‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 382 sur 462 · GO · texte numérisé non relu

GO

cou en l'orme de chaîne ou de chapelet. Collier de perles, de pierreries. || Chaîne d'or que portent les chevaliers de certains ordres. Le collier de l'ordre du Saint-Esprit. Vous serez obligés de. venir prendre le collier, sév. 493. || 2» Sorte de collier à l'usage des esclaves, des animaux. 11 mit un collier au cou de son esclave. Le collier d'un chien. Des chiens dont le pavé se couvre, Distinguez-nous à nos colle i -. bérang. Requête Le collier dont je suis attaché, De ce que vous voyez [le cou pelé] est peutêtre la cause, la font. Fabl. i, 5. || Chien au grand collier, chien d'attache qui coi. duil Les autres. || Fig. C'est un desgrands colliers, desgros colliers de la compagnie, c'est-à-dire il a beaucoup d'autorité, de cr lit dans sa compagnie. De ces auteurs au grand collier Oui pensent aller à la gloire Et ne vont que chez l'épicier, scarron, dans richelet. || Collier de force, collier garni de pointes en dedans, et dont on usé pour dnsser certains chiens d'arrêt. || Courroie embrassant le cou des animaux et servant à les attacher à l'écurie. || 3° Pièce | rincipale du harnais des animaux de trait, et qui est composée des coussin- et des attelles. || Collier de cheval, partie du harnais qu'on passe au coït du cheval, et à laquelle les traits sont attachés. || Cheval de collier, cheval de trait, et par abréviation, un collier. 11 y a tant de colliers pour le service de cette ferme. Le Normand fermier général fournit de bons chevaux à Crecy, son ami, el ne donna que des colliers et des charrettes à l'autre, it-SIM. 47, 4). || Cheval franc de collier, se dit des chevaux de la bonlé desquels on juge par la franchise ou par la lâcheté dont ils tirent au collier. || Fig. et familièrement. Être franc du collier, se dit d'un homme sur qui l'on peut compter pour tout ce qui est action... tu n'es pas comme moi Franc du collier, la font. Lun. Il faut voir sur-lechamp si les vice-baillifs Sont si francs du collier que vous l'avez promis ,regnard, Je Joueur, m, 9, Le duc d'Orléans se passait difficilement de pincer ceux qu'il ne trouvait pas ce qu'il appelait francs du collier, st-sim. 390, 4. || Donner un coup de collier, faire un effort, une tentative, dan-, un moment de nécessité; aider à quelqu'un. || Donner à plein collier, tirer vigoureusement; et, figurément, même sens. Unfanatique qui a donné à plein collier dans les billets de confession, volt. Lett. d'Argental, 7 juill. itcj. || i "Hier de misère, travail rude et assujettissant; existence pénible. || 4° Terme de boucherie. La parlie du cou dans le bœuf la plus rapprochée de la tète. || Maniement pair ou double, commun aux deux sèves, répondant aux trois quarts supérieurs environ (le la longueur du bord antérieur de l'épaule. || 5° Marque naturelle autour du cou d'un animal. Un chien noir qui a un collier blanc. || Petit chapelet de plumes, d'écaillés, de plis ou de callosités qui entoure quelquefois le cou des oiseaux. || Partie du corps des mollusques (hélices) qui déborde le pied, sous laquelle celui-ci se retire et. qui remplit l'ouverture de la coquille. || En pathologie, éruption dartreuse qui fait le tour du cou comme un collier. || 6° Terme d'architecture. Astragale taillé en perles, en olives ou en patenôtres. || 7" Terme de pèche. Corde qui, tenant au bout du verveux, l'attache à quelque obji t solide. || 8° Terme de marine. Cercle i servant à contenir les mâts de hune, de perroquet, les bouts dehors, etc. || 9" Terme de ponts et chaussées. Cercle de fer ou de cuivre, qui maintient par le haut les poteaux tourillolis des portes des écluses. || 10° Arc de l'éperon qui embrasse le talon.

