ALP
gaulois. Pline, Hist. nat. a, 3?,e1 Suétone, Vie de
n un.'ni que ce général avait donné ii s des huppé son noramj i ch. - 1. I "','-' ,iv- IV>
du corydalus que nous - dil il,
sent pas de sur l'oi ig ne du mi I
t'houédei qui signifienl al mette ( h
esl une lettre gutturale analogue au ch allemand el
,.,. ;\ i.i langue lai ne; un mol tel <iue olc'-
houéder, quelle qu'en ail été jadis la finale, a pu
naturellem ni se transformer en alauda.
moi kttim ' . s. /'. Synonyme
i \l ni MÈRE
d'un.' saveur d ;eatre, qui croît au pied des su
reaux.
ALOURDI, ie (a-lour-di, die); part, pa gens alourdis par le \ in.
ALOURDIR a i tu dir).||l° V. a. Rendre lourd, alourdit m 1 2" S'alourdir, ». réfl. Devenir lourd. Sa l te dissait.
— msr \ i lourdir] C'est bien
m qu'illes e lourdisseet prive île toute i ai
son el sens humain, i u.v. Inst. 109. Nous en mes quasi tous eslourdis [éblouis, étourdis . id. ib. 559. Aucunes fois ces venins étourdissent le certant '[no les malades sont contraints faire plusieu ■ i' u»6, xxxi ii , 5.
Régnier a dil alourder: .... importuns ils vous sui vont. Vous alourdent do vers, Sat. n.
ii vm i ci lourd.
; ALOURDISSEMENT a-lour-di-se-man) , s. m. ft.it de celui qui esl alourdi, do ce qui esl alourdi, ens.
— mst xvi* s. L'Escriture, on nous admon d ■ prier continuellemenl . redarguê nosl
i nous ne sentons pas combien un ii oi diligence nous est nécessaire, calv. Inst.
— f.TVM. Alourdir.
| AI.OYAGE ia-lo-ia-j'), s. m. Sorte d'alliage à fusage des potiers d'étain.
ALOYAU (a lo-iô; plusieurs disenl aloi-iô), s. ni. renne ùf boucherie et de cuisine. Ri bœuf aussi nommée le travers ou le râble, i répond a l'extrémi ophj ses Irai
vertèbres lombaires recouvertes par les différents muscles qui s'y attachent. Il est limite en bas parle creux ou la coma \ □ du tlanc.
— HIST. xiv° s. Allouyauxdebeuf, Ménagier, a, 5.
— ÊTYM. Etymologie ru ée. Mena
ture : ad et lumbus, lumbellus, dus. chair qui est au dos.
f ALOYER (a-lc-ié), v. a. \\ 1° Donner à l'or ou a l'argent l'aloi ou le titre voulu par la loi. ||2 En termes de potier, mettreun ins l'étain.
f ALPAGA (al-pa-ka), s. m. ferme d'histoire naturelle. Nom vulgaire d'un ruminant sans cornes (auchenia paco), qui habite l'Amérique du Sud. La toison de l'alpaca est formée de poils laineux d'une grande finesse et atteignant parfois 30 centimètres de longueur, et de poils soyeux sur les parties rases du corps.
ALPAGA (al-pa-ga), s. m. Étoffe de laine, faite avec le poil de l'alpaca.
— êtym. Alpaca.
t ALl'AGE (al-pa-j') , s. m. Droit de faire paître des troupeaux dans les Alpes. En Suisse on appelle alpe tout pâturage de montagne.
— ÉTYM. Alpes.
\ ALPES (al-p') , s. \. plur. Xomdela chaîne de montagnes qui sépare la France de l'Italie. Le motAlpes s'emploie aussi dans le langage géographique pour désigner toute contrée montagneuse.
— ÊTYM. Alpes, les Alpes. Servius, à l'occasion d'un vers de l'Enéide, iv, -ii-2, dit que Alpes signifie en gaulois montagnes élevées. Rien ne parait contredire cette etymologie. En kymri, alp, rociie escarpée.
ALPESTRE (al-pè-str"),fltZj. || l°Qui est propre, qui a rapport aux Alpes. |[2° En termes de botanique, se dit des plantes qui croissent sur des montagnes peu élevées ou sur la partie moyenne des hautes montagnes.
