MIA
miA
v. n. Terme de ma-
BRASSEYER (bra-sè-ier) rine. Voy. brasser 2.
îiRASSlAGE (bra-si-a-i') , s. m. Terme de marim . tge a la brasse. || La quantité de brasses d'eau que l'on trouve avec la sonde.
— ÉTYM. Brasse.
| BRASSICAIRE (bra-ssi-kê-r) , adj. 'forme de botanique. Qui a rapport au chou. || S. m. Terme de zooli gie. Les brassicaires, les papillons du chou.
— ÉTYM. Latin, brassica, chou.
t BRASSICOURT (bra-si-kour) , adj. m. Terme d ■ vétérinaire. Cheval brassicourt, cheval qui a le genou arqué naturellement, et non par suite d'usure.
— ÉTYM. Probablement une composition irrégulière de bras et coi»'!.
BRASSIÈRES (bra-siê-r') , s. f. plur. || 1° Petite camisole qui sert à maintenir le corps des enfants ou des femmes. Une autre [jeune personne] aurait paru effroyable en l'état ou elle était ; car elle n'avait pour habillement qu'une méchante petite jupe avec des brassières de nuit qui riaient de simple futaille, mol. Fourb. i,2. || Fig. Directions par lesquelles on ôte à quelqu'un la liberté de sa propre conduite. Être en brassières, n'avoir pas la liberté de se conduire d'après sa volonté. Mettre , tenir en brassières. M. de Couronges se désolait de là fermeté qu'il rencontrait sur beaucoup de points qui tenaient M. de Lorraine fort en brassières dans son état, st-sim. G2, 37. Afin que la difficulté de conserver ce qu'il [Louis XIV] aurait de plus le tînt tou jours en brassières et ses successeurs après lui, id. 77, 251. Tel fut le désespoir que le roi et son ministre durent ressentir d'avoir donné de si fatales brassières à un prince [le duc d'Orléans] qui en avait si peu besoin, id. (03, 147. || 2° Bretelles d'un havresac de soldat , d'une botte , d'un crochet de porte-faix.
— rem. L'Académi i n'admet ce mot qu'au pluriel; mais il s'emploie souvent au singulier, comme caleçon, culotte, pantalon : une brassière d'enfant. Dans le second sens, les brassières étant doubles, on emploie légitimement le singulier quand on ne parle que de l'une d'elles : une des brassières de ma hotte a cassé.
— HIST. xvi° s Et qu'il leur [il s'agit de dames]
donneroitdesbrassieresdesainte Catherine [qu'il leur ferait revenir les charmes de leur jeunesse], d'aub. Conf. i, 7.
— ÉTYM. Bras; bourguig. braisseire.
BRASSIN (bra-sin), i. m. || 1° Cuve à bière. || La
quantité de bière que la cuve contient. || 2° Terme de savonnerie. Quantité de savon que l'on cuit à la fois.
— HIST. XIIIe s. Et si seroit touz li brasins qui seroit faiz de tex choses donez pour Dieu [il s'agit de cervoise], Liv. des met, 30. Envoier polrons [nous pourrons] à nos mollins, fours et bressines.... du cange, bratsina. ||xive s. Nuld'iceulx, tant soitil huppez, Soit philosophe ou médecin, Rien n'y entend en tel brassin, Lalchim. à nat. 520. || xve s.
ismes à sa maie heure s'estoit brassé ce brassin et n'en devoit à homme du monde donner le tort, g. chastel. Chron. des ducs de Bourg, m, ch. 3:j. || xvr s. Le droit de tonnelieu et foraige des brassins de chervoise, du cange, brassinus.
— étym. Brasser i .
f BRASSOIR (bra-soir), s. m. Canne de terre cuite pour brasser le métal fondu.
— ETYM. Brasser i.
t BRASSOUR (bra-sour), s. m. ou BRASSOU1Œ (bra-sou-r'), s. f. Canal qui conduit l'eau d'un marais salant dans l'aire d'évaporation.
BRASURE (bra-zu-r'), 4'. f. Endroit où deux pièces de métal sont brasées, soudées.
— ÉTYM. Braser.
f BRAVA (bra-va), sorte d'interjection dont on se sert pour applaudir une cantatrice, en France, au théâtre Italien, et, quelquefois par extension, un morceau de musique italienne.
— ÉTYM. Ital. brava, singulier féminin de l'adjectif bravo (voy, bravo l).
BRAVACHE (bra-va-ch') , s. m. Fanfaron de sa bravoure. C'est un bravache; on en plaisante; il n'a plus de quoi être un héros, la bruy. 12.
— HIST. xvi° s. Loubais fist une response fort bravasche, carl. x, to. Il avoit esté, en son temps, un fort bravasche soldat à la gasconne, niais a ce coup la braveté lui passa, brantome, Sur les duels,
p. 58. dans LACURNE DE SAINTE-PALAYE. Asseurez-
vous que je ne suis point un bravache ni si escervelé que vous me pensez, montluc dans le Dict. de dociiez.
— étym. Ital. bravaecio, de bravo, brave (voy. e), avec une désinence accio qui est péjora-
i tive.
t BRAVACUERIE (bra-va-che-rie) , s. (. Paroi de bravache.
— HIST. Il n'y a ny rodomontade d'Espagne, ny bravacherie napolitaine, qui nous puisse empescher de demander la paix, Sal. Mén. p. 176.
— ÉTYM. Bravache.
BRAVADE (bra-va-d'), s. f. Action ou parole par la [uelle on brave quelqu'un. Les bravades enfin sont des discours frivoles, corn. Pomp. n . 4. Les bravades, la haine et le trouble où je suis, id. Peribar. iv, I. La bravade est aisée, un mot est bientôt dit, id. Attila, n, I. Vous n'avez aujourd'hui quitté votre embuscade Qu'afin de m'en conter Thistoire par bravade, id. le Ment, m, t. Moi, je cocu?— Vous voilà bien malade! Mille gens le sont bien, sans vous faire bravade, Qui de mine, de cœur, de biens et de maison-, Ne feraient vous nulle comparaison, mol. Éc.desf. iv, s. d'un plus exquis et comme par bravade, Ceci me servira de mouchoir de parade, corn, la Suivante, u, 4.
— HIST. xvie s. Les bravades de cet ennemy vaincu, mont, i, 4. 11/ s'estoienl menacez et d
et avoient fait plusieurs bravades l'un à l'autre,
amyot, Cor. 34. Ce sont beaux mots, que brav;
Soldat, cargue, camisade, Ave.; un brave Dieu, dubell. m, 87, verso. Il a nus par escril les prouesses et bravades [exploits] faicles pai la lerie légère de France l'an 1 5 5 js , lacroix humaine, Biblioth. Pierre Venelle.
— ÉTYM. Ital. bravata, de bravo, brave brave).
t BRA VADER (bra -va-dé), V. n. Faire des bravades.
— HIST. xvi° s. Qu'après avoir bravade de la sorte que chacun savoit, il fust contraint de s'arrester,
— ÉTYM. Bravade.
