‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 83 sur 462 · I.es hab.i · texte numérisé non relu

I.es hab.i

i. L'afllucnce de étrangi

— SYN. AFFLUENCE , CONCI

nliellele mouvement qui j ince se confondent souvent; pourtan les fois qu'il importera de distinguer l'arrivée en masse d'une foule ou l'arrivée succe l'un foule, on se servira dans le premier cas de concours et dans cond d'affluence.

— ms r. x' non seulement vescurent en affluence plantureuse de tous biens, a ris enco-

lasserent il/ de l'argent pour l'i i.

de la guerre, amyot, Timol,

— ÊTYM. Provei afUiencia} ital.a/"fluenia; <'■•' afflm ntia, de »

AFFLUENT, ENTE (a-flu-an , an-t'). 1 I parlant d'un cours d'eau, qui un fleuve ou dans une autre r '■ Le Rh

3 affluentes. 2 i des afil i Loire. La Seine a de nombreux

affluents. Il Onledil an- lient à

i !■ Danube est. un d Noire. || 3" Ad). En termes de médecine, se dit des humeur : nielque

alive affluenl ÊTYM.

AFFLUEB fleuves affluent dans la mer. I afflua vers le

|| 2" Fig. Abonder, surveniren g tité Les biens, les honneurs, tout leur afflue. Voilà pourquoi tout afflue à Paris, J. J. ROUSS. lin. v. || 3° Survenir en grand Les étrang

Ruent â Paris. On affluait à Rome de toutes les parties du mi

— hist.xiv s. Ge donne et laisse à tousjoui s mes aux paroissiens affluans chacun an en

de Juigné au jour de Pasques.... du cange, tio.

— étym. Affluere, deod,à, elfluere, coule

AFFLUX (a-flu), s. m. Terme de médecine. Action d'affluer, en parlant des liquides du corps. L'afflux du sang vers la tête.

— étym. Affluxus, de ad, à, et fluxus, flux (voy. flux).

t AFFOLAGE (a-fo-la-j') , s. m. Maladie des anémones qui les fait pousser en fouilles et les empêche de fleurir.

— ÉTYM. Affoler, 4.

AFFOLÉ, ÉE (a-fo-lé, lée), part passé. || 1° Rendu fou et, par extension, qui aime d'une manière folle. Vous ne sauriez croire comme elle est affolée de ce Léandre , mol. Méd. m. lui, m. 7. || 2° En termes de marine, aiguille affolée se dit de l'aiguille d'une boussole qui est dérangée soit par le voisinage du fer, soit par un orage.

f AFFOLEMENT (a l . s. m. Action de

devenir fou et surtout fou par amour.

— HIST. xvic s. Lorsqu'Apollon vient troubler sa prestresse De son divin et sainct affollement.... du bellay, v, 3t, verso. Ta raison toujours attrempée Ne veut souffrir estre trompée Par leur mignard affolement [des passions et des plaisirs] , ron-s.

t. AFFOLER (a-fo-lé; dans le xvr s. Palsgrave, p. 23, recommande do prononcer les deux f), r. n. || 1" Rendre fou, et particulièrement rendre fou d'amour. Il y a de quoi l'affoler. Cette femme l'a af-

AFF

folé. || 2" En terme de mai nie, déranger l'aiguille

le foudre qui frappa le bâtimenl ,

3" S'affoler, v. rèfl. S'affoler de

nu , .le quelque chose. Voyez vous pas de

beautés.... S'affoler de

dévotion? volt. Ép. 3i.

— HIST. xii° s. [Je] Chanterai pour mon courage, Que je veuil reconforter; Car avec [malgré] mon

I image, Ne veuil mourir n'afoler, l'âme de

Faiel dans Coud. Plus est ferms que la piere qui

s et sur vive mole; Vicarios est saint Pierre, bien

seis, n'est pas ventvole; Duns, près | eierejà

///. le Vart.86. || xm*s. Mile autre

Ne me s.- ent, Et

le fui Dieu qui si t'afole, la

■■ affolé

iir] qu'il n e. t plu le loisir do se

ongles, mont, i, i.st. En i

dant toutes ces niocqueries sur cet homme, qui, au

iclll cl

:■ davantage, imyoi , Démétr. t7.

sionnée affection de Dionysius estoit un mal- Platon, car il en estoil affolé, ne plus ne jaloux 'le leurs amours, in. Dion, ■ i". Heureux celui que ta folie l alliope affole, rons. I. i uni I le, Tout à la

fois di . m. 642.

