‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 284 sur 462 · I. BRELOQUE (bre-lo-k'), s. f · texte numérisé non relu

I. BRELOQUE (bre-lo-k'), s. f

Lits bijoux qu'on attache aux chaînes le 1 i tait un pâmer tait à tout, et beaucoup en breloques, st-sim. 379, 129.

— HIST. xvi* s. Breluques, oi din.

— ÉTYM. Picard et wallon, berloke; nami karloke; wallon, bdrùoker, pendiller; de la parti-

jorative bre o'.t ber (voy. ber....) . el

i. BRELOQUE (bre-lo-k'), s. f. Terni iQUE.

BRELUCHE (bre-lu-ch') , s. f. Droguet de fil et

— ÉTYM. Origine inconnue; à moins qu'on n'y

on avec breloque. BRÈME (brê-m'), s. f. Poisson d'eau douce du genre yprtnws brama) . || Brème de mer,

i du genre

— HIST. xme s. Sardines, bresmes et doréi s, Fa-

BARBAZAN,t.iv,p.94.||xiv<!s.Porbre ne i e, Bibl. des Chartes , '■" s rie, t. i . p. 223.

— ÉTYM. Liégeois, brame.; bas-lat. bi braximus ; angl. bream; de l'allemand Bra Broi h

fBRENADE (bre-na-d'), s. f. Voy. bbenèe.

f BRENÈCHE (bre-nè-ch'), .s. f. Poiré nouveau et d iux.

yBRENÉE (bre-née), s. f. Mélange de son et â'herbes pour les oies, les poules et les cochons. Ou dit aussi brenade.

— ÉTYM. Bran.

BRENEDX, EUSE (brè-neù, neû-z'), adj. Sali de bran, de matière fécale.

— HIST. xive s. Perrinet dit à icellui Henry plusieurs villaines et hautaines paroles, et le appella sanglant bernoux, qui est à dire coux [coci

p. u-, du cange, brenacus. || xve s. Au soir i qu'il/, sont breneulx, Chetis recreans et faillis, e. deschamps, Poésies mss. f° 553, col. i, da Curne. Toutesfoys ce sac fut ouvert; Mais q le vit si breneux, Il s'en alla tout roupieux, Ci que ce fust mocquerie, villon, 2e repue.

— ÊTYM. Bran, qui signifie son et excréments.

f BREQUIN (bre-kin), s. m. Outil qui sert à percer; '■ le vrille. || Mèche de vilebrequin.

i i i M. t i'esl le radical de vilebrequin (vire 11 u est pas impossible qu'il se rattache à un radie .1 V. c ou be\ c : provenç. bercar, ébi

: . >; bera uer; radical qui est dans brèch ; ou a

brocher. Ménage propose un verbe bas-aile - ! ercer.

t BRESAGNE (bré-za-gn') , s. f. Un des noms vulgaires île Teffraie.

BRESIL (bré-zil), s. m. Bois rouge propre à la teinture. || Sec comme brésil, comme du brésil, extrêmement sec.

— ni aussi bois de Brésil, observel'Aca-

n écrit bois de brésil sans majuscule!, la n est pas b mne : car le brésil est un bois, et non un arbre; si on écrit Brésil (avec une majuscule), elle n'est pas bonne non plus : car elle implique que le brésil a reçu son nom du Brésil, ce qui est faux.

— HIST. xmc s. Ils ont [dans l'île de Ceylan] berzi en j.iiii habondance, do meillor dou monde, ■ polo, dans de laborde, Émaux, p. 174. Dou royaume de .Iherusalem , don royaume de Egipte, de la terre au soudant, vient poivres et toute espicerie et bresis, id. ib. L\ barillier pueent fere baris de fuz de tamarie et de brez 1. .'<>. des met. 104. Nus tabletier ne puet mètre avec buis nule autre manière de fust qui ne soit plus chier que buis; c'est à savoir, cadre, benus [ébène], brésil et ciprès, ib. 1 77.

xvi* s. Comme si on brouillent ensemble des diamans, rubis, fer, plomb, or, argent, marbre, brésil, perl c rail, tuiles et ardoises, lanoue, 4o. Villeguignon alla au Brésil faire un fort en la rivière de Ganabaras, l'ayant accommodé, renvoya ses navires chargez de brésil, et de là despescha à Genève, d'aub. Ilisl. i,4i. Ensemble une douzaine d'aresde fin brésil, accompaignez de douze trousses ou carquois, carl. m, 30. On dissoudra rasure de brésil et orcanete en eau alumineuse, paré, xxv, 44. Non de fer, ains d'os, de brésil, de bonis ou d'autre bois ferme et lissé, o. de serres, 668.

