COS
brusque el rapide. Cette expédition ne fut qu'une cosaquerie. || Fig. et populairement, action brutale et méchante.
— ÉTYM. Cosaque.
+ COSCINOMANQE (ko-ssi-no-man-sie), s. f. Divination parle moyen d'un crible qu'on faisait tourner.
— ÉTYM. KôtTxivoç, crible, et le suffixe mande. f COSCOSSONS (ko-sko-son) ou COSCOTONS (ko-
sko-ton , s. m'. ///)//■. Ancien mets composé de farine granulée que l'on faisait cuire dans le bouillon.
COSÉCANTE (ko-sé-kan-f), s. f. Terme de géométrie. La sécante du complément d'un angle.
— ÉTYM. Co, et sécante.
COSEIGNEUR (ko-sè-gneur), s. m. Celui qui possédait un fief avec un autre.
— ÉTYM. Co, avec, et seigneur.
f COSEIGNEURIE (ko-sè-gneu-rie), s. f. Seigneurie possédée en commun par plusieurs.
— ÉTYM. Coseigneur.
COSINUS (ko-si-uus'), s. m. Terme de géométrie. Le sinus du complément d'un angle. || Cosinus verse, le rayon moins ie sinus (co, avec, et sinus).
f COSISMAL , ALE , adj. Voy. sismal.
f COSME (ko-sm') , s. m. Terme d'antiquité. Nom. en Crète, de magistrats au nombre de dix, chargés de contre -balancer l'autorité des rois.
— ÉTYM. Kécpoc, ordre, arrangement.
\ . COSMÉTIQUE (ko-smé-ti-k'), adj. Propre à embellir la peau, à entretenir les dents, les cheveux, les mains. Préparations cosmétiques. || Substantivement. Un cosmétique dangereux. Les cosmétiques, nom donné aux pommades, aux eaux de senteur, aux savons parfumés et aussi à différentes préparalions dans lesquelles entrent les oxydes de plomb, de bismuth, de mercure, d'arsenic.
— ÉTYM. Koff|HiTixoc, de xo<t|/.eïv, parer (voy. cosmique).
2. COSMÉTIQUE (ko-smé-ti-k'), s. f. La partie de l'hygiène qui enseigne à faire usage des cosmétiques.
— ÉTYM. Cosmétique \.
f COSMIQUE (ko-smi-k'), adj. Terme didactique. Qui appartient à l'ensemble de l'univers. Les espaces cosmiques. Corps cosmique, corps qui roule dans l'espace à la façon des planètes ou des comètes. On croit que les aérolithes sont des corps cosmiques jusqu'au moment où ils entrent dans notre atmosphère.Matière cosmique, matière dont se forment les mondes. || Terme d'astronomie. Lever, coucher cosmique d'une étoile, se dit quand une étoile se lève ou se couche avec le soleil levant, par opposition au lever et coucher acronyque qui est quand une étoile se lève ou se couche avec le soleil couchant. Le lever ou le coucher cosmique se calcule mais ne s'observe pas, attendu que l'étoile est perdue dans les rayons du soleil , tandis que le lever héliaque s'observe, l'étoile se trouvant à l'horizon un peu avant le lever du soleil.
— ÉTYM. Kôcpoc, monde, proprement ordre, arrangement, parure.
f COSMIQUEMENT (ko-smi-ke-man) , adv. Terme d'astronomie. D'une manière cosmique. On dit qu'une étoile se lève ou se couche cosmiquement, quand elle se lève ou se couche au soleil levant.
— ÉTYM. Cosmique, et le suffixe ment.
f COSMOCRATIE(ko-smo-cra-sie), s. /'. Système de monarchie universelle. La cosmocratie fut affectée par Napoléon 1er.
