‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 324 sur 462 · CED · texte numérisé non relu

CED

moi], sachez, je vous le noijnie], ib. Cis homs qui orendroit s'en est allé d'ici, ib. cxviri. Bien diriez que (je) n'ai coulpe en ceste destinée, ib. xvi. Et il respont: ce somes nous, Ben. 978. Pour ce amors a meillor renom, la Hose, 5556. Je jetai hors ce d'argent que j'y trouvai, joinv. 250. Je Lui di que il eust moult fait que fol, à ce que il avoient leur seigneur occis, id. 247.

— xive s. Et ce non obstant, il est, entre tous autres vertueus , pour soi souffisant , oresme ,

Éth. 315.

— xv* s. Les archers anglois avoient laissé en leur logis ce de harnois qu'ils avoient, froiss. ii, ii, )93. Avoient pris en grant vergogne, ce que des Hainuyers avoient esté ainsi rencontrés [d'avoir été ainsi rencontrés par les Hainuyers], m. i, i, ■539. Si se mit dans un vaisseau à tout ce de gens qu'il avoit eschappés , id. i, i, )S2. Je la veux multiplier [l'histoire] et accroistre ce que je pourrai, id. i, i, ). Beaux seigneurs, le gentil comte de Hainaut viendra un de ces jours à si grand ost ... id. i, i, 415. Ce terme pendant vint messire d'Artois en Angleterre, id. i, i, 55. Devant ce (la bataille de Poitiers] j'estois encore moult jeune, id. Prol. C'est ce dont tant suis désireux, ch. d'orl. Bail. 36. Il prit adonc le mot [devise] que onques puis il ne laissa, lequel est tel : ce que vous voudrez, Bouc, i, 16. La cour, c'est à entendre le prince.... comm. v. (8. Et ce qu'il se laissoit si peu voir et se tenoit ainsi clos en son charriot, estoit afin que l'on ne le connust si desfait, id. vi, 13. Mais Dieu ne lui vouloit consentir ceste grâce que de recevoir ce sage conseil, id. v, 8. Ouvrez, dit-il, m'amie ; ce suis-je [c'est moi] , louis xi , 88.

— xvi" s. Demandant la cause de ce, les chanoines lui dirent que.... rab. Pant. il, 5. Je en ferai ce que déraison, in. ib. Et bien tout périra, feust-ce Esculapius mesme, id. Pant. m, 3. L'antichrist est desjà né, ce m'a l'on dit, id. ib. m, 26. Et à voir Pantagruel, sembloit un faucheur qui de sa faux (c'estoit Loupgarou) abattoit l'herbe d'un pré (c'estoient les géants), id. ib. il, 29. Mais laquelle peut-ce estre? Serait-ce point vostre port tantadextre? Ou ce parler tant doux et gracieux? marot, i, 351. Mais à quel juge est-ce que nous irons, Si n'est à vous? id. ii, 2it. Le temps est bon pour les douleurs défaire De ceux qui n'ont constance de ce faire, id. i, 284. Qui est-ce qui a retiré ces deniers-là de la main du marchand? calvin, ( 54. C'est assez, disent-ils, que Dieu soit servi de cœur, id. 2)8. Ce n'est pas à eux de reformer Testât commun du peuple, id. 223. Et quand nous le ferions, ce ne seroit que témérité, id. 23t. Ce ne sommes pas nous qui avons rien fait, id. 296. Quant est des peintures, que sont-ce sinon patrons de pompe dissolue? id. Instit. 67. Socrates estime que ç'ont esté gens ignorants qui en ont usé les premiers en ceste signification, id. Inst. 73. Que ceste soit la première reigle quant aux vœux, id. Inst. 1008. Ce leur sont sceaux des promesses de Dieu, id. Inst. )I06. C'a esté une ignorance ou malice pernicieuse, id. Inst. 3)4. Découvrir tels monstres, c'est les vaincre, id. Inst. 526. A-ce esté pour despouiller Jésus Christ de ses armes? id. Inst. 582. En l'un défaut ce qui est le commencement de bien escrire, c'est le savoir, du bellay, i, 21, verso. Ce qui me nuit, c'est ce qui m'est plaisant, in. n, )4, verso. Mon fils, c'est assez combattre, id. ii, 64, recto.... Car c'est à vous, Â vous, seigneur, à qui seul je les voue, id. VI, 3, verso. Ces beaux noms de vertu, ce n'est rien que du vent, id. vi, 38, recto. Mais tout le bien que je reçoi De mon inviolable foi, Ce sont soupirs et larmes, id. iii, 54, recto. Ce ne sont pas ni ces lis ni ces roses, Ni ces deux rangs de perles si bien closes, C'est cet esprit rare, présent des cieux, id. v, 41, recto. Et qu'est-c • des ans qui glissent, Qu'est-ce des biens allechans? id. v, 54, verso. Sont-ce ici ces estats généraux où.... Sal. Mén. )65. Ce que j'ai d'ailleurs sont seulement quelques accessoires, paré, Au lecteur. C'est ce dont est fait le callus es fractures, id. viii, H. Difficile est contenter un malade, ce dit le poëte Ion, amyot, Du la tranq. d'dm. 5. Quand ce vint au père de la fille, mont, i, 4 7. C'est une violente maistresse d'école que la coutume, id. i. )05. Je vois, ce me semble, que.... id. i, )32. C'a esté le jugement commun de tous les sages que.... id. i, )82. À parler en bon escient, est-ce pas un misérable animal que l'homme? id. i, 227. Il va estudier en son lexicon que c'est que galeux et que c'est que ... id. i, )44. Ce n'est pas tout à eux de lui obéir, il faut encore lui complaire, la doétif. , 66. Nous monstrasmes à ceux qui en usent où c'est qu'il les

