‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 417 sur 462 · CORRESPONDANT (ko-rè-spon-dan), s. m · texte numérisé non relu

CORRESPONDANT (ko-rè-spon-dan), s. m

Il 1° Personne avec qui on entretient un commerce de lettres. Il a des correspondants dans toutes les villes de commerce. || 2° Celui qu'on a chargé de quelque affaire dans un lieu où l'on n'est pas, et de qui l'on reçoit des informations régulières. Pour subvenir aux frais de l'entreprise, On lui donna mainte et mainte remise, Toutes à vue, et qu'en lieux différents 11 pût toucher par des correspondants, la font. Belph. Il Se dit aussi de ceux qui sont chargés de la correspondance d'un journal. Il 3° Celui qui est chargé de pourvoir aux besoins d'un jeune homme éloigné de sa famille. Il ne sort qu'avec son correspondant. || 4° Celui qui est en relation avec un corps savant. Un correspondant de l'Académie. || Membre de l'Institut qui ne réside pas à Paris.

— ÉTYM. Correspondant t.

CORRESPONDRE (ko-rè-spon-dr'), je corresponds,

tu corresponds, il correspond, nous correspondons, ils correspondent; je correspondais ; je correspondis; je correspondrai; je correspondrais; correspons, correspondons; que je corresponde, que nous correspondions; que je correspondisse; correspondant: correspondu, v. n. || 1° Entretenir une correspondance, un commerce de lettres. Nous avons cessé de correspondre. || 2° Avoir des communications d'un lieu à un autre. L'inondation empêche cette ville de correspondre avec la capitale. || 3° Communiquer avec, en parlant des choses. Cette chambre correspond à telle autre. || Se correspondre, communiquer l'un avec l'autre. Ces pièces se correspondent. Ces pièces se sont correspondu autrefois. Il 4°Fig. Rendre sentiment pour sentiment, action pour action,. etc. La fille correspond -elle à votre amour? mol. l'Av. iv, 3. La fidélité qu'on apporte à correspondre à la grâce, boss. Lett. abb. 103. L'attention à son salut pour correspondre aux desseins de Dieu, bolrd. Carême, 1. Prédest. 377. Le pauvre, pour peu qu'il corresponde à la grâce de son état, conserve aisément l'innocence de son cœur. id. ib. 11, Richesses, 34. || 5" Être en rapport, en symétrie avec. L'aile gauche de cet édifice ne correspond pas avec l'aile droite. Ces objets se sont longtemps correspondu, mais on les a dérangés. Il 6° Par extension, se rapporter à, être en conformité avec. Cet article correspond à tel autre.

— HIST. xve s. Et correspondoient toutes ses mœurs à la tournure de sa face, G. chastelain, dans le Dict. de dochez. || xvie s. Quand ce vint à la bataille . il s'en fouit très laschement sans y faire aucun

de vertu, ne qui correspondist aux belles harengues dont il avoit presché le peuple, amyot, Démosth. 27.

— ÉTYM. Co, avec, et respondre (pour répondre) , où \'s latine a été gardée, parce que le mot est venu tard dans le français. Espagn. corresponder; ital. corrispondere.

CORRIDOR (ko-ri-dor), s. m. Allée le long des chambres ou des appartements d'une maison. Cette porte donne sur le corridor. Ici s'offre un perron, là règne un corridor, boil. Art p. 1. || Galerie étroite qui tourne autour d'un bâtiment. || Ancien terme de fortification. Le corridor du bastion, le chemin couvert. || Terme de marine. Se dit quelquefois de la galerie de Pentre-pont.

— HIST. xvie s. Il met en divers endroits sentinelles perdues, fournit le courridour de rondes, et

COR

[es rues de patrouilles, d'aub. Hist. u, 6). La muraille qui estoit sans corridor, id. ib. h, 263.

— étym. Génev. colidor; de l'ital. eorridore ou de l'espagn. corredor ; de correrc, courir : l'endroit où l'on court, où l'on passe. Colidor, que disent certaines gens, est un provincialisme et un barbarisme.

Ci IRRIGÉ, ÉE (ko-ri-jé, jée), part, passe. ||1" Dont les fautes ont été réparées, enlevées. Édition revue et corrigée. Épreuves corrigées avec soin. || 2° Dont le caractère ou l'esprit s'est amendé. Tout ce que l'on peut faire à force de faillir, c'est de mourir corrigé, la uruy. xi. || 3° Puni. L'enfant corrigé par son père. || 4° Tempéré. Des sucs acides corrigés par du sucre. || 5° S. m. Dans les collèges, le corrigé, la composition servant de modèle que le professeur communique aux écoliers après qu'ils ont fait euxmêmes le devoir. Un cahier de corrigés.

t CORRIGEANT, ANTE (ko-ri-jan, jan-t'), adj. Qui corrige, qui aime à corriger. Des gens [les Spartiates] toujours corrigeants ou toujours corrigés, qui instruisaient toujours et étaient toujours instruits, également simples et rigides, exerçaient plutôt entre eux des vertus qu'ils n'avaient d'égards,

MONTESQ. Esp. XIX, 16.

f CORRIGÉMENT (ko-ri-je-man), s. m. Action de

corriger.