- ÊTYM Alpestris, de Alpes (voy. alpes).
ALPHA fal-fa), s. m. Xom de la première lettre de l'alphabet des Grecs. L'alpha et l'oméga, le commencement et la fin.
— ETYM. Alpha, duGrecàXça, de l'hébreu aleph,
ALT
qui est la première lettre de l'alphabet hébreu, et qui signifie bœuf. Aleph et i/*po;, cerf, ont la mêm ai. ni \i;i i il bè), .v m. || 1' Ensemble des let-
l'une la ue angées tuivan irdre i onvenu.
Fig. N'en êti e qu'à l'alphabet ,
n'en être qu'aux premiers éléments d'une science,
t. || U faut le renvoyer à l'alphabet, se dit
d'un hoi qui les ] remiers principes
délai || 2e Pet t livre qui contient
les lettres del'alphabel et les élé ni s de la lecture.
1 3' Par exfc l ique.De ses rêve
ar alphabet . Bon . Sot. 1. 1| Suiteou série de choses de même natu e. frop bii n sui I en sa mémoire 'fout l'alphabet des bâte]
\ • il i rrl . ch. 3. | 4 ' En termes d'un
■ . se dil des lettres ie de fleui ons et de
■ tions, chapitres,
— éia m. f ',phal i ; < atal alfabet ; ital.
(voy. ce mot), et do bet, C fiïxa, la I grec; mot à
ALPHABÉTIQUE (al : i . adj. Qui appai
t ienl à l'alphabet ; qui lettres
[ue. faille bétique I document d a esse humaine
étaient rangés pa que dans l'Encj
e, chateai ; Génie, i, i.
rm lUp/ia ALPHABÉTIQUEMENT (al-i'a-bé-ti-ke-man) , oi/r. Dans l'ordre de l'alphabet. Ranger des noms alphabétiquement.
— étym. Alphabétique e\ ment.
U PHONSINES (al-fon-si-n'),ad/. f. plur. Tables
-mes. tables astronomiques rédigées sous la
Uphonse, roi do Castille, dans lo xiu°
fALPICOLE (a! p ko I'), adj. Terme d'b naturelle. Qui \ it sur les Alpes.
— ÉTYM. Alpes, et colère, habiter.
ALPIN, UNE od pin, pi n . adj. Qui croit ou haiu se trouve sur les Al] par extension,
hautes montagnes. Plantes alpines, p alpines, rochers alpins. Comme ces plantes a] dont la rac i ne est plongée dans des glaces éternelles.. . . m i . Gén. iv, n, 7.
— ÉTYM. Alpes.
fALPIOU, *-. m. Il se dil au jeu de bassets
te qu'on fa i à sa c nie pour indiquer que l'on double sa mise a]'.' njné.
— - I l'YM. Mot tiré de l'italiei an plus; do a (voy. À), l'article lo (voy. LE), et più, plus (voy.
AI. piste (al pi st') . s. m b itanique.
Nom de plusieurs plani peuvent servir à la nourriture des petits oiseaux.
— ÉTYM. Espagn. alpiste, blé desCanaries. C'est sans doute un mot de ces îles.
fALQUIFOUX (al-ki-fou), s. m. Nom commercial du minerai de plomb sulfuré.
f ALRUNES (al-ru-n'). Terme d'antiquité germanique. Petites statues faites des racines les plus dures des ;lantes; espèces de poupées couvertes de caractères runiques.
ALSINE (al-si-n'), s. f. Voy. morgeline.
— ÉTYM. 'Aî.o-ivri, qui vient d'âXo'oç, bois, parce que cette plante croît dans les lieux ombragés.
t ALTAÏQUE (al-ta-ï-k'), adj. Terme d'ethnologie. Race altaïque, race à laquelle appartiennent les populations s'étendant des sources de l'Oby et de l'Irtisch jusqu'au nord de la Sibérie et au Kamtchatka, et dont le berceau primitif doit être cherché dans les montagnes de l'Altaï. Cette race a été aussi désignée sous le nom d'ougro-finnoise.
f ALTARlSTE(al ta-ris-t'),s. m. Chanoine particulier 'le la basilique du Vatican qui a le soin du maître autel et des palliums.
— ÉTYM. Altare, autel (voy. autel).
j ALTAVELLE (al-ta-vè-1') , s. f. Raie-pastenaque.
