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— ÉTYM. Capitulare, écrit divisé en chapitres. CAPITULAIREMENT (ka-pi tu-lê-re-man) , adv.
En chapitre. Décision prise capitulairement, prise parles religieux capitulairement assemblés.
— ÉTYM Capitulaire, et le suffixe ment.
(.CAPITULANT (ka-pi-tu-lan) . adj. m. Qui a voix dans un chapitre. Les chanoines, les religieux capitulants ou, substantivement, les capitulants assemblés pour l'éleclinii.
— ÉTYM. Capitulum, chapitre (voy. ce mot).
f 2. CAPITULANT (ka-pi-tu-lan), adj. m. Cantons capitulants, cantons suisses qui fournissaient des soldais pour le service étranger.
— ÉTYM. Capitula'.
CAPITULATION (ka-pi-1u-la-sii.it ; en paésifi, do six syllabes), s. f. || 1" Terme de guerre. Convention
qui règle à quelles ronditions une place, un poste, une troupe se rendent. Obtenir, accorder une capitulation honorable. Faire sa capitulation. Recevoir à capitulation. || 2" Familièrement, conciliation. N'attendez de moi aucune capitulation. Le baron eut une capitulation digne de sa résistance, hamii.t. Gramm. 3. || Capitulation de conscience, c'esi-à-dire accommodement avec sa conscience. À un soldat qui s'est bravement défendu il est permis de capituler, et il est des capitulations de conscience si difficiles à ne pas accepter, scribe, le Puff, v, 6. || 3"Convention qui assure aux sujets d'une puissance certains privilèges dans les États d'une autre puissance, et, en particulier, la convention qui réglait les droits et devoirs des Suisses au service de France. || 4° La capitulation impériale ou les capitulations de l'Empire, certain nombre d'articles que l'empereur d'Allemagne jurait d'observer à son élection.
— HIST. xvie s. Les reilres se maint, ennent aussi en la possession de leurs droits acquis, à sçavoir des hautes capitulations, et de se faire toujours payer sur les vieux roolles, langue, (83. Ceulx-cy s'en retournèrent pour consulter avecques leurs concitoyens, et feirent ainsi deux ou trois voyages. pour la dificulté delà capitulation, mo«t. ii. i~9.
— ÉTYM. Bas-lat. capitulatio, de capitulare, capituler.
1. CAPITULE (ka-pi-tu -F), s. m. Terme de liturgie. Espèce do petite oraison qui se dit à la fin de certaines divisions des offices.
— ÉTYM. Capitulum, dans le sens de chapitre (voy. ce mot).
f 2. CAPITULE (Ica-pi-tu-F). s. m. Terme de botanique. Disposition des fleurs diles autrefois fleurs composées, c'est-à-dire assemblage de fleurs trèset présentant de loin l'apparence d'une Heur unique.
— ÉTYM. Capitulum . dans le sens de petite tête, diminutif deçà put, tète (voy. chef).
t CAPITULÉ, ÉE (ka-pi-tu-lé, lée), adj. Terme de botanique. Fleurs capitulées, fleurs assemblées en capitule. ,
— ÉTYM. Capitule, 2.
t CAPITULÉ, ÉE, adj S'est dit dis Soi service de Fiance. Régiments capitulé».^
CAPITULER (ka-pi-tu-lé), ». n. || 1° Tene guerre. Se iendre par capitulation. La ville capitula. Une troupe ne doit pas capituler en rase campagne. || 2" Familièrement, céder, entrer en arrangement. Vous ne me ferez pas capituler. || Capituler avec sa conscience, entrer en arrangement avec elle, c'est-à-dire en étouffer les justes scrupules. || Proverbe. Ville qui capitule, ville rendue, ou bien, est à demi rendue; c'est-à-dire écouter certaines propositions est déjà une faiblesse qui fait croire qu'on les acceptera.
— HIST. xivi s. Et de ces choses jà nous en parlons maintenant en figure et en capitulant [récapitulant] grossement, oresme, Eth. 48. || xve s. Et ne pensez pas que guère oneques femme fut mieux capitulée [chapitrée] qu'elle fut à l'heure, puis de l'un,
puis de l'autre, louis xi. Conte xxxm. || xvr s ou
qu'on les defleroit, ou qu'on les contraindrait de capituler pour leur retraite en Allemagne, lanoue, 690. Il avoit esté capitulé [convenu entre les conjurés] qu'il se leveroit une armée pour l'exécution, Castelnau. 24. Les assiégez perdirent espoir et capitulèrent à la vie pour les soldats, d'al/b. Hist. i. 26. Lansac avoit esté envoyé pour haster le marquis de Bade qui avoit capitulé avec le Roi pour 4ooo chevaux [les avait promis par convention], m. Ilist. i, 2i h. Pour maintenir ou renverser tout ce qu'il avoit capitulé [accordé par la capitulation], carloix, vu. (3. Vous laissant aulhorité absolue capituler [régler la capitulation à accorder], articuler, transiger et parlementer, m. ix, 26, Nous promettons que, dès incontinent que sera conclu le traité de paix, nous ferons tontes les dépêches nécessaires pour l'accomplissement et exécution de ce qui aura esté traité et capitulé, silly. Mnn. l. ix, p. M7, dans lacurne. Il y a bien grande différence outre l'assemblée et conversation qui se fait pour le plaisir et celle qui est faicte pour traiter et capituler affaires d'importance, bouchet, Serees, liv. m, p. 95, dans lacurne.
— ÉTYM. Provenç. eapitolar, ranger par chapitres; -le capitulum, chapitre, parce qu'une capitulation est divisée par articles.
f CAPIVARD (ka-pi-var) ou CAPIVERD (ka-pivèr), s. m. Un des noms du cabiai.
CAPLAN (ka-plan), s. m. Voy. capelan 2. f CAPLANIER (ka-pla-nié), s. m. Voy. cafela-