‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 82 sur 462 · Les hommes affectent une liberté farouche qui · texte numérisé non relu

Les hommes affectent une liberté farouche qui

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ne connaît aucune règle et ne veut dépendre que de son inclination, id. Pensées chrét. 33. Il prit le chemin qu'ont accoutumé de tenir ceux qui affectent la tyrannie, vertot, Rival, rom. liv. vu, p. 267. Quel droit as-tu reçu d'enseigner, de prédire , De porter l'encensoir et d'affecter l'empire? volt. Fanât, il, 5. Diane même , dont vous affectez tant l'exemple , n'a pas rougi de pousser des soupirs d'amour, mol. Princ. d'Èl. il, 1. Vous buviez sur son reste et montriez d'affecter Le côté qu'à sa bouche elle avait su porter, id. L'Étour. iv,5. Je n'ai jamais aimé que vous, et jamais je n'aimerai que vous. C'est vous, madame, qui m'avez enlevé cette qualité d'insensible que j'avais toujours affectée , id. Pr. à" El. v, 2. Perse en ses vers obscurs, mais serrés et pressants, Affecta d'enfermer moins de mots que de sens, boil. A. P. il. || 2° Faire un usage fréquent de. Le souvenir de la jeunesse est tendre dans les vieillards; ils aiment les lieux où ils l'ont passée; ils affectent quelques mots du premier langage qu'ils ont parlé, la bruy. i i. || 3" Faire ostentation de. Ils se plaignent que j'affecte de parler contre.... On affecta de le montrer aux armées. Certaines qualités dont ils affectent de se parer. Ceux dont il affecte de surpasser les dérèglements. Le doute où l'on affectait d'être de sa vertu. Sommes-nous chrétiens? ne le sommes-nous pas? Si nous ne le sommes pas, pourquoi affectons-nous de le paraître ? bourd. Pensées, t. i, p. 4/G. Pour éblouir les yeux, la fortune arrogante Affecta d'étaler une pompe insolente, boil. Épi t. ix. Je serai fort ravi qu'on ne vous trouve point si belle, et vous m'obligerez de n'affecter point tant de le paraître à d'autres yeux, mol. Sicil. 7. ..leur majesté terrible Affecte à leurs sujets de se rendre invisible, rac; Eslher, i, 3. S'il fait un payement, il affecte que ce soit dans une monnaie toute neuve, labruy. Théophr. 24 . || 4°Feindre, simuler. Il affecte de compter là-dessus. Affecter la douleur. S'il avait pour cet homme le mépris qu'il affecte.... Vous avez affecté de ne me plus connaître, rac. Brit. iv, 2. Il affecte un repos dont il ne peut jouir, id. Baj. i, I. D'une mère facile affecter l'indulgence, id. Brit. 1,2. Oui , je te le confesse , J'affectais àtes yeux une fausse fierté, id. Baj. n, l . Mais que sert d'affecter un superbe discours? id. Plicd. i. i. 11 affecte pour vous une fausse douceur, id. Athal. i, 4. Narcisse veut en vain affecter quelque ennui, id. Brit. v, 5. Mais quand on peut sans honte être sans fermeté, L'affecter au dehors est une lâcheté , corn. Hor. m , 5. N'affectez point ici dessoiifc si généreux, volt. Mér. i, 3. Puis affectant un visage tranquille.... millev. Mancenilier. || 5° En parlant des choses, avoir disposition à. Le sel marin affecte la forme cubique. || 6" Exercer une impression et aussi rendre souffrant, malade. Tout ce qui affecte le sens de la vue. Les fleurs affectent le cerveau. Maux qui affectent la tête. Conditions d'insalubrité et de mauvaise nourriture qui affectent la poitrine. Il affecte puissamment ces corps naissants, j. j. rouss. Emile, i. || 7° Faire impression sur l'âme , émouvoir , affliger. J'ai été péniblement affecté de la nouvelle. Voyez comme un rien l'affecte. || 8° S'affecter , v. réfl Être simulé. Il est difficile qu'une véritable douleur s'affecte. || 9° S'affecter, contracter une lésion, i Le poumon s'affecte facilement. || 10° S'affecter, être affligé. Il s'affecta singulièrement de ce départ. C'est un homme qui s'affecte facilement. Ces hommes sentent vivement, s'affectent de même. Je crus qu'il s'affecterait de mon inconstance, j. J. rouss. Confess. ni.

— SYN. affecter, se piquer. On a discuté la synonymie de ces deux expressions, qui au fond ne sont aucunement synonymes. Celui qui se pique de probité, n'affecte pas la probité, mais il la possède ou croit la posséder, et s'en rend témoignage. Celui qui affecte la dévotion , en fait parade , impose aux autres, mais ne se trompe pas lui-même, et, dans son cœur, ne se pique pas d'être religieux. En un mot, affecter, c'est simuler , faire paraître au dehors; se piquer, c'est s'attribuer en soi.

— HIST. xvc s. Et y avoit des presbstres ou curez si affectez à mauldicte inclination, que aucuns les refusoient à baptiser, juvén. Charles VI, 4418. || xvi0 s. Affecter l'ignorance de qualités si vulgaires, mont, i, 288. Je n'ay rien jugé de si rude en l'austérité de vie que nos religieux affectent, que.... id. ni, 289. M. Manlius affecta depuis la royauté, id. iv, 4 60. Pource qu'est lepropresùbject de l'histoire traitter de toutes hautes matières, il semble qu'elle leur [aux rois] soit plus particulièrement qu'à nulz autres affectée, amyot, Préf. 16,44. Mais tout cela qu'est-ce sinon amasser des occasions affectées d'ingratitude envers la for-

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tune? :d. de la Tranq. d'âme, 48. Tous les particuliers d'un parti aussi bien que leurs grands n'affectoient [dés:raient] qu'un repos de mesme mesure, d'aub. Hist. il, 3. Il en rendit surtout innocent Monsieur , du portrait duquel coppié avec une douceur affectée il fit présent à toutes les personnes qui avoient pouvoir en l'affaire, id. ib. n,64.

— ÉTYM. Provenç. affectar ; espagn. afeelar ; ital. affettare; de affectarc , de ad (voy. À) , et factare, fréquentatif de facere (voy. faire) Ce mot n'est pas autre qu'une forme moderne et refaite sur le latin affectare, de l'ancien français affaiter, afl'eter, affaiticr. Aussi ne trouve-t-on affecter qu'au xve et au xvi° siècle.

AFFECTIF, IVE (a-fè-ktif, kti-v'), adj. || 1° Qui inspire de l'affection, qui émeut, qui touche l'àme. Que n'ai-je ce style tendre et affectif dont il se sert pour reconnaître sa misère, pour louer les miséricordes de son libérateur? flêch. Panég. i, p. 293. || 2° En style philosophique, qui se rapporte, dans l'âme, aux besoins et aux passions. La partie affective de l'âme. Facultés affectives par opposition à facultés intellectuelles. Les premières sensations des enfants sont purement affectives, ils n'aperçoivent que le plaisir et la douleur, j. j. rouss. Ém. i.

— ÉTYM. Voy. affection; provenç. affectiu ; espagn. afectivo; portug. affectivo ; ital affettivo.

AFFECTION (a-fè-ksion; de quatre syllabes, en poésie), s. f.\\ 1° Ce que le corps éprouve, surtout en fait de maladie. Les affections causées par l'impression d'un air froid et humide. Dans ces sortes d'affections l'exercice est nécessaire. Il a une affection rhumatismale. Les affections de poitrine. || 2° Manière d'être de l'âme considérée comme touchée de quelque objet. Les affections de l'àme. Les affections de nos âmes sont dans un flux continuel. Ah! j'en conviens, et telle est notre misère : il y a de ces temps orageux où l'on n'est proprement maître ni de son esprit par rapport à l'attention que demande la prière , ni de son cœur par rapport à une certaine affection, bourd. Pensées, t. n, p. 28. Cet ordre d'idées, cette suite de pensées qui existe au dedans de nous-mêmes, quoique fort différente des objets qui les causent, ne laisse pas que d'être l'affection la plus réelle de notre individu, buffon, Corwp. des anim. et des végét. || 3° En un sens philosophique plus restreint, toute situation passive de l'âme. || 4° Sentiment d'amitié, d'amour, d'attachement pour une personne ou une chose. Les affections de la famille. Les anciens disaient que l'amour de la famille renferme toutes les affections. Avoir de l'affection pour quelqu'un. L'affection que je vous ai toujours portée. La malveillance essayait de lui faire perdre votre affection. C'est par des services que se gagne l'affection. Les affections aveugles. Chacun se rappelait les objets de ses affections. Cette ville, vos plus chères affections. Car enfin n'attends pas de mon affection Un lâche repentir d'une bonne action, corn. Cid, m, 4. Je donnai par devoir à son affection Tout ce que l'autre avait par inclination, id. Pol. i, 3. Une affection parfaite vaut mieux que toutes choses ; celle que j'ai à vous servir est à un si hautpoint... voit. Lett. 30. Vous avez mis votre affection à une créature mortelle, flêch. Serm. n, 2tc. Affection d'un père pour ses enfants, id.i, 439. Il s'appliqua à gagner l'affection des vieux capitaines, fén. Tél. xv. Quiconque met ses affections icibas n'a plus de droit à la patrie , mass. Mart, Ressouviens-toi qu'une action Ne peut avoir peu de mérite, Ayant beaucoup d'affection, malh.iv. 5. L'àme, afin de suppléer la présence de l'objet qu'elle aime, fait effort pour rendre sa douleur immortelle: son affection envers la mémoire de son ami et le désir de le faire revivre lui fait prendre tous les moyens qui peuvent réparer sa perte, boss. Pensées chrét. 38. || 5° D'affection, loc. adverb. Avec intérêt, de cœur. Il est impossible de se la représenter parlant < l'affection de quelque chose, sév. 115. || 6° Affection à, désir de. Pour des choses où il a plus d'affection , pasc P. dit). 75, M. de Noailles savait par le roi même l'affection qu'il avait à ce projet [siège de Barcelonne], st-sim. 25, 46. En se dépouillant du péché et des affections au péché, fléch. Serm. n, p. 4 26. N'est-il resté aucun péché, aucune affection au péché dans votre cœur? id. ib. 432. || 7° Etat maladif. Affection nerveuse, aiguë, chronique. || 8° En géométrie, cette courbe a telle affection, elle a telle propriété. || En ce sens il est vieux.