faut mettre, id. 184. L'avertissement que leur donnèrent leurs capitaines, ce fut: si les ennemis les chargeoient, qu'ils les receussent sans mot dire, id. 304. Ce sont toutes belles choses ce que tu dis, id. )99. Cela, est-ce vivre heureusement? id. 67. N'est-ce pas grand pitié que.... id. 73. Que sera-ce si nous commençons de labourer la terre l'hiver? id. 229. Ce leur est plus languir que vivre, id. 29. Ce qui est cause de telles séparations est qu'on ne sait et qu'on ne veut vivre en concorde, lanoue, 46. Voila, ce nous semble, que nous devons respondre à ces gens qui sont si aspres au sang , id. 84. Voi ces rochers au front audacieux, C'estoient ja'dis des plaines fromenteuses, ronsard, 963.

— ÉTYM. Dans l'adjectif ce, cet, cette, ers, il y a deux formes qui ont une origine différente : i° ce; ancien français ço, ceo, iço, ice ; wallon, si; picard, che, chu, cho, chou, éche, ches, ces; provenç. aisso et so ; ital. cià ; du latin ecce hoc. ce-o ou ç'-o ; hoc se trouve dans l'ancien français sous la forme de oc ou o; 2° cet, cette, ces; ancien français, cest, cist, icest, icist; provenç. cest, sest, cist, sist, aicest, aicist, aquest , aquist; espagn. aqueste; ital. questo; du latin ecce iste. Le parler populaire des nations romanes renforça de ecce les pronoms latins; ecce, encore très-visible, dans les formes icest, aicest, aqueste, est réduit au c dans les formes plus syncopées.

CÉANS (sé-an), adv. Ici dedans, surtout en parlant de la maison où l'on se trouve. Qu'est-ce qu'on fait céans? comme est-ce qu'on s'y porte? mol. Tartufe , i. 5. Usurper céans un pouvoir tyrannique, id. ib. i, ) . Je n'aime point céans tous vos gens à latin , id. F. sav. n, 7. Si son clerc vient céans, fais-lui goûter mon vin , rac. Plaid, i , 6. Ce qui est de réel , est que vous seriez céans libre comme chez vous,

Page 1