PATENT
— ÊTYM. Ac qu.it, jmient.
ACQUITTÉ, ÉE (a-ki-té, tée),part. passé. H 1" Acquitté de ses dettes. Dettes acquittées. Acquitté envers vous de ce que je vous devais. Acquitté enfin de ses devoirs publics. || 2° Déclaré non coupable. Acquitté de l'accusation.
— SYN. acquitté, quitte. Qui a satisfait à des obligations. La seule distinction essentielle qui
ACQ
e ! qui ' idiqui
et l'autre I étt t l'on i st
.i i. d une det e ou quitte
d'il I pout I au
tre. s'il i de- Pi tat
on verra que
qu'une oh. p
udi ce i q i ex
prime la pleine et enl ition. Acquitté de
rs vous, je pars.... Quitte de tout re....
ACQ1 ITTEMENT (a I i te man), s. m. || 1° Ac-
on coupable. L'acquittement fut prononcé à
— ÊTYM. icquitter : provenç. aquitain
V< ni i m El t . a. i quitte,
mie ou une propriété. Il a acquitté son am
cqu tuteur,
e ce qu'il ne doit pus et
acquitte les pécheurs de ce qu'ils doivent, boss.
Ilisi. n, g. Je von ■ ! • ; de cette
uitté toutes
me, les frais
de la condamnation, un legs. Si je dois à ce prix vous
i astoret Pollux reste.... la font. Fàb. r, 14.
3° Acquitter une lettre de change, un bilL
i constater ; ut en mettant au
tu-d s. || 4° Fig.
n, acquitter une dette de reconnaissance. Rien ne saurait m'acquitter envers
a promesse, 1/. <f< Chrisp. iv, 10. Et, sans lui ni rend a et protège sa fuite. . ni, 8. Xi]
en un m e Phar-
nace el rac. Mithr. m, s.
5" a ■ - 1 j 1 1 ■. i ■ ■ ci cience, faire ce à quoi la
■i.i ter , déclarer non cou- I.'accusé fut acqu s'acquitter, v. rèfl. || 1° Se libérer de ce qu'on i1 est acquitté envers vous. 11 lit dece qu'ildevait àCésar.
imour el de tanl de bienfaits, Mon l'acquitter jamais? RA.c.Ath.v/, là de ce que je vous .lois, mol. l'Ému r. v, ic. || 2" S'a r. pi tter de. Satisfaire àun devoir, une obli : lui ai une obligation dont il faut
uitte avant tout. ol. le l'est.
..' /' : i. G. Souffrez que je lui rende ici ce qu'il m'a que je m'acquitte de la vie que je lui dois. ib. IH, G. Quelques pratiques communes dont ils s'acquittent icoup de négligence et de tiédeur, Bonii). / i.p. 59. Tro a d'avoirpu, par un récit fidèle. De leur paix en passant vous . Et m'acquitti r vers vous de mes respects profonds, rac. liai, m, 2. Et moi, je suis venu, détestantla lumière.... m'acquitter, seigneur, du malheureux emploi.... id. Phèd. v, g. Et n'ai-je pris sur moi le soin de tout l'État Que pour m'en r par un assassinat? în.Andr. iy, 3. Allons, il faut partir, il faut que je m'acquitte Des funestes tributs que sa cendre mérite, volt. GEd. v, 2. Je m'acquitte en tremblant de cet affreux devoir, id. Tance, v, 5. || 3° S'acquitter d'une chose, la faire, l'exécuter. Il veut danser, mais il s'en acquitte mal. On doit être bien aise de s'en acquitter comme vous r, tes, sév. 35. || 4° Au jeu, s'acquitter, regagner m avait perdu, el rester quitte a quitte. Il a joué avec lui jusqu'à ce qu'il se fût acquitté. || 5° Au jeu de billard, s'acquitter, jouer le premier coup. On dit plus ordinairement , dosner l'acquit.
