El luy commandèrent de les conduire
tout chaudement à rencontre de ces tyrans, qui
avoient attenté et entrepris sur la liberté du peu-
] le, id. Aie. 63. Plustost mourir que d'attenter à sa
\ o .... Qu'il veuille attenter jusques-là de rompre
la paix et remettre le royaume en trouble, carl,
iv, 38, Combien ce Dieu qui noz esprits res veille,
taisant plus haut mes désirs attenter, du bei.lay,
, 36, recto.
êtym. Provenç. attentar; ital. attentare; du attentare, de ad, à, et de ten tare, tenter. ATTENTIF, IVE (a-tan-tif, ti-v'), adj. || 1° Qui a, qui porte de l'attention, de l'application. Hendic son auditoire attentif. Les esprits, comme les yeux, étaienl attentifs. Porter un œil attentif sur toutes de l'État, il fui fort attentif à ce <\tn' rien ne nous manquât. Roxane, attentive, écoutait son amante, rac Baj. III, 2. Des coursiers attentifs le crin s'est hérissé, m. Phèd. v, 6. Prêtez-moi l'un el l'autre nue oreille attentive, id. Atlial. n, 5. m ni de son trépas, id. Baj.iv, 5. Ases seules fureurs Thèbes fut attentive, volt. Œdipe, i. :i. Le fidèle, attentif aux règles de sa loi, boil. Intr. ch. vi. Attentif à Dieu, fléch. I, 107. François, cet homme caché dans les bois et dans les forêts, sans expérience dans les affaires, attentif à me, m. n, 12". Plus Dieu vous afllige, plus il vous aime, plus il est attentif sur vous, m\ss.A[flic.Ccs hommes toujours attentifssur eux-mêmes.... id. Car. Fautes légères. Suffit-il à un évoque d'avoir été attentif à soi-même ? id. Villeroy. Attentive à faire de nouveaux progrès dans les voies de la grâce, id Cône. Attentive à peser toutes ses paroles, boss. iùiiic d'Anglet. \\ Etre attentif auprès d'une femme, la courtiser. || 2° Qui a le caractère de l'attention. Soins attentifs.
— hist. xvic s. Chacune soit d'en porter attentive, marot, m, 302. Ils travaillent de leurs mains au labeur qui peut entretenir leurs corps, sans empescher leur esprit qu'il ne soit attentif a Dieu, lanoue, 534. Des sergens crioient au peuple que l'on se teust, laissant toute autre euvre pour estre attentif au service divin, amyot. Numa, 24.
— ftTYM. Voy. attention. Dans l'ancien français, on disait entenlif.
ATTENTION (a-tan-sion ; en poésie, de quatre syllabes), s. f. \\ 1° Action de fixer l'esprit sur, de prendre garde à. Tout ce qu'il a été donné d'attention à un homme, nous l'avons mis en œuvre. Ce ne sont pas seulement les grands objets qui ont plusieurs faces, ce sont aussi les plus petits, et une grande attention est une espèce de microscope qui les grossit, fonten. Dodart. Ces trois efforts n'avaient pas été troublés par le cours rapide du jeu ni par les différentes attentions promptes et vives qu'il demande à chaque instant, id. Dangeau. Les grandes vues d'un génie ardent qui embrasse tout d'un coup d'œil, et les petites attentions d'un instinct laborieux qui ne s'attache qu'à un seul point. buff. Tliéorie de la terre, 1e' discours. Elle tourna son attention sur la manière de faire exécuter l'édit de Poitiers, anquet. Ligue, H. 2is. Ayez attentio.i
ATT
sur votre langue, boss. SU. 2. L'attention qu'on doit avoir aux jugements de Dieu, iu. Lett. abb. 100. Donnez-moi de nouveau vos attentions , id. Nécess. 4.
Dont toute l'attention est réunie à scier du marbre, l.\ bruy. 12. Sans avoir la moindre attention pour ci "\ qui entrent ou qui sortent, m. 5. Les savants, faisant attention f ayant égard] a la diversité des mœurs q i y sont traitées, ne peuvent s'empêcher.... id. Dise. sur Théophr. Combien de temps, de règles, d'attention et de travail.... i:>. i 2. Sans une grande raideur et une continuelle attention à toutes ses paroles, id. t'6. Us ne firent pas assez d'attention à un avis si salutaire, fén. Tél. xvi. Vous aurez de l'attention à votre santé, sév. 392. Sans fane nulle attention sur lui, id. 203. Je n'ai eu d'attention qu'à vous écrire, id. 221. 11 lui lit faire une attention particulière sur.... pa.sc. Relig. On n'avait attention qu'à la diminution de leur prix, montesq. Esp. xv, n. L'on disait que j'avais beaucoup plus d'esprit et de vues que l'ordinaire des sens, que chacun me craignait et avait attention à moi, stsim. 242, 226. Pour ne pas pousser trop loin votre attention, flëch. Serm.i, 324. Que sont devant Dieu tous les hommes ensemble, qui puisse mériter que l'àme fidèle fasse des attentions sur eux? mass. Myst. Miséric. 375. Si vous faisiez attention que dans le temps même que des ténèbres profondes sont répandues sur tout ce qui vous environne.... id. Car. Samarit. La première attention que nous devons faire lorsqu'il nous arrive de nous produire parmi les hommes, id. Conférences, Conduite des cZi rcs. Il semble que le temps soit un ennemi commun contre lequel tous les hommes sont convenus à conjurer; toute leur vie n'est qu'une attention déplorable a s'en défaire, id. Car. Emploi du temps. Les jours où vous avez vécu avec plus d'attention sur vous-mêmes, id. Prière. || Absolument et par forme de commandement, attention! c'est-à-dire prenez garde à vous! Attention au commandement. || 2° Egards, soins, action de courtiser. C'est une attention dont je lui sais beaucoup de gré. Les attentions qu'ils ont pour moi , sév. 570. Un joli monsieur à marier m'honore de ses attentions, j. j. rouss. Hél. vi, 5. Il voulait bien qu'on eût de l'attention pour sa femme, hamilt. Gramm. 4. Dès qu'il la crut honorée de l'attention de son maître, id. Gramm. 5. Il a une attention fort obligeante pour vous, sév. 394. Je vous suis obligé de l'attention que vous avez eue à m'en donner avis, boss. lett. 231. Un homme en place a de l'attention pour vous, la bruy. b. L'air de brusquerie de Madame ne rebuta point l'air d'attention et de politesse du roi pour elle, st-sim. 2, 48. Cet heureux ascendant que les soins, la souplesse, L'attention, le temps savent si bien donner, volt. Sérriir. n, 4.
— ÉTYM. Attentio,d'attendere, faire attention (voy. attendre).
f ATTENTIONNÉ, ÉE (a-tan-sio-né, née), adj. Qui a des attentions, des égards, des prévenances; et aussi, qui a de l'application.
— HEM. Ce mot, du langage familier, est correctement fait d'attention, comme affectionné l'est d'affection.
ATTENTIVEMENT (a-tan-ti-ve-man) , adv. Avec attention. J'ai suivi attentivement les leçons du professeur. 11 avait attentivement écouté ce discours. Quand je considère attentivement dans l'Évangile la parabole ou plutôt l'histoire du mauvais riche, boss. le Tellier.
— HIST. xvic s. Sa Majesté catholique devroit regarder attentivement à ceci , lanode, 397. Il escou toit attentivement.... yver, p. 542. Prester l'oreille attentifvement, amyot, Cam. 7.
— ÉTYM. Attentive, ei le suffixe ment.
ATTENTANT, ANTE (a- té-nu-an, an-f), adj.
|| 1° En termes de médecine, qui atténue. On appelait autrefois atténuants, des médicaments auxquels on supposait la propriété de rendre les humeurs plus ténues, moins épaisses. || Substantivement, les atténuants. || 2° En termes de droit, ce qui diminue la gravité d'une accusation. Circonstances atténuantes. Si je voulais, j'opposerais déclarations à déclarations, j'opposerais des faits atténuants à des exagérations.... Mirabeau, Collection, t. v, p. 230.
— HIST. xvr s. Medicamcns attenuans, incisifs et apéritifs, paré, v, 14.
ATTÉNUATION (a-té-nu-a-sion) , s. f. \\ 1° Action d'atténuer, de diminuer; résultat de cette action. L'atténuation du corps par le jeûne. L'atténua lion d'une faute. || 2° Terme de médecine. Action des iemèdes atténuants; emploi de la diététique de mamèreàproduirel'amaigrissementrégulier. [j 3" Terme ce droit. Diminution des charges qui pèsent sur un
ATT
accusé. || 4° Terme de physique. Action de rendre ténu, c'est-à-dire de diviser un corps en ses plus petites parties.
— ÉTYM. Àltenualio, de attenuare, atténuer. ATTÉNUÉ, ÉE (a-té-nu-é, ée), part, passé.
|| i° Un corps atténué parles jeûnes, fléch. i, 254. Un pauvre bûcheron de peine atténué, Chargé d'ans et d'ennuis, de force dénué, j. b. rouss. Faille.
|| Un malheur atténué par quelques circonstances favorables. || 2° Terme de botanique. Pédoncule, pétiole atténué, pédoncule, pétiole aminci proportionnellement à d'autres parties.
ATTENUER (a-té-nu-é), v. a. || 1" Rendre mince, ténu; diminuer l'embonpoint. Les jeûnes, les veilles, les fatigues l'ont extrêmement atténué.
|| 2°Terme de médecine. Atténuer les humeurs, les rendre plus fluides. || 3" Fig. Diminuer, rendre moins grave. Son repentir a atténué sa faute.
|| Terme de droit. Les circonstances ont atténué le délit. || 4" S'atténuer, v. réfl. Devenir moindre. Le corps s'atténue par le jeûne. Le délit s'atténue ou s'aggrave par les circonstances.
— HIST. xn° s. Li bien ki poissent estre attenueit, se il fuissent acomplit, Job, 4G6. || xur s. Attenuoié sunt mi oill [yeux] esgardant en haut, Psautier, f" tso. || xvc s. Chascun estimoit le royaulme bien atténué tant des grans que des moyens et que despetis, pource qu'ils avoient portez et souffertz vingtz ans ou plus de grandes et horribles tailles, comm. v, 18. || xvr s. Quand le dolent sa voix d'homme a senti Atténuer, et son chenu pelage Se transmuer en semblable pennage, marot, iv, 75. L'Estat de France est maintenant si atténué et affoibli, langue, 37 0. La troisième saignée, espuisant les forces de ce pauvre corps atténué, yver. p. 521. Ils estoient malades, fort maigres et atténuez, carloix, v, 22. L'anse est faite d'un hous qu'à force j'ay courbé : En voulant l'atenuir, le doigt je me coupé, rons. 736. Telle suffumigation incise, atténue, resoult l'humeur, paré, v, 23.