ALTE, s. f. Voy. halte.
| ALTÉRABILITÉ (al-té-ra-bi-li-té) , s. f. Qualité de ce qui est altérable.
ALTÉRABLE (al-té-ra-bl') , adj. Qui peut être altéré.
— ÉTYM. Altérer; provenç. altérable.
ALTÉRANT, ANTE (àl-té-ran,ran-t'), adj. || 1° En
termes de médecine, qui modifie profondément et graduellement la constitution. L'iode est un médicament altérant. || 2° .S', m. Un altérant, un médicament altérant. Les altérants. || 3° Qui cause la soif. Un mets altérant. Une nourriture altérante.
— ÉTYM. Altérer.
ALT
ALTÉRATION Cil té-ra-sion; en poésie, cinq syllabes,, s. f. ||1" En termes de physique, changement dans l'état d'un<' cho i L'altération d'un sel, d'une liqueur, || 2° Dans l'usage ordinaire, changement de bien en mal. Il y a de . altérations dans le texte, BOSS.
Hist. ii, 13. t.. la copie soit sans altération, id.Po-
lit. Les altérations qu'ils faisaient à loi de Dieu, id. llist. n, 13. || 3" falsification des monnaies. On ne saurait trop sévèrement punir L'altération des monnaies. j[ 4" f.miiiiiiii pénible qui se manifeste par le nient des traits, de la voix. L'altération de sa voix annonce une émotion profonde. Il répondit avec altération. || 5" Grand besoin de boire. Il éprouve une altération que rien ne peut calmer. || 6° En ternies de musique, changement qu'on fait subir à certaines note d'ui gamme ou d'un accord.
— hist. xiv° s. Altération e I transmutation d'aucune qualité, oresmi . Tfu sede meunier. || xvr= s. Parce qu'il n'y avait ny enflure ny altération par Le de-
mont. i, ion. La mule mouroit d'altération, Di i n. Contes, xcu. Sans qu'on se fusi doubté d'aucune altération ny changement on a personne, il lu\ prit tout soudain une.... amyot, P. /Em. «2.
— étym. Provenç. alteracio; esp. alteracion; ital. alterazione (voy. iltérer).
ALTERCAS l'ai ter kâ), s. m. Altercation, di bat
u 'il en soit, cet altercas Mit en combustion
la salle el [a \ font. l'ub. xn, 8. || Vieux.
— ÉTYM. \ c F.i..
ALTERCATION (al ter La snm), s. f. Débat ou contestation. Une vive altercation. Ils ont de fréquentes altercations.
— HIST. XIIIe s. Il firent une accordance de paix
nations, nu cange, accordia. \\ XIVe s. En mains deltas et alt'Teacinns, BERCHEURE, f ii,veTS0.
t ue autercacions est entre eulzencontrée, Girart de
Hoss.v. 6140. || xvi' s. Sur quoy il avoit tous les jours ordinairement de grandes altercations en la tribune aux harangues alencnntre d'Octavius, AMYOT, Gracques, ir>. Difficultez, disputes et altercations,
— ÉTYM. Provenç. altercatio; espagn. altercai-imi; ital. altercazione ; d' altercatio (voy. alter-
ALTËRÉ, ÉE (al- té-ré, rée), part, passé. \\ 1° Changé de bien en mal. Couleur altérée. Santé altérée. Monnaie altérée. 1)2" Peiné, affecté. Un tel discours n'a rien dont je sois altéré, mol. Femm. sav. v, I. || 3° Quia soif. Buvons toute cette eau ; notre gorge altérée En viendra bu n à bout, la font. Fab. vin, 25,
I ig. Ils sont altérés de sang, fén. Tél. xvi. Ainsi parle en secret l'ange altéré de crime; Et tandis qu'il se couche auprès de sa victime, D'un sourd et long i retentissent les monts, gilb. Mort d'Abc', ch. vu. Je vois ces fiers chrétiens, de rapine altérés, volt. Zaïre, i, 2. Le ciel.... Du sang de l'innocence est- il donc altéré? n.vc. Iph. Vf, 4. || On a dit autrefois, substantivement , c'est un altéré, pour c'est un homme ftpre au gain. || 4" En musique, se dil des notes naturelles ou diatoniques modifiées par les dièses et les bémols.