— HIST. xive s. Jehan dist au dit Fresquet par manière de corrigeaient.... du cange, correclio.

— ÉTYM. Corriger; ital. corregimento. L'ancien français avait aussi corrigence.

CORRIGER (ko-ri-jé. Le g prend un e quand il est suivi d'un a ou d'un o: je corrigeais, corrigeons, corrigeant), r. a. || i" Ramener au bien ce qui est mal, à la règle ce qui s'en écarte, redresser. On corrige les défauts d'une personne, et on corrige une personne de ses défauts. Une faute qui devait servira me corriger de ma présomption, fën. Tél. I. Le sénat, qui croyait que corriger Rome de ses vieilles superstitions était faire injure au nom romain , boss. Hist. m , 1 . Chacun a débité ses maximes frivoles, Corrigé la police et réformé l'État, boil. Sat. ut. Je sais sur leurs avis corriger mes erreurs, Et je mets à profit leurs malignes fureurs, boil. Ép. vil. Pourquoi ne pas donner pouvoir aux d'Argensons Qui règlent la police et corrigent la France , De mettre les rimeurs aux Petites-Maisons? ciiAULiEu, Ép. à Lafare, 1703. || 2° Redresser ce qui est fautif ou défectueux. Corriger un thème, un devoir. Il corrigea longtemps son livre. Corriger les défauts d'un tableau. Le plan fut corrigé par une main habile. || Terme d'imprimerie. Corriger des épreuves, indiquer par certains signes les fautes de composition ou les changements à faire ; et aussi exécuter les corrections indiquées par l'auteur ou le correcteur. || Terme de marine. Corriger la route d'un bâtiment, rectifier par l'observation les erreurs provenant de la dérive. || 3° Tempérer, adoucir parquelque mélange de certaines substances. Il faut corriger la crudité de l'eau par un peu de vin. Assez insensé pour imaginer que le bain dans le sang des enfants pouvait corriger le sang des vieillards, volt. Phil. v, 12. || Fig. Il corrigea habilement ce que ses paroles avaient de trop dur. Et si l'âge à mon rang fait quelque préjudice, Vous en corrigerez la fatale injustice, corn. Nicotn. I, 2. J'ai su de mon destin corriger l'injustice, rac. Esth. n, 1. Il était juste que les merveilles de sa mort corrigeassent l'obscurité de sa vie, mass. Myst. Assomp. Pour corriger le sort, il régla qu'on ne pourrait élire que dans le nombre de ceux qui se présenteraient, montesq. Espr. H, 2. || Corriger la fortune, se dit d'un joueur qui répare ses pertes en trichant avec adresse. La fortune est devenue mauvaise, il la faut corriger, hamilt. Gramm. 3. || 4° Punir. Il fut sévèrement corrigé. Ne méconnais donc plus la main qui te corrige; Au défaut de la foi, ta gloire môme exige Qu'on reconnaisse ici le bras d'un Dieu vengeur, mass. Helvétiens, v. || 5° Se corriger, v. réfl. Amender en soi ce qui est mal. Se corriger de ses défauts. Corrigez-vous, humains; que le fruit de mes vers Soit l'usage réglé des dons de la nature, la font. Quinquina, il. Molina assure qu'un religieux cha son monastère n'est point obligé de se corriger pour y retourner et qu'il n'est plus lié par son vœu d'obéissance, pasc. Prot'. 6. Il coûte moins à certains hommes de s'enrichir de mille vertus que de se corriger d'un seul défaut, la bruy. xi. Il s'était corrigé des excès du vin, très-ordinaires en Moscovie, et dont les suites peuvent être terribles dans celui à qui on ne résiste jamais, fonten. Czar Pierre. Les hommes [à Sybaris] se frisent avec tant d'art, ils emploient tant de temus A se corriger à leur miroir,

COU

montesq. Guide, iv. Personne ne se corrige, dit-on; malheur a ceux pour qui ce principe est une vérité de sentiment, marmont. Élém. de litt. t. vi, p. 168, dans pougens. || Se rectifier l'un l'autre, réciproquement. La découverte de nouveaux instruments, la multiplication même des observations qui se corrigent et se réforment mutuellement, condorcet, Maurepas. || Etre corrigé, en parlant des choses. Les vices de l'esprit peuvent se corriger. Eh! la peur se corrige-t-elle? la font. Fabl. 11, 14. || Être tempéré, adouci. L'acidité du citron se corrige par le sucre.