— ÉTYM. Wallon, atèni ; provenç. atenuar; ital. attenuare; du latin attenuare, de ad, à, et de tennis, ténu, rendre ténu (voy. ténu). On a dit au xur siècle, attenuoier (sans doute atenvoier) et, au xvr, attenuir.
ATTERRAGE (a-tè-ra-j') , s. m. Terme de marine. L'approche de la terre. Les marins ne se servent plus d'atterrage et disent atterrissage.
— étym. Atterrer. L'Académie, à côté d'atterrage, donne l'orthographe attérage, qui rompt inutilement l'analogie.
ATTERRÉ, ÉE (a- tê-ré, rée), part. passé. || 1° Jeté à terre. Le géant atterré par Hercule. Craindre un ennemi seul atterré par tes mains, tristan, M. de Chrispe, n, c. || 2° Accablé. 11 est injuste d'exiger d'une àme atterrée.... qu'elle conserve la même vigueur, vauven. Max. cxli. || 3° Terme de marine. Qui a abordé. Une chaloupe atterrée. Les marins disent aujourd'hui atterri.
tATTERREMENT (a-tê-re-man), s. m. |j 1° Action de terrasser. |] 2" Épouvante, effroi.
— ÉTYM. Atterrer.
ATTERRER (a-tè-ré), v. a. || 1° Renverser par terre. Après un moment de lutte, il l'atterra sous lui. || Fig. Se ralentir après l'avoir atterré, c'est lui faire reprendre ses forces, boss. iv, Pâq. I. Après l'avoir ainsi rabattu [ l'orgueil ] dans tous les endroits où il semblait vouloir s'élever, David l'atterre par ces paroles.... id. Marie-Thér. Il n'est orgueil endurci Qu'à tes pieds elle [la fortune] n'atterre, malh. Il, 2. Tu me subjugues, tu m'atterres, ton génie écrase le mien, j. j. rouss. Hél. iv, 2. Atterre son orgueil et montre ta puissance X perdre également l'un et l'autre rival, corn. Médée, iv, 5. C'eût été pour le parti de M. du Maine le dernier désespoir de se voir privés de la massue qui avait si bien joué sur le jeune prince, et de laquelle ils se proposaient bien de l'atterrer sans ressource avant la fin de la campagne, st-sim. 2117, 33. || 2° Jeter dans l'abattement, l'affliction, l'épouvante. Ce désastre lésa tous atterrés. Le coup, le rude coup dont je mus atterré, C'est de me voir par vous ce rival préféré, mol. D. Garcie, ni, 2. Ce dernier coup du sort Atterre mon esprit luttant contre la mort, volt. Triumv. ni, 1. Cà, mesdames, qu'en pensez-vous? C'est à vous de juger les coups. Quoi ! ce spectacle vous ai terre! bërang. Box. 11 semble que la consternation qui avait si longtemps atterré l'esprit des Génoi - eût passé dans les Allemands, volt. Loui* AT. 21. Il 3° V. n. Terme de marine. Approcherde la terre, reconnaître un parage. Nous atterrâmes à la pointe de l'Ile. Les marins disent aujourd'hui atterrir.
— HIST. xnc s. Cist Crestien m'ont trop mal atie-
ATT
né; Li dex qu'il servent doit bien estre proisié, Li coronemens Looys, v. 1311. Le piler [pilier] e le chiefqui'l [qui le] sustint atterrer, Th. le mari. 149. y xiiic s. Moult [j'1 ai veu et moult ai esprouvé. Mainte merveille eue et endurée; Mais ceste m'a le corps si ateré, Que je ne puis avoir longue durée, anonyme, dans Coud. François lor courent sus, lances baissies, et fiert cascuns le sien, pour lui atierer, se il peust, n. de valenc. xxvi. Quant Renart se vit délivré, Et il vit celui aterré, lien. 25054. Dans Hues de Saint-Pol estoit jà aterrés, Et ses chevaus ocis.... Ch. d'Ant. iv, 691. Por povreté, qui moi aterre, ruteb. 24. Ains y est le monde et le dyable, Et char ensemble guerroiable, Que ta grâce vainc et aterre, j. de meung, Tr. 35. || xve s. Ceux de dedans se défendirent moult longuement et en atterrèrent et blessèrent plusieurs, iroiss. i, 1, 248. Il xvic s. Un père atteré d'années et de maulx, mont. 11, 75. Il y a des maladies qui atterrent jusques à nos désirs et nostre cognoissance, id. ni, 91. Le corps demeure cependant sans action, s'atterre et s'attriste, id. m, 290. Il sembloit que le bonheur voulut relever ceux qui avoyent esté atterrez, yver, 704.
— ÉTYM. Provenç. aterrar; ital. atterrare ; de à et de terre. L'Académie, à côté de atterrer, écrit aussi altérer; orthographe à rejeter, car terre étant le radical, c'est introduire une anomalie qui déroute.
ATTERRI , IE (a-tè-ri , rie) , part, passé. Le navire une fois atterri.
ATTERRIR (a-tè-rir), v. n. Terme de marine. Prendre terre. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir, quand il s'agit d'une action : la chaloupe a atterri à marée montante; avec l'auxiliaire être. quand il' s'agit d'un état : la chaloupe est atterrie dans une crique.
— HIST. xive s. Se inondation d'eaues et de ravoirs survenoient, les diz terrains pourraient descendre au dit vivier et lui remplir et aterir [remplir de terre], du cange, aterrare. || xve s. La dite fiefferme est toute en un lieu où il souloit avoir un vivier, qui pieça aterrit et vint en prez, id. ib.
— ÉTYM. À et terre. L'Académie indique aussi l'orthographe attérir, qu'il faut rejeter (voy. atterrer).
ATTERRISSAGE (a-tè-ri-sa-j'), s. m. Terme de marine. Action d'atterrir, de prendre terre.
— ÉTYM. Atterrir. L'Académie indique aussi l'orthographe attérissage, qui est mauvaise (voy. atterrer).
ATTERRISSEMENT (a-tè-ri-se-man), s. m. Amas terreux qui se forme sur les côtes par l'action des fleuves ou de la mer. Les atterrissements augmentent vite; ils devaient augmenter bien plus vite encore dans les commencements, lorsque les montagnes fournissaient davantage de matériaux aux fleuves, cuv. Révol. p. 14".
— HIST. xive s. Gautier de Bonelle recevant une mote, appelée atterissement en l'yaue de Seine, du cange . atterissa m en tum.
— ÉTYM. Atterrir, dans le sens ancien, qui est remplir de terre.
ATTESTATION (a-tè-sta-sion ; en poésie, de cinq syllabes) , s. f. Action d'attester ; témoignage qu'on donne à quelqu'un. Muni des attestations les plus honorables.
— HIST xv' s. Meslon fut très fort blasméde grandes attestations et injures qu'il avoit fait, ne attestatio. ||xvi8s. Jurement est une-ettestaiii
tion de prendre à témoin] de D'.j, pour conféra la vérité de nostre parole, calv. Inst. 289. Les légionnaires apportent certifficat de leur service, que l'on appelle attestation de Serviny, carl. vu, 3.
— étym. Provenç. attestation ;espagn. atestacion; ital. attestazione ; de atteatationem, de attestari (voy. attester).
ATTESTÉ, ÉE (a-tè-sté, siée), part, passé. Le fait attesté par les témoins. Son éloquence attestée par ses ouvrages.
ATTESTER (a-tè-sté), v. a. || 1° Certifier. 11 atteste que la chose s'est ainsi passée. Il nous attesta le fait. H 2° Servir de témoignage. Tous les monuments historiques attestent que. Ses larmes attestèrent son repentir. || 3° Prendre à témoin. Ne vous a-t-il pas racheté? n'a-t-il pas satisfait pour vos péchés? j'atteste ici votre conscience, fléch. i, 7. Ne fais point d'autre crime, et j'atteste les dieux Qu'au lieu de te haïr je t'en aimerai mieux, corn. Hor. n, 5. Il n'atteste jamais que leurs noms odieux [des idoles], rac. Esth. n, 9. N'en doutez pas, madame, et j'atteste les dieux Que toujours Bérénice est présente à mes yeux, id. Bérén.u, 4. Pourquoi même
\ri
.lu • el attester la puissance? id. ib. Voici i ces mêmes autels Où jadis attestant i Brutus, i, s.
— nisr. xnx* si Pour ce que il voull [voulut]
discours atester, Ch. d'Ant. vu.
xvi' s. H 5 a bien outn
iternes, de public
tttester de nostre
et asseun i l »ul-
cun mal ny domi ml sur
attestant la
sque femme à un amant 1 1 igné d'amour atteste, marot, iv, no.
i rYM. lltestari, deod, à. .1 de terfts, 1
\ 1 riCISME se de
plus bi « plus hautes connaissances,
, el 1 Ul b nains ,
enl '"'H de ./, mi - 2 rermi de maire grecque. Forme pai tique.
— ÊTYM. Attieismus, de àmxia crixèç, attique; ainsi dil le parler et les écrits tics A 1 !
ticulié
A 11 ICIS1 E s m. Nom
écriva ; leurs ' 1 athéniens.
— ÉTYM. ÎVtTixwrn?, d'wtrixo;, attique.
Min m 11
de chaud, tiède. Une irdeur devri
■ . 1, 2. Je ne tn que des cœurs attiéd qu*urj ' sur un horizon \ ide, La
ux la lum mde al
tiédi 1 Harm. 1, 6. || R
de froid, tiède. Quand.... les heures de mid . En
ppanl comme un manteau de so ront épanouir \ .mart. Harm.
ATTIÉDIR (a tir dir), r. a. || 1 Rei dre 1 1 de ce qui est chaud Ce bain est trop chaud, le, 2° Rend 1 qui est froid la mer
(lue de ri ide vei s noti e . ini notre
leur sur nos côtes, en attiéd ssanl leur atmospl chaleur.... bern. de s. p. Harm.l. v, Harm. anim. ||3°Fig. Rendre moins ardent, moins vil lenlissent passa foi, elles n attiédissenl pas son espérance, m\ss. Car. Fautes lég. Vos froids raisonne mentsne feront qu'attiédir t'n spectateur.... boil. Art p. in. L'amitié que la présence attiédit, qi I
. Ri né . 1 B3. 1 a di marche violente de la noblesse attiédit les préjugés des hommes de bonne foi qu'elle renferme, ei augmente les forces des amis de la Liberté et de la paix, mirabeau, Colleclion, t. I, p. tw. De peur que le goût de la contemplation ne m'attiédit sur l'exercice de mes de- 1. j. nouss. Ém. iv. Ces gens l'embarrassaient, L'attiédissaient.... la font. Vet. r.hien. || 4°S',if
eau s'est attiédie au soleiL ||6° Devenir moins chaud. Éloignez cette eau du feu pour qu'el e. || Fig. Son /' le
s'est fort attiédi. Leur amitié s'attiédissait. Tout est léger: mais je crains que votre àme Ne s'attiédisse et s'endorme ensa fl i gie, vi.
