, c'est ajouter de la longueur dans un sens déterminé. Au propre, on allonge un chemin, quand on fait le chemin plus long, sans autre indication; on prolonge un chemin, quand on le poursuit dans la direction qui lui est donnée. Au figuré, on allonge une discussion, quand on la rend plus longue; on la prolonge, quand, à dessein, on la fait durer. Allongement et prolongement offrent les mêmes distinctions.
— HIST. xne s. Grantdemi pié [il] les a fait alongier, Iionc. p. 189. Fors seul itant qu'ele ne me fait don De lui [ï'] amer pour alongier ma vie, Coud, n. || xme s. Garsions s'enfoï, por sa vie alongier, Amont el haut castel qui siet en haut rochier, Ch. d'Ant. vi, 1017. Se ses sergans avoit le bois vendu et le premier terme assis, n'avoit il pas pooir ne autorité du terme alongier, beaum. xxxiv, 7. Li pies ne doit mie por ce demorer ne alongier, par le [la] coustumede le [la] cort laie, id. v, 20. Et si alonge et met en delay moult de coses par se [sa] parece, Iesqueles il deûst haster, id. 20. Noz traiterons eche [en cet] endroit de le [la] division des lignages, el comment et en quel manière lignages s'alonge,iD. xix, 1. Il xvie s. Que ceux qui avoient alonge le serment à la mesure des bonnes mœurs, l'avoient mis à usage d'estrivi ères, d'aub. Hisl. ni, 150. Des vins pressés, trempés, allongés, et autres de mesnage, 0. de serres, 219.
— ÉTYM. Bourguign. elongé; provenç. alongar, alongnar, alonjar, alunhar; anc. catal. alongar; ital. allungare; de à (voy. À) et long (voy. long).
f ALLONYME (al-lo-ni-m'). || 1° Àdj. Se dit d'un ouvrage publié sous le nom d'un autre. Un livre allonyme. || 2° S. m. Un allonyme, un homme qui publie son livre sous le nom d'un autre.
f ALLOPATIIE (al-lo-pa-f), .s. m. Médecin qui traite par l'allopathie.
f ALLOPATHIE (al-lo-pa-tie) , s. f. Nom de la médecine traditionnelle, dans le langage des homéopathes.
— ÉTYM. "A).)o:, autre (voy. autre), et 7tâ6oç, maladie, affection (voy. pathos); ainsi nommée par opposition à homéopathie (voy. ce mot), à cause que, dans la médecine traditionnelle, on n'a ni pour but. ni pour effet de produire chez le malade des symptômes semblables à ceux de la maladie.
f ALLOPATHIQUE (al-lo-pa-ti-k'), adj. Qui a rapport à l'allopathie.
f ALLOPATHIQUEMENT (al-lo-pa-ti-ke-man), adv. D'une façon allopathique.
t ALLOPATHISER (al-lo-pa-ti-zé), v. a. Traiter allopathiquement.
f ALLOPHANE (al-lo-fa-n'), s. /".Terme de minéralogie. Variété d'argile.
f ALLOTEiUENT (al-lo-te-man) , s. m. Terme d'ancienne jurisprudence. Partage par lots.
f ALLOTIR (al-lo-tii), v. a. Terme d'ancienne jurisprudence. Partager, distribuer les lots.
— ÉTYM. À et lot.
f ALLOTRIOLOGlE(al-lo-tri-o-lo-jie),s. f. Terme scolastique. Défaut qui consiste à introduire, dans un discours ou dans une doctrine, des idées étrangères au fond.
— ÉTYM. 'AX>,ÔTpto;, étranger, et Xôyoç, discours (voy. logique).
f ALLOTRIOPHAGE (al-lo-tri-o-fa-j'), s. m. Celui qui est atteint d'allotriophagie.
|ALLOTRIOPHAGIE(al-lo-tri-o-fa-jie),s. f.Terme de médecine. Dépravation de l'appétit qui porte à manger des substances non alimentaires.
— ÉTYM. 'AX).ÔTpto:, étrange, de âX'/.o:, autre (voy. autre), et çayEiv,, manger (voy. phagédénique).
f ALLOTROPIE (al-lo-tro-pie), s. f. Terme de physique. État de corps simples pouvant se présenter sous des états différents, et jouir de propriétés chimiques et physiques très-distinctes. Le carbone, sous la forme de charbon ou de diamant, offre un exemple frappant d'allotropie.
— ÉTYM. "AUc*;, autre (voy. autre), et tgôtto:, changement (voy. trope).
ALLOUABLE (a-lou-a-bl') , adj. Qui peut être alloué, accordé.
— étym. Allouer.
f ALLOLCHIER (a-lou-chi-é), s. m. Voy. alouchier.
ALLOUÉ, ÉE (a-lou-é, ée), part, passé. || i° Accordé. Des sommes allouées pour une dépense. Il 2° S. m. Autrefois, nom du second des juges dans certaines juridictions; le premier se nommait sénéchal, et le troisième, lieutenant.
ALLOUER (a-lou-é), v. a. Approuver, accorder une dépense portée dans un compte; accorder une somme comme indemnité. Allouer un supplément de traitement, une gratification, une indemnité.
