‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 48 sur 462 · IH. I · texte numérisé non relu

IH. I

i mm AcœsibilUas, de accessibilis, sible.

\, , i SS1BI i a ksô si bl'), adj. || 1' On ion

rriver, pénétrer. Le rivage n'éta sible. Le temple de Cérès n'était pas ai homm "" coteau ace 2 i t.

m est accessible a tous s-:i- l'ancienne monarchie . beaucoup de chai .-■ 3 n éta enl pas

blés aux roi iriers. 3 I a parlai I

|ui se laisse approcher et reçoit avec veillancc. Il était accessible au dernier des ci- •

.i tous les janissa es, hac.

lin j. i, i. Ce roi se r

i / spr. xix, -j. Ceux qui ne

pas i rerparti des autres sont ordina pou accessibles, ■ ' >ins aus-

. Ami des •

sant, accessible, m. j. chén. Croc. i,4. ^Ouvert à. Il est accessible à de mauvaises imp

ible .1 la brigue, si ton cœur sensible \ la compassion peut se rendre accessible, i :v, s. Et, se montrant alors à la peur kaibbt, Sophon. ii, i. Plusil brûle pour vous, plus il est accessible a 'fias jaloux.

Oth. m. I.

— ÊTYM. Accessibilis, do accedere, approcher (vov. accéder).

m ! ESSIOM ■ : ' iion), t. f. || 1" action d'adhérer à. de donner son consentement. I ces du Nord ont promis Leur aco e traité.

2 I a jurisprudence . droit d'un ire s r

produit sa propriété mobilière ou immobidu sur ce qui s'y unit et s y in i chose même sur laquelle ce droit e^t exercé. Les atterrissements insensibles, les arbres qu'on plante sur un terrain sont des accessions et appartiennent au propriétaire par voie d'accession. |[3° Accession au trône, l'action d'y monter.

— HIST. xvi" s. Et pourrait faire avecques cesto accession de forces un tel et. si grand ai

à la republique chrestienne que nul autre depu - Charles le Grand n'en auroit fait de pareil, m. de BELLAY, '•!!'•">. Je ne trouve pas estrange que aux bonnes parties qui ja estoient en toy, il y ait une accession et accroissement si grand, amyot, Corn, refr. In col. 2. Les accessions externes prennent saveur et couleur de l'interne constitution, mont. I, 3)8. La durée n'est aulcune accession à la sagesse [ne la rend pas plus grande], n>. u, -"'■

— ÉTYM. Âccessio, de accedere. accéder.

ACCESSIT la ksè-sit ), s. m. Nomination décernée, dans les écoles ou dans lesaca I ceux qui ont le plus approché du prix. Obtenir un acres--. t.

— hem. Au pluriel, les accessit ou les ace

11 vaut mieux fane rentrer ce mot dans la classe de.-; substantifs ordinaires et écrire les accessits.

— etym. Accessit, 3» personne du sing. du pré térit a" accedere ; mot à mot, il s'est approché (voy. accéder).

ACCESSOIRE (a-ksè-soi-r'). j| 1° Adj. Qui est regardé comme la dépendance de quelque chose de principal. Dans notre projet, cela n'est qu'accessoire. J'ai dit qu'un grand Etat devenu soire d'un autre s'affaiblissait, montesq. Esprit, XXVI, 23. |l IStilist. m. Ce qui dépend du principal. L'accessoire suit le principal. 11 est bien juste que le principal l'emporte sur l'accessoire, bourd. Pensées, t. i.p. 1 03. Mon sujet est petit, cet accessoire est grand . la font. Fab. xn, 10, Tous ce9 hommes qui m'ont sacrifié, qui ont disposé de moi comme d'un accessoire dans leur vie, stael, Delph. Y, G. || 3° .tu /)/«?'. Les accessoires, dans ce tableau, sont parfaitement traités. Les costumes, les décorations sont îles . dans un ouvrage

dramatique. || 4° Au théâtre, accessoires, certains objets qui peuvent être nécessaires à la représentation, tels que bourse , écritoire , • etc. || 5U Malencontre. Et tout ce qu'elle a pu , dans un tel accessoire, C'est de me renfermer dans une grande armoire, mol. Éc. dis Finîmes, iv. G. || Ce dernier sens, tombé en désuétude , est ancien, comme on peut le voir a l'historique.

