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T ACIÉRATION (a-sié-ra-sion) , s. f. Opération par laquelle I acier se produit; formation de l'acier.
— êt\ M. Aciérer.
ACIEItE. ÉE ( a-sié-ré, rée), part, passé.
ACIÉRER (a-sié-ré; la syllabe cie prend l'accent grave, quand la syllabe qui suit est muette, excepté au futur et au condit. j'aciérerai, j'aciérerais, r. a. || 1" Convertir en acier. || 2° S'aciérer, v. réfl. Se transformer en acier.
— ÊTYM. Acier.
t ACIéuei'X , ECSE (a-sié-reû, reû-z'), ad':. Technologie. Qui peut être converti en acier. Fer aciéreux. Fonte aciéreuse.
— Etym. Acier.
t AONACIFORME(a-si-na-si-for-m'), adj. Terme didactique. Qui a la forme d'un sabre.
— ÊTYM. Acinaces, sabre, et forme.
■j- ACINIER (a-si-nié), s. m. Un des noms vulgaires de l'aubépine.
t ACISELER (a-si-ze-lé),r. a. Terme d'agriculture. Coucher pour la première fois le plant de la vigne.
ACIÉRIE (a-sié-rie), s. f. Usine où l'on fabriquo l'acier.
— ÊTYM. Acier.
ACOLYTE (a-ko-li-te) , s. m. || 1° Clerc promu à I un des quatre ordres mineurs, et dont l'office est '<t les cierges, de préparer le feu, l'encen soir, le vin et l'eau, et de servir à l'autel le prêtre, le diacre et le sous-diacre. || 2° Familièrement et en plaisantant, celui qui accompagne quelqu'un. Au moment de son arrivée [de Cellamare] avec ses deux acolytes [Dubois et Leblanc], un détachement de mousquetaires s'empara des portes et de la maison,
— hist. xvic s. En ces petits exercices, comme de lecteurs et d'acolytes, il n'y avoitpasgrand danger, veu qu'on ne les recevoit qu'en charge de bien peu d'importance, calv. Inst. 8G4.
—êty.m. Acojythus, acolulhus et acolithus, de xxéXouOo;, suivant, et non, comme dit Ménage, de àxciXvTOç, non empêché, de apriv. et xb>?.ûeiv,empê cher, parce que , dit-il, l'acolyte , tout en ne remplissant pas les fonctions ecclésiastiques, n'était pas écarté de la société des personnes qui les remplissaient. Mais il est certain que la formation n'est pas régulière ; il n'y a de correct que la forme latine acoluthus, par conséquent enfrançaiscedevraitêtre acoluthe. Quelques-uns écrivent acolythe ; cela est plus conforme à l'étymologie.
ACO.MAS ou ACOMAT (a-ko-ma) s. m. Terme de botanique. Arbre des Antilles dont le bois est propre à la menuiserie.
f ACOMPTE (a-con-f), s. m. Payement partiel que l'on fait sur une dette. Je vous envoie un léger acompte dans celle que renferme cette boite, i. j. rouss. Ilél. 1,15. \\Auplur. des acomptes. À compte, employé adverbialement, s'écrit en deux mots. Voila mille francs à compte sur ce que je vous dois.
— étym. À, compte.
ACONIT (a-ko-ni-f), s. m. Terme de botanique. Plante fort vénéneuse, de la famille des renonculacées.
—HIST. xvi" s. L'aconit est une herbe qu'aucuns appellent luparia, parce qu'elle tue les loups, paré, xxiii, 44. La terre parle cielencor n'estoit maudite; Son sein ne produisoit encores l'aconite,
— ÉTYM. 'A/.ôvitov. D'après Théophrastc, ce nom vient de Aconis, ville de Bithynie, où l'aconit était très-abondant. D'autres le font venir de àxôvr), roche, parce que l'aconit croît dans les lieux rocailleux.
ACOQUINANT, ANTE (a-ko-ki-nan, nan-t'), adj. Qui acoquine.
ACOQUINÉ, ÉE (a-ko-ki-né, née), part, passe. Mon Dieu, qu'à tes appas je suis acoquiné ! mol. Dép. amour, iv, 4.
ACOQUINER (a-ko-ki-né), v. a. |j 1° Faire contracter des habitudes, des attachements. Et je crois tout de bon que nous les verrions [les femmes] nous courir, sans tous ces respects et ces soumissions où les hommes les acoquinent, mol. Princ. d'Él. iii,3. || 2° S'acoquiner, v. réfl. S'attacher trop, s'adonner trop. On s'acoquine à servir ces gredinslà, je ne sais pourquoi, regnard,£œ Sérén.o. || Il est familier.