— hist. xvi" s. L'ardeur prem i re commença à
s'atiedir, L ANODE, .".75. À l'occasion de quOJ
nemis s'attiédirent un peu, amyot, Aie. 33. Qui par douce parole lui [un plus fort] cède et condescend à sun vouloir, il attiédit cette première fureur bouillante, ro. Hist. /Ethiop.
— étym. À et tiède.
ATTTÉDISSEMENT (a-tié-di-se-man) , s. m.
|Jl°Étatde ce qui s'attiédit. || 2" Fig. Quel attiéaissement as-tu remarqué dans sa tendresse °i i. j. rouss. Ém. v.
— REM. Bouhours dit : « L'auteur qui a tâché d'introduire insidiateur, fail ce qu'il peut pour établir attiédissement. Je ne sais pourquoi cet écrivain ne se sert jamais de tiédeur, qui est le mot propre, Remorques sur la langue. » AU;.' lissement s'est établi dans l'usage malgré les difficultés qu'il a rencontrées, avec d'autant plus de raison que la remarque de Bouhours n'est pas juste : la tiédi nr esl l'état de ce qui est tiède, et l'attiédissement l'état de ce qui le devient.
-- HIST. xvic s. Et d'ailleurs c'est autant de division, et d'atediement, et d'attiedissemenl à nos ennemis, Sot. Mén. p. 43
— étym. Attiédir
ATT
ATTIFÉ, ÊE (a h fé, fée), part, passé. Êtanl
; vie mi m i m .i ii te man), s. m. Vctiond atl
n i . i de cel
— ÊTYM. Vttifer.
\ i m i u .i ii fé), ». ". || l" Pan r I lie i
■ te fille. || 2 Fig. Ils attifenl leurs mots, . Sot. in. || 3 3 .ii i |*er, i réfl. Cetl ■ m a atl
rem. ' • el a quelquefois
Qte d'ironie. Il t dit pi incij alemenl autre fois de Lôte.
— HIST. XV s. Nonohstanl que !
e moull de belle !i. 7. Il xvr milles, Yvi i. iu ne
vie idras i s m I w " ■ ' "1: M"
— i n m t.il mcii n fram .1 ■ tiffer^ piémonta -. tiflè; anc. angl. tife, 1 arei La'tèti ind tip
cheveux.
\ 1 riFET (a-ti-fè), s. m. 1 , , . 1 ,i, 1.1. .' là-h
I, RÉGNIER, Sot. XI.
— ÊTYM. Attifer.
I Ai'i u EUR a-ti-l ur), s. m. Celui qui attife.
— HIST. xvi" s
d'un lion chez un
■ chi / un 1 - >: entii 1 .
. u chez un attifeur, rons. &85.
— ETYM. AU]
fATTINTER a O.a. Terme de marine.
Établir un objet quelconque sur des tij
1 m .ht de préféreno
— étym. .\, et tin, pièce de bois.
ATTIQUE -ni"' à l'ai:
Goût,- fini mt poinl
ni recherchées, comme celles de ces faux imitateurs du st; . mais vives el
santés, boh ' ongin, S 8. Au sel attique,
au ria;. , U faul mêler la force et le cou-
|| Dialecte attique, le dialecte pai IX Athéniens. || Les auteurs attiques, ou ment les attiques, les auteurs qui ont employé Il Ordre attique, petit ordre de pilastres avec la [dus courte proportion. || Année attique, année luni-solaire de 12 ou de 13 mois, en usage à Athènes.
— ÉTYM. 'Attixoç, qui appartient à l'Attique. ATTIQUE (a-tti k' . s. m. Terme d'architecture.
Il 1° Le dern ei âge qui termine le haut d'ui
1 t qui n'a ordinairement que la moitié ou les deux tiers de 17 1 ur. : 2 I n pel
exhaussé, décoré de pilastres ou sans pilastres, qu'on élève au-dessus des pavillons angulaires, ou au milieu d'un grand bâtiment. || Attique continu,
c'est celui qui règne au pi m ri ■ d un bâtiment sans
interruption. || Attique interposé, c'est celui qui est posé entre deux grands étages. || Faux attique, sorte de piédestal continu placé au-dessus de l'entable ment d'un ordre d'architecture, et moins haut que l'attique. || Attique de cheminée, la partie revêtue de plâtre, depuis le chambranle jusqu'à la première corniche.
ATTIQUEMENT (a-tti-ke-man ) , adv. Terme de grammaire grecque. Dans le dialecte attique.
— étym. Attique, et le suffixe ment.
t ATTIRABLE (a 1 ra bl . adj. Terme didactique. Qui est susceptible d'être attiré. Il y a des métaux qui ne sont pas attirables à l'aimant, à la température ordinaire, el qui le deviennent par la chaleur ou par le froid.
— ÉTYM. Attirer.
t ATTIRAGE (a-ti-ra-j'), s. m. Poids d'attirage, les poids du rouet d'un fileur d'or. Cordes d'attirage, les cordes qui soutiennent un poids.
— ÉTYM. Attirer.
ATTIRAIL (a-ti-rall, Il mouillées) , s. m. || ^Assortiment de choses diverses ni cessaires pour certains • Attirail de chasse, de guerre, de toilette. La vaisselle d'argent, les cuvettes, les brocs, Les esclaves de bouche, et, pour dire en deux mots, L'attirail de la goinfrerie, la font. Fab. n, 20. j| 2° Familièrement, grande quantité de choses inutiles, bagage superflu. Elle ôta tout l'attirail dont on se défait, hamilt. Gramm. 4. A quoi servent les cérémonies et tout l'attirail lugubre qu'on fait paraître à un mourant dans ses derniers moments, qu'à lui exa gérer la perte qu'il va faire? montesq. Leltr.pers. 40. Il 3° Fig. L'attirail de vos vanités et de vos pompes mondaines, flécii. i, 328. L'on écarte tout cet attirail qui t'est étranger, pour pénétrer jusqu'à
ATT
toi, qui n'es qu'un fat, : \ bruy. '-'. Vous ne pouvez aimi 1 i m m ro ;ière, Qu'avec tout
l'attirail des no mis de la matière, mol. F. sav. reur, la tendresse, lesme- : I attirail d'un amant qui croit gronder avec raison, composaient cette épître , iiam. Gramm s
1 rYM. Attirer, dan li en de parer, arranger.
frai ivait atirance el atirenu ni.
ATTIRAIS r, ami: m li-i.in, ran t'), adj. || 1" Qui attire, qui plaît. Pai ces mots attirants sent redoubler s. .n zèle, boil. Lut. iv. Parlez, bontés attirantes d'un Dieu . boss. Jug. 2. Ce qui est F tre le plus attirant . n'esl pas mi me le plus solide ni le plus durable, m. Marie Thér. La corn misération, la bienfaisai 1 les pas ion rantesel douces, j. j. rouss, Ém. iv. Si l'on a soin
idre ces jeux attirants j rie public, id. Pol. *.
Il 2" Attirante, s. f. Nœud de 1 uban que les
s attachaient jad dessus du corps de la ju
ATTIRÉ, EE (.1 ti ré, rée), part. passé. || 1° Le fer attiré par l'aimant. |j 2" Fig. Attiré par la beauté Où courez-vous, mortels abusés, et pourquoi allez vous errants de vanités en vanités, toujours attirés et toujours trompés , u di espérances nouvelles! boss. Panég. Ste Thérèse.
ATTIRER (a-ti-ré), v. a. || 1" Tirer vers soi, faire . 1 1 mt attire le fer. Le guerrier cl le
politique, 1 plus que le joueui . ne 1 ml pa ; le ha
sard, maisils le préparent, ils l'attirent et semblent éterminer, labruy. 12. d 2° Fig. Ceux que la nouvelle avait atl I erpardesrécompei
par l'espoir du gain. 11 attirait la jeunesse par ses nshardies.il attira tous les regards. Sun mté, mon ftme qu'il attire S'abat comme le . et s'apaise et soupire A cette image du repos, lamart. Harm. 1, 10. C'est ainsi que Marierhéri e attira par la prière toutes les vertus dans son iss. Marie Thér. Vos prières me pourrontat- TOUS, BALZ. Lie. vi, lett. 2. Il sut attirer ma confiance, fën. Tél. xv. Qui en choque un, se les attire tous sur les bras, mol. Festin, V, 2. || 3" Ap porter, procurer, causer. Attirer sur quelqu'un Il s'attirait sans cesse de mauvaises affaires. 1 ne tromperie en attire une autre. Hélas! combien un crime en attire d'autres! fén. Tél. xix. Quand l'éloignemenl de ce grand ministre eut attiré celui de ses confidents.... boss. le Te/lier. Dieu me garde de m'attirer jamais l'inimitié des censeurs de ce poëtc, que le séjour de deux mille ans dans le tombeau n'a pu garantir d'une haine si implacable, MONTESQ. Lett. pers. 36. || 4" S'attirer, v. réfl. Les corps célestes s'attirent les uns les autres.
— nisr. xil' s. Il broche le cheval, de lui ferir s'atire, Sax. x. ||xnr s. Lui [elle], sa fille et Tybert, tous maus [tout mal] en eus s'atire, Berte, x:\ . Que droit au point du jour convient qu'ele s'atire [se pare], ib. xiv. Il convient que nous aurons avant, liquel de nos barons remanront ichi pour la terre garder, n. de valenc. xiii. Le soudanc avoit ainsi atiré [convenu], que le samedi devant l'Ascension en li rendrait Damiete, et il rendrait le roy, ioinv. 244. Le jour de la saint Nicholas commenda le roy que il s'atirassent pour chevaucher, id. 21 u Et il et ses chevaliers saillirent de la galie moult bien armez et bien atirez, id. 215. Le roy qui sot ces choses, atira [disposa] son host [armée] en tel manière que le conte d'Artois son frère garderait les chaz et les engins, id. 222. || xv° s. Le deable subtile et attire nuit et jour à bouter guerre et haine, froiss. 11, n, 52. Il xvi* s. La crainte et la desfiani attirent l'offense, mont, i, 134. Ait i.v par la bonté et fertilité du terroir, id. i, 233. Comme l'aimant attire une aiguille, id. i, 2GG. Le grand roy le voulut, attirer prez de lui à force d'offres, id. iv, 30". D'advantage, cela estoit une emorche, qui atliroit les jeunes hommes à se marier, amyot, Lyc. 26. Et ainsi ayant attiré l'ennemy en plaine campagne, id. Pyrrh. 45.
— ÉTYM. À et tirer; provenç. atirar; ital. allirare. L'ancien français a essentiellement le sens de préparer, arranger, orner, sens qui s'est conservé dans l'anglais, to-altire.
f ATTISE (a-tiz'), s. /'. Bois que le brasseur met dans le fourneau sous la chaudière.
— ÉTYM. Voy. ATTISER.