! AI.TER EGO (al tè-ré-go), s. m. || 1° Titre donné, particulièrement dans le royaume des Deux-Siciles et en Espagne, à une personne chargée de remplacer la puissance souveraine. || 2" Familièrement. C'est mon alter ego, c'est un autre moi-même.
— ÉTYM. Alter ego, autre moi-même : alter, autre (voy. autre), ego, je, moi (voy. je).
ALTÉRER (al-té-ré), v. a. || 1" En termes de physique, changer l'état d'une chose. Le sel altérerait ce corps. || 2° Changer une chose de bien en mal. Le soleil altérera ces couleurs. Altérer les mœurs. Altérer l'amitié. La diverse nourriture [éducation], Fortifiant en l'un [chien] cette heureuse nature, En l'autre l'altérant, la font. Fab. vin, 23. Une pitié qui n'altère en rien leur félicité, fén. Tél. xix. Mais quel triste mélange altère ce bonheur ! volt. Zaïre, n, i. Etnos seuls ennemis altérant sa bonté Abusaient contre nous de sa facilité, rac. Brit. v,3 Et du méchant l'abord contagieux N'altère point son innocence, id. Alhal. n, l. Des interprétations qui en altéraient la pureté, mass. Évid. Ce qui peut aboutir à déranger lafortune et altérer les affaires, id. Car. Nombre des élus. || 3° Agiter, émouvoirpéniblement, en parlant des personnes. Quel sujet inconnu vous trouble et vous altère? boil. Sat. ni. || 4" Altérer la vérité, ne pas s'y conformer. Son ingénuité N'altère point encor la simple vérité, hacAHioL n, 7. || Altérer un discours, le rapporter autrement qu'il n'a été prononcé. Altérer un texte, en corrompre le sens. Après avoir altéré saint Grégoire, l'auteur affecte.... -boss. Préf. \\ Altérer les monnaies, les falsifier. || 5° Exciter la soif. La chaleur
ALT
ALT
altère tous les animaux.',! Absolument. Les salaisons altèrent. || 6» S'altérer, v. réfl. Se changer en mal Le vin s'altère à l'air. Les bonnes coutumes s altèrent peu à peu. La bonne humeur ne s'altère jamais, BOSS.teW. quiét. 177. Monsieur, votre visage en un moment s'altère, mol. l'Étour. ni, 2.
— HIST xiv s. Et ainsi sa félicité n'est en riens altérée ne muée, ohesme, Eth. 25. || xve s. Mais qui .'ah. Te en trop chantant Peut bien trois lois ou quatre, Sans vergongne, boire d'autant, basselin, i. s. Le vin s'altère aux caves, mont, i, 20. Ils souffraient d'estre fouettez jusques à la mort sans altérer leur visage, in. i. 307. Le degousté charge leur au vin: l'altéré, la friandise, id. n, 373. 11 se sentit tellement embrasé et altéré, que toute son .Utsnte n'estoit qu'à complaire à sa chère captive yver p. 544. Et y estoit la peinture en reputai i n'de retenir la vraye perfection, sans y avoir de corrompu ny d'altéré, amyot, Aratus, H. il ne beuvoit jamais estant à la guerre que de 1 eau, si ce n'estoit aucunefois qu'il se trouvoit excessivement altéré, id. Caton, 3. De ne plus s'altérer conbrouiller avec] les femmes, carl. ii . 9. Cela les altéra tellement que chacun d eux taschoit a désarçonner son compagnon, Satir. Mén. p. H*. Des estrangers altérez de nostre sang, ib. p. IG3. La décoction de deux poulets ou chapons altères avec ozeille, scabieuse.... o. de serres, 947. Estanl la personne fort altérée en temps chaud, pourra boire.... ib. 948. Les rois de France et de Polongne, sous couleur déporter un mommon, entrent chez Nantouillet, mettent tout par place jusques à rompre les coffres, piller la vaisselle et l'argent monnoiô auprofitde quelques altérez qui les suivoient, d'aub. Hist. n , 104.
