ACCAPARER
tout ce qu'il y a sur le marché de déni marchandises, afin de devenir maître du cou Rendirent pour aco 2 i ■•. p endre toul pour soi. Ce candidat a . s, |i 3 \ :\ des t arer la
du peuple, i et avocat accapare alla i tn»i i bas-lat. eaparra ; ital,
ra et caparrare : prov nç. eopai i eaparra; mots qui signifient arrhes, et qu nom de cap pour eapei able). et unîtes
ACCAPAREUR i i SI i-ka-pa-reur, reu-z'), s.
m. et / Celui, celle qui accapare.
\>i. Accaparer.
i \m ii i \i,i .< ka-sti-Ua-j', II mouillées) , 1 ■ rerme «le mai ne. 1 morte
d'un grand bâtiment qui reçoil des sculptures el des
ornements. Voilà âge. i es a©
port. 2 Dan
cienne marine, le château «I. 'l'avant et le château de
l'arrière d'un vais
— ÊTYM. Accastiller.
{- ACCASTILLÉ, El i-ka îti-llé . êe, '/ mouilport. / assé. 1 Vai .seau bien ac Dans l'ancienne marine eau qui
a un château sur son avant et un rière.
ICC ISTIL1 i.it i i ka-sti-llé , // mouilli vaisseau d de l'accastillage d'un vaisseau,
— êtym. À el castellum, château (voy. chJ ACCI m R | i ksé dé. Pi ir I i :ce il tig i ou
grave - ■ du verbe
l'auxiliaire avoir : j'ai
contractés par d'autres, donner son assentiment te pûiss ince accède au tr: conclu.
proposition. Vi i éder lus de quelqu'un. Il accéda enfin au parti qu'on lui. fit comprendre devoir être incessamment le plus forl.
— ÊTYM. Accedcrc.de ad, à, et cedere, aller (voy. ■ i der).
ACCÉLÉRATEUR, TRICE (a ksé lé-ra-teur,1 adj. || 1" En physique, force accélératrice, celle qui, continuant d'agir sur un co i après
son départ, lui communique a chaque instant une nouvelle vitesse. Le rapport de la vite se acquisi a i temps, est constant pour i lératrice; il augmente ou diminue, sui forces sont pi s ou m il peut donc
servir a les exprimer, i \ place, Exp. tu, 2 2 ■ i n anatomie. muscle accélérateur, muscle qui accélère une évacuation. || Il ne se met qu'après le substantif: Musi orateurs, force accélératrice.
— ÉTYM. Accéli
ACCÉLÉRATION i-ksi lé-ra-sion) , s.f. || l'Augmentation de vitesse. L'accélération du Muer dans la chute des corps graves. j: 2" En médecine, accélération du pouls, accélération delà i tion se dit quand, dans un temps donné, il y a plus de pulsations ou de respirations qu'en état de santé. || 3" Prompte exécution, prompte expédil on. L'accélération des travaux . d'une affaire, d'un jugement.
— étym. Accélérer.
ACCÉLÉRÉ, ÉE (a-ksé-lé-ré, te) , part, passé. || 4° Marche accélérée. Respiration accélérée. Pouls accéléré. L'affaire a été accélérée par son activité. || B" En termes militaires, pas accéléré, sorte de pas plus rapi le que le pa- ordinaire. J| 3" Voiture accélérée, ou simplement Accélérée, s. f. et Accéléré, f. m. Voiture qui fait un trajet donné avec une vitesse plus grande qu'on ne faisait auparavant.
ACCELERER a-ksé-lé-ré. L'accent sur la syllabe /c'est aigu ou grave, suivant la règle qui est observée pour le verbe céder), r. a. Augmenter la célérité, rendre plus rapide, plus prompt. La pesanteur d'un corps qui tombe en accélère le mouvement. 11 voulait qu'on accélérât la marche des troupes. Il accélérait sa mort par des imprudences continuelles. Accélérer le pouls, la respiration. Accélérer un travail, la terminaison d'une affaire. Son fils, ce raible enfant qu'il porte entre ses bras, D'un cher et doux obstacle embarrasse ses pas, Des pas quevabientôl accélérer la joie, ducis, Oscar, m, r>. Quelle ardeur violente accélère mon sang en ma tète brûlante? lemercier, CharJesVI, ni, 4.