— HIST. xne s. Je sai bien ke li orguillous engele sunt trespasseit en affection de malice et de félonie, et k'il par non sachance et par enfermeteit ne pecharent mie, st-bern. 524. || xives. Il ne reçoit ou accepte les paroles des autres ou ne les contredit pas

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par amisté no par affettion d'amour ou de haine, ; th. is-i. il se esjoissent de tel honneur comme d'un signe de 1 1 bonne affettion des -■■ ,\ aulx, m. io. --'J3. || xv" s. Aux œuvres non aux paroles se demonstrenl les affections du vaillanl preux, Bouciq. i. i<;. [Les bourgeois tenoient le iine de la ville prisonnier pour le forcer dei m • ii capituler avec les Anglois] Le cl perçul bien l'affection qu'il!

noient en danger, i roiss. i. 1, -2.\i. i ligneur Charles île France i oeur de

olois estoient a une fônestre el parloient eulx de très grant affe mm. i. 5. || wi" s.

i lui porter affecti m de nuisance, cal vin, Instit. 1905, Son affection [goût] mesme y contre mont, i, 44. Quelle .i uii estre

plus aspre et plus juste, qu' le Pom-

peius [le voyant massacrer] ? iD. i,63. J'ayen particulière affection ro. i, 8t. La tion a la guerre et affection a leurs tommes, id. i, £38 Antigonus ayanl prins en affection un de ses soldats pour sa vertu, id. Il, •"•. Je m'en remets à jugement, vous priant sans moquer a luy en nseiller ce qu'il en doit faire, sans regarder affection particulière, haro. Lett.79. Je vous prie de prendre ceste maison i n tell i affei t on que j'ay tousj lurs eue et ay la vostre, id. ib> sa. La qui est si ardante en ses affections.... t Ce prince ayant parlé à ces mots , comme il faisoit ordinairement quand il parloil d'affection [avec animation], lui répliqua ch, 10. Jade tous avez apperceuS La mo udre affection que pour vous j 'a ■ ; B7.

— ÊTYM. Affectin, de afficere, de ad (voy. X) et facrrr (voy. faire); provenç. affectio; espagn. afecci'ni ; iial. offesione.

AFFECTIONNE, il i fè-ksi-c-né, née). || 1" Part. limé. aJTecI onné par toute lamaison. \\2°Adj. Attaché de cœur à, dévoué. Il amis. Je suis français très-affectionné à ma patrie, et très-reconnaissant des grâces et dos bonti lesquelles il a plu au roi de me distinguer de] longtemps. VAUB. Dhnc, p. S. Mon Linck est affectionnépourmon service, hamilt. Gramm.l. || 3°Swottantivement. Le roi d'Espagne di fei daii viva de le voir [Giudice], et lui ordonnait d'intimer la même défense à tous ses sujets et affecti Rome, St-SIMON, 473, 30. || 4" En style épi et ;\ la fin des lettres : Votre très-humble e1 très affectionné serviteur , un tel. Autrefois , on disait votre affectionné à vous rendre service ; cette formule a vieilli.

f AFFECHONNÉMENT(a-le-ksi-o-né-man), adv.

D'une manière affectionnée.

— Hist. xvic s. Il n'y a homme, s'il est aimé d'une dame, mais qu'il sache poursuivre sagement et affectionnément.... marc. fouv. 9.

— ÉTYM. Affectionné par contraction pour affectionnée, et ment (voy. ment).

AFFECTIONNER (a-fè-ksi-o-né) , v. a.\\ 1° Avoir de l'affection pour. 11 affectionne singulièi cette personne. Un singe que le prince affectionnait, il affectionne sa maison de campagne. Les Grecs affectionnaientcetteétude.H 2° Produire l'affection, attacher, intéresser. Vous souhaiteriez de gagner les cœurs et de vous affectionner la maison, bourd. Pensées, t.n. p. 175. Est-on maître de recueillir son esprit et d'affectionner son cœur? id. ib. p. 28. : es auront l'avantage d'affectionner les Polonais a leur pays, J.J. ROtJSS. Pol. 3. || 3° S'affectionner, v. réfl. S'attacher à. se passionner pour. Le peuple j'affectionne à l'argent; il ne s'affectionne plus aux affaires, montesq. Esp. a . 2. Nous nous affectionnons de plus en plus aux personnes à qui nous faisons du bien, labrdy. i. Les citoyens s'affectionnaient à leur pays. boss. Hist. m, 5. Que je suis édifié de voir Mme votre s. eur s'affectionner à son office de chantre! id. Lett. nbb. 1 97. Il s'affectionne tout entier à cet ouvrage , id. Nativ. t. Touti fectionneront au chant, id. Ord. Elles s'affectionneront à. la sainte pauvreté , id. iïèfl/. Les enfants se moquent du corbeau et s'affectionnent tous au renard, j. j. roiss. Em. il. Certaines dispositions où il s'affectionnait à ses devoirs, bourd. Pensées, t. n p. 44). Je ne veux pas faire entendre par là que nous vivions dans une indolence qui ne s'affectionne à rien et que rien n'émeut, in. ib. t. i, p. 49.

— SYN. s'affectionnera, s'affectionner pour. S'affectionner à, dit Marmontel, c'est s'attacher; s'affectionner pour, c'est s'intéresser vivement, se passionner.

— REM. Bouhours dit dans ses Remarques : Des personnes très-polies disent affectionner en un eus

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particulier : « Les faiseurs de comédie doivenl ctionner les spectati urs. i esens n'a pas prévalu.

éé, en place, impressionner.

— lus i'. xvi° s. Ceux qui s'affectionnent aux gue

i petits chiens, hont. i, ai, il s'y affectionne et s'y embe >8, Con-

servant tant de nations si esloignées , si mal affec iv, 85. L'avocat estant affectionné [aniui I id, nt, un mot, di

Contes, xix. Le plus affectionné serviteur et ami qu'elle ait . m mu;. Vou». rx. Si quelque beau père

oné m couvent, vient à lire ceci.... i i 83. La concorde, qui nous rend affectionnez au bien 1 S uns n. ce. Le tout représenté si vi-

1 . qu'en le lisant nous nous sentons affectionnez, comme si les choses n'avoient pas esté faictes par le passé, ains i présentement,

tv. 4-j. il estoit si fort affectionné a I

i vrai que M ainsi alors affec-

tionné, il le monsi i bien tanstost api

s effets, in. Cor. sa. Ilz n'ozere mais se mettre au les aller secourir :

i leurs cueurs esp; S ' i - m rre, ro ib 19. Sa tfaji rectionnait beaucoup M. le mareschal, carl. u Un bon historien d i la vérité, sans s'affec-

tionner a l'une ou à l'autre | /•/-,/.

Mon ami, je vous convie suivant vos jurement nir mourir avec votre affectionné, d'aub. Vie, ex

vin ut ! QSEMENT (a-fi ktu-eû-ze-man) D'une manière affectueuse. Il m'a parlé affectui u sèment. C'esl par le sentiment et l'impression de ce le saintroi David s'écriait si souvent t si affectueusement à Dieu.... bourd. Pen sées, t. I, p. 44.

— hist. xin s. car si affectueusement Ne si très amoreusement Riens que je saiche ne me pi G, ZV. 179. || xv s. Il fit [Hue le 1 re escrire au Saint ; ictueusement qu'il voulus!

les de France qu'il lui t rer sa femme.... proiss. i . i. tt. Ces ; inctement : i et audit coi

:s comme j,. luy ,-lv ouy compter depuis, et ver le dem 'Tlils ' ient point où ilz alloient, comm. i,

<3. || xvi° s. Je ne me suis point espargné de ser vir à l.'eglise de Dieu en cest endroit, le plus affecqu'il m'a esté possible, calvin, Tnst.

vous avez ce que vous demandez, qui vous contraint d'en parler si affectueusement? marg. \oiir. x.... Dont il se prit à l'aimer et honore! affectueusement, amtot, Ijjc. ig. il le pria le \<\>\< affectueusement qu'il luy fut possible, qu il retour nast en volunté de vivre , m. Péric. 36. Les soudards de Fimbria venoienl saluer ceulx de Marius et leur aidoient bien affectueusement à faire leur trenchée, id. Sylla, 52. Ne doutant point qu'une telle et si rare perle ne deust estre fort affectueusement recherchée, carl. i, 26.

— ÉTYM. A ffectueuse au féminin, et ment; provenç. nffectunsamens.

AFFECTUEUX, EUSE (a-fè-ktu-eû, eû-z'), adj. Qui montre beaucoup d'affection. Je m'étais conduit comme un ami très-affectueux. Lettre affectueuse. Discours affectueux. On assiste les pauvres parce que naturellement on est sensible aux misères d'autrui, et qu'on a le cœur tendre et affectueux, bourd. Pensées, t. i, p. 2H.