— ÉTYM. Provenç. bregilh; espagn. brasil; ital. brasile; d'après du Cange, de même radical que braise, à cause de la comparaison avec la couleur rouge ou de feu; la dérivation se serait faite par

erbes allemands, braezelen, brasseln, rôtir en pétillant. Le brésil, connu, comme on voit, bien longtemps avant la découverte de l'Amérique, n'a pas reçu son nom du Brésil, mais l'a donné à ce grand pays, où les bois de teinture rouge sont très-abondants. D'après Chifflet, Gramm. p. 208, l ne se prononçait jamais, même quand une voyelle suivait.

BRËSILLË, ÉE (bré-zi-llé, liée, Il mouillées),

pas* . i| 1" Teint en rouge. || Fig. Devenu rouge.

Mandez-moi si vous dorme/, si vous n'êtes point

brésillée, sév. 232. || 2° Brisé par petits morceaux.

Une glace toute brésillée.

BRÉSILLER (bré-zi-llé, Il mouillées), ». a. || i° Terme de teinturier. Teindre avec du brésil. || 2° Rompre par petits morceaux. ||3" V. n. Se réduire en poudre à force de séchere

— HIST. xvic s. Que à selle neuve ne soit mis en euvre basenne bresillé, du cange, brasile.

— etym. Brésil. Brésiller, dans le sens de rompre en petits morceaux, 'es1 dit ainsi à cause de la

lil. Cependant Itaynouard rapporte le provençal brezillar, tomber en débris, à ! briser; mais la dérivation par brésil est la plus naturelle quant à laforme, et n'a point d'obstacle quant au sens.

BRËSILLET (bré zi-llè, U mouillées), s. m. L'espèce de brésil la moins estimée. || Brésillet bâtard, nom vulgaire de la trichilie spondioïde (méliacée I et de la picramnie antidesme (térébinthacées) , dite t d'Amérique. || Faux brésillet, nom vul- . nie /" ntan Ire de Swartz, et de a ci m i la t intégi <; lié* ( ■ binthacées) de Jacquin.

— ÉTYM. Diminutif de brésil.

f BRESOLLES (bre-zo-1') , S. f. plur. Terme de cuisine. Rouelles minces de veau mises en ragoût.

f BRESSIN (brè-sin), s. m. Voy. brécin.

t BRESSON (brè-son), s. m. Bœuf de couleur de froment roux.

h BREST-E (brè-sf), s. f. Terme de chasse. Maaii i de prendre les petits oiseaux avec de la glu et un appât.

— ÉTYM. Provenç. bref:; anc. franc, broi, piège à prendre les oiseaux. Faudrait-il y rapporter le verbe brester : jà si bien chanter ne sauront Ne pour crier ne pour brester. Patelin? Brester signifieraitil ici se débattre"?

f BRETAGNE (bre-ta-gn') , s. f. || 1° Terme de commerce. Toile de lin fabriquée dans lu Bretagne. || 2" Danse française fort noble qui se dansait en pas de deux.

- ÉTYM. Bretagne , m nu d'une province de

\NT à l'ÉTYM.).

BRÉTAILLER (biè-ta-llé, H mouillées, et non bré-ta-yé). v. n. Tirer l'épée à tout propos; hanter le ■ ailes d'armes et s'y escrimer sans cesse.

— ÉTYM. Brette.

BRÉTAILLEUR (bré-ta-lleur, Il mouillées, et non lue la yeur), s. m. Celui qui brétaille. Ce met so prend presque toujours en mauvaise part, et se dit par mépris.

— mi m. Brétailler.

BRETADDÉ, ÉE ( bre-tô-dé, dée), part, passé. Drap bretaudé, drap tondu inégalement. || Cheval bretahdé, cheval à qui on a coupé les oreilles.

BRETAUDEB (bre-tô-dé), v. a. || 1° Tondre inéii. On a bretaudé ce chien. || Bretauder les cheveux de quelqu'un, les lui couper trop courts. Mme de Nevers y vint coiffée à faire rire; la Mai tin l'avait bretaudée pur plaisir comme un patron de tous les cheveux coupés sur la tête et frisés par cent papillotes, sév. 29. || 2° Couper les oreilh s a un cheval.

— HIST. xnie s. Â val la ville [il] vit un home Frileux et pasle et enfondu, Bien bertondé et tout tondu, Gautier de Coinsi, dans jaubert, Glossaire, t. i, p. 332. || xvie s. Le fendre des nazeaux, lecoupper des aureilles, les crins et la queue des chevaux, est inventé pour donner respiration aux chevaux, pour leur allonger l'aleine, et pour les rendre assi dus au travail, selon qu'ainsi l'on bertaude les cuurtaus es bonnes escuiries, o. de serres, 309,

— ÉTYM. Bre ou ber (voy. ber....), particule péjorative, et tauder ou tonder, tondre (voy. to

Le sens propre de berlauder est mal tondre. Tonsus de londere a donné tousel, jeune garçon, touse, jeune fille, dans l'ancien français; et le son on s'est changé facilement en au dans ce verbe d'un usage vulgaire.

f BRETÈCHE (bre-tè-ch') , s. f. Ancien terme militaire. Pièce de fortification ou partie crénelée des anciennes murailles. || Terme de blason. Rangée de créneaux sur une fasce, une bande ou un pal, ou côtés de l'écu. || On trouve aussi bretasse et bei tesche.

