MAI.II. I
— hist. xt" s. [Ils] ceignent espées de l'acer vianeis, Roi. 77. || xnc s. Car onc ne lui rendimes Costume ne péage, fors de nos aciers froids, Sax. 33. [Il] brandist la hanste, dont bien tranche l'acer, Boncisv.p. G2. Parmi le cors [il] lui fait le froid acier passer, Berte, ni. Aciers est de la meisme coustume et de la meisme droiture que fer est en foiro et hors de foire, Livre des Met. 320. Li un portent espiez d'acier; Li autre arc et sajetes tiegnent, Ren. 1G150. || xve s. Lesquelles clefs il ne trouva pas appareillées ; car elles estoient en un coffret long, tout de fin acier et fermé d'une petite clef d'acier, froiss. m, iv, 23. Disoient les fols et les outrageux [de Gand] : Laissons les ouvrer, se Audenarde estoit ores d'acier, si ne pourroit elle durer contre nous, quand nous voudrons, id. ii, il, G3. Qui ne sauroit desnoer tous ses neux, Teste d'acier y fauldroit fort armée, ch. d'orl. Bal. 97.
— ÉTYM. Provenç. acier, acer, assier ; anc. catal. asser; espagn. acero; ital. acciajo ; du bas-latin aciarium, de acies, proprement pointe, d'un radical ac (voy. acide).