XVI
' — ÉTYM. Bas-lat. capitellum , eau de savon ; ital. capilello, pierre à cautère.
fCAPlTELLÉ, ÉE (ka-pi-tèl-lô, lée). adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'une très-petite tête ou boule.
— iïtym. Bas-lat. capitellum, petite tête. CAPITEUX, EUSE (ka-pi-teû, teû-z'), adj. Qui
porte à la tête, en parlant des vins qui sont riches en principes spiritueux, qui enivrent facilement.
— .t.c- r- Comme gens capiteux [emportés] et ple'ms .e fureur, g. chastellain, dans le Dict.
ne DOCHEZ.
— ÉTYM. Ital. capitoso, obstiné, volontaire, de caput, tête (voy. chef).
;■ CXP1TILUVE (ka-pi-ti-lu-v'), s, m. Bain de
tête, lu!, m: .' J ' : te.
— ÉTYM. Caput, tête (voy. chef) , et lucre, laver (voy. lotion).
CAPITULE (ka-pi-to-D , s. m. Forteresse et temple de Jupiter à Rome, sur le mont Tarpéien. Brûlons ce Capitole où j'étais attendu, Rkc. Milhr. m, l.|| Fig. 11 n'y a qu'un pas du Capitole à la. roche Tarpéienne , c'est-à-dire qu'un pas des honneurs suprêmes à la ruine [les triomphateurs romains allaient au Capitole, et les conspirateurs étaient précipités du haut de la roche Tarpéienne]. On voulait, il y a peu de jours, me porter en triomphe, et maintenant on crie dans les rues : La grande trahison du comte de Mirabeau.... Je n'avais pas besoin de cette leçon pour savoir qu'il est peu de distance du Capitole à la roche Tarpéienne. mirab. Coliect. t. m, 356. || Lieu où siège la municipalité dans certaines villes. || Lieu où siège, à Washington, le congrès do- États-Unis;
— étym. Capitolium. L'ancienne dérivation, caput Tuli, la tête de Tolus, qu'on racontait avoir été trouvée encore toule fraîche en creusant les fondalions du Capitole, est une légende étymologique pour expliquer un mot dont on 'ne connaissait plus l'origine et le sens.
— HIST. xvr s. Les fouaciers se transportèrent au Capitoly, et là, devant leur roi, nommé Picrochole, tiers de ce nom, proposèrent leur complaime, rab. Garg. i, 26.
CAPITOLIN, INE (ka-pi-to-lin, li-n'), adj. Du Capitole. Jupiter capitolin. Vénus capitoline. Jeux capitolins. Fastes capitolins, tables de marbre trouvées à Rome en 1447, avec la série des consuls de l'an de Rome 250 à 765.
— ÉTYM. Capitolinus, de Capitolium, Capiiole. CAPITON (ka-pi-ton), s. m. Bourre de soie, ou
ce qui reste après qu'on a dévidé toute la soie d'une coque.
— ÉTYM. Ital. capitonc, soie non tordue.
t CAPITONNER (ka-pi-to-né) , v. a. Garnir de capitons. Fauteuil capitonné.
CAP1T0UL (ka-pi- toul), s. m. Nom qu'on donnait aux magistrats municipaux de la ville de Toulouse. L'office de capitoul anoblissait. Monsieur lecapiloul, vous avez des vertiges, piron, Mctrom. v, 4.
— HIST. xive s. Les capituliers de Toulouse, nu cange, capitulares. || xve s. Pons de Maries, chevalier et capitolierdeThoulouze, il), ib. Montèrent tous lescapitolz de Rome sur chevaux couverts, et l'amenèrent [Grégoire XI] à grand triomphe à Rome,
FROISS. Il . Il, 20.
— ÉTYM. Provenç. capital, chapitre et capitoul; bas-lat. capitolium, chapitre, dérivé de capitulnm, chapitre (voy. chapitre).
CAPITOULAT (ka-pi-tou-la; le t ne se lie pas), s. m. Dignité de capitoul. Mais apprenez de moi qu'un ouvrage d'éclat Anoblit aussi bien que le capitoulat, piron, Métrom. v, 4.
— ÉTYM. Capitoul.
\. CAPlTULAIRE(ka-pi-tu-lê-r'), adj. \\ l'Appartenant au chapitre, à une assemblée de religieux. Acte, résolution, assemblée capitulaire. || 2° Terme de paléographie. Lettres capitulaires, grandes lettres qui se mettaient au commencement des chapitres d'un livre, et qui étaient enluminées d'or ou de minium.
— ÉTYM. Capitularis , de capitulum , chapitre (voy. ce mot).
2. CAPITULAIRK (ka-pi-1u-lê-r'), s. m. Nom de statuts et règlements arrêtés dans les assemb ées nationales sous les deux monarchies franques (mérovingiens et carlovingiens). || Nom donné à des règlements des rois de la seconde race, parce qu'ils étaient distingués par sections et par chapitres. Les capitulaires de Charlemagne. Le capitulaire où Charles le Chauve parle des terres censuelles dont le cens avait appartenu au roi, montesq. Esp.