— HIST. xne s. Encor cent bertesches levées. Bien planchies et kernelées, Hou, 9450. ||xmcs. Et Reniers estoit ans bretesches des murs, quant il choisi [vit] l'avant-garde que Joffrois li mareschaus faisoit, villeh. clxii. N'est mie sages qui fera S'amor crier à la bretesche, Lai du émisai i tr aperra

•us ferés, Quant en haut encroé serés Por

mer sur la bretesche, la Rose, 20863. Voltes

voûtes] i ot desous chascune bien taillie, De tors et

de bretesques si fièrement garnie, qu'Antioche ne

crient (craint) ost de celé partie, Ch. d'Ant. îv ,

— ÉTYM. Provenç. bertresca; ital. bertesca, balle, ica ; bas-lat. bretachias. Origine inconnue.

BRETELLE (bre-tè-1'), s. /'. || i" Bai le de cuir ou e qui, passée sur les épaules, sert à porter une civière, un brancard, un sac. Les soldats portent leur sac à l'aide de bretelles. || 2° Bande élastique qui passe sur l'épaule, et qui soutient le pantalon, la culotte. Une paire de bretelles. ,|| Fig. Il en a jusqu'aux bretelles, par-dessus les bretelles, il est ■ dans une affaire dont il ne sait comment se tirer; et aussi, il est ivre. || 3° Filet pour prendre les chiens de mer.

— HIST. xvr s. Bretelles d'une hotte, cotgrave.

— étym. Berry, bertelle. D'après Dicz ce mot tiendra t à l'ancien français bref; provenç. brets; ital. brete, piège à oiseau; espagn. Irete, fers qui ser-

enchaîner. Il reste du doute à cause du sens. Génin a signalé le napolitain bertola, besace qui traverse l'épaule et pend devant et derrière. Il y a dans le parler de Corne bretela, bartcla, croupière; ce sont des rapprochements.

t BRETELL1ÈRE (bre-tè-liê-r'), s. f. Terme de pèche. Filet légèrement lesté, dont les mailles ne sont pas très-larges et que l'on tend da façon à ce qu'il lasse des plis.

f BRETESSE (bre-tè-s'), s. /'. Voy. bretèche.

fBRETESSE, ÉE (bre-tè-sé, sée), adj. Terme de blason. Pièces bretessées, pièces crénelées haut et bas en alternative. Une bande bretessée.

— hist. xive s. A Brenesque la ville, qui fu bien breteschie.... Guesclin, 82<9. ||xv s. Il lit faire et charpenter un chastel si fort et si bien breteschie que on ne le pou voit grever, froiss. I, I, -i ' &-

— ÉTYM. Bretesche.

fBRETONNANT, ANTE (bre-to-nan , nan-t'), adj. N>' se du que dans ces locution- : Bretagne bretonnante, partie delà Bretagne où l'on parle basbreton; et Breton bretonnant, celui qui est de la Bi . tas ne bretonnante.

BRE

BRE

BRÉ

— IIIST. xvc s. Avec eux avoit un chevalier liretonnant, fortement vaillant, froiss. i, i, 313.

— ÉTYM. Breton, de Britannia , nom de la Grande Bn tagne, transporté a la Bretagne continentale, lors d'une émigration de Bretons insulaires sur le c ntinent, qui eut lieu dans les dernières années de l'Empire romain.

BRETTE (brè-f), s. f. Longue épée. Charmon s'était fail secréiaire de cabinet pour le plaisir d'aller à Versailles et de porter une luette, st-sim. <32, 2t5. Tant de bras ont chargé sur Lui tous \ la fois, L'un l'affublant d'un sac et saisissant sa brette, haï rEROCHE, Nobles de province, n, l, || Familier.

— IIIST. xvr s. Brete, fleuret, espée rebattue pour l'escrime, Dict. de monet. Combien qu'ils fussent bretons, toutefois ils n'étoient pas tonnans [Bretons bretonnans ou de la Basse-Bretagne : jeu de mots], et s'estoient meslés de faire de bons tours

ci s brettes [Bretonnes : jeu de mots], qui sont d'assez bonne voulenté, comme l'on dit; toutefois, hors de combat , desper. Contes, v. Jouer de la brette [recourir à l'épée], oudin.

— ÉTYM. Brette, féminin de Breton, une femme du la Bretagne : Mme de Sévigné a dit : nous y vîmes une basse-brette, 77; et ici une sorte d'épée. D'après Ménage, c'était une longue épée qui se fabriqua d'al 1 en Bretagne; il faut donc écarter

i'étymologie de Diez , qui indique le Scandinave bredda, couteau court, sabre. Il y avait des haquenées brettes, des targes brettes.

