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AUX

AUT

AUT

| ALTO ... Préfixe qui vient du pronom grec oùto;, et qui signifie de soi-même, par soi-même.

f AUTOBIOGRAPHIE (ô-to-bi-o-gra-fie) , s. f. Biographie d'une personne écrite par la personne même.

— ÉTYM. Auto (voy* ce mot), et biographie. AUTOCÉPUALE (ô-to-sé-fa-P) , s. m. Nom, chez

les Grecs, des êvèques qui n'étaient point sujets à la juridiction des patriarches.

— ÉTYM. A.ÙTO-/.éçaXoç, de aùtôç, même, et de xeipaXT), tête : qui est sa tête à soi-même, qui ne relève de personne (voy. céphalioj

AUTOCHTHONE (ô-lo-kto-n-) || 1° S. m. Celui qui est du pays même, qui n'y est pas venu par immigration. Plusieurs historiens pensent que les Américains ne sont pas autochthones et qu'ils sont venus d'Asie en Amérique. \j Fig. Je ne savais pas que vos auteurs [espagnols] eussent jamais rien pris, même aux Italiens; je les croyais autochthones en fait de littérature, volt. Leur. Mayans, 15 juin, I"C2. || 2° Adj. Un peuple autochthone.Les anciens peuples se regardant la plupart comme autochthones, j. j. rouss. Ém. v.

— SYN. AUTOCHTHONE, INDIGÈNE, ABORIGÈNE. Au-

tochthone, qui est de la terre même; indigène, qui est né dans le pays; aborigène, qui est dès l'origine dans un pays. Indigène indique seulement les gens nés dans un pays ; idée à laquelle autochthone et aborigène ajoutent que le peuple dont il s'agit a été de tout temps dans le pays et n'y est pas venu par immigration. Les créoles sont indigènes des Antilles; mais ils ne sont ni autochthones ni aborigènes. Entre autochthone et aborigène il n'y a que cette différence-ci, et qui est purement étymologique : autochthone rappelle à l'esprit l'opinion antique que l'homme naquit de la terre, tandis que aborigène n'implique rien sur la question d'origine.

— ÉTYM. A'JTÔy^'', de aCiTÔ;, même, et dej(ûà>v, terre : qui est de la terre même.

f AUTOCLAVE (ô-to-kla-v') , adj. Marmite autoclave, marmite où l'on fait cuire les aliments sans évaporation. || S. m. ou mieux s. f. Même sens.

— ÉTYM. Auto, et clams, clou : qui se cloue, qui se ferme de soi-même (voy. clou).

f AUTOCLINIQUE (ô-to-kli-ni-k'), s. f. Observation d'une maladie par celui-là même qui l'éprouve.

— ÉTYM. Auto, et clinique, s. f.

AUTOCRATE (ô-to-kra-t') , s. m. AUTOCRATRICE

(ô-to-kra-tris') , s. f. Souverain, souveraine dont la puissance n'est soumise à aucun contrôle légal. L'empereur de Russie est désigné sous le nom d'autocrate. Les Asiatiques qui viennent contempler l'admirable autocratrice, volt. Letl. à Cath. 140. On n'a exécuté aucun criminel sous l'empire de l'autocratrice Elisabeth, m. Comment, sur le livre des décils et des peines. Son conseil aura l'honneur d'envoyer à votre cour les dernières volontés de cette auguste autocratrice, id. Lettr. d'Argental, to nov.

— REM. Le féminin autocratrice , que l'usage du dernier siècle a établi, ne vient pas légitimement d'autocrate et semble avoir été produit par aùxoy.pocTwp, empereur.

■ — ÉTYM. Aûxoxpàv/K, de aÙTÔç, même, et de xpàroç, force: qui a la force par soi-même.

AUTOCRATIE (ô-to-kra-sie), s. f. || 1° Gouvernement absolu d'un seul. || 2° Dans les systèmes médicaux, autocratie de la nature, empire qu'exerce la nature ou principe vital sur le cours et la durée des maladies.