— HiST.xvr s. Là-dessus le roi les licencia, leur commandant d'accélérer le procès, carloix, ii, 13. La tunique charnue de l'œsophage est tissue de fi-
ACC
. transversaux pouraccelerer lant le bi le manger que les vom ettés de
ac au dehors, paru, m , 20,
— êtym. Iccelerare, de ad, à, el celerare
'. IJ CEI ! RITE).
ACCENSE (a ksan s i , s, m. Tenue d'an romaine, ' ifficier subalterne attaché à quelque tionnaii e dai orte d'ap
— êtym. Les étymol igistes liiins ont varié sur
ven c tantôt de
dernière étj ; la plus probable : accensus de
L , el iv/i.sciv ,
compt
ACCENT (a-ksai omme
font les méridionaux) . s. m: [ 1 Terra
■ un mol yllabe
; elativemenl aux autr - : cel i s'ap lie a ml toni ■ que. || 2° Inflexions pai ti tion ,aux ha-
bitants de cei laines provinces. Ace mt anglais, ita
I en. Accent gascon. < m i onnatl a son accent de
est. L'aii de cour est conta il se pi end à Versailles , comme l'accent normand à Rouen ou à falaise, i \ bru y. 8. L'accent du p l'on est ne demeure dans l'esprit el dans le cœur, comme dan- le lan \ rociief. ttéflex. 342.
3" Absolument. Pron mes de
lei 'i ■ ! i cap taie Poui
■ cette pli rase
re qu il raut doni par le
bon usage parmi ceux qui parlent bien. lia conservé son ace, ni. | 4° Ai cenl oi itoire ou pathé de la voix par rappoi i aux sentiments ou aux peni ivequ'il prend t
■ le plus convenable à s n sujet, il avait d ms les morceaux pathétiques un accent de tri J, J Ki'ii- ;e tu a I n entre l'accent oi
ment dit, en écrivanl : Se de n'avoir | i iter aux
énergie, Ém. : b chant,
dans le i poésie, i es ai cents de la pas-
sion, di icc mts. J'entends
ccents. Écoute les accents de sa mourante voix, corn. Médée, v, s.Cesontles accents de la
qui causer' I la plus dot
toutes les voix, montesq. Esprit, xxvi, 4. Cesaccents de xi nus, volt. Sém. i, 3.
Onl rail trembler mon bras, ont l'an i s sens, id. Oreste, iy, 5. Aux ac-
cents de l'airain sonnant, les homicides.... M. J
Ch. IX, v,2 des clairons les belliqueux accents
Pour la premièie tillir mes sens. c.
delav. Porta . i,i. Enfin sa bouche flét rie i prendre un noble accent, BËRANGER, Judas. || 6° Petite marque qui se met sur une syllabe, soit pour en indiquer la prononciation, .suit pour la caractériser grammaticalement.
— rem. La grammaire française a trois espèi cents- i aigu, l'accent grave, l'accent circonflexe. || 1. L'accent aigu se met sur tous le é fermés qui terminent la syllabe, ou qui sont seulement suivis d'un s, signe du pluriel : imuie, vérité, assem-
. lis prés émaillés. Maison écrira sans accent l'e fermé de ne:, de berger, parce qu'ici ce n'est point l'e qui termine la syllabe. || 2. L'accent grave se met sur tous les c ouverts qui terminent la syllabe : pèle, règle, prophète, il mène; ou qui sont suivis d'uni' qui achève le mot: procès, succès, décès, après. Exceptions : ces, les, mes, tes, ses.... j'appelle, terre, rainette. Eneffet, dans ces trois derniers mots, le redoublement de la consonne donne à la voyelle un son ouvert et rend inutile l'accent grave.