ÊTYM. i ei f'i (voy. foi i; provenç. afolir. ; ■ AFFOLER ia l'n lé), v.a. Blesser, endommager, ■ qui la pauvreté comme moi li Sol n H m'a ]

due, il m'a toute FONT. Papef. |] Ce mot

esttomb étude.

— HIST. xi;" s Défendez moi dehonteet d'afpler,

p, 'j. ,ià fust Rolantet morse) aidé, ib p. 94.

i , . leu afoli r [faire tort à], ib.

j,. i80. Lors verrez vous son corps destruire et afo-

p. sot. || xin" s. Miex vosisse, voir, qu'a-

foléM'eûsl I d il, Km. 5558. Sunt

en terre establi li juge.... l'or ceus pugnir et chas-

toier Oui ,por lurdrissent les

m, un va'. i t tolent, la

Jiose, '■• i loult s'efforce De

el moult se paine , Ne m'i lest mie aler

n paine; Uns m'a fait, por miex afoler, La tierce

ier» voler, ib. 1771. Ne voil go pas que

mor dont il se claiment

ila cheti dolant, Tant les va amorsafolant, ib *364. N'ert pas grans les, si con je cuit, Se il le ileu enfansafole, FI. etBl. 3020. Si comme se uns hons convenence à un autre qu'il tuera un home por cent livres, ou afolera, ou bâtera.... ii ai m. xxxiv, 2. Si est aussi comme s'on me prestoit un ceval de vingt livres sain de toz membres, et il afoloit avant que je le rendisse, ib. xxxiv, in. Se je l'ai servi de ronci [cheval sain, et il l'afole tant comme il le tient, in. xxvm, 5. Sur sos piez..., tu acolas [tes cheveux] Eu baisier Ios, et en mouiller De tes lermes dont feiscourcier [courroucer] Dyables que lors tu affolas, J. de meung , Tr. 888. || xv s. Grand foison y en eut de mors et d'affolés, Bouciq i, ch. 30. [Messire Olivier d'Auterme et autres] se contrevengerent sur des navieurs de la mort de leur cousin et les découpèrent trop vilainement.... et les renvoyèrent à Gand ainsi affolés.... froiss. il, II, 6). Luy sembloit [au roy] que son pays [du duc de Bourbon] estoit foïble et que tantost l'auroil affolé, comm. i, 2. || xvic s. Vous nous affolerez de coups, monsieur, cela est seur, rab. Pant. iv, te. Et leur sembloit que c'estoit affoler les mystères de Venus que de les oster du retiré sacraire de son temple, mont, n, 350. Les flesches, pierres et traietz les alloient assener jusques là où ilz estoient escartez au loing, de manière qu'il y en eut beaucoup , affolez, amyot, Marcel. 'Je. Hz venoient à deschirer leurs playes davantage, et consequemment à se perdre et affoler eulx mesmes , in. Crass. 47.... Qu'il ne chaloit point aux dieux, si aucun s'estant affolé un pied [boiteux] venoit à estre roy, mais..., id. Âgésil. i .

— étym. À et fouler; provenç. afolar , afoliar. f AFFOLIR (a-fo-lir), v. n. Devenir fou. Cet homme a [Toi i t tous les jours.

— REM. Ce mot. est encore dans la 1™ édition du Dictionnaire de l'Académie, il est vieux, mais n'est pas tout à fait hors d'usage. Il mériterait de ne pas périr tout à fait.

— ÉTYM. A et fou.

AFFORAGE (a-fo-ra-j') , s. m. 'l'orme de féodalité. Droit qui se payait a un seigneur pour la vente du vin. Prix mis par autorité de justice aune chose vénale.

— HIST. xv» s. Les religieux ont certain droit

AFF

seigneurial en ladite ville de Laigny, appelle droit d'afforaiga ou tavernerie, du cange, afforagium.

— étym. Bas-lat. afforagium, du bas-lat. afforare, mettre un prix, de af pour ad (voy. À), et forum, marché (voy. for, fur, forum).

fAFFORER (a-fo-ré), v. a. Terme de féodalité. Mettre le prix aux vins, aux denrées.

f AFFORESTAGE (a-fo-rè-sta-j') , s. m. Droit d'usage qu'on exerce dans une forêt.

f AFFORESTER (a-fo-rè-sté) , ». a. Concéder un droit d'usage dans une forêt.