— rem. Ce mot est fort bon, et se dit, surtout en matière de piété, pour marquer ce qui vienl du cœur : Ces mouvements de dévotion tendres et affectueux, bouhours. tfouv. Rem.

— étym. Provenç. affectuos; espagn. afectuoso; ital. affettuoso ; d'a[[ectiiosus , d'affectus , impression, à'afftcere (voy. affection).

t AFFENAGE (a-fe-na-j') , s. m. Terme d'agriculture. Action d'affener.

— ÊTYM. Affener.

fAFFENÉ. ÉE(a-fe-né, née), fart, passé.

t AFFENER (a-fe-né. La syllabe ne prend l'accent

grave, quand celle qui suit est muette; et elle est sans accent, quand la syllabe qui suit est sonnante), v. a. Terme d'agriculture. Donner la pâture aux bestiaux.

— ÉTYM. Ad, à, etfcnum, foin (voy. foin) AFFÉRENT, ENTE (a-fé-ran, ran-f), adj. En

termes d.; droit, il se dit do la part qui nu ni à chaque intéressé dans un objet indivis. Portion afférente.

— hist. xr s. Ice plait afierent à la couronne le rei, Lois de Guill. 2. || xlt s. Il n'afiert pas à vous

que nuls s'en plaigne. Cm/ri. n. || xill0 s. l.ris fkren1 fi '"-1''1 desparti à cha icun endroil soi, tel comme il aferoit, villeh. 40. Car ce n'aferist mie à 1 nomme Que sens el proesce renomme, la Hase 6427. || xiv's. Le gai [guet] fu d'autre part, qu'on ala ordenant, El avoit fait son u,nV. si con est aferant, Guescl. 16547. || xv s. si honorablemen* 'le damoiselle qui devoil estre roine afferoit, FROISS. t, I, 40. |l wi" s. Tel

' I vi tu de cappe hespaignolle, q n on cou-

nullement affîerl à He paigne, rab. Garg. \ Prol. Mais pour autant qu'il afierl aux amis Et serjamais ne celer rien A leurs ayme/, soit

de mal soit de bien marot, ii, 72. 11 n'affiert

qu'aux gra ds poètes d'user îles licences de L'art

— étym. Provenç. afferir; bas lat. affirere , dans un texte du xii" ècle. M, Bwgux le tire d i ad et ferire, frapper (voy. férir). La conjugaison j invite en effet, el elle est parfaitemi tlière; de , lora le sens sera : frapper a, aller à. convenir. Comme ■ m voit , afferir , avec le sens de convenir, avail un

étendu et n'était pu borné au participe pré-

'■Mi .

MTCRENT, ENTE(a-fé-rant,ran V),adj. En termes d'anatomie, qui apporte. On appelle vai ami afférents les vaisseaux lymphatiques qui, marchanl vers leurs réservoirs centraux, arrivenl aux ganglions situés sur leur trajet, et y apportent les liquides absorbés.

— étym. Afférent, apportant, de afferre. ! AFFERMAGE (a-fèr-ma j'), s. m. action d'affer

mer. Les propriétés national'', proposées d'abord au prix de i 0 années de leur mnuel, s'é-

levèrent avec les succès de la république [d'Angleterre], CHATEAUB. StuartS. 255.

— ÉTYM. Affermer.

t AFFERME (a-fôr-m'), $. /. Fermage. On n

moins donner que deux moulin < chaque lieue carrée, chacun desquels pourra rendre d'affermé, l'un portant l'autre, pour le maître et pour l lets, trois cent trente livres, vaub. Dîme, p. 7G. || Terme vieilli.

— HIST. xvi" s. En cas d'affermé, que le seigneur accorde avec son fermier du prix du revenu de son bien, n. nF. serres, 57.

AFFERMÉ, ËE(a-fèr-mé, mée), pnri. passé. || 1° Donné à ferme. Terre affermée par le proprié taire à un homme actif. || 2J Pris a ferme. Terre affermée par un homme actif qui la fera bien valoir.

AFFERMER (a-fèr-mé), r.a. Donner à ferme ou a bail; prendre a ferme ou a bail. J'ai affermé me terres au n excellent fermier. Mou fermier a affermé re qui me restait. Affermer la perception des impôts. Cet entrepreneur afferma la fourniture des chevaux. Les financiers, sous l'ancienne monarchie, affermaient, pour un prix qu'ils payaient a l'Etat, les impéis.

— SYN. affermer, louer. Ces deux mots signifient l'action par laquelle le propriétaire d'une chose en cède à un autre la jouissance el l'usufruit, au moyen d'un somme annuelle. Mais affermer ne se dit que des biens ruraux, des impôts ou des fournitures, et louer est un terme plus général qui s'applique atout, aux terres, comme aux logements, ustensiles, animaux.

— HIST. xvie s. Nous voions quel bien nous pouvons affermer ou arrenter et quel tenir ;\ nostre main, ol. de serres, 57.

— étym. À et ferme, s. f.

AFFERMI, MIE (a-fèr-mi, mie), part, passé.

Rendu ferme. Affermi sur ses pieds. Maison affermie sur ses fondements. Trône affermi dans la maison de Hugues Capet. Un Etat affermi. Paix affermie. Autorité mal affermie. Affermi dans son opinion. Le tremblement de terre de Lisbonne empûche-t-il que vous n'ayez fait le voyage de Madrid à Rome sur la terre affermie? volt. Dial. xxiv, 4. Ce même Bajazet, sur le trône affermi, Méconnaîtra peut-être un inutile ami. rac. Baj. i, I. Les Dieux m'ont secourue, et mon cœur affermi N'a rien dit ou <lii moins n'a parlé qu'à demi , id, Mithr. n, I Mais si dans son devoir votre cœur affermi Voulait ne point s'entendre avec son ennemi.... id. TSrit. m, \ . Rien ne remuait en Judée contre Athalie : elle se croyait affermie par un règne de six ans, boss. Hist. i, 6. Un princi t sur son trône à jamais affermi. Quand il es1 honoré du nom de son ami, corn. Nicom. ni. 2. Enfin notre bonheur est-il bien affermi? id. Ilar. i, i. Je vois que Cécile l'accuse ; Dans un projet coupable il le fait affermi, th. corn. Essex, il, 3.

AFFERMIR (a-fèr-mir), v. a. || 1° Rendre ferme

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au propre et au figuré. Affermir une colonne. Le vinaigre affermit certains légumes. Cet événement affermissait la paix. Affermir le courage de quelqu'un. Vous m'avez affermi dans cette opinion. Ma raison me rappelle ces grands motifs qui m'ont toujours déterminé à croire, et m'ont paru jusqu'à présent les plus propres à m'affermir dans la foi où j'ai été élevé, bourd. Pensées, t. i, p. (60. Or, qui peut le déterminer, l'affermir, le mettre à toute épreuve? C'est la religion, id. ib. p. 229. Tout ce qu'on a fait d'efforts pour la détruire [la religion chrétienne] n'a pu l'ébranler, et l'a plutôt affermie,id. ib. p. 244. Enfin des légions l'entière obéissance Ayant de votre empire affermi la puissance.... rac. Brit. iv, 2. Oui, c'est moi qui longtemps contre elle et contre vous Ai cru devoir, madame, affermir votre époux, id. Iphig. v, 6. Affermis par ma mort ta fortune et la mienne, corn. Pol. v, 2. Fais-lui, fais-lui savoir le glorieux dessein De m'affermir au trône en lui donnant la main.iD. Sert. u, i. || 2° S'affermir, v.réfl. Devenir ferme. Les chemins se sont affermisparlagelée. Si votre santé s'affermissait. Pourvu que nous nous affermissions davantage dans la vertu. Et son cœur s'affermit au lieu de s'ébranler, corn. Pol. m, 4 ce cœur infatigable, Qui

semble s'affermir sous le faix qui l'accable, bac Mith. m , 2. || 3° Terme de manège. Affermir la bouche d'un cheval, l'accoutumer à la bride. || Affermir un cheval sur les hanches, l'accoutumer à tenir les hanches basses.

— SYN. AFFERMIR, RAFFERMIR, CONFIRMER. Le sens

est donner de la fermeté. Ces trois verbes ne sont synonymes qu'au figuré. Cet événement m'affermit dans mon opinion; j'avais l'opinion, et il m'y rend ferme. Il me raffermit dans mon opinion; j'étais ébranlé, il m'y rend fermedenouveau.il me confirme dans mon opinion ;j'avais L'opinion , rien ne l'a ébranlée; ce qui survient ajoute une nouvelle raison pour y demeurer.

— HIST. xie s. Afermet [il] est à ses estreus [étriers] d'or fin, Ch. de Roi. cxlix. || xne s. Tant s'est amours affermée En mon cuer à long sejor, Couci, i. Quant plus se fut bone amour entr'eus mise Par loiauté affermée et reprise, audefr. le bast. Romancero, p. s. || xve s. Ce mariage fut tantost octroyé et affermé d'une part, froiss. i, i, 46, || xvi° s. [Dans Rabelais, on trouve fréquemment a/fermer pour affirmer et pour affermir.] Tout ce que le cours de l'eau emmené aval s'y attache et s'y lie si bien, que l'un par le moyen de l'autre s'y affermit et prend une fermeté asseurée, amyot, Philop. 12. Puis au laict sera ajoustée la pressure pour '.e cailler et affermir, o. de serres, 285. Le coing s'affermit à la chaleur du sirop, id. 865.

