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GR

Celui qui prépare et fournit les agrès d'un bâtiment. On dit maintenant gréeur.

— ÉTYM. Voy. agréer 2.

AGRÉGAT (a-gré-ga) , s. m. Terme didactique. Masse produite parla réunion de substances diverses qui ont été unies ensemble à l'époque de leur formation.

—ÉTYM. Aggregalum,àeaggr égare (voy. agréger).

| AGRÉGATIF, IVE (a-gré-ga-tif, ti-v'), adj. En langage technique , qui rapproche, qui réunit.

— ÉTYM. Aggregare (voy. agréger); provenç. agregaciu.

AGRÉGATION (a-gré-ga-sion), s. f. \\ i° Association, admission dans un corps, une compagnie. Il 2° Dans l'université, admission, après concours ou examen, au titre d'agrégé. || 3° En termes de physique, assemblage de parties sans liaison propre. L'agrégation des atomes.

—ÉTYM. Provenç. agregacio, agreguacio; espagn. agregaeion; ital. aggregazione (voy. agréger).

AGRÉGÉ, ÉE (a-gré-jé, jée), part, passé. || 1° Les Gentils agrégés aux Juifs, boss. Hist. il, 7. || 2° Se dit, en botanique, des parties déplante qui naissent plusieurs ensemble d'un même point. Fleurs agrégées , celles qui , simplement et distinctement pédicellées, naissent plusieurs ensemble d'un même point de la tige et sont réunies de manière à n'en former qu'une seule, mais alors ont leurs anthères distinctes, ce qui les distingue des fleurs composées. Fruits agrégés, ceux qui proviennent de plusieurs ovaires appartenant à des fleurs distinctes. Une espèce de trèfle, aux environs de Paris, porte de plus des semences agrégées en forme de fraises, bern.de st-p. Études, 1. || 3° En géologie, se dit des roches composées de matériaux divers.

AGRÉGÉ (a-gré-jé) , s. m. || i° Celui qui dans l'université a été admis, après un concours, au rang de professeur supplémentaire. Un agrégé à la faculté de.... ||2° Dans l'enseignement secondaire, l'agrégé est celui qui, ayant subi heureusement l'épreuve de l'agrégation, est apte à recevoir le titre de professeur dans un lycée. || On appelait autrefois professeur-agrégé, maintenant professeur divisionnaire, le professeur non titulaire chargé d'une division, quand la classe est partagée en deux ou plusieurs divisions.

f AGRÉGÉ (a-gré-jé), s. m. En termes de philosophie, se dit d'un amas de plusieurs choses qui n'ont point entre elles de liaison naturelle. Un monceau de sable, un tas de blé sont des agrégés. || On dit présentement plutôt agrégat.

AGRÉGER (a-gré-jé. La syllabe ge conserve son e devant a et 0. On écrit agrège, agrégerai, mais on prononce agrège, agrégerai), v. a. || 1° Associer àun corps, à une compagnie. Il appelle les Gentils pour les agréger à son peuple , boss. Hist. 11, 4. Dieu ne s'était pas contenté de l'appeler au christianisme et de l'agréger au corps de son Église , bourd. Pensées, t. 11, p. 431. Il 2° En termes de physique. Elle agrège dans le sein de la terre les grains de sable en cristaux, bern. de st-p. Harm. liv. v. || 3° S'agréger, v. réfl. Les Gentils ne cessent de s'agréger [à ce peuple], boss. Hist. 11, 13.

— ÉTYM. Provenç. agreguar ; espagn. agregar; ital. aggregare ; de aggregare, rassembler, de ad (voy. À) et grex, gregis, troupeau.

AGRÉMENT (a-gré-man), s. m. || i° Consentement, approbation. Donner son agrément pour une chose. Il ne saurait disposer de cette maison qu'avec mon agrément. J'ai présupposé qu'elle avait l'agrément de Madame, boss. Lett. abb. 33. Depuis la perte d'Antoine, ce fut un agrément quasi général pour la conduite d'Auguste, st-évrem. ii, 109. || 2° Qualité de ce qui plaît. L'agrément des lieux. Les agréments de l'esprit et du langage. Ayant plus d'agréments que de sagesse. Homme qui ne manque pas d'agrément. Les agréments de la figure. Dieu avait préparé un charme innocent au roi d'Angleterre dansles agréments infinis de la reine son épouse, boss. Reine d'Angleterre. Leurs esprits se sont frappés d'un agrément égal; c'a été un coup double, sEv. 357. Il ne se fait point dans sa chambre un concours de monde de tous les états et de tous les sexes pour le féliciter sur l'agrément et la politesse de son langage, la bruy. 15. Je ne sais si l'on pourra jamais mettre dans les lettres plus d'esprit, plus de tour, plus d'agrément et plus de style que l'on en voit dans celles de Balzac et de Voiture, id. 1. Ce qui est de certain , c'est qu'avec tous ses agréments et tous ses charmes, le monde n'a rien de comparable à ces saintes délices et à ces joies secrètes que la religion nous fait goûter, bourd. Pensées,i. 1, p. 226. Pleine d'agrément et d'esprit, hamilt. Gramm. 6. Sa com-

