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ID. II

— ÉTYM. Le latin conciliare, de cum, et un dérivé de cillo, mouvoir, presser; conciliare, mouvoir ensemble, d'où rapprocher. Dans Varron, De lingua latina, conciliare veut dire fouler, presser des étoffes; et Lucrèce (i, 483) nomme co cilium, le concours, ia cohésion des premiers principes.

CONCIS, ISE (kon-si, si-z'; l's se lie : concis et nerveux; dites : kon-si-z et nerveux), adj. Doué de concision. Style concis. Phrase concise. Écrivain concis. Elle [la langue originale de l'Écriture] est serrée, concise, dégagée des ornements étrangers qui ne serviraient qu'à ralentir son impétuosité et son feu, rollin, Traité 'des et. iv, 3. Démosthène est grand en ce qu'il est serré et concis, et Cicéron au contraire en ce qu'il est diffus et étendu, boil. Lon~ gin, Sublime, ch. x.

— HIST. xvie s. Cérémonies de simple bienséance, accompagnées de paroles concises, de froideur et grandes retenues, sully, dans le Dict. de douiez.

— ÉTYM. Provenç. concis; espagn. et ital. conciso ; du latin concisvs, participe passé de concis dere, couper, de cum, et cxdere, tailler.

CONCISION (kon-si-zion ; en po.'sie, de quatre syllabes), i. f. Qualité du st\lequi dit ce qu'il veut dire en peu de mots.

— SYN. concision, précision. Laconcision diffère de la précision en ce qu'elle est plutôt la brièveté même du discours, que l'exactitude de sa signification. La précision au contraire consiste d'abord dans cette exactitude; la brièveté n'est plus qu'un moyen pour y arriver.

— ÉTYM. Provenç. concisio ; espagn. concision; ital. concisione ; du latin concisionem (voy. concis).

CONCITOYEN, ENNE (kon-si-to-iin, iè-n'; plusieurs disent : kon-si-toi-iin) , s. m. et f. || 1° Celui, celle qui est de la même ville, du même État qu'un autre. Et quoi qu'ait fait pour vous ce cher concitoyen, id. corn. Sertor. n, 2. Qui, après mille friponneries punissables, marchent la tète levée dans Paris, parés des dépouilles de leurs concitoyens, avec autant d'orgueil que s'ils avaient sauvé l'État, vaub. Dtme, p. 257. Hercule, sois le dieu de tes concitoyens! volt. Œdipe, i, 4. Ils se représentent la fortune de cet illustre personnage, leur concitoyen, VAUGHL. Q. C. liv. vi. ch. y. J'aime mieux renoncer à l'empire que de répandre le sang de mes concitoyens, io. ib. liv. x, ch. 8. Il arrive quelquefois que les étrangers nous apprennent le mérite de nos pro, res concitoyens, (pie nous négligions peut-être parce que leur modestie leur nuisait de près, fontbn. Littre. Les lois d'Eurio, de Gondebaud et de Rotharis firent du Barbare et du Romain des concitoyens, montesq. Esp. x, 3. || 2" Par extension. Il fuyait les cités, il ne cherchait que l'ombre. Vivait parmi les bois, concitoyen des ours, la font. Filles de ttin. Le lièvre et la perdrix, concitoyens d'un champ, Vivaient dans un état, ce semble, assez tranquille, la font. Fab. v, 4 7.

— HIST. xive s. Jaqueme de Langle né concitains de ceste ville, du cange, concivium,

— ÉTYM. Con, el citoyen.

f CONCITOYENNETÉ kon-si-to-iè-ne-té), s. f. Relation existant entre plusieurs personnes du même pays, de la même ville.

— ÉTYM. Concitoyen.

CONCLAVE (kon-kla-v') , 5. m. Lieu où les cardinaux s'assemblent après la mort d'un pape, pour lui choisir un successeur. || Assemblée des cardinaux procédant à l'élection. Il y aura de grandes difficultés au conclave, siîv. 582. || Le conclave d'un tei pape, le conclave où il fut élu. || Proverbe. Qui entre pape au conclave, en sort cardinal . c'est-à-dire l'élection tombe rarement sur celui qui au début paraissait avoir le plus de chances d'être pape.

— hist. xv° s. Les cardinaux se traireni en conclave au palais Saint-Pierre, froiss. ii. ii, 20. Le disner fait, se retrairent les chevaliers en la chambre de leur conclave; et là n'entra nul, s'il n'estoit chevalier porlant Tordre el les quatre officiers dessus nommés, 0. de la mabche, Mém. liv. 1, p. 263,

dans LACURNE.

— ÉTYM. Provenç. conclavi; espagn. et ital. conclave; de cum, avec, et clavis, clef (voy. clef): ce qui se ferme à clef.

CONCLAVISTE (kon-kla-vi-sf) , s. m. Ecclésiastique servant un cardinal, et enfermé avec lui dans le même édifie ■ pendant la durée du conclave. Et comme un conclaviste entre dans le conclave, Régnier, Sat. 11. L'abbé de Choisi alla en Italie comme

CON

ConclavLste du cardinal de Bouillon, après la mort de Clément X, d'alembert, Éloges, Choisi — ÊTYM. Conclave.