— HIST. xve s. Chevance et avoir ne sontqu'ac cessoires et serves à vertu et comme çhamberieres, al. chart. Quadril. inverti f. || xvi° s. La prise de Velitres fut comme un accessoire de ceste expédition, car elle luy fut rendue sans coup ferir, amyot, Cam. 1\. Estimant que vaincre les ennemis par aimes n'estoit qu'un accessoire , au prix de

bien dresser --es citoyen ■ par bonne dis-

m, P. Bm. 6. ]

atoit plus que le ' iju il

avoit eu et he té de e pa i [D.Caton, l i Délestant el mauldissanl Neoj Lolemus, pai lequi I il duil à si piteux ai t>. Eumène,

1 1. ils fi ius b'oii e ni

portes, lissent nus en merveilli ux

s'iir Mén. 131.1 esté iniquement inti i prêtée, le i teint longtemps en grand acci ' l'inquisition

de Home. mont, i . ICI.

i n m. Prove

orius, d'ac- , i ssor, •'■•■ ■■' ■ ' deri , m CESS01RI MENT a k soi m m),adv. D'une ■ tiens.

i i \m. Acci ssi ire > t ment '■ ; pro-

venç. acccsxoriamen; espagn. accesoriamente; ilal. iamente.

| KO MU M I. ■ ksi dan s'), s. !

i n m. i ■ • . accident.

ACC1DEN i m 1° Ce [ui

que acciden

lée qui

''iionccr reux, i u !

■ i1 - les infirmités el

mt nos

pour être médecin du i

; de lui fouriiir d lus d'occasions di ten. Litlre, 7. L'amil i itection con -

tre l'injustice, c'est un remède contre les aci et les revers de la fortune , dourd. Pensées, t. u, p. 255. Il sei i l arrivé q

dent, sév. 15, Secourez la princesse, Qu'un accident sub t prive de mouvement, rotrou, Bel. iv, i. A nouvel accident trouvons nou1 le, in.

ib. iv, .'.. Et pour garder enfin ses Etats d'ace id. Venceslas, i, l. Oyez un accident qui me transit d'effroi, id. Antig. i, 2. Mais nous no verrons point di Lorsque Home suivra

fs moins imprudents , corn, Cinna, a, 2. i,. te d nnai sapla ccidenl , id. ib. v,

m, sans rien savoir de tous ces accidei

i/ lée, v, l. j| 3° En termes de médecine, phé-

inattendu qui survient dans une maladie et

iggrave. Il a eu une fièvre qui d'abord sem-

puis il e t urvenu des accidents tout à

fait alarmants. || 4" En termes de philosophie .