II faut remarquer que l'è est toujours ouvert lorsqu'il termine la syllabe et qu'il est suivi d'une consonne et d'un c muet : il espère, il pèse, modèle. Sont exceptées les phrases interrogatives : aimé-jc, dussé-je, veillé-je , etc. où l'e est fermé comme dans bonté. On a excepté aussi, du moins pour l'écriture, sacrilège , sortilège, collège, qu'on écrit par un accent aigu ; mais la prononciation usuelle met un accent grave et dit comme s'il y avait sacrilège, sortilège, collège. C'est un cas où l'Académie devrait intervenir. Dans plusieurs mots l'accent grave ne sert que de distinction grammaticale : à préposition et il a ; des article partitif et dès préposition; où adverbe de lieu et ou conjonction; là adverbe de lieu et la article féminin. || 3. L'accent circonflexe s'emploie : I" loYsque la voyelle est longue, et surtout lorsqu'il y a suppression de lettre, comme dansles mots âge, '
tète, è pitre, côte; i°sur l'avant-dernier e dequ Iques
ACC 27
mots m eme, comme extrême, blême; 3° sur l'i des verbes en niire, en oitre, dans tous les temps où t est siiim de I : naître, paraître, accroître, il naît, il paraîtra, nous accroîtrons; 4° sur o qui précède es finales le, me, ne, comme dans pôle, rôle, dôme, fantôme, trône. On en fait également usage à la première et à la deuxième personne du pluriel du prétérit défini de L'indicatif, età la troisième personne du singulier de l'imparfait du subjonctif: nous aimâmes, vous aimâtes, vous reçûtes, qu'il fût, qu'il eût qu'ilaimât, qu'il reçût Dans cet emploi l'accent circonflexe indique la suppression d'une lettre ou la longueur de la voyelle comme dans lâche, apôtre; tantôt il indique seulement la longueur de la syllabe, sans suppre ion de lettre, connu, ■ dans pôle, trône; tantôt enfin il indique seule m ont la suppression d'une lettre sans que la voyelle soi allongée, comme dans hôpital, où l'o n'est ici ns certains cas, l'accent circonflexe ne sert non plus que de distinction grammaticale : du,
article Composé pour île le, et dû, participe passé
du verbe devoir, anciennement deu; tu, pronom
nel, el lu . participe passé du verbe taire,
anciennement teu;sur, préposition, et sur, adjec-
enni mt seur I e ■ accent i, qui servent de
tire, sont très-différents dans le grec
qui poin tanl les a prisdu grec. Les
accents aigu, grave et circonflexe, dans le grec,
uniquement a noter la syllabe qui a I ac cent tonique, et dé ignent des nuances de coin m
i En fiançai--, l'accent tantôt dénpte la pro-
nonciat lies, tantôt indique la
suppression d une letti e, tantôt est employé à dis-
I un de 1 autre deux mol ; qui . ayant des
ms très différentes, s'écrivent, sauf cet accent . de même.
11 y a, comme on voit, quatre sortes d'accents qu'il ne faut pas confondre, et que l'on confond souvent : i° l'accent tonique, qui est l'élévation de la voix sur une syllabe d'un mot : dans donne, l'accent tonique est sur la pénultième; dans amour, il est sur la dernière. Dans la langue française l'accent tonique n'occupe jamais que l'une de ces doux places. Dans le latin, l'accent tonique est en général sur la pénultième syllabe , si celte syllabe est longue, et sur l'antépénultième, si la pénultième est brève. C'est l'accent latin qui a déterminé la forme des mots français d'origine. La syllabe qui avait l'accent en latin l'a conservé en français: présbyter , prêtre, frâgtlis, frôle, ânïma, âme. Le français, quoi qu'on en ait dit, a un accent très-marqué : l'accent , en chaque mot, se trouve sur la dernière syllabe, si elle n'est pas terminée par une muet, et sur l'avant-dernière, si la dernière est terminée par un e muet. Dans le parler, les mots non accentués s'appuient sur les mots accentués et ne font qu'un avec eux; ainsi dans ce vers tout monosyllabique de Racine : Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon cœur; il y a cinq accents, un sur jour, un sur pas, un sur pur, un sur fond et un cinquième sur cœur, de sorte que pour l'oreille il n'y a vraiment que cinq mots. Le vers français, comme le vers italien, anglais ou allemand, est fondé sur l'accent aussi bien que sur le nombre des syllabes. Dans le vers alexandrin, il faut deux accents : l'un à la sixième syllabe, et l'autre à la douzième ; dans les vers de dix syllabes, il en faut deux aussi : l'un à la quatrième et l'autre à la dixième syllabe. 2° L'accent provincial, qui est l'intonation propre à chaque province et différente de l'intonation du bon parler de Paris , prise pour règle. 3° L'accent oratoire, qui est l'inflexion donnée aux mots conformément aux affections de l'âme de celui qui parle ou qui lit . 4° L'accent, signe grammatical servant dans l'orthographe à différents usages.