— HIST. xvie s. Ils se souillent en se pensant délecter, et, s'acoquinans aux escrits de mensonge, ils desdaignent ceuz où reluit la vérité, lanoue, 146. Tous les hommes sont accoquinez à leur estre misérable, mont, m, 197. Six mois après, vous raurez si bien accoquiné vostre estomach que.... id. iv , 289. Si vous vous acouslumez d'aynsi accocquiner,
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les gens vous tiendront pourung belistre deshonté, palsgr. p. 504.
— ÉTYM. ,1 et coquin; Lourguig. s'écôquignai. ACOTYLÉDONE ( a-ko-ti-lé-don' ). || 1° Adj.
Terme de botanique. Se dit des plantes dont les semences sont dépourvues de cotylédons. [| 2° S. f. La classe des acotylédones. Les acotylédones forment, dans la méthode de Jussieu, la première des trois grandes divisions du règne végétal. Les acotylédones forment un embranchement qui correspond à la cryptogamie de Linné.
— ÉTYM. A privatif, et cotylédon (voy. ce mot)
f ACOTYLÉDONE, ÉE (a-ko-ti-lé-do-né, née), adj. et s. f. Les végétaux acotylédones et les Acotylédonées. S'emploie comme acotylédone.
— ÉTYM. Acotylédone.
f ACOTYLÉDONIE (a-ko-ti-lé-do-nie) , s. f. Terme do botanique. Classe des acotylédones , première classe de la méthode naturelle de Jussieu.
— ETYM. Acotylédone.
f ACOUMÈTRE (a-kou-mè-tr'),s. m. Instrument propre à mesurer l'étendue du sens de l'ouïe chez l'homme.
— ÉTYM. 'Axoûeiv, entendre, et (j.ltpov, mesure. À-COUP (a-kou; le p ne se prononce jamais) , s.
m. Mouvement saccadé, arrêt brusque. Au plur. des à- coup.
— étym. À et coup.
ACOUSTIQUE(a-kou-sti-k'). ||i° Adj. Qui sert à
produire ou à modifier les sons. Cornet acoustique. || 2° Terme d'anatomie. Qui sert à l'ouïe. Nerf acoustique. || 3° S.f. Partie de la physique qui traite des lois suivant lesquelles le son se produit et se transmet.
— ÉTYM. 'Av.oucTTixèç, deày.ouôiv, entendre.
ACQUÉREUR ( a-ké-reur), s. m. Celui qui acquiert [surtout des biens immeubles]. Ce domaine n'a pas trouvé d'acquéreurs. Acquéreur de biens confisqués.
— HIST. XIV s. La dite femme qui estait acqueteresse, nu cange, acquittare. || xvie s. Plus que César des Gaules acquéreur , m arot, ii, 31 1.
— ÉTYM. Acquérir.
ACQUÉRIR (a-ké-rir; ne prononcez pas a-krir, eommeenquelquesprovinces. J'acquiers, tu acquiers, il acquiert, nous acquérons, vous acquérez, ils acquièrent. J'acquérais, etc. J'acquerrai, etc. J'acquis , etc. Acquiers, qu'il acquière, acquérons, acquérez, qu'ils acquièrent. Que j'acquière, que tu acquières, qu'il acquière, que nous acquérions, que vousacquériez, qu'ils acquièrent. Que j'acquisse, etc. J'acquerrais, etc. Acquérant, Acquis. La syllabe quie prend un accent grave, quand la syllabe qui suit est muette),!', a. || 1° Devenir propriétaire par achat ou échange. Acquérir des terres. Acquérir à prix d'argent. H 2° En général, se procurer, venir à posséder. Acquérir un héritage. Acquérir de l'argent. Acquérir des richesses. La France a acquis par une expédition prompternent terminée le territoire d'Alger. En moinsd'un siècle l'Angleterre a acquis l'Inde. Ceux par le sang desquels ce territoire fut acquis. La passion d'acquérir du bien pour soutenir une vaine dépense, corrompt les âmes les plus pures, fén. Tél. xxii. || 3° Absolument. Il se rendaitpropiïétaire de l'héritage; ainsi les parjures étaient sûrs d'acquérir, montesq. Espr. xxvm,l8. La fureur d'acquérir corrompit leur justice, volt. Scylh. IV, 2. || 4° Avec une personne pour sujet , attirer sur soi, appeler sur soi, en bonne ou en mauvaise part. Acquérir les bonnes grâces de quelqu'un. S'acquérir