BRETTELÉ, ÉE (brè-te-lé, lée), part. passé. Pierre brettelée.

BRETTELER (brè-te-lé). L'Académie ne conjugue pas ce verbe, que, en attendant qu'elle suive une or-

ili aphe uniforme, on peut conjuguer : je hrel telle,

je brettolais, je brettelai, je brettellerai , je brettellerais, brettelant, brettelé, ou, avec l'accent grave, je brelt'li', je hreltèlerai, je brettèlerais), v. a. Terme d'architecture. Tailler une pierre ou gratter un mur avec des instruments dentelés. || Graver de légères liachures surlasurface d'une pièce d'orfèvrerie.

— ÉTYM. llretter. On trouve dans le XIIIe siècle bretelle avec le sens de gravure : Si connois monseignorBegu, Qui porte un escu de breteles, Et sa lance de deux ateles Au tornoiement à la haie, Fabliaux manuscrits de S t Germain, f" 70, verso, col. i , dans i ai.iune ste-palaye.

f B8ETTELURE (brè-te-lu-r') , s. f. Légères hachures que l'on grave sur l'orfèvrerie.

— ÉTYM. Bretteler.

f BRETTER (brè-té), v. a. || 1° Terme d'art. Commencer un ouvrage de sculpture, en terre ou en cire, avec un ébanchoir dentelé pour dégrossir la figure. |J 2° Pratiquer des dents ou de petites pointes sur un marteau ou tout autre instrument.

— ÉTYM. Peut-être le mot Scandinave bredda, couteau court.

BRETTEUR (brè-teur), .«. m. Celui qui se bat souvent à l'épée. L'autre en son jeune temps assure qu'il a mis Plus de bretteurs à bas que tué de perdrix, iivuteiioche, Nobles de prov. i, 9. || Familier.

— ÉTYM. Brette.

f BRETTURE (brè-tu-r'), s. f. I| 1° Travail pour dégrossir un ouvrage de sculpture. ||2"Raie formée sur le bois ou sur la pierre par des outils dentés. |j Dents de l'instrument qui sert à tracer les lu et -

— ÉTYM. llretter.

i. BREU1L (breull, Il mouillées), s. m. Terme d'eaux el forêts. Bois taillis ou buissons fermés de haies, servant de retraite aux animaux.

— IIIST. xr' s. E en un bruillparsom lespuiz [ils] remesrent [restèrent], Ch.de liai. i.iv. ||xii° s. Lez un brolet menuement ramé, Uonc. p. 52. Que n'oi [je n'ouisj chanter par brueille Oisel u'au main n'au soir, Coud, vin SousOrigni ni un bruel bel et gent; Là se logèrent li chevalier vaillant, Raoul de ('. 50. [il] Dona broils,dona teres, doua grans entez. Hou, 1930.... dui chevalier ki d'un bruil sont issu, ib. 4258. jl xiiic s. Et [je] chant sovent coin ni elel en broel, le noi denavarre, Chanson 58.

— ■ ÉTYM. Provenç. bruelh, bruoil; anc. ital. broglio, bruolo; bas-Latin , brogilus el broilus, dans les Capitulaires. La forme brogilus indiqui un radical brog, qu'on trouve dans le celtique ; kymri, brog, iiévation, gonflement, signification qui a de l'affinité avec celle de bourgeonner. Le slmis de bourgeonner est dans le portugais a-brolhar, et celui de se soulever dans l'italien h rot/ lin, révolte. Die/, remarque que, si le mot est celtique, il a du moins reçu une empreinte germanique, l'affixe il [brog-il) ne pouvant être qu'allemand; aussi signale-t-il le verbe allemand h*ngen ,-e soulever. Breuil est, en France,

le nom de plusieurs localités, et Dubreuil un nom propre fort répandu.

f 2. BREUIL (breu-U, «mouillées), s. m. Terme de marine. Synonyme de cargue.

f BREUILLER (breu-llé. Il mouillées), v. a. Terme de marine. Carguer et trousser les voiles.

— Étym. Breuil '-!.

f BREUILLES (breu-U', // mouillées), s. f. plur. Terme de pêche. Entrailles du hareng, delà morue, etc.

— HIST. xii" s. Puis [il] fet le cors ovrir, La brouille [les entrailles] a fet richement enfoïr Devant L'autel, el mostier St Bertin, Garin, dans du cange, burbalia.

— étym. Bas-lat. burbalia, qui se trouve dans les Gloses d'Isjdore, dont l'origine est inconnue, mais qu'on peul songer à rattacher à bourbe par l'intermédiaire du celtique borb (voy. bourbe).

BREUVAGE (breu-va-j'),s.m. || l°Liqueura boire. Qui te rend si hardi de troubler mon breuvage? la font. Fabl. i, 3. C'est son breuvage le plus doux, rac. Esth. ni, 3. i| 2" Terme de vétérinaire. Potion médicinale pour les chevaux, les bœufs, etc. || 3" Mélange égal d'eau et de vin donné à un équipage en sus de sa ration.