ÉTYM. Provenc. et espagn. alterar; ital. aite-
rare; i'alterare, dé aller, autre (voy. autre). On voit la série des sens : changer, émouvoir, affecter, et finalement, causer de la soif.
f ALTERNANCE (al-tèr-nan-s'), s. f. Il 1" Action d'alterner. || 2" En botanique, loi d'alternance dans la disposition des pièces qui composent les verticilles floraux, qui fait que chacune d'elles correspond à l'intervalle qui sépare les deux pièces voisines, placées devant ou derrière. || 3U On appelle aussi alternance la superposition des couches de terrain stratifiées. || 4° Succession naturelle des espèces végétales sur un sol non cultivé.
—ÉTYM. Alternant.
ALTERNANT, ANTE (al-tèr-nan, nan-t') , adj. || 1° Qui alterne. Deux professeurs qui font tour à tour le même cours sont des professeurs alternants. || 2° Se dit, en minéralogie, d'une roche dontles feuillets sont alternativement de nature différente.
ALTERNAT (al-tèr-na), s. m. Action ou droit d'alterner.
— ÉTYM. Vov. alterner.
ALTERNATIF, 1VE ( al-tèr-na-tif, ti-v'), adj.
ni0 Qui vient tour à tour. Mouvement alternatif. Culture alternative. Un mouvement alternatif de l'appétit au dégoût, boss. Am. des plais. lia-Proposition alternative, proposition contenant deux parties opposées dont l'une doit nécessairement être admise, comme par exemple : 11 faut ou payer ou rendre. || 3° En termes de botanique, pétales alternatifs, pétales qui sont insérés aux points qui séparent les lobes du calice. || 4° En termes de droit, obligation alternative, obligation dans laquelle le débiteur a le choix de se libérer par la délivrance d'une des choses spécifiées.
— HIST. xvic s. Et estoyentles compaignies si alternatives, que, quand les unes se retiraient, il en revenoit d'autres, carl. v, t.
— étym. Alterner.
ALTERNATIVE (al-tèr-na-ti-v') ,s.f. \\ 1° Succession de deux choses qui reviennent tourà tour. Vivez-vous encore dans ces alternatives de grâce et de péché? mass. Hech. [Si on ne menait une vie égale et uniforme] on ne pourrait comparer, sans beaucoup d'erreur ou d'incertitude, les transpirations de différents temps; une alternative irrégulière d'intempérance et de sobriété brouillerait tout, fonten. Dodart. || 2° Option entre deux choser, entre deux propositions. Vous jugez bien que dans l'alternative qu'elle me proposait je n'avais qu'un parti à prendre, fonten. Candaule, Gygès.
— HIST. xvr s. Par la vicissitude et alternation des heureux succès et malheureux evenemens,
— ÉTYM. Alternatif.
ALTERNATIVEMENT f al-tèr-na ti-vc man) , adv.
Tour à tour. Des plages alternativement sèches et noyées. Ils ont commandé alternativement
- hist xvr s Et avoient l'authorité souveraine de commander alternativement l'un après 'autre Aratus et luy, amyot, Aral. 38. Et affin que or : e nuict et jour, il fault que les canoniers alternativement s'entre-raffraischissent, carl. v, 25. -ÉTYM Alternative, et le suffixe ment ALTERNE (al-tèr-n'), adj. || 1° Terme de géométrie Angles alternes internes, ou simplement alterna angles formés par une sécante et deux pa- Stes et situés l'un d'un côté, l'autre de l'autre de la sécante, en dedans des deux parallèles. Angles alternes externes, angles disposés de même, mais en dehors des deux parallèles. || 2° En termes de botanique, feuilles alternes, feuilles disposées les unes au-dessus des autres des deux côtés opposés de
la tige.
— etym. Alternus, de alter (voy. autre;.
XLTERNÉ ÉE (al-tèr-né, née), adj. En termes de* blason, se dit des pièces qui se correspondent.
ALTERNER (al-tèr-né), «.n. || i'Faire une chose à deux et tour à tour. Ces deux employés alternent tous les mois. || 2» Se succéder régulièrement Dans cette allée les ormeaux alternent avec les tilleuls. ||3° Terme d'agriculture. Varier la culture. On alterne chaque année. || 4° V. a. Dans le môme sens, alterner un champ ; alterner une culture.
hist. xvic s. Mais en ton cabinet quelquefois U te niai st De Henry nostre prince escrire les histoires , Ses combas alternez de pertes et victoires, bons. 8CG.