est accidentel, par opposition à la substance La ub-

est le suppoi t de ac iident . Dans la cire, la blancheur n'est qu'un accident. En logique, les qualités abstraites, comme la blancheur, la rondeur, sont considérées comme dos accidents. Ni l'édifice n'est plus solide que le fondement, ni l'accident attaché à l'être plus réel que l'être même, boss. Duch. d'Orléans.'l'out poème où le merveilleux est le fond et non l'accident du tableau, pèche essentiellement par la base, ciiateaub. Génie, il, i, 2. || 5" En termes de grammaire, tous les changements que les mots peuvent éprouver. Les genres et les nombres sont les accidents des noms; lestemps, lespersonnes, lesmodes, lesvoix sont ceux des verbes. || 6" En termes de théologie, et en parlant du saint sacrement de l'Eucharistie, on appelle accidents la figure, la couleur, la saveur, etc., qui restentdans le pain et le vin après la consécration. || 7° Disposition variée du terrain, delà lui Les accidents de la lumière font un excellent effet dans ce tableau. Los accidents du terrain favorisaient les assaillants. Les rayons du soleil enrichissaient de mille accidents ce tableau, j.-j.rouss. Ém. i. Réunisse/, un moment, parla pensée, les plus beaux accidents de la nature, ciiateaub. Génie, i, v. 2. || 8° Musique. Se dit des bémols, dièsi s ou bécares qui, n'étant pointa la clef , se trouvent dans le courant du morceau. || 9° d'accident, loc. adv. Qui n'est pas essentiel parsoi-mème. L'esclavage dans la conquête est une chose d'accident, montesq. Espr. x, A. Une puissance qui est d'accident, qui ne peut pas durer, qui n'est pas naturelle, id. Rom. te. || 10" par accident, loc. adv. Fortuitement. Le feu prit par accident. Par accident, il se trouvait au

lieu de réunion de - conj très. 11 aurait regardé la l'i ini ! comme un théâtre propre à faire éclater In gloiro de Dieu, et, pai accident, la sienne propre,

i : i CH. Il , 137.

HIST. xiv" Se aucun veut rendre 'à celui à qui l i t d. n 'i depo i ou son gage, et il est contraint a m n n ndre, L'i n doil due que il rail injuste denl . ORi - n , Eth. i, 58. Félicité est de 1 i] ncipalemenl causée, qui e il généralement et très i pecialmenl de félicité plus que de nul autre accident, id. ib. 21. ■ m e «st. par nature , devanl bien denl , m. l'o. vi, 10. |j x\ r s. À quoy cebrd el e conforme aussi un accident qui lui en la \ ille d' imphipolis, que l'on ne : çau rer a il eui ; qu à la faveur des dieux . vmyot, P, Km. 39. I! n'y eul eu. un- si dur en toute La \ ille de Rome à qui ce grand accident ne feist pitié, id. ib. :'7 . ' eulx qui eurent avantage au rencontre de Kocli in rand fe te de cet acci

dent,' mont, i, 248, S'ils avoient privilège qui les i .1 un si grand nombre il accidents, ID. I, 400. le poids, la couleur, et touts accidents sensr- .ii.i 99. Non seulement les mau\ us acci i u. upp irtabl is, id, ii . 387. Ce sont là les , i'i n fui après un accident favorable, la- 645. ] i er, foule aux pieds

u ce, el le vent i mporte le coi ps, tant l'on l.i vanité, charron. Sagesse, i, 38.

— ÉTYM. Provenç. accident; espagn. et ital. accidente; de accidens, participe présent de accidere, advenir, de ad, à,e< cadere, tomber(voy. choir).

ACCIDENTÉ, ÊE (a ksi dan té, lée), adj. Qui le des accidents, des dispositions variée I e terrain i est-à-dire il a des liau-

des ronds, di ru eaux, etc.

— m wi. Accident.

ACCIDENTEL, ELLE (a-ksi-dan tel, t' 1'), adj.

l Qui advient par accident, l'nc mort accidentelle. ., tcidentelle - de moi t. || 2° En tei mes de musique, signes accidentels, dièse ou bémol non indiqué a la clef; lignes accidentelles, lignes audessus ou au dessous de la poi tée. || 3" En termes de

logique, q ' dan : un sujet par accident, qui

n \ est pas inhérent, par opposition à immanent. Dans un boulet de fer la pesanteur est immanente , mais la rondeur est accidentelle. || 4° En termes de grammaire, ce qui n'est pas essentiel à une chose. Le sujet, le verbe et l'attribul étant les termes essentiels d'une proposition, les compléments sont des termes accidentels. Leâ formes accidentelles des mois sont la même chose que les accidi nts. || 5" En t de médecine, se dit des symptômes qui surviennent dans le cours d'u ne maladie sans connexion nécessaire avec elle , et des tissus qui se développent à la suite d'un travail morbide. Dans la lièvre intermittente le vomissement est accidentel; les brides qui, après une inflammation, unissent la piévre costale à la plèv re pulmonaire, sont un tissu accidentel. || Suit toujours le substantif: Une circonstance accidentelle.