— HIST. xnc s. Onqucs Tristans, cil qui but le hrevage, Plus loiaument n'aima sans repentir, Couci, xix. [| XIIIe s. Li rois ne se gardoit pas dou buverage que li traitour li avoient feit boire, Chenu. de Bains, p. 49. Mes se tu viaus [veux] bien eschever Qu'amors ne te puisse grever, Et vous garir de ceste rage, Ne pues boi\re si bon bevrage Comme penser de le foïr , la Bosc, 4368. Le meilleur bevrage que il aient et le plus fort, c'est de lut de j ument confist en herbes, joinv. 2Ci. || xve s. Envie luy brassa telle breuvaige que elle fit controuver sur luy que il n'auroit pas bien parti [partagé] les despouilles, Bouciq. iv, ch. 13. Uns médecins, qui bien savoit Quel maladie avoie [j'avais] el corps.... Avoit à mes gardes bien dit Qu'on ne laissast entours mon lit Nulbuvrage, ne pot, ne voire, froiss. Espin. amour. || xvic s. Bruvage, marot, iv, 247. À lafin il leur advint de gouster du vin qui premier leur fut apporté d'Italie, dont ilz trouvèrent le breuvage si bon, que.... amyot, Cam. 23. l'ault encore qu'il boyve d'un breuvage composé de vinaigre et de laict, id. Artox. 3.

— ÉTYM. Provenç. beurage ; espagn. bebrage ; portug. beberagem; ital. beveraggio ; de l'ancienne forme boivre ou bevre, avec le suffixe âge : bevrage, et, par métathèse dei'r, brevage, breuvage.

•f BRÈVE (brè-v'), s. f. Quantité de marcs ou d'espèces que le monnayeur produit d'une seule fonte.

— iiist. xivc s.' Il fist monnoier et ouvrer pluseurs autres brèves d'or, du cange, brève. |j xv° s. Brève est le nombre et quantité de deniers non monnoyez qui est baillé par poix et nombre certain à chacun monnoier pour chacun jour qu'il monnoye, id. ib. Qui avoit emblé en la monnoye de St Pourcein une brieve d'argent noir, m. ib.

— ÉTYM. Bref, pancarte où l'on indiquait la quantité des matières remises.

f BREVE (ALLA), voy. alla brève.

BREVET (brève ; le t ne se lie pas dans le parler ordinaire : au pluriel Vs se lie: des brevets imprimés, dites : des bre-vè-z imprimés; brevets rime avec traits, succès, paix), s. m. |] 1° Autrefois acte non sellé qu'expédiait un secrétaire d'Etat et par lequel le roi accordait un don, une pension, un bénéfice, une grâce ou un tilre de dignité. Je ne suis pas de ceux qui, ayant dessein de convertir des éloges en brevets, font des miracles de toutes les actions de monsieur le cardinal, voit. Ietl. 74. Une inspection générale sur la marine et l'autorité d'enseigner aux officiers toutes les nouvelles pratiques dont il était l'inventeur, le tout accompagné de <2000 livres de pension; la maladie de M. de Seignelai retailla l'expédition des brevets nécessaires, fonten. Renau. || Ducs à brevet, dues à vie, par opposition aux durs héréditaires. || Justaucorps à brevet, sorte de justaucorps bleu à parements rouges, que quelques courtisans avaient droit de porter par brevet du roi. || Au plur. Les chevaliers du Saint- Esprit qui portaient le cordon bleu. On laissait entrer les brevets au lever du roi. || Fig. et familièrement. Deux fripons à brevet, brigands accrédités, volt. Disc. 5. James et Mambrès étaient les sorciers à brevet de Pharaon, id. Mœurs, Magie. || Brevet d'assurance ei retenue, acte par lequel le roi assurait une somme a payer par'le titulaire d'une charge après le titulaire actuel. || 2° Titre ou diplôme délivré au nom d'un gouvernement, d'un prince souverain. Il

a reçu le brevet de sa pension. Ce marchand a le brevet de fournisseur de la cour, etc. Commis à retirer les brevets des emplois Qui vous ont fait l'envie et la terreur des rois, rotr. Bélis.v,3. j| Acte qui attribue un grade dans l'armée ou dans un ordre de chevalerie. Brevet d'officier. Brevet de la Légion d'honneur. j| Espèce de patente ou diplôme délivré par le gouvernement à. ceux a qui il permet d'exercer certaines professions ou industries. Brevet d'imprimeur, de libraire. || Brevet de capacité, constatation d'une certaine aptitude chez un individu. |! Brevet d'invention, d'importation, de perfectionnement, acte qui accorde le droit exclusif de fabriquer et de vendre a l'auteur d'une invention, d'un perfectionnement, ou de l'importation d'une invention ou d'un perfectionnement. || Fig. et familièrement. Donner à quelqu'un brevet . son brevet d'étourdi, d'extravagant, c'est-à-dire le déclarer tel. On croirait qu'il a un brevet d'impunité. || 3" Kn termes de pratique, acte en brevet, obligation, procuration dont le notaire ne garde pas la minute et qu'il délivre sans y mettre la formule exécutoire. Obligation, procuration par brevet. ]| 4" Acte d'apprentissage, acte par lequel l'apprenti s'engage. [J 5° Talisman. L'amoureuse Nérie Employa philtres et brevets, la font. Coupe. Et pour gagner Pans, il vendit par la plaine Des brevets à chasser la fièvre et la migraine, corn. Illusion, i, 3. Vieux en ce sens. Le talisman était ainsi appelé parce qu'il consistait en paroles écrites sur un bref ou brevet. || 6" Terme de teinturier. Décoction de garance et de son qu'on ajoute au bain d'indigo.