— ÉTYM. À et foret.

AFFOUAGE (a-fou-a-j') , s. m. Droit de prendre dans une forêt la quantité de bois nécessaire pour se chauffer, ou répartition, entre les habitants d'une commune, du bois dont ils ont la propriété en commun. Il Entretien en combustibles d'une usine. || Terme d'anciennes coutumes. Droit sur chaque feu ou maison.

— HIST. xiv" s. Donnons encore aus diz religieux l'affouage pour le four, et pour leur affouage de la dite maison à prendre dou mort boys, du cange. affoagium.

— étym. Bas-lat. affoagium, du bas-lat. affocarc, mettre au foyer, de ad, à (voy. À), et focus, foyer (voy. feu).

f AFFOUAGEMENT (a-fou-a-je-man) , s. m. Terme d'ancienne administration. Impôt payé par feux. Los fonctions des municipalités consistent principalement à choisir et à établir des impositions suffisantes pour produire la somme qu'exige la quotité de leur affouagement,' opération très-simple, qui rend en quelque sorte l'impôt volontaire par le choix do ceux qui doivent le supporter, mirab. Collect. t. n, p. 378.

— ÉTYM. Voy. AFFOUAGE.

fAFFOUILLEMENT (a-fou-lle-man, 11 mouillées), s. m. Action produite par les eaux dont le courant a fouillé, a dégradé un ravin, une pile de pont, une berge. Il faut réparer le dommage causé par cet affouillement.

— ÉTYM. À et fouiller.

f AFFOURAGÉ, ÉE (a-fou-ra-jé, jée), part, passé.

| AFFOURAGER (a-fou-ra-jé), v. a. Donner du fourrage sec aux bestiaux à l'écurie, à l'étable ou à la bergerie.

— hist. xiv s. Et quant Grisilidis au vespre revenoit et ïamenoit ses bestes à Phostelde son père, elle les affouragoit, Ménagier, i, 6. Que vos bestes soient bien afouragées pour la nuit.r'b.n, 3. ||xvies. Qu'on se donne bien garde de lesdesdaigner de manger par trop de viande, comme cela avient quand desordonnement on les affourage, le trop leur ostant l'appétit, o. DE SERRES, 282.

— étym. A et fourrage.

AFFOURCHE (a-four-ch') , s. f Terme de marine. Ce qui sert à affourcher un bâtiment. Ancre, câble d'affourche.

— ÉTYM. À et fourche.

AFFOURCHÉ, ÉE (a-four-ché, chêe), part, passé. || 1° Qui est à califourchon. Un jour un villageois sur son âne affourché Trouva par un ruisseau son passage bouché, j. b. rouss. Fable. || 2° En termes de marine, bâtiment affourché.

AFFOURCHER (a-four-ché) , v. a. || 1° Mettre a califourchon. Affourcher un enfant sur un âne. || 2° S'affourcher, v.réfl. Changé sera lors en rhinocéros L'ailé cheval qu'on appelle Pégase; Et l'on verra sur une selle rase Maître curé s'affourcher sur son dos, ciiaul. à Mme 'du .Maine. ||3° En charpenterie, joindre ensemble deux pièces de bois, dont l'une est à languette, et l'autre a rainure. || 4° En termes de marine, disposer les câbles de deux ancres en fourche. Affourcher un bâtiment. || V. n. ■ Le vaisseau affourché. || S'affourcher, v. réfl. On s'affourche pour mieux tenir contre le vent.

— étym. Â et fourcher.

fAFFOURÉ, ÉE (a-fou-ré, rée), part, passé. ■ tAFFOURER (a-fou-ré), v. a. Synonyme d'affourager. Il s'applique plus spécialement aux bètes à laine. Affourer le troupeau.

— ÉTYM. X et feurre ou fouarre, paille.

f AFFRAÎCHIE (a-frê-chie), s. f. Terme de marine. Se dit du vent lorsqu'il devient plus fort.

— ÉTYM. À et fraîchir.