ATTISÉ, ËE. (a-ti-zé, zée), part, passé. || 1° Le
feu ayant été attisé. || 2" Fig. Les haines attisées par des rapports mensongers.
f ATTISEMENT (a-ti-ze-man) , s. m. Action d'attiser
— hist. xiii0 s. Par l'atizement de sa feme qui li disoit Hist. occid. des croisades, t. n, p. 23.
ATT
Il xvic s. Ainsi, par l'atisement de leurs ardents regards, se consumoient mutuellement, yver, p. 588.
— ÉTYM. Attiser.
ATTISER (a-ti-zé), v. a. || i° Approcher les tisons
les uns des autres pour les faire brûler. Attiser le feu. || 2° Fig. Loin d'oser.... Approuver la fureur de votre emportement, Loin que par mes discours je l'attise moi-même, bac. Iphig. ni, g. Nous attisons le feu dévorant de la convoitise, boss. Nécess. 2. Quand on se brûle au feu que soi-même on attise, Ce n'est pas accident, mais c'est une sottise, RÉ- GNIER, Sttt. XIV.
— hist. xnc s. Adès amours me sernont et atise De lui [la] aimer, Couci, xi. Aiez de moi merci, par vo franchise; La vostre amour me destraint et atise, audefr.le bast. Romancero , p. 8. D'ire et de mautalent [il] esprent tous [tout entier] et atise, Sax. xxin ||xiii« s. L'uns atise le feu, et h autres le vente, Berte, xcvi. Qui une aiguille de fer boute Si que ele pert [parait] presque toute En un poi de liège et l'atise À la pierre d'aïmant bise.... Lais inédits, p. m. Demore [retard] les amans atise, la Hose 13865. C'est amor qui soufle et atise La brese qu'el t'a ou cuer mise, ib. 6423. || xive s. Pour ce, beaufilz, veulx raesonner, Pour enseignement te donner, Affin que mielx soyes avisé, Se en tel lait es atise, Liv. du bon Jeh. 2534. ||*y s. Prince, se maulx fortune atise, Sagement s'y faut gouverner ch. d'orl. Bal. 85. || xvie s. Le prince de Galles, fils d'Edouard, roy d'Angleterre, attisa le feu de son mieux pour fortifier son party, Mcm. s. du G. ch. 13.
— étym. Picard, alisier; provenç. atizar , atu- %ar, atusar; espagn. atizar; portug. atiçar; ital. atlizare; bas-lat. atticinari, de ad, à, et titio, tison
(voy- tison). .
ATTISEUR (a-ti-zeur), s. m. Celui qui attise.
— étym. Attiser. „.„,*• + ATTISOIR (a-ti-zoir) ou ATTISONNOIR (a-ti-
zo-noir), s. m. Ustensile qui, dans certains métiers, serti attiser le feu.
— HIST. xv° s. Jehannet frappa Raveilly d un fourgon ou atiseur de four, qu'il tenoit, du gange, atticinari.
— étym. Attiser.
ATTITRÉ, ÉE (a-ti-tré, trée), part, passé.
|| 1° Qui est en titre. Les fournisseurs attitrés de la maison du prince. L'Exode représente les sorciers attitrés de Pharaon, volt. PMI. n, 16. || 2» En mauvaise part. Témoins attitrés, témoins soudoyés pour porter de faux témoignages. Assassins attitrés, assassins à gages.
ATTITRER (a-ti-tré), v. a. || 1° Donner le titre, la préférence pour un objet. || 2° En termes de chasse, attitrer les chiens, les poser dans des relais pour attendre le gibier. .
— HIST xne s À cest lieu servir furent dui pruveire [prêtres] atiielé, Rois, 2. ||xive s. C'est chose adtiltrée, Traité d'alch. 859. || xvie s. Solon s esmerveilloit de ce que Thaïes n'avoit jamais voulu prendre femme pour avoir des enfans : Thaïes ne luv respondit rien sur l'heure, mais quelques jours après, ilattitrauaestranger, qui disoit venir tout freschement d'Athènes, amyot, Solon, 9. Pubhcola mettoit peine d'augmenter ceste sédition, ayant des hommes attiltrez pour ce faire, id. Pub!. 38. Pompeius lui attiltra une amorche de dix cohortes, quil envoya piller la campagne, leur ayant commandé des'escarter les uns des autres, id. Pomp. 29.
— ÉTYM. À et titre.
ATTITUDE (a-ti-tu-d') , s. f. [| 1° Manière de tenir
le corps. Cet acteur a de belles attitudes. L'attitude du respect, de la soumission. Voici un essai des plus beaux mouvements et de^ plus belles attitudes dont une danse puisse être variée, mol. Bourg, gent. I, 2. Ils font entre eux une danse ornée de toutes ies attitudes que peuvent exprimer des gens qui étudient leurs forces, id. Am. magn. v, intermède 6. Un comique outre sur la scène ses personnages; un poète charge ses descriptions; un peintre qui fait d'après nature force et exagère une passion, un contraste, des attitudes, la bru y. 3. IL garde en expirant une noble attitude, saurin, Spartac. I (.Une faut jamais sacrifier l'élocution et le style à l'appareil et aux attitudes, volt. Lettr. le Kain, 16 déc. 4760. || 2" Fig. Disposition. Le gouvernement par son attitude a rassuré les amis de la paix. .
— ÉTYM. Ital. altitudine ; de aptitudineni , de ap- Vus (voy. apte).
| ATTOMBISSEUR (a-ton-bi-seur) , s. m. Terme de fauconnerie. Oiseau qui attaque le héron dans son vol. Ce faucon est bon attombisseur.
— étym. À et tomber.
f ATTORNEY (a-tor-nè), s. m. Nom des procu reurs ou avoués en Angleterre.
— ÉTYM. Angl. attorneij, de l'ancien français atome, disposé à, préposé à, participe du verbe atorner (voy. atoubnep).
ATTOUCHEMENT (a-tou-che-man) , s. m. || 1° Action de toucher à. Distinguer par l'attouchement certaines qualités des corps. Un attouchement léger. Des attouchements déshonnêtes. || 2° En géométrie, point d'attouchement, le point où des lignes se touchent sans se couper. On dit aujourd'hui point de tangence quand il s'agit d'une droite et d'une courbe, et point de contact quand il s'agit de deux courbes.
— HIST. xvie s. Après avoir prié, ils mirent les mains sur eux, par lequel attouchement les Samaritains receurent le Saint-Esprit, CALV. InStit 1167. L'ouye, la veuë, le flairer, l'attouchement et le goust, id. ib. H76. Le toucher ou attouchement est faist en toutes parties ayans nerfs, paré, Introd. 9.
— ÉTYM. Attoucher.
f ATTOUCHER (a-tou-ché) , v. a. Toucher ^ a.
Il faut que je vous dise que je suis si délicat, qu'on me blesse pour peu qu'on m'attouche, balz. liv. ml lett. 19. || Vieilli.
— HIST. xine s. Je ne lairoie à moi atouchier n avenir Nul homme fors Ugon.... audef. le bast. Romancero, p. 32.. Car Tybers n'i laissoit fors que lui attouchier, Berte, 19. Souvent me semont [Bel-Accueil I d'aprochier Vers le bouton et d'atouchier Au rosier qui l'avoit chargié, la Rose, 2884. Preyoz ne puet tenir plet qui atoche à la borse le roi, Liv. de just 68 || xvie s. Camillus feit ceste prière en attouchant l'image, amyot, Cam. 13. Je n'attouche point ici les vices des personnes, mais seulement le mal qui est enraciné en leur institution, calv. Inst. 875 Les evesques d'Orient, ausquels l'affaire attouchoit beaucoup plus, id. ib. 908. Ne mange point de cela, n'en gouste point, n'y attouche point, id. ib. 954. Voir, ouyr, odorer, gouster et attoucher, paré, Introd. 9.
— étym. À et toucher.
\ ATTRACTEUR, TRICE (a-tra-kteur, tn-s'), adj.
Qui agit par attraction, qui exerce une attraction.
— ÉTYM. Supin attraction, de altrahere (voy. attraire). .
ATTRACTIF, IVE (a-tra-ktif, ti-v), aàj.||i"Qui a la propriété d'attirer. Vertu apéntive d'une ciel ; attractive, d'un croc, pâsc. P. Éloq. 37. Il est presque impossible de déterminer par l'expérience l'intensité de la force attractive des molécules des corps ; nous savons seulement qu'elle est incomparablement supérieure à l'action capillaire, qui n'est qu'une modification de cette force, laplage, Exp. iv 4 7. Quand les corps tournent autour d'un centre commun, dont par conséquent ils sont attirés et qu'ils attirent, leurs forces attractives varient dans la raison renversée des carrés de leurs distances à ce centre, fonten. Newton. || 2" Fig. Mais le sexe, à Paris a la mine jolie, L'air attractif.... eegnaed, le Bal, se. 7. || 3° En médecine, qui attire, en parlant dès vésicants et des suppuratifs, parce que l'irritation qu'ils déterminent attire les fluides vers le lieu où ils sont appliqués.
— hist. xive s. Chose qui a en soy vertu attractive, OREsme, Thèse de meunier. || xvie s. L'oiseau attiré par quelque force attractive du chat, mont, i, 102 La valeur demonstrée a une force atractive qui arrache des bouches et des mains mesmes de l'ignorant de l'avare et de l'ingrat, des louanges et des couronnes, lanoue, 302. Nostre boire et manger estant attiré par la vertu actractive du ventricule.... paré, Introd. 6. La chaleur naturelle et vertu attractive attire quelque suc mauvais, id. ib. 16.
— étym. Provenç. alractiu; espagn. atractivo; ital. attraltivo ; de âttraclims, du supin attractum, de attrahere (voy. attraire).
ATTRACTION (a-tra-ksion), s.f. || 1° Action d attirer, force qui attire. L'attraction paraît adhérente à la matière, bern. de s. p. Ilarm. liv. v, llarm. anim. Son immense ennui, son agitation [de la foulel M'entraînent faible et seul dans son attraction, lamart. Joc. Vin, 255 || Dans le langage de Fourier, auteur d'un système socialiste, les attractions, les penchants qui entraînent chacun vers un emploi particulier. Fourier nous dit : .... Peuple.... Travaille, groupé par phalange, Dans un cercle d'attractions, bébang. Fous. || 2e En astronomie tendance que les corps célestes paraissent avoir a s'attirer les uns les autres en raison directe des masses et inverse du carré des distances, sans qu il existe en eux ou autour d'eux rien de sensible à quoi
ATT
on puisse rapporter cette tendance. X quelque point que cet honneur [être élu par laSociété royale de Londres] le flattât, il ne le séduisit pourtant pas en faveur des attractions, abolies, à ce qu'on croyait, par le cartésianisme, et ressuscitées par les Anglais, qui cependant se cachent quelquefois de l'amour qu'ils leur portent, fonten. Montmnrt. \\ En physique, attraction moléculaire, celle qui ne se manifeste que de molécule à molécule. || Attraction locale, déviation que peuvent causer aux aiguilles aimantées les objets enfer que contient un bâtiment. || 3" Terme de grammaire. Changement d'une lettre par l'effet de sa voisine; par ex. ce mot altractionesX pris du latin altractio, formé de ad et tract io ; le d de ad a été changé en t à cause du / suivant, il Dans la grammaire grecque, figure de syntaxe, par laquelle le relatif est mis au même cas que son antécédent ou mieuxestattiré au cas de son antécédent . bien que le rôle qu'il a dans la phrase lui impose un cas différent.