— HIST. xiii" s. Comment il trova a son chief Eu un petit brievet escrit Ce qui son nom bien li dosent, ruteb. n, 149. || xve s.... le beau nisi [obligation] Ou ung brevet y ont ouvré, Patelin. 37G. || xvi° s. Montrant des brevets [talismans] qu'il avoit, attachez au col et au bras. mont, ni, 23a. Feuilletant ces petits brevets descousus [des notes sur ses attaques de gravelle], comme des feuilles sibyllines, je.... in. iv,273.L,ors qu'elle de loingjectc un brevet [billet, talisman] dans ma flamme, Je le sentis soudain comme il me rhabdloit, la boétie, 448. Estre enferré bien avant aux brevets des rearchans usuriers et autres gens de main mise, Contes d'Euirapel, p. 78, Rennes, 1685.

— ÉTYM. Diminutif dé bref, subit.

f BREVETABLE (brè-ve-ta-bP) , adj. Qui peut recevoir un brevet d'invention. Le procédé n'est pas brevetable.

— ÉTYM. Breveter.

f BREVETAGE (brè-ve-ta-j') , s. m. Opération ayant pour but de produire de l'alun en ajoutant un sel dépotasse ou d'ammoniaque au sulfate d'alumine.

— ÉTYM. Breveter 2.

| BREVETAIRE (brè-ve-tè-r'), s. m. Personnage breveté. || Celui qui avait obtenu un brevet du roi en matière bénéficiale.

— ÉTYM. Brert 7.

BREVETÉ. ÉE (brè-ve-lé, tée), part, passe'. Le fournisseur breveté d'un prince.

— ÉTYM. Brevet.

fBRÈVETÉ (brè-ve-té), s. f. S'est dit pour brièveté (voy. brièvi n e Un des maîtres de notre éloquence a cru que la contrainte de la poésie, jointe à la sévérité de notre langue, m'embarrassait en beaucoup d'endroits, et bannirait de la plupart de ces récits la brè\eté qu'on peut fort bien appeler l'âme du conte, la font. Fabl. Préface. On ne tro pas ici l'élégance et l'extrême breveté qui rendent Phèdre recommandable, id. ib.

l. BREVETER (brè-ve-té; bien que PAcad ne mette pas d'accent sur bre; la prononciation i n met un, au moins quand la syllabe qui suil i t muette; quand elle est sonore, i n peut faire entendre un e muet, comme dans brevet ; je brevetl ■. je brevetais, je brevetai, je brevetterai, je bn rais, brevetant; au lieu des deux il. on | admettre L'è, comme dans : je complète), v. <i. Donner un brevet a quelqu'un. Se l'aire bi par le gouvernement.

— ÉTYM. Brevet.

\ 2. BREVETER (brè-ve-té), v. a. Exécuter! ration du brevetage.

f BREVEUX (bre-veû), s. m. Ternie do pêche. Sorte de crochet à prendre les homards et les crabes.

BRÉVIAIRE l bré-vi è î "; . .v. ut. || 1" I.i\ prières, en usage dan- I

diverses parties doivent êti • à certaines

heures du jour, par ceux qui sont engagés dans les

3 ou qui possèdent qvelqu ecclésiastique. La mouche se plaint.... Qu'aucun

rmi

RRT

RRI

AIT

n'aide aux chevaux à se tirer d'affaire. Le moine disait son bréviaire : 11 prenait bien son temps, la

Fabl.vn, 9. Je trouvais le vieux voyageurlevé avant moi , et disant son bréviaire, CHATEAUBR, Génie, îv. iv, s C'était l'heure sainte où libre et solitaire, Au rayon du couchant il lisait son bréviaire, ; smaîît. Joe." Proï. 8. || 2° L'office même que les prè-

senl chaque jour. || 3° Fig. et familièrement, livre dont on fait sa lecture habituelle. Tacite est Min bréviaire.

— HIST. xive s. Li breviere suer Agnès de Paris rheut en eaue tout ouvert et fut du tout mouillé dedans et dehors, Vie d'Tsabelle à la suite de join ville, dans le Dict. de dochez.