— SYN. corriger, reprendre. Celui qui corrige montre la manière de rectifier le défaut. Celui qui reprend ne fait qu'indiquer la faute. Peu de gens savent corriger et beaucoup se mêlent de reprendre.

— HIST. xme s. Toz tex cas et les cas qui de tex [tels] poent naistre deivent estre corregié par sainte Eglise, beàum. xi, 28. Li articles qui est royés est ainsi corrigiés.... I.iv. des met. 363. || xive s. Les consuls ainsi corrigé et blasmé par les pères, bercheure, f" 37, verso. Je vous pri, s'il y ha aucunes choses à corriger dans le livre, que vous y faites enseignes [marques], machault, p. 148. Ainsi faisoient les nobles du bon temps, et corrigoient les gens qui disoieut fables de Dieu, Modus, f°Lxm, verso. Il pense et promet tousjours à lui mesme de amender sa vie, et si ne se corrige point, Ménagier, 1, 3. y xve s. Car seignourir [il] se doit premièrement, Et corrigier pour l'exemple d'autrui. e. desch. Des vertus nécessaires au prince. Mon frère, je vous envoyai l'autre jour une fourme de scellé, afin que m'en envoyissiez ung pareil pour envoyer en Bretaigne; et depuis ay advisé qu'il n'est pas en bonne forme et l'ay fait corriger, Lettre de Louis II, DM. des Chartes, i* série, t. 1, p. 15. Passelion fut moult joyeulx du beau coffre et se seist au plus près, puis commença à vouloir corriger à tout les doigts à la serrure pour l'ouvrir; et, quant il veit qu'il n'en povoit venir à chef, adonc il commença fort à se courroucer, Perce forest, t. iv, f° 46. Concluant que les compaignons fussent bannis, confiscation de biens et. héritages, pugnis et corrigiés, et tous les maulx du monde, viriville , p. 347. || xvi" s. Qu'il se contente de se corriger soy mesme, mont, i, <66. Quand Froissard a faict une faulte, il la corrige en l'endroict où il en a esté adverty, id. 11, no. Kumenes, ayant veu le serment, ne le voulut pas ainsi jurer, ains le corrigea, amyot, Eum. 23. Apprenant de luy beaucoup de choses, et réciproquement aussi le corrigeant de quelques imperfections qu'il avoit de nature, id. Phoc. 8. Je treuve celle manière de vouloir corriger et redresser l'un par desvoyer et desbaucher l'autre, incivile et inhumaine, id. Démétr. 2. Le laict d'asnesse pris chaudement, et corrigé avec un peu de sel, paré, xx, 35. Espée, baston et verge meurdners, varlets, enfans corrigent, génin, Récréât, t. 11, p. 239.

— ÉTYM. Provenç. enrregir, corrigir ; catal. corretgir ; espagn. corregir ; portug. corrigir; ital. correggere ; du latin corrigera, de cum, et rigere pour regere (voy. régir).

f CORRIGEUR (ko-ri-jeur), s. m. Celui qui corrige. On distingue, en imprimerie, le correcteur et le corrigeur. Le correcteur est celui qui lit l'épreuve et marque les fautes; le corrigeur est celui qui exécute les corrections.

— HIST. xve s. Doivent les corrigeurs et maistres ou parens des jueunes faire comme le bon médecin, christ, de pisan, Hist. de Charles V, part. 1, ch. 1 I .

— ÉTYM. Corriger.

f CORRIG1RILITÉ (ko-ri-ji-bi-li-té), s. /".Qualité de celui, de celle qui est corrigible. Sa corrigibilité est possible.

— ÉTYM. Corrigible.

CORRIGIBLE (ko-ri -ji-bl'), adj. Qui peut être corrigé, en parlant des personnes. Cet homme n'est pas corrigible. || Qui peut recevoir une émendation. Ce texte n'est pas corrigible sans manuscrits.

— HIST. xve s. Il faut qu'il soit disciplinable et corrigible, Hist. de la toison d'or, dans le Dict. de

DOCHEZ.

— Etym. Corriger.

f CORRIGIOLÉ, ÉE (ko- rri-ji-o-lé, lée), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte une bande colorée en forme de jarretière.

— ÉTYM. Corrigiola, diminutif de coirigia, courroie (voy. ce mot). Currigiole, dans Paré, xxn, 5, signifie la renouée, plante.

t CORRIVAL (ko-ri-val), s. m. Rival. Aussi froid qu'un jaloux qui voit son corrival, Régnier, Sat. vin || Inusité.

— ÉTYM. Co, avec, et rival. Corrival, dit le Coin

COR

plément du Dût. île l'Académie, est dans Montaigne, qui l'a formé.