— HIST. xiit's. Li liemiers s'en vient devant, Sou lien el col bel et grant, Dont li colers ert de fin or, Partonopex, v. 1810. Bien sevent mes règles garder, Etsunl si très bon escolier Qu'il traient fuit à. mon colier, la Rose, 19194. Tout plainement droit escolier Ont plus de paim porte-raix], Quant ils sont en estran jeté, ruteb. 229. Et se feri [le roy] entre lesTurs si avant, que il h empr la coliere de son cheval de feu grejois, joi (v. 230, Nus bourelier ne puel faire colier de mouton ou de bazane, Liv. des met. 221. || xiv°s. Un collier d'or, à dix neuf turterelles blanch s, e maillées, el plus grant a un rubis, pesant sept oui - six esterlins, de i.AiiouDi , 1: m 11 n c, p. 220. Un autre cellier d'argent, à sonnettes, pour un petit chien, id. ib. Le collier | du cerf] c'est une chair q si ei la ha

et les esp, mies et vienl toul autoui i dessus l'os, du long de la hampe, sur le ; I xxn,

verso. || xve s. Le fiaiu aux dents, franc au collier,

. Petit testam. || xvi' s. Une chasse qu conduict plus par que p ce . > om

celli i ii I iei c ■• , de nos i ;nes el de l messon, jiont. h, 170. Il ne

COL

COL

COL

soient-ils redoutables, Ny les mastins armez de colliers effroyables, rons. Bergeries, Églogue I.

— ÊTYM. Provenç. colar; espagn. collar; ital. colla rc ; du latin collare^ de collum (voy. cou).

f COLLIÈRE (ko-liè-r'), s. f. Perche qui fait la base d'un train de bois.

t COLL1GANCE (kol-li-ghan-s'), s. f. Terme de logique. Connexion, enchaînement. Peu usité.

— HIST. xiv s. Toutes choses sont jà mises en ordre, et en cel ordre a telle coliguence que les unes sont subgiectes aux autres, christ, dp: pisan, Charles V, il, G3. || xvr's. Le corps avait nécessairement part a cette perfection de l'ame, par le droit de leur colligance, mont, m, 381.

— ÊTYM. Le latin colligare, enchaîner, decum, avec, et ligare, lier (voy. lier).

COLLIGÉ. ÉE (kol-li-jé, jée), part, passé. Des planies colligées avec beaucoup de peine.

COLLIGKR (kol-li-jé), v. n. || 1° Faire des collections de pierres, d'insectes, etc. || 2" Faire des extraits. Vieux en ce sens.

— HIST. xvi" s. Varro luy proposa un thème, qu'il cherchoit l'heure et le jour de la naissance de Romulus, en la colligeant par la conséquence de ses adventures, amyot, Iiom. 18. Soudain par la réponse delà vieille, Floradin colligea aisément que, pour certain, ce nouveau marié estoit son Glanbel, yver, p. G32. Opinion qui n'est pas tant procedée de la vérité, comme nous pouvons colliger deGalien, que de.... paré, Introd. 5.

— ÊTYM. Mot formé du latin colligere, qui, dans l'ancienne langue, a donné cueillir (voy. ce mot).

T COLLIMATION (kol- li-ma-sion), s. f. Terme d'astronomie. Action de viser, de diriger la vue. || Ligne de collimation, ligne qui passe par l'axe optique de la lunette.

— ÉTYM. Ce mot devrait être rayé du dictionnaire astronomique et remplacé par collinëaliori. 11 y a dans quelques éditions de Cicéron et d'Aulu-Gelle un verbe collimare. auquel le contexte force d'attribuer le sens de viser à, mais qui, en soi, ne signifie rien. Les manuscrits en effet ont montré que c'était une fausse leçon et qu'il fallait lire collineare, verbe très-clair et formé de cum, et linea, ligne, suivre de l'œil une ligne. Les astronomes qui ont écrit en latin l'ont pris dans ces éditions fautives : Astronomi imitati artifices qui, regulae rectitudinem exploraturi, unum adhibent oculum; à la marge, en manchette: Ratio collimandi, KEPLER, Ad Vitellio nem paralipnmena , quibus astronomie pars optica traditur, Francfort, igu4, p. an. Mais d'autres plus corrects ont employé la vraie forme : At qui nondum fuerit assuetus collineationi per sunimitates aqua>.... riccioli, Geographi;c et liydrog raphia: reformata:, libri xii, Yenetiis, in-f°, i«72, p. 234 , col. I.

f COLL1NAIRE (kol-li-nê-r') , adj. Terme de botanique. Qui croît sur les collines. Plantes collinaire -

COLLINE (ko-li-n'), s. f. Hauteur qui s'élève audessus de la plaine. Le haut, le pied d'une colline, ô muses, accourez; solitaires divines, Amantes des ruisseaux, des grottes, des collines, a. chén. Élég. xiv. || Poétiquement. La double colline, le Parnasse. HIST. xvie s. Gaigner la colline [s'enfuir], oudin, Curios. jr.