— ÊTYM. Breviarium, abrégé, sommaire, parce que c'est un sommaire des prières à réciter; de breris, bref (voy. bref).

t BRÉV1CAUDE (bré-vi-kô-d'), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui a la queue courte.

— ÊTYM. Brevis, court, et cauda, queue.

| BHKYICAl LE (bré-vi-kô-1') , adj. Terme de botanique. Qui a la tige courte.

— ÉTYM. Brevis, court, et caulis, tige.

t BRÉVIER (bré-vié), s. m. Nom vulgaire des grands oiseaux de proie.

f BRÉVIKLORE (bré-vi-flo-r) , adj. Terme de botanique. Qui a les fleurs courtes.

— KTYM. Prévis, court, et flos, fleur.

t BRÉVIKOLIÉ.ÉE (bré-vi-fo-li-é,ée), adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles courtes.

— ÉTYM. Brevis, court, et fulium, feuille.

f BRÉYIPÈDE (bré-vi-pè-d') , adj. Terme de zoologie. Qui a les pieds courts, les jambes courtes.

— ÊTYM. Bin is, court, et pes, pied.

f BRÉVIPENNE (bré-vi-pè-n'), adj. Terme de zoologie. Qui a les ailes courtes.

— KTYM. Brevis, court, etpenna, aile.

jBRÉVlROSTRE (bré-vi-ro-str') , adj. Terme de

zoologie. Qui aie bec court.

— ÉTYM. Brevis, court, et rostrum, bec.

f BBÉVISTYLE (bré-vi-sti-T ), adj. 'ferme de botanique. Qui a le style court.

— ÉTYM. llrevis, court, et style.

t BRÉVIUSCULE (bré-vi-u-sku-1') , adj. Terme didactique. Qui est un peu court.

— ÉTYM. Diminutif de lirei'is, court.

BU1BE (bri-b'), s. f. || 1° Gros morceau de pain. Manger une bribe de pain. Il est populaire. || 2° Les restes d'un repas. Cela se changeait en un déjeuner dont j'étais le pourvoyeur, et qu'il partageait avec un autre camarade; car pour moi, très-content d'en avoir quelque bribe, je ne touchais pas même à leur vin, j. j. nouss. Confess. 1. || Fig. Si j'avais le moindre crédit, quelques bribes à leur jeter, ils seraienttousàmespieds, p. l. courier, i,86. || 3° l'in .ises prises çà et là. C'était [Villars] un répertoire de romans, de comédies et d'opéras dont il citait à toul propos des bribes, st-sim. t H , 203. Je sais qu'un homme qui fait des vers mieux que moi a récité des bribes fort jolies d'un petit poëme.... volt. Left. Schomberg, ^ janv. 1770.

— HIST. xiv° s. C'est celle qui brimbes repont [met] en son sachet, et tant y sont que moisies elles deviennent,du GANGE, briba. || xvi* s. Et pour ce qu'ils estoient fort chargez de linbes, il se convia à les soulager, d'aub. Hist. n, 4B2. 11 n'est vie que de coquins quand ils ont amassé leurs bribes, cotgrave.

— ÉTYM. Bourguig. bribaullai, mendier; picard, briber, manger; wallon, briber ; ancien wallon, brimber, mendier; espagn. briba, gueuserie ; angl. bribe, présent qu'on l'ail pour corrompre quelqu'un. Ces mots se rapportent d'une part à briffaud, mangeur; picard brife, morceau de pain (ital. briffalda, coureuse); et d'autre part à l'espagnol bribar, mener une vie de vagabond; ital. birbone, birbante, vagabond ; anc. franc, briban. L'italien briffalda sert d'union entrelesdeux formes bn/ et brib, etles deux sens manger et être vagabond. Du reste l'origine ultérieure de ce mot est ignorée. On a indiqué l'ancien haut-allemand bilibi, pain, conjscture sans autorité. Mais bribe, bien qu'il ait été brimbe, ne parait pas tenir à brimborion (voy. ce mol), qui est tout autre.

f BRIBRI (bri-bri), s. m. Nom vulgaire du bruant de haie.

— ÉTYM. Peut-être une onomatopée prise du chant de l'oiseau.

BRIC (brik). Voy. broc. Do bric et de broc.

BRIC-À-BRAC (bri-ka-brak) , s. m. Objets vieux et de hasard, comme bahuts, ferrailles, tableaux, statuettes, etc. Marchand de bric-à-brac. ||/1« plur. Des bric-à-brac.

— ktym. Moi forméàl'imitationde de bricel debroc. BRICK, (brik; quelques-uns .écrivent et pronon-

cent brig), s. m. Bàfiment à deux mats, et dont le plus grand est incliné vers l'arrière. Un page et deux coursiers attendent, et plus bas, Un brick aux flancs étroits sous son poids se balance, lamart. Harold. v.

— ÉTYM. Anglais, brig.