— REM. Des grammairiens ont prétendu qu'on ne pouvaitpasdire s'acquitter vers quelqu'un ; le fait est qu'on dit ordinairement envers. Mais, comme vers ne contient rien en soi qui en fasse un barbarisme ou un solécisme et l'exclue, c'est l'usage qui doit décider. Or, les meilleurs écrivains se sont exprimés ainsi. On s'acquitte vers eux par des chants de victoire, corn. Hor. iv, 2. Vous prendrez donc le soin
de m'acquitter vers lui, id. Oth. in, 3 ne sont
pas des exploits qui laissent à ton roi Le moyen ni l'espoir de s'acquitter vers toi, iv.Cid, iv,t3. X m'acquitter vers toi d'une telle promesse, mol. Ze Dép. i, 2. Vers la couronne et vers vous acquitté, J'implore une faveur de Votre Majesté, rotrou, Vencesl. v,9. La mort a respecté ces jours que je te doi , Pour ma donner le temps de m'acquitter vers toi, volt. AU. ii, 2. Racine s'en est aussi ssrvi, comme on peut
ACR
voir dans un exemple cite plus haut. Il n'y a donc aucune raison de signaler cette locution comme une faute; elle est moins usitée que envers, voilà tout.
— SYS. acquitter, s' acquitter. On acquitte un devoir, un vœu. une promesse, et on s'en acquitte. Rien de plus voisin queces deux locutions; la seule différence qui y apparaisse, c'est que, dans la seconde, il y a un retour sur le sujet. J'acquitte ma promesse, c'est-à-dire elle est acquittée; je m'acquitte de ma promesse, c'est-à-dire j'en suis délivré. Ainsi, tout en comprenant queces deux expressions sont généralement équivalentes , on choisit l'une de préférence à l'autre, suivant l'idée qui, au moment, prédomine dans l'esprit.
— HIST. xic s. Se de mon cors [je] voeil aquiter [obtenir] la vie, Ch. de Roi. 36. || xir s. J'aqiterai d'Espagne une part grant,7{oraci'sî;. p. 39. Qu'il l'aura ainz par le champ [combat en champ clos] aqilé,i'b. p. 185. Là li dut li reis faire cinc cenz marz aporter; Dunt il porreit ses detes à celé hure aquiter, Th. le Mari. lia. || xmc s. Nous ne sommes mie tant de gent que nous puissions estre acquité de nostre passage paier, villeii. xxxv. Li venderes et li achateres se aquiteront le jour chascun pour un denier, Livre des Met. 345. LaMagdelene [il] visita, De toz ses péchiez l'acuita,Et la fist saine, ruteb. ii, 5. Et se il le sert tant que il s'aquite, en servant le, vers lui de la dette, il deit estre maintenant quitte et delivre, Ass. de Jérus. i, 189. Et je, pour mon serrement aquiter.... JOINV. 212. Je promis à ma dame la royne vostremere, que je feroye cest livre; et, pour moy aquitierde ma promesse, l'ai je fait, id. i 32.
|| xv« s. Qu'il lui voulust renvoyer sa femme ; car il [Edouard II] s'en vouloit acquitter à Dieu et au monde, et que ce n'estoit pas sa coulpe qu'elle estoit partie de lui.... froiss. i, i, f(. Et fît à la porte mesmement trois de ses fils chevaliers, qui aussi se acquittèrent moult bien en leur nouvelle chevalerie, id. i, i, )02. Seigneur, il est bien vrai que le roi de France m'a envoyé en ceste ville et en ce chastelpour le garder et défendre à mon loyal pouvoir; vous savez comment je m'en suis acquitté et voudroie encore faire, m. i, i, 242. Soyez seure, ma doulce amye, Que je vous ayme loyaument; Or vous requier et vous supplie: Acquittez vouspareillement,CH. d'orl. Bal!, xiv. Pour ne s'estre bien acquité à la reformation de l'Eglise comme il devoit.... comm. vm, 2. Il xvic s. Pour acquitter les vœux qu'il avoit faits, amyot, Lys. 38. Je vous absouls et descharge , comme très bien et sainctement acquitez de la foy que vous avez jurée à vostre capitaine, id. Eum. 36. Il l'acquitta d'une infinie somme de debtes, in. Pomp. 83. Plusieurs se sonttrouvez qui ont maintenu qu'il faloit prendre la moitié de leurs biens pour en acquitter le roy [payer ses dettes], veu que le peuple est incapable pour sa pauvreté d'y satisfaire, lanoue,98. La pluspart de ceux qui doyvent le service s'en acquitent avec l'argent, id. 232. Du petit on vient au grand, et qui s'acquite bien de l'un est mieux préparé pour se bien acquiter de l'autre, id. 293. J'ai bien esprouvé que, pour cent francs de mélancolie, n'acquitterons pas pour cent sols de dette, desperiers, Contes, *■
— ÉTYM. Provenç. aquitar ; espagn. aqufetar ; bas-latin, aequitare, de ad, à, et quitlarc, quitter (voy. ce mot).
