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KOU

de chausses pour y faire bouffer le taffetaz, rab. l'ont, v, kl Point ne t'est bien cesle forme séante; Jette moy là toute fruste bouffante. Et prens en main les armes, sans enfler Si laidement tes joues à souffler, amyot. Comment refréner la tolère, 12. 1 a synoque fait paroistre tout le corps comme bouffi et enflé, ce quia donné occasion à quelques médecins de l'appeller synoque enflante et bouffante,

pari , xx, 9. [Pallas] Bouffante d'ire et d'une f ■

voix, Comme un tonnerre appeloit lesGregois, rons. 59G, Un seul Bacchus doit se bouferde haine Contre Ion isie id. G84. || Gaiofle, bouffé, se cholere contre soy mesme, merli.n cocaïe, t. 1, p. 288, dans

LACURNE

— ÉTYM. Provenç. et espagn. bufar, souffler; ital. buffare. souffler et plaisanter. D'après Diez, et selon toute apparence, il faut le rattacher à une onomatopée exprimant le bruit que fait la bouche en soufflant. Bouffer et pouffer sont deux formes d'un même mot.

liOUFFETTE (bou-fè-t'), s. f. || 1" Petite houppe; no uds de rubans. Sa coiffe de nuit ornée de deux grosses bouffettes de ruban, j. j. rouss. Conf. iv. Il 2" Terme de marine. La troisième voile du grand mal des galères.

— étym. Bouffer.

BOUFFI, IE (bou-fi, fie), part, passé. || 1" Gonflé. Chair bouffie. Ô chérubins à la face bouffie. Réveillez donc les morts peu diligents, béhang. Dieu des bonnes gens. Je trouve en ce monde Où la graisse abonde, Vénus toute ronde Et l'amour bouffi , id. Cocag. !| 2° Fig. Être bouffi de colère, de rage. Mme de Soubise avait l'air tout bouffi et la comtesse [de Furstemberg] paraissait furieuse, st-sim. 7u .21)5. ï t les petits tyrans bouffis de vanité Dont mon indépendance irritait la fierté, volt. Disc. ~. Je prétends soulever les lecteurs détrompés Contre un auteur bouffi desuccèsusurpés,GiLBEHT, J/o/iapo/. || 3"SlyIe bouffi, style ampoulé. Il a des mots hargneux, bouffis et relevés, Régnier, Sat. ix. On aurait beau montrer ses vers tournés sans art.... Ou bouffis de grands mots qui se choquent entre eux L'un sur l'autre appuyés, se traînant deux à deux, gilb. Le dix-huitième siècle.

BOUFFIE (bou-fir). || i" V. a. Rendre enflé, en ni des chairs. L'bydropisie lui a bouffi tout le corps. |! 2° V. n. Le visage lui bouffit tous les jours. il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir. [| 3° Se bouffir, r. réfl. Devenir bouffi.

— HIST. xiii0 s. Certes ains les devroient toutes 1 er bouffir, Que leur âmes por elles as dcables offrir, j. de meung, Test. )30l.||xvi° s. Il en debvoit rapporter l'ame pleine, il ne l'en rapporte que bouffie, mont. 1, I4G. Je me sens, dict il, enfler et bouffir, comme d'hydropisie , id. m, 211. Hectiques, bouffis, lentigineux, et généralement tous cachectiques, paré, viii, io. Dont se fait leucophlegmatie, qui fait le corps toul bouffi, et la couleur du visage basanée et blaffarde, id. xviii, ti. Les autres sont trop einpoulez et presque creux d'enfleures comme hydropiques, lesquels pensent n'avoir rien fait d'excellent s'il n'est extravagant, creux et bouffy,RONS. 584. Et d'autre part on le [l'homme trouvera tout enflé et bouffi de vent, charroii, Sugesse, n, t.

— ÉTYM. Autre conjugaison de bouffer; bourguig. bôfi.

BOUFFISSURE (bou-fi-su-r'), s. f. || 1° Terme de médecine. Intumescence molle et sans rougeur, plus ou moins étendue, formée par île la. sérosité infiltrée dans le tissu cellulaire sous-cutané. || 2° Fig. Orgueil. La bouffissure [du cardinal de Bouillon] est si générale, qu'il se loue d'avoir exercé cette charge très fidèlement, st-sim. 279,29. || Bouffissure de style ou, simplement, bouffissure, emploi de termes ampoulés. Je préfère à ces vaines bouffissures le simple squelette delà pensée, bern. de s. -p. Mort de Socrate.

— ÉTYM. Bouffir. On disait, dans l'ancien Iran çais, le Ivu/bispour la morgue, la bouffissure.

f BOUFFOIR (bou-foir), s. m. Instrument de boucher qui sert à insuffler de l'air sous la peau et dans le tissu cellulaire des bêles tuées.

— ÉTYM. Bouffer, au sens do souiller.

I. BOUFFON (bou-fon), s. m. || 1° Personnage de théâtre dont l'emploi est de faire rire. Cet acteur est un bouffon assez amusant. Le bouffon du roi. [| Fig. Un auteur dont les plaisanteries sont quelquefois excessives. Si Horace est le premier des faiseurs de bonnes épîtres, Rabelais, quand il est bon, est le premier des bons bouffons, volt. Lettr. Mme tttt Deffant, 12 avril I7G0. || 2" Par dénigrement, celui qui cherche à amuser par ses plaisante

BOU

3Sn

ries. Il se plaît à faire- Te b mffon. [■ Servir de b i iffpn-, être un objet de moquerie. || .!u féminin, une bouffonne. C'est une petite bouffonne.