AFFRANCHI, 1E (a-fran-chi, chie), part, passé. || 1° Esclaves affranchis par leur maître. Les esclaves des colonies anglaises et françaises ont élé affranchis. Les Américains du Nord affranchis de la domination de la Grande-Bretagne. Affranchi de tout souci. [Doctes interprètes des lois] Tout l'univers a les yeux sur vous : affranchis des intérêts et des passions, sans yeux comme sans mains,

vous marchez sur la terre semblables aux esprits célestes, boss. Letellier. Sortis des figures qui passent et des ombres qui disparaissent, nous arrivons au règne de la vérité, où nous sommes affranchis de la loi des changements, in. duch.d'Orl. Sans attendre, comme d'autres, qu'on lui fasse honnêteté pour l'inviter à monter plus haut, il se croit affranchi de cette loi de hiérarchie et prévient de lui-même celte cérémonie, bourd. Pensées, t. n, p. io4. Il demandait à Dieu d'être affranchi de l'esclavage où le vice le tenait captif et comme enchaîné, id. ib. t. i, p. 281. D'une si longue erreur pleinement affranchie, corn. China, v, 3. Promettez: affranchi du péril qui vous presse, Vous verrez de quel poids sera votre promesse, rac. Baj. H, 3. || 2° Substantivement. Esclave à qui on a donné la liberté. Horace était fils d'un affranchi. Une affranchie. Rome à trois affranchis fut longtemps asservie, rac. Brit. i, 2. Jamais un affranchi n'est qu'un esclave infâme; Bien qu'il change d'état, il ne change point d'âme, corn. Cinna, iv, 7. Un affranchi vient lui parler en secret : c'est Parménon, qui est favori, qu'elle soutient.... la bruy. 3. || 3° Fig. Il n'y eut que les trois affranchis du parlement, Noailles , Canillac et d'Effiat, qui trouvèrent cette grâce [faite au premier président] bien

placée, ST-SIMON, 454, 139.

AFFRANCHIR (a-fran-chir), c. a. || 1° Rendre franc, exempt d'impôt. Le roi affranchit cette ville de la taille. Cette marchandise est affranchie de tous droits à l'entrée. || 2° En termes de féodalité, affranchir un héritage, libérer un héritage de quelque servitude, de quelque charge. || 3° Affranchir une lettre, un paquet, en payer le port en envoyant la lettre, le paquet. || 4° Rendre libre. Affranchir un esclave. Les noirs des colonies ont été affranchis moyennant indemnité. Thrasybule affranchit des trente tyrans la ville d'Athènes. Dieu ayant affranchi son peuple de la tyrannie des Egyptiens, boss. Hist. i, 4. La gloire d'affranchir le lieu de ma naissance, corn. Cinna, m, 3 je veux l'affranchir

ensemble et la venger, id. ib. il, 2. Et d'un si rude joug affranchissons ces lieux, id. Nie. iv, g. || 5" Délivrer, en général, de ce qui gêne. Affranchir d'un tribut, de la crainte, du chagrin. || 6° Figurément. Délivrer d'un mal. Si je puis de sa honte affranchir mon époux, corn. Hor. v, 3. Allons donc l'affranchir de ces frivoles craintes, id. Pomp. ni, 3. Combats pour m'affranchir d'une condition Qui me livre à l'objet de mon aversion, id. Cid, v, 4. J'attendais que, le temple en cendres consumé, Elle vînt m'affranchir d'une importune vie, rac. Àthal. v. 2. J'aurai d'une rivale affranchi votre amour, id. Baj. v, 6. On affranchit Néron de la