ACRE(a-kr'; a bref), s. f. Mesure de terre employée en divers pays, et d'une étendue différente suivant les localités. L'acre anglaise vaut 40 ares 467. L'Angleterre contient, dans toute son étendue, 39 038 500 acres.
— REM. Quelques auteurs font acre du masculin ; entre autres Vauban : La mesure de la province de Normandie est l'acre. Cet acre est composé de 160 perches carrées, et la perche de 22 pieds carrés (22 pieds en carré, c'est-à-dire 484 pieds carrés); mais les pieds sont différents ; la mesure la plus commune les fait d'onze pouces, et le poucededouze lignes, Dîme, 46.
— HIST. xvie s. Les plus communes sont aujourd'hui entre nous : arpents , journées, asnées, journaux, sesterées, acres, couples de bœufs , o. de .terres, io.
— ÉTYM. Bas-lat. acrum , aerns; allem. acker ; angl. acre; celt. acair; comp. le latin ager , le grec àypè;, et le sanscrit âjras, plaine.
ÂCRE(â-kr',d long), adj. || l°Qui a quelque chose de piquant et de corrosif au goût. Saveur acre. Vin acre. Il 2° Qui exerce une action piquante et corrosive. Humeurs acres. || 3° Fig. Son humeur est acre. Paroles acres. Je ne sais quelle volupté qui n'a rien d'acre et de sensuel, j. j. rouss. Hél. 1, 23.
— REM. Acre et acre sont des paronymes qui se
ACR
distinguent par ceci, que l'un a l'a bref, et l'autre l'a long.
— SYN. Acre, Âpre. Ces deux termes s'appliquent aux aliments et aux boissons : ils marquent dans le goût une sensation désagréable. Le premier donne l'idée d'une saveur forte et brûlante comme celle du piment ou de la moutarde ; le second, l'idée d'une saveur acide et astringente comme celledes fruits verts.
—ÉTYM. Bourguig. ancre, aincre;de acer. On ne trouve pas acre dans'l'ancien français; c'est sans doute une forme nouvelle calquée sur le latin, et qui s'est implantée à côté de la forme ancienne aigre (voy. ce mot).
ÂCRETÉ (à-kre-té), s. f. || 1° Qualité de ce qui est acre. Avoir de l'àcreté. Âcreté des humeurs. L'àcreté de mes pleurs, lamart. Joc. vi, 212. || 2°Fig. L'àcreté de ^ son humeur, de ses paroles.
—ÉTYM. Acre.
ACRIMONIE (a-kri-mo-nie), s. f. || l°Qualitéde ce qui exerce une action piquante et corrosive. L'acrimonie des humeurs. || 2° Fig. Il y a de l'acrimonie dans ses paroles.
— HIST. xvie s. On les guérit enfin par une autre injection d'eau bien astringente et dessiccative sans acrimonie, paré, v, 21.
— SYN. acrimonie, âcreté. Qualité de ce qui est acre, mordant, corrosif. Deux différences existent entre ces deux mots. D'abord acrimonie se dit non de ce qui a une saveur acre, mais de ce qui exerce une action acre. En second lieu, acrimonie désigne une disposition constante à l'àcreté, tandis que âcreté peut s'appliquer à ce qui se fait sentir actuellement ou vient de se faire sentir. L'àcreté de son humeur peut signifier une âcreté actuelle ; l'acrimonie de son humeur signifie une humeur habituellement acre. Ces nuances une fois conçues, on sent quand et comment il y aura lieu de distinguer.
—ÉTYM. Acrimonia, de acer, acre (voy. ce mot).
ACRIMONIEUX, EUSE (a-kri-mo-ni-eû, eûz'), adj. H 1° Qui a de l'acrimonie. Humeurs acrimonieuses, y 2° Fig. Paroles acrimonieuses.
— ÉTYM. Acrimonie.
f ACROAMATIQUE(a-kro-a-ma-ti-k'),ad/. Terme d'antiquité. Qui est reçu par l'oreille. L'enseignement acroamatique est l'enseignement oral, par opposition à l'enseignement par les livres. De là il a pris aussi le sens de profond, le maître communiquant de vive voix à des élèves choisis un enseignement qu'il ne mettait pas dans les livres et pour l'usage du vulgaire.
—ÉTYM. 'Axpoaucmxo;, d'àxpoâaôai, entendre.