des amis, de la gloire. S'il voyait le monde pour se faire un nom, pour acquérir du crédit, de la réputation, bourd. Pensées,t. n,p. 492. Ils y auraientbeaucoup mieux rempli que moi la place que j'occupe, et y auraient acquis bien d'autres mérites que moi, id. ib. p. 453. N'acquérez point ma haine en perdant votre temps, corn. Théod. n, 4. C'était le vrai moyen d'acquérir sa tendresse, mol. l'Étourdi, iv, 1. [Elle] Efface son estime et s'acquiert des mépris, rotrou, Vencesl. I, 1. Ne vous acquérez pas par votre dureté Un renom odieux à la postérité, id. Antig. n, 2. Quelle gloire il acquit dans ces tristes combats ! volt. Zaïre, i, 1. || 5° Procurer, faire avoir, en bonne ou en mauvaise part. Cela lui a acquis l'estime publique. Ses services lui ont acquis une position honorable. Il n'est point de climat où mon amour fatale N'ait acquis à mon nom la haine générale, corn. Médée, m, 3. Mon bonheur ordinaire M'acquiert les volontés de la fille et du père, id. Méd. i, 1. Vous ai-je acquis sur eux en ce dernier effort La puissance absolue etde vie et de mort? id. Pomp. ni, 2. Ces fameux Lévites.... qui.... Et par ce noble exploit vous acquirent l'honneur D'être seuls employés aux au-
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tels du Seigneur, rac. Athal. iv, 3. || 6° Gagner. Cet artiste acquiert de l'habileté. Ce terrain acquiert de la valeur. Avec le secours d'en haut , on peut s'y former [à la prudence], on peut l'acquérir; on l'acquiert par la réflexion et par de fréquents retours sur soi-même, bourd. Pens. t. n, p. 478. L'autre se fait écouter comme un maitre, tant il paraît avoir acquis de connaissances et être versé en tout genre d'érudition, id. j'b. p. 199. Et, àmesure que l'on acquiert d'ouverture dans une nouvelle métaphysique, y perdre un peu de sa religion, labruy. ig. || 7° Absolument. Devenir meilleur, en parlant des personnes et des choses. Cet orateur acquiert tous les jours. Ce vin acquiert en vieillissant. || 8° Acquérir quelqu'un, acquérir sa foi, son cœur, gagner son affection, ses services, et, en parlant d'une femme, son amour, sa main. Ce cœur vous est acquis après le diadème, corn. Rod. m , 4. Ce qui touche mon cœur, ce qui charme mes sens , C'est Laodice acquise à mes vœux innocents , id. Niu. v, 5. Quand, pour- vous acquérir, je gagnais des batailles.... id. Perth. i, 4. 11 pense m'acquérir par cette perfidie , id. Tois. d'Or, iv, 7. Et si vous refusez par là de m'acquérir , Vous ne sauriez vous-même éviter de périr, id. Attila, iv , 6. Le désespérer ce n'est pas l'acquérir, id. Théod. n, c. ....ne me perdez pas envoulant m'acquérir, id. ib. ni, 5. Sa tête est le seul prix dont jj peut m'acquérir, id. Cinna, 1,2. Et c'est pour l'acquérir [Emilie] qu'il nous fait conspirer, id. ib. ni, 1 . Je viens de la trouver tout à fait adorable; Et je suis en suspens si, pour me l'acquérir, Aux extrêmes moyens je ne dois point courir, mol. l'Étourdi, m, 2. Il faut se multiplier en quelque façon par la charité et avoir autant d'esprits et autant de cœurs qu'on a de sujets qu'on veut acquérir à l'Église, flëch. Panég. n, p. 361. Ma foi lui fut acquise et lui fut enlevée, volt. Irène, i, 1. 1| 9° Obtenir. J'ai acquis la preuve de ce que je vous dis. De ses feux tôt ou tard j'acquerrai quelque indice, ducis, Othel. iv, 1. Ces mortels dont l'État gage la vigilance , Ont de tous ses projets acquis la connaissance, id. ib. v, 5. || 10° S'acquérir, V. réfl. Être acquis. Tout ce qui peut s'acquérir par l'expérience. Les amitiés s'acquièrent par les services.