foi conjugale, id. Brit. ni, 3 vos invincibles

mains Ont de monstres sans nombre affranchi les humains, id. Phèd. v , 3. ||7°En termes d'équitation, affranchir un fossé, sauter par delà. || 8° Affranchir un tonneau , le nettoyer , le purifier, quand le bois est neuf. || 9" Affranchir un animal, le châtrer. || 10" Terme de marine. Affranchir la pompe, lui faire jeter une quantité d'eau plus considérable que celle qui entre dans le bâtiment. || il" S'affranchir, v.réfl. À Rome, les esclaves pouvaient s'affranchir à l'aide de leurs épargnes. Tel fut l'accord delà Gaule pour s'affranchir que.... Quand les âmes se seront affranchies des liens du corps. S'affranchir d'une règle. Pour s'affranchir d'un joug injustement imposé, boss. Polit. Un homme gémit de l'esclavage où il est [de ses passions] ; et un fonds d'équité, de droiture, de conscience qu'il a dans l'âme, lui fait désirer cent fois de secouer le joug et de s'affranchir d'une telle tyrannie, bourd. Pensées, t. i, p. 229. 11 se faut affranchir des lois de votre empire, malh. v, il. Et pour s'en affranchir, tout s'appelle vertu, corn. Cinna. il, l. Je saurai m'affranchir, dans ces extrémités, Du secours dangereux que vous me promettez, rac. Tphig. v, 2. Tu voudrais l'affranchir du joug de mes bienfaits, id. Brit. v, 6. Et c'est pour m'affranchir de cette dépendance Que je la fuis partout, que même je l'offense, id. ib. n,2. || 12° S'affranchir, en jardinage, se dit d'un arbre greffé, quand de l'endroit greffé se produisent des racines qui s'enfoncent en terre. — SYN. affranchir, délivrer. Affranchir, c'est rendre franc; délivrer, c'est rendre libre. Rendre franc, c'est élever d'une condition servile à celle d'homme franc; rendre libre, c'est ôter tout ce qui captive. Délivrer est donc beaucoup plus général et moins précis. Délivrer des esclaves peut aussi bien s'entendre d'esclaves auxquels on donne la liberté, que d'esclaves qu'on arrache au pouvoir de l'ennemi. En revanche, on ne dira pas affranchir des prison-

niers, mais affranchir des esclaves, des serls. L'affranchissement ne s'applique qu'au passage d'une condition sociale à une autre; la délivrance s'applique à toute sortie hors d'une situation où la liberté nous est ôtée. Quant au sens métaphysique, ces deux mots se confondent beaucoup.

— HIST. xne s. Vendre [elle] me peut ou donner, Ses sers [je] sui sans racheter; Jà ne m'en quier afranchir, Couci, p. <23. ||xnrs. Se clers est marceans, il ne pot pas afrancir se [sa] marceandise parle priviliege de se [sa] clergie, beaum. xi, 36. 11 laist bien à afranquir ses enfans et non à aservir, id. xlv, 21. || xive s. Et se tu veus dire que tu ne Es miesubgès de fortune, Et que ta grant attrasion [descendance] Afranchist ta condition, machailt, p. 90. || xve s. Nous voulons que tu nous affranchisses à tous les jours du monde [les paysans révoltés au roi d'Angleterre] , froiss. h, ii, 418. || xvie s. À fin que sa mort l'affranchist de l'obligation.... mont, i, 30. Qu'ils les delivroient de toutes garnisons, et affranchissoient de toutes tailles, subsides et impots, amyot, Flamin. t9. Trouvant un fossé, le voulut affranchir : et l'ayant sauté.... paré, xix, 7. Ceux des quartiers de Bordeauxqui vendent le bois avec le vin ne se peinent que d'affranchir [purifier] leurs tonneaux neufs pour une seule fois, o. de serres, 205, etc. Mesme les béliers sont affranchis [purgés de mauvais goût] par le chastrement, bien que longuement ils aient servi à saillir les brebis, id. 222.

— ÉTYM. Provenc. afranquir, afrancar; espagn. afrancar; ital. affrancare ; de af pour ad (voy. À), et franc, adj.

AFFRANCHISSEMENT (a-franchise man). s. m. || 1° Action d'affranchir. L'affranchissement de ces esclaves. L'affranchissement des colonies qui devinrent les Etats-Unis. || 2" Exemption de charges, d'impôts. L'affranchissement d'une terre, d'une ville. || 3° Acquittement préalable des frais de port soit d'une lettre, soitd'un paquet. L'affranchissement des journaux et des circulaires est obligatoire. || 4° Affranchissement de l'esprit, de la pensée. La possession de ces vérités, l'affranchissement de ces erreurs ne sauraient être plus longtemps le privilège exclusif des naturalistes. || 5° Terme de jardinage. État d'un arbre affranchi.

— HIST. xvic s. Il y feit proclamer publiquement et solennellement la délivrance et affranchissement gênerai de toute la Grèce, amyot, Flamin. 20. Par divers moyens l'on parvient à tel affranchissement [purification des tonneaux], tels que ceux qui s'ensuivent, o. de serres, 205. Et suffit pour tout affranchissement [pourôterle mauvaisgoûtaux béliers] d'estordre les genitoires, puisqu'avec la force engendrante s'esteint de mesme la chaleur qui en rend mauvaise la chair, id. 223. Cest affranchissement se pratique à souhait es meuriers de tous aages.... sur les plus petits arbres de la bastardiere, *

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