ACROBATE (a-kro-ba-f), s. des deux genres. Danseur ou danseuse de corde.
— ÉTYM. 'AxpoêocTeïv, mot à mot marcher sur les extrémités, d'â/.po;, extrême, haut (voy. acrotère), etfioaeïv, marcher, de fiaiveiv (voy. base).
f ACROBATIQUE (a-kro-ba-ti-k') , adj. Terme de mécanique. Propre à monter des fardeaux.
f ACROCHIRISME ( a-kro-ki-ri-sm'),s. m. Terme de gymnastique ancienne. Espèce de lutte avec le bout des doigts seulement.
— ÉTYM. "Axpoi;, extrême, ety^'P, main.
f ACROCHORDON (a-kro-kor-don), s. m. Terme de médecine. On a décrit sous ce nom des productions organiques des paupières, dures, grêles, surtout vers leur extrémité adhérente, auxquelles on a trouvé quelque ressemblance, soit par leur forme, soit par leur mobilité, avec un bout de corde.
— HIST. xvie s. Acrochordon est une verrue pendante, ayant sa base fort petite, estant calleuse, sans douleur, de figure ronde, paré, v, 21. Il y en a d'autres nommées acrochordon.... les Latins les appellent verrues pensiles, id. xviii, 85.
— ÉTYM. 'Axpov.opSùv, de âxpoç, extrême (voy. acrotère), et xopôï] , corde (voy. corde).
f ACROMIAL,ALE (a-kro-mi-al,a-T), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à l'acromion. Artère acromiale. Les ligaments acromiaux.
— ÉTYM. Acromion.
f ACROMION (a-cro-mi-on) , s. m. Terme d'anatomie. Apophyse considérable qui termine l'épine de l'omoplate en haut et en dehors, s'articule avec l'extrémité externe de la clavicule et donne attache aux muscles trapèze et deltoïde.
— ÉTYM. Acromium , de oUpo;, qui est au sommet (voy. acrotère), et tLixoç, épaule (voy. omoplate).
ACRONYQUE (a-kro-ni-k'), adj. Terme d'astronomie. Se dit quand un astre se lève au coucher du soleil, ou quand il se couche au lever. Coucher, lever acronyque.
—ÉTYM. On a écrit aussi achronique , ce qui vou-
ACT
drait dire qui ne prend aucun temps; mais cela n'a point de sens. Le mot est aeronyque, ixpôvujfo;, deàxpoç, indiquant l'extrémité (voy. acrotère), et vu?, nuit (voy. nuit).
f ACROPOLE ou ACROPOLIS (a kro-po-1' ou akro-po-lis') , s. f. Terme d'antiquité. Nom de la ville élevée ou citadelle dans les cités grecques. Deux montagnes ressemblaient assez par leur coupe aux acropolis de Corinthe, d'Athènes et de Pergamc, chateaub. Itin. il, 87. || Acropole est plus usité.
—ÉTYM. 'Ay.pÔTtoAi;, de âxpo:, haut (voy. acrotère), et TtôX'.c, ville (voy. politique).
ACROSTICHE (a-kro-sti-ch'). || 1" S. m. Ouvrage composé d'autant de vers qu'il y a de lettres dans le nom pris pour sujet, chaque vers commençant par une des lettres de ce nom prises de .suite. Non-seulement on fit des vers sibyllins, mais on les fit en acrostiches, volt. Mœurs, Sibyll. || 2° Adj. On fit des vers grecs acrostiches imputés à une sibylle, volt. Phil. v, 4 9.
— ÉTYM. 'Ay-poo-Ti/ov , de âxpor , indiquant la pointe , l'extrémité (voy. acrotère), etaii/o:, rangée, ligne, vers, de oriÇeiv, piquer (voy. stigmate). Quand, réfléchissant sur l'enchaînement des significations, on descend de l'idée de vers à celle de ligne dans une page, de l'idée de ligne à celle de rangée, de l'idée de rangée à celle de l'acte par lequel on fixe et détermine les points qui constituent cette rangée, on assiste à un travail curieux de l'esprit humain, qui se reproduit dans toutes les acceptions détournées et abstraites.
ACROTÈRE (a-kro-tè-r'), i. m. Terme d'architecture. || 1° Piédestaux des figures que les anciens plaçaient sur les extrémités rampantes et aux sommets des frontons des temples. Les pinacles, les acrotères du temple, volt. Phil. v, 44. || 2° Espèce de piédestaux que l'on met d'espace en espace dans les balustrades.