CONCLU, UE (kon -klu.klue), part, passé de conclure, if 1° Terminé, décidé. Affaire conclue. Ce conciliabule.... où la mort de Jésus lut conclue, bouhd. Carême, III, Communion pascale , 2-23. il 2° Déduit, inféré. L'empereur Tibère, ayant voulu voir Thamus lui-même, assembla des gens savants dans la th lologie païenne pour apprendre d'eux qui était ce grand Pan; et il fut conclu que c'était le fils de Mi rcure et de Pénélope, fonten. Oracles i i

CONCLUANT, ANTE (kon-klu-an, an-t')', adj Oui prouve sans réplique. Si cette preuve était concluant.', on montrerait de même.... pasc. Prov. il. Des appareils qui conduisent à des expériences exacte et concluantes, condorcet, d'Arci.

t CONCLUDE (kon-klu-d') , s.f. Terme de fauconnon.'. Mélange de sucre, de cannelle, de moelle donné aux oiseaux pour les animer à la chasse. p] CONCLURE (kon-klu-r'), je conclus, tu conclus, ii conclut, nous concluons, vous concluez, ils concluent; je concluais, nous concluions; je conclus nous conclûmes; je conclurai; je conclurais; conclu concluons; que je conclue, que nous concluions; que je conclusse, que nous conclussions; concluant; conclu, conclue, v. a. || i» Arrêter, régler définitivement. Mais pourquoi consulter' des choses n solues Et ne poursuivre pas comme on les a conclues? botrou, Bélis. n, 8. Nous n'avons rien conclu, mais ce n'est pas ma faute, corn. Sertor. n . '. Si j y pouvais porter quelque faible espérance l'y conclure un accord d'une telle importance, id. tb. m. 2. Il approuve sa flamme et conclut l'hyménee, id. Poly. i, 3. Amis, leur ai-je dit, voici le jour heureux Qui doit conclure enfin nos desseins BJ m 'eux, id. Cmna, i, 3. Un même instant conclut notre amour et la guerre, in. Hor. i, 3. Vous pouvez, conclure affaire avec madame, mol. Mis. v, s. Avant qu'on eût conclu ce fatal hy menée, hac! Andr. v, I. Vous qui depuis un mois brûlant sur ce rivage Avez conclu vous-même et hâté leur voyage id. Iphig. n, 7. || 2° Terminer, en parlant d'un discours, d'un récit. Milton est le premier qui ait conclu 1 épopée par le malheur du principal personnage, chateafb. Génie, il, i, 3. || Absolument. C'est assez, parler, il faut conclure. || 3" Terme de logique. Déduire, inférer d'une chose. Et de laque conclurat-on ? boss. Hist. u, 13. On a conclu de la pauvreté de ces pays que, pour que le peuple fût industrieux, il fallait des charges pesantes, montesq. Esp. xm, 2. L'homme seul a, dis-tu, la raison en partage; Il est vrai, de tout temps la raison fut son lot; Mais de là je conclus que l'homme est le plus sot, Bon.. Sat. vin. De sorte qu'au lieu que vous concluiez de votre passage supposé que Lessius n'était pas de ce sentiment, il se conclut fort bien de son véritable passage qu'il est de ce même sentiment, pasc. Prov. <3. Il Absolument. Conclure du particulier au général. il Avec un nom de chose pour sujet. Ces passages concluent seulement que nous recevrons quelque chose. L'inspiration ne conclut rien pour la prophétie, boss. Noue. myst. Cette impuissance ne conclut autre chose que la faiblesse de notre raison, pasc dans cousin. || 4" K. n. Donner son avis, prendre une décision après délibération. Et si la loi des dieux fait conclure à sa mort.... rotrou, St-Gen. m, 7. Et nous conclûmes tous d'attacher nos efforts Sur un cerf que chacun nous disait cerf dix ers, mol. Fûch. n, 3. U conclut en disant qu'il était d'avis... vFRior, Révol. rom. liv. x.n, p. 256. Bref tous conclurent à la mort, la font. Cord. Ils conclurent a faire baptiser l'ingénu, volt. l'Ingénu, 2. || Terme de procédure criminelle et civile. Demander les fins de sa demande, après avoir déduit le fait et les raisons. L'avocat conclut à ce que, etc. Avocat, concluez. De vingt-deux juges, il n'y en eut que neuf qui conclurent à la mort, volt. Louis XIV, 25. || Ternie de pratique. Présenter, prendre des conclus,..,,.. Il 5" Etre concluant. L'argument conclut bien. Cela conclut contre de certaines gens qui l'entendent bien, pasc. Juifs, 13. || 6° Se conclure, v. réfl. Être conclu, arrêté. En même temps que cette paix se conc ut. Les hommes ont tant de peine à s'approcher sur les affaires, sont si épineux sur les moindres intérêts.... que j'avoue que je ne sais par où et comment se peuvent conclure les mariages, les contrats les acquisitions, la paix, la trêve, les traités, les alliances, la bruy. xi. La paix se conclut donc; on donne des otages, Les loups, leurs louveteaux

l,ei ''? ,s' leurs chie,,s' LA F0NT- *"<•**. m, vs. Il 7 Etre déduit. Le vrai se conclut souvent du faux -es principes se sentent, les propositions se cen'

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