BRAVE (bra-v'; Chifflet, Grammaire, p. 123, remarque que Va a le son que nous marquons par un accent circonflexe, brâ-v'; la prononciation a changé), adj. || i° Qui affronte courageusement le danger. Les plus braves. Qui n'est brave qu'i n paroles. M. de la Rochefoucauld a dit que vous aviez voulu paraître brave dans l'espérance que quelque charitable personne vous en empêcherait, sëv. 27, .... Les meilleurs soldats et les chefs les plus braves, corn. Cinna, i, 3. L'éclatante vertu de leurs braves aïeux, id. Cid, i, I . Et nous verrons ainsi qui fait mieux un brave homme Des leçons d'Annibalou de celles de Rome, id. Nicom. i, 3. Il l'a fait en brave homme et le doit soutenir, id. Cid, iv, 5. Ivre brave est montrer sa force, pasc. Pens. div. 6. i lue faisaient cependant nos braves janissaires? rac. Baj. i, i. || Brave se dit d'un cheval qui a du courage, de la vigueur et de la docilité. || 2° Familièrement, et surtout avec les mots homme et gens, bon, honnête, obligeant. C'est un brave homme. C'est une famille de braves gens. || Ironiquement. Et les braves Pyrrhoniens, pascal dans cousin. || Très-familièrement. Vous êtes un brave homme d'être venu me voir. Nous n'avons, m'a-t-il dit, ni Lambert ni Molière; Mais, puisque je vous vois, je me tiens trop content; Vous êtes un brave homme, entrez, on vous attend, boil. Sat. ni. || 3" Familièrement, vêtu, paré avec soin. Riquel à la houppe se présente à elle, brave, magnifique, et comme un prince qui va se marier, perrault, Contes, 7k. Elle se fait brave pour la noce de son fils, id. coi. Ta forte passion est d'être brave et leste, mol. Ec. des , m. v, 4. Est-ce que tu es jalouse de quelqu'une de tes compagnes que tu voies plus brave que toi? id. .tm méd. i, I. J'ai loué cet habit pour paraître un peu brave, boursault, Ésope à la cour,iu, 5. || comme une noce, comme un jour de Pâques, extrêmement paré. || 4° S. m. Un homme \ guerre. 11 est de faux dévots ainsi que d braves, mol. Tart. i, 6. Rien n'est plus làch de faire le brave contre Dieu, pasc. Pref. gén. Fai sons tant que nous voudrons les braves, la mort est la fin qui attend la plus belle vie du m mde, pasc. dans girault-du vivier. Le brave la défie [la et marche au-devant d'elle, volt. Orphel. I, 5. Le droit de dominer où chaque peuple pire De bile et du brave est le prix glorieux, sai RiN, Spat lac. ni, i. C'est trop d'incertitude, il faut mourir en brave, delav. Vép. sicil. iv, ■. Je crains peu, din m. us, les braves du Parna , boil. Si i e deux armées semble . , . i se renfi
mer dans des bois et dans des marais, pou cider leur querelle, comme deux braves en ch a] clos, boss. Louis de Bourbon. Gloire à i Sparte et Rome Jamais n'ont VU d'exploits si beaux,
BRA
v. hugo, Odes, il, 3. Cela me fait souvenir de ce qu'on dit quelquefois: quand brave rencontre brave, brave demeure, sév. 597. || Familièrement et par plaisanterie, c'est un brave à trois poils, c'est un homme d'une bravoure éprouvée. Locution venue de la forme de la moustache des raffinés d'honneur sous Henri III et Henri IV. [| Mon brave, locution vulgaire qui se dit soit à un homme avec qui l'on est très-familier, soif à un homme inférieur de position. Venez ici, mon brave. || 5° Assassin à gages. Il le fit assassiner par un brave qu'il paya, l'eu usité (voy. bravo 2).
— REM. 1. Un brave homme est un honnête homme; un homme brave est un homme qui a de la bravoure. Cette distinction, qui est maintenant établie par l'usage, ne l'était pas au xvne siècle ; et, comme- on peut voir dans les exemples, Corneille a dit constamment un brave homme pour un homme brave. Quant à braves gens, il a les deuxsens et signifie soit des hommes vaillants, soit des hommes bons et obligeants. || 2. Le sens de bon que brave a dans: c'est un brave homme, est étendu, dans le Midi, à toutes sortes d'emplois qui sont vi cieux: notre curé est fort brave, voilà de braves poulets; il faut dire: notre curé est un brave homme : ces poulets sont beaux. Un brave curé, c'est un curé qui est un excellent homme; un curé brave serait un curé qui aurait de la bravoure.
— HIST. xvie s. Il avoit donné preuve de sa suffi zance en quelque brave et docte sujet, des accords, Bigarrures, Avis au lecteur, p. i. Tenir tables délicates, estre braves en accoustremens, cai.v. Inst. 88). 11 est des morts braves et fortunées: je lui ay veu trencher le fil d'un progrez de merveilleux advancement, et dans la fleur de son croist, à quelqu'un, d'une fin si pompeuse, qu'à mon advis, ses ambitieux et courageux desseins n'avoient rien de si bault que feut leur interruption, mont, i, G8. Donner dans la bresche, d'une brave asseurance, id. ii, 7. J'aimerois mieulx une vie moins brave [aisée] et moins affaireuse, id. iv, 77. Il y avoit un barbier d'etuves qui estoit fort brave [fier], desper. Contes, xxxn. Cato adjousta à ce glorieux exploit une brave magnificence et haultesse de paroles, amyot, Caion, 28.
— ÉTYM. Provenç. brau (féminin brava), dur, méchant, brave; catal. brau; espagn. et ital. bravo; bas-lat. bravus, sauvage. Le sens primitif est sauvage, dur, fougueux, d'où on passe facilement au sens de vaillant, courageux. Mais d'où vient celui de beau, bien habillé? Sans doute de vaillant on est venu à habile (bravo en italien a cette acception), puis bon, beau, bien habillé. Cette acception est purement française et prouve que le mot brave est venu dans notre langue récemment de l'italien ou de l'espagnol; s'il était ancien, il y serait sous la forme brou, répondant au provençal brau. Diez examine trois étymologies : i ° le latin pravus, méchant; mais pravus a donné en provençal prau, et non brau; 2° l'ancien haut-allemand raw, cru, d'où cruel, méchant, par l'épenthèse d'un b; étymologie insuffisamment appuyée ; 3°lekymri braw, terreur, à laquelle Diez objecte que le sens de terreur ne se retrouve dans aucune langue romane. Aussi, admettant l'objection, on peut proposer comme quatrième conjecture le gaélique borb, cruel, barbare, hautain. Le bas-breton brao, beau, bien babillé, vient du français. On a aussi indiqué le latin bravïum, brabïum, brabêum, du grec ppaëeiov, prix de la victoire, récompense. Mais aucun intermédiaire, dans les langues romanes, ne permet de passer du sens de prix de la victoire à brave, surtout dans sa signification primitive; puis l'accent diffère dans brave et dans bravïum: deux raisons qui ne permettent pas d'accueillir cette étymologie.
f BRAVE (bra-vé), sorte d'interjection dont on se sert, au théâtre Italien, pour applaudir deux ou plusieurs cantatrices.
— ÉTYM. Ital. brave, pluriel féminin de l'adjectif bravo (voy. bravo i).
