NIER
CAP
fr.APXOFUGE (ka-pno-fu-j'). adj. Qui préserve de la fumée.
— ÊTYM. KaTtvô:, fumée, et <puvr|, fuite; mais jl vaudrait mieux écrire capnophuge.
t CAPNOÏDE (ka-pno-i-d') S. f. Terme <!e botanique. Nom d'une plante [fumaria perennis).
— 1 1YM. Kotirvô;, fumée, etèsSo;. forme. r.W'NCniANClE (ka-pno-man-sie) , s. f. Sorte
de diviriation. qui était en usage parmi les anciens dans leurs sacrifices, et qui consistait à tirer de bons ou le mauvais auguresdès qualités delà filmée.
— ÊTYM. Kcckvo;, fumée, et aavîjia, divination. f CAPNOPHYLLE (ka-pno-fi-T) , s. m. Terme de
botanique. Nom d'une ciguë d'Afrique qui a les feuilles semblables à celles de la capnoïde.
— ETYM. K»7tvàç, fumée, et çOW.ov , feuille.
j CAPNÔfTERE (ka-prio-ptê-r'), ddj. Terme d'histoire naturelle. Qui a les ailes couleur de fumée.
— ÊTYM. Raicvàç, fumée, et titesov, aile.
| CAPOC (ka-poc), *■. in. Terme de commerce. Nom, dans l'Inde, de la ouate.
t CAPOLIN (ka-po-lin), s. m. Nom du cerisier du Mexique.
<.CAPON(ka-pon),s. m. || 1" Celui qui cajole pour tromper ei arriver a ses tins. Tu as beau faire le capon, tu perds ta peine. Terme très-familier. ||2°Dans les académies de jeu, capons, ceux qui ne s'y trouvent que pour prêter de l'argent aux joueurs. || Populairement, joueur rusé, fin et appliqué a prendre tous ses avantages. 11 est capon à ce jeu-l;\. I| 3U Poltron, et aussi, au collège, celui qui, dans une punition collective, dénonce un camarade. || 4° Adj. Capon, caponne, qui a le caractère du capon. Quoi de plus capon qu'une pareille conduite? Il n'y a pas au monde plus capon qije lui. ||S° Charge caponne, se disait autrefois d'une charge qui n'avait qu'un titre sans rien d'< . tl'ectif. La Vrillière avait une charge de secrétaire d'État, qui. pour parler comme en Espagne, se pouvait appeler caponne, ST-siMON, 197, t3r>. 11 y a îles clefs qui n'en ont que la figure, qui n'ouvrent rien et qui s'appellent des clefs caponnes, pour t'es gentilshommes [de la chambre d'Espagne] suis exercice, id. 89, 172. D'une charge caponne de général des carabins qui n'existaient plus, il s'en fit une réelle de mestre-de-camp général des dragons, in. 37, 170;
. — ÉTYM. Espagn. cnpon , chapon; ital. cupponë, même sens (voy. chapon). Dans bharge caponne, ■■apnniie vient de l'espagnol capona , en cette locution //(HT cnjiniia, clef châtrée, que le roi d'Espagne accordait à certains gentilshommes , ainsi dite parce que. donnant le droit honorifique d'entrée dans les appartements, elle ne donnait ni exercice ni appointement.
2. CAPON (ka-pon), s. m. Terme de marine. Instrument composé d'une corde, d'une poulie et d'un croc de fer, qui sert à lever l'ancre.
CAPONNE, ÉE (ka-po-né. née), part, passé. de marine. L'ancre est caponnée, elle est garnie du capon.
t. CAPONNER (ka-po-né). ||1° V. ri. Terme populaire. Agir en capon. faire le capon, et, au collège, dénoncer un camarade pour échapper à une punition collective. Il caponne au jeu. Touche-moi, si tu oses, tu verras si je caponne. || 2° P. a. Cajoler. Ah ! le petit câlin, comme il nie caponne pour obtenir ce qu'il veut!
— ÊTYM. Cnpon.
2. CAPONNEK (ka-po-né), v. a. Terme de marine. Caponner l'ancre, la relever avec le capon.
— ÉTYM. Ital. capponate.
CAPONNIÈRE (ka-po-nié:P) , .s. f. Terme de guerre. Logement qu'on creuse dans le fond d'un fossé sec, pour y mettre des soldats à couvert.
— étym. Espagn. cdponera; ital. càppoiiierà; de caprin, cappone, chapon, ainsi dit par assimilation de forme, de l'espagnol câponera, qui signifie une chapon nière, une mue à engraisser des volailles.
f CAPOQUIER (ka-po-kiê), s. m. Nom du cotonnier de l'Inde (bomhax otienlale) .
CAPORAL (ka-po-ral), s. m. Titre donné au soldat revêtu du grade le moins élevé darisl'ihfartterie. Les caporaux de la compagnie. || Familièrement. Avec quatre hommes et un caporal on en viendra à bout, cela se dit pour exprimer qu'une chose est aisée. || 11 faudra quatre hommes et un caporal pour le faire sortir; il faudra employer la force.
— tusT. xv s. Après avoir esté Caporaux et sérgens, lanoije, 184. U laisse sur la porte un corporal qu'on lui avoit donné pour Tatbot, d'aub Ilisl. i, ;):«;. Le gentilhomme françois qui suit les bandes, desdaigne la halebarde, c'est-à dire , faire Testât de sergent, encore moins d'estre appelé capporal, alléguant que sont charges mécaniques [à cause du
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service de police et d'exécution 'les arrêts], cabloix, n . 13, Nom avions un corporal qui tenoit encore bon el avoil opinion qu'il ne seroil pas chassé, estimant que celui qu'on nommoit corps de garde lui porteroit faveur; mais un je ne sais quel caporal vint portant des lettres de recommandation.... Et en peu de temps après, la place de ce corporal qui estoit natif du pays, fut baillée à cet estrange caporal, H. est. dans ménage.