— étym. Autocrate.

f AUTOCRATIQUE (ô-to-kra-ti-k'), ad/- Qui appartient à un autocrate, à l'autocratie. Gouvernement autocratique.

— ÉTYM. Autocrate.

AUTO-DA-FÉ (ô-to-da-fé) , s. m. \\ 1° Exécution, par le feu, d'un jugement rendu par l'Inquisition contre un hérétique. Une Juive de \ 8 ans, brûlée à Lisbonne au dernier auto-da-fé, donna occasion à ce petit ouvrage, montesq. Esp. xxv, 13. || 2° Fig. Faites un auto-da-fé de ces papiers compromettants. || Au plur. Des auto-da-fé.

— ÉTYM. Mot espagnol altéré, pour auto de fc ; auto, acte (voy. ce mot), de, de, et/e, foi (voy. foi).

f AUTODIDACTE (ô-to-di-da-ktf) , s. m. Celui qui apprend sans maître.

— ÉTYM. AJxoôioa'/.Tor, de a-j-ô:, soi-même, et cicâaxEiv, enseigner.

f AUTODIDAXIE (ô-to-di-da-ksie) , s. f. Action d'apprendre sans maître.

— ÉTYM. Voy. AUTODIDACTE.

| AUTODYNAMIQUE (ô-to-di-na-mi-k') , adj.

Terme didactique. Qui est mû par une force propre.

— ÉTYM. .lu/o et dynamique (voy. ces deux mots).

| AUTOGNOSE (ô-tog-nô-z'), s. f. Terme didactique. Connaissance acquise par l'étude de soimême.

— ÉTYM. A'Jtô:, soi-même, et ivcôsi:, connaissance (voy. gnose).

AUTOGRAPHE (ô-to-gra-f). \\i° Adj. Qui est écrit delà main même de l'auteur. Une lettre autographe. Je trouvai un manuscrit autographe du savant Quaresmius, chateaub. Itin. m, -n. || 2° S. m. Un autographe. Une collection d'autographes précieux.

— ÉTYM. AÙToypa-io;, de auTÔç, même, et de Ypâcto, écrire (voy. graphique).

| ÀUTOGRAPUIE (ô-to-gra-fic), s. f. || 1° Reproduction, trait pour trait, de l'écriture d'un auteur. SI 2° Procédé pour obtenir rapidement plusieurs copies d'une même lettre.

— étym. Autographe.

| AUTOGRAPHIÉ, ÉE (ô-to-gra-fi-é, ée), part, passé.

f AUTOGRAPHIER (ô-to-gra-fi-é), v. a. Reproduire un manuscrit par le moyen de l'autographie.

— ÉTYM. Autographie.

f AUTOGRAPHIQUE (ô-to-gra-fi-k'), adj. Qui a rapport à l'autographie.

AUTOMATE (ô-to-ma-f), s. m. || 1° Machine et, en particulier, machine imitant les êtres animés, qui se meut par ressorts. Les automates de Vaucanson. || 2° Fig. Le sot est un automate, il est machine, la bruy. n. Impuissantes machines, Automates pensants' mus par des mains divines, volt. Disc. 2. Il vous faut désormais, si vous avez un roi, Automates tremblants sous sa main protectrice, Respirer ou mourir au gré de son caprice, m. j. ciiën. Timoléon, n, 6. || Z°Adj. Le fl ûteur automate de Vaucanson. || Fig. Quelquefois le tyran automate [un pacha] se traîne à la porte de sa tanière,- chateaub. Itin. ^58. Dans sa vie automate, l'habitude lui tient lieu de raison, j. j. rouss. Éin.u.

— HIST. xvie s. Hz bastissoient plusieurs petitz engins automates, c'est à dire soymouvans euix mesnies, rab. Garg. i, 24

■ — ÉTYM. AÙTÔjÀaTOç, spontané, de aùxô;, même, et de p/xteç, effort, de u,âopLai , chercher, s'efforcer : celui ou ce qui fait effort par soi-même.

f AUTOMATIE (ô-to-ma-sie) , s. f. Terme du lac tique. || 1° Etat d'un automate. || 2° Pouvoir de se mouvoir, d'agir spontanément.