— hist. xvic s. Ses propos estoient belles chansons, estans les paroles accompagnées de chants, de gestes et d'accents pleins de douceur et de gravité, amvot, Luc. 4
— É r Y M. Provenç. accent; espagn. acenlo; ital. accento; i'accentus, de ad, à, et contas, chant (voy. chant).
t ACCENTUABLE (a-ksan-lu-a-bl'j, adj. Qui peut être accentué. Syllabe accentuable.
— ÉTYM. Accentuer; provenç. accentuai.
ACCENTUATION (a-ksan-tu-a-sion) , s. f. ||1" Manière d'accentuer, c'est-à-dire d'élever la voix sur une syllabe. Les règles de l'accentui i française sont très-simples (voy. accent) ; celles de l'accentuation grecque sont beaucoup plus compliquées. || 2" Action de poser la petite marque dite accent. L'accentuation n'a été que tardivement introduit';
ACC
ACC
ACC
dans les livres. Les manuscrits français du moyen âge n'ont aucune accentuation.
— étvm. Accentuer.
ACCENTUÉ, ÉE (a-ksan-tu-é, ée), part, passé. Syllabe accentuée, celle sur laquelle porte l'accent tonique. Langue très-accentuée, langue où l'accent tonique est très-marqué et très-varié. É accentué, e marqué d'un accent.
ACCENTUER (a-ksan-tu-é), v. a. || 1° Prononcer suivant les règles de l'accent tonique. Le Français accentue uniformément la dernière syllabe d'un mot si elle est masculine, ou la pénultième si la dernière est féminine; l'Italien accentue souvent l'antépénultième. J| 2° Donner l'accent oratoire, et aussi appuyer sur une phrase pour la faire remarquer ou sentir. Cet homme est fatigant, il accentue tout ce qu'il dit. || 3° Poser convenablement les accents dans l'écriture. Les grammairiens Alexandrins sont les premiers qui aient accentué les mots grecs. Il n'y a pas longtemps qu'en français on accentue les e et autres voyelles.
— H1ST. xmc s. Lire sais tu, voire chanter; L'on le sait bien à l'accénter , du cange , accentuare. || xvic s. Je ne puis pas accentuer à droyten la langue latine; car ma langue françoise m'empesche,
PALSGIÎ. p. 415.
— ÉTYM. Bas-lat. accentuare; provehç. accentuai-; espagn. acentuar; ital. accentuare ; d'accentus, accent (voy. accent).
ACCEPTABLE ( a-ksô-pta-bl' ), adj. || Qui peut être accepté. Conditions acceptables. Cela n'est pas acceptable. Ce sacrifice a été reçu et est acceptable àDieu, pasc. l'rov. 4. || 11 suit toujours le substantif : Une proposition acceptable.
— HIST. xne s. Offrir dei [je dois! a Deu sacrefise ki li seit acceptable, Rois, 219. E jo di ceste parole que la tue [tienne] parole seit ferme et acceptable cume sacrifice, ib. HO. Tel offrende n'est acceptable, Adam, Myst. p. 47. || xvc s. Ce n'estoit pas honorable ni acceptable de prendre en trêve et en repii ville, chastel ni forteresse, froiss. ii, ii, 22), I' xvic s. Dieu a pour acceptable ce qui y est de bien , CALV. Inst. 660.
--ÉTYM. Acceplabilis, de acceptare, accepter.
t ACCEPTANT, ANTE (a-ksé-ptan, ptant'} s. m. et f. || 1° En termes de pratique, celui, celle qui accepte un legs, un don fait par un acte constatant cette acceptation. En présence du donataire et de l'acceptant, legoarant. ||2" En parlant de la bulle Unigenitus, les acceptants et les refusants, ceux qui l'acceptaient et ceux qui la refusaient.
— HiST. xvie s. La grâce qu'ils appellent acceptante n'est autre chose que la bonté gratuite du Père céleste, dont il nous embrasse et reçoit en Jesus-Christ, calv. Insl. 615.