— HIST. XVIe s. Quelque qualité ou vice accidentai, cai.v. Inst. 523. Les fièvres accidentelles au lieu des

elles, taré, xx, o. Le froid semblablement, non de sa propre nature, mais accidentale, eschauffe, m. xxv, 3. La beauté spirituelle estoit icy principale; la corporelle, accidentale et seconde, mont, i, 2ii. Il se fault servir de ces commodités accidentales et hors de nous,, id. i, 280.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. accidentai; ital. accidentale; d'accidentalis, d'accidens (voy. accident). L'ancienne langue variait entre la terminaison al et la terminaison eh

ACCIDENTELLEMENT (a-ksi-dan-tè-le-man), adv. D'une manière accidentelle. 11 n'est qu'accidentellement impliqué dans cette affaire ; ou II n'est impliqué qu'accidentellement dans cette affaire.

— SYN. accidentellement, fortuitement. Accidentellement, par accident; fortuitement, par fortune ou cas fortuit. Ce qui arrive accidentellement est un événement qui survient contre notre attente, sansquenous nous reportions à la cause, qui nous est inconnue, mais qui est réelle. Ce qui arrive fortuitement est considéré comme arrivant sans cause. C'est accidentellement, non fortuitement, que le choiera a éclaté il y a quelques années; c'est fortuitement et non accidentellement que, suivant Epicure, les choses du monde ont été produites. Mais il y a nombre de cas où la nuance importe peu à! l'écrivain et où l'on emploie l'un pour l'autre.

— HIST. xvi° s. Or peuvent bien toutes ces choses estre advenues accidentellement et par cas fortuit, amyot, Cxsar, 83.

— étym. Accidentelle au féminin, et ment (; iy.

ACC

ACC

ment); provenç. accidentalmen; espagn. et itai. accidéntalmente.

f ACC1PITRIN, INE (a-ksi-pi-trin, trin'), ad}. Terme de zoologie. Qui a des rapports avec un oiseau ■ de proie.

— £TYN.' Accipiter, épervier, de accipere, prendre (voy. accepter).

ACCISE (a-ksi-z') , s. f. Taxe levée en Angleterre sur les boissons et autres objets de consommation. En Angleterre, l'administration de l'accise a été empruntée des fermiers, montesq. Espr. xni, 19.

— ÉTYM. Bas-latin, accisia. Suivant du Cange, accisia est dit pour assista ou assessio, assiette de L'impôt; assisor, celui qui répartit les taxes; ass'isa rerum venalium, règlement pour la qualité,' le poids des choses qui se vendent; assista, l'impôt même accordé par les assemblées appelées assises. Toutefois, malgré ces indications, je crois qu'on ne peut pas ne pas tenir compte de la forme du mot accise. Accisia vient donc plutôt de accidere, couper, tailler, et signifie taille; de ad, à, et cidere pour c i di re, couper (voy. césar).

| ACCLAMATEUR (a-kkla-ma-teur) , s. m. Celui qui concourt à des acclamations. Des acclamateurs à gages. Lorsque Néron jouait delà lyre sur le théâtre, il avait pour premiers acclamateurs Sénèque et Burrhus, lave aux, Gramm.

— ÉTYM. Acclamer.