— ÉTYM. Provenç. affermar; espagn. afirmar; ital. affermare. L'ancienne forme est afermer qui a son analogue dans le provençal, l'italien et l'espagnol,et qui vient du latin af/irmare, affermir, rendre ferme, de ad, à, et firmus, ferme. La forme affermir provient du même mot par un changement de conjugaison; elle ne paraît qu'au xvie siècle dans le langage écrit; mais elle doit être plus ancienne dans le langage parlé, car ce n'est pas au xvi° siècle qu'on aurait changé la conjugaison d'un verbe latin.

AFFERMISSEMENT (a-fèr-mi-se-man), s. m.

|| i° Action d'affermir, de consolider; résultat de cette action. Affermissement des chairs, des gencives. || 2° Fig. L'affermissement de la santé. L'affermissement des empires. Nous voyons combien il est de notre intérêt que cette église subsiste, et combien il nous importe de travailler tous et de concourir à son affermissement, bourd. Pensées, t. il, p. 315. Pour son honneur, son affermissement et son agrandissement, id. ib. p. 329.

— HIST. xvr S. Au temps des extrêmes froidures, il faudra aider à l'affermissement du laict par le feu, o. de serres, 284. . ...Craincte de l'importun affermissement, auquel les mêles [nèfles] sont sujettes, id. 868.

— ÉTYM. Affermir.

AFFÉTÉ,EE (a-fé-té, tée), adj. Qui a de l'afféterie; qui marque de l'afféterie. Jeune homme affété. Manières affétées. Si quelque autre affétée, en sa douce malice... , Régnier, Sat. vu. Je laisse aux doucereux ce langage affété, boil. Sat. ix. Et sous l'indigne appât d'un coup d'œil affété, gcrn. Rodog. ni, 3. L'Ésope des Français.... A de la Champmeslé vanté la voix aimable, Ses accents amoureux et ses sonsaffétés, volt. hp. 85.

— HIST. xii" s. Olivers fut courtois et afaitiez, Ronc. p. 65. || xiiic s. Li neims le vit [le chevalier] si affeité [poli], Si franc, si bel, si enseigné, Lai

del désiré. Maint vaillant homme a mis à glaive Cis mireors, car li plus saive [sage], Li plus preus, li miex afetié [instruit] Y sunt tost pris et aguetié [attrapés], la Rose, ^89. ||xv° s. Ouquel soubz un langaige affaité sont enclos les commencemens et ouvertures de mettre rigueur en la court amoureuse, al. chart. Requête aux dames. C'est ung très beau roy. Il ayme fort les femmes. Il pourroit trouver quelque affettée à Paris qui luy pourroit bien dire tant de belles parolles qu'elle luy feroit envye de revenir, comm.iv, io. Le mari se fit mander quérir par un messager affaicté pour aller vers un seigneur du pays, louis xi,iVowD. 56. Elle, comme femmes savent bien faire, trouva une bourde toute affectée, id. ib. 65. || xvies. Un autre respondit de mesme à son confesseur; mais il sembloit estre un peu plus affaité [rusé], desfer. Contes, xlii. Il n'y a amour si secrète, qui ne soit sue, ni petit chien si affété [dressé] ni fait à la main, duquel on n'entende le japper, marg. Nouv. lxx. Les poètes et orateurs qui se veulent garder d'une façon affettée et non pure, la boetie, Règles de mariage. Les uns cerchent un langage affetté, qu'ils appellent fleuri, d'aub. Hist. préf. 3. Il n'entroit en leur pais aucun affetté rhetoricien pour enseigner à finement plaider, amyot, Lyc. 1 5. Il étoit bien affetté [sournois, trompeur] et faisoit toujours quelque chatonnie [malice], desper. Contes, xn. Une beauté molle, affettée, délicate, artificielle, mont, i, 177.

—ÉTYM. Le même mot, sauf l'orthographe, que affaiter ou affecter (voy. ces mots). Il n'y a qu'à parcourir l'historique pour s'en convaincre.

AFFÉTERIE (a-fé-te-rie) ,s. f. Recherche mignarde dans les manières ou dans le langage. Eut recours aux regards remplis d'afféterie, la font, la Coupe. Dont l'œil, rit mollement avec afféterie, Régnier, Sat. îx. Rien ne se refuse dans les embrassements d'une femme artificieuse.... les moindres de ses afféteries emportaient les grâces des criminels, balzac, le Prince, ch. xi.

— hist. xvi° s. J'eus honte que mes caprioles et affecteries de cour me fissent entrer sans barbe où ces vieillards estaient refuzés, d'aub. Hist. i, i5i. Vous n'estes point subjecte à faire des affaiteries [coquetteries] comme la plupart d'elles font, carl. vi, 36. Langage sans afféterie [tromperie], amyot, Iajc. 44.

— ÉTYM. Affété.

AFFETTUOSO (a-ffet-tou-ô-zo) ,adv. Terme de musique, indiquant qu'un morceau doit être rendu avec une expression tendre.

— ÉTYM. Ital. affettuoso (voy. affectueux). f AFFEURAGE (a-feu-ra-j'), s. m. \\ 1° Droit que

les seigneurs mettaient sur les boissons et sur certaines denrées. || 2° Fixation du prix des denrées.

— ÉTYM. Ad, et forum, marché.

f AFFICHAGE (a-fi-cha-j').s. m. Action de poser

un certain nombre d'affiches. On m'a demandé tant pour l'affichage.

AFFICHE (a-fi-ch'), s. f. J|i° Feuille imprimée ou manuscrite que l'on applique sur les murs, pour donner connaissance au public de quelque chose. Poser une affiche. Il annonça par une affiche qu'il vendrait.... Tous les murs de Paris sont couverts d'affiches. || 2° Petites Affiches, feuille périodique d'annonces. || 3" En termes de pêche, petit engin dont on se sert pour tendre un verveux. Longue perche ferrée pour arrêter et fixer les bateaux.

— HIST. xv° s. Non trop curieux en déguisements; ne moult ne s'y entend, ne amuse, ni ne dore son corps par diverses affiches, Bouciq. iv, 7. || xvi° s. Il denoncea et publia par affiches que ce mesme jour là il vouloit lever gens pour la guerre, amyot, Cam. 76. Dans Rabelais, ce mot signifie épingle.

— ÉTYM. Voy. AFFICHER.

AFFICHÉ. ÉE (a-fi-ché, chée), part, passé. Ordonnance affichée dans toutes les rues. Honte «affichée, rendue publique par celui-là même qui a commis l'action honteuse. Homme affiché, devenu très-connu en bien ou surtout en mal. Femme affichée, femme dont la galanterie est notoire. Quand une fois ma personne fut affichée par mes écrits, j. j. rouss. Prom. 6.

AFFICHER (a-fi-ché), v. a. || l'Appliquer au mur des affiches. Afficher une loi, une vente. Charles XII fit afficher qu'il n'était venu que pour donner la paix. Quoi! mes pères, afficher vous-mêmes dans l'a ris un livre si scandaleux, avec le nom de votre P. Meynier à la tète! pasc. Prov. 16. || 2° Par extension. Un ministre veut m'enrichir Sans qu'au Moniteur on m'affiche, béranger, Refus. || 3° Faire étalage de. Afficher la douleur, Afficher la préten-

AFF

tion de connaître à fond. 11 affiche sa honte, ses vices. Plutôt que d'afficher notre impuissance à l'égard de certains "désordres. Vous abjureriez la philosophie pour afficher la dévotion, volt. Dial. 30. || 4° Afficher une femme, rendre public le commerce de galanterie qu'on a ou qu'on veut faire croire qu'on a eu avec elle. || 5° S'afficher, v. réft. Ne se prend qu'en mauvaise part. N'avez-vous point de honte de vous afficher ainsi? S'afficher pour un homme sans mœurs.

— SYN. afficher, affecter. Faire montre de.... c'est là la signification commune à ces deux verbes, en tant que synonymes. La différence est que affecter implique qu'on ne ressent pas les sentiments dont il s'agit : affecter la douleur, c'est faire montre d'une douleur qu'on ne ressent pas. Afficher n'implique rien de pareil : afficher une douleur, c'est faire montre d'une douleur qu'on ressent ou qu'on ne ressent pas.

— HIST. xic s. Puisqu'il l'a dit, moût s'en estafichét [résolu], Ch. de Roi clxxxviii. La bataille est moût dure et afichée, ib. ccxlvi. |jxiie s. Affichez [affermi] s'est sur les estriers dorés, Ronc. p. 53. Et puis remontent [à cheval], si se sont afichez, ib. p. 57. De ce qu'oit [eut] dit, est forment afichez [il tient fortement à ce qu'il a dit], ib. p. 119. Pur ço esguard par raisun, e bien l'os afichier, Que, se li clers forfait à perdre sun mestier, Face le sis prelaz en sa chartre lancier, Th.leMart. 31. E jure les oilz deu e volt bien afichier Que jamais à cel pumt ne purra repairier, ib. UO. || xiii" s. Li empereres s'afficha bien d'eus destruire selonc son pooir, h. de valenc xxxiii. Or voil-je bien afichier Que n'a si loial ne si sage En ma cort, ne de tel corage, Ren. 6048. Li porc li vint gole baée, Et li chevaliers tint l'espié, A un chesne s'est afichié, Ren. 22508. Car il dit, et por voir l'affiche En son noble livre Auréole Qui fait bien à lire en escole , la Rose, 8604. Sine di-ge pas ne n'afiche Que roi doient estre dit riche Plus que les personnes menues Qui vontnuz piez parmi les rues, ib. 187GI. Carusurier, bien te l'anche, Ne pourroient pas estre riche, Ains sunt tuit povre et soffreteus. Tant sunt aver et convoiteus, ib. 50S3. Richece ot une porpre robe, Ici ne tenés mie à lobe [fable], Que je vous di bien et afiche Qu'il n'ot si bêle, ne si riche Ou monde, ne si envoisie [gaie], ib. 1062. Li plus poures se tint à rice, Et de grant hardement s'afice, FI. et BM3 4 9. Li quens Raimons s'afiche de faire une envaïe, Ch. d'Ant. iv, 57. Quant li vesques oï Buiemont afichier Que il ne veut la lance par nul endroit baillier, ib. vin, H5. Garsions s'enfoï, por sa vie alongier, Amont el haut castel qui siet en haut rochiez ; Bien avoitde hautesse un trait d'arbalestrier ; En la porte s'afiche que firent aversier, ib. vi, i"20. || xivc s. C'est à dire gens de forte sentence affichiés et ahurtés, qui sont fors à persuader, oresme, Eth. 21 4. Il s'afiche es estriers comme homs amanevis. Baud. de Seb. vi, 371. H xve s. Et pour ce Dieu le trabucha, Ou font' d'abisme l'aficha Et nous aussi qui l'ensuïsmes Nat.de J.C. Si s'afichierent à oster les pilots [pilotis] dont il en y avoit en l'Escaut semé grand foison, froiss. 1, 1, 136. y xvi« s. Et furent décapitez et leurs testes affichées sur les portes de la ville,' carloix, x, 14 Et firent afficher par les carrefours de la ville l'edict du roy, n>. ib. Dans Rabelais, afficher est mis pour greffer.