— ÉTYM. A-/.p«iT,piov, de àxpo;, placé à l'extrémité, pointu, du radical acr ou ac, qui signifie pointe (voy. acide).
ACTE (a-ktf), s. m. || 1° Terme très-général qui, se rapportant à agir, s'applique à tout ce qu'on fait ou peut faire. Acte glorieux. Acte criminel. Sondépart est un acte de désespoir. Il ne fera jamais acte d'homme. C'est un acte de citoyen. De soi-même un bon acte est l'objet et le prix, rotrou, Bêlis. n, lt». Ne m'ordonnez point un acte de faiblesse, id. Venc. i, 3. Je ne me repens pas d'un acte de vertu, id. ib. n, 2. Je fais un acte généreux de m'éloigner de vous, sév. 284. Elle crut faire acte de repentante, la font. Contes, Diable. Que venez-vous défaire? — Un acte de justice, corn. Hor. IV, 6. Je veux donc d'un tyran un acte tyrannique, id. Perth. ni. 3. J'ai prescrit, je le sais, des actes de rigueur; Je révoque aujourd'hui l'ordre de la vengeance, m. j. chênt.
Charles ix, iv, 2 Sur tous actes noirs je hais
l'ingratitude, mair. Soph. iv, 7. Emploie cette épée à cet acte d'amour, id. ib. il, 6. Le don de mon empire et de ma liberté Est l'acte le plus grand de mon autorité, volt. Sém. n, 7. || 2° En termes de religion, mouvement vertueux que l'âme produit au dedans d'elle-même. 11 exerce les mêmes actes que le reste dus chrétiens, boss. Or. 6. Il n'a pas prétendu faire un acte plus parfait, id. ib. ho. Formerun acte d'amour de Dieu,iD. Averti?. Vous produisez des actes intérieurs de toute espèce, id. lietr. La perfection ne consiste pas à faire ou à ne pas faire de tels actes, iB.Préf. Former des actes de détachement, id. Imp. \. On peut toujours faire l'acte de contrition, pasc. Prov. 6. || 3° En logique, acte, ce qui est réalisé, opposé à puissance, ce qui peut être réalisé. Réduire la puissance à l'acte. || 4° Acte d'hostilité, agression par laquelle un gouvernement ou un parti se met en guerre contre un autre. || 5° Acte de présence, action de se présenter en quelque endroit pour satisfaire à quelque devoir ou par pure politesse. Après avoir fait acte de présence , il se retira. || 6° En termes de jurisprudence, tout ce qui se fait entre particuliers, avec ou sans le ministère d'un officier de justice, soit en jugement, soit hors de jugement. Acte notarié. Acte sous seing privé. || 7° Déclaration faite devant un tribunal soit spontanément, soit d'après l'ordre de la justice , et dont on a constaté la réalité. Demander acte, prendre acte. L'acte qui en futdresséle25septembre....PASC Prov. 15. || Dans le langage ordinaire, prendre acte de.... déclarer qu'on se prévaudra de.... Je prends acte, pour l'autre vie, de ma conduite en celle-ci, j. j. rouss. Ém. îv. Par ces vers j'en prends acte afin que.... Régnier, Sait. ix. |j 8° Actes de l'état civil, ceux par lesquels des officiers civils constatent les naissances, les décès, les
ACT
jes, etc. Acte de naissance. Uste de m || 9" Acte d'accusation, exposé des laits imputés à un accusé. || 10- Décisionde l'autorité publique tete d'amnistie i es actes du gouvernement prou, érable, Qui par to is les partis
fui longtemps désiré, m. j. cm - Charles IX, i, ■■■ Ma main a pu signer i
Chai : || H i" /''"''■ Recueils, ;
où sont réui ■ ' :
tin pat cou -. H l'ap-
code >lu droit des gens, pai .1 -s actes faits pai ù
. de paix ou de l ; / 12' 1// jihir. Journaux, l
ites Les acti - de la so - 13 | m tei mesd antiquité
i qui paraissait à ù l'on insi ■ nts, les ma
|| 14° En li '. récits
m de I publiés à i mi ■ la tei re, boss. Hist. n. 13. i du m.: ainl Justin prouvenl qu'il versa son
imêm : Gén. i,i terrog du ma très, lui'- canon ir ainl I m
■ne pai li - de l'histoire di : a] • - 16' i ei
Dispute publique où l'on soutient des .n acte Soutenir un acte. : 17" Vi
dramatique, chac des partii s prin
une pi
de scènes el entre > iqui I s esl un intervalle. On dil quelquefois abs Jument un acte [mur une pièce eu un acte, ' el auteur \ ienl de donner un joli ai te
a. la i ' Faisant de cet ouvrage
Une :: divers, Et dont la
scène esl l'univers, la font. Fdb.v,i. Le commandeur voulait la scène plus exacte; Le vicomte indigné sortait au second acte, non.. Épit. vu. || 18° L'acte constitutionnel, la charte, la constit tion.