AGR

pagne, ou je meure, a beaucoup d'agtément,coRN. te Ment, v ,4. La dame avait un peu plus d'agrément, la font. Quipr. Il avait de l'esprit et de l'agrément, la bruy. 12. Il avait vu ailleurs combien 1 ait des agréments aide à la nature à faire des personnes aimables, fonten. Czar Pierre. D'un agrément inépuisable dans la bonne fortune, hamilt. Gramm. 5. Il 3" Plaisir, sujet de contentement. Les fables ont beaucoup d'agrément. Cette terre est une propriété d'agrément. La France, où les connaissances ont été portées aussi loin et les agréments de la vie plus loin que partout ailleurs, font. Czar Pierre. Je ne savais pas qu'il eût eu tant d'agrément à Versailles, sév. 554. Une femme qui fait tout l'agrément de votre vie, id. 144. Je l'ai reçu et je lelis avec agrément, boss. Lett. 164. Louis XIV s'occupait à lire des livres d'agrément dans ce loisir, volt. S. de Louis XIV , 25. || 4° Ornement que l'on met aux vêtements et aux meubles. Je fis cinq charges en tout: j'en fus quitte pour la croupière de mon courtaud coupée, et un agrément d'or de mon habit bleu déchiré, st.-sim. -12 ,140. || 5° Sons accessoires qui donnent au chant plus d'élégance et de grâce. Ce chanteur fait trop d'agréments. || Notes d'agrément, dans la musique écrite, notes plus petites qu'on est libre de faire ou de ne pas faire. || 6° Arts d'agréments, arts comme la musique et la danse qu'on apprend pour son plaisir et le plaisir des autres. || 7e Lavement. Usité au xvne siècle ; inusité aujourd'hui, l'on dit remède.

— REM. Vaugelas dit : « Agrément s'écrit et se prononce agrément et non pas agréetrient avec deux e. » Plusieurs écrivaient et prononçaient ainsi dans le xviie siècle.

— ÉTYM. Agréer 1; ital. agradimento.

f AGRENER (a-gre-né. La syllabe gre prend un accent grave devant une syllabe muette: j'agrène), v. a. Terme de chasse. Donner de la nourriture au gibier à plumes pour le fixer quelque part.

— ÉTYM. A et grain.

f AGRÉNER (a-gré-né), v. a. Terme de marine. Vider l'eau d'une chaloupe ou d'un navire au moyen des pompes.

AGRÈS (a-grê), s. m. plur. || 1° Terme de marine. Tout ce qui n'est pas la coque, les mâts, les munitions ou les armes, entre dans les agrès, qui comprennent ainsi, en outre du gréement, gouvernail, ancres, avirons et autres objets de rechange en voiles, cordages, etc. Construire un vaisseau et le munir de tous ses agrès, volt. Russie, 1, 9. Déjà le sort a soufflé dans les voiles, Déjà l'espoir prépare les agrès, bérang. Comm. de voy. \\ 2° Moufles et cordages de la chèvre des maçons.

— HIST. xv° s. Si tost que fus arrivé en ceste vostre ville de Rouen, j'y envoyai en toute diligence quérir mon lieutenant, lequel estoit allé mener des aggrais à Honnefleur pour armer vos navires , louis, duc d'Orléans, au roy, 9 juin 1491, Hist.de Charles VIII, in-folio, p. 6(3. La valeur du radoub, aggreils,; apparaux et victuailles, Guidon de la mer, ch. xix, art. 6.

— ÉTYM. Voy. agréer 2.

AGRESSEUR (a-grè-seur; d'autres prononcent les deux s), s. m. Celui qui attaque le premier. C'est là la seule fois que M. du Hamel ait forcé son caractère jusqu'à prendre le personnage d'agresseur.... fonten. du Hamel. Il conçut que dans le célibat il courait risque non-seulement de se défendre plus mal, s'il se présentait de pareilles occasions [galanteries], mais d'être l'agresseur, id. Ozanam. On a tué ton père, il était l'agresseur, corn. Cid, iv, 5. Et du moins l'un des deux sera juste agresseur, id. Hor. 1,6.

— HIST. xvie s. Je maintiens que l'aggresseur a commys crime de leze-majesté, carl. ix, 39. Surattendant que l'empereur fut aggresseur indubitable , m. du bell. 289.

— ÉTYM. Aggressor, de aggredi, attaquer, de ad (voy. À) et gradi, marcher (voy. grade).

f AGRESSIF, IVE (a-grè-sif,si-v' : d'autres prononcent les deux s), adj. Qui tient de l'agression. In discours agressif. Des paroles agressives. || Mot nouveau reçu et méritant de l'être.

— ÉTYM. Voy. agresseur.

AGRESSION (a-grè-sion ; d'autres prononcent les deux s), s. f. Action de celui qui attaque