BRICOLE (bri-ko-F), s. f. || 1° Dans l'art militaire du moyen âge, sorte de catapulte ou de mangonneau. || 2° Terme de jeu de paume. Bond que fait la balle lorsqu'elle a frappé une des murailles. || Au jeu de billard, coup par lequel la bille jouée touche une des bail' les avant de venir frapper l'autre billa. Coup de bricole. Jouer de bricole. || Terme d'artillerie. Le boulet a frappé de bricole, c'est-à-dire après avoir rebondi. || Fig. Tour et détour des choses, causé par les résistances qu'elles rencontrent dans leur mouvement. Jouer de bricole, n'aller que par bricoles, user de moyens détournés. Il a voulu me donner une bricole, il a voulu me tromper. Tessé n'espéra plus de bricoles pour arriver au commandement de l'armée, st-sim. 97, 30. La princesse de Guemené attrapa le tabouret par les bricoles des particuliers [intimes] et du Val-de-Grâce, m. 58, 232. || De bricole ou par bricole, loc. adv. Indirectement, d'une manière imprévue. || 3° Un termes de marine, bricole se dit de la puissance qu'ont les poids, placés au-dessus du centre de gravité, pour mettre un vaisseau sur le côté. Le lest contre-balance la bricole, qui est occasionnée par le poids des mâts, des manœuvres hautes, etc. ||4° Partie du harnais d'un cheval qui s'applique à son poitrail. La bricole du timonier s'est rompue. || Harnais en cuir qui remplace le collier pour les chevaux de trait léger, ou pour ceux qui ont été blessés à l'encolure. || 5° Lanières de cuir à l'usage de ceux qui portent des fardeaux suspendus. La bricole d'un porteur d'eau. On dit aussi bretelles. || 6° Terme de pêche. Ficelle garnie de ficelles plus minces et plus petites, qui portent chacune un hameçon. || 7° Sangle qui sert à soulever les glaces d'un carrosse. || 8° S. f.plur. Espèce de rets pour prendre des cerfs, des daims. Le cerf a donné dans les bricoles.

— HIST. xve s. Et à l'endemain, nous prendrons terre.... et nous logerons au plus près de la ville que nous pourrons, hors du trait d« leurs bricoles, froiss. m, iv, 15. Engins, canons, trebus, espringales, brigoles, id. ii, m, toc Et aussi en autres lieux furent faits plusieurs fondreffles, bricoles et eschelles, monstrel. i, 2 9. Icelluy varlet se ferma une corde au col en manière d'une vercolle pour soustenir le limond du dit demy char. Pendant qu'ils tiroient et battoient à la vercolle, du cangk, vercolenum. Â la bataille de Fornoue plusieurs François contrefirent l'habillement du roy Charles VIII, pour donner la bricolle aux ennemis qui avoient envoyé le reconnoistre pour le tuer, andré de la vigne, Voy. de Naples de Charles VIII, p. 162, dans

LACURNE

— ÉTYM. Espagn. brigola ; ital. briccola ; bas-lat. bricola: trois mots qui ont le sens de machine de guerre à lancer des pierres; sans doute de l'ancien français bric, s. m. ou briche, s. f. piège à prendre les bêtes : xme s. Ysengrin remest [reste] en la briche, Ben. )200; xvi" s. Pour prendre au bric l'oyseau nice et foiblet, marot, i, 254. Bric se rattache peut-être à un radical allemand brech, rompre, briser. Pour bricole, la série des sens est : machine à lancer, puis le bond que fait la pierre lancée, puis les cordes et ficelles qui servent, comme dans la machine, à quelque opération.

BRICOLER (bri-ko-lé), v. n. || 1° Jouer de bricole à la paume ou au billard. || Fig. Aller par des voies obliques. La maison de Lorraine fit en sorte que Mme la duchesse de Chartres demeurât à Versailles, avec laquelle il n'eût pas été si aisé de bricoler, stsim. 72, )8I. || 2° Terme de chasse. S'écarter à droite et à gauche de la piste, en parlant du chien. j| 3" Terme de manège. S'écarter adroitement pour passer entre les arbres et les buissons, en parlant du cheval.

— HIST. xvi° s. Martiques estant couché sur le flasque d'un canon pour conteroller le pointeur, sans fronteau, une balle d'arquebuse bricolla sur la pièce et lui perça la leste, d'aub. Hist. i, 312. J'allais bricollant sans chandelle, et tombant d'un costé et d'autre, comme un homme qui serait yvre de vin, palissy, 32 i.

— ÉTYM-. Bricole.

f RRICOLIER (bri-ko-lié), s. m. Cheval qui porte la bricole, qui est attelé de côté aux voitures à deux roues. || Fig. et populairement, homme qui vit d'expédients et de raccrocs»

— ktym. Bricole,

t BRICOTE.VUX (bri-ko-tô), s. m. plur. Pièces du métier des tisserands.

— HIST. xvr s. Bricotcau, palet de pierre, ou-

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