BRAVÉ, ÉE (bra-vé, vée), part, passé. Bravé par son adversaire. Toutes ses menaces bravées et méprisées. Il semblait.... Que tous les Grecs bravés en leur ambassadeur, Dussent de son hymen relever la splendeur, rac. Androm. v, 3.
BRAVEMENT (bra-ve-man), adv. || i° D'une manière brave, vaillante. Il monta bravement à l'assaut. || 2° Habilement, adroitement. Il s'est bravement tiré de cet embarras. N'ai-je pas bien servi dans cette occasion? Dit l'âne en se donnant tout l'honneur de la chasse. — Oui, reprit le lion, c'est bravement crié, la font. Fables, u, 19.
— HIST. xvic s. Le peuple avoit grand despit do
BRA
Fouir ainsi bravement [avec morgue] parler, amyot, Cor. 2G. S'armer et accoustrer bravement [richement], id. Philop. 15.
— ÊTYM. Bourguig. et lorrain, brament, beaucoup; maçonnais, broveman; Berry, brament; wallon, brûmen, beaucoup; provenç. bravamens; catal. bravament ; espagn. et ital. bravamente ; de brave et le suffixe ment.
BRAVER (bravé), v. a. || 1° Faire le brave à l'égard de quelqu'un ou de quelque chose. Il bravait du regard son adversaire. Ils étaient prêts à braver tous les supplices. La force de la conscience est grande, et ceux qui la bravent.... Braver les chaleurs, les tempêtes. Quoi! viens-tu me braver jusque dans mon palais? corn. Nicom. v, 10. Mais pourrons-nous braver une reine en colère Avec ce peu de gens que m'a laissé mon frère? id. Rodog. m, 2. Car enfin ce- cruel que vous allez braver, Songez, quoi qu'il ait fait, songez qu'il est mon père, rac. Iphig. m, G. Vous triomphez, cruelle, et bravez ma douleur, id. ib. n, 5. Ce Dieu que tu bravais à nos mains t'a livrée, id. Athal. v, 5. Fuis, traître, ne viens point braver ici ma haine, id. Phèd. iv, 2. Et bravant du démon l'impuissant artifice, id. Esth. Prol. Viens-tu du Dieu vivantbraver la majesté"? id. Athal. n, 2. Tous les jours un homme.... un vil esclave D'un front audacieux me dédaigne et me brave, rac. Esth. n, i. Vous bravez ma bonté qui vous était offerte, volt. Ah. v, 5. Il vient braver les morts, il vient braver les dieux, id. Sémiram. v, 2. Cependant que mon front au Caucase pareil, Non content d'arrêter les rayons du soleil, Brave l'effort de la tempête, la font. Fabl. i, 22. Et qui veut bien mourir peut braver les malheurs, corn. Hor. m, 5. Vous qui braviez pour moi tant de périls divers, rac. Androm. m, 6. || Absolument. C'est peu pour lui de vaincre, il veut encor braver, corn. Hor. iv, 2. || 2° Fig. Le latin dans les mots brave l'honnêteté; Maisle lecteur français veut être respecté, boil. Art p. n. || 3° Se braver, v. réfl. Se défier, se provoquer l'un l'autre. Oronte et lui se sont tantôt bravés, mol. Mis. n, 7.
— HIST. xvic s. Oyez braver ce pauvre et calamiteux animal [l'homme vantant sa condition], mont, ii, 209. Il sent mesmes passions que mon laquay, mais se brave sur ce qu'il contient au moins sa langue, id. il, 2M .Vous l'avez bravé, esmeude cholere; et vous l'allez rappaiser et flatter, en vostre froid et meilleur sens, m. iv, 170. N'ayant aultre auditeur des ses louanges, il se bravoit avecques sa chambrière, id. iv, 174. Qu'elle aille la teste levée, bravant [se parant] de ma chaîne, qu'elle se parc et attiffe de mes dépouilles, yver, p. 539. Estant contrainct d'endurer que Tigranes ce pendant courust et pi Hast la Cappadocie, et que Mithridates de rechef bravast, amyot, Lucull. 70. Nous ne souhaitions rien plus que de rencontrer ceux qui bravoient de nous venir trouver, m. du bell. 603. Pourquoy te braves-tu de cela qui n'est rien? La beauté n'est que vent, la beauté n'est pas bien, rons. 257.
— ÉTYM. Brave; espagn. bravear ; ital. bravare.
BRAVERIE (bra-ve-rie) , s. f. Toilette, beaux liabits. Je tiens que la braverie, que l'ajustement est la chose qui réjouit le plus les filles, mol. Am. mal. 1, t. Vite, qu'on les dépouille sur-le-champ. — Adieu, notre braverie! id. Préc. rid. 16. Une infinité de présents, des pensions, des réparations de chemins, quinze ou vingt grandes tables, un jeu continuel, des bals éternels, des comédies trois fois la semaine, une grande braverie, voilà les États, sév. 5 août 1671. Il II vieillit.
— HIST. xvie s. La braverie [action de braver] et la constance, moyens tout contraires [à la soumission], mont, i, i. C'est une action plus de crainte, que de braverie, id. m, i 1 1 . La braverie de son marcher, sa veue ferme et réglée, id. iv, 3. Refréner la braverie insolente de la jeunesse, amyot, P. Mm. 46. Son cheval effroyé du bruit et de la braverie des ennemis, se tourna, id. Marcell. 8. Plus par braverie [bravade] que pour en tirer quelque advantaige, carl. ix, 39. Les richesses, estatz, honneurs et autres braveries de ce monde, l'Amant ressuscité , dans lacurne ste-palaye. Elle n'espargne rien quand il est question de ses habits, pompes et braveries, Dial. de tahureau, p. te, dans lacurne stepalaye.
— ÉTYM. Brave. On a dit aussi bravelê dans le xvie siècle.
f BHAVI (bra-vi). || i° Sorte d'interjection qui se dit, au théâtre Italien, pour applaudir deux ou plusieurs chanteurs. || 2° S. m. plur. de braro 2.
— ÉTYM. Ital. bravi, pluriel masculin de l'adjectif bravo (voy. bravo t).
BRE
f BRAVISSIMO (bra-vi-ssi-mo), inlerject. Voy.
BRAVO t.
1.' BRAVO (bra-vo) , interj. || 1° Expression dont on se sert pour applaudir; et, au superlatif, bravissimo. Bravo! à merveille ! bravissimo! || Bravo peut être déterminé par le nom ou la désignation de la personne qu'on applaudit : bravo Martin; bravo la flûte; bravo le basson. J'arrive, on criait: bravo l'homme; Autre combat: taureau nouveau D'un coup de corne dans l'oreille Étend l'homme sur le carreau; Avec une fureur pareille On cria : bravo le taureau, pons (de Verdun), Contes et Poésies, p. n 1 . || 2" S. m. Approbation, applaudissements. On entenditun bravo général. Anglais... Vos diplomates, vos chevaux, N'ont pas épuisé nos bravos, bérang. Box. Elle entendit une foule idolâtre La poursuivre de ses bravos, id. Pauvre femme.
— REM. En français, on dit bravo pour toute personne et toute chose, soit au singulier, soit au pluriel, soit au masculin, soit au féminin. Brava. bravi, brave sont italiens, non francisés et employés avec prétention par les dilettantes.