— hist. xvi° s. Les propos de I m c beuveurs, Que vous avez, buffons, baveurs, ils frenatique [fou]? marot, iy, 165. c'est à ce mestier

.là que des biens on amasse, Non à i ers, où

moins y a d'acquêt Qu'au mestier d'un 1 affon ou celui d'un naquet [homme de rien . ., i, 40

verso. La bouffonne [plaisante] Atrie, d'aub. Hist. Il, 337.

— ÉTYM. Ital. buffone, de buffare, rai er, proprement bouffer (voy. ce mot); parc i que celui qu; dit des bouffonneries dit des choses que l'on compare au bruit qui s'entend quand on bouffe ou souffle, et, plus probablement, pi e qi l'art des boutions consistait anciennement à faire des grimaces, dont la plus fréquente était de grossir ses joues.

2. BOUFFON, ONNE (bou-fon . fo n'), adj. || l»Qui tient du bouffon", qui fait rire. Avoii la mine bouffonne. Une joie bouffonne. Voilà un réveil assez gai et assez bouffon., iiam. Gramm. 2. Ces égrillards iraient d'humeur bouffonne, Pincer au lit le diable et ses suppôts, Bérang. Préface. || L'opéra bouffon, l'opéra italien ; on dit plus ordinairement l'opéia bouffe. Ils voulurent enfin tout voir et tout connaître, Les boulevards, la foire et l'opéra bouffon, volt. Trois emper. ||2" Substantivement, ce qui, en parlant des ouvrages d'esprit , perte le caractère d'un comique bas. Mais de ce style [le burlesque] enfin la cour désabusée, Dédaigna de ces vers l'extravagance aisée, Distingua le naïf du plat et du bouffon, boil. Art p. 1.

— ÉTYM. Bouffon, s. m.

BOUFFONNEB (bou-fo-né). v. n. Faire ou dire des bouffonneries. Bautru et Nogent bouffonnaient et représentaient, pour plaire à la reine, la nourrice du vieux Broussel qui animait le peuple à la sédition, RETZ, n, 123. Dans les livres de Platon, il [Socrate] bouffonne presque toujours, balz. lu. vi, lett. 5. y II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— HIST. xvic s. Allons voir Marc Antoine ou Zany bouffonner Avec son magnifique à la vénitienne, uubell. vi, 33, recto. Saint-Pont fut laissé pour commander à Mascon, inventeur de toutes cruauté/., qui bouffonnoit en les exécutant, d'aub. Hist. 1, H5. i1 . bouflbnnoient sur les harangues du prince, id. ib. 11, 293. Après avoir bouffonne avec le Mas.... id. ib. 1, 343.

— ÉTYM. Bouffon; ital. buffonare.

BOUFFONNERIE (bou-fo-ne-rie), s.f. || 1° Ce qu'on

dit ou ce qu'on fait pour exciter le rire. Cessez ces bouffonneries. Sa vanité lui fît prendre sur son compte des gracieusetés qui n'étaient que pour ses bouffonneries et son badinage, hamilt. Gramm. 7. Il 2° Chose plaisante. Une notice d'un livre par quelqu'un qui ne l'a point lu est une bouffonnerie toute neuve, p. l. cour, i, 67.

— étym. Bouffonner; ital. buffoneria.

f BOUFFRON (bou-fron) , s. m. L'un des noms vulgaires de la seiche.

f BOUGANÈSE (bou-ga-nè-z') , s. m. et f. Enfant d'un indigène de l'Amérique, dit indien, et d'une négresse.

). BOUGE (bou-j'), s. m. || 1° Petit, cabinet de décharge. Une chambre avec un bouge. || 2" Plus souvent, logement obscur et malpropre. Mais d'un bouge prochain accourantà, ce bruit.... boil. Lutr. 11. Notre maître, poussé dans quelque bouge, la font. Cand. Il ne me faut tant de cérémonies; Je suis content de mon bouge, et les dieux Dans mon taudis m'ont fait un sort tranquille, volt. La B,:

— hist. xiV s. 11 y avoit gens qui beuvoient eu une chambre derrière, et un bouge devant où on faisoit la cuisine, nu cange, bougius. ||xves.Et n'y avoit en celle maison fors [que] le bouge devant et par dessus un povre solier auquel on monloit par une eschelle de sept eschelons, froiss. it, u, 15". Lesdits foulons disnerent tous ensemble ou bouge ou sale de l'hostel, du cange, ib.

— ÉTYM. Bas-lat. bugia , bougia, bougius. Il y avait dans l'ancien français le mot féminin b

qui signifiait bourse; italien bolgia. D'après Diez, bouge masculin et bouge féminin sent le même mot; il est de fait que le bas-latin a bogia, bougit qui prouve qu'on a dit aussi une bouge, pour petite chambre, petit édifice; mais le -eus, comment le le uver? Comment passer de bourse à chamb cabane? On passerait plutôt de chambi 1, 1 luit, à coffre-fort; comme le latin loculus, qui signifiant un petit lieu, avait aussi le --eus de lii son argent, poche, bourse En con êqu si

BOU

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