RAS
BAS
BAS
Une des deux feuilles de la scie du tablettier. || Au plur. Des bas Feuillets.
BAS FOND (bâ fon), s. m. || i" Terrain bas eten- Une maison située dans un lias fond. || 8°Ende la mer peu profond, mais sur lequel la navigation est possible; par opposition à haut-fond qui vient jusqu'à fleur d'eau et sur lequel il ux de naviguer. [| Au plur. Des bas-fonds.
— ÊTYM. Bas et fond.
j BAS-GREC (bâ-grèk)j s. m. Voy. bas <. [■BASICITÉ (bà-zi-si-té), s. f. Terme de chimie. [u'a un corps de jouer le rôle de base dans certaines combinaisons ou même dans toutes.
— ÊTYM. Base.
f BASmCATION (ba-si-fî-ca-sion), s. f. Terme de chimie. Acte par lequel un corps passe a l'étal de base.
— ÉTYM. Les verbes hypothétiques basifier, basificare, de basis, base, et le suffixe ficare, faire.
BAS1F1XE (bà-zi-fi-ks'), adj. Terme do botanique. Qui tient à une autre partie par sa base. An- ■ basifixe.
— ÉTYM. Base et fixe.
f BASIGÈNE (ba-zi-jê-iT), adj. Terme de chimie. Qui produit les hases.
— ÉTYM. Base, et yevr,:, suffixe grec signifiant qui est engendré, et ici mal employé pour qui en- Ire.
j BASIGYNE (ba-zi-ji-n'), s. m. Terme de botanique. Nom donné quelquefois au support de l'ovaire.
— ÉTYM. Base, et yjvr, , femelle.
BASILAIRE (ba-zi-lê-r'j , adj. Terme d'anatomio.
Qui sert de base ou qui appartient à une base et Lilièrementà la base du crâne.
— HIST. xvie s. L'os basilaire ou cunéiforme ou
ride, de figure semblable à unechauve-souris,
lit, 4.
— ÉTYM. Sans doute de base, bien que la formation soit ti ' Te.
\\. BASILE (ba-zi-1'), s. m. Ordre de Saint-Basile; le plus ancien de tous les ordres religieux, fondé dans le du Pont auivsiècle par saint Ba-
sile le Grand, évêque de Césarée en Cappadoce. L'habit est le même que celui des bénédictins, sauf la coule, qui est plissée devant et derrière. Il y a des ises de même ordre portant un grand manteau noir et une guimpe noire.
— ÉTYM. \i-jtr7Ùv.o- , nom propre.
f 2. BASILE (ba-zi-1'), s. m. Personnage du Barbier de sé\ ille, de Beaumarchais, donl le nom s'emploie dans la conversation pour désigner un calomniateur à la fois sot et mercenaire.
f3. BASILE (ba-si-1'), s. m. Terme de métier. Inclinaison du fer d'un rabot, d'une varlope.
4. BASILIC (ba-zi-lik), s. m. Herbe odoriférante de la famille des labiées {ocymum basilicum, L.).
— hist. xvi' s. Sauge, basilic, sariette.... paré, xxiv, 7. Un animal semblable à un scorpion, lequel s'estoit engendré pour avoir continuellement senti du basilic, in. xix, 16. Le basilic, la lavande, l'aspic, et semblables herbes, o. de serres, 4 h.
— ÊTYM. Bourguig. bascriclc; de basilisca, petite reine, de potffiXûjxoç , petit roi (voy. basilique 2).
■J. BASILIC (ba-zi-lik), s. m. || 1° Espèce de lézard ou de serpent auquel les anciens attribuaient la faculté de tuer par son seul regard. || Fig. Des yeux de basilic, des yeux qui expriment le courroux et la haine. Il le regardait avec des yeux de basilic. || 2" En histoire naturelle, nom d'un genre de reptiles, tous de l'Amérique et inoffensifs, vivant sur les arbres, ainsi nommés par Linné à cause qu'ils ressemblent a la description du basilic fabuleux des Grecs. ||3° Anciennement, très-gros canon, portant •ICO livres de balle, et nommé d'après le serpent, comme les coulevrines.
— hist. xnr s. Murcuz, uns connestables, encontra un basilique, Hist. occid. des croisades, t. n, p. 580. || xvi° s. Puisque, beaux basilics, qui tuez par la vue, Je tiens ma liberté que j'estimois perdue.... J. le houx. vin. Là furent gagnées plusieurs choses remarquables, comme des basilics de divers calibres, jusquesà so livres de balles, et des pierriers de 300 livres, d'aub. Hist. I, 246. Des bazilics qui portoient 48 livres, id. ib. ni, no. 8 basilics sur quatre roues chacun, carloix, vih, 24. Entre tous les serpens, le basilic est le plus venimeux, paré, xxiii, 26. Couleuvrines, serpentines, basihsqs.... noms pris des plus pernicieux animaux, comme des serpens, couleuvres, et basilisqs, id. ix, Préf.
— ÉTYM. Basiliscus, de pacri>i<7xo; , petit roi (ainsi nommé à cause de sa puissance prétendue), de [iaat/.eù;, roi (voy. basilique I).
t 3. BASILIC (ba-zi-lik), s. m. Nom d'une étoile fixe i le la première grandeur dans la constellation du Lion, dite aussi Régulas et Cœur du Lion.