— ÉTYM. Ital. bravo (voy. brave).
f 2. RRAVO (bra-vo), s. m. Assassin à gages, coupe-jarret. || Au plur. Des bravi.
— ÉTYM. Ital. bravo (voy. brave).
BRAVOURE (bra-vou-r'), s. f. [| 1e Courage à la
guerre. Il montra de la bravoure. || 2" Au plur. Ironiquement, actions de valeur. Il fatigue tout le monde du récit de ses bravoures. || 3° Terme de musique. Air de bravoure, air brillant destiné à faire valoir la voix et l'habileté du chanteur. || Genre de bravoure, celui qui est opposé au genre simple.
— ÉTYM. Ital. bravura, de braro (voy. brave). f BRAYE (brê), s. f. Fange, boue, terre grasse
dont on fait les murs de bauge, le corroi dont on enduit les -bassins des fontaines et les chaussées des étangs. Il On trouve aussi broyé et brie.
— ÉTYM. Le même mot que Irai.
BRAYÉ, ÉE (brè-ié, iée) , part, passé. Navire brayé.
t. BRAYER (bra-ié), s. m. || 1° Terme de chirurgie. Banilage destiné à soutenir une hernie. || 2°Terme de fauconnerie. Le derrière d'un oiseau de proie. Il 3° Morceau de cuir qui sert à soutenir le battant d'une cloche. || Espèce de collier de cuir pour poi ter une bannière. || Cordage dont les maçons se servent pour élever du moellon ou du mortier. || Petit marteau de fer qui sert aux balanciers des monnaies.
— HIST. xne s. Tout [il] le pourfent de ci tant qu'au braier, Roncisv. p. 73. || xme s. Un d'eus si vilement le conroie Que dou dos li trait tel corroie, Dont l'en poïst faire un braier, Ben. 19063. Nul garnement de ventre, de braieus ou de croupes, de gorge.... Liv. des met. 326. ||xvies. Il faut leur faire porter brayers et ligatures propres à telle disposition, paré, vi, 14.
— ÉTYM. Provenç. braguier, braier ; catal. braguer; bas-lat. bracarium; de bracca, braie (voy. braie).
2. BRAYER (brè-ié), jebraye, tu braves, ilbrayc ou il braie, nous brayons, vous brayez,ilsbrayent ou ils braient; je brayais, nous b rayions, vous brayiez ; je brayai; je brayerai ou braierai, oubraîrai; je brayerais ou braierais, otïbrafrais; brave, brayez; que je braye, que nous brayions; que je brayasse , brayant: brayé, v. a. Terme de marine. Brayer un vaisseau, y appliquer du brai et autres enduits.
— ÉTYM. Brai.
BRAYETTE (bra-iè-f), s. f. Fente de devant d'un haut-de-chausses, d'une culotte. Courtin s'applaudit d'avoir sauvé sa montre et 50 pistoles, qu'il avail fait, à temps, glisser dans sa brayelte, st-sim. 12;.
— HIST. xve s. C'est un chasseur sans sa tromp . Sans braguette un lansquenet, baspel. 56. || xvr s. J'ay inventé cest instrument, lequel est de fer blanc, de la figure d'une brayette, et contient environ un posson; il se doit mettre en la brayette du mal paré, xxiii, 9.
— ÉTYM. Diminutif de braie (voy. ce mot) , nonn. braguette, culotte; bourg, brayôte, pantalon.
BRAYON (bra-ion), s. m. Terme de vénerie. Piégc pour prendre les bêtes puantes.
— HIST. xme s. Renart i fu, si ot veiis. Le jor devant, deus las tenduz, Et un broion en terre enclos, Ren. 1261.
— ÉTYM. Ane. franc, broi (que si sont pris come oiselet à broi, Gerart de Vienne. 3593), qu'il faut rapprocher du provençal brets, de l'italien brele, piège à oiseau.
BRÉANT (bré-an) ou BRUANT (bru-an). s. m. Nom vulgaire de l'embMze citrinelle, dite aussi verdon
BRE
BRE
BRE
et verdier. C'est un oiseau jaune de la grosseur d'un moineau.
; BREBIAGE (bre-bi-a-j'), s. m. Terme de féodalité. Droit qui se prenail sur les moutons.
iiist. xiv*s. Item il a es dites fermes brebiage rs an en tiers an, du cange, berbiagium.
— ÊTYM. Brebis.
BREBIETTE ( bre-bi-è-t'), S. f Diminutif de brebis.
— HIST. xiic s. Ne volt nient prendre de ses hues ne de sesbrebiz, mais fist prendre la berbeiete al
i home, Rom, 1 58. || nu* s. Si vous di que les
berbietes Ne des herbes ne des (1 iretes James tant
r neporront, la Rose, 20175. || xve s. Mes
us et mes brebisettes, Se je les perds, je suis
honni, 1 roiss. Pastour lie.
— ÉTYM. Diminutif de brebis.
BREBIS (bre-bi ; \'s se lie : les brebis et les loups. dites : les lue bi-z et les loups), s. f. || 1-Femelle du bélier. Ce matin une brebis frappée S'est de la main du prêtre et du temple échappée, mair. Sophon. •. 1 Fig. En langage ecclésiastique , un chrétien conduite de son, pasteur. Pouvez-vous croire que j'abanjdonne mes chères brebis? boss. Leit. obb. 272. Il Une impure brebis séparée d'Israël, un chrétien infidèle à sa foi. || C'est la brebis du bon Dieu. une personne tout à fait inoffensive. || Faire un le brebis, manger sans boire. || Une brebis galeuse, une personne qu'on évite, qu'on rebute, soit par de justes motifs, soit par prévention. || 2° Sommier de bois d'un pressoir a cidre. || Proverbes. Brebis comptées le loup lesmange, il ne suffit décompter, il faut veiller. || Â brebis tondue Dieu mesure le vent, c'est-à-dire Dieu proportionne les épreuves a notre faiblesse. ' Brebis qui bêle perd sa goulée, c'est-à-dire eu parlant beaucoup on perd le temps tnger ou d'agir. || Faites- vous brebis, le loup vous mange, ou qui se fait brebis, le loup le mange ; c'est-à-dire ceux qui ont trop de bonté, trop de douceur, encouragent les méchants à leur nuire. || Brebis trop apprivoisée, de trop d'agneaux est tetéc,
COTGRAVE
— iiist. xie s. Cil ki aveir [bétail] escut [retire] u chivalz ti buefs u vaches u porcs u berbis, Lois de Guill. 6. Il xn° s. Ne remist buef ne vache, ne errapuns ne geline, Cheval, porc ne berbiz ne de blé plaine m ne, Th. le mart. (20. || xni° s. Si que j'en ai les brebis grasses, Et li pastour auront les maigres. Combien que ce mot lor soit aigres, la Rose, I-M04. D'un leu [loup] raconte qui jadis Vit un corhel qui fu assis De sor le dos d'une brebis, du cange, berbix.