— étym. À et ficher; picard, affilier; provenç. aficar. afiquar ; espagn. afijar; ital. af/iccare.

AFFICHEUR (a-fi-cheur), s. m. Celui qui pose les affiches.

— ÉTYM. Afficher.

AFFHïÉ, ÉE (a-fi-dé, dée), adj. ||i-En qui on

a confiance; sur qui l'on compte. Favori de Philippe et si affidé à Alexandre que.... vaugel. (?• C. 383. S'il plaisait à S. M. d'envoyer nombre de gens de bien affidés dans les provinces, pour en faire une visite exacte jusqu'aux coins les plus reculés et les moins fréquentés, vaub. Dîme, p. 165. Ne voyant point revenir une servante qui lui était allée quérir une sage-femme affidée , elle s'était sauvée heureusement, scarr. Rom. corn. ch. 13. || 2° Subslantiv C'est un de ses affidés. Aposter quelqu'un de ses affidés. H H se place toujours après son substantif : Un homme affidé ; une femme affidée.

— HIST. xiie s. Quatre anz i fu li ber, qui en Peu suls'afie, Th. le M art. 98. Sire Rolant, vous m aviez afiée [fiancée], Roncisv. p. 175. || xme s. \ eus disiez que afiée Estoit la pais et bien jurée, Ren. 1781 Ensemble trestuit trois s'ahent, Et s entre] tirent et affient Qu'à lor pooir s'entraideront , la Rose <53i8 C'est li rois souverains en cui du tout []ej m'afie, Berte, 59. |l xve s. Il s'affioit tant en sa

AFF

puissance el prospérité et grandeur.... fboiss. i, i, m pourtant, soit ou folie, Je

ittends], el ou luyje

i r ne m'en peux pas taire, rab. Pant.

i g] - !';l des Per!

Vêm. s. du G. ch. 10.

i i\m. Ha!. affldato; d'affidare. Af/idt l'italien au \\r s. el qui a dépi s mol véritablement français, qui esl afi a/ter; provenç. afiar, afldar, afixar; . u/iar; liai, affidat

f A FFIF.lt, r. a. Planter ou les arbres

de bouture.

— ÊTYM. A et le verbe /'■ i . o afier, d t ainsi par métaphore.

m i m \c,i i-la-j • m i. chm logi i Ac lion d'affiler un outil.

— ÊTYM. Affiler.

| AFFILE (a ti I'), s. m.

Nouet do toile i lein de graisse, pi ur aider a affiler ns outils di

— ÊTYM. Voy. avkiii n.

m i il i i part, passé. || 1° Cou-

teau m il affilé, i s isi que

Dieu, comme un ch.ru c son coul

i deux tranchant: sa parole, pi

es, les pensées, li les plus secrètes, soss /'■ chrét. s. || 2° Eig.

et fam. Avoir la langue affi Vous avez le caquet bien affilé, pour une paj mol. Bourg. Gent. m, a. || 3" Se dil des blés, la gelée en a rendu les fanes petites, pointues el li liformes.

AFFILER fa-fi lé), o. a. || 1" Donner le fil tranchant. Affiler un couteau, un canif. Le qui a tranché les jours de la reine est encore levé sur nos têt , chés en uni affi

chant fatal, boss. Ma l

là qu'i ■ Snements de la i

que scandaleuse, c'est là qu'on a oin le

poignard , i. j. rodss. Hél. u, 17. Nous les I affiler les armes donl elles nous subjugui ni . m. / m. iv. Je ne crois pas qu'il soit plus conforme aux convenances de la politique qu'aux principes de la morale d'affiler le poignard dont on ne saurait blesser ses rivaux, sans en ressentir bientôt sur son sein les atteintes, mibab. Collect. t. III, p. 378. || 3° Par une autri irs lan-

gues de serpent, flêch. Serm. i. 33 1 . || 4" P des arbres à la file les uns des autres. [|5° Mettre un lingot d'or ou d'argent dans la (i!.;

— iiisr. xi" s. Suri'! li clairs sangs s'en afile [coule en filets . Ch de Roi. i xxiv. || xnr s. S'a dedenz un rasoir trové Qui moult estoit bien afilé, Ren. 3264. Vers lui elle] a sa corne tournée, Plus tranchant et plus afilée Qu'onques nus bonis ne vit rasoir, Unicorne et Serpent. Se ele [l'épée] fust droit afili '. De Jehan fust ebose finée [Jehan eiV été tué], i»''. et Jeh. i i ■'• i . X lor cotiaus qu'il ont trenchans el afilés, Escorchoient les Turs, aval parmi les prés. Ch. d'Ant. v, -;o. [| xive s. S'il a homme céans dont je soie adesez, De ce c lustel sara s'il esl bien afilez! Guescl. gsôg. || xvc s. Un large fer de Bordeaux aussi tranchant et affilé que nul m : oit estre.:.. froiss. h , n , 5. || xvic s. En le frayant contre s.i gorge, il se coupe le gosier de ce tranchet, qui estoit si bien effilé, DESPEB. Contes, xxi. Langue je n'ay diserte et affilée Pour haranguer devant une assemblée, amyot, Comment il faut nourrir les enfants, 15.

— ÉTYM. Provenç. afilar; ital. affilare; de à (voy. À) et fil (voy. ce mot).

f AFFILEUR (a-fi-leur), s. m. Terme de manufacture. Celui qui affile les outils.

— étym. Affiler.

AFFILIATION (a-fi-li-a-sion) , s.f.\\i° Association à une compagnie, a une corporation. Il y a affiliation entre ces deux académies. Il n'y a pas affiliation entre toutes les loges maçonniques. On ne voit pas grande affiliation apparente entre la famille de Rosny de Sully et la vôtre, p. L. cour. n , 3fin. || 2° Par extension, affiliation à des sociétés secrètes, à un complot. || 3° Communication qu'un ordre religieux fait de ce qu'il a de plus précieux et de plus saint.

— ÉTYM. Affilier; provenç. afilhamen.

AFFILIÉ, EE (a-fi-li-é, *ée). || i" Part, passé.

Affilié à une corporation. Affilié aux ennemis de i'Ëtat. || 2" S. m. Les sociétés secrètes ont des affiliés jusque dans les campagnes.

AFFILIER (a-fi-li-é), v. a. || 1° Associer à une corporation, à »ne société. Affilier une société à une

AFF

autre. || 2" S'àfnlier, r. réfl. Il s'esi affilié à beaucoup

i rYM Provenç. afiUiar; catal. afxllar; espagn. ad, a (voy. I), el filius, fils (voy. ce d emploi ancien de ce mot ; cependant il esl pn bable qu'il n'est pas D.ouveau,vu in le pi ovençal.

; viiiioii: i-fi-loir), s m. \\ 1° Instrument d'afiler. || 2" • quelle! tient le 1er tranchant qui sert à

raturer le parchemin.

— ÊTYM. l/e

VFFILOIRES a ti loir') . s. f. plur. Terme de Pierres à aiguiser, assorties et fixées dans 'le

\i i in vi.i ; li na-j'), i. m. || 1 iffiner.

taux. 2 v du suc; . ffinage

pour ces de ix ub ;i mees. S tonte qu'on ; i aux draps. I1 4 Dernière

façon d les adoucir par la

pointe. || 5' i . action de coller une bande

i cai ti n de tiné à être passé - du volume. || 6" m a pour but de diviser la terre.

— ÊTYM. Affiner.

tu im il . fi-né,ni part, passé. || i° De l'or afliné. Ce fromage esl bien affiné || 2" Eig. Les connaisseurs crurent trouver, sous i

de lints] ,unpur quiétisme, délié, affiné, s.-sim. 45, i i.

AFFDŒMENT (a-fi-ne-man), s. m. || 1" Action 2 i 1g L'affinemenl des esprits.

— HtsT. xvic s. I.'affinement des esprits n'est

it, charron, Sagesse, i, ts.

AFFINER (a fi-né), r. a. || 1" Purifier. Affiner l'or, .ié. Affiner duel || 3" Donner un goût plus fin. Le temps, la i a\ le fromage. || 4" Eig. en ce sens. C'est s'affiner le goût, de coi naître et de voir, Régnier, Sat. m. || 5" Tremper. Maître Mitis Pour la seconde les affine, la font. Fab. m, ts.