— ÉTYM. Lat. collina, féminin de eollinus, adjectif dérivé de collis, colline.

t COLLINÉATION (kol-li-né-a-sion), s. /'. Vi i table terme remplacé à tort pat collimation (voy. ce mot).

COLLIQUATIF, IVE (kol-li-koua-tif, ti-v'), adj. Terme de médecine. Qui épuise promptement les malades, et semble être le résultai de la liquéfaction des parties solides du corps. Flux colliqnatif. Sueur colliquative. Dévoiement colliquatif.

— HIST. xvie s. Dont s'ensuit plusieurs accident e'. principalement lièvre hectique et colliquative,

— ÉTYM. Voy. COLLIQUATION.

COLLIQUATION (kol-li-koua-sion) , s. f. Terme de médecine. Fonte des parties solides avec excrétions abondantes soit de selles, soit d'urine, soit de pus, soit de sueurs.

— HIST. xvie s. Es autres la colliquation estoit telle, qu'un mois après leur tluoit la bouche, pare,

— ÉTYM. Colliquare , de cum, avec, et liquare, fondre (voy. liqueur).

COLLISION (kol-li-zion; en poésie, de quatre syllabes), s. f. y 1° Terme de physique. Choc entre deux corps. || 2° Fig. Lutte, choc de partis animés de prétentions contraires. On craint une collision entre la troupe et la population.

— HIST. XVIe s. Tout son [bruit1 causé de la collision et rencontre de deux corps, paré, Introd. 9.

— ÉTYM. Provenç. collisio; du latin rollisionem , de collidere, de cum, avec, et lidere pour lœdere, léser (voy. lésion).

COLLOCATION (kol-lo-ka-sion), s. f. || 1° Terme de jurisprudence. Inscription d'un créancier suivant l'ordre que ia loi assigne à sa créance. Bordereau de collocation. || Collocation utile, celle pour le payement de laquelle les fonds seront suffisants. || Somme qu'un créancier a droit de toucher en vertu de sa collocation. || 2° Collocation de l'argent, emploi qu'on fait de l'argent en le plaçant.

— ÉTYM. Lat. collocalio, de collocare (voy. colloquer).

t COLLOCUTION (kol-lo-ku-sion),s. f. Synonyme, peu usité, de colloque.

— HIST. xiv" s. Avoir collocution et compaignie à.... oresme, Thèse de meunier. Inutile à teles collocucions et esbattemeris , oresme, Eth. 138. || xve s. Aiant sceu que le duc de Bourgogne avoit eu paroles et collocution au roy d'Angleterre, juv. des ursins, Charles VI, U\~. ||xvr s. Après plusieurs collocutions et conseils tenus, m. du bellay, 131.

— ÉTYM. I.at. collocutio (voy. colloque).

t COLLOIMÉ. ÉE (kol-lo-di-é, ée) ou COLLO- DIONNÉ, ÉE (kol-lo-di-o-né , née), adj. 'ferme de photographie. Enduit decollodion. Verre collodionné.

f COLLODION (kol-lo-di-on), s. m. Solution éthérée de coton-poudre, dont l'emploi a été proposé en chirurgie comme agglutinatif, et que la photographie emploie.

— ÉTYM. KoXXwStk, collant, de xôXXcc , colle (voy. colle).

f COLLOÏDE (kol-lo-i-d') , adj. Terme de chirurgie. Cancer colloïde, production morbide qui consiste en une trame aréolaire remplie d'une sorte de gelée.

— ÉTYM. KôXXa, colle, et eîSoç, forme.

| COLLOIK (ko-loir), s. m. Métier à encoller.

— ÉTYM. Coller.

COLLOQUE (kol-Io-k'), s. m. Conférence entre deux ou plusieurs personnes. Ils ont ensemble de fréquents colloques. || Le colloque de Poissy, conférence célèbre qui eut lieu à Poissy entre les catholiques et les réformés. || S. m. plur. Titre d'ouvrages appelés en latin colloquia, dialogues. Les Colloques d'Érasme.

— HIST. xvie s. [Je] voyois aussi des noms eslranges de surveillans, diacres, consistoires, synodes, colloques , n'ayant jamais esté desjeusné de telles viandes, montluc, Mém. t. il, p. ;i, dans lacurne. Il attribua le jugement de ces choses a celui du colloque de Poissi prochain, d'aub. Bist. i, (07.