— ÊTYM. Berry, berbis, bnrbis ; picard, berbis; provenç. berbitz; ital. berbice; bas-lat. berbix, dans les {dus vieux textes : de vervex, bélier. On cite, dans Pétrone, une forme berbex , mais douteuse. Chifilet remarque que Vs ne se prononce pas, même devant une voyelle; cela a changé.
f BUECCI0LA1RE (brè-ksi-o-lê-r'), adj. Terme de géologie. Qui appartient aux brèches contenant des débris d'ossements OU autres dépôts.
— ÉTYM. Brèche, par l'intermédiaire de l'italien breccia.
BRÈCHE (brè-ch') , s. f. || 1° Ouverture faite à un mur, à une haie. Il faut réparer les brèches de cette clôture. Il 2° Terme de guerre. Ouverture faite aux remparts d'une place assiégée. Les Normands firent brèche et donnèrent trois assauts, volt. Mœurs, 25. Essex monte à la brèche où combattait d'Aumale.tn. Ileir. vi. Voici déjà la seconde fois qu'il est sorti de Paris par une brèche, balz. Liv.m, Lit. 7. Restait cette redoutable infanterie de l'armée espagnole dont les gros bataillons, semblables à autant de tours, mais à des tours qui sauraient réparer leurs brèches, demeuraient inébranlables au milieu de tout le reste en déroute, boss. Louis de Bourbon. Il Battre en brèche, tirer avec de l'artillerie contre une muraille. || Fig. Battre en brèche un argument, l'attaquer, le ruiner. Battre en brèche quelqu'un, attaquer sa réputation, sa position. || Par extension. La légion chrétienne ouvre une large brèche dans les rangs des barbares, chateaub. Mart. 207.... Il Fig. Flèche Assez forte pour faire en mon ceeur une brèche, Régnier, Dial. Dans ces omissions et dans ces oublis il se fait une brèche au discours, et la pensée s'enfuit par cette ouverture qu'il fallait fermer, balz. Entretien 29. ||3° Cassure au tranchant d'une lame. Faire une brèche, des brèches à un couteau. || Familièrement. Faire une brèche à un pâté, l'entamer. || 4° Fig. Perte, dommage, tort. Il a fait une brèche à sa fortune, ela ne fera pas brèche au capital. Mais aussi gardezvous d\ „..iier votre faute; Et comme elle fait brè-
che au pouvoir souverain..., corn. Nicom. n, 2. Si nous perdons Philisbourg, il sera difficile de réparer cette brèche, sév. 2GG. Réparant les brèches que le temps avait faites a leur discipline, flécii. Lam. C'est déjà faire une brèche considérable au système ordinaire, fonten. Oracles. Vréf. \\ 5° Le sommet d'une montagne, lorsqu'il est ouvert et comme séparé en deux parties. || Brèche de Roland, ouverture dans une muraille de montagnes, aux Pyré- !:•'•-. qui ressemble à une brèche, et que la légende attribue à un coup d'épée de Roland. || 6" Terme de géologie. Marbre noir, mêlé de taches blanches et jaunes, qu'on tire des Pyrénées et d'autres lieux el qui prend un fort beau poli : ainsi dit parc que la brèche d'où on le tire a donné son nom au marbre qu'on en tire. || Réunion de pierres agglutinées dins un ciment naturel : quand ces fragments sont ronds, comme des cailloux roulés par les eaux, on en appelle la réunion des pouddings; si, au contraire, ils sont les débris anguleux de pierres plus grandes, on les nomme brocatelles. || Brèche osseuse, brèche où il va des ossements. Les fentes de rochers de Gibraltar , de Cette, de Nice etd'autn • lieux des bords de la Méditerranée, sont remplies d'un ciment rouge et dur qui enveloppe des fragments de rochers et des coquilles d'eau douce avecbeaucoup d'os de quadrupèdes, la plupart fracturés: c'est ce qu'on a nommé des brèches osseuses, cuvier, Révolutions , p. 337. Il 7° Terme de jeu de paume. Coup de brèche, coup qui fait entrer directement la halle dans le dedans, près des encoignures.
— iiist. xtvc s. Ou regarde les bresches où les bestes puent [peuvent] mieulx passer, Modus , f° lx , verso. U xv° s. J'aime mieux n'estre point en taverne en défaut Que suivre un capitaine à la bresche, à l'assaut, basselin, xix. || xvr s. Le sort a de quoy ouvrir cent bresches a la pauvreté au travers de nos richesses, mont, i, 314. Je ne faisois bresche à cet bourse, id. 1, 316. La muraille estoit si mauvaise. que cela fit (20 pas de toutte brèche, D'Ain. Iiist. ru, 43. La place, qui ne valloit rien, fut attaquée à demie brèche et sur un commencement de parlement, id. ib. m, 250. Avant bresche raisonnable ils donnèrent en vain un premier assaut, id. ib. m, 25p.
— étym. Picard, brèlce; provenç. bercar, ébrécher ; espagn. brecha ; ital. breccia ; angl. breach; de l'anc. haut-allem. brecha, action de briser, patois bre/ce, chose rompue ; suisse, brèche, chute de pierrailles. Il y a aussi dans le kymri brèg, rupture. Le xvr siècle avait brecher, faire brèche.
BRÈCHE-DENT (brè-ehe-dan), adj. Qui a perdu une ou plusieurs dents de devant. Cet enfant, cette petite-fille est brèche-dent. || Substantivement. C'est un brèche-dent. C'est une brèche-dent. || Au plur. Des brèche-dent.
— ÉTYM. Rrèche, dent.
BRECHET (bre-ché; le l ne se lie pas dans le parler ordinaire), s. m. Nom donné à la crête saillante et longitudinale qui se trouve à la face externe du sternum des oiseaux. || Familièrement. Avoir mal au bréchet, avoir mal à l'estomac.
— HIST. xivc s. La pointe du coustel lui entra en corps en la partie de son ventre, en lieu qu'on dit bruschet ou environ, nu cange, brucus. Ce que l'on dit la poitrine d'un bœuf, l'en dit le brichet d'un mouton, Ménagier, 11, 4. || xvi° s. Les os du brichet sont unis ensemble par symphyse , paré, iv, 43.
— étym. Angl. brisket, poitrine d'un animal; du kymri brysced , brisket, même sens; has-bret. bruchef, poitrine: Breton de Vannes, brusk, estomac d'animal. D'après Ménage on prononçait brichet à Paris.
f BRÉCHIFORME (bré-chi-for-m') , adj. Terme de géologie. Qui a la forme, l'apparence des dépôts trouvés dans les brèches. Débris bréchiformes.
— ÉTYM. brèche et forme.
t BRÉCIN (bré-sin), s. m. Terme de marine. Cordage pour his.ser et amener une vergue. || Corde attachée à un croc, et servant à monter de la cale ou à y descendre divers petits objets. || On trouve aussi bressin et bercin.
— ÉTYM. Holl. bras, brécin;angl. brace ; allem. brassen ; islaud. bras.
f BBÉDA (bré-da), s. m. Terme de marine. Sorte de palan court muni d'un croc.
f BRÉDALER (bre-da-lé) , v. n. Faire du bruit en parlant du fuseau d'un rouet à. filer, quand il est percé d'un trop grand trou peur la broche.
— ÉTYM. Origine incertaine: le picard et le rouchi ont berdaler, gronder entre ses dents, qui est sans doute le même que brédaler, et peut-être a le même radical que bredouiller.