ACCLAMATION (a-kkla-ma-sion ;en poésie, de cinq

syllabes, a-kkla-ma-si-on) , s. f. || i" Action d'acclamer. Pousser des acclamations. Saluer quelqu'un par des acclamations. Exciter des acclamations. Ce discours ayant provoqué des acclamations. Une foule d'auditeurs qu'on traîne après soi, leur assiduité, leur attention, leurs acclamations, bourd.- Pensées, t. n, p. 208. Les acclamations de ce puissant empire, volt. Sémir. 1,6. Ils en admiraient la beauté avec une acclamation extraordinaire, lamothe lev. 299. Jevousdemanderai compte de ces talents éclatants qui vous avaient attiré les bénédictions des justes etles acclamations même des mondains, mass. dirent, Jug. univ. Nous l'avons vu entrer aubruit des acclamations publiques, m. Car.Pass. || 2° Par acclamation, loc. adv. Tout d'une voix et sans qu'il soit besoin de voter. Les Allemands s'étaient donnés à Charlemagne par acclamation, volt. Mœurs, 32.

— HIST. xvi° s. Aussi ne fault il pas inconsideréement. user de toutes sortes d'acclamations à la louange du disant, amyot, Comment il faut ou'ir, 22.

— ÉTYM. Acclamatio, de acclamare (voy. acclamer).

f ACCLAMÉ, ÉE (a-kkla-mé,mée) ,part. passé. La proposition fut acclamée, c'est-à-dire accueillie par des acclamations.

f ACCLAMER (a-kkla-mé). |jl°F. n. Pousser des cris marquant la joie ou l'approbation. Ils acclamèrent à cette proposition. || Se conjugue avec l'auxiliaire avoir. || 2° V. a. La foule acclama le triomphateur. Je recommandai au duc d'Orléans d'en saisir les premiers élans d'amour et de reconnaissance [des états généraux! pour se faire acclamer en conséquence des renonciations, et en tirer brusquement un acte solennel en forme de certificat du vœu unanime, saint-simon, 397, isi.

— REM. Ce mot n'est pas un néologisme, puisque Saint-Simon l'emploie ; dans tous les cas il est bon, et on ne doit pas se faire scrupule de l'employer.

— - étym. Acclamare, de ad, à, etclamare, crier (voy. clameur).

f ACCLAMPÉ, ÉE (a-klan-pé, pée), part, passé. Terme de marine. Mât acclampé.

f ACCLAMPER (a-klan-pé) ,v. a. Termede marine. Fortifier un mât, une vergue, en y attachant des pièces de bois par les côtés. Acclamper un mât.

— ÉTYM. Ce mot paraît être de même radical que le provençal aclapar, amasser, entasser, de à et clap, tas, amas (comparez clapier).

| ACCLIMATATION (a-kli-ma-ta-sion), s. f. Action d'acclimater. Société d'acclimatation, société qui a pour objet d'acclimater en France des animaux et des plantes exotiques.

— ÉTYM. Acclimater.

ACCLIMATÉ, ÉE (a-kli-ma-té, tée), pari, passé.

Plantes acclimatées. Le cerisier transporté en Italie par Lucullus était, cent ans après, acclimaté dans la Grande-Bretagne. Troupes acclimatées. Le cheval depuis longtemps acclimaté en Améi ique.

; ACCLIMATEMENT (a-kli-ma-te-man) , s. m. Résultat de l'acclimatation, état de ce qui esl maté. L'acclimatement des hommes, des animaux, de niantes. Favoriser l'acclimatement. Le succès des acclimatements. L'acclimatement résulte d'une mo-

dification plus ou moins profonde produite dans le corps par un séjour prolongé en i*i climat qui diffère notablement de celui où l'on a vécu. Plus . la différence des deux climats est grande, plus l'acclimatement est difficile.

ACCLIMATER (a-kli-ma-té). || iT.o, Habituer àun nouveau climat , tellement qu'on n'en ressente plus aucune mauvaise influence. La mortalité est grande aux Antilles parmi les Européens qui ne sont pas encore acclimatés. Il faut du temps pour acclimater une plante étrangère. || 2° S'acclimater, v. réfl. Les Européens s'acclimatent difficilstoent dans les Indes.