G" Dans l'industrie, faire la peinte des clous.

u le. || Réduire le ciment en poudre ton. || Chauffer le verre à un tel degré qu'il n'y ait plus de bulle sur le bain. || 7° En ti rmes de marine, devenir beau, en i du temps. || 8° S'affiner, v. réfl. L'or s'affine, devient plus pur. Ce fron , prendra un goût plus fin. || 9" Fig. L'esprit s'affine par la convers

— REM. Le Dictionnaire de l'Académie donne

du sucre, affiner du salpêtre; ce qui est la vraie locution : maison d ment,

de préférence, raffiner en cet emploi.

— hist. xiiie s. Quar il est près de mie nuit. Et à tele eure fu il nez Li purs, li tins, liafinez, R r. n, 220. || xiv" s.... de plomb il n'est nulle mine Es pays ou l'en en affine Que pour vray le grain fin n'y soit, Trait. d'Alch. 324. [| xv s. Car il [l'or] endure et froit et chault , Nede gros feu il ne lui chault, Mais tant pli. de et affine. Et bien affiné define, Tant est parfaict en sa nature, L'alch. à Nat. 45t. [[xvi'S. Dcuv millions d'or affiné a 24 karatz, rab. Garg. i, 50 Le dyable ne m'affineioyt [tromperait] pas, car je suis de la lignée de Zopire, id. Pant. 11,24. Ce sont quelques fines gens, je dy fins à dorer, fins comme une dague de plomb, fins non affinez, mais affinans, passez par estamine fine, m. ib. v, 27. Je voy maint œil où s'embrase et affine Le traict d'amour, qui tousjours est en queste, Faisant des cœurs gracieuse rapine, st-gel. 203. Il prend à gentillesse, quand il le veoid affiner son compaignon par quelque malicieuse desloyauté et tromperie, mont, i, t07. L'amitié ne prend accroissance qu'en la jouissance, l'ame s'affinant par l'usage, id. 1,209. Les sangliers affinent leurs deffenses, m. n, tc4. Pitheus lu y persuada , ou bien par quelque ruse l'affina, amyot, Thésée, 4; Lyc. *3;Agésil. 67. Les Lacedcemoniens dissimulant le malcontentement qu ilz avoient de se veoir ainsi affinez par luy, le renvoyèrent sain et sauf, id. Thém. 37. Cela procède de faulte d'avoir le jugement affiné et le discours espuré par raisons de philosophie, id. Aratus, 12.

— ÉTYM.Bourguign. efeignai; provenç. et espagn. afinar; ital. affinare; de à et fin, adjectif.

AFFINF.RIE (a-fi-ne-rie) , s. f. || Ie Lieu où l'on affine. Affinerie de fer; affinerie de cuivre. || 2' Petite forge où l'on tire le fer et le fil d'archal.

— ÉTYM. Affiner.

AFFINEUR (a-fi-neur), s. m. Ouvrier qui affine.

AFF

-- m st. xiv* s. Cela je sçay Par expérience certaine, El n'y ay pas eu si granl peine, En suivant le dict desmineurs Et la façon des affineurs, Traité </' Mcliiiu. 352. || xvi" s. i.es orfèvres , affineurs , fondeurs de lettres, pake, xxiv, it. Interroge un peu les teinturiers- el les affineui di ucre, pai issv, i7j.

— ÉTYM. Affiner; provenç el espagn. aftnador; nal. affinatort

AFFINITÉ (a li ni-té), s. f. || 1" Degré de proxinnié avec la famille de celui on de celle qu on a épousée. L'Eglisea fini par déclarer empêchements dirimants de ions les degrés d affinité,

chateaub. Génie, i, i, 10. ||2° Affinité spirituelle, établie par la cérémonie du baptême i titre .me. ei les marraines. || 3" Conformité, convenance, | rt entre plusieurs choses. Affinité de goûts. Les païens di aient que l'Ame a de l'affinité avec I- 5 dieux. Les poètes oui beaucoup d'affinité avec les orateurs. Il n'y a aucune affinité entre celle émotion el le désir, df.so. Médit, n. Etoile de justice, qui avez beaucoup d'affinité avec l'or. Zadig, -s. || 4" En chimie, on appelle affinité la rtu de laquelle des molécules do d ifnature se combinent ou tendent à se combiner. Il donna, en 1718, un système singulii r et une table des affinités ou rapports des différentes substances en chimie ;ces affinités firent de la | eine à quelques-uns qui craignaient que ce ne fussent que des attractions dé ui . d'autant plus dangereuses que d'habiles gens ont déjà su leurdonner des es, fonten. Geoffroy. || 5" En musique, affinité des tons. Le ton d'ut a de l'affinité avec les tons de sol et de fa ses adjoints, ou de la mineur son relatif.

— HIST. xiie s. Cist [ceux-ci] les affinitez [voisinages] germaines [de Germanie] E les paluz me-

es Conquistrent, puis.... benoît, i, 46t. || xiiic s. Aucune foiz apele l'en droit besoing; si comme droit en aucune chose ou par lignage ou pa. affinité, Lin. de just. 3. Note que affinité nuit en esposales, 16. 202.... ou s'il y a grant afinité d'amorale [la] veue et à le [la seue du commun, deaum. v, 19. Il xive s. Et vertu moral semble avoir grant affi ni té et estre appropriée as passions, oresme, Eth. 3t8. Il XV s. Pour laquelle alliance et affinité, le dict roy de Hongrie lui manda et fit savoir par un herault, que Bazat venoit sur luy, Bouciq. llist. 1, ch. 21.

— étym. Provenç. affinitat, afenitat; espagn. a/inidad; ital. affinità; deaffinis, de ad (voy. À) et finis, fin, limite (voy. fin, substantif).

AFFINOIR (a li-noir), 4'. m. Instrument au travers duquel on passe le chanvre ou le lin pour l'affiner.

— ÉTYM. Affiner.

tAFFIQTJAGE (a-fi-ka-j'),s. m.Opéraiion qui consiste à passer l'extrémité d'une grosse patte de homard dans tous les points de la broderie du point d'Alençon, pour les faire ressortir.

— étym. Même radical qa'affiquet.

AFFIQUET (a-fi-ké), s. m. || 1° Petit objet (rajustement. Mme de Montauban était une bossue, pleine de blanc, de rouge et de filets bleus, do parures et d'affiquets, s.-sim. MO, 43. Lesaffiquets, les habits àchanger, la font. Cal. Ces femmes jolies, Qui par les affiquets se rendent embellies, Régnier, Sat. ix. Il Ce mot dans ce sens s'emploie presque toujours au pluriel. || 2" Porte-aiguille à tricoter.

— hist. xiv: s. D'avoir et de riqueches le vaissel bien querqua [chargea] ; Couronnes et capiaus et affiques i a.Baud. de Scb. Il, 43). || xve s. Tant d'ameçons et tant d'affiques, villon, Repues franches , l'acteur. Tant de bullettes pendantes à chaînes d'or, lani de carquans, tant d'affiquetz, de laborde, Émaux, p. 173. Il xvie s. Il n'entroit en leur pais ny orfèvre ny joyaulier pour y faire ou y vendre aucuns affiquelz d'or et d'argent à parer les dames, amyot, Lyc. 14. Ses bagues, ses petits affiquetz d'or, id. Timol. 22.

— ÉTYM. Diminutif de affique, qui s'est dit pour affiquet et qui est la prononciation picarde de affiche ; mot à mot, ce qu'on attache (voy. affiche).

AFFIRMATIF,IVE(a-fir-ma-tif,ti-v'),rtf//. || i°Qu; affirme. Il fitun geste affirrnatif. Discours. ton affirmatif. Il 2° Proposition affirmative, en termes delogique, toute proposition exprimée sans négation. Le mode affirrnatif, le mode indicatif. || 3° Affirmative, s. f. Toute proposition par laquelle on affirme. Ils sont pour l'affirmative, moi pour la négative. Il prouve l'affirmative de la question par Moïse, boss. Hist. n, 7. Quand on est détrompé, il parle encore pour l'affirmative, r..\ bruy. io. || 4° S. m. Nom que l'inquisition donnait à ceux qui avouaient et sou-

AFF

tenaient leurs erreurs. || Il suit toujours son substantif : Un raisonnement affirmatif; une proposition affirmative.

— HIST. xiii6- s. Quand la preuve chiet sur la parole afirmative et non pas sur la négative, Ass. de Jérus. -109. Li clerc si dient, et il dient voir, que négative ne doit pas queoir [tomber] en proeve, mais afirmative i queoit, por ce qu'on le [la] pot et doit prouver, beaum. xxxix, 47; || xve s. Affirmatif d'une chose incertaine, ch. d'orl. Bal. H I . || xvie s. Ils n'estiment point qu'un homme soit chrestien, si non qu'il s'accorde à toutes leurs déterminations, tant affirmatives que négatives, calv. Inst.

— ÉTYM. Affirmativus , de affirmât e , affirmer (voy. affirmer) ; provenç. affirmatiu; espagn. afirmativo ; ital. affermativo.

AFFIRMATION (a-fir-ma-sion ; de cinq syllabes en poésie), s. f. || i° Action d'affirmer. J'avais besoin de votre affirmation pour croire ce fait. || 2° En termes de logique, caractère d'une proposition affirmative. L'affirmation est opposée à la négation. || 3° En termes de palais, assurance avec serment. Prendre acte d'affirmation.

