‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 181 sur 462 · ASI · texte numérisé non relu

ASI

ASP

ASP

ctuciant d'Esoulape, livré à l'étude et à la pratique de la médecine. Hippocrate passait pour un asolépiade.

— ÊTYM. 'A<rxAY]iciâ5ï|; , nom propre, dérivé d"Acrx->YTTriôç, et signifiant descendant d'Esculape.

2. ASCLÉPIADE (a-sklé-pi-a-d') , s. f. ou ASCLÉ- PIAS a-sklé-pi-as'), s. m. Terme de botanique. Genre de plantes à graines soyeuses, auquel appartient le dompte-venin (asclcpias vinceto.ricum , /..) qui croit dans nos climats.

— ÊTYM. Asclcpias, grec, àtrxXïiJttàç, plante ainsi nommée d''\cr/.'r,-'.o:, Esculape, à cause des vertus qu'on lui attribuait.

tASCLÉPIIOX(asklé-pi-ion), s. m. Temple d'Esculape. Les asclépiions étaient les lieux où les malades venaient chercher des secours.

— ETYM. 'AoxXïiiriEÏov , de 'ActxAtjtho;, Esculape. | ASCOPHORE (a-sko-fo-r'), s. m. Terme didactique. Qui porte un utricule, un godet.

— ÊTYM. 'Auxèç, outre, et çopô;, qui porte, f ASCOT (a-skoj , s. m. Sorte de serge.

} ASÉITÉ (a-sé-i-té), s. f. Terme de scolastique, qui signifie l'existence par sci-méme, et qui ne peut être dit par conséquent que de Dieu seul, ou, suivant les systèmes matérialistes, de la matière.

— ÊTYM. A, par, se, soi.

f ASIALIE (a-si-a-lie), s. f. Terme de médecine. Absence de salive.

— ÊTYM. 'A privatif, et otaXov, salive. ASIARCUAT (a-zi-ar-ka), s. m. Magistrature qui

donnait le droit de présider aux jeux sacrés, célébrés par les villes grecques de l'Asie.

— Etym. Asiarquc.

ASIAKQUE (a-zi-ar-k') , s. m. Celui qui était revêtu de l'asiarchat.

—ÊTYM. 'A<nâpx*Ki de 'A tria, Asie, et de âp/w, commander (voy. archonte).

ASIATIQUE (a-zi-a-ti-k'), adj. Qui appartient à l'Asie.

- ÊTYM. Asialicus, de Asia, grec, 'Acrta, Asie.

ASILE ou ASYLE (a-zi-F), s. m. i| 1° Lieu inviolable où l'on se réfugiait. Les temples païens et autrefois les églises étaient des asiles. Jadis les ambassadeurs avaient le droit d'asile. || 2" Par extension, tout lieu où l'on est en sûreté contre une poursuite, contre un danger. Dans le temple voisin chacun cherche unasile, lue. Phèd.v,B. Assez d'autres Etats lui prêteront asile, corn. Sert, il, 4. L'asilequ'il [Romulus] avait ouvert a tous venans, boss. Hist. ni, 7. X vos persécuteurs opposons cet asile, Qu'ils viennent vous chercher sous les tentes d'Achille, rac. Tphig. v, 2. Un cerf, s'étant sauvé dans une étable a bœufs, Fut d'abord averti par eux Qu'il cherchât un meilleur asile, la font. Fdbl. iv, 21. Et l'asile qu'elle avait choisi pour défendre sa liberté devint un piège innocent pour la captiver, boss. Anne de Gonz. || 3° Fig. Protection, secours, retraite. C'est un asile ouvert que mon pouvoir suprême, corn. Sert, ni, 2. A l'ombre de ton nom ils trouvent leur asile, boil. Disc, au roi. Les cloîtres ne sont pas des asiles contre vos calomnies, pasc. l'por. ic. Le méchant qui se cherchait un asile contre la haine, boss. Hist. i, l. C'est un grand asile contre l'ennui, sév. cia. Vous avez fait une action généreuse de leur donner un asile dans votre établissement, fén. Tél. xm. L'assemblée des fidèles était l'asile de la vertu, mass. Samar. Quels asiles n'érigea-t-il point à la piété? id. Louis XIV. Et la cour de Louis est l'asile des rois, volt. Zaïre . il, 3. Ma vie est presque usée, et ce reste inutile Chez mon frère avec vous trouvait un sur asile, corn. liod. ii, 3. || 4" Salle d'asile ou, simplement, asile, institution charitable où l'on reçoit les enfants de deux à six ans dont les parents ne peuvent s'occuper.