— REM.Raynal paraît être le premier qui ait employé ce mot. L'Académie ne l'a reconnu que dans son édition de 1798.

— SYN. acclimater, naturaliser. 11 faut distinguer entre acclimater et naturaliser, entre acclimatation et naturalisation. Acclimater se dit des individus et des espèces ; naturaliser ne se dit que des espèces.

— ÉTYM. A et climat.

f ACCLINÉ, ÉE (a-kkli-né, née), adj. Terme

d'histoire naturelle. Se dit d'une partie qui en couvre une autre par le côté.

ÉTYM. Ad, à, et clinis, penché.

f ACCOINÇON (a-koin-son) , s. m. Partie de charpente qu'on ajoute à un toit, pour le rendre égal.

ACCOINTANCE (a-koin-tan-s') , s. f. || 1° Fréquentation et familiarité. Lors défaire accointance, lafont. Contes, Fér. Je suis bien aise, en vérité, De cette honorable accointance, volt. Épît. xm. Elles n'évitaient pas avec moins de soin l'accointance des petits habitants, bern. de st-p. Paul et Virg.\\2° Liaison enlre deux personnes de sexe différent. Il a eu des accointances 'avec cette femme.

— HIST. xnc s. [Son beau visage] Par quoi mes cuers se mit en l'acointance, Coud, xvn. Dolente, sans conseil, mar [jej vi onquesle jour, Que premier [je] vi d'Ugon l'acointance et l'amour, liomanc. 32. |j xmc s. Miex aim morir recordans ses beautés Et son grant sens et sa belle acointancë, R. de nav. 29. Por ce [il] amoit moult l'acointance De richesse et la bienvoillance, la Rose, 1125. Ainsi va des amis poissans ; Douz est à lor mescegnoissans Loiservice et lor acointancë Par le défaut d'expérience, ib. 18781. J'aimeroie mieux l'acointance Cent mille tans du roi de France Que d'ung povre , par nostre Dame! ib. H433. ||xvc s. Je te feray avoir d'eulx accointance ;Là trouverons de tousbiens habondance , ch. d'orl. i. Nonobstant qu'il n'eust onques à lui guère d'acointance, Rouciq. i, 15. Et il [mon gosier] ne peut durer s'il n'a de l'acointance Avec eux [les vins] ses voisins, bassel. 28. Plusieurs femmes d'estat dont autreffois il avoit eu grant privaulté et grant accointance, comm. m, 7. Le dit prince de Salerne fut à Venise, parce qu'il y avoit grant accointance, id. vu, i. Aprèsplusieursparolesd'accointance, le bon homme... L. xi, Nouv. 24. Celle dont il desiroit l'accointance et la jouissance, m. ib: || xvie s. Celui là est certes bien indigne de son accointance [de la vertu], qui.... mont, i, 70. On trouve facilement des hommes propres à une superficielle accointance , id. i , 2 1 7. Elle eut l'accointance de plusieurs grands personnages de la Grèce, amyot, Pér. 4G.

— ÉTYM. Accointer; provenç. accoindansa.

ACCOINTÉ, ÉE (a-koin-té, tée), part, passé. Accointé avec des gens de mauvaise vie.

ACCOINTER (S') (a-koin-té), r. réfl. Faire accointance. Il s'est accointé d'un homme, avec un homme de fort mauvaise réputation .