— HIST. xme s. Ces choses estoupent les voies par le [la] grant atration que li foies en fait, alebbant, f» 40. || xvie s. Partie des finances refluent après à Rome, par une certaine cabale occulte, et en la Germanie par des attractions violentes, lanoiie, 359. Agitation et motion continuelle est cause d attraction, bab. Pant.u, ig.
— ÉTYM. Provenç. atraccio , atraclio; espagn. atraccion; ital. altrazione; de attraelionem, de attrahere (voy. attraire).
ATTRACTIONNAIRE(a-tra-ksio-nè-r ) , s. m. Nom que l'on donnait aux partisans du système de l'attraction, quand les découvertes de Newton étaient encore contestées.
— ÉTYM. Attraction.
\TTRA1BE (a-trè-r') , j'attrais, nous attrayons,
vous attrayez , ils auraient ; j'attrayais; point de parfait défini; j'attrairai; j'attrairais ; attrais, qu il attraie, attrayons, attrayez, qu'ils auraient; que j'attraie, que nous attrayions, que vous attrapez, qu'ils auraient; point d'imparfait du subjonctit ; attrayant; attrait, v. a, || Ie Attirer par le moyen d'un appât. Le sel est bon pour attraire les pigeons. Il 2° Fig. Parfois on peut donner pour les galants attraire" Régnier, Sat, xm. La fille de Pénandre disait à Lycophron ce qu'elle croyait plus capable de l'attraire et fléchir son cœur, p. l. cour, n,
— hist xie s. Pour lei [loi] tenir et pour homes atraire, Ch. de Roi. clxiv. || xne s. Mar [j'] aco.ntai sa très bêle figure, Pour ces douleurs et pour ces maux atraire, Couci, p. <2ô. Car nule riens fors s'amour ne m'agrée ; Si m'a atrait à son très dons plaisir, vidame de Chartres, Romancero p H4 || xme s. Cum la pierre de l'aiment Irait à soi le fer soutilment [subtilement], Amsinc atrait les cuers des gens Li ors qu'en donne et li argens, la Rose 1 167. Quant aucun sunt atrait en tesmonsnao-e et il ont fet lor serement de direlor venté, beauV. xxxix, 29. Sa mère l'enseigna à Dieu croire et à amer, et li atraït entour li toutes gens de religion joinv. 201. Pour veoir se il lespourroit atraire à nostre créance, id. 21 1. Nulz ne soit si hardi devant tov, que il die parole qui atraie et esmeuve péché id soi. || xve s. Ce chevalier a tellement attrait monseigneur à soi et à sa volonté , que tout ce qu'il veut dire et faire, il est, froiss. i, i, g. ai dons il attrairoit si le roi de France et son conseil... id i i, io. || xvie s. C'est chose utile, S mou advis 'd'âttraire par tous moyens les hommes h b.en faire, amyot, Préf. vi, 32. Il estait né pour commander, ayant de nature une grâce et une efficace d'âttraire les hommes à vouluntairement luy obéir, id Lyc. 7. H scavoit bien gaigner et attraire les cueurs des hommes, id. Alcib. et Cor. comp. 5.
— ÉTYM. Provenç. atraire. atrayre; espagn. atraer; ital. attrarre'; ùx latin attrahere, de ad. a, et de trahere, tirer, traire (voy. traire).
1. ATTRAIT, AITE (a-trô, trè-t), par. passe. Attiré. Attrait par les promesses qu on lui faisait.
2 ATTRUT (a-trè; le t se lie: au pluriel [s se lie"-' des attraits infinis; dites : des a-trè-z inhnis; attraits rime avec faits, sujets, paix, jamais succès etc ) s m. H i°Penchant, inclination. Quand vous vous sentirez attiré à quelque chose de plus intime, suivez votre attrait, boss. Lett. Corn. 87. Laissezvous aller à l'attrait qui vous presse, m. Lett. ss. Telle [femme], sans aucun attrait pour la retraite, se consacre au Seigneur par pure fierté , mass. Voc. *. Ce n'est pas qu'il faille s'interdire toutes les fonctions pour lesquelles nous sentons plus d'attrait, m Confér. Vices. Il sent un attrait secret pour ce nouvel établissement,^. Thom. 11 fut un temps où je me seu-
ATI
ATT
ATT
tais un aurait violent vers la môme carrière, dideb sur Claude, liv. I "'"■ ce
qui attire. L'attrait des plaisi
,: es a l'attrait de leur vot i, ]i lefauxdévol cultive es I a
n\ faite i ta. De l'aim
Esth. h. ". i les plus s ont des attraits dans un nouvel entêtement, nvMiir. Gramm. 6. Quels attraits pensestu qu'ail pournouslac 'onne?coRN. Rodog.u, i.
l-:i vos discours pour elle ont de si grands attraits, id. i.iii,3. Si la offraitde attraits sen-
mass. Prière. Qu'il donne à sa parole ces attraits m heureux pour la com ei sion des péi
d'attraits à la volupté, id. Vagà ' et l'impunité ne sont
pas pour lui desattraits pou d Petit car.
Passion. 3 ! n termes de , attraitsde d mceurs inti
; 4" En paj les beautés qui charment. Li Est de
venir sans i its, rac. Andr. n, -.
voir tous ses attraits . Phénix . humil i7>. n. ■".. Lassé de ses trompeurs attraits, Au lieu de l'enlever, fuyez-la pour jamais, id. ib. ni, i.Ma rivale, accablant mon amant de bienfaits, < un empire à mes raibles attraits, ro. Baj i t. Elle brillait de mille attrait rément
charmes que toute sa l'ourb.
i, -2. || 5" Tei me '>rce.
— STO. ATTRAITS . US Une
remme). Ces trois mots expriment les beauti dans une remme saisissent les yeux et les captivent. Le attraits, c'e^t ce qui attire; les appas, c'est ce qui amorce; les charmes, c'est ce qui exerce une sorte d'enchantement» Dans la Toison d'or de Coi i, m, i, Hypsipyle dit a Médée : Je n'ai que des attraits, et vous avez des charmes; ce
ient blâmé par Voltaire à cause du montre pourtant que charmes est plus fort que aitraits.
i — nisr. xiii" s. Hersent l'acole, i t cil se trel En gus, 'i son atret, Ren. i- lot . Hom qui est
marcheans d'iaue puet faire son atret par desus le pont et par desouz, Liv. des met. 287. || xv s delà Faucille s'en vinl demeurer à Nazaret, une très belle maison, et là lit son attrait [établissement] tout bellement, froiss. ii, n. 63. xvr s. Di toujours quelques nouveaux attraits amorces àceux qui la regardoient, desper. Contes, lxvi. Il luy estoit défendu de parler à moy, ny de me faire aucun attrait quand je venois à Chasteaubriand, carl. i, at. El toutefois, oultre ces attraicts là. encore establit il note d'infamie à rencontre de ceulx qui voudraient marier, AMYOT, Lyc. 2". Les don procedées nj de sens aliéné, ny par attraicts el al- Iechements de femme, in. Solon, 40.
— Érv.M. Attraire ; provenç. atrag; ital. attratto.
ATTRAPE (a-tra-p'i, s. f. || 1° Piège pour les pigeons et le gibier. || 8°Trompei ie, chose qui attraj e. N'y touche/ pas, c'est une attrape. Au milieu de huit ou dix boites d'attrapes une autre boite garnie de bonbons, J. J. rouss. Ém.u. ]| 3° Technologie. Sorte de pince coudée qui sert à retirer les creusets du feu. || Terme de marine. Cordage qui retient, arrêt sujettit.
— hist. xvic s. Ce sont comme attrapes pour attirer l'argent du peuple, calv. Instit. 956. Sommerive, ayant eu nouvelles que Mouvans et Soreze venoientau secours, voulut leur dresser une atti d'aub. Hist. i. 1 18.
— ÉTYM. Voy. ATTRAPER.
ATTUAPÉ, ÉE (a-lra-pé, pée), part, passé. Vous voilà attrapé, dit le père, pasc. Prot\ 7. J'y ai déjà été attrapé, id. ib. i.
ATTRAPE-LOURDAUD (a-tra-pe-lour-clô) , s. m.
Voy. ATTRAPE-NIGAUD.
— étym. Attraper, lourdaud.
f ATTRAPE-MINON (a-tra-pe-mi-non) , s. m. Hypocrite qui attrape les simples. || Au plur. Des attrape-minons ou des attrape-minon.
— ÉTYM. Attraper, et »n mon, nom familier du chat.
ATTRAPE-MOUCHE (a-tra-pe-mou-ch'), s. m.
Terme de botanique. Nom de diverses plantes qui ferment leurs feuilles ou leurs fleurs dès qu'une mouche, un insecte s'y pose. || Au sing. on peut dire aussi un attrape-mouches, suivant que l'on considère mouche collectivement ou individuellement : au pluriel, des attrape-mouches ou des attrapemouche.
— ÉTYM. Attraper, mouche.
f ATTRAPE-NIAIS (a-lra-pe-ni-ê), ». m. Même sens que attrape-nig u d.
— ÉTYM. Attraper, niais.
ATTRAPE-NIGAUD ( a tra-pe ni go), s. m. Ruse
qui ne peul tromper que de i nigauds. iuplur Di attrape nig mds ou des attrape n
— ÉTYM. Attraper, nia/nid.
t ATTRAPE PARTERRE (a tra-pe-par-tô-r'). s. m. Ce qui peut attraper, séduire un parterre. N'allé/ pas vous attendre à de belles tirades, à de ces grands vers ronflants , à des sentences, à des attrape par iocre, marche simple, voilà ce que • trouverez ; mais s'il y a de l'intérêl , tout est sauvé, volt. Lettr. d'Argent al , 28 mai, 1769. \\Au p[ur Des attrape pat tei re ou des attrape pai terres.
— ÊTï m. Attraper, parterre.