— ÉTYM. Ba*7i).i<7xoç, petit roi, équivalant au latin c guhis.
BASILICOX (ba-zi-li-kon), s. m. Terme de pharmacie. Onguent composé de poix noire, de résine de pin, de cire jaune et d'huile d'olive.
— hist. xvie s. J'appliquai un petit emplastre de basilicon, de peur que la playe ne s'agglutinast,
— ÉTYM. Bï<7iXtxôv, royal (à cause de ses vertus), de pao-tAsù:, roi (voy. basilique i).
f BASILIDIEN (ba-zi-li-diin) , s. m. Sectaire gnostique du IIe siècle.
— ÉTYM. Basilides d'Alexandrie, l'auteur de cette secte, et qui vécut du temps d'Adrien.
1. BASILIQUE (ba-zi-li-k'), s. f. || 1° Terme d'antiquité. Édifice publie où l'on rendait la justice, et dont les portiques inférieurs étaient occupés par des marchands. || 2" Nom qu'on donne à une église principale. Hélène avait fait enfermer le sépulcre de Jésus-Christ dans une basilique circulaire de marbre, CHATEAUB. Mart. II, 151.
— ÉTYM. Basilica, de paaiXixïj, sous-entendu olxîa, maison, de paaiXixà;, royal, de pa<TiX£Ù;,roi.
2. BASILIQUE (ba-zi-li-k'). adj. féminin. Terme d'anatomie. La veine basilique, veine qui monte à la partie interne du bras. || S. f. La basilique. Saigner a la basilique.
— HIST. xvi° s. Soudain tu presses le rameau venant de la cephalique, jusqu'à ce que suffisante évacuation de sang soit faite du love par la veine basilique ou hépatique, paré, iv, 21.
— ÉTYM. BatfiXixèç, royal (voy. basilique i); veines ainsi nommées parles anatomistes anciens, qui les regardaient comme jouant un rôle important dans l'économie animale.
■A. BASILIQUES (ba-zi-li-k'), s. f. plur. Compilation do lois rédigée en greeparordre des empereurs Basile -le Macédonien et Léon le Philosophe, au ixe siècle ; elle a pour fondement les recueils de Justinien.
— ÉTYM. Basile, nom d'empereur.
BASIN (ba-zin), s. m. Étoffe croisée, dont la chaîne est de filet la trame de coton.
— ÉTYM. Bas-latin, bambacium; bas-grec, patfxgâxtov, soie, coton; de pôu.guÇ, soie; d'où espagn. bombasi; ital. bambagino ; français, bombasin et basin.
f BASINERVE (ba-zi-nèr-v'), adj. Terme de botanique. Feuille basinerve, feuille dont les nervures, partant do la base, gagnent le sommet sans se diviser.
—ÉTYM. Base et nerf.
f BASIQUE (bâ-zi-k'), adj. Terme de chimie. Qui peut produire des sels en se combinant avec les acides, en parlant d'un oxyde; qui présente les caractères de base, en parlant d'un corps quelconque ; qui contient un excès de base, en parlant d'un sel.
— ÉTYM. Base.
f BAS-JUSTICIER (bà-ju-sti-sié), s. m. Dans la féodalité, seigneur qui n'avait que la basse justice.
— ÉTYM. Bas \, et justice.
f BAS-LATIN (bà-la-tin), s. m. Voy. bas i.
f BAS-MÂT (bâ-mâ), s. m. Terme de marine. Partie inférieure d'un mât à brisure. || Auplur. Des bas-màts.
— ÉTYM. Bas i , et mât.
f BAS-MÉTIER (bâ-mé-tié), s. m. Métier que l'on pose sur les genoux, pour de petits ouvrages. || Au plur. Des bas-métiers.
— ÉTYM. Bas i , et métier.
BASOCHE (ba-zo-ch'), s. f. || 1° Nom d'une cour de justice, établie fort anciennement entre les clercs du parlement de Paris, pour juger les différends qui s'élevaient entre eux. || 2° L'ensemble des avoués et des clercs, leurs habitudes.
—ÉTYM. Basilica, basilique, lieu où se tenaient les tribunaux. Ce qui prouve indubitablement cette étymologie, c'est que les lieux qui se nomment bazoclie, baznge, bazoque, s'appelaient en latin basilica. : à Tours, l'église Saint-Martin de la basoche, en latin Sancti Martini basilica {Supplément aux chroniques de Touraine, p. 20). Basilica, avec l'accent sur si, et l't bref dans li , a donné nécessairement, dans le vieux français, basilquc, prononcé baseuque, basoque, basoche, etc.
f BASOCHIEN (ba-zo-chien), s. m. Autrefois membre, officier de la basoche.
— i ; i \ M. Basoche.
\. BASQUE (ba-sk'), s. f. || 1° Autrefois petite partie d'étoffe qui était au bas du corps du pourpoint et où il y avait des œillets. || 2" Partie découpée et
tombante de certains vêtements. Le bout de ses souliers, la basque de son habit, j.j. nouss. Km. ri. •le n'étais pas venu à Kircagach pour qu'un esclave fût assez téméraire pour m? toucher la basque de mon habit, chateaub. Itin. il, 4-.>. Mais qu'un tendron te tire par la basque , Tu lui souris , bérang. Troubad. || Familièrement. Il est toujours pendu à mes basques, il ne me quitte pas, il me suit partout. || 3° 'ferme de plombier. Pièce de plomb taillée en l'orme de basque.