— ÉTYM. Konp.oç, monde, et xpaxeïv, être le maître. COSMOGONIE (ko-smo-go-nie), s. f. Description
hypothétique de la manière dont l'univers ou un monde en particulier a été formé. Aucune nation n'eut une cosmogonie qui eût le moindre rapport à celle des Juifs, volt. Dial. xxiv, \1. || Idée que se firent de l'origine du monde les anciens poètes et les anciens sages de la Grèce. || Cosmogonie de Laplace, hypothèse par laquelle ce célèbre astronome explique la formation des planètes et des satellites de notre soleil, en supposant que ce sont des parcelles qui, par l'effet d'un refroidissement progressif, se sont détachées du soleil s'étendantdansun état primitif jusqu'à la limite des dernières planètes.
— ÉTYM I\o<7aoYovta, de x6<rp.o;, monde, et yôvoç, engendrement.
COSMOGONIQUE (ko-smo-go-ni-k'), adj. Qui se rapporte à la cosmogonie. Le système cosmogonique de Bufl'on.
— ÉTYM. Cosmogonie.
t COSMOGONIQUEMENT (ko-smo-go-ni-ke-man), adr. D'une manière cosmogonique.
COSMOGKAPHE (ko-smo gra-f), s. m. Celui qui traite de la cosmographie. Il chercha de l'instruction et du secours dans le commerce de M. Buchot, cosmosgraphe et ingénieur du roi.FONTEN. Couplet.
— HIST. xivc s. Les anciens cosmografes, c'est à dire ceulz qui ont fait description de la terre habitable, ohesme, Thèse de meunteh.
— ÉTYM. Voy. COSMOGRAPHIE.
COSMOGRAPHIE (ko-smo-gra-fie) , s. f. Description astronomique du monde, ou astronomie descriptive. Un cours de cosmographie est l'étude des mouvements des corps cosmiques, abstraction faite de tous les calculs. Je pose en fait qu'après deux ans de sphère et de cosmographie, il n'y a pas un seul enfant de dix ans qui, sur les règles qu'on lui a données, sût se conduire de Paris à Saint-Denis,
j. J. ROUSS. Eut. II.
— HIST. xvie s. Tous les anciens se sont mescontés, pensans avoir trouvé la mesure de la terre habitable, et comprins toute la cosmographie, charron, Sagesse, h, 2.
■ — ÉTYM. Koop-ciypocçia, de xiap-oç, monde, et ypâçeiv, décrire.
COSMOGRAPHIQUE (ko-smo-gra-fi-k'), adj. Qui se rapporte à la cosmographie.
— ÉTYM. Cosmographie.
f COSMOLABE (ko-smo-la-b') , s. m. Terme d'astronomie. Ancien instrument pour prendre les hauteurs des astres.
— ÉTYM. Kodp.o;, monde, et Xaëeîv, prendre. COSMOLOGIE (ko-smo-lo-jie), s. f. Science des
lois générales qui gouvernent le monde physique. La cosmologie ou science de l'univers se distribue en uranologie ou science du ciel, en aérologie ou science de l'air, en géologie ou science des continents , et en hydrologie ou science des eaux, d'alemb. Œuvres, t. i, p. a4i , dans pougens. La cosmologie est cette science qui s'occupe principalement de l'enchaînement ou de l'harmonie de toutes les parties de l'univers, bonnet, Palingén. 1 3e part, ch. 7. S'il est en cosmologie un principe aussi fécond que certain, c'est celui de cette liaison universelle qui enchaîne toutes les parties de la nature, id. ib.
— ÉTYM. Koc-p-oXo-fia, de -aôcju-o; , monde, et X6yoç, théorie (voy. logique).
COSMOLOGIQUE (ko-smo-lo-ji-k-), adj. Qui se rapporte à la cosmologie.
— étym. Cosmologie.
| COSMOLOGIQUEMENT (ko-smo-lo-ji-ke-man), adr. D'une manière cosmologique.
f COSMOLOGISTE (ko-smo-lo-ji-sf) ou COSMO- LOGUE (ko-smo-lo-gh'), s. m. Celui qui s'occupe, qui traite de la cosmologie.