— HIST. xiie s. Et pur ce que li reis Paveit tant eshaucié, E mustrélui avoit sovent grant amistié, Qu'en tote rien lui out son conseil acointié, Ains netrovali reisquiplus l'outeorecié [courroucé Th. le Mart. 37. Le jur meesmes puis lifu bien'acuintié, Et dui riche barun lui unt pur veir nuncié, Que s'il alout à curt, si ert aparillié, Il ert mis en prisun, ne verra mais sun pié, ib. 35. Celle [ma dame] me fut crueus à l'acointier, Couci, xxi. Mar [je] acointai sa très bêle figure Pour ces douleurs et pour ces maus atraire, ib. 126. Il les firent andeux [tous deux] en une isle nagier [passer] ; S'es [si les] ont andeux laissiez as armes acointier, Sax. 4. Mar acointa Charles ton fier courage [à malheur Charles fit connoissance avec],i?o?ic. 14. Cil s'acointa et dit à Guenelon, ib . Qui à mes coups n'est encore acointiés, il>. 89. || xnie s. Ignaures, ki ot le cuer gcnt.X tou-

Lize [dames] s'acointa, ' parle d Lme,qui repairoit en sa tere,

tant qu'il parla à li et s'i acointa , ; de Reins, p. 14. Et puis vint au castiel,ets'acoinlaaucastelain de laiens [léans], et dist qu'il estoit menestreus de

ACC

vielle, z'fe. p. 64. À un moine courtois m'accointai tellement.... Derte, t. Onque si douce chose [je] ne vi ne n'acointai, ib. 57. Quand je vois [vais] à Rome ou en Frise Porter nostre marcheandise . Vo s devenez tantostsi cointe; Car je sai bien qui m'en acointe, Que partout en va la parole, la Rose, 8516. Fox est qui s'acointe d'oiseuse [oisiveté] ; S'accointance est trop périlleuse, ib. 3017. Miex me venist estre aie pondre, Au jor que je dui famé prendre, Quant si cointe famé acointai, ib. 8879. Bon fait acointier hommes riches, S'il n'ont les cuers avers etchiches, ib. 13309. Donques t'en vien aveques moi, Et je t'acointerai au roi Et à ma dame la roïne, Ren. \î±\i. 1| xv° s. Et emmena avec lui quinze jeunes et preux chevaliers d'Angleterre, pour eux accointer des seigneurs et des chevaliers qui là dévoient estre , froiss. i, i, 27. Les Anglois escripvirent au duc de Bretaigne comme à leur accointié qu'il les voulust aider, j. des ursins , Ch . vi , 1 387 .Car je te vueil avecquès moi mener Vers un seigneur dont te fault acointier, ch. d'orl. i.Nostre gouge fit un beau fils, dont le père adoptif s'acointa grandement , et de la mère aussi, L. xi, Arour>. 22. C'est de se acointer et approcher de lui gens vertueux et honnestes, comm. ii, 3. En passant par Lyon il s'accointa d'un médecin appelle maistre Simon de Pavie, id. iv, 13. || xvie s. Il s'accointa de cette Larentia et l'aima tellement qu'il la laissa son héritière, amyot, Rom. G. Les prestres se crèvent les yeux pour acointer les daimons, mont. i, 112. Autant qu'elles ont accointé de masles, id.

— ÉTYM. Bourguig. s'accointai; provenç. acoindar, aconjar; ital. accontare, se rencontrer, s'aboucher, accontato, informé, acconlo, ami intime; angl. to a.cquaint;de à et d'un radical roman qui existeen italien, conlo, ami, connoissance. Bien qu'on trouve dans l'allemand kund qui alemème sens, iln'yaaucune raison pour ne pas chercher l'étymologie dans le latin cognitus, connu, de cognoscere (voy. connaître). Cognitus avec l'accent sur co donne régulièrement conte ou conto.

fACCOISÉ, ÉE (a-koi-zé, zée) , part, passé. Apaisé. || Usité dans le xvne siècle.

j-ACCOISEMENT (a-koi-ze-man), s. m. Apaisement. || Usité dans le xvne s; inusité aujourd'hui.

— HIST. xvi° s. La mortelle opération du venin ne put plus estre empêchée, mais elle fut bien un peu retardée par un acasement de cette violente . douleur, yver, p. 591.