BREDI-BREDA (bre-di-bre-da) , loe. adverb. Avec précipitation et confusion. Il nous a raconté tout cela bredi-breda. || Expression tout à fait familière.
— hist. xvi" s. Bredi-breda taribara, oudin.
— ÉTYM. Ce mot paraît être une onomatopée burlesque.
BREDINDIN(bre-din-din), s. m. Terme de marine. Palan moyen dont on se sert pour enlever de médiocres fardeaux.
f BRÉDIR (bré-dir J , r. a. Terme de métier. Assembler deux pièces de cuir avec des lanières au lieu de fil.
— ÊTYM. Origine douteuse; peut-être est-ce uno forme de briller.
f BRÊDISSAGE ( bré-di-sa-j'), s. m. Action de brédir.
— ÉTYM. Brédir.
BRÉDISSURE (bré-di-su-r') , s. f. Terme de médecine. Impossibilité d'écarter les mâchoires par l'adhérence de la partie interne desjoues avec les gencives, à la suite d'ulcérations de ces parties.
— ÉTYM. Brédir.
f BREDOUILLAGE (bre-dou-lla-j', «mouillées, et non bre-dou-ya-g'), s. »i. Paroles bredouillées. Le duc de Guicbe se submergeait en bredouillages et en plongeons jusqu'à terre, st-simon, 509, 244.
— étym. Bredouiller.
BREDOUILLE (hre-dou-11', Il mouillées, et non bre-dou-ye),s. f. \\ 1° Terme du jeu de trictrac. Marque indiquant qu'on a pris de suite tous les points qui forment un trou ou tous les trous qui font la partie, sans que l'adversaire ait marqué ou des peints ou des trous. La bredouille des points se marque avec un double jeton, quand l'adversaire a pris quelques points au début du trou; et celle des trous avec un petit drapeau, quand l'adversaire a plis quelques trous au commencement de la partie. Il 2° L'avantage qui en résulte, qui est que les trous ou la partie sont gagnés doubles. Petite, grande bredouille; avoir la bredouille; être en bredouille. Gagner une partie bredouille. Être bredouille, perdre la partie bredouille, être complètement battu, comme être capot au piquet; et figurément, revenir, sortir bredouille, c'est avoir fait une démarche sans succès, et en parlant des chasseurs, n'avoir rien tué. Bredouille, ainsi le diable s'en alla, piron, dans son conte de Dagobert. ||Se coucher bredouille, se coucher sans souper. || Fig. Dire à quelqu'un deux mots et une bredouille, ne pas lui dissimuler ce qu'on a sur le cœur. Peu usité.
— HIST xvi° s. Bredouille, traduit par l'anglais Jurch, cotgrave. Être en bredouille, être ivre, id. Ma petite bredouille, mon petit drôle, terme de nourrice, id.
— ÉTYM. Sans doute mot que le trictrac a emprunté h bredouiller.
BREDOUILLÉ , ÉE (bre-dou-lié , liée , Il mouillées , et non bre-dou-yé) , part, passé. Un discours bredouillé.
BRED0U1LLEMENT (bre-dou-lle-man , Il mouillées, et non bre-dou-ye-man), 4'. m. Action de bredouiller. M. de Bailli vient de sortir; il vous fait cent mille hredouillements, mais de si bon cœur que vous devez lui en être obligée, sév. 482.
— ÉTYM. Bredouiller.
BREDOUILLER îbre-dou-llé, U mouillées, et non bre-dou-yé). Il 1" V. n. Avoir une prononciation précipitée et par cela même peu distincte. Mme de la Baroir bredouille d'une apoplexie ; elle fait pitié, si v. 282. Ces deux médecins de Molière, l'un qui allonge excessivement les mots et l'autre qui bredouille, ne laissent pas d'observer également la quantité, d'oliv. Prosod. franc. || 2" V. a. Il me bredouilla l'autre jour mille protestations, sév. 302. j'entends Théodecte de l'antichambre; il grossit sa voix à mesure qu'il s'approche.... il ne revient de ce grand fracas que pour bredouiller des vain ttises,
la BRUY. 5. De plus en plus étourdis d'une scène si extraordinaire, ils bredouillèrent ce qu'ils purent, mais sans rien promettre, st-sim. 203, 14.
— ÉTYM. D'après Diez, de l'ancien français brédir, bresdir . hennir; provenç. braidir, crier, qui parait être une dérivation de braire; étyniologie douteuse. Génin, Récréât, t. 1, p.280, propose la particule péjorative bre ou ber, et douille, gonflé, rebondi (si tost corne il entra en clostre, Doullcs de vin et escaufés, du. cange, doela); ce qui est très-hypothétique et explique bien mal le mot. Le fait est que lepicard el le rouchi ont berdeler, gronder entre ses dents, qu'on dit encore en différents endroits, et brodasse pour bredouillcur : de sorte qu'il paraît y avoir eu un radical berd ou bred, sans
IÎRE
RRE
RRK
qu'on sache s'il a quelque rapport avec l'ancien bredir. Ce qui est digue de remarque, c'est que
nulle part on ne rapporte un exemple ancien de bredouille ou bredouiller.
BKEDOUILLEDR, EUSE (bre-dou-lleur, Ieû-z',
72 mouillées, 1 1 non bre-dou-yeur) , s. m. et f. Celui, celle qui bredouille. Je n'ai jamais rencontré pareil touilleur. Quelle bredouilleuse !
— ÉTYM. Bredouil < r.
| BUÉE (brée), s. f. Garniture en fer du manche d'un marteau de forge.
— ÉTYM. Il y a dans le xvr siècle breé pour dire battu, frayé : Lors vient au chemin et , nouvellement breé de chevaucher, Lancelot du lac, 1. 1, f" 85, dans lacurne ste-palaye; breé est pour broyé. Mais ici brée doit être une fausse orthographe pour braie, une garniture étant corn] a
une h raie.
i. BREF, BRÈVE (bref, brè-v'), adj. \}i° De peu de durée. Dans un bref délai. La vie s'écoule qu'il ne faut pas laisser passer, dans l'accablemenl . des jours si brefs, boss. dans i.afaye, Synonymes. || 2° Qui s'exprime brièvement. Les circonstances les me rendent bref. Être bref. Cette lettre est brève. Je serai plus bref en parlant de.... L'ac- Ci ni !>ref de la colère. Exposition ou relation brève. || Un parler bref . une parole brève , manière de parler rapide et ordinairement avec décision ou commandement. || Pour le faire bref, pour f ire bref, pour abréger. || 3°Qu'on prononce rapide en parlant d'une syllabe. Rendre brève un'1 syllabe. Se prononcer bref. Les sons brefs. A est bref dans race et long dans gràc i. Chez les Grecs et les Romains, la syllabe brève valait la moitié de la syllabe ie. Juré piqueur de diphthongue, endoctriné
I i tout point Sur la virgule, le point, La syllabe brève et longue, piron, Épigr. contre d'Olivel. || 4° S. f. Une brève, une syllabe brève. L'ïambe est composé d'une brève et d'une longue. || Fig. et familièrement. Observer les longues et les brèves, être circonspect, exact, cérémonieux. II en sait les brèves et les longues, il y est habile, il connaît l'affaire. || Terme de musique. Note dont la durée est moindre que celle de la note qui précède. || Autrefois, figure de note qui avait la valeur de deux rondes. || 5 Bref, adv. En quelques mots. Bref, en vos actions en tout si glorieuses.... mair. Sophon. m, 4. Bref, ilen fut à grand'peine au douzième, la font. le Paysan. || Parler bref, avoir une pronom rapide et précipitée. || gn bref, loc. adv. En peu de mots. Expliquer les choses en bref. |j 6° Pépin le Bref, Pépin de petite taille. Le langage historique a conservé cette signification, qui ne peut être dépla cée; bref ne se dit que là dans ce sens.