— ÉTYM. Automate.

AUTOMATIQUE (ô-to-ma-ti-k') , adj. || 1° Terme de physiologie. Qui s'exécute sans la participation de la volonté. Le mouvement automatique du cœur. || 2" Terme de philosophie. Qui appartient à l'automatie ou spontanéité.

— ÉTYM. Automate.

t AUTOMATIQUEMENT (ô-to-ma-ti-ke-man) , adv. X la manière d'un automate.

— ÉTYM. Automatique, et le suffixe ment.

| AUTOMATISER (ô-to-ma-ti-zé), v. a. Rendre automate. Vos règles vous ont fait de bois [vous ont ôté tout mouvement], et, à mesure qu'on les multiplie, on vous automatise, dider. Lettre à Mme de Riccoboni.

— ÉTYM. Automate.

f AUTOMATISME (ô-to-ma-ti-sm'), s. m.

|| 1° Terme de physiologie. Ensemble des mouvements non voulus ou des impulsions non voulues. Une grande partie de l'automatisme est, chez les animaux, sous la dépendance de la moelle épinière. || 2° Terme de philosophie. Faculté de se déterminer par soi-même. || 3° Dans le langage général, disposition qui fait qu'un homme n'est qu'un automate.

— étym. Automati - r.

f AUTOMÉDON (ô-to-mé-don), s. m. ||i° Dans l'Iliade, le conducteur du char d'Achille. || 2" Fig, et par plaisanterie, celui qui conduit une voiture.

AUTOMNAL, ALE (ô-to-nmal, mna-P), adj. Qui appartient ,î l'automne. Fièvres automnales. Les vents automnaux. || La partie automnale du bréviaire, celle qui contient l'office des trois mois d'automne.

— HIST. xvic s. L'cquinoxe automnal, rab. l'ont. m, 48. Quand en un mesme jour il fait chaud et froid, il faut attendre avoir des maladies automnales, taré, Introd. 5.

— ÉTYM. Autumnalis, de autumnus (voy. automne).

f AUTOMNATION (ô-to-mna-sion) , s. f. Terme d'agriculture. Influence de l'automne sur les plantes.

— étym. Automne.

AUTOMNE (0-to-rP), s. m. et f. [| 1" Celle des saisons de l'année qui est entre l'été et l'hiver. Un automne chaud et sec. Et loi, riant automne, accorde à nos désirs Ce qu'on attend de toi, des biens et des plaisirs, st-lamb. Sa is. A ut. Dirai-je à quels désastres De l'automne orageux nous exposent les astres? delille, -Géorg. i. Aussi voyez comment l'automne nébuleux , Tous les ans, pour gémir nous amène en ces lieux, id. Imaginât, ch. vu. Il est vrai, monsieur, que j'allai à Bruxelles l'automne dernière, i-'én. ii, 203. La terre, aussi riche que belle, Unissait, dans ces heureux temps, Les fruits d'une automne éternelle Aux fleurs d'un éternel printemps, cresset. te Siècle pastoral. Une santé, dès lors florissante, éternelle, Vous ferait recueillir d'une automne nouvelle Les nombreuses moissons, j. b. rouss. Odes, m, 5. Je me représente cette automnelà délicieuse, et puis j'en regarde la fin avec une horreur qui me fait suer les grosses gouttes, sev. 23 août, I(i7i. Delà dépouille de nos bois L'automne avait jonché la terre, millev. Chiite des feuilles. Soleil si doux au déclin de l'automne.... bêrang. Adieux àla campagne. || Astronomiquement, l'espace de temps du 20 septembre au 2i décembre. L'automne astronomique ne coïncide pas avec l'automne météorologique, qui est celui du langage \ ulgaire et qui s'étend de la lin d'août à la premier, quinzaine de novembre. || 2° Fig. Nous sommes dans l'automne du bon goût et au temps delà chute des feuilles, volt. Lett. vers, 42. || 3e L'âge qu précède la vieillesse. Qu'il coule gaiement son automne, Que son hiver soit encor loin! bërang. Doct. et mal. || 4" Dans l'alchimie, temps où l'opération de l'oeuf philosophique est portée à la perfection.