— étym. Alterne. .
t ALTERQUER (al-tèr-ké), v. n. Avoir des altercations. Il n'y avait pas moyen d'alterquer beaucoup là-dessus,!. J. Rouss. Ml. iv, 12. || Peu usité.
— HIST xvic s. Il advient en telle manière quon languist en combat de paroles, que la vérité en alternant est perdue, et la charité détruite, calv.
Inst. 71. , , i
— ÉTYM Altercari, proprement prendre la parole à son tour, et de là le sens d'altercation qu'il a en latin: de aller (voy. autre).
ALTESSE (al-tè-s'),s. f. |l 1" Titre d honneur donne ordinairement aux princes et aux princesses du sang.... Je sais, sage princesse, Quelles soumissions je dois à Votre Altesse, rotrou, Vencesl.n, i. Le cardinal de Bouillon prétendait à Rome l'altesse éminentissime, st-sim. 53, 140. L'Italie, fertile en mots honorifiques, nous a donné l'altesse vers icoo , et les gens d'Église même s'en sont emparés ; elle est due aux princes du sang, et on la donne par courtoisie aux princes étrangers sortis de maisons souveraines, quand on leur écrit, de caillières, igoo. Il 2° La personne même qui porte ce titre. Je vais au palais d'une altesse, Et j'achète un habit de cour, bérang. Hab. de cour.
— ÉTYM. Provenç. altessa, auteza; ital. altezsa. Ce mot est exactement le même que hautesse. Seulement dans le premier la prononciation conforme à l'étymologie a prévalu, tandis que dans l'autre la prononciation est conforme à l'usage français qui veut que al des Latins se change en au. Altesse vient de altus, haut (voy. ce mot).
ALTILEA (al-té-a), «. m. Plante, espèce de guimauve. , . ,
— HIST. xvic s. Gargarismes faits de racines de althea, figues, etc. paré, vi,8. ^
— ÉTYM. Latin allh;ca, du grec àX8ata, du verbe â)6to, guérir, parce que la guimauve était regardée comme un remède excellent.
ALTIER 1ÈRE (al-tié, tiê-r'. Cet homme altier et dur- dites : al-tié-et-dur. Des grammairiens veulent qu'on prononce al-tiê-r' et-dur; mais cela est mauvais même en poésie: l'hiatus vaut mieux que cette articulation de IV), adj. Qui a de l'orgueil, de la hauteur ou qui marque l'orgueil, la hauteur. Un caractère altier. Humeur altière. Démarche altère. Don Diègue est trop altier, et je connais mon père, corn. Cid, n, 3. Le Jourdain ne voit plus l'Arabe vagabond Ni l'altier Philistin par d'éternels ravages rac. Athal. n, 5. Peut-être on t'a conté la fameuse disgrâce De. Faîtière Vasthi, dont j'occupe la place, id. Esth. I, I. Pour un si bas emploi ma muse est trop altière, boil. Sat. I. Et fausse trop souvent, cette altière sagesse N'attend qu'un crime heureux pour montrer sa bassesse, gbesset, Edouard TU, il, G. Incapable de ces passions altières et véhémentes qui sont presque les seules sources du sublime, vauven. Mont, et Pasc. || En prose, il suit toujours le substantif ; en vers et dans la prose élevée, il le précède souvent.
— REM. Quelques grammairiens soutiennent quon doit faire sentir l'r, et ils s'appuient sur ces deux vers de Boileau : La colère est superbe et veut des mots altiers : L'abattement s'explique en des termes
ATU
moins fiers, A. p. in, 1 33. Mais d'autres leur répliquent par ces deux vers du même auteur : Ce perruquier superbe est l'effroi du quartier, Et son courage est peint sur son visage allier, Lutr.i, 223. La vérité est quela rime d'allier et fier n'est plus qu'une rime pour les yeux et doit être bannie aujourd'hui ; mais autrefois elle était exacte; Chifflet, Gramm. p. (88, note que allier se prononce comme enfer , hiver.'unis alors il ne rimait pas avec quartier.
—HIST. xvie s. Fort altier [en bonne part] en sou ame d'avoir eu un si bon visage, et tant de louanges du plus grand capitaine de France, carl. i, 19.
— ÉTYM. Ital. altiero; de altus, haut (voy. haut). f ALTIÈREMENT (al-tiè-re-man) , adv. Dune
manière altière.