— SYN. asile, refuge. Le refuge est un asile où l'on se réfugie, que l'on gagne par la fuite, par une course précipitée. 11 y a donc dans refuge l'idée d'un péril imminent, qu'asile ne contient pas. Asile ne contient pas non plus l'idée de besoin de défense qu'indique refuge; l'asile est ouvert à la vieillesse, à l'enfance, à la piété, etc. le refuge l'est aux exilés, aux proscrits, etc.

-HIST. xiv° s. Asile fu un lieu ou un boys en la cité de Rome privilège; car quiconques s'en fuioit en ce lieu, il estoit saus de quelque crisme que il

eu.Stfet, BERCHEURE, f° 10.

— ÊTYM. Asulus,c\u grec â<rv>oç,de à privatif, cl itOav], dévastation, pillage; lieu qu'on nepillepas.

APINE (a-zi-n'), adj. Bête asine, un âne ou une

8 i • Les races asines, les diverses variétés qu'ont produites dans l'âne domestique le régime, le climat, les croisements.

— HIST. xm* s. Autretant m'est que de lui face, Com il m'est d'un chardon asnin.Zîe». 9807. ] xvr s. La muletaille s'engendre de bestes chevalines et asinines, accouplées ensemble, o. de serres, 3 1 0.

— étym. Asinus (voy. âne) ; provenç. azenin, azinin.

\ A5I0N (a-zi-on), s. m. Ornithologie. Synonyme du genre duc.

— ÊTYM. Latin, asio, sorte de chouette.

f ASITIE (a-si-tie), s.f. Terme de médecine. Abstinence forcée et aussi perte de l'appétit.

— ÊTYM 'Aa-ecïcc, de à privatif , et trîtov, aliment, t ASMODÉE (a-smo-dée), s. m. Nom d'un démon

qui figure dans le livre de Tobie, m, 8, et qu'un autre écrivain juif nomme le roi des dévastateurs, c'est-à-dire le prince des démons.

— ÉTYM. Origine douteuse, peut-être de l'hébreu schamad, détruire.

fASPARAGINE (a-spa-ra-ji-n'), s. f. Terme de chimie. Principe médiat cristallisable trouvé dans le suc de l'asperge.

— ÊTYM. Asparagus, asperge.

f ASPE (a-sp') ou ASPLE (a-spl'), s. m. Technologie. Dévidoir sur lequel on place les écheveauxpour les dévider.

— ÊTYM. Allem. Ilaspcl, dévidoir.

ASPECT (a-spè. La prononciation de ce mot est douteuse; plusieurs disent a-spèk ; d'autres disent a-spèkt'. La liaison la plus ordinaire est de faire sentir le c : un a-spè-k odieux. Au pluriel, les a-spè ; Vs se lie: des a-spè-z odieux), s. m. || 1" L'état d'être sous l'œil, devant les yeux. À l'aspect du bourreau. Trembler à l'aspect d'une chose terrible. Au premier aspect. Beaucoup se laissent séduire au premier aspect. Et l'aspect de ces lieux où vous la retenez, rac. Brit. m, 8. Sera-t-il moins terrible, et le vaincront-ils mieux, Dans le sein de sa ville, à l'aspect de ses dieux? m. Milhr. in, 8. Et le farouche aspect de ses fiers ravisseurs, id. Brit. n,2. Je le vis, son aspect n'avait rien de farouche, id. Iph.ït, i. Sur cette froide pierre en vain le regard tombe; ô vertu, ton aspect est plus fort que la tombe . i.amart. lin nu. m, 7. I| 2° Vue. J'ai acheté, moitié sur le territoire de France, moitié sur celui de Genève, un domaine assez agréable, dans le plus bel aspect de la nature, volt. Lettr. à Pilavovne, 25 septembre 1758. Il 3° Orientation. En sorte que la maison fût tournée à un aspect sain, fén. Tél. xn. Le prêtre avait à peine obtenu le silence, Et devers l'Orient assuré son aspect, corn. Poly. ni, 2. y 4" Représentation d'une côte et d'une terredans les cartesmarines. Les aspects et les vues sontbien dépeintsdansce.tte carte. || 5" Apparence, dehors, extérieur. Son aspect et son langage inspiraient, la vénération. L'inondation donne à la plaine l'aspect d'un lac immense. || 6' Faces diverses par lesquelles une chose se présente. Envisager tous les aspects d'un sujet. L'avenir se présentait sous un heureux aspect. Des différences d'opinions qui sont inséparables de la faibli l'esprit humain, delà multitude des aspects que présentent des objets si compliqués, et dont la diversité même est utile à la chose publique, mirabeau, Collection, t. 1, p. 275. Ce qui semble un forfait dans un homme ordinaire, En un chef de parti prend un aspect contraire, volt. Catil. 1, t. Il 7° En termes d'astrologie, aspect des astres. Les astrologues comptaient cinq aspects, qu'ils nommaient conjonction, sextil , quartil , trin et opposition. L'homme, porté par les illusions des sens à se regarder comme le centre de l'univers, se persuada facilement que les astres influent sur sa destiné'', el qu'il est possible de la prévoir par l'observation de leurs aspects au moment de la naissance, laplace, Exp. v, f.