— syn. acte, w:tion.Tous doux donnent l'idée de quelque chose qui se fait. 1. 'action est la manifesta Lion île la pu ; . l'acte est l'effet ma-
nifesté et le résultat de cette action. Action. étant un dépl i ement \ isible de force, ne sedil pas des inspirations - de l'âme; c'est acte dont il
faut se servir. Nos actions sont nos o livres propremei i dites; mais nous faisons des actesde fo pérance, de chanté; action ici ne sera I pas bon. Au moral, action devient souvent tout à fait syno ny me d'acte, el alors il peut s'employer au pluriel : Cet homme a l'ait plusieurs actions vertu comme on dit plusieurs actes de vertu. Il faut remarquer que le mot acte est souvent suivi de la préposition de, suivie elle-même d un nom abstrait ou d'un nom concret, tandis que action n'est accompagné que d'une épithète : Acte de bravoure de vertu, etc.; et non pas action de bravoure, de vertu, etc.; mais action de héros, action d'insensé.
— Hisr. xvi° s. Le dernier acte d'une comédie, mont, i, c.7. Ce sont actes de son personnage, non pas du nostre.ni. i, t2i. Ce prince est le souverain patron des actes hazardeux, id. i, 133. Ils demeurèrent depuis le commencement d'avril jusques au treziesme sans acte d'hostilité, d'aub. Hist. i, 7. D fit assembler les prisonniers en deux actes, connue ils appellent [auto-da-fé] , le premier desquelz fut exploisté à Valedolid, id. Hùt. I, H9.
— ÉTYM. Ai-tus, de agerc, agir (voy. agir). A.CTÉDR, T.RICE (a-kteur, ktri-s'), s. m. et f. || i°Celuiqui joue un rôle, prend une part dans une affaire, dans un événement. 11 a été le principal acteur dans ce grand événement. L'apôtre en vain les avertit que ceux qui sont entrés dans la mi lice de Jésus-Christ ne doivent plus se livrer aux embarras du siècle ; ils I en sont les principaux acteurs ; on les voit à la tète | des intrigues.... mass. Conf. Fuite du monde. Il portait ses découvertes aux conférences de feu l'abbé Bourdelot, dont il était un des bons acteurs.... fonten. Poupart. M. de Malézieu occupait ses talents moins sérieux à imaginer ou à ordonner une fête, et luimême y était souvent acteur, id. Malézieu. || 2° Celui, cellequi représente un personnage dans une pièce de théâtre : celui , celle qui exerce la profession de comédien, de comédienne. Que tu sais bien, Racine, àl'aide d'un acteur, Émouvoir, étonner, ravir un spectateur! boil. Ép.vn. Thespis fut le premier qui, barbouillé de lie, Promena par les bourgs cette heureuse folie, Et d'acteurs mal ornés chargeant un tombereau, Amusa les passants d'un spectacle nouveau, m. .4. P. m. || 3» Familièrement
DtCT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
ACT
celui qui prend part à des parties de jeu, a des partes de plaisir. Il nous manque un ai leur. — su. \i rie:, i oMt du '-. Dans le s ins pi opt e, ii ainsi ceux qui jouent des pièces de tbéfl i : ■ \ relatif aux personn tge ■ qui agissent
une pièce et pat su te au - [u
Comédien esl i elatif a la pn trsdansced
' il esl c é i ''e i'.
i entent un p èi e dan - Leur i .■n . i nu deux tei mi ■ encore la
.i bcaui aip -i i gariN. Acteur s • dit de celui qui a part dan a conduite, dan I cécution tffaii e, dans une pat ; u de plaisir;
lien, de celui qui s est fail un art, et, pour aiusi dire, u as dons ,
de d uid ntla con icieuse. Le premiei terme i .ai h inné i u i n d auva e pat I . »elon la i.. iond ne
■ ■ part, pui
n fait le ci ■ la vie,
ÉTYM. ActOT, eillt).