— ÉTYM. Le latin colloquium, de colloqui, s'entretenir avec, de cum, avec, et loqui, parler (voy. loquace).

COLLOQUE, ÉE (kol-lo-ké, kée), part, passé. || 1° Créanciers colloques selon Tordre de leur hypothèque. || 2° Mis, en un sens d'ironie ou de rigueur. Une fille colloquée au couvent.

COLLOQUER (kol-lo-ké), v. a. || i- Terme de jurisprudence. Faire la collocation des créanciers. |j 2" Familièrement. Mettre quelqu'un en une place assez mauvaise. On nous a fort mal colloques. || Colloquer à quelqu'un, remettre à quelqu'un, avec l'idée qu'on est soi-même embarra se di i e qu'on > ni colloquer. 11 ne sait à qui colloquer sa lille. Ces titres l'embarrassaient, il a tâché de me les colloquer. || 3° Se collù | '!. Se placer. Quand un chacun fut embarqué, yEneas s'étant colloque, scarron, Virg. travesti, dans le roux, Dict. com

— HIST. xive s. Tous ceulx qui sont colloque/, et demeurans environ la mer, oresme, Thèse de meunier. || xvc s. .là les plusieurs [grâces] estoient promis, s et colloquées, froiss. u, ii, 41 || xvie s. Il fault colloquer les enfants [leur donner un état] non selon les facilitez de leur père, mais selon les faculté/, de leur ame, mont, i, 178. Renversant les loix, en la tutelle desquelles Dieu l'a colloque, id. iv, 201. Enfin l'ordonnance fut faicte pour colloquer les estats à Meaux et le concile nationnal, d'aub. Hist. i. ht. C'est son escusson [à l'àme] à plusieurs- quartiers, représentant le recueil de tous les titres de sa noblesse, planté et colloque sur la porte et au frontispice.... charron. Sagesse, i, 6. lia bien colloque sa fille, palsgr. p. 402. Voilà la bonté de cette bonne princesse à l'endroit du pays où elle avoit esté colloquée [mariée], isrant. Dames gai. t. il, p. 90, dans lacurne.

— ÉTYM. Provenç. cologar, cologuar ; catal. collocar; espagn. colocar ; ital. collocare; du latin col locare, placer, de cum, avec, et locare, mettre en un lieu, de locus., lieu (voy. lieu).

j COLLUDANT. ANTE (kol-Iu-dan, dan-t'), adj. Terme de jurisprudence. Qui collude.

COLLUDER (kol-lu-dé), v. n. 'ferme de droit. Avoir collusion.

— HIST. xvie s. Celuy qui d'ores en avant formera une demande en retrait, sera obligé, si la partie le requiert, de déclarer sous le serment qu'il aura fait la demande en retrait pour son propre aventage et non pour personne autre et sans savoir colludé avec qui que ce soit, Nouv. coustum. génér. t. i, p. 555.

— ÉTYM. Le latin colludere, de cum, avec, et ludere, jouer.

| COLLURE (ko-lu-r'), i. f. Terme de relieur. Action de coller.

— ÉTYM. Coller.

COLLUSION (kol-lu-zion; en poésie, de quatre syllabes), s. f. ||1° Terme de droit. Intelligence de deux parties qui plaident, mais qui ne laissent pas de s'entendre pour tromper un tiers. || 2" Dans le langage général, entente secrète entre deux ou plusieurs parties, pour faire préjudice ou simplement pour tromper. De Mesmes n'avait rien oublié pour jeter sur moi toute l'envie de la collusion avec les ennemis de l'État, hetz, ii, 251. D'où vient que des hommes si différents conviennent tous pourtant en ce point et veulent tous être immortels? Ce n'est point ici une collusion; car comment ferez-vous convenir ensemble les hommes de tous les pays et de tous les siècles? mass. Car. Vérité d'un avenir.

— HIST. xvie s. Estant chargé d'avoir fait intedigence et collusion avec le roi d'Angleterre, yvi.r, p. 618. Après laquelle composition, ou pour mieux dire collusion, les deux caporaux eu advertirent ledit du Bellay, m. du bell. 526.

— ÉTYM. Le latin collusio (voy. colluder). COLLUSOIRE (kol-lu-zoi-r'), adj. Qui est fait par

collusion. Disposition collusoire.

— ÉTYM. Collusorius , de colludere (voy. colluder).