ACCEPTATION (a-ksô-pta-sion) . s. f. ||1° Action d'accepter. L'acceptation que Dieu fait du sacrifice, pasc. Prov. 4. Elle [la prière] peut devenir même plus agréable au Seigneur par l'acceptation des peinesque vous y souffrez, mass. Car. Prière. || 2° En termes de banque, acceptation d'une lettre de change, promesse de la payer à son échéance. || 3° En termes de droit, consentement légal de celui à qui on fait une offre. Acceptation de donation. Acceptation de communauté, acte par lequel une femme, après la dissolution de la communauté, déclare accepter sa part dans l'actif et le passif de la communauté. || 4" Hist. eccl. Action d'accepter les constitutions des papes, ou acte par lequel on les accepte.
— HIST. xive s. Combien que l'acceptation soit naturel, oresme, Elh. 7<i. || xvie s. La justice n'esl pas d'acceptation gratuite, mais de saincteté et vertu, inspirée par l'essence de Dieu laquelle réside en nous, calv. Inst. 573. La reine, en l'acceptation de son offre, n'y procedoit point de mauvaise intention,
— ÉTYM. Accepter.
ACCEPTÉ, ÉE (a-ksè-pté, ptée), part, passé. Offres acceptées. Sacrifice accepté par les dieux. La paix acceptée des deux partis ou par les deux partis. Le débat étant accepté. Présage accepté. Le prix est de cent francs; accepté. \\ Accepté invariable se met sur un papier de commerce pour indiquer acceptation. Accepté pour la somme de....
ACCEPTER (a-ksè-pté; prononciation vicieu e, acceter), r. a. || 1" Agréer, consentir à, prendre ce qui cl offert ou en qui se présente. Il ne voulut rien accepter d'eux. Accepter la paix, une condition. L'excuse fut acceptée. Accepter une chose. .r.nr. j,i, rai tous les Cuiips de la fortune plutôt que.... Accepter le débat en justice. Accepter un arrêt, une peine. Accepter un héritage. Il accepta l'invitât on à dîner, Le sacrifice fut accepté de Dieu. L'empire
qu'il n'avait accepté que par force. Acceptant ce i qu'il avait refusé d'abord. Ce traité ne fut pas accepté par la cour de France. Il fait de fausses offres, mais extraordinaires, qui donnent de la défiance et obligent de rejeter ce que l'on accepterait inutilement, la uni y. i". De grand cœur j'accepte la condition, bourd. Pensées, t. n, p. 80. Dans le fond, il doit se réputer digne des plus mauvais traitements, et les accepter, id. ib. p. 129. J'ai dû prévoir tout cela : que dis-je? je l'ai même prévu ; et en le prévoyant, je l'ai accepté, id. ib. p. 4is. Il ne rejetait pas ces victimes, il voulait bien les accepter, id. ib. t. il, p. 42(. Jésus soutint le supplice de la croix, dit l'apôtre, et il accepta toute la confusion de la mort la plus infâme, id. ib. t. I, p. 329. Ce peuple abandonnerait son pays, ou se livrerait à la mort plutôt que d'accepter la servitude, fén. Tél. vin. J'accepte aveuglément cette gloire avec joie, corn. Hor. n, 3. Renoncer à la gloire, accepter pour jamais L'infamie et l'horreur qui suivent les forfaits, id. Sert, v, 4. Cependant c'en est peu [de prudence] que de n'accepter pas Le bonheur qu'on recherche au péril du trépas, id. Cinna, il, 2. Je t'adopte pour fils, accepte-moi pour père, id. lier. v, 3. Et faisons qu'à ses fils il ne puisse dicter Que les conditions qu'ils voudront accepter, rac. Mithr. i, 5. Il me fit d'un empire accepter l'espérance, in. Esth. i, t. J'accepte tous les dons que vous me voulez faire, id. Phèd. n, 3. Il vient en m'embrassant de m'accepter pour gendre, id. Iphig. m, 3.... puis-je espérer encore Que vous accepterez un cœur qui vous adore? id. Andr. i, 4. En citoyen zélé, j'accepte votre fille, volt. Tancr. i, ■». Acceptez aujourd'hui Rome pour votre mère, Son vengeur pour époux, Brutus pour votre père, in. Brut, ni, 5. J'entre, je me présente, on accepte ma foi t id. Fanal, n , t. || 2° Accepter un défi, promettre de faire ce dont on a été défié, et, plus particulièrement, accepter un duel. || 3" Accepter le combat, se montrer prêt à soutenir le combat. || 4° J'en accepte l'augure, je souhaite qu'il en soit comme on me le fait espérer. J'accepte avec plaisir un présage si doux, rac. Bérén. m, 2. || 5" En termes debanque, accepter unelettre de change, s'engager à la payer à l'échéance. || 6" Absolument. On tira parole de cet homme qu'il accepterait. Un faible roi ne sachant ni refuser ni accepter. || 7° S'accepter, v. réfl. Etre accepté. Cela peut s'accepter. Enfin l'offre s'accepte, et la paix désirée Sous ces conditions est aussitôt jurée , corn. Hor. i, 4.