— ÊTYM. Berry , corpora 1; roticbi , coporal; espagn. caporal; ital. câporale. Ménage et Diez tirent le mot italien de capn, tête, chef (voy. chef), à l'aide d'un suffixe or, grammaticalement étrange . mais dont on trouve un autre exemple dans caporione, chef de quartier. Il faut dès lors considérer comme une corruption corporal, que H. Estienne défend, qu'il tire de corps (corps de garde), et dont on entend quelque* personnes se servir encore.
f CAPOSER (ka-po-zé), ». n. Terme de marine. Amarrer le gouvernail; mettre à la cape, afin de suivre l'abandon du vent.
). CAPOT (ka-po), i'. m. || 1° Terme de marine. Grande redingote pour le mauvais temps. || Sorte de tambour d'escalier. |! 2° Petite cape qui taisait partie de l'habit de cérémonie des chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit.
— iiist. .\vic s. Habillé d'un petit capot à l'espagnole, Sat. Ménip. 9G.
— ÉTYM. Diminutif de cape. Le Dictionnaire de l'Académie de 1740 a capot . au sens actuel de capote.
2. CAPOT (ka-po; le t ne se lie pas), adj. invariable. i| 1" Se dit, au jeu de piquet, du joueur qui ne fait aucune levée. Je suis capot. Madame est capot. Nous avons été capot. || Fig. Faire quelqu'un capot, remporter sur lui un grand avantage. Vous allez faire pic, repic et capot tout, ce qu'il y a de galant dans Paris, mol. Préc. I o. D'ailleurs ton métier nous arrange, Nos amis nous ont faits capot, bérang. Math. Bruneau. || Familièrement, confus, interdit, embarrassé. Être, demeurer, restercapot. Nous sommes demeurés capot. Elle est demeurée capot. || 2" S. m. Le coup par lequel un joueur est fait capot. En ce sens le mot a un pluriel. Après une suite traîtresse lie pics, de repics, de capots, bérang. Enf. de la maison. || 3" Terme de marine. Faire capot, chavirer, sombrer sous voiles.
— ÉTYM. Capot, dans* le sens de cape, pris métaphoriquement; la défaite complète au jeu étant considérée comme une capote qu'on jette sur le vaincu.
f 3. CAPOT (ka-po), s. m. Terme de jardinage. Petite couche.
| CAPOTAGE (ka-po ■ ta -j'), s. m. Terme de marine. Connaissance du chemin qu'un navire fait en mer.
CAPOTE (ka-pô-f), s. f. || 1° Grand manteau d'étoffe grossière, à capuchon. En hiver les sentinelles ont une capote. || 2" Espèce de redingote à l'usage des soldais. La tunique a remplacé dansl armée française l'habit et la capote. || Kspèce de /longue redingote à l'usage de toute sorte de personnes. || 3° Mante que1 les femmes portaient par-dessus leurs habits et qui les couvrait de la tète aux pieds. Capote de camelot, de taffetas. || 4° Sorte de chapeau de femme dont l'étoffe, ordinairement légère, est plissée et coulissée. Une capote rose, baleinée, de crêpe, etc. || 5° Une capote, le coup par lequel un joueur est fait capot. || 6° Couverture en cuir d'un cabriolet. || 7" Tuyau en fonte placé au faite d'une cheminée. || 8" Terme de vétérinaire. Espèce do bandage de toile matelassé avec lequel on recouvre la tète d'un cheval qu'on avait assujettie pour une opération.
— ÊTYM. Capot I.
] CAPOTER (ka-po-té), v. n. Terme de marine. Chavirer.
— ÉTYM. Capot 2.
\ CAPOCLIÈRE (ka-pou-liê-r'), s. f. Terme de pêche. Nappe de filet à larges mailles. | GAPPARIDÉ, ÉE (ka-ppa-fi-dé, dée)jterfj". ferme
de bot. inique. Qui ressemble au câprier. || S. /".Les cappai idées, famille de plantes à laquelle le câprier a donné son nom.
— ÉTYM. Voy. CÂPRE.
f CAPPE (ka-p')t s. f. Assemblage de morceaux de bois dont on entoure une forme à sucre cassée.
— ÉTYM. Le même que cape. On nomme en Bourgogne chape un tonneau en bqis blanc dans lequel on place un tonneau de vin.
CAPRE (ka-pr), s. m. Terme de marine. Vieux. || 1° Sorte de vaisseau corsaire. 11 a été pris par un câpre de Dunkerqûe. || 2" Câpre à la part, matelot allant en course sans solde et dans la seule espérance d'avoir part aux prises.
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— ÊTYM. Holl. kaper, du verbe kapen, faire le pirate.
CÂPRE (kà-pr') , s. f. Jeune bouton de Heurs du câprier, confit dans le vinaigre, et servant d'assaisonnement. Sauce aux câpres. Je ne vivais ordinairement en Sicile [dit Platon] que de câpres, fénel. biogène. \\ Câpres capucines (voy. capucine).
— HtST. xv° s. Une livre caspres, deux sols, Bibl. des chartes, 4e série, t. iv. p. su. || xvr s. Préparant des bouillons de poullets avec racines de persil, de fenouil, de câpres, d'orge et autres diurétiques, paré, xx, a». Les câpres sont bonnes, à cause qu'elles aiguisent l'appétit et desopilent, et doivent estre bien dessalées, id. xxiv, 22. Comment qu'on prenne les câpres, sont tous-jourg propres à confire,