— SYN. aspect, vue. Aspect est purement objectif, et vue purement subjectif; c'est-à-dire que dans la vue, ce qui domine c'est l'idée du sujet qui voit; el dans l'aspect, ce qui domine c'est l'idée de l'objet qui est vu. Aussi vue ne comporte-t-il pas les épithètes qui vont avec aspect. On dira l'aspect effrayant des ennemis, mais non la vue effrayante. Mais quand on dit : à la vue des ennemis, à l'aspect des ennemis, il s'effraya, le sens est le même, attendu qu'il importe peu dans cet emploi de signaler s'il a vu les ennemis, ou si leur aspect s'est présenté à lui. Dans le paysage, vue est plus étendu qu'as pect : on ne dira pas- les aspects de la Suisse, on dira les vues de la Suisse; on dira encore : dans chacune de ces vues on trouvera des aspects variés.

— HIST. xvi" s. Je refererois cestuy heur de jugement en l'aspect bénévole des cieulx et faveurs des intelligences motrices, rab. Pant. ni, 42.

— ÉTYM. Aspcclus, de a pour ad, et de spcccrc.

regarder (voy. spectre); espagn. aspecto ; ital. asprtto.

ASPERGE (a-spêr-j'), s. f. || 1" Plante potagère dont on mange les jeunes pousses. || 2° Technologie. Brin de baleine.

— HIST. xvi" s. En peu de temps vous en voyez naistre les meilleurs asperges du monde; je n'en daigneroys excepter ceulx de Ravenne, eab. Pant. iv, 7. Remède n'y a que descamper d'icy, je diz, plustoust que ne sont cuyts asperges, id. Pant. v, 7. Est remarquable la naturelle amitié de ceste plante, avec les cornes delà moutonnaille, pour s'accroistre gaiement près d'elles : qui a fait croire à aucuns, les asperges procéder immédiatement de cornes, 0. de serres, 537.

■ — ÉTYM. Asparagus, du grec àcnrâpayo;.

ASPERGÉ, ÉE (a-spèr-jé, jée), part. passé. Mouillé par la projection d'un liquide. Les curieux aspergés par les jets d'eau.

f ASPERGEAIENT (a-spèr-je-man) , s. m. État de ce qui est aspergé.

— SYN. aspergement, aspersion. Quand ces deux formes d'un même radical existent, l'une désigne plus particulièrement l'état; l'autre, l'action. L'aspergement de l'assistance se dit quand on considère qu'elle est aspergée; mais l'aspersion de l'eau bénite, quand on considère l'action de projeter cette eau.

— HIST. xvic s. De jeunes garçons portoient de beaux vases d'or et d'argent, pour faire les aspergemens et effusions qui se font es sacrifices, amyot, P. Mm. 56.

— étym. Asperger.

ASPERGER (a-spèr-jé), nous aspergeons, j'aspergeais, j'aspergeai, aspergeant, v. a. Projeter un liquide en forme de pluie sur.... Asperger d'eau bénite une assemblée, un cercueil.

— HIST. xvi° s. Après avoir aspergé et purifié son corps d'eau nette, amyot, Arist. 50. Laquelle poudre soit aspergée sur la cousture, paré, vin, 41.

— étym. Provenç. aspergir; ital. aspcrgcre;de aspergo, de a pour ad, et despargere, disperser (voy. 1 pars).