— ÉTYM. Accoiser.

fACCOISER (a-koi-zé). || 1° F. a. Rendre coi, calme, tranquille. Adoucissons, lénifions et accoisons l'aigreur de ses esprits, mol. Pourccuugnac, actei, se. 2. Accoisez tous les mouvements de votre intérieur pour écouter cette parole, boss. Ev. 74e jour.

|| 2° V. réfl. Si les couleurs semblent voguer au milieu de l'air, si elles s'affaiblissent peu à peu, si enfin elles se dissipent, c'est que, le coup que donnait l'objet présent ayant cessé, le mouvement qui reste dans le nerf est moins fixe, qu'il se ralentit, et enfin s'accoise tout à fait, boss. Conn. d> Dieu.

— REM. On voit que ce verbe était en bon usagp au xvne s.; il est aujourd'hui tombé en désuétude, à tort, et un emploi intelligent, s'autorisant de Bossuet, pourrait être essayé.

— HIST. xie s. Franceis se taisent; as les von voilà] aquisez.TîoL is. || xne s. Durenu merveille quant ele nes'acoise, Romane, p. ifi. Tuit ont de mi envie; mais si me desmoterrai teil à ils [eux] que tuit cil qui lor envie acoyseront seront hieneureit, st-bern. 524. || xme s. Apriès vinrent h conte et li grant seigneur, et prisent [prirent] t rives à trois jours, et là dedens fut la cose acoisie e siée, Chr. de Rains,?. 42. Nulsn'enn'ose parler, l'un pour l'autre s'aquoise,Berfe,C2. Li baron sont tuit à repos; Par la sale n'i a tant os [hardi] Qui i face ne crinenoise;Li rois parla;Renart s'acoise, Uni. 13634. Quant il fu un poi acoisiez.... ib. 6441. Car manjue [démangeaison] s'acoise, qui ung petit la grate, J. de meung. Test. 844. || xiv s. Et si faites cesser et acoisier vo gent. Tant que dit vous aurai mon fait tout pleinement, Guesciin, 20290. || xve s. Le temps cessa et la mer s'aquassa, froiss. i, i, 198. En cel ardour, en ce désir, M'ala souvenir de ma dame; Lors m'alai acoisier, par m'ame, m. Épinette amoureuse. Et ceux qui contre lui avoient proposé lui grever pour la mort du duc d'Orléans, furent tous acoisez, p. de fénin, 1410. Non mie que je vueille dire que tous les jeunes en chiéent [tombent1 es inconveniens susdits et que mainsn'en y aitd'acc et rassis, chr.de pism, Charles v,i, i". Et puis quant seroit appaisée Lafumée et tie eLamer.... la font. 1028. Et ains demeura en celle place fie

ACC

pied coy, attendant que la mer (ustaccoi

I l\M. I \i I cl M'I || 1

les bras ai

2 Coup du pi donné sur le cou d'un cheval Comme s. m clie\

valerie, ham. Gramm. l. Il i

:; ciant ; ;|' l'ac-

colade, ". m, 39. M3 —

de cetl — — servant da

embrasser plusion i •- objets. 4 i sine, accolade de lapereaux . deu S

eolade, mais plus - ni iiaii avec l.i main ou ai

. m1 prena t pour u leur '1 mn s, puis les ala /■' wr s.

—ÊTYM Iccoïer.

•f ACCOLADEH l'impri-

merie '■! de

ils d'analogie.

; VCCOLAGE jriculture

<le la vigne ou les ches ilf-; arbres rruil

— ÊTYM. I

ACCOl Ê, l il e). t'Part.pass

reçoit une embrassade. Envii i n traîné

appartement, s >imon, 272, 175. 2 réuni, mis ensemble. Ces deux nom 3° En

tonnes de blason, se <lii 'I"- animaux qui ont des . olliers eu des couronnes passi

de deux écus Mille; des ' qui se

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