— HIST. xive s. Que si li rois englois ne voloit acepter Et tenir loialment, sans lui aparjurer, La paix si faitement qu'on l'ot foit ordener, Gucsclin, 21367. || xvi° s. Il accepta à prendre du vin qu'il avoit refusé, mont, ii, 129.
— ÉTYM. Provenç. acceptar; espagn. aceplar; ital. accettare; de acceptare, fréquentatif de accipere, recevoir, de ad, à, et cipere pour capere, prendre (voy. capture).
ACCEPTEUR (a-ksè-pteur), s. m. Terme de banque. Celui qui accepte une lettre de change'.
— HIST. xvie s. Dieu n'est point accepteur de personne, lequel élit ce qu'il veut, marquer. Nouv. 2.
—ÉTYM. Acceptât, de accipere, de ac pour ad, et cipere pour capere, prendre (voy. capable).
t ACCEPTILATION (a-ksè-pti-la-sion), s.f. Terme de droit romain. Acte par lequel un créancier décharge un débiteur sans avoir reçu de payement.
— ÉTYM. AcceptUalio , de acception, chose reçue, et latio, action de porter.
ACCEPTION (a-ksè-psion ; en poésie, de quatre syllabes, a-ksè-psi-on) , s. f. || 1° Action d'admettre par préférence. La loi ne fait pas acception des personnes. Ne faire acception de personne. Si l'on voit une acception de personnes dans la chaire de saint Pierre.... eoss. Lettr. quiét. 129. LeDieudu ciel et de la terre qui n'a acception de personne, volt. Zad.T. || 2° Manière de prendre un mot, sens qu'on lui donne. Ce mot a plusieurs acceptions. Acception propre, acception figurée. On prend ce mot dans une double acception.
— HIST. xv° s. Soyez renommé en administration de vraie justice, et à icelle puissamment exercer et exécuter, sans acception de personne, j.des URSINS,C/l.. vi, i i 10. |[xvie s. Sans nulles acceptions de personnes, d'aub. Hist. n, 229. Sans acception ne exception de personne, id. ib. Les fidèles sont justes devant Dieu, non point par les œuvres, mais par
1 1 ep 1 gratuite, calv. Inst. 590.
— ÉTYM. Provenç. acceptio; catal. accepeiô ; espagn. accepeion; de acceptio, de accipere, recevoir, de ad, à, et capere, prendre (voy. capture).
ACCÈS (a-ksê; \'s se lie), s. m. |j 1° Arrivée a, entrée dans. Lieux d'un difficile accès. Comme personne n'avait accès dans le temple. Pour ne laisser aucun accès aux abeilles. Si on ne laissait aucun accès à l'air. Les verres de télescopes, qui avaient été sa première occupation, lui donnèrent beaucoup d'accès à l'Observatoire, fonten. Hartsoéker. Les sables et les bancs cachés dessous les eaux Rendent l'accès mal sûr à de plus grands vaisseaux, corn. Mort de P. n, 2. La montée était torte et de fâcheux accès, Régnier, Sat. n. Nous avons accès à l'autel de sa miséricorde, boss. 3 Purif. Et depuis quand, Seigneur, entre-t-on dans ces lieux, Dont l'accès même était interdit à nos yeux? rac. Baj. 1, t. De ce triste chemin, route affreuse, homicide, Un voyageur osa me disputer l'accès, volt. Œd. ni, 4. De ce dépôt sacré, tu sais quel est l'asile; Tu n'es point observé; l'accès t'en est facile, id. Crphcl. 1, 6. Quelque accès m'est ouvert en ce séjour sacré, id. Sémir.i, I. Non, plus d'accès Aux procès ; Vidons, joyeux Français, Nos caves renommées, béranger, Gr. org. [|2° Entrée auprès de quelqu'un pour le voir, pour l'entretenir. Soyez d'un facile accès. Avoir accès auprès du ministre. Donner accès à quelqu'un. Ils étaient du nombre de ces petits à qui Jésus-Christ donnait un accès si facile auprès de sa personne, bourd. Pensées, 1. 