COLLUSOIREMENT (kol-lu-zoi- re-man), adv.

D'une manière collusoire. La volonté arbitraire d'un seul, collusoirement aidée des prétentions aristocratiques qui enchaînaient ou paralysaient la nation, Mirabeau, Collection, t. m, p. 63.

— ÊTYM. Collusoire, et le suffixe ment.

f COLLUTOIRE (kol-lu-toi-r), s. m. Terme de médecine. Médicament qui diffère du gargarisme en ce qu'il est employé pour agir seulement su: et les parois internes des joues et non sur la \

— ÉTYM. Le latin colluere, laver, de cum et luere, laver (voy. lotion).

f COLLVBISTIQUE (kol-li-lii-.sti-k), adj. \ terme de droit. Contrat collybistique, lequel une personne transportait à une autre, poui un prix convenu, l'argent qu'elle avait dans un mitre pays.

— étym. KôXXuëoç, change.

COLLYRE (kol-li-r'j, s. m. Terme de médecine, 'foute espèce de médicament topique appliqué sur l'œil ou plutôt sur la conjonctive. Collyres secs, ceux qui consistent en des poudres que l'on insuffle dans l'œil; collyres mous, ceux qui sont des onguents ou pommades; collyres liquides, ceux que l'on prépare avec des eaux distillées, avec des infusions ou décoctions de planton

— HIST. xiie s. Si corne la lumière est del t

noïi al malade oilh, quand Ii i lin i esl mis, Job, sis. || xiii» s. Car entor moi si très clei v\ I ant m'oint les yex d'un fin cohre . ia Rose , || xvie s. Collyre est un médicament approprié aux yeux, fait de medicamens bien subtilement pulve risês, que les Arabes disent comme alcohol: nés fois collyre est dit improprement, pour qi médicament liquide composé de poudres ei quelques liqueurs, qui s'appliquent à autres parties. XXV, 34.

— ÉTYM. Provenç. colliri; espag i ; ital. collirio; du latin collyrium, de noXXûpiov, . xoX- Xùpa, sorte de pain et, en pharmacie, ti

f COLMAR (kol-mar), 5. m. La poire deColmar, ou, simplement, le colmar, espèce de poire.

— ÉTYM. La ville de Colmar, Haut-Rhin.

f COLMATAGE (kol-ma-ta-j") , s. m. Opération agricole qui a pour but d'exhausser le niveau des terrains trop bas ou marécageux, au moyen de dépôts qu'y laissent des eaux bourbeuses, détournées de ieur cours.' Le colmatage a pris naissance en Toscane; en 1781 , un arrêté de Léopold I,r le rendit obligatoire.

— ÉTYM. Ital. colmare, combler. Voy. combler. f COL -NU (ko! nu), .v. )/i. Espèce de corbeau.

|| Au plur. Des cols-nus.

t COLOBOME (ko-lo-bô-m'), t. m. Terme de

COL

COL

COL

-:no. Mutilation en général, et, en particulier, le conformation de l'œil, qui consiste en une fissure de la paupière supérieure et de l'iris.

— ÉTYM. Ko)6ë(0(j.a, mutilation.

t COLOCASE (ko-lo-ka-z') ou COLOCAS1E (kolo-ka-zie), s. f. Terme de botanique. Nom vulgaire el spêcifiq le l'arum colocasia, L.

— ÉTYM. KoAoxaaia.

j GOLOCYNTHIKTE ( ko-lo-sin-ti-n') . s. f. Terme de chimie. Principe très-amer, résinoïde, qui est dans la coloquinte.

— ÉTYM. Voy. COLOQUINTE.

COLOMBAGE (ko-lon-ba-j'), s. m. Mot qui s'emdans la charpente, au lieu de colonnade, pour signifier un rang de colonnes ou de solives, dans une cloison ou une muraille.

— HIST. xvc s. Partie chevrons à maison et partie à coulombage, du cange, columba.

— ETYM. Colombe , qui s'est dit pour colonne

(voy. COLOMBE 2).

t l.COLOMBAIRE(ko-lon-bê-r'), adj. \\l" Terme d'histoire naturelle. Qui appartienl aux pigeons. || 2" Terme île minéralogie. Épithète donnée aux grains d'une roche grenue quand ils sont de la gros seur d'un œuf de pigeon.

— étym. Colombe.

f 2. COLOMBAIRE (ko-lon-bé-r'), s. m. Terme d'antiquité. Voy. columbaire.