— ÉTYM. Altière au féminin, et ment f ALTIMÉTRIE (al-ti-mé-trie) , s. f. Mauvais mot.
VOV. HYPSOMÉTR1E.
t ALTITUDE (al-ti-tu-d') , S. f. Terme de géographie. Hauteur par rapport au niveau de la mer. Les altitudes de plusieurs localités et de diverses montagnes.
— ÉTYM. Altitudo, hauteur, de altus, haut (voy.
H ALTO (al-to), s. m. \\ i" Instrument à quatre cordes de même forme, mais un peu plus grand que le violon On le nomme aussi, mais très-rarement, viole de son nom italien viola, et plus souvent quinte parce qu'il descend une quinte au-dessous du violon. |1 Au plur. desaltos. || 2" Nom donné autrefois au genre de voix intermédiaire entre le dessus ou le soprano et 'a taille ou le ténor. On dit aujourd'hui contralto en parlant des femmes, et hautecontre en parlant des hommes.
—ÉTYM. Ital. alto, haut (voy. haut) .ainsi nommé, non qu'il ait un son élevé, mais par opposition à
bcissp
f \LTO BASSO (al-to-ba-sso), s. m. Instrument carré à cordes, et que l'on frappe avec des baguettes. || Dans les quintettes où se trouvent deux parties de violoncelle, on remplace quelquefois la partie de second violoncelle par une seconde par.ie d'alto; alors le premier alto s'appelle alto-vio.a, et le second, alto-violoncelle ou alto-basso.
— ÉTYM. Ital. alto, haut, et basso, bas (voy. alto).
+ ALTRUISME (al-tru-i-sm'), a', m. Terme de philosophie Ensemble des penchants bienveillants. L'altruisme est opposé à l'égoïsme. Mot dû à a. comte.
— étym. Autrui.
■(•ALTRUISTE (al-tru-i-sf), ad). Qui a rapport a
l'altru sme (voy. ce mot). ......
ALUDE (a-lu-d'), s. f. Basane colorée dont on se sert dans la reliure.
— HIST. xme s. Ne bourse d'aluen est preux, Lnr.
des met. 206. .
— KTYM. Provenç. aluda; du latin aluta, peau d faire des souliers, des sacs, etc. , , . . ,
ALUDEL (a-lu-dèl), s. m. Terme de chimie. Assemblage de pots ou chapiteaux qui s'emboîtent les uns dans les autres, de manière à former un tuyau.
— HIST xiiie s. Por quoi donc en tristor demores? Je vois maintes fois que tu plores Cum alambic'sus alutel, la Rose, 6406. || xvi» s. Cornue, cuenne, recipiens, aludel , materas, paré, t. m,
ÉTYM Mot dont l'origine est inconnue, à moins qu'on ne le fasse venir de o et de lutum, lut dont on se sert pour luter les vases employés en chimie. 11 signifie le vase en verre employé dans la sublimation: il signifie aussi un chapiteau doublé ou même quadruplé; c'est un terme des anciens alchi-
mistes. ,.
tALOlNE(a-lui-n') .i./1. Synonyme d absinthe.
— HIST xvie s De plant enraciné et de semence s'édifie l'aïuine ou absinthe, 0. de serres, 565. [ es poulailles ayans mangé de l'aluyne, leur chair e»t amere, paré, xxin, 4. . ,
-ÉTYM. Sans doute ainsi nommée à eau-, ae son amertume (voy. aloès).
ÀLUMELLE (a-lu-me-n. s. f.\\i' ^meJ%C^s teauoud'épée. Vieux. || 2° Terme de marin ..Petite plaque de fer qui sert à garnir la mortaise du gouvernail. H 3» Outil d'acier qui sert à polir et à ache-
"-lis!?^ , Qui tel fait faire li veïst Dut fust qui pitié n'en preïst, Quand s. ™t »>d° « bêle Sor la pointe de l'alemele, la .Rose, 1341». Qui
a deux cornes à la teste , Si trane 1 1 ie une
alemete,I«Jtol*M«. ||xiV s. Portant une grant hache à son col. laquelle avoit bien trente deux Dusses [pouces] d'alemelle, du cange , alumella. M XV s Et ont Irlandois couteaux aigus devant, à | large allumelle à Jeux taillans. froiss. m, iv. "