— REM. Il n'y a point de verbe sur l'orthographe et sur la conjugaison duquel les auteurs aient varié davantage. L'abbé Grosier, Le Gendre, l'abbé de Mably ont dit au présent il acquière pour acquiert ; et les deux derniers , ils acquèrent pour ils acquièrent. D'autres écrivains, au nombre desquels il faut mettre Corneille, ont dit au futur simple et au conditionnel, acquéreraetacquérerait, au lieu de acquerra et acquerrait; ni l'un ni l'autre ne doivent être imités.
— HIST. xne s. Là vint Rolant, mais il fu si aquis [fatigué], Ronc. p, 103. Par Guenelon, qui cest mal nous aquit, ib. p. 180. Dont s'eserierentet Gautiers et Geris : Cuivers bastars, com or estes aquis [réduit à l'extrémité] ! R. de Cambrai, 204. || xme s. Que j'aisansma desserte tel mescheance aquise,Bcrthe.'U. Mieux [je] veuil mourir que vivre, tant sui de deuil acquise, ib' 100. Mais qui amis vodra avoir, Si n'ait mie chier son avoir, Ains par biaus dons amis acquière, la Rose, HG3. Par eus n*aqeudrez mauvais los, lien. 8137. Cascuns n'est tenus à respondre, fors de tant qu'il enportera de le [la] coze mal aquise, beaum. vu, 8. ||xives. Quant cils jeunes roys vint à terre , Moult s'entremist d'onneur aquerre , guiart, Roy.lign. 190. Le riche pecunieux souvent aquert ou pert ses richesses par violence ou par force, oresme, Eth. iv, io. Et les choses que l'en fait pour aucun bien acquérir, l'en les fait avecques delettacion, id. ib. 50. Des an émis avez par de çà etde là; Se en aquerés plus,grant folie sera, Baud. de Seb. x, ion. ||xve s. Ils vous sauront bien conseiller de quels seigneurs vous vous pourrez bien aider et lesquels et comment vous les pourrez mieux acquérir, froiss. i,i, 62. Depuis, en bien peu de temps, il gagna tant et acquit et profita par rançons, par prises de villes et de chasteaux, qu'il devint si riche que.... id. i, i, 325. A quarante ans depuis ce me trouvay Nices et foulz, chetis, poures, dolens; Tous esbahis, démon cuidier plouray, Et commençay lors à estre acquerans, e. desch. Erreurs de la jeunesse. Les ennemys qu'il avoit lui mesme acquis à son advenement au royaulme, comm. i, 10. || xvics.... homme ne suit la guerre, Que pour honneur ou profit y aquerre, marot, 1,358. Il eut enfin la paix par luy acquise ; Tantquise l'as, qu'enfin tu l'as acquise, id. iv,199. Se. contentant par piperie de s'acquérir l'ignorante approbation du vulgaire, mont, i, 157. Acquérir des
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cognoissances, id, ii, 243. Ils ne se sont point souciez d'acquérir ce dont ils n'eussent point voulu user , amyot, Arist et Cat. Il admonestait ses gens d'y passer sans y faire aucun dommage, comme en païs qui leur estoit jà tout acquis, id. Flam. 8.
— ÉTYM. P. Dvenç. acquirir; de acquirere,Ae ad, à, et quxrere, quérir (voy. quérir). Acquérir, provençal acquirir, vient d'un verbe à conjugaison changée, acquir'ire avec l'accent sur ri; acquerre, qui s'est dit aussi, est formé régulièrement de acquirëre qui a l'accent sur qui.
ACQUET (a-kê; le t ne se lie pas; au pluriel Ys se lie : les acquêtset les propres, dites: les a-kê-z et les propres), s. m. || 1° Terme de jurisprudence. Chose acquise par donation ou testament. || 2° Au plur. Biens acquis pendant le mariage par l'un ou l'autre des époux et qui tombent dans la communauté ; par opposition à propres, ceux qui ne tombent pas dans la communauté. Dans les pays où une coutume locale a disposé des propres, Bodindittrès-bienqu'il ne faudrait confisquer que les acquêts, montesq. Espr. v, 15. || 3° Profit, gain. Le prophète parlant à ces riches qui entassent acquêts sur acquêts et joignent maisons à maisons.... bourd. Pensées, t. n, p. 380. Des acquêts de son lit accroître son domaine, Régnier, Sat. xm. Il y a des gens qui gagnent leur réputation par supercherie . mais la vôtre est un légitime acquêt, balz. Livre v, Lettre xv. ||4° Acquêts, droit jadis dû au roi ou au seigneur par les roturiers acquéreurs de fiefs. || 5° Proverbe. Il n'y a si bel acquêt que le don; c'est-à-dire il n'y a point de bien plus agréablement acquis que celui qui nous est donné.