ASPERGES (a-spèr-jês'), s. wi.||i° Goupillon qui sert à asperger. La Bussière arracha de la main du curé l'aspergés, comme il me voulait présenter l'eau bénite, retz, v, 419. || 2" Moment de l'office où se fait la cérémonie de jeter de l'eau bénite.

— ÉTYM. Ce nom vient du premier mot de l'antienne qui précède la messe : Asperges me, Domine, hyssopo et mundabor; deuxième personne du futur de l'indicatif (tu aspergeras), de aspergerc (voy. asperger).

f ASPERGIÈRE (a-spèr-jiê-r') , s. f. Plant d'asperges.

— hist xvr' s. Si chacun an, estans fortifiées, l'on chastrel'aspergiere, ostant des tiges ce qu'y est treuvé de superflu , à l'usage des artichaux , et pour en manger et pour en planter de nouveaux,

— ÉTYM. Asperge.

| ASPERGIIXIFORME ( a-spèr-jil-li-for-m' ) , adj Terme de botanique. Qui ressemble à un goupillon.

— étym. AspergillWm, goupillon (voy. asperger), et forme.

j ASPÉRICORNE (a-spé-ri-kor-n'), adj. Ternie de zoologie. Qui a les cornes ou les antennes hérissées d'aspérités.

— étym. Aspcr (voy. âpre), et corne.

t ASI'ÉRIFOLIÉ, ÉE (a-spé-ri-fo-li-é , ée). adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles rudes au toucher.

— MT\M.Asper (voy. âpre) , et folium | voy. feuille).

ASPÉRITÉ (a-spé-rï-té), s. f. || 1" État de ce qui est Apre, raboteux. L'aspérité d'une pierre, d'une écaille d'huître, d'un chemin. || 2" Fig. L'aspérité du caractère. Les aspérités du style, tout ce que le style a de rude dans la forme.

— hist. xvie s. Ayant estudié de le rendre plus clair qu'il m'a esté possible, en si profonde obscurité bien souvent, et si scabreuse et si raboteu perité presque partout, amyot, Uoral. épîtr. p. ic. I es Mitures représentent les fissures, à cause qu'elles ont aspérités comme les sutures, paré, vin, 3. Le patient a une toux seiche, aspérité à la gorge, frisson, fièvre, id. vi, io. Aucunes esquilles ont des aspérités et pointes qui peuvent blesser les membranes, id. vin, fi. Acidité, aspérité, austérité, douceur, ID. xxvi, 5.

— étym. Provenç. asperitat; de asperitatem , de asper, âpre (voy. ce mot).

f ASPERME (a-sper-m'), adj. Terme de botanique. Qui ne produit pas de graines.

ASP

ASP

ASS

. êtym, 'A - . de i privatif, et snép|i«,

pr I

tSPERMIE (a spêr mie), ». /' rerme di nique A.bs aine.

— ÊTYM. Asptrme.

\mm RS10M (a spér sion; en poés e, de quatre syl i action d'asperger . de 2' En particulier, I action de j ■ pour laver les Genl

- llisi. a , 1. 1| 3°Terme mystique de la grâce i purifié

j>.:r m; intéi ieure.

— iiisT. xvi' s. il jel [ues parfums, i quelques aspersions, wv , Cross 31, Si

l'air n'est froid, s, 10.

— ÊTYM. Provenç. o»per»i

persione; de aspersionem, i re (voy.

ASPERSOIR (<vspèr-soir), s. m. Aspergés pillon a j tu bénite.

— étui, l e supin aspt rsum (voy. ■■ l'interm idia l'une forme fictive, aspersoiïum.

t ASI'KIUT.K (ii spé ru l'), ». / auquel appai tient l'aspéi ule oi boie, légèrement astringente el ton que.

— êtym. Diminutif de asper, rude.

ASPHALTE (a-sfal-f) , ». m. Bitume

friable, inflammable, qui se

sur les borda du lac Asphaltite ou nvr Morte.

— êtym. Provenç. asphalt; espagn. et ital. osfallo; de âafaXto;.

ASPHODi , > dè-1'), *-. m. Terme de b ita

nique. Plante de des liliacées , à i

appartient l'asphodèle rameux i i s ramo

tus, I. ),dont le bulbe

Il n'y a panai nous que l'asphodèle et de la » pour le ■ , t. i, P«sj

la barque. Jasmin ! asphodèle! Encensoirs flottants,

Page 1