ATTRAPER (a tra pé), d. a. \\ 1 Prendre à un Utraper un renard dans un piège. || Familiè- Que je vous y attrape, c'est-à-dire, ayez je ne vous prenne pas sur le fait, vous 'i ;| 2 Fig. Tromper Ce char
lai in a attrapé bien du monde i ette femme at- • m mari. Bien fin qui pourrait l'attrapei ' Il ne faut pas se laisser attrapei comme cela à ce que is leur colère, voit. Lettr. 136.
|| 3" Saisir avec la main, sai au pa ssage i
oleurs. Attrapei un pa pillon. || Familièrement. Attrape qui peut, que celui qui peut s'en saisir, s'en saisisse. || Attrape! Sorte r laquelle on exprime qu'une per sonne vient d être L'objet d'une malice. |j Familièrement. Attrape toi cela, se dit à une personne qu on \ ent de châtier ou à qui vient d'arriver quelque mécompte, renne de marine. Saisir un objet, attein dre un point, un bâtiment. || 4" Fig. et familière ment. Il suffit qu'à ta fin rattrape le bout de l'année, i \ : / ni'i. vin. 2. De quelque façon qu'on prenne la chose, il est certain qu'il aura toujours bien de à attraper le bout de son ai vaub. Mme, p. <oo. || 5° Se procurer par quelque ruse, | ie adresse. Le pendard de Scapin, par une fourberie, m'a attrapé cinq cents écus, MOL. m, ". || 6° Avoir une chance bonne ou mauvaise. J'ai attrapé le bon numéro. Attraper un rhume . une maladie. || 7° Frapper, heurter. Une pierre l'a attrapé à la tête. ; 8" Exprimer, rendre avec exai ti tude. Ce peii attrapé votre ressembl
croit avoir attrapé la manière de Tacite. Voyez si j'ai ressemblance de César, volt.
Roi de l'r. 102. Son talent était d'attraper le i li cule des gens, hamilt. Gramm. i. Il avait atl sérieux di I id. ib. Le duc de Bourgogne
attrapait tous les ridicules avec justesse , st-sim. 20(i. 29. Je n ai attrapé de leur manière de réciter que ce qui m'a d'abord sauté aux yeux, mol. tmpr. i. f| Attraper le sens d'un passage, le saisir. X cause de la quantité d'endroits où vous n'avez pas attrapé le sens, rac. Lett. vi, à son fils. || Proverbes. Attrapez-moi toujours de même; c'est-à-dire, vous avez cru me jouer un mauvais tour ; loin de là, ce que vous avez fait m'a été utile. || Il courra bien, si on ne l'attrape ; c'est-à-dire on le poursuivra si vivement qu'on le prendra.
— REM. L'Académie, qui écrit trappe avec deux p. n'en met qu'un à attraper; désaccord auquel il faudrait remédier.
— HIST. xiic s. Si m'ait Diex, s'ore estoie escapés, Jo ne seroie mais des mois atrapés, Guill. d'Orange, Variantes, t. Il, p. 3 1 2 . || xme s. Xe sai comment fui atrapés; Je me sui dusk'à l'os colpés, Bl. et Jeh. 589. Mais se jel pooie atraper, Si faitement m'en vengeroie, Que jamès crieme [crainte] n'en aroie, Ren. 6694. || xive s. Il a dit à sa gent : Je sui bien attrapez ; Que malditte soit l'eure que me sui acordez! Guescl. 2006. [Il] Fist bien quatre mil pors venir et assambler, Es prés près des fossés les fist trestouz aler, Pour itant qu'il cuida ceulx dedens atraper Et pour faire issir hors et à la mort livrer, ib. t208. Helas! dist Polibaus, quetis [chétif . maleûrés! Or sui issi endroit malement atrapés, Baud. de Séb. xi, 412. Ainsy ces quatre m'atraperent, Et me bâtirent et fraperent, J. bruyant, Ménagier, t. n, p. 5. || xves. Par ceste manière en attrapa il et noya ce jour plus d'une douzaine, froiss. i, i, 135. Et en furent moult de fois chasses et presque pris et atrapés entre Boulogne et Calais, mais toujours esebappoient eux, id. i, i, 309. Quand Girauldon se vit ainsi attrapé [trompé] , si fut tout esbahi , id. n, il, 214. Quand le maistre d'hostel vit son maistre s'attraper [s'attaquer] à ces perdrix, il fut bien esbahi. louis xi, Nouv. xcix. ||xvie s. La mort vous attrape fuyant et poltron aussi bien que.... mont, i, 75.
— étym. .1, et trappe ; bourguig. étraipai. ATTRAPEDR, EUSE (a tra-peur, peû-z'), s. m.
el /'. Celui, celle qui attrape. Un attrapeur de successions.
HIST. kvi« s. Car la plus seure a bien crainte et grand peur De se trouvei devant tel attrapeur, m irot, Citation d t Dict. de Trévoux.
— ki \ m Utraper.
| ATTRAPE VILAIN (a-lra-pe-vi-lin) , s. m. Ce qui seii à attraper un avare. \\Au plur. Des attrape- \ ilains OU des attrape-vilain.
— ÉTYM Attraper, vilain.
ATTRAPOIRE (a Ira poi-r'), s. f. ||1° Piège pour attraper des animaux. || 2° Fig. et familièrement, fourberie. Les attrapoires que les filous dressent à de pauvres dupes.
— étym. Attraper.
ATTRAYANT, ANTE (a-lrè-ian, ian t), adj. Qui a de l'attrait. Les attrayantes ■ amorces de la volupté. Ce qu'ont enfin d'attrayant et de rare Les bois, les eaux, les vergers et les champs, malf. Narcisse, ch. i. D'esprit si doux et d'air tant attrayant , LA 1 ONT. Itère.
— hist. xme s. Il [ses yeux] sont vair et cler et luisant, El plain d'un regart atraiant, Bl. et Jeh. 275. Car VOS douz regars atraians, Oui estnans Et deduisans, /.(e/ d'amours, édit. iubinal, ii, i 9S. || xiv s.-
tacion nous est si douce et si aimable, si at rayant, blandissant et décevant, oresme, Eth. 55. Chief elle] otblont et petite oreille, Yeus atraians, bouche vermeille, Lande dorée. || xyi" s. Une certaine grâce naïfve et attrayante. AMYOT, Aie. 2.
— ÉTYM. Attraire.
t ATTREMPAGE (a tran-pa-j'), s. m. Chauffe graduelle du four des verriers.
— ÉTYM. Voy. attremper.
| ATTREMPÉ, EE (a Iran pé, pée), adj. Terme de fauconnerie. Il se dit d'un oiseau qui n'est ni gras, ni maigre.
— ÉTYM. Voy. ittremper à I'étymologie.
f ATTREMPER m Iran pé), V. a. || i° Chauffer graduellement le four d'une verrerie. || 2° Donner la trempe à l'acier.
— msr. xmc s. [Elle] Bien ot latraïson et fait et attrempée, Bertc, xvi. En ses paroles fu il attrempez, joinv. 1 1'.!. || xivc s. Et sommes faiz justes en faisant operacions justes et attrempées, oresme, Eth. 34. Il xve s. Et le temps bel et seri et assez moiste etattrempez, froiss. i, i, 18. ||xvies. Cestoit eu temps serain et bien attrempé, RAB. Garg. I, te. L'ame est un air receu par la bouche, eschauffé au poulmon, attrempé au cœur, et espandu par tout le corps, mont, ii, 289. Il dressa la forme de son gouvernement à ceste fin que ses citoyens devinssent francs de cueur, contons du leur, attrempez en tous leurs faicts, amyot, Lyc. 65. La rosée attrempé tellement la terre qu'elle en est grasse et fertile, id. Sert. H.
— étym. À, et tremper, dont le sens propre est tempérer. A ttrempé signifie donc qui est bien réglé. Ce mot, très-usité dans l'ancienne langue et jusque dans le xvie siècle, n'avait survécu que dans le langage de la fauconnerie.
f ATTRIRUARLE (a-tri-bu-a-bl'), adj. Oui peut, qui doit être attribué.
— hist. xvr s. Ils sçavoient tous auquel des deux ceste séduction estoit la plus attribuable, carl.
— ÉTYM. Attribuer.
ATTRIBUÉ, ÉE (a-tri-bu-é, ée) , part, passé. Les livres faussement attribués à Pythagore. Calamité attribuée à l'incurie des habitants.
ATTRIBUER (a-tri-bu-é), v. a. || 1" Attacher, annexer, conférer. Attribuer au Conseil d'État la connaissance de telles et telles affaires. Les anciens attribuaient une nature divine à la terre. C'est contre cette puissance absolue qu'on veut attribuer auxdécemvirs, que je m'élève aujourd'hui, vertot, Révol. rom. xn, p. 1 84. Le roi défendit aux princes et aux pairs d'aller opiner dans le parlement de Paris suides affaires dont il attribuait la connaissance à son Conseil privé, volt. Louis XV, chap. 36. ||2" Rapporter à, imputer. Attribuer à quelqu'un le salut de l'empire. Il attribuait tous nos succès au hasard. On vous attribue beaucoup de propos que vous n'avez jamais tenus. On lui attribue le pamphlet qui vient de paraître. On ne se trompe pas, chrétiens, quand on attribue tout à la prière; Dieu, qui l'inspire, ne lui peut rien refuser, boss. Mar.-Thér. Dans ma confusion que Roxane, madame, Attribuait encore à l'excès de ma flamme, rac. Baj. m, 4. || 3° S'attribuer, attribuer à soi, revendiquer. Il s'attribue plus d'habileté qu'aux autres. Chacun s'attribue
AU
AUB
l'honneur du bien qui se fait. De sorte que des deux côtés on s'attribua l'avantage de la journée. Il n'a pas cru s'attribuer trop, quand il s'est dit l'égal de Dieu, boss. Hist. h, n.||40 S'attribuer, v. réfl. Être attribué. Le nom de père du peuple s'attribue justement à Louis XII.
- SYN. attribuer, imputer. Imputer veut dire que l'on met sur le compte de; attribuer, que l'on attache à. que l'on rapporte à. Par conséquent, attribuer a une signification plus générale. Ce qu'on attribue n'implique rien de favorable ni de défavorable. Ce qu'on impute n'est pas indifférent, c'est un blâme, ou quelquefois une louange; car on impute aussi à tien, à mérite. Attribuer des vers à quelqu'un, c'est dire seulement, à tort ou à droit, qu'il en est l'auteur; imputer des vers à quelqu'un, ce serait faire entendre que les vers dont on parle méritent Panimadversion.
— HIST. xivc s. Que ce qui estoit le fourfait de Appius Claudius, il ne vousissent atribuer à lui, bercheure, f°67, recto. Félicité qui est si très grant bien et qui ne doit pas estre attribuée à fortune, oresme, Eth. 21. Et entre les premières et les plus nobles conditions que il lui attribuet, id. ib. 28.
|| xvc s. Le roi Philippe a acquis le chastel de Arleux en Pailluel, qui est terre de l'empire, et l'a attribué au royaume.de France, froiss. i, i, 73. Ainsi s'en vouloit chacune partie attribuer l'honneur, id. i, i, 145. Attribuer à Dieu [les grâces et honneurs qu'il avait reçus] , comm. v, 9. || xvi° s. Et de fait, le nom de seigneur ne s'attribue particulièrement à Jésus Christ pour autre raison, sinon.... calv. Ihst. 370. Les privilèges qu'ils s'attribuent, id. ib. 9H. Attribuer au rang le loz qui appartient au mérite, mont, i, 4. Aulcuns attribuoient la cause de la mort du jeune Caton à la crainte, id. i, 265. Ils attribuoient la divinité, non seulement aux vertus, mais aussi aux vices, id. ii, 25t. Le juge ne peult attribuer à punition ce qui vient à gré à celuy qui le souffre, in. ii, 258. Nous en attribuerons justement la coulpe à nous-mesmes, amyot, Démosth. 1.