I. COLOMBE (ko-Iûn-h'l. s. f.\\ 1° Pigeon, en style élevé. Le Saint-Esprit descend sous la figure d'un colombe. Noire-Seigneur a dit : Soyez prudents comme les serpents et simples comme les colombes. || En termes d'histoire naturelle, nom moderne du genre pigeon. || Colombe du Groenland, nom vulgaire du genre cephus, palmipèdes ne contenant qu'une espèce, laquelle est connue sous le nom de petit Guillemot. || 2° Fig. Jeune fille pure et candide. C'est lui [Louis XIV] qui rassembla ces colombes timides, Éparses en cent lieux sans secours et sans guides, rac. Esth. Prol. L'Esprit-Saint, qui de Dieu fait entendre la voix, Parle-t-il à ton cœur, a-t-il dicté' ton choix'.' Et, t'appelant parmi ses colombes fidèles, Pour voler jusqu'à lui t'a-t-il prêté ses ailes? ST-ange, hpttre à unenovice. Oui, reprend la sainte colombe [la sœur de charité] .... À descendre en paix dans la tombe Ma voix préparait les mortels, béran'g. tes deux sœurs de charité. || 3° Vase de métal où l'on enfermait l'eucharistie. || 'Terme d'astronomie. Petite constellation méridionale.

— HIST. xc s. In figure de coiomb volât à ciel, ie. || xmc s. S'ot [Franchise] les chevous et

liions et Ions, Et fu simple comme uns coulons, la Rose, 1204. Knsernent coinli faus [faucon] vole après le coulon, Ch. dAnt. n, sic. Les Sarrazins envoierent au soudanc par coulons messagiers par trois foiz, que le roy estoit arrivé, joinv. 215. || xv s. Notre bonne bourgeoisi abandonna son mari en ce colombier, et le laissa roucouler toute la nuit avec les coulons, louis xi, Nouv. lxxxvui. || xvr s. Et est un mesme propos comme si quelcun disoil que "out c h lomb ' t le ! aint-Esprit, pourtant qu'il est apparu en telle espèce, calvin, Instit. un. On a beau dire, une colombe est noire. Un corbeau blanc... marot, 11. 56. Mais au coussin plume trèsblanche el pure D'un blanc coulomb le grand ouvrier a mis, id 11, 261. L'une plantoit herbes en un verger; L'autre paissoit coulombs et tourterelles, id. m, 2U0. L'herbe-Tlobenf.. le pied de coulon, le plantain, pari:, xvi, 35. Mon plaisir en ce mois c'est de voir les coloms S'emboucher bec à bec de baisers doux el longs, rons. 242. ï colombes saoules cerisessont {,Prov. t. i,p. 172.

— ÉTYM.Saintonge, cou ombe; provenç. columba, colombe, coiomb, pigi 0 . catal. coloma, co2om; ital. colomba, colombo; du latin columba, columbus; grec, xôXuu.ëo;, plongeur, par une confusion des oi plongeurs et des pigeons. L'ancien français disait coiomb, au masculin, pour pigeon.

f 2. COLOMBE (ko-lon-b'j, s. f. Grosse solive, posée à plomb pour faire des édifices de charpente. || Sorte de grande varlope renversée. || Billot de bois carré, sur lequel les tonneliers joignent et rabotent les fonds.

— HIST. xm« s. Une église.... Sor bieles [belles] colombes de marbre, pu. mouskes, ms. p. 294, dans lacurne. || xiv° s. Jehan frapa tant à la porte, que il rompi la columbe d'icelle, et par force se ouvri, nu cange, columba. Emporter la coulombe ou le maistre huis, id. t'f>. || xv1-' s. Hubert s'efïorça d'entrer ou dil hostel entre deux coulombes, id. ib.

— ÉTYM. Forme altérée de columna, colonne, par attraction de Y m pour b ou p ; provenç. colornpna. On remarquera comment les no.ns de métiers

conservent parfois des formes archaïques, partout ailleurs effacées.

t COLOMBEAU (ko-lon-bô), s. m. Petit pigeon.

— HIST. xm° s. Ains les veïssiez entre aus [eux] deus Baisier comme deus columbiaus, la Rose, 1283.

xvie s. Los petits colouibeaux s'apprennent à aller

par les nids pépiant, yver, p. 653 Voyez les

passereaux Qui démènent l'amour, voyez les colombeaux, Regardez le ramier.... rons. 150.