— étym. On pense que ce mot vient de quelque mode suivie chez les Basques (voy. basque 2).
2. BASQUE (ba-sk'), s. m. || i° Nom de nation. || Tambour de basque, sorte de tambour orné de grelots, qu'on tient d'une main et qu'on frappe île l'autre. Les Zingari [Bohémiens] allaient par troupes avec des tambours de basque, volt. Mœurs, 104. || Familièrement. Aller, courir comme un Basque, aller, courir fort vite. Vous m'avez fait trotter comme un basque, mol. le Dép. i, 2. || 2° Le basque, la langue parlée par les Basques.
— ÊTYM. Vasco, nom latin d'un peuple montagnard habitant en deçà et au delà des Pyrénées, et renommé pour son agilité.
BASQUINE (ba-ski-n'), s. f. Sorte de jupe riche et élégante que portent les femmes basques et espagnoles. Cette Espagnole.... Qui soulève, en dansant le fandango léger, Les plis brodés de sa basquine, v. hugo, Orient. 2).
— hist. xvie s. Au dessus de la chemise vestoient la belle basquine de quelque beau camelot de soie, rab. i, 5. Si nous voyons les nymphes à minuit En leur simple vasquine, rons. 7 1 7.
— ÉTYM. Espagn. basquina, jupe (voy. basque I); picard, vasquine, corset avec basques.
BAS-RELIEF (ba-re-lièf), s. m. Ouvrage de sculpture en saillie sur un fond uni. L'on voit en basreliefs les aventures de la déesse, fën. Tél. iv. || Au plur. Des bas-reliefs.
— ÉTYM. Bas et relief, c'est-à-dire relief peu saillant, par opposition à ronde bosse; ital. bassoriiievo , de basso, bas, et rilievo, relief.
| BASSAGE (bâ-sa-j'), s. m. Terme de tannerie. Opération du gonflement du cuir.
1. BASSE (bâ-s') , s. /".Terme de musique. [| i" Celle des parties qui ne fait entendre que les sons les plus graves des accords. Lulli fut le premier en France qui fit des basses, volt. Louis XIV, 33. || Basse continue, celle qui accompagne un chant depuis le commencement jusqu'à la fin, sans concerter avec lui. ||Fig. et familièrement. C'est la basse continue de son discours, c'est sa basse continue, c'estlesujetdontilparletoujours. || Basse fondamentale, système imaginé par Rameau et depuis longtemps abandonné, dans lequel toutes les notes d'un chant et ses accompagnements devaient être compris dans les harmoniques d'une basse non écrite, mais supposée, laquelle prouvait ainsi la bonté de toute l'harmonie. || Basse chiffrée, celle qui n'a, dans la portée musicale, que la note basse d'un accord, et où les autres sont indiquées par des chiffres écrits au-dessus (voy. chiffrer). || Basse contrainte, celle dont le chant est borné à un petit nombre de notes et à une même phrase qu'elle recommence toujours. || 2" Voix propre à chanter la basse. Cet homme a une belle basse. Et Gorillon la basse et Grandin le fausset, boil. Lutr. v. Il m'a cité l'exemple d'un chantre de Notre-Dame (je crois que c'était une basse), à qui un rhume avait fait perdre entièrement la voix, rac. l.cltr. ni, à Boileau. David Rizzio avait une voix de basse agréable, volt. Mœurs, 1G9. || 3" Violoncelle, nommé basse, parce qu'il joue le plus souvent la basse dans les symphonies et les quatuors ou trios. Jouer de la basse. || Celui qui joue de cet instrument. C'est une bonne basse. || Basse de viole, ancien instrument appelé aussi viole de gambe, analogue pour la forme, la grandeur et la manière de le tenir, au violoncelle, qui l'a remplacé. 11 vous faudra trois voix, qui seront accompagnées d'une basse de viole, d'un théorbe et d'un clavecin, mol. Bourg, gent. il, i. || 4° S. f. plur. Les grosses cordes de certains instruments. Ce piano a de belles basses.
— ÉTYM. Bai, adjectif.
2. BASSE (bâ-s'), .v. f. Terme de marine et d'hydrographie. Petit banc ou îlot de roches qui ne découvre jamais, sans cependant, comme le bas-fond, laisser assez d'eau pour passer dessus de basse mer. La basse tient le milieu entre le haut fond el le basfond, legoarant. L'entrée du port était étroite et dangereuse à cause des bancs et des basses qui s'y rencontrent, sarrasin, Siège de Dunkerque.
— ÉTYM. Bas, adjectif.
30fi
BAS
BAS
BAS
f 3. ba^SF. (bâ-s'), s. f. Terme de manège. Pente douce, sur laquelle on dresse le cheval à galoper et a plier les jambes.
— étym. Bas, adjectif.
f 4. BASSE (bâ-s'), s. f. Ustensile qui sert à porter de la vendange.