— REM. Ce mot, dans la signification d'un immeuble acquis à titre onéreux ou lucratif par une personne pendant le mariage, ne se dit qu'au pluriel; mais dans son sens primitif on l'emploie au singulier.
— HIST. xme s. Se li mueble ne pooient soutire, on doit penre les aquès, beaum. xxi, 6. Après, la mère morut, et li enfant demandèrent la moitié du fief, par la raison de l'aqueste lor mère, id. xiv, 20. Por ta malice te consentira Dieux à destruire à tes anemis, et à chacier de ton terrien aquest, Psautier, B. M. 258, f. 63. || xve s. Iln'est pas apparant qu'il se fust mis en péril pour si peu de choses , où il ne povoit avoir acquest ne nulle gloire, comm. v, 1. Jamais mal acquest ne profite, villon, Bail. Leçon aux enfants perdus. || xvie s. Tous biens sont réputés acquests, s'il n'appert du contraire, loysel, 222. Mais tu as eu par un don libéral De leurs francs cueurs un acquest gênerai, marot, n, 312. Afin que ce ne fust pas un acquest, mais une naturelle possession, mont, i, 152. Les afflictions employées à l'acquest d'une .-esjouissance éternelle,
— ÉTYM. Provenç. acquit, aquest; ital. acquisto; par contraction de acquisitum . de acquirere, acquérir (voy. acquérir). En Berry, acquêt, abatis de volaille.
ACQUÊTÉ, ÉE (a-kê-té, tée) , part, passé.
ACQUÊTER (a-kè-ter) , r. a. Terme de jurisprudence. Acquérir un immeuble par un acte quelconque. || Vieux.
— hist. xiiie s. Guillaume aquesta ledit héritage, et lepeust donner, aumosner ou vendre sans relia ne. beaum. xliv, 2. Je ne di pas qu'en doingne (pian qu'ena acquesté, Mais selon l'aisement queDiex t ara preste, J. de meung, Test. 369. [| xive s. Par Fus ou la coustume du pays, au cas où home ou femme bastars acquestoient aucuns héritages, du cange, acquistum. ||xvie s. Car par vous seule il faut que je l'acqueste , st-gel. 86. La cour de parlement a esté contrainte de leur faire deffence déplus acquester, carl. m, 20.
— ètvm. Acquêt; ital. acquistare.
ACQUIESCEMENT (a-ki-è-se-man), s. m.
d'acquiescer. Donner son acquiescement. J'apporte un entier acquiescement d'esprit à tout ce qu ! vos lettres contiennent, balz. Liv. v. Ht. xv. Faire un acquiescement simple à la perte de son intérêt propre, boss. Mand. Elles affectèrent de donner à leur acquiescement la forme d'un acte volontaire. bid. Sur les lettr. d'un fermier. Il faut donner à la grâce une force invincible qui ne soit pas une violence; à la liberté, un acquiescement qui ne soit pas une contrainte, flëch. Panég. Saint-Augustin.
— ÉTYM. Acquiescer.
f ACQUIESCENCE (a-ki-è-ssan-s') , s. f. Action d'acquiescer. Nous prenons d'ordinaire l'acquieseence donnée à la détermination pour un jugement libre et un acte volontaire , boulainvilliers . Réfut. de Spinoza , p. 8.
— ÉTYM. Acquiescer; ital. acquiescera.
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il ni i B i ml 'i et o Se sou
\ .-ut ■h.', i ■ à la fin à votre grand ju / m
' u. ab6. 201. si.
Moïse, vous aviez trouvé un ni . sans av.
saint, i
à la voix de
Claudi mt à ce qu'on m
i bien plus puissanl que tous
p is. Si l'on me dit qu <■ u moins rine, i \ bbi v. ie.
HlSi v. i* s. Facilement [je me
nguste
l'.:nt. [V,
d'acqu'abuser, calv.
fnst. I"". i
lin sont transitoires, id. ib.
\m.. rv, 28. \ qi . ' •
— ÊTYM Acquiesù re, quies-
ACQUIS, ISE a kl . kl z') [uérir.
|| 1° Richi ssi s bien . i icquise à i>rix