— ÉTYM. Voy. COSMOLOGIE.
f COSMOMÉTRIE (ko-smo-mé-trie) , s. f. Science qui traite de la mesure des distances cosmiques. Homme qui possède.... cosmométrie, géométrie, mol. Mar. forcé, 6.
— étym. K6ff|Ao:, monde, et piTpov, mesure.
f COSMONOMIE (ko-smo-no-mie), s. f. Ensemble des lois cosmiques.
— ÉTYM. K6<ju.o;, monde, et v6u.oç, loi.
f COSMONOMIQUE (ko-smo-no-mi-k'), adj. Qui a rapport à la cosmonomie.
COSMOPOLITE (ko-smo-po-li-f), s. m. ||1° Celui qui se considère comme citoyen de l'univers. Défiezvous de ces cosmopolites qui vont chercher au loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent de remplir autour d'eux, j. j. rouss. Ém. i. || 2° Par extension, celui qui vit tantôt dans un pays tantôt dans un autre; qui adopte facilement les usages des divers pays. C'est un cosmopolite. || Adjectivement. Un philosophe cosmopolite. Une existence cosmopolite. De tous les genres d'êtres organisés, le genre des insectes est seul cosmopolite, bern. de st-p. Harm. liv. il, Anim.
— ÉTYM. Koop.ono)>ÎTTiç, de xoju.o;, monde, et iroXiTTiç, citoyen (voy. politique).
t COSMOPOLITISME (ko-smo-po-li-ti-sm'), s. m. Disposition d'esprit qui fait qu'on trouve une patrie aussi bien ailleurs que dans son propre pays. !| Disposition opposée à l'esprit de patriotisme exclusif.
— ÉTYM. Cosmopolite.
f COSMORAMA (ko-smo-ra-ma), s. m. Espèce d'optique où l'on voit des tableaux représentant les principales villes ou vues du monde.
— ÉTYM. K6<j|xo<;, monde, et ôpap.a, vue.
f COSMOS (ko-smos'), s. m. Titre donné par A. de Humboldt au livre où il a décrit l'univers.
— ÉTYM. Ko<t|xoç, monde.
f COSMOSOPHIE (ko-smo-so-fie), s. f. Étude mystique de l'univers.
— ÉTYM. Kôt^o;, monde, et «joçîa, sagesse.
t COSMOSOPHIQUE (ko-smo-so-fi-k'), adj. Qui a rapport à la cosmosophie.
f COSS (kos'), s. m. Nom d'une mesure de longueur usitée chez les Indiens et qui varie suivant les
contrées; on trouve les valeurs de 5<20 mètres
3S00 et 2800.
— ÉTYM. Sanscrit, kroça, -'mou coudées, selon d'autres, 8000.
f COSSARD (ko-sar), s. m. L'n des noms vulgaires de la buse.
f COSSAS (ko-sà) , s. m. Terme de commerce. Toile de coton écrue fabriquée aux Indes.
t COSSAT (ko -sa), s. m. Terme rural. Ce qui reste après qu'on a battu les pois, les fèves, les haricots, pour en avoir la graine.
— HIST. xvic s. Cossats et pailles de fèves, o. de serres, ioi.
— étym. Cosse.
\. COSSE (ko-s'), s. f. || 1" Enveloppe de certaines graines légumineuses. Cosse de pois, de fèves. Des pois en cosse. || 2° Fruit de quelques arbustes. Une cosse de genêt. || Cosse de genêts, nom d'un ancien ordre de chevalerie, institué en 1234, par Louis IX ou saint Louis. Le collier était composé de cosses de genêts entrelacées de (leurs de lis d'or, avec une croix fleurdelisée au bout, et la devise Exaltât humiles. || 3° Terme de marine. Anneau de fer plat qui, recourbé sur les bords, présente une cannelure propre à recevoir et à maintenir un cordage dont on l'entoure. || 4° Première couche d'une ardoisière. || Parchemin en cosse, la peau de mouton, dont on a fait seulement tomber la hiine, c'est-àdire telle qu'elle sort de la mégie. || 5° Terme de pêche. Cosse d'un bateau, synonyme de corps.