— étym. Diminutif de coiomb, pigeon.

t I . COLOMBELLE (ko-lon-bè-1') , s. f. Petite colombe, au propre et au figuré. Je vois paraître au bout do ma ruelle Non un pigeon, non une colombelle, Mais vingt corbeaux de rapine affamés, volt. la Bastille.

— HIST. xvic s Un char Conduit par douze

colombelles, map.ût, i, m. Se baisotter comme folastres colombelles, yver, p. 563. Mon doux plaisir, ma douce colombelle, Mon passereau, ma gente tourterelle ^rons. 148. Icysur les ormeaux se plaint la tourterelle, Jcy le colombeau baise sa colombelle, id. 742.

— ÉTYM. Diminutif de colombe l.

t 2. COLOMBELLE (ko- lon-bè-1') , s. f. Lu typographie, espèce de filet qui sépare deux colonnes.

— ÉTYM. Diminutif de colombe 2, c'est-à-dire petite colonne.

t COLOMBETTE (ko-lon-bè-f) , s. f. Champignon bon à manger.

— HIST. xvi° s. Cueillir vos salades, les herbes de vos potages, et des champignons columelles et diablettes, que vous accommodiez vous mesme, mettant d'ordinaire la main à la cuisine, sully, Mém.

t. I, p. 256, clans LACUBNE.

— ÉTYM. Diminutif de colombe, ainsi dit par comparaison avec une petite colonne (voy. colombe 2).

t COLOMBIDÉE(ko-lon-bi-dée), s. /".Terme d'ornithologie. Famille de l'ordre des passereaux ayant pour type le genre pigeon.

t COLOMBIENNE (ko-lon-biè-n'), s. f. Presse d'imprimerie en fonte.

COLOMB1EK (kolon-bié; IV ne se lie jamais; au pluriel l's se lie : les colombiers et les pigeons; dites : les ko-lon-bié-z et....), s. m. || 1° Bâtiment où l'on élève des pigeons. || Colombier à pied, colombier qui a des boulins ou trous depuis le sommet jusqu'au rez-de-chaussée. || Fig. Attirer, faire venir les pigeons au colombier, attirer la clientèle, procurer des profils; et dans le sens contraire, chasser les pigeons du colombier. || Fig. Toute la bande des amours Revient au colombier; les jeux, -les ris, la danse, Ont aussi leur tour à la fin, la font. Fabl. vi, 21. Après avoir en grand courrier Voyagé pour chercher un sage, J'ai regagné mon colombier, volt. Lettn : en vers et en prose, 72. || 2° Dans le langage familier , les places les plus élevées dans une salle de spectacle. Je n'ai trouvé place qu'au colombier. On dit aujourd'hui plus communément poulailler. H 3" Terme de papeterie. Papier d'un grand format. || 4° Terme d'imprimerie. Trop grande distance que le compositeur met entre les mots. |] 5" Terme de marine. Forte pièce de bois qui fait partie du ber d'un bâtiment en construction.

— HIST. xnie s Et vola tant [le pigeon] qu'il

vint au colombier où il avoit esté nouns, Chron. de liaina, p. 95. En leu dechevaus atelés Ot es limons huit colombiaus, Pris-en son colombier moult biau s, la Rose, 15988. || xive s. Ne m'eschapperez pas ainsi que le coulon Qui ist [sort] du columbier et va sur le buisson, Guescl. 12256. Il est li colomiers de touz lesesgarez, Girart de lius<. v. <52i.||xve s. Là dil une haute parole le comte de Devensiere ; Lt comment, seigneurs! en nostre nouvelle chevalerie nous tiendra [arrêtera] meshui ce colombier [cette bicoque]? froiss. 11, 11, 65. Il xvi" s. Nul ne peut bastir coulombier à pied, sans le congé de son seigneur, loysel, - to.

— ÉTYM. Berry, coulombier; wallon, colèbire; namurois, colèbî; provenç. colombier; anc. calai. colomer; itàl. colombajo; du latin columbarium, de columba (voy. colombe i).

I. COLOMBIN, 1NE (ko-lon-bin, bi-n'), adj. Il i° Qui est de la couleur de la gorge des pigeons, couleur variable, mais qui, déterminée précisément et pour la teinture, est celle des fleurs de l'arbre de Judée (comme l'a reconnu M. Chevreul, d'après un passage d'Olivier de Serres). Taffetas colombin. Il 2" S. m. Un des minerais, d'où l'on tire le plomb. Il 3e S. f. Terme de peinture. Colombine, e pèce de laque. || 4° S. f. Terme d'agriculture. Colombine, engrais de Sente de volaille.