— REM. Les grammairiens ont essayé d'établir des règles entre l'emploi du masculin et celui du féminin. Ils ont dit qu'automne est masculin quand l'adjectif précède : un bel automne; féminin, quand l'adjectif suit immédiatement : cette automne délicieuse; que cependant, s'Use trouve entre automne et l'adjectif soit un adverbe, soit un verbe, alors automne est du masculin : Pautumne est beau. Mais ces distinctions sont des subtilités et des complications. D'autres ont voulu fixer définitivement le genre et font automne masculin. Mais il n'y a aucun mal à ce qu'un mot reste des deux genres, puisque, par le fait, il est ainsi ; et il y en a condamner un usage qui se trouvi

vains du xvne siècle, et qui dès lors nous apparaîtrait comme une faute.

■ — HIST. xv° s. Lors croist aussi et s'< ai : li bons; Autres seize ans l'a jeunesse en sa cure; Les biens requeult [recueille] autompne.... e. : Poésies, mss. f" 29, verso, col. t. || xvi° s. L'automne est sec de sa nature, paré, Introd. 5. Quelques fois l'automneest fort tempérée, o. de serres, 7. i.

— ETYM. Provenç. autom, autompne: espagi. otoùo; p ■irtug. outono; ital. aulumno ; de autumnus ou plutôl auctumnus; en effet ce mot vient d'augeo, augmenter, et il a par conséquent même racine que auctor, auteur (voy. ce mot) ; c'est une forme de participe moyen, tombée en désuétude dans le latin, mais dont on retrouve cependant d'autres exemples dans Vertumnus, Picumnus, noms de divinités, et dans Pilumnus; elle répond à la forme p.svo; en giec, et rnanas en sanscrit; auctumnus signifie donc la saison qui est augmentée, qui est enrichie.

AUTONOME (ô-to-no-m'), adj. || 1° Qui jouit de L'autonomie. ||2" Fig. Qui se fait sa règle à soi-même. Quelques penseurs autonomes, La Bruyère, l'énelon et d'autres, entraînés par la tendance que les Cartésiens-avaienl donnée à l'esprit de leurs contemp irains, se frayèrent des routes nouvelles, vili.i i.s. Kant, p. t40.

— ÉTYM. AOtôvojaoç", de ocùtô;, même, et de vop.oç, loi (voy. nome) : qui jouitdeses propres lois.

AUTONOMIE (ô-to-no-mie), s. f. || 1e Droit que les Romains avaient laissé à certaines villes grecques, (ie se gouverner par leurs propres lois. || 2" Par extension, indépendance. Descartes effaça le honteux jurer sur la parole au maître, qui était toute autonomie à la raison, villers, Kant, p. 138.

— ÉTYM. AÙTOVO(ju'a (voy. AUTONOME).

f AUTOPHAGIE (ô-to-fà-jie), s.f. Terme de physiologie. Entretien de la vie aux dépens de la propre substance, chez un animal soumis à l'inanition.

— ÉTY'M. Auto:, soi-même, et ocxysïv, manger.

| AUTOPLASTIE (ô-to-pla-stie) , s. f. 'ferme de chirurgie. Mode de prothèse chirurgicale qui consiste à remplacer une partie détruite, en prenant sur le malade lui-même les matériaux nécessaires pour cette réparation.

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— ÊTYM. A'JTÔ:, soi-mûme, et kMtoep-, tonner

(vov. plastique).

t AUTOPIASTIOUE (ô-to-pla-sti-k') , adj. Terme île chirurgie. Qui se rapporte à l'autoplastie. Lambeau autoplastique, celui qui sert à remplacer la

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