— SYN. affirmation, affirmative. L'affirmation est l'action d'affirmer ; l'affirmative est une proposition qui a la propriété d'affirmer. Il soutint son affirmation, il soutint ce qu'il avait affirmé; il soutint l'affirmative, il soutint la proposition qui affirmait une opinion.

— HIST. xiiic s. Et cix afirmemens doit estre provês par tesmoins ou par recort d'ommes, beaum. xxxix, 48. || xive s. Et aussi comme affirmation et négation sont en la pensée ou entendement, semblablement et proporcionellement sont en l'appétit prosecution et fuite, oresme, Eth. 4 74.

— ÉTYM. Affirmalio (voy. affirmer) ; provenç. affirmatio ; espagn. afirmacion; ital. affermaxione. Affirmation ne parait être que du xive s. ; auparavant on a dit afirmement.

AFFIRMATIVE (a-fir-ma-ti-v') , s. f. Voy. affirmatif.

AFFIRMATIVEMENT (a-fir-ma-ti-ve-man) , adv. D'une manière affirmative. JSous croyons qu'il est ridicule de parler affirmativement et avec chaleur de quoi que ce soit, vauven. Sur les anciens et les mod.

AFFIRMÉ, ÉE (a-fir-mé, mée), part. passé. [Dans la magie] Il y a des faits embarrassants affirmés par des hommes graves qui les ont vus, ou qui les ont appris de personnes qui leur ressemblent, la bruy.

AFFIRMER (a-fir-mé), v. a. \\ 1° Assurer qu'une chose est vraie. Affirmer avec serment. J'ose affirmer que.... Ne rien affirmer. || 2° En termes de logique, exprimer l'affirmation. Toute proposition affirme ou nie. || 3" En termes de palais, jurer, assurer par serment.

— HIST. xiie s. Mais il ne voleit pas la cote verte oster; Kar jo quid bien pur voir, esil puis afermer, Qu'il out desuz [dessous] la haire, qu'il ne volt pas mustrer, Th. le mart. 4 62. || xme s. Lors fu mandé li messager que Salehedin i avait envoi ié, si lor fu dit et affremé que il averoient bataille au jour que il avoient requis, Chr. de Bains , 26. Seigneur, se là fussiés , poï voir vous puis conter , Très bien peilssiés dire et pour voir afermer Qu'aine ne veïstes- gent si vaillament errer, Ch. d'Ant. v. 404 . Se li barons [mari]' revient.... et dist que li enfant sont bastart, en afermnnt qu'il ne fu el païsparnuit ne par jor, beaum. xvin, 44. ||xive s. Il avait donné à entendre de bouche el affermé aux dits cou rretiers.... Bibl. des Chart. 2e série, t. m, p. 424. || xve s. Les Anglois se vantoient et affermoient que [les Bretons] les avoient mandés, et se tenoient leurs soudoyers, froiss. il, il, 68. || xvie s. Clitomachus affermoit n'avoir jamais sceu.... mont, ii, 238. Peu de gents faillent, notamment aux choses malaysées à persuader, d'affermer qu'ils l'ont veue, id. iv, 4 70. Sylvestre la [la puissance du pape] préfère à tous conciles et tous décrets, affermant que toute la vertu de l'Escriture dépend d'icelle, sleidan, F. 3. La mère afferma qu'elle avoit conceu les deux enfants du Dieu Mars, amyot, Bom. 6.

— ÉTYM. Affirmare, deafpour ad (voy. À), et/irmare, rendre ferme (voy. ferme et fermer) ; provenç. affermar; espagn. afirmar; ital. affermare. Affirmer est la forme moderne du mot, dont affermer est la forme antienne (voy. aussi affermir). On a dit affermer dans tout le cours de la langue, même au xvi° s. , conformément à l'analogie française qui de fvrmus avait fait/i?rme, et qui, par conséquent, d'affirmare faisait affermer. Ce n'est qu'au xvn"

AFF

siècle qu'affirmer a supplanté affermer, sans doute pour établir une distinction entre affermer, donner à ferme , et affermer , assurer.

f AFFIXE (a-fi-ks'). || i° Ad]. Terme de grammaire. Il se dit des particules ou des lettres qui s'ajoutent aux mots pour en modifier le sens. Particules affixes. || 2° 5. m. Un affixe. Affixe est le nom commun des préfixes et des suffixes.

— ÉTYM. Affixus , de ad (voy. À) et fixus (voy. fixe).

fAFFLEURAGE (a-fleu-ra-j ') , s. m. || 1° Action de délayer la pâte du papier. j| 2° Se dit de la farine lorsqu'elle rend beaucoup.

f AFFLEURANT, ANTE (a-fleu-ran , ran-t') , adj. Terme de papeterie. Il se dit d'une pile qui délaye la pâte à maillet nu.

AFFLEURÉ, ÉE (a-fleu-ré, rée) , part, passé. l[ 1° Mis de niveau. Deux plarnhes exactement affleurées. Les bords étaient affleurés par l'eau qui croissait encore. |j 2° En termes de géognosie, stratifications affleurées , stratifications, qui, en raison de leur épaisseur croissante, se rapprochent de la direction horizontale.

| AFFLEURÉE (a-fleu-rée) , s. f. Terme de papeterie. Pâte fournie par une pile affleurante.

f AFFLEUREMENT (a-fleu-re-man) , s. m. || 1° Action d'affleurer; état de ce qui est affleuré. || 2e En termes de mines, condition d'un filon qui se rapproche de la surface du sol.

AFFLEURER (a-fleu-ré), v. a. || 1° Mettre de niveau deux corps contigus, de manière que l'un ne fasse pas saillie sur l'autre. Affleurer les battants d'une armoire. || 2° En termes de physique, enfoncer dans un liquide jusqu'à une marque précise. Affleurer un aréomètre. [| 3° Arriver jusqu'à être de niveau. La rivière affleure ses bords. || 4° Être tangent , en parlant du fil à plomb. || 5° V. n. Ces pièces de bois affleurent, bien , elles sont bien de niveau. || 6° En termes de tourneur, rendre uni. || 7° Délayer la pâte du papier. || 8° Mêler ensemble de l'orge, du seigle et du froment.

— HIST. xvie s. Ces remèdes repoussent le sang et les autres humeurs qui affleuroient à la partie, à cause de la douleur et inflammation, paré, x, 8.

— ÉTYM. À et fleur (voy. fleur). On a dit dans le xvr s. fleurer: Enterrés des grands vazes de terre ou de bois, jusques à la gueule fleurans le plan de la terre, o. de serres, 625.

f AFFLEURIE (a-fleu-rie) , s. f. La fine fleur de la farine.

— ÉTYM. A et fleur.

AFFLICTTF , IVE (a-fli-ktif , kti-v') , adj. Qui frappe directement la personne. Ce qu'il y a d'afflictif dans les peines. Peines afflictives. On y voit l'esprit du vainqueur dans les peines afflictives, montesq. Esp. xxvin , 4. || H ne se place qu'après le substantif.

— rem. Bien que afflictif se dise particulièrement au féminin et dans la locution, peine afflictive, il n'y a cependant aucune raison pour ne pas employer ce mot au masculin et d'une façon générale.

AFFLICTION (a-fli-ksion ; de quatre syllabes en poésie), s. f. || 1° Peine morale. Profonde affliction. Être plongé dans l'affliction. Si vous voyez quelqu'un dans l'affliction. Le temps amortit les afflictions. Dieu, qui voyez mon trouble et mon affliction, rac. Athal. v, 7. Quelque soulagement pour votre affliction , corn. Hor. v, 2. Les enfants ont des joies immodérées et des afflictions amères sur de très-petits sujets; ils ne veulent point souffrir de mal et ils aiment à en faire : ils sont déjà des hommes, la bruy. 4 4. Si, de tous les hommes, les uns mouraient, les autres non, ce serait une désolante affliction que de mourir , m. 4 4. Soyons tous dans les larmes, retranchons toutes les visites, comme au jour d'une grande affliction.... boss. Pensées chrét. 7. Pendant que tant de mondains sur la terre nous assurent encore tous les jours et nous prennent à témoin qu'il n'y a pour eux dans le monde qu'amertume, que trouble et affliction d'esprit.... bourd. Pensées, t. i , p. 456. Calypso ressent une nouvelle fureur, voyant que l'affliction augmente la beauté d'Eucharis, fén. Tél. vu. || 2° Malheur, tribulation. Il succomba sous les afflictions. Les pertes, les afflictions , les disgrâces. L'affliction et la misère publique dans les empires. Si toutes ces souffrances et toutes ces afflictions étaient prises, aci eptées, offertes en sacrifice et présentées par un esprit de foi, tout profiterait alors pour la vie éternelle, et rien ne serait perdu, bourd. Pensées, 1. 1, p. 215. Dans mes afflictions, dans toutes mes tra- Yerses et tous les chagrins inséparables de la mi-

AFF

sère humaine , id. ib. p. 443. || 3" En termes de spiritualité, le pain de l'affliction. Nourri du pain de l'affliction.

— SYN. affliction, douleur. L'idée commune à ces mots est de représenter notre âme comme sujette à une action qui lui cause du mal. La différence est que affliction porte l'esprit sur une cause qui a agi, tandis que , dans douleur, l'action de la cause est présente. On éprouve de la douleur ; on reçoit une affliction; mais, lorsque le coup est porté, être plongé dans la douleur ou être plongé dans l'affliction est d'une synonymie à peu près complète.

