‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 56 sur 462 · FÉN. XXI · texte numérisé non relu

FÉN. XXI

— msr. xv s. Quant rencontré a un accusatif, i n. n'..; u Rond. «s.

— étym. Accusations, de accusare, accuser; pro-

venç. acusnliu; espae.ii. acusatirn ; liai, timisalirn. Mil SA! inN (a ku za sion ; en poésie, de cinq

b I, S, /. | 1" Action en justice par laquelle on

accuse quelqu'un. Les chefs d'accusation. Accusation onnemi nt. Int. ■nier une accusation contre l'un. Dresser une accusation. Par son éloquence, l'avocat ruina l'accusation. Il se lava de L'accusation de péculat. Il défendit aux tribunaux d'admettre les accusations de fourberie. L'aceusa- I ..n qu'il suscita c. ailie cet ecclésiastique, PASC.

I 16. || 2° 1 ..ut" espèce de reproche, d'imputa-

tion. Ne prêtons pas l'oreille aux accusations. Il fut moi par des accusations mal fon-

i u r r i ■ ■ i de ai .u Mions contre quelqu'un,

BOIL. Sat. Xa,areriiSS. 3" Au sens passif, l'accusation (le quelqu'un, l'accusation dont il est L'objet. Encore que ses accusations soient incessammentnux oreilles de V. M.... tellisson, ii, ici. || 4° Action 1er, de confesser. Nous entendons tous les joins des pécheurs qui mêlent a l'accusation de leurs fautes les maximes du siècle et le langage des pa tons, mass. Carême, Confession.

— HIST. xiii" s. Vérités est que toutes accusations de foy. à savoir mon qui croit bien en le [la] foyct qui non , la conoissance en appartient à sainte Eglise , Bi vim. n , 2. || xvi° p. Le peuple ayant ms en justice d'accusation capitale ses capitaines, mont, i, 3.

—ÉTYM. Provenç. accusation; espagn. acusacion; ital. accusazione ; de accusatio, de accusare, accuser. Dans l'ancien français, on ne se servait guère que d'accusement dont les exemples abondent. Accu,.-ment a été employé pis. pie dans le xvi* s. : Le riche dessous toy ne craint point que son bien Par faux accusement ne demeure plus sien, rons. 857. Quanl à accusation cité plus haut de Beaumanoir, c'est une forme faite directement sur le latin et non un mot d'origine. La forme d'origine eût été acusaison, comme raison, oraison, etc.

ACCUSÉ, ÉE (a ku-zé, zée). il 1° l'art, passé. Accusé d'un crime. Accusé d'aspirer au trône. Les vents, les mêmes vents si longtemps accusés Ne te couvriront pas de ses vaissea'ux brisés? rac. Tph. v, 4. Un homme, justement accusé d'adultère, vint lui demander s'il lui était permis de se justifier par serment, fkn. Philosophes , Tlialès. Selon vous, on est coupable dès qu'on est accusé; un soupçon mérite la mort, m. Tél. xx. || 2° Accusé, accusée, s. m. et/1. Celui, celle qui est accusé en justice. C'est lui qui est l'accusé. Se consacrer à la défense des accusés. Qui fonde vos soupçons? de vains cris? de faux bruits? Quels sont les accusés?... M. J. CHÉN. Charles IX, iv, i. Dieu, jugez entre nous; Les accusés tremblants sont ici devant vous, ducis, Lear, m, 8. || 3° Accusé de réception, mot d'écrit par lequel on reconnaît avoir reçu une lettre, un paquet.

ACCUSER (a-ku-sé), v.a. || 1° Imputer un crime à quelqu'un. II fut accusé de brigue, de violence. Accuser quelqu'un d'un crime capital. On l'accusa d'avoir fui du combat. Socrate fut accusé de nier les dieux que le peuple adorait. Pour vous justifier du crime dont ma raison vous accusait.... mol. Fesl. de Pierre, i, 3. Je n'accuse personne et vous tiens innocent, corn. Ilod. v, 4. Ce n'est pas qu'après tout tu doives épouser Celui qu'un père mort t'obligeait d'accuser, id. Cid, rv, 2. D'un amour criminel Phèdre accuse Hippolyte, rac. Phèd. iv, 2. Je le croiscriminel, puisque vous l'accusez, id. ib. v, 7. || 2° Dans le droit criminel actuel, poursuivre, en vertu d'un arrêt de la chambre des mises en accusation, une personne devant la cour d'assises. || 3° Accuser un acte faux, soutenir qu'un acte est faux. || Cette locution a vieilli. On dit présentement, arguer un acte de faux. || 4° En général, imputer, reprocher. Tu pouvais, pour toi, m'accuser de froideur, kol

ACC

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