— hist. xie s. [Mon ûme] entre les leuretaluée et mise . Ch. de Roi. ccvii. |j xne s. Et en sarquez [cercueils] poser et aloer [les corps], lionc. p. (76. Seignur, fait il à els, tut senz en plait entrer, Ne me deit pas mis sires acuinte demander, Car tut cest grant aveir que ci vus oi numer, En ses busoigres l'ai fait mètre ealuer, Th. le mart. 43. En malvais estoc vei [je vois] bon ente mal fruchier; Qui malvais arbre aluhe, malvais fruit deit mangier, rh. 128. Et sur I'altel la busche et les pièces ordenéement aluad, Rois. 3(7. || xm" s. Nulle ne doit alouer autrui aprentice ne autrui ouvrière, Lin. des Met. si. Cil qui est aloez à un an puet demander son ioier de tout l'an, Li ordinaires, f" 13. Li un se sont cil qui font monnoie à essient de malves metail et les voelent alouer por bone. beaum xxx, 12. S'ilavoient le lor Moment aloué, il n'ont pas à retorner ne a recouvrer à lor pères ne à lor mères sans lor volenté, id. xxxi, )2. Et se je, el tans que le [la] coze me fust prestée, l'ai alouée ou perdue.... je sui tenus à rendre la value que le [la] coze ratoit, id. xxxiv, (8. Il xive s. Jehan coutelier se alloua ou accueilli à un maistre dudit mestier, du cange, accoïligere. \\ xve s. Cils dedans l'artillerie que ils avoient, alouerent [employèrent] si nettement que ils n'avoient mais rien que traire, froiss. ii, m, 8. Des rentes du comté il n'allouoit nulles, mais les mettait et avoit mises tondis arrière- en depost, id. 1, 1, 248. Il xvr' s. Mais certes monsieur aurait honte De t'allouer dedans le compte De ses plus jeunes apprentifs, marot. ii, 199. Et quoy qu'ils brassent puis après pour l'honorer et servir, ne sera point aloué en ses contes [compté par Dieu] , calv. Instit. 10. Bien-heureux celui auquel Dieu impute ou alloe la justice sans œuvres, id. 16. 671. Il ne doute pas que cela ne lui soit alloé par justice, id. ib. 609. Ayant couché un article de despense de dix talents, qu'il disoit avoir employez où il falloit, le peuple l'alloua sans vouloir enquérir comment, ny en quoy, amyot, Péric. 43. Ce qu'il dénonça au magistrat dit en ce pays-là [Vitré, en Bretagne) l'aloué, lequel.... Ledit aloué fitcherchei ce maistre gueux.... paré. xix. 22.
— étym. Wall, alouwer, dépenser, user, consommer; provenç. n'agir; ital. allogare; de a1 pour ad (voy. À), et lo'care, placer (voy. louer, lieu).
fALLOXANE (al-lo-xa-n') , s.f. Termede chimie. Corps qui provient de l'acide urique et de l'acide azotique chauffés ensemble légèrement.
— étym. Allem. alloxan; de al, premières lettres de allanloïne, et oxa, premières lettres de oxalique, leschimistes qui ont analysé Valloxane en aj ant regardé les éléments comme la somme de ceux de Vallantoinc et de l'acide oxalique.
ALLUCIION (a-lu-chon), s', m. Terme de 1 nicien. Dent en bois ou même en fonte qui ne fan point corps avec la roue sur laquelle elle est montée. Les alluchons entrent par leur queue dans des mi rtaises pratiquées à la circonférence de la roue et y sont retenus par des clavettes; la tête, saillant au-dessus de la circonférence, forme les dents ue l'engrenage.
— HIST. xv s. Icelly Robin dist qu'il venoit do dit moulin afin défaire des alleuchons, du cange, aleuba.
— ÉTYM. Berry, allochon; anc. franc, aluchier, attirer (Luxure est uns pechiésqueglotonie aluche. j. demeung, Test. <749); provenç. a uchar, alhumr,
ALL
AU
ALM
allumer, de à et un radical lue. lumière, qui est lucide (voy, ce mot), f AI l i M UJE (a lu uiaj'i, s. f. Action J'.illumer;
i de cette action.
vi.i.i \u . m o lu mé, mée), par», passé el adj'.
1 Mis en l'eu. Des teui allumés. || 2" Fil-. La
guerre est allumée. Que le courroux du ciel allumé
par m i obk. Hor. iv, i Pri te à suivre
i sa colère allumée, id. \ icom. t, 5. Lors-
isJuifs contreeux la vengeance allumée (
: ; « de la triste Idumi e, a te. Bsth. m, i.
u était allumée dans ses yeux, pi h. Tel \ .
Cette secte des Manichéens avait des charmes pour
1rs imaginations allumées, volt. PAt'I. n, 375. Je
dis à M de lv.nn lliers, d'un air allumé de crainte
el d'espérance, que la c inversation de la veille
m'avait amig is, 1 72. || 3° Allumé se dit
d'une teinte rouge en parlanl du visage, de la peau.
ardentes est sauvage, sombre
et allumé, vu vin. Du sérieux. Pourquoi étes-vous
allumée, pourquoi voire sang est-il en colère