— ÉTYM. Provenç. attribuir ; espagn. atribuïr; ital. attribuire;de attribuere, de ad, à, ettribuere, accorder (voy. tribut).
ATTRIBUT (a-tri-bu ; le t ne se lie que dans le parler soutenu ; au pluriel Ys se lie : les attributs et les sujets, dites : les a-tri-bu-z et les sujets), i-. m. || 1° Ce qui est propre ou particulier à quelqu'un ou à quelque chose. La recherche de la vérité est un attribut distinctif de l'homme. C'est un attribut du sage de.... La fluidité, la dureté, la mollesse, le mouvement et le repos se pouvant séparer de la matière, il s'ensuit que tous ces attributs ne lui sont point essentiels, malebranche , Rcch. de la vér. m, 3. || 2° Terme de théologie, qui se dit de toutes les qualités et perfections que l'on connaît être en Dieu et qui sont de sa propre essence, comme la justice, la sagesse. Les attributs divins. || 3° En termes de logique et de grammaire, ce qui se nie ou s'affirme du sujet de la proposition. Dans cette proposition : tout homme est mortel, mortel est l'attribut. || 4° En termes d'histoire naturelle, ce qui est permanent et essentiel dans une espèce, dans un individu ou dans, une de ses parties. || 5° Décoration distinctive. Les attributs delà puissance, du souverain pouvoir. Il le revêtit des attributs du rang suprême.
— HIST. xivc s. Homs ont l'estre comme metaulx, Vie et augment des vegetaulx, Instinct et sens comme les brutes, Esprit comme ange en attributs, Nat. à Valch. err. 82.
— ÉTYM. Attributum, chose attribuée, de attribuere.
ATTRIBUTIF, IVE (a-tri-bu-tif, ti-v'), adj. || i° Terme de jurisprudence. Qui attribue. Arrêt attributif de juridiction. || 2° Terme de logique. Qui indique ou énonce un attribut. Proposition attributive.
— êtym. Attribuer.
ATTRIBUTION (a-tri-bu-sion; en poésie, de cinq syllabes), s. f. \\ 1° Action d'attribuer. || Dans la jurisprudence, attribution de juridiction, l'action d'étendre la compétence d'un juge. Nous verrons s'il y a lieu de demander l'attribution d'un nouveau tribunal, volt. Letir. Damilaville, 27 mars, 1765. |i Lettres d'attribution, pouvoir que le roi donnait à des commissaires ouàune juridiction subalterne pour juger une affaireen dernier ressort. || En grammaire, rapport d'attribution, celui qui est ordinairement exprimé par la préposition «. || 2° Prérogative, privilège. Ces charges ont de grandes attributions. || 3e Tout droit de gérer, d'administrer, de connaître, etc. Ceci est dans les attributions de tel magistrat, de tel tribunal. || Par extension. Empiéter sur
les attributions de quelqu'un, s'attribuer le droit d'un autre.
— HIST. xiv" s. Ils ont aucune dépendance d'une chose ou attribucion à aucune chose, oresme, Eth. VII, 12.
— ÉTYM. Attributio, de attribuere , attribuer. ATTRISTANT, ANTE (a-tri-stan, stan-t'), adj.
Qui attriste. Des nouvelles attristantes. Ce sont d'attristants souvenirs.
ATTRISTÉ, ÉE (a-tri-sté, stée), part, passé. Attristé par la perte d'une personne aimée. Il rend tous ses voisins attristés de sa joie, boil. Lutr. m. Que peut cacher la tombe à ton oeil attristé? v. hugo, Odes, iv, 14.
ATTRISTER (a-tri-sté), v. a. || 1° Rendre triste. Cette nouvelle attrista les cœurs. Mais ce jeune inconnu me tourmente et m'attriste, volt. Mérope, il. i. || Absolument. Cela attriste. Ces divisions de Charron [dans son livre de la Sagesse] qui attristent, pasc. dans cousin. || 2° S'attrister, v. réfl. Devenir triste. Vous vous attristez sans motif.
— HIST. xvie s. Qu'il ne falloi't plus qu'il s'attristast pour l'emprisonnement de M. le connestable, carloix, vin, 41.
— ÉTYM. À et triste.
fATTRIT, ITE (a-tn, tri-f), adj. Terme de théologie. Pénétré d'attrition. Une âme attrite.
— ÉTYM. Voy. attrition.
ATTRITION (a-tri-sion; en poésie, de quatre syllabes), s. f. || 1° Terme de physique. L'action de deux corps durs qui se frottent et s'usent. Les métaux, quelque attrition qu'ils puissent éprouver, n'attirent point les corps minces à eux, volt. Feu, i, m, 5. || En chirurgie, écorchure superficielle résultant d'un frottement. On a appelé aussi attrition le plus haut degré de la contusion, l'écrasement d'une partie quelconque. || 2° Terme de théologie. Regret d'avoir offensé Dieu, causé par la crainte des peines. Dire que la contrition soit nécessaire , et que l'attrition toute seule ne suffit pas avec le sacrement, pasc. Prov. io.
— SYN. attrition, contrition. L'attrition est un sentiment intéressé et exprime, en vue des peines qui peuvent être infligées, le regret d,'avoir offensé Dieu. La contrition est un sentiment désintéressé, et exprime le même regret, sans aucun regard pour les peines et avec la seule attention au mécontentement de Dieu.
— HIST. xvie s. Ils gergonnent assez de contrition et attrition, calv. lnst. 485. Pour l'attrition des deux corps solides et durs conjoints ensemble, paré, i, 34. Eh maniant la partie fracturée, on sent une crépitation et attrition ou craquement, id. xiii, 2.
— ÉTYM. Attritio, de atterere, broyer, de ad, à, et terere, broyer (voy. triturer).
f ATTRITIONNAIRE(a-tri-sio-nê-r'), s. m. Terme de théologie. Théologien qui soutient que l'attrition est suffisante pour justifier le pécheur, opinion qui a été condamnée^
ATTROUPÉ, ÉE (a-troupé, pée), part, passé. Réuni en troupe. Les gens du village attroupés autour du charlatan vendeur de drogues.
ATTROUPEMENT (a-trou-pe-man), s. m. Rassemblement tumultueux. Un attroupement séditieux. Lorsqu'on voit plusieurs loups ensemble, ce n'est point une société de paix, c'est un attroupement de guerre, qui se fait à grand bruit, avec des hurlements affreux, buff. Loup.
— ÉTYM. Attrouper.
ATTROUPER (a-trou-pé) , v. a. || 1° Assembler en troupe et en tumulte. Il attroupait autour de lui les passants. Le bruit du tocsin attroupa aussitôt les habitants. || 2° S'attrouper, v. réfl. Les Juifs commençaient à s'attrouper autour de lui, boss. Hist. ii, 9* Nos Bretons s'attroupent par les champs, sév. 220. Tous ces hommes s'attroupent au pied des mêmes autels, dider. Relig. nat. 2C. Ainsi qu'on les voit tous s'attrouper sans effroi Contre les fiers assauts des tigres d'Hyrcanie, volt. Scythes, i, i.
— HIST. xme s. Chascuns entor lui s'atropele, Fàbl. et Contes anc. t. m, p. 407.
— ÉTYM. À et troupe; provenç. atropelar.
} ATYPIQUE (a-ti-pi-k') , adj". Terme de médecine. On donne ce nom aux maladies périodiques, et surtout aux fièvres intermittentes, dont les accès reviennent sans aucune régularité.
— ÉTYM. 'A privatif, et type.
AU, AUX (ù; dansa.!/*, l'a; se lie, comme si c'était une s, aux mots commençant par une voyelle ou une h muette : aux hommes, dites : ô-z hommes). || 1° Au, contraction pour à le, s'emploie avec les noms masculins qui commencent par une consonne ou une h
aspirée. Au temple, au seigneur, au héros. Je lui dis au hasard. Je l'entends au sens des molinistes, pasc. Prov. I . L'endurcissement au péché traîne une mort funeste, mol. D. Juan, v, 6. Et qu'au dû de ma charge, on ne me trouble en rien, id. Tart. v, 4. || 2° Aux, contraction pour à les, s'emploie avec les substantifs des deux genres. Vivre aux champs. Donner aux pauvres. Convenir aux femmes. Qu'on se laisse aisément persuader aux personnes qu'on aime! mol. le Bourg, gent. ni, io. On souffre aux entretiens ces sortes de combats, id. Fcmrn. sav. iv, 3. Nous saurons toutes deux imiter notre mère.... Vous, aux productions d'esprit et de lumière. Moi, dans celles, ma sœur, qui sont de la matière, id. ib. i, i . Je ne me trompe guère aux choses que je pense, id. Dép. arn. i, 2. J'approuve la pensée, et nous avons matière D'en faire l'épreuve première Aux deux princes qui sont les derniers arrivés, id. Psyché, i, t.
— HIST. xie s. E se [il] mesfeist as homes de sa
baillie L. de Guill. 2. [Il] Forfait [mis à l'amende]
fust u duble de ce que altre fust forfait, ib. 2. Si perde [qu'il perde] sa franchise, si al rei nel pot reachater, ib. 41. Et dist al rei : Or ne vous esmaiez, Ch. de Roi. ni. Quant vous serez el palais seigneuril, ib. x. || xne s. Si m'avez point [piqué] cl cors profondement, Ronc. p. 154. Au chief [ils] lui ploient' un mantel aufricant, ib. p. 152. Si estes suer [sœur] al marquis Olivier, ib. p. 16 1. Il fu nourriz enz ou règne de France, ib. p. 165. Quant au tierz jour [il] se prist à pourpenser, ib. p. 177. Dès-ci as ongles sont armé sans faillance, ib. p. 134. [Amour] Me fait chanter de la plus debonaire Qu'on puist el mont [monde] ne vouer ne trouver, Couci, il. Et que mes cuers au vostre s'humelie, ib. Que naist la rose et le lis Et la rosée ou vert pré, ib. xn. Ou palais de Tremoigne [il] a sa femme laissie ; Au départir de li l'a doucement baisie,Saa\ vu. ||xme s. El jardin le [du] roi [il y] o';mainte table dressée, Berte, n. Au manger sist li rois o sa gente mesnie, ib. Moût a eu grant guerre on pays longuement, ib. xlvii. Que le livre a? histoires [il] me montra, où je vi.... ib. i. Se li uns des arbitres ne pot entendre à autres besongnec qu'aus [à celles de] son segneur, béai m. xli, 8.
|| xvie s. Aux longues guerres d'entre luy e1 Robert, mont, i, 15. Razias, surnommé le père aux Juifs, id. ii, 33. Punissant aux enfants la faulte des pères, id. n, 197. De toutes les absurdités, la plus absurde aux Epicuriens est desadvouer la force et l'effect des sens, id. n, 12.