— REM. D'après Chifflet, Gramm. p. 32, on disait brief, brièveté, brièvement, plutôt que bref, brev té, brevement, qui, dit-il, étaienl fraîche invention d'un grammairien. On voit (pie brief est tombé a peu près en désuétude, tandis que breveté cl brevement n'ont pas duré: l'usage, comme cela est si fréquent, a été inconséquent. Brief était la formelaplus commune dans l'ancienne langue, qui pourtant en faisait un monosyllabe. Au xvic siècle, Palsgrave, p. H>, remarque qu'on fait entendre l'i et Vf.
— SYN. bref, court. Bref a rapport à la durée; court, à l'étendue. C'est là ce qui distingue ces deux mots. Soyez bref, se dit à quelqu'un qui parle,
court, se dit à quelqu'un qui va écrire ou fet, être bref c'est prendre peu de temps pour s'expliquer; être court, c'est tenir peu d'espace sur le papier. Si l'on dit : la vie est si courte, nos jours sont si brefs, on se représente, dans le premier cas, la vie comme une étendue, dan. le second, le jour comme une durée.
— II1ST. xnc s. Guidant que brefs scit mult lor vie, benoît dans ! tique. Li briés jors nos destrent [oblige] ke nos abrevions nostre si
ST. BERN. p. 535. || XIIIe S. Il 3J SOU
atour [il fait ses préparatifs] Que il puist mouvoir [partir] à brief .jour, audefr. le bast. Romancero, p. 8. Les demandes des douaires sont assez briés, car la feme doit dire.... beaum. v, 7. || XIVe s. Doncquos aflin que en brief concluons, se nous faisons les eh' i is dittes, nous pourroi lemoien de vertu acquérir, obesme, Eth. 54. ||xves.
II [le comte de Foix] estoil bref i i
en ses repon i ■ ■ El lii
i- ef tonne qu '.... n>. i. i, 10. Et en bref ement li end it :
les], ID. I, I, 207. Ces deux
paitout regarder et coi lerer les ]
destroits. et puis s'en retournèrent, au, roi, et lui di-
rent à brève parole, que ils ne pouvoient aviser que il pust aucunement approcher les Anglois, qu'il ne perdisl ses gens d'avantage, id. i, i, 31 8. Pour meotre fin à longue guerre par brief champii
leux puissances ensemble, g. chastel. Chr. du duc ■ Philippe , 80. Et, à brief parler, au ment de tous, l'honneur de la journée en em
Bouciquaut, Boxiciq. i, ch. 14 Fut adverty par
le feu duc Jehan de Bourbon que de brief la guerre
i oit commencée, comm. m. \. Brief, cest Alphonse eut si grand envie de fuir, que.... id. vu, H. Je reviendrai bref, [bientôt . lo is xi, Nouv. xix. [1 XVIe s. Ce sont ceux-là [juges] qui en briefs jours Me mettront hors de tes obscurs séjours, MAROT, i, 256. N'en y a un, à parler court i lui soit plus intolérable et grief, id. i, 3 i 3. Luy disant que en brief [bientôt] elle leferoytpiedz neuf/,, Garg. I, 6. Luy disant que la douleur
. id. ib. Que Dieu les en punïroyt de briel id. ib. i, 2i;. J'en ay dit en bref ce que le lie
lit, caêv. Xnstit. 162. Brief, l'infidélité a ouvert la porte à l'ambition, id. ib. 172. Craindre si longtemps chose de si brief i int. i, 84. Es-
semblez, ils s'avancèrent en païs, et, pour le faire bref, ils exploitterent m bien qu'en tn ils parachevèrent toute leurconqueste, i anoi Qui vomira à celte boni' ; onsidererle ti m] emploie en une si grande conqueste,le trouvei-a brief,
m. ib. 409 Mais d'équité, de clémence etd'humani-
té,i i. a brief parler, de toute autre vertu civile et pacifique, il/ n'avoient encore fait voir aucuns exem pies, amyot, Marcell.ZO.
— étym. Provenç. et catal. breu; espagn. et ital. brève; de brevis, qui tient au grec $çar/vç. Bref se déclinait ainsi : briés au nominatif singulier pour les deux genres, bref au régime singulier.
2. BREF (bref ), s. m. 1" Nom qu'on donne aux lettres closes du pape, du moins à celles qui traitenl de quelque affaire ; les officiers qui les font, se nomment secrétaires des brefs; elles sont scellées en cire rouge, de l'anneau du Pécheur, c'est-à-dire du cachet où saint Pierre est représenté en pêcheur, et qui doit être apposé en présence du pape. Le pape a confirmé cette constitution par un bref, tascal, Prov. 17. Clément XI croyail exceller à écrire en latin et à composer des homélies et des brefs, stsim. 46«, l'.H. Clément XI envoya des brefs â tous les prélats de Pologne, voltaire, Charles XII , 5. || 2° Petit livre à I tiques, ef in-
diquant l'office de chaque jour. Bref à l'usa Paris. || 3° Terme de mai me. Congé ou permission de naviguer. ||4° Terme d'ancienne législation. Let- ■ bref, lettres de chancellerie qu'on obtenait pour intenter une action.
— HIST. xic s. Puis [il] lui livrât le baston et le bref [lettre], Ch. de Roi. xxv. Nostre emperere vous enveie cest bref, ib. xxxv. || xn° s. Le jour meisme [il] a maint brief seelé, Ronc. p. 117. Le matin, li
i faire un brief, e mandad à Joab qu'il meist Urie là ù li esturs fust plus forz en la bataille, Rois, iii Faites faire erramant Vos Chartres et vos briés à clerz bien escrivanz, Sax. xxi. Demain iront par tout no brief qui sont escrit, ib. xxiv. !1 fist ses briés escrire, si lur a veit livrez, Th. le mart. 25, || xine s. Le brief [il] lui fait escrire, tantost fu scellé . 1:1 rie, cxxi. Si se pensa li rois que or estnit il poins [blessé]; si fist escrire ses briés et envoiier à tous sesfeaus, Chron. de Bains , p. us. Je vos aport ici un brief, Ren. M(i67. Et après deivenl jurer à chascun des champions que il ne porte brief [brevet, talisman], ne charrai, ne sorseries, île .1. 1, 187. y xvi° s. Le pape escrivit des briefs à tous les princes, lanoue, 4 14.
— ÉTYM. Provenç. breu, brieu; espagn. et ital. brève; bas-lat. brève, lettre (ce qui est le sens habituel de bref dans l'ancienne langue); du latin
liste, agenda, sommaire; de brevis, bref.