— HIST. xnc s. Tôt le domage te ferai restorer, Chascune cosse [de fèves] un denier acheter, Bat. d'Aleschans, v. 7076. || xnr s. Courtillage c'est à savoir toute manière de porées, pois noviauz, fèves noveles en cosse vert, Liv. des met. 27u. || xve s. Vecy, faisons faire une fosse, En my un champ de pois en cosse. Puis par aucun blandissement, La menon là tout coyement, Mir. de ste Genev. Lors a congié d'aller en ville, Au marchié, au corps [aux enterrements], aux nopees, Aux poys, aux fèves et aux cosses, Au moustier, aux festes, aux champs, e. desch. Poésies mss. f" 513, dans lacurne. [| xvies. Prenez un fagot de troncs de fèves avec les cosses, paré, xxv, 32.
— ÉTYM. Namurois, cose; rouchi, cossiau ; du flamand schosse; bas-allem. schote; angl. cod.
f 2. COSSE (ko-s'), s. m. Nom vulgaire, dans certains cantons, des coléoptères qui rongent, soit les céréales, soit les pois, les fèves. Des cosses se sont mis dans ce blé.
— ÉTYM. Lat. cossus, insecte qui vit dans le bois; par confusion du charançon ou cosse du blé avec l'insecte du bois.
f 3. COSSE (ko-s'), s. m. Le même que coss (voy. ce mot).
COSSER (ko-sé), v. n. || l°Se heurter la tète l'un contre l'autre, en parlant des béliers. || 2° Fig. Il ne fait point bon cosser avec de telles gens et j'en sais des nouvelles, p. l. cour, n, 296
— HIST. xvie s. [Ce faon] Saute à l'entour de moy, et de sa corne essaye De cosser brusquement mon maslin qui l'abaye, rons. 718. Mais d'où vient que mon bouc qui sautoit si alaigre, Qui gaillard dans ces prez cossoit contre mes bœufs, in. 744.
— ÉTYM. Ital. cozzare, heurter, cozzo, coup; d'après Diez, du latin co-icere, jeter avec, participe coictus, d'où l'italien a fait eozxare, comme de directus il a fait dirinare.
f COSSIN, 4'. m. Dit par les relieurs pour coussin.
f COSSIQUE (ko-ssi-k'), adj. Ancien terme d'algèbre. Racines cossiques, racines d'une équation du second degré. Règle cossique, nom sous lequel on a désigné l'algèbre.
— ÉTYM. Ital. cosa ou cossa, chose, nom que les anciens mathématiciens d'Italie donnaient à la racine d'une équation.
i . COSSON (ko-son), s. m. Terme de zoologie. Genre de coléoptères qui vivent sous l'écorce des arbres et qu'on a souvent confondus avec les espèces du genre charançon.
— HIST. xvi" s. Estant ainsi enflez, humectez et abreuvez, s'ils sont couppez en tel estât, l'humeur qui est dedans les pores s'eschauffera, et engendrera quelques cossons ou vermine, qui quelque temps après gasteront le bois, palissy, 29. S'y engendrans des hannetons, coussons, bequerus, et autres bestioles, à sa totale ruine [du blé] ,o. de serres, i 35. Les limaçons, coussons, et semblables ennemis qui rongent leurs jettons [desmelons]levésde terre, IB. 639.
— ÉTYM. Lat. cossus, insecte du bois.
2. COSSON (ko-son), s. m. Terme d'agriculture. Le nouveau sarment que donne la vigne après qu'on l'a taillée.
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COT
COT