— HIST. xme s. Et nos l'ont chiere colomliine, Fabl. el contes anc. t. 1, p. 313. || xvi" s. Les bai-

sers colombins ne vous défaillent point, rons. 785. Que la simplicité colombine fust instruite par l'astuce serpentine, camus de belley, Diversités, t. II, f° 422, dans raynouard. Ses fleurs colombines [de l'arbre de Judée] augmentent la grâce de l'arbre, 0. de serres, g" lieu , ch. vi. Cent oeillets colombins et mille fleurs vermeilles, ama'd. jamin, Poésies, p. 152, dans lacurne. On te doit, colombin, louer de tous costez, Voyant comme tu plais à la fleur des princesses; Les colombes, qui sont d'amour sages maistresses, En ont la gorge peinte; et les jardins plantez En ont, comme les champs, leurs honneurs augmentez, id. t'6. p. 271.

— ÉTYM. Colombe I ; provenç. colombin; ital. colombino. Dans le xvr siècle, colombin avait le sens général de ; qui appartient à la colombe, au pigeon.

f 2. COLOMBIN (ko-lon-bin), s. m. Bassin dans lequel se met la composition de la fritte du faïencier.

t t. COLOMBINE (ko-lon-bi-n') , s. f. Un des noms de l'aucolie.

| 2. COLOMBINE (ko-lon-bi-n'), s. f. Personnage de la comédie italienne; la fille de Cassandre et la prétendue d'Arlequin. || Au masculin, colombin, jeune homme qui a un air de colombe; se dit par plaisanterie. C'est un vrai colombin.

— ÉTYM. Ital. Colombina , nom propre, tiré luimême de colombe, pour désigner la douceur de caractère.

f COLOMBIUM (ko-lon-bi-om'), s. m. Terme do chimie. Nom d'un métal plus généralement connu sous celui de tantale.

t COLOMBO ou COLUMBO (ko-lon-bo) , s. m. Terme de pharmacie. Racine d'une plante sarmenteuse (menispermum palmatum, L.), oui est amère et astringente.

— ÉTYM. Colombo, ville de l'île de Ceylan, d'où cette racine est apportée.

f COLOMINE (ko-lo-mi-n'), s. f. Variété talqueuse d'argile à poterie.

f COLOMNAIRE (ko-lo-mnê-r'), adj. Terme didactique. Qui a la l'orme d'une colonne. Structure colomnaire.

— ÉTYM. Le latin columna, colonne.

f COLOMNANTHÉUÉE, ÉE (ko-lo-mnan-té-ré, rèe),adj. Terme de botanique. Dont lesétamines sont réunies en colonne.

— ÉTYM. Columna, colonne, et anthère.

j COLOMNIFÈBE (ko-lo-mni-fè-r') , adj. Terme d'architecture. Qui porte une colonne.

— ÉTYM. Le latin columna, colonne, et ferre, porter.

I. COLON (ko-lon), s. m. || 1° Cultivateur d'une terre. || Colon partiaire, cultivateur qui partage avec le propriétaire les produits de la récolte. L'esclave qui cultive doit être le colon partiaire du maître, montesq. Esp. xiii, 3. Il Spécialement, celui qui afferme une terre moyennant une part des fruits, par opposition à celui qui paye en argent. || 2° Dans le derniers temps de l'empire romain et au moyen personne de condition non libre, dépendante d'un maître et attachée au sol. || Du vnr au xc siècle, personne non libre, de condition supérieure à celle du serf. Les colons d'un fisc, d'une abbaye. On dit au féminin, une colone. || 3" Celui qui fait partie d'une colonie, ou qui en exploite le sol. || Celui qui habite les colonies, par opposition aux gens de la métr Un riche colon. Les colons se sont opposés aut; qu'ils ont pu à l'affranchissement des nègres. || Celui qui est né aux colonies d'une famille de colons, par opposition aux personnes venues d'Europe.

— insT. xi\L' s. Et les coulons, c'est les habitants de la ville, bercheure. f°33, verso. || xvi0 s. Les colons ou conducteurs d'aucun héritage ne peui intervertir la possession du propriétaire , Coust. géne'r. t. 1 , p. 109.

— ÉTYM. Le latin colonus, de colère, cultiver (voy,

Page 1