Dans l'ancien français, au nominatif singulier li
ou brés, au régime le brief ou bref; au nomi-
atif pluriel li brief ou bref, au régime les briés
BREGIN (bre-jin), s. m. Terme de pêche. Espèce de filet à mailles étroites. On trouve aussi bn et brège, s. f.
— étym. Bas-lat. broginus, brug nus, bu
f BREGMA (brô-gma), s. m. Terme d'anatomie. Sommet de la tête, région oc r la grande
fontanelle
— HIST. xvie s. Estant fi
i iu sur l'os du bregma , paré, vin , 9.
i\m. Bpéi dit à : a ;. i d" 1.1 fonl inell 1 ■ BRÉUAIGNE (bré-è-gn'), adj. || i" Stérile, en
lant des femelles des animaux domestiques onde ceux qu'on entretient dans des parcs et des viviers. Unejument bréhaigne. Une carpe bréhaigne.|| 2° S. f. Une bréhaigne, se dit parfois populairement en parlant d'une femme stérile.
— hist. xiie s. Et li fameilleus sont asagiez, puisque la baraigne plusurs enfantad, Roi . s. Pesmes soni les eve et baraignes les terre . il Franzois morront, s'en i /;, :lcisv. p. 42. || XIIIe s. La roche porte un bois doul ible, Dont li arbre sont mei veillable ; L'un est bre-
e et i Lens ne porte.... / 1 Rose, 5973 1 • . i 1 ; our ce les mai ■ ou braha
partenl plus tost d'ensemble que les autre
Eth. 25i. Il xv s. Voy Eli ab ! 1.
toit bréhaigne clamée. La nativité de .Y. S. brahaing, je porte fleur et graine, ch. d'orl. Ba22. 104,
— ÉTYM. Bourguig. braime; picard, braine; Berry, brâgne; wall. brouhagne; rouchi, breine;
•e ; anc. angl. b irrayn angl.
ren. Mot d'origine obscure. Diez propose uni
arus, homme, en bas-la rteque
bréhaigne serait la femme-homme, la femme stérile. Grandgagnage , trouvant dans le wallon nieshaignier, décompose /«/, iign< en bar, particule
I ■ jorative, et haigner, dont du reste il ne peut in-
" le sens.
fBRÉHER (bré-hé), v. 0. Tèrmi éehale-
rie. Inusité aujourd'hui. Synonyme de broclu foncer les clous dans la paroi du sabot du 1 pour fixer le fer.
— ÉTYM. 11 serait possible que
même radical que l'ancien français tente,
pavillon. || xne s. Où il orent tenduz pavillons et brehanz, Sax. v. |j xm" s. Sodans i o.t fait tendre son bref et son brehant, Ch. d'Ant. 704. || xiv s. El Gaufrois demourra toute nuit sus les champz ; On-
.'1 volt laissier tendre très ne breh de Seb. x, 316. On ne connaît pas L'origine de
ni ; mais les rapprochements sont toujours
f BRÉINE (bré-i-n'), s. f. Terme de chimii . stance particulière trouvée dans la résine de l'arbre à brai de Bordeaux.
— ktym. Brai.
BRELAN (bre-lan; il y a une mauvaise prononciation, berlan, qui, d'après Chifflet, était admise à côté de l'autre dans le courant du xvir siècle), s. m. Il 1° Jeu qui se joue avec trois carti . a trois, ou à quatre, ou à cinq 1 droite
pour jouer au brelan, sÉv. 72. || A\ trois cartes de même figure ou de même point. || Breré ou quatrième, brelan formé des mêmes [ui retourne. || Brelan favori, iyer double, gnon, combinaison qui se présente à la bouillotte, quand, un joueur ayant deux as ci un main, l'as de retourne estde,la couleur de son roi.
II 2" Par de jeu, tripot ; il se prend en mauvaise pari. Courir le bal la nuit et le jour les brelans, rac. Plaid. 1. i. Je ne m'étonne pas qu'il y ait des brelans publics, .L'un en titre d'office exerçait un brelan, régni
Nous la verrons hanter les plus honteux br boil. Sat. x. D'écoliers.... une trou r
quelquefois un brelan défendu, id. Lutr. m. Le monde est un brelan où tout est confondu, 'bel pens% avoir%gagné qui souvent a perdu, rég Sat. ni.
— hist. xme s. Un berlenc aporte et trois dez, Fabliau) '\n. m, p. 286. 'trois de/, et un bre- IenCjib.iv, p. 44. || xives. Comme icellui e fustenbattuz àunjeuoubellentenlavilledeDouay.... du cange, belencus. L'un met sus le berlens son
, Et l'autre :
! xve s. Le roi des ribauds d ble et breleng à par lui sur un des fie; ou en tel place que au ba Plusieurs compaignons ji uai l ou brelenc. m. ib. || xvie s. Toul son 1 : .
a observer les misères d'aultruy; ce p sa femme tenoyt le berland, rab. Pant. m, 25. il tint long temps le berlan [il eut longtei tage], et par son astuce et force en jetta cinq e,
— ktym. Picard, b<
nghum . belencus; de 1 etlîn ou pi
la planche, la table sur la
BRELANDER (bre-lan-dé) , v. n. En part, ne faire que ji .artes. Le rnarq.
BRE
BRK
BRE
s était d'ailleurs un tort pauvre homme qui : , i lei sa femme à son gré, st-sim.
i \\dikk. 1ÈRE (bre-lan-dié, diê-r'), s. m.
, t f. I [uente
nuellement aux c sale et indign est in métier pratiqué de tout temps
:i brel indiers, la
point qu'on tromj e un joueur, un :
r , i , 2 . || A d lécrit la. dame brelandière? boil. !
— HIST. xnc s. Icelui Tassin fu à Civil, où
e, et là trouva feu Pierre Hannetel bellengier, qui avuit mis et drecié son bellent pour ceulx qui y ient jouer et esbattre, du cange. belencus. i ! vm. Brelan.
f BRELANDIN1ER, 1ÈRE (bre-lan-di-nié , nié i), .«. m. et /'. Marchand, marchande qui vend da
i rYM. Brelan, a cause de l'étalage, fait d'orplanche ou table (voy. brelan).
(• BRELEE [bre-lée), s. /'. Terme d'agriculture.
ii le> moutons.
;- BRELIQUE-BRELOQDE (bre-li- k'-bre-lo-k') , loc.
qu signifie au hasard . ei c nfi f BRELLAGE (brè-la-j'), s. m. Action de breller.
— ÊTYM. Breller.
RRELLE (brè-1'), s. f. Nom d'une* certaine quanis de Lois liées ensemble, pour les faire en l'orme de radeau. Quatre brelles font le train complet.
— 1.1 Y M. Voy. BRELLER.
j BRELLER (brè lé), r. a. Fixer fortement avec dages, soit les poutrelles aux bateaux, soit driers aux poutrelles.
— ÊTYM. On trouve , dans Cotgrave . le verbe breller, prendre les oiseaux avec un certain piège. Bn ' fer est de même radical que l'ancien français bril, brillet, sortede piège (voy. bri u. r 2). Le nom du
"inblage.