CORHOBORANT, ANTE (ko-rro-bo-ran, ran-t'), adj. Qui corrobore, qui fortifie. || En termes de médecine, moyens corroborants, les moyens qui, suffisamment prolongés, ont la vertu d'augmenter la force de la constitution. || Substantivement. Les corroborants. Le grand air, le séjour à la campagne, une bonne nourriture sont des corroborants.

— SYN. CORROBORANT, TONIQUE, EXCITANT. Ce qui

corrobore donne de la force à la constitution; une bonne nourriture est corroborante. Ce qui est tonique, donne du ton, c'est-à-dire augmente l'activité d'un organe ou même de la constitution entière; les amers sont toniques. Ce qui est excitant cause une excitation momentanée du système nerveux; le café est excitant.

— HIST. xvie s. Faut appliquer remèdes refroidissans et corroborans, pour repousser et empescher la fluxion des humeurs, paré, ix, 5.

— ÉTYM. Corroborer.

CORROBORATIE, TIVE (ko-rro-bo-ra-tif, ti-.v')., adj. || 1° Qui a la vertu de corroborer. Un moyen corroboratif, et, substantivement, un corroboratif. Il 2° Terme de grammaire. Qui sert à corroborer, qui ajoute quelque force à l'expression.

— HIST. xvi* s. Choses adstringentes et corroboratives, paré, xxbis, 19.

— ÉTYM. Corroborer.

CORRORORATION (ko-rro-bo-ra-sion), s. f. Action de corroborer; état de ce qui est corroboré.

— HIST. xvie s. La corroboration du cœur, paré, viii, 15. Et ont ces dits muscles interuptions nerveuses et transverses, pour la corroboration d'iceux, id. 1, M.

— ÉTYM. Corroborer; provenç. corroboration; espagn. corrobora cion ; ital. corroborazione.

CORROBORÉ, ÉE (ko-rro-bo- ré, rée), par', passé. Corroboré par un verre de vin chaud.

CORROBORER (ko-rro-bo-ré), v. a. \\ 1" Terme de médecine. Donner de la force, du ton. Le vin corrobore l'estomac. || Absolument. Il faut donner à cet enfant étiolé tout ce qui corrobore. || 2° En général, donner appui, force. Ces faits peuvent corroborer mon système.

— HIST. xve s. Avec ses lettres de son scel, signées de son seing manuel, et corroborées par un acte public et notarié, monstrel. i, 49. |]xvie s. Par intervalle on corrobore les entrailles, paré, xx, 36. Par leur aromaticité, ils corroborent la vertu animale, id.

— ÉTYM. Espagn. corroborar ; ital. corroborare; du latin corroborare, de cum, et roborare, fortifier, de robur, force (voy. rouvre).

CORRODANT, ANTE (ko-rro-dan, dan-t'), odj. Qui corrode. || Substantivement. Les corrodants. L'eau forte est un corrodant.

— HIST. xvie s. Les ulcères virulentes et corrodantes, paré, xi, 11.

CORRODÉ, ÉE (ko-rro-dé, dée), part, passé. L'estomac corrodé par le poison.

CORRODER (ko-rro-dé), ». a. || 1° Ronger, faire des trous, des entamures. La rouille corrode le fer. Il Fig. Exercer une action morale malfaisante. L'éloquence dangereuse de démagogues qui corrodent les institutions et les mœurs. || 2° Se corroder, vréfl. Être rongé. Le fer se corrode aisément.

— HIST. xvies. Estouper quelque trou du palais, a cause que la verolle auroit corrodé ou corrompu l'os, paré, Introd. 2.

— ÉTYM. Provenç. corroder; catal. corroir; espagn. corroer; ital. corrodere; du latin corrodere, de cum , et rodere , ronger.

CORROI (ko-roi), s. m. Façon que le corroyeur donne au cuir. || Étendoir sur lequel Papprêteur Jépli se et étend les étoffes. || Epaisseur' de terre, surtout de terre glaise, qui sert à retenir les eaux des fontaines, des réservoirs, etc. || Terme de marine. Enduit gras dit aussi courée et courai qu'on emploie pour les navires.

— HIST. xme s. Des ci qu'il voit venir le roi, Deux mil armés en son conroi, Partonop. v. 2167. Si prist grant cure et grant conroi De moi afaitier et garnir, ib. v. 4572. L'autre corroi sont à cent mile nombre, Agolant, v. 704. Le conroi de nos et de no maisnie, du cange, cc.nredium. ||xives. Les conçois qui sont appelle repas, id. ib.

— Etym. Provenç. coure, conrei, équipage, r.omriture; catal. cotireu; espagn. correo; ital. corredo; bas lat. conredium (et conredum, dans un texte du

cle): mol hybride de cum, avec, et du flamand réden, préparer, qui correspond au moyen hautallemand ge-reiten, anglo-saxon ge-rœdian, goth.

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