\i ni'. i\ E a kl f, ti-v'), adj. || 1° Q
ctif,
e pris il
, i Ml . \ in u v. Il , 1 . i
Gracq Cruel dan - n sa moll e,
ambition s a ïïaeb. n, c.
|| 2" Par extension , en i choses qu
sent avec promptitude, avec fori e
le actif. Poisi ai u oui- dont la puiss tnce active llappell i en noti i e
■.. riu fugitn e,Dui ,Ii .'e iv,5 Partactive, rôle qu'on joue, action qu'on a. Il a pris, il a eu ins ces événements. || 3° En malien de dévotion, vie active, celle qui con liste dans les actes extérieurs de piété, par opposition a. vie contemplative, qui consiste dans les sentiments et dans les affections du l'âme. || 4" En affaires, dettes ai tives, sommes dont on est créancier, par opposition â dettes passives, celles dont on est débiteur. |! 5" En parlant d'élections, avoir voix active et
'. avoii droil d'i lire et d être élu. || S" En philosophie, qui agit ou qui a la vertu d'ag ; . par op pos tionàpassif. Principe actif Qualités actives. Le fi n est une force active. Ils attribuaient la force a la partie active de la matière. L'âme étant active de -.a nature. || 7° Citoyen actif, celui qui jouit des droit- politiques. || 8° En parlant de l'armée, actif, temps durant lequel un soldatest sous les drapeaux. || 9° Terme de grammaire. Se dit des verbes et des participes exprimant une relation de syntaxe dans laquelle le complément du verbe lui est joint sans préposition. || À un autre point de vue, le verbe actif est celui qui exprime une action, et se déise en verbe qui ne reçoit pas de complément direct : U agit, il court; c'est le verbe neutre des grammairiens; et en verbe qui reçoit un complément direct sans préposition: i'Z aune son /ils; c'est le verbe transitif direct de plu îieurs grammairiens. || Se dit aussi de ce qui a rapport, de ce qui est propre à ci - verbes, à cesparticipes.Voix actives. Ce mot a une signification active, boss. Nouv. myst. réf. || 10° S. m. L'actif, la voix active. Conjuguer l'actif d'un verbe. || 11° S. m. Somme dont on est créancier. Balance de l'actif et du passif.
— HIST. xiic s. [Je] vos ai pieça jà descovert Com ceste lasse vie active Si me tout [ôte] la contemplative, benoît, n, 12179. || xiv" s. L'autre est vie civile etattive, obesme, Eth. v, 9. Aucunsexcellenset bien bezoignans selon vie attive tiennent que félicité esthonnour, id. ib. El\e sert de bon cuer Dieu en laxie active, Et très dévotement en la contemplative, Girart de Ross. v. 2697. || xvi° s. J'ay,sans offense de poids, passifve ou actifve, escoulé tantost une longue vie, mont, iv, IC7. 11 ne faut estre aux affaires rétif; La royauté est un métier actif, bons. G52. Etestoitsa chaleur active aux affaires de la chose publique jà toute refroidie, amyot, Pompée, 04.
— ÉTYM. Provenç. actiu; de activus, de agere, agir (voy. AGIR).
t ACHNIMORPHE (a-kti-ni-mor-f) , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a une forme rayonnée.
— ÉTYM. 'Aîmv, rayon, etp.opçrj, forme.
ACTION (a-ksion ;en poésie, de trois syllabes) , s.f.