1, p. 425. C'est la paix qui chez vous me donne un libre accès, corn. 7/or. 1, 4. J'aurai déjà gagné chez elle quelque accès, id. Ment. 1, G. L'amant Eut à la fin accès chez sa maltresse, la font. Hem. Ii me fermera tout accès auprès d'elle, mol. Sic. 5. Toute sorte d'accès m'est fermé auprès d'elle. id. Médecin malgré lui. 11, 9. Leur donnant un libre accès auprès de lui, boss. Hist. 1, to. Il est rare qu'elle ait accès auprès du trône, mass. Obst. Ceux qui ont accès auprès des rois, fléch. Mont. Leurs yeux [des gens que leur fortune aveugle], leur démarche, leur ton de voix et leur accès marquent longtemps en eux l'admiration où ils sont d'euxmêmes, la bruy. U. ||3°Fig. La pitié eut accès dans son âme. Donner accès à l'amitié. Un accès plus facile aux honneurs. Le peuple aurait accès aux premières dignités. Laisser peu d'accès à la vérité. La colère ne trouve pas d'accès dans l'âme du sage. La brigue n'aura pas d'accès dans son palais. Pour trouver de l'accès dans le cœur des femmes, ham. Gram. 6. Tes discours trouveront plus d'accès que les miens, rac. Phèd. m, I. Mais peut-être ma voix, la voix de l'innocence, Trouvera dans les cœurs plus d'accès qu'on ne pense, brifk. Ninus n, 1, (0. Ouvrez-moi, m'a-t-il dit, un accès dans son cœur, c. delav. V. Sicil.i, 5. Il 4° Invasion périodique ou non d'accidents morbides. Accès de folie. Accès de goutte. Les accès réguliers d'une fièvre intermittente. Il est justement arrivé le jour de mon accès. M. de Paris a eu quelques accès de fièvre tierce, boss. Lettr. quiét. 367. Elle a eu trois accès marqués de fièvre quarte, sév. 322. |] 5° Fig. Invasion passagère de certains mouvements de l'âme. Dans un accès de fureur. lia des accès de libéralité. J'ai ressenti de nouveaux accès de joie à toutes les lettres, pasc Prov. 1. Ce fer si près de moi sur l'édit de Narsès De ma juste frayeur renouvelle l'accès, rotrou, Bel. n, 9. Je vois de vos chagrins les funestes accès, volt. Adél. 11, 7. C'est toi seul que je plains, intraitable rimeur; Ta mère te conçut dans un accès d'humeur, Gilbert, Apol. || 6° Endroit canon, au conclave, lors de l'élection d'un pape, ballottage qui se fait entre les cardinaux proposés au scrutin, sans qu'aucun ait réuni le nombre nécessaire de voix, et qui a pour conclusion l'accession de la pluralité des voix à un des noms. L'accès est ainsi nommé, parce que la formule est acredo domino.... Je me joins à.... Il fut faii pape à l'accès, Acad. H 7° Faculté de posséder un bénéfice vacant par l'incompétence d'âge ou par la mert du titulaire.
— HIST. xve s. Un poure accès de fièvre l'homma efface, Ou aage viel qui est déterminé, e. deschamps. Profiter de la jeunesse. Le dit légat se partit de Paris et s'en ala au pays de Picardie et de Flandres, cuidant avoir leur acceps d'entrer au dit pays, jean de troyes, Chron. t480. || xvie s. L'accès que la fortune m'a donné aux chefs des divers partis, mont. 1 , 1 03. Feu de fiebvre, subject 4 accez et remises, id. i, 209. Ces trois choses n'ont nul accez prez de Dieu, id. 11, 226. Qui me deffendroit l'accez de quelque coing des Indes, je.... id. iv, 242.
— ÉTYM. Âccessus, de accedere, approcher (voy. accéder).
f ACCESSIBILITÉ (a-ksè-si-bi-li-té) , s. f. Qualité, de ce qui est ai 1 s. ,1-1... Dans ce qui s'écrit :-,r la
ACC
ACC
ACC
m maintenant, de q : s) il question? De la
lumière du rhabor.de l'immaculée conception, de