— ÉTYM. Au, ou, m, on sont des formes diverses Aeel ou al; al est pour à le; mais d est sans doute pour en le ; aux, aus , as sont pour à les.
AUBADE (ô-ba-d'), s. f.\\ 1° Concert donné en plein air, le plus souvent vers l'aube du jour, à 1: porte ou sous les fenêtres de la personne à qui on veut faire honneur. Le régiment a donné une aubade à son colonel. Les gentilshommes de la garnison attaquent les donneurs d'aubade, p. l. cour. i, 267. Il 2° Ironiquement. Lefranc fait bien tout ce qu'il peut pour m'attirer cette aubade [les sifflets] , volt. Lett. vers.... 45. Hubert me faisait rire avec ses pasquinades, Et j'entrais dans la tombe au son de ses aubades, id. Ép. 102. Pour vous venir donner une fâcheuse aubade, mol. l'Étour. m. 10. Qu'il aille au diable avec sa sérénade; Je vais songer à lin donner l'aubade, moi, regnard, Sérénade, se. i.
— HIST. xve s. Mais les seigneurs dont nous parlons Eurent tous pour ce coup l'aubade: Chascun d'eulx fut, que ne faillons. De la grant peur troys jours malade, villon, i" rep. franc'"- l durant ces devises, elle n'oublia pas de le d'aubades [agaceries] assez largement, louis xi Nouv. xxiii. || xvie s." Et une aubade que lui donnerez tous les ans, le premier jour du mois de mai, desper. Contes, li. Quand oirrons nous au matin les aubades De divers luths mariez à la vois? Rons. 697.
— ÉTYM. Espagn. albada., de aR>a (voy. aube); wallon, ontbâde.
fAUBAGE (ô-ba-j'), s. m. Terme de charron. Planches refendues, dont on fait les panneaux.
— ÉTYM. Aube 3.
AUBAIN (ô-bin), s. m. Etranger qui n'est pas naturalisé et qui est sujet au droit d'aubaine. Les Genevois ne sont point aubains en France; ils jeu de tous les privilèges des Suisses, volt. Lettr. d'Argcntal, 2 mars, 1 76G.
— HIST. xnie s. Aubains ne puet faire autre seigneur que le roy en s'obeissance, du cànge, albani. Se aucuns aubains muert sans hoir ou sans lignage, li rois est hoirs, id. ib. || xiv s. Albains sont hommes et femmes qui sont nez en vilies dehors le
AUB
royaumes! proue) l'en peutcoi
noms et nativités,
qui sonl venus s bah tu ou qui, en estant natifs, s'ei
lorsle i lyaume, y au:
liant i :
n\ aubains, i i 346.
— ETYM. Bas-lat. albanus, albanius, a\ Mot qui a beaucoup exe
le tire 'lu latin advena, êtran français hober, qui signifie remuer, dé] acer; Loialibi natu ■ neuve el du
, de Albanus, nom des habitants de l'Albanie tttendu, di lue ce peu;
nir de l'ain l il attribut' la d'habita if, ailleurs, alienigena. Diez con-
idjectif formé de alibi, comme pn dernière étymologie esl .
i il y a, dans le lias i nus et albarraneus, formes qui se trouvent dans ois; et en 'iirran . m n i donne au
çons qui n'ont point do domicile, albarraneo, forain, étranger; albarrania, étal de garçon, célibat; de la sotte, si l'on po
te de la disparitio et le français aubain viendraient de albarru conduit à l'arabe al, le, el barreyyoun, forain; mais cotte disparition n'est justifié | rien. Il y a aussi, dm
sorte d'oiseau : Et tout aussi comme l'aloe Fuil le mousket et l'esprevier Plu ... ni.
p. 180, dai : mu , qui vient blanc,
de commun avec l'autre aubain.
vt BAINAGE (ô-bè-na-j"), s. m. Droit d'au-
— ETYM. Aubain.
AUBAINE ffi li'-if), s. f. || 1° Succession aux biens d'un aubain, d'ut ir non natui
Droit d'aubaine, droil on vertu duquel le iu
- r qui meu ses Etats. Un a at droil
d'aubaine, boil. Sat. vin Da rent les droits insen es d'aubaine el de naufrage, montlso. Esp. \xi. 17. 1) 2° Fig. et fam tout avantage inattend ts une
bonne aubaine. Mais ici point d'an i si j'en
ai quelqu'une, C'est de coups, la font. Fab. vi, i 1.
— êtym. Aubain.
i. AUBE (6 b'), .<. f. 1 1 1° Premier blanchissement de l'horizon, au point du jour. L'aube du jour, matinale ou il l'aube. Et du temple déjà
blanchitlel Ithal. i, i.|| Terme de
pêche. Sardines d'aube, sardines que l'on prend à la pèche du matin. , L'aube des mouches, l'heure de midi. j| 2" Tenue de marine. Le temps qui s'écoule entre le souper de l'équipage et le moment où se prend le premier quart.
— HIST. xic s. Par main [matin] en l'albe, si com li jurz esclaire, Ch. de Roi. lu. ||xne s. En mer se mettent quand l'aube est esclarée, Ronc. p. lis. Peuai-je eu. En la chambre [de ma dame], de joie; Trop m'a neû uni L'aube qui meguerroie, Ifnm./ ; ccro. p. os. Si cume la clarted de î'albe est bêle et clere. quant li soleilz lieved par matin, Rois, 2H. || xurs. Devant l'aube aparant, ainsqu'ilnitajourné, Berte, xv. Renaît conmence à apeler [le loup], Qu'ileuques ne volt plus ester, Que jà estoit l'aube crevée, Ren. H75. Tu ies.... Aube qui le jor nos amainne, ruteb. ii, 13. Aussi comme l'aube du jour aparoit, nous nous atirames [préparâmes] de touz poins, iotnv. -2i. |j xve s. Â l'aube du jour, fp.oiss. i i, (50. || xvie s. Dès l'aube du jour, amyot, Comment refren. la colère, 41. Au tiers jour, à l'aube des mouches, nous apparut une isle triangulaire, rabel. Pant. iv, 9.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. alba; portug. alva; ital. alba; de allais , blanc (voy. album).
2. AUBE (Ô-b'), *'. f. Long vêtement de toile blanche que portent les prêtres dans les cérémonies. L'aube offre de douces consonnances avec les idées religieuses, chateaub. Génie, iv, i, 2.
— HIST. xiic s. Dune s'esteit desparé de l'aube senz délai; En chape e en surpliz remist [resta].... Th. le mart. 37. || xme s. Et puis après, l'aube qui est purement blanche, qui senefie virginité, Chr. deRains, p. lui. De la cité s'en ist l'eschiele de
des clerosj, Revestu de lor aube, liaubei gie, Ch. d' \ni. vm, 109,
— Etym. Provenç. et espagn. alba; de i
a. \ AUB1 I ' : i lie fixée il ta
[uelli
de . bâti aux
t aussi di ri ailes,
- HIST. Mil' s. i il 'nu li i. m .i l uagi le moulin , doil i fusiax , .m!
cozes i i " i a, te. Si 'i mi
h mauves, i faire taillier hors
perier, d'ali rel l'ei ble, ib.
— En m. Aube, en lis, veut dire bois bla v de moulin, qui sont en me (voy. album).
AUBÉPIN1 épineux
tites fleurs blanches et dont les tpilus oxyacantha, L.).
i :11e accourir à ses fleurs, bii; Ifaiû
— HIST. XII' s. Car sor cha un il IM eroistre un aubi te. p. <■'>">. De vers albes espi faire un i. p. m». j|xm° s. Cest cortil fut mon in i De de chesne aguz <'i gros; Hordez estoit d'aube Ren. 129-1 .
sous un bu ' tu us app
. FROISS. / \\r s.
S Que i . 220. Aubepins, el arbrisseaux, portans bons fruits pour la nourriture des oiseaux, paussy, "i. Cannes ou roseau bespine, joncs.... paré, xxiv, 2i. Conl l'enter un aubespin de produire des poires, o. de serres, ose. Entant le greffe de sur le tronc du coigner, de ce mariage sort un fruit nommé arzeirole, in. 69t. Les plus ni pour les haies sont les aubespins blancs ou blanche, id. 742.
— ÊTYM. Bourguig, aibôpin; picard ,nobépine; Bei ry,e'6eai aubépin ,abeaupin ,dbiaupin; wallon, aubispène, épin provenç. albespin , de aube pour a/fre.de albus, blanc (voy. alli
., ;i été
îtanees : Naguère vert, sain
, Comme un aubespin florissant. Dans le
picard. I pour noble-épine, nom qu'a
:ne.
AUBÈRE(Ô-h I Ldj. Cheval, jument aubère,
cheval, jument dont le corps esl recouvert d'un mélange de po I oils blancs, la crinière et la queue étant de même couleur ou de nuance plus claire. || 2° S. m. Robe d'un cheval aubère. L'aubère clair ; l'aubère rougeàtre.
— Etym. Ce mot est sans doute formé de albus, blanc, et signifie, à l'aide de sa terminaison, blanchâtre, grisâtre.
1. AUBERGE (ô-bèr-j'), s. f. Maison où on loge et nourrit les voyageurs pour de l'argent. Descendre, coucher à l'auberge. || Fig. L'auberge enfin de l'hyinénée Lui [à la discorde] fut pour maison assignée, la font. Fab. vi, 20. || Familièrement. Tenir auberge, recevoir tout le monde à sa table. || Prendre son de quelqu'un pour une auberge, aller y dîner souvent et sans invitation. || A Malte, l'hôtel de chaque langue portait le nom d'auberge, parce que les chevaliers s'y assemblaient et y mangeaient ordinairement.
— HIST. xi° s. Guenes li quens est venus as herberges [logis] , Ch. de Roi. lui. Li emperere a prise sa herberge, ib. clxxviii. || xve s. Item, que l'ost puisse surprendre ses ennemis en prenant leur repast, ou de nuit en leur hebarges, christ, de pisan, Charles Y, il, ch. 3.1.
•— ÉTYM. provenç. alberc, demeure, logement, alberga, aîberja, baraque; espagn. albergue; ital. albergo. Ce mot, écrit aussi herberge, a même origine que héberger (voy. ce mot).
|2. AUBERGE (ô-bèr-j'). s. f. Voy. alberge.
AUBERGINE (ô-bèr-j i-n')', s. /'. Espèce de morelle, dont le fruit ovoïde ou allongé en forme de concombre, est blanc-violet, jaune ou rougeàtre. || Le fruit même qui se mange cuit de diverses façons.
— ÉTYM. Diminutif de auberge 2.
AUBERGISTE (ô-bèr-j i- st') , *. m. et f. Celui, celle
qui tient auberge.
— ÉTYM. Auberge.
fAUBERON (ô-he-ron), î. m. Terme de serrurier.