— HIST. xvi' s. Si ladite matière ne se peut porter dans des paniers, il faut que tu prer.es des basses, qui puissent tenir l'eau, comme si tu voulois porter de la vendange, palissy, Vendange.
— étym. Probablement le même, avec une autre prononciation, que bâche au sens de auge.
BASSE-CONTRE (bâ-se-kon-tr') , s. f. Terme de musique. || 1° Voix du même timbre que la bassetaille, avec moins d'étendue à l'aigu et plus d'étendue au grave. Monsieur un tel est une belle bassecontre. || 2° Partie du chant que la basse-contre exécute. Chanter la basse-contre. || Au plur. Des basses-contre.
— HIST. xvic s. Il chantoit bien la basse contre, marot, il, t'Ai. Il y eut jadis un chantre qui servoit de basse-contre. — Et de belles paroles ils entretenoient ce basse-contre, desper. Contes, i. Il avoit singulièrement bonne voix de basse-contre, id. ib. îv. Avecques ung dessus et une basse-contre il y avoit une espinette. ung joueur de luth, dessus de violes, et une fleute-traverse, carloix, vi, -m.
— ÉTYM. Basse, et contre, qui en musique se prend souvent pour exprimer ce qui est poussé à un degré extrême.
BASSE-COUR (bâ-se-cour) , s. f. || i° Terme d'économie rurale. Ensemble des bâtiments et cours habités par les animaux domestiques, et de toutes les dépendances qui s'y rattachent. || 2° Dans les habitations de princes ou de bourgeois, cour destinée aux écuries, aux équipages, etc. Dedans la basse-cour [il] vient de faire paraître Ce port grave et charmant qui le fait reconnaître, nom. Bélis. i, 4. || Familièrement et fig. Nouvelles de basse-cour, bruits sans fondement et indignes de foi. || Au plur. Des basses-cours.
— HIST. xve s. La basse-cour [partie de la fortification des châteaux] fut prise et arse, froiss. ii, n, es. || xvi" s. Au milieu de la basse court estoit une fontaine, rab. Garg. i, 54.
— ÉTYM. Bas et cour.
| BASSE-COURIER, 1ÈRE (ba-se-kou-rié, iê-r'), s. m. et f. Terme d'économie rurale." L'homme, la femme chargée du soin de la basse-cour. || Au plur. Des basse-couriers, des basse-courières.
— ÉTYM. Basse-cour.
f BASSE-ÉTOFFE (ba-sé-to-f ), s. f. Terme de métier. Alliage de plomb et d'étain.
— ÉTYM. Basse et étoffe.
BASSE-FOSSE (bâ-se-fô-s'), s. f. Voy. fosse.
f BASSE-LISSE (bà-se-li-s') , s. f. Tapisserie de soie et de laine, relevée quelquefois d'or et d'argent. Ce n'est que la position du métier qui fait la différence de la basse-lisse et de la haute-lisse. || Au plur. Des basses-lisses.
— ÉTYM. Bas et lisse.
f BASSE-LISSIER (M-se-li-sié) , s. m. Ouvrier qui fait la tapisserie appelée basse-lisse. || Au plur. Des basse-lissiers.
— ÉTYM. Bassc-lissr.
| BASSE-MARCHE (bâ-se-mar-ch') , s. f. Partie du métier de basse-lisse. \\Au plur. Des basses-marches.
— étym. Bas et marche.
BASSEMENT (bâ-se-man), adv. || 1° D'une manière basse. Il a agi bassement. 11 s'est bassement conduit. S'exprimer bassement. Petites jalousies, petites intrigues, tout est petit, tout est bassement méchant, volt. Lcttr. Richelieu, 29 avril \H2. || 2° DaDS une condition basse. Ceu\ qui sont nés bassement. La victoire m'honore, et m'ûte seulement Un caprice obstiné d'aimer trop bassement, rotr. Vencesl. n, 3.
— REM. Bassement ne se dit plus pour à voix hassc; il s'est dit autrefois en ce sens : Certes je ne puis faire, en ce ravissement, Que rappeler mon âme et dire bassement : Ô sagesse éternelle.... MALH. i, 1.
— HIST. xii" « El [autre chose] i ad que menaces, funt il mult haltement. » E le saint arcevesque desfient bassement [à voix basse], Th. le mort. 143. || xmc s. Car si bassement crie et brait, Qu'avis vous est, si vous l'oés, Ou que de braire est enroés, Ou que la gorge li estraingnent , la Rose, 15290. || xvic s. Alors dirois bassemenl à par moy : Pan, mon grand Dieu, veoit bien ce desarroy, marot, i, 315. Vivre petitement et bassement, amyot, Timol. 34. Les cols seront coupés avec un razoir, tant bassemenl qu'il sera possible, o. de serres, 9G9.
— ÉTYM. Basse au féminin, e1 le suffixe ment.
t RASSER (bâ-sé), r. a. Imbiber la chaîne d'une étoffe avec une colle qui rend les fils glissants.