— HIST. xie s. [Qu'il] les prie et serve par grant afflictiun, Ch. de Bol. ccxxxvn. || xne s. [Il] s'en est entrez à grant affliction, Tîonc.p. 146. Quant erl entré laenz , dune jut en oreisun , E en plur e en lermes e en afflictiun , Th. le Mart. loi. Certes je prierai al seignur de vertuz : Venge le sanc des tuens , Deus , qui est espanduz , E les afflictiuns, duntnumbres est ous[eu],ib. 76. || xmes. Humeliez me sui en afflictions ; sire Dieux , met moi en vie pardurable, Psautier, f" 4 4c. || xive s. Si comme aucune afflicion ou peine corporel, oresme, Eth. i9{ Car eulx punissent et establissent peines et afflictions à tous ceux qui font mal, id. ib. 72. || xvr s. Il n'appartient pas aux fidèles d'affliger [frapper , punir] ne faire nuisance. Mais aussi ce n'est pas faire nuisance ni afliger, de venger par le mandement de Dieu les afflictions des bons, calvin, Inst. 4 4 98. Ils s'attendoient bien de reccpvoir toutes les plus extrêmes afflictions et peines, que peuvent souffrir les vaincus d'un vainqueur justement indigné, amyot, Démétr. r>5.

— ÉTYM. Afflictio (voy. affliger) ; provenç. affliction; espagn. affliccion; ital. afflizione.

AFFLIGÉ, ÉE(a-fli-jé,jée), part, passé. IIIe Atteint d'un malheur. Affligé d'une peste terrible. Affligé d'un cancer. Affligé par tant de maux. [Gens] qui, par la délicatesse de leur complexion ou le dérangement de leur santé, sont affligés de fréquentes maladies , d'infirmités habituelles, souvent même de douleurs très-aiguës, bourd. Pensées, t. i, p. 217. || 2° Qui a de la tristesse. Il est très-affligé de cette mort. Un cœur affligé. Une âme affligée. IL parut presque aussi affligé que moi, il versa des larmes, fén. Tél. xv. Combien de fois l'a-t-on vu inquiété de leur salut, affligé de leur résistance, consolé par leur conversion ! boss. Louis de Bourbon. Sa mort m'a changée D'implacable ennemie en amante affligée, corn. Cid,v, 7. || On dit par antiphrase : Il est . affligé de cent mille livres de rente, d'une santé robuste. || 3° Substantivement. Il est bon de consoler les affl igés , de compatir à leurs peines et de les secourir dans leurs besoins, bourd. Pensées, t. i, p. 2 4 2. Quoi que j'aie pu direailleurs.peut-êtrequeles affligés ont tort; les hommes semblent, être nés pour l'infortune, la bruy. 4 i. || On fait suivre affligé de de avec un infinitif ou de que avec le subjonctif: Je suis affligé de voir les choses en cet état. Je suis affligé que vous ayez perdu votre procès.

— syn. affligé, attristé, fâché, mortifié. L'idée commune à ces quatre mots est, péniblement affecté. Mais attristé, venant de triste , indique quelque chose de général : on est attristé par tout ce qui cause la tristesse, aussi bien par des événements malheureux que par des modifications intérieures de l'âme. Une journée pluvieuse peut nous attrister, mais elle ne nous afflige pas. Affligé au contraire suppose un mal considérable qui nous est arrivé : on est affligé de la perte de ce qu'on aime, des malheurs publics. Fâché a le même sens, sauf qu'il se rapporte à des peines moins grandes et surtout à des contrariétés. On fâche quelqu'un en suscitant sa mauvaise humeur ; on l'afflige en portant des coups à son cœur. Mortifié s'adresse à l'amourpropre. On estmortifié d'une défaite, d'un manque d'égards, d'un refus d'honneur, des fautes qu'on a commises, d'un affront.

AFFLIGEANT, ANTE (a-fli-jan, jan-t'). adj. Qui afflige, qui cause de l'affliction. Des infirmités affligeantes. Cette vue est affligeante. A peine leur reslet-il quelque lueur pour se conduire; situation affligeante etpresque accablante.... bourd. Pensées, t. il, p. 1 9. |1 II est affligeant de, loc. impers. 11 est fâcheux, triste de. Il est affligeant de voir comme ils se conduisent. || On peut mettre cet adjectif avant son substantif, quand l'harmonie le permet : Une nouvelle affligeante et Cette affligeante nouvelle.

AFFLIGER (a-fli-jé. On met un e mue g devant Va et l'o), v. a. || 1° Causer un grand dommage, désoler, tourmenter. De longues guerres ont affligé l'Europe. Un grand malheur eiH affligé l'État. Être affligé d'une maladie crue'lo. Le

AIT

.., ,|,, findi liger l'Ocoident la

I des maui dont les dieiuaffli /, \. Jeseraidu pai s.Hor.i, i. H affligera d'im Miuroyaume, is Proph i corps mn Veul encor m'affliger par une m . i . I ou:

parle confesseur] devient impossible; po

,ut cela afflige le [u'on no pré-

tend non leur retrancher de leu 's corni leurs aises, bourd. Pensées, t. i, p. a , austérités affligez-vous vi 'in. ib.

auprès de mmes,

n les flattant dans les pas ccupent

c impalissant aux infirmités qui afii. 2" i

ms afflige. Je viens

de l'ai '

qu'elle ntir.voi/r. Zaïre, m. i

i lesmèmes I '"'", ici

i mentaientailleurs.RAC. Mithr. n.

raistropsi j'osais achever, id. Phid.~\ . odieux m'afflige el me poursuit? id. Esth.u,*. J'ai lantôi sans respecl affli

vous plaît-il ilo m'abaisser ou de m'i

mesdes- .. 1. U,p.73, ion. ils voudraient toucher

.reilles. || 3° Mortifie

• réparer, en affligeant votrechair, vos

rimineÙes, mass. Car. Vocation. L'au "l'une haire presque perpétuelle affligeait l'innocence Saint Louis], m. St louis. J'ai afi le jeûne, m. Resp. Commentas-tu pensé.... que, pondant que tu te permets tout, tu eusses le droit d'affliger tous mes désirs? .v Leur. pers. 161. • jer, ». rifl. Eprouver do

l'affliction. S'affligerdesmalheurs d'un ami. Je m'affligedevoir que.... La contrition est une douleur et,

inséquent, un acte de la volonté qui - s qui liait, qii Pensées, t. i, p. 288.

Sans \ moi.... corn.

Polij. i,3. Ne nou point vainement l'un et

l'autre, RAC. liai, m. I

— ms r. xn°s. Parveueetparoïeeret il i noit entre ceaz ki de joren jor aftlient l'arnm dcl juste par lor ni.ih.i is, Job, ' I I

la sev ' deventriene [intérièui

imet l'afflite pensée encontre soi-ruiine?.... ib. 4K4. Elyphas.qui premiers entre les amis Job parolet, s forvat juske al ramponnement del afflit, ib. *76. ,! xnr s. C'est 1'* Baudrain qui rist nostre roi si afflire Quepa ist desus son arçon gire, du

Cange, affligen sv s. Et vers la nuit les sois.... prindrent le roy qui moult estoit las et afflict, j. de troyes, Cliron. iiiin. || xvi's. Affligé de longue hydropisie.... mont. h. 26. J'ay aultrel employé à consoler une dame vrayement affligée, lu. m, 29). 11 n'est pas raisonnable de laisser et abandonner l'affligé en son aflliction sans luy donner quelque reconfort , amyot, Démos th. 3t. Nous souspirons avec les affligés , compatissons à leur

mal, CHARRON . , 33.

— ÉTYM. "Wall, affligi, bossu ; de affligere, de od (voy. À) et fligere, frapper. Fligere est le même que le grec 7r>riy£iv (voy. plaie). Le latin affligere, ayant l'accent sur fli, n'aurait pu donner, que par méprise do conjugaison, affliger; aussi ne l'a-t-il pas donné dans l'ancien français. Le verbe y est aflire ot le pi '<(. de afflictus. C'est au xvr siècle que affliger, calqué sur le latin, a fait oublier l'ancienne forme régulière.

fAFFLORINKMKNT (a-flo-ri-ne-man),s'.m. L'ensemble de l'évaluation des fiet's. D'autres gentilshommes ont demandé si c'est mon père ou moi qui paye l'alïlorinement des fiefs , terme barbare que j'espère voir bientôt bannir de la langue provençale, mirag. Collect. t. I, p. 115.

— ETYM. À et florin. En Provence les contributions étaient réparties entre les trois ordres. C'étaient les biens et non pas les personnes qui les devaient. La noblesse répartissait entre les fiefs la

'part d'impôt qui retombait à sa charge. À cet effet, Ua valeur de chaque fief était représentée par un j certain nombre d'unités qu'on nommait florin. Le " florin, monnaie de l'empire, n'était plus en Provence, ni une monnaie de compte, ni une monnaie ayant cours ; c'était une mesure commune qui servait à estimer le prix et le revenu de chaque fief.

t AFFLOCAGE (a-fiou-a-j'), s. m. Terme de marine. Action d'afflouer un navire.

AFF

; \iti OUEB (a flou c ' a ren le mai m

n: i choué à un endroitoù il y a qu'il flotte.

ÊTYM l el kFFLUENi m-s'), S. f. || i° 1

;iii d'eau, de liquides. L affluence des eaux lit

2' Fig.

1 i bonheur du

consiste pas seulement dai uce des

i OClI.p. 37

ce crédit, cciie autorité, i

voilà ce que Dieu ment au vice

et au libertin i ■ /•.■. 1. 1, p. 331 . L'au-

guste maison d'Autriche, où, durant quatre cenl trouve que

pereurs et une si grande affluence i les. avec tant d'États et ! prévu,

ncours de m de, \.i

\n m. I 'i; spectateurs. Il y eut uni i ses ob-

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