|| i° Opération, œuvre. Dépouiller la matière de l'action qui lui est propre. Si ta nature est plus propre à
ACT
l'action. Somme d'action. Le conseil et l'action. L'ac-
l: '" remède fut salutaire. Ce poison a une ac-
i ■" ■ll'1" qu 'I ii n peu d'instants. L'action
violente de la chaleur. L'action des vents sur la température de l'air. L'action delà lumière sur la
végétal C'est nue chose horrible de tomber en-
lie les main • du Dieu \ ivanl , entre ces mains où. toul esl action, où tout est vie; rien ne s'affaiblit, ni ne se relâche, ni ne ie ralentit jamais, boss'. Inné de Gong. Sans envie, -ans fard, sans ostentation . toujout • grand dans l'action ei dan , le ri no il parut à chantilly comme à la ti te des troupes' m, Louis de Bourbon, il semble que la perfection
de chaque ch consiste en son action ; car chaque
i son action , in. Pensées chrét. 38. i eur donnant l'action, le poids, le mouvement, no-mou, St~ Gen •!. iv, 2. || 2" En terme-, de grammaire, l'acimi e par le vei be. L'action de penser, de parler. | Ce mot ne peut s'employer qu'avec les verbes qui indiquent une action : il est ridicule de dire, font plusieurs, l'action de languir. |j 3°Chose foie par l'homme. Pour Fane une méchante action, pasc. Prou. 8. Quand ai je fait quelque action d . ■ avi i iques ou de schi eue ' e /'ror. i:. Le grand art de la attend quelqm foi I ag ■ . Le temps y fait beaucoup; si de mes action n vous a plu tirer quel. in . ii :: action i ... coh .. Sert, m , 2. vous savez l'action, vous La venez d'entendre, m. Hor. v, 2. M. de Boufflers a fait une fort jolie action, sév, 579. i.'est ici que le sang a la condition Ne , u permi ttent pas une lâi lie ici ii n . ri ithou. Antir/, ut, 5. i ne bonne action se produit toute nue, in. Bel. n, 19. Partant pour cette grande et fameuse Vou en mîtes le prix à sa discrétion, id. Vene. i. i. Tant que nous regarderons l'homme par ... du corps, -ans y démêler par l'intelligence rel principe de toutes nos actions qui, étant capable de s'unir â Dieu, doit nécessairement y retourner.... boss. Vadame. Il croit récompenser une bonne action, i e. Esth. m, t. Jenem'étais chargé dans cette occasion Que d'excuser César d'une seule action, m. llrit. i, 2. Il faut des actions et non pas des paroles, id. Tph. m , 7. L'indigne action que vous voulez faire, fên. Tél. xv. Le père est en droit de punir chacun de ses enfants qui fait une mauvaise action, id. Tél. vin. Les princes qui ont fait les plus grandes actions, in. Tél. n. D'indignes passions Ne doivent pas souiller les nobles actions, volt. Mariane, n, 5. Dans nos grands intérêts souvent nos Sont (vous le savez trop) l'effet des passions, in. Olijmp. i, 5. Une détermination volontaire au bien ou au mal, et aussi une action bonne ou mauvaise, est ce qu'on appelle vertu ou crime, la bruy. t(t. Un extérieur simple est l'habit des hommes vulgaires: il est taillé pour eux et sur leur mesure; mais c'est une parure pour ceux qui ont rempli leur vie de belles actions, in. 2. || 4° En termes de dévotion. Combien d'actions de piété sont demeurées sans effet! fléch. i, ho. 11 importe donc de vous marquer les préparations qui doivent vous conduire à cette action redoutable [la communion] , mass. Car., Cumin. || 5° Action de grâces, remercîment, témoignage de reconnaissance. Le Te Deum fut chanté en action de grâces. On lui rendit des actions de grâces. || 6° Activité. Ils ont vécu avec si peu d'action qu'à peine leur nom est-il venu jusqu'à nous, boss. Hist. m, 4. Sa vieillesse n'a pas été sans action id. Gornay. || Être en action, se donner du mouvement. Tenir en action, donner du mou\ ement. Je le tenais sans cesse en action, marchant avec lui au soleil et à la pluie , bern. de st-p. Paul et Virg. Quand je vois cette multitude confuse de gens qui vont et qui viennent, toujours occupés de leurs desseins, et toujours en action pour y réussir et les conduire about,BOUHD. Pensées, t.i,ç. 22. ||7° Véhémence. Parler avec action. 1| 8" Tout engagement entre des troupes. Un jour d'action. L'action fut chaude. Engager l'action. Sans me oontenter de celle [gloire] que j'ai acquise et de la part qu'un roi qui fait le métier de véritable capitaine, a dans toutes les actions de guerre qui se passent en sa présence.... peluss. Conversât, de L. XIV devant Lille, p. 51. || Il faut remarquer que, quand on parle d'un combat déterminé, action ne s'applique qu'à une -petite affaire. Ainsi on ne peut pas dire l'action de Fontenoy ; il faut dire la bataille de Fontenoy. || 9° L'action oratoire ou théâtrale, le débit et les gestes. L'action est comme le langage du corps. Il avait une action pleine de chaleur. Je reconnais même ce sourire fin, cette action négligée, cette parole douce , simple et insinuante , -fén. Tél. ix. Elle avait eneore les cheveux aussi blonds et en
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