BASSFSSE (bâ-sè-s'), s. f. || 1° État de ce qui est peu élevé, au propre. Il y a un certain degré de hauteur et un certain degré de bassesse que le mercure n'outre-passe presque jamais [dans un baromètre] , pasc Fragment, sect. 3e. || Peu usité en ce sens. || 2° Fig. Manque d'élévation dans les sentiments. Pourque nous n'agissions pas avec bassesse. Ilyade la bassesse à faire le bien pour en tirer bénéfice. Un cœur noble ne peut soupçonner en autrui La bassesse et la malice, i\ac. Esth. m, 9. Tant de férocité, de bassesse et de rage , Tout est mon crime enfin, mais tout est votre ouvrage, brifaut, Ninus II, m, 7. Le vers se sent toujours des bassesses du coeur, boil. Art poét. iv. || 3° Action basse. Commettre une bassesse. C'est une bassesse de.... Ce qui me paraît la dernière des bassesses. Celles de ma naissance ont horreur des bassesses, corn. Rodog. ni, 3. Le maître qui prit soin d'instruire ma jeunesse Ne m'a jamais appris à faire une bassesse, id. Nicom. n, 3. Et j'irais l'abuser d'une fausse promesse! Je me parjurerais! et par cette bassesse.... rac. Baj. n, 5. Il n'y avait point de bassesses que les rois ne fissent pour obtenir le titre d'allié des Romains , mûntesq. Rom. 6. || 4° Abaissement, infériorité. Ce n'est pas là ce que l'apôtre appelle la douceur du zèle et de la charité; c'est plutôt une bassesse de courage que rien ne réveille et n'élève, mass. Conférences, Vices. || En bonne part. Si ce discours vous plaît et vous semble fort, sachez qu'il est fait par un homme qui s'estmisàgenouxauparavant et après, pour prier cet être infini et sans parties, auquel il soumet tout le sien, de se soumettre aussi tout le vôtre, pour votre propre bien et pour sa gloire, et qu'ainsi la force s'accorde avec cette bassesse, pasc. dans cousin. || 5° Rang peu élevé, obscurité de la naissance ou de la condition. Reprocher à quelqu'un la bassesse de sa naissance. Ils ne cessaient de ravaler ce prince à cause de sa bassesse et de sa pauvreté, vaugel. Q. ('. iv, i . Elle [Marie] se souvient que, tandis que le Seigneur néglige toutes les autres filles de Juda, il daigne jeter les yeux sur la bassesse de sa servante, la choisir et la combler de dons et de grâces, mass. Avent, Concept, de la Vierge. Votre grand Marius naquit dans la bassesse, corn. Sertor. n, 2. Que la fortune ne tente donc pas de nous tirer du néant ni de forcer la bassesse de notre nature, boss. Duch. d'Orl. || 6° Qualité du style bas, trivialité. Bassesse de style, de langage. Quoi que vous écriviez, évitez la bassesse, boil. A. poét. i. Seuls dans leurs doctes vers ils pourront vous appren ire Par quel art sans bassesse un auteur peut descendre, Chanter Flore, les champs, Pomone, les vergers.... id. ib. n.
— HIST. xme s. Ma substance est es basseces de terre, Psautier, f° 468.
— ÉTYM. Bas. Basscur est, dans l'ancienne langue, beaucoup plus usité, surtout au xvi" siècle.
BASSET(bâ-sè;le t se lie dans le parler soutenu : un basset excellent, dites: bà-sè-t excellent ; au pluriel, l's se lie: des bassets excellents, dites : bà-sè-z excellents ; bassets rime avec traits, succès, jamais), s. m. || 1° Chien de chasse à poil ras, au nez souvent fendu, et très-bas sur pattes. La fumée y pourvut, ainsi que les bassets [chasse du renard] , la font. Fabl. ix, 14. || 2° Petit homme à jambes grosses et courtes. || Adjectivement. M. de Brissac avait infiniment d l'esprit avec une figure de plat apothicaire, grosset, basset et fort enluminé, st-sim. 64, 66. || 3° Cor de basset, voy. à l'étymologie.
— ÉTYM. Diminutif de bas. Dans l'ancien français, basset était un adjectif qui signifiait tout bas : parler basset. Ce sens ou un sens très-voisin s'est conservé dans l'instrument nommé corde basset, sorte de clarinette recourbée qui descend une tierce audessous de la clarinette ordinaire.
1. BASSE-TAILLE (bâ-se-tà-11' , Il mouillées), s. f. Terme de musique vieilli. || 1° Voix d'homme immédiatement au-dessus de la basse, et dite aujourd'hui soit baryton, soit première basse. || 2' Chanteur qui a ce genre de voix. Une très-belle basse-taille. Si vous voulez avoir un modèle de récitatif mesuré italien, avant Lulli, absolument dans le goût français, faites-vous chanter par quelque basse-tadle le Sunt rosx mundi brèves de Carissimi, volt. L'tlr. Chabanon, 8 janv. 1773. || Aujourd'hui bassetaille s'emploie quelquefois dans le même sens q-ue basse (voy. basse 2). || Au plur. Des basses-tailles.
— ÉTYM. Bas, et taille, au sens de ténor.
2. BASSE-TAILLE (bà-së-tà-11') , s. f. Terme de sculpture. 3as-relief, Vieux.
— Étym. Bas, et taille, au sens de ciselure. BASSETTE (bâ-sè-f), s. f. Jeu de cartes assez
semblable au lansquenet. Des gens qui n'ont jamais
joué qu'à la bassette, sév. 207. lieux grandes tables deux fois le jour, et une bassette dont on ne saurait se passer, id. 568. D'un tournoi de bassette ordonner les apprêts, boil. Sut. x. Il passe sa vie à tailler àla bassette, boss. Lett. quiét. 250. Quand la bassette vint à la mode, il en conçut bientôt le fin par son algèbre naturelle, mais il conçut aussi que la véritable algèbre était encore plus sûre, et il fit calculer le jeu par feu M. Sauveur.... fontes. Dangcau.
— étym. Bal. bassetta, jeu de cartes connu depuis très-longtemps en Italie, d'où un noble vénitien l'apporta en France, où il était ambassadeur, en
t BASSE- VERGUE (bà-se-vèr-gh'), s. f. Nom des deux plus fortes vergues. || Au plur. Des bassesvergues.
t BASSE-VOILE (bâ-se-voi-1'), s. f. Les bassesvoiles sont celles qui sont gréées sur les bas-mâts. Nous n'avons pas une seule basse-voile de rechange. || Au plur. Des basses-voiles.
f BASSICOT (ba-si-ko), s. m. Caisse de bois dans laquelle on met les blocs d'ardoise pour les enlever de la carrière.
— ÉTYM. Sans doute diminutif de basse 4.
f BAS-SIÈGE (bà-siè-j'), s. m. Siège moins élevé que d'autres. Nous nous rendîmes assidus aux audiences qui étaient tous les mardis et samedis matin aux bas-siéges, st-sim. 3g, 4 68.
f \ . BASSIER (bâ-sié) , s. m. Amas de sable qui empêche la navigation.
— ÉTYM. Basse 2.
f 2. BASSIER (bâ-sié), s. m. Nom donné quelquefois à celui qui joue de la basse. ||11 vaut mieux dire bassiste.
— étym. Basse 4 .
BASSIN (ba-sïn), s. m. || 1° Grand plat creux. Bassin à laver les mains, à laver les pieds. Claire comme un bassin, nette comme un denier, Régnier, Sat. xi. Dans la tente d'Achille, il y a des bassins, des broches, des vases, cuatealb. Génie, n, n, 44. || Bassin à barbe, plat creux avec une gorge dont on se sert pour faire la barbe. || Bassin, espèce de plat creux et rembourré que l'on passe sous les malades qui ne peuvent se lever, pour qu'ils aillent du ventre. || Bassin magique, bassin dont certains sorciers se servent pour leurs prétendues prédictions. || 2" Ce qu'un bassin contient. Un bassin d'oranges. || 3' Bassins de balance, les deux plateaux d'une balance. || Fig. Outre la moitié de sa raison, l'homme met de plus dans le bassin de Dieu tout le poids de son cœur, chateaub. Génie, i, vi, 5. || En termes d'astronomie, les Bassins, deux grandes étoiles de la Balance. ||4°Platoùl'onreçoitle, offrandes à la messe. Il mitquelquespiècesdemonnaiedansle bassin. || Locution populaire. Cracher au bassin, cracher dans le bassin, faire un déboursé. || 5° Grand vase à mettre de l'eau, cuve, baignoire. Bassin de marbre. Petit bassin. || 6° Réservoir d'eau. Bassin debainspublics. Bassinpourune naumachie. || Pièce d'eau dans un jardin, dans un parc. || Fossé qui a de l'eau, autour d'une ville. || Par extension. Le bassin de la mer. || 7° Endroit d'un port où les vaisseaux sont à flot et à l'abri des agitations de la mer. || Partie d'une rivière, d'un canal, qui est comprise entre deux ponts dans une ville. || 8° Terme de géographie. Espace au fond duquel coule un fleuve, et dont toutes les pentes sont dirigées vers ce fleuve. Le bassin de la Seine. || Plaine entourée de montagnes, de collines. Cette ville est située dans un magnifique bassin. Vous préférez les bords de la Seine au beau bassin de nos Alpes, volt. Lett. Cideville. 4 janv. 4 761. Il fait un temps assez doux dans notre bassin, entre les Alpes et le mont Jura, id. Lett. d'Argental, 4 9 déc. 4 764. || 9» Terme de géologie. Dépression à la surface du sol, vers le centre de laquelle coulent et convergent des eaux. || Certain massif de couches ou réunions de terrains qui déterminent le caractère d'une contrée. || Ensemble de couches qui remplissent une cavité ou dépression. || 10° Terme d'anatomie. Canal courbe, à parois osseuses, qui, terminant inférieurement le tronc, lui sert de base, et qui fournit un point d'appui aux membres inférieurs. Grand bassin, portion du bassin qui soutient une partie des intestins. Petit bassin, celui qui est placé au-dessous du grand bassin, et qui se divise en une partie moyenne portant le nom de cavité pelvienne, et en deux ouvertures portant le nom de détroits. || 11° Terme de métiers. Trou creusé en terre, dans lequel on fait couler le cuivre fondu. || Espace entouré de sable où les ma-
BAS
cous détrempent la chaux. || Plaqus de rer ou de cuivre pour fabriquer les chapeaux. | i & queue dont se sert le boulanger. || Terme d'opticien. Sphère de cuivre jaune fondu et île divers rayons, à laquelle est adapté un appendice à pas de vis, lequel à communiquer desmouvements, soit à le fixer solidement sur un support vertical.
— iiisr. xnc s. Le sang [il] lui trait du cors près de demi bacin, Ronc. p. (f 5. || xiii" s. Si demanda plain bachin d'aighe; et maintenant li couru uns variés aporter en un bachin d'argent, et li mist en la mai . di R lins, 1 13. Que nulles gorgeretes à bacin ne soient fêtes, que l-'endroit et
■s ne soient neufes et toutes de coton dedenz, Liv. des met. 37). Cheveus [elle] ot blons com un bacin. La char plus tendre qu'un pocin, la Rose, 527. Si sa voit garder [regarder] el backin, Pour rendre perle et larrechin, Roman d'Eust. le moine. || xi\ s. Un bacin àbarbier,d'argentblanc,et estsemé de cloz d'argent sur les bors, ru laborde, Émaux, p. 1 19. Un b - ;it avec la chaine, à mettre
lampes, id. ib. À Roger de Paris, pour trois grans bacinsd'arain. pour laver les piez. id. ib. Deux bacins d'or à laver les mains, a un ssmail de rose ou [au] fons, esmai liiez de France et semez de petits escussons de France surles bords, id. ib. [| xve s. Hanaps, godets, escuelles de bois et d'estain, chandelliers, bacins.... froiss. ii. m. 35. |[xvie s. Un petit bassin de cuivre ou un petit chaudron, paré, xvi. 26. La Durante a naturellement son bassin et cours incertain, m. du BELLW. 376. Vierge plus blonde qu'un bas-iu. marot, iv. tso. Avez-vous jamais entendu que signifie : cracher au bassin? Rabelais dans de laborde, Émaux, p. 149.
— ÉTYM. B baissin; picard, bacliin; provenç. el , ital. bacino; bas-lat. bassinus, et. dans Grégoire de Tours, bacchinon : cum duabi/s pateris liyneis quas vulgo ' acch inon vacant. Diez rejette la dérivation allemande de Becken, bassin, attendu que, si c'était là l'brigine , on aurait dit en français ba<[iiin et non bassin, le k allemand ne se changeant pas en sifflante dans les langues romanes. 11 le tire du celtique bac , creux, cavité(voy. bac). Ce qui fortifie cette étymologie, c'est que Grégoire de Tours paraît indiquer bacchinon comme appartenant à la langue du pays.
I BASSIN'AGE (ba-si-na-j') , s. m. || 1° Terme de jardinage. Arrosage léger. || 2° Dans la boulangerie, façon donnée à la pâte pour la bien pénétrer d'eau.
BASSINE (ba-si-n'), s. f. Espèce de chaudière hémisphérique, à fond presque plat ou légèrement concave, destinée à évaporer ou à cuire les sirops, les préparations pharmaceutiques, les préparations du confiseur, telles que eonfitures, etc.
— HIST. xvie s. Un petit fourneau semblable à ceux des distilleurs, fait avec des briques et d l'argile, pour y asseoir dessus la bassine ou casse pointue, o. de serres, 870.
— ÉTYM. Bassin
BASSINÉ, ÉE (ba-si-né, née), part, passé. [| 1° Chauffé avec une bassinoire. Un lit bassiné. || 2° Humecté. Les yeux ayant été bassinés avec une décoction de guimauve.
+ BASSINEE (ba-si-née), s. f. || 1° Quantité d'eau contenue dans une bassine. || 2° Portion de chaux contenue dans le bassin où on la détrempe.
— ÉTYM. Bassine.
f BASSINEMENT (ba-si-ne-man), s. m. || 1° Action de chauffer avec une bassinoire. || 2° Action de mouiller légèrement.
— ÉTYM. Bassiner.
BASSINER (ha-si-né), v. a. || 1° Chauffer avec une bassinoire. Bassinerun lit. 2" Fomenter en mouillant avec une liqueur, une décoction. Après avoir bien bassiné ma plaie, J. J. rouss. Prnm. 4. Il m'alla chercher un verre d'eau, tandis que ma mère me bassinait le visage, id. Ilél. i, 03. || Terme de jaidinage. Arroser très-légèrement en pluie fine. Ces melons ont besoin d'être bassinés. || Répandre de l'eau sur la pâte du pain. || Humecter avec la main l'osier, avant de l'employer.
— HIST. xv" s. Beau lict paré, la chambre belle, Les draps bacinez à souhait, coquill. Monol. des perr. ||xvre s. Il me dit qu'il falloit bassiner le petit ventre d'eau fort froide, paré,xvi, t5. Bassinés les dartres de la salive d'un jeune enfant, o. de serres, 968.
— ÉTYM. Bassin; picard, bachiner.
BASSINET (ba-si-nè;le t ne se lie pas dans le par-
ler ordinaire; au pluriel, l'a se lie : les bassinets et.... dites:les ha-si-nè-z et.... bassinets rime avec traits, jamais, succès), s.m. || l"Pièce creuse de la batterie d'une arme à feu à silex, dans laquelle on mot l'a-
BAS
moire. || 2" Dans l'armement féodal, calotte de fer qui se mettait sous le casque. || 3° Petil retranchemenl cintré pour mesurer et répartir l'eau fournie par une source. || 4° Terme d'anatomie. Réservoir placé dans l'épaisseur du rein, où il constitue le commencement de l'uretère. || 5° Bassinet ou bacinet, nom vulgaire de diverses renoncules, et entre autres du bouton d'or. || 6° Sorte de bobèche dans un chandelier d'église || 7° Bassin où l'on fait le sel.
— hist. xive s. Et l'iaume a quartellé [il a brisé], le baccinet fendit, Girart de Ross. 48U7. Lendemain sont armé comme gent redoutée, Les bassinés au chief, et puis ceinte l'espée, Guescl. t4859. || xve s. Si mirent les plusieurs leurs bassinets en leurs testes, et prirent leurs glaives, froiss. i, I, 93. || xvi° s. Laurier, lierre et lis blancs honorez, Romarins vert, roses en abondance, Jaune soucie, et bassinets dorez, marot, m, 302. Le trou, par lequel le feu du bassinet entre avant dans le canon [de l'arquebuse], paré, ix, préf. Bacinet; comme il y a de six à sept espèces de ceste herbe, aussi lui sont donnés plusieurs noms, en françois est appellée pied-de-courbin, pied-de-coq, pas-de-loup, tlammete, o. de serres, 617. L'eau distillée de l'herbe de bassinet ou coqueret, id. 971.
— ÉTYM. Diminutif de bassin.
BASSINOIRE (ba-si-noi-r'), s. f. Bassin dans lequel on met de la braise, et qu'un manche permet de promener dans un lit pour le chauffer.
— HIST. xv s. Le vieillard avai I plus grand mestier d'une bouteille et d'une bassinouere pour eschauffer son lit, Aresta amorum, p. 2U5.dans lacurne ste-palaye. || xvic s. Te faut avoir une bassinoire pleine de braise, paré, viii, <4.
— ETYM. Bassiner.
fBASSINOT (ba-si-no), s. m. Petit bassin au fond d'un vaisseau dans lequel on laisse reposer un liquide.
— ÉTYM. Diminutif de bassin.
f BASSIOT (ba-si-o), s. m. Petit baquet employé dans la distillation d'eau-de-vie.
— ÉTYM. Diminutif de basse i.
f BASSISTE (ba-si-sf), s. m. Musicien qui joue du violoncelle. || On dit aussi une basse, dans le même sens, et même bassier.
— ÉTYM. Basse \.
\. BASSON (bâ-son), s. m. || 1° Instrument à vent et à anche, qui sert à exécuter des parties de basse. || 2° Celui qui en joue. C'est un excellent basson. || 3" Dans un orgue, jeu de basson, jeu d'anche qui sert de basse au jeu de hautbois.
— ÉTYM. Basse I , ou peut-être 6a* son.
f 2. BASSON (bâ-son), s. m. Un des noms locaux d'une espèce de foulque.
f BASSORINE (ba-so-ri-n'), Terme de chimie. Principe trouvé dans la gomme de Bassora.
■)■ BASSOTIN (ba-so-tin), s. m. Dans la teinturerie, cuve à indigo.
— ÉTYM. Diminutif de basse 4.
BASTANT, ANTE (ba-stan, tan-t'), adj. Suffisant. Renaut n'en prit qu'une somme bastante, la font. Orais. Louville, avec Mme Maintenon contraire, n'était pas bastant pour être de la conférence, ST-SIM. toi , 75. || Vieux.
— HIST. xvie s. D'autres forces assez bastantes pour faire un avant-garde, carl. i, 40. Aux besoings extraordinaires, toutes les provisions du monde n'y sçauroientbaster, mont, i, 317. Cette ame sera capable d'une très saincte amitié, la sincérité et la solidité de ses mœurs y sont desja bastantes, id. ni, 73.
— ÉTYM. Ital. bastarc, suffire, et aussi durer, se conserver ; d'un radical qui signifie soutenir, porter, e1 qui se retrouve dans bât, bâtir, bâton (voy. ces mots).
(. BASTE (ba-sf; et quelquefois, dans la conversation, bâ-t'), inlerj. || 1" Elle indique qu'on se contente, qu'on ne se fâche pas. Baste pour cela ou, simplement, baste, passe pour cela. Baste! ce n'est pas peu que deux mille francs dus Depuis deux ans entiers nous soient ainsi rendus, mol. t'Étour. i, 6. || 2° Elle marque le dédain; il n'importe. Baste! songez à vous dans ce nouveau dessein, id. ib.iv , i . Baste! laissons là ce chapitre, id. Méd. malg. lui, i, A. || 3° Terme de marine. Baste ou vaste, commandement qui signifie : Assez, Tiens bon, Arrête !
— HIST. xvie s. Hz entreront en la case mal bastie, .... baste, dist Epistemon.... rab. Pant. ni, 17. Ou si c'est un malheur, baste, je délibère De vivre malheureux en si belle misère, rons. 132. Baste, qu'elles peuvent, sans nous, renger la grâce de leurs yeuli à la gayeté, à la sévérité, mont, pi,
BAS
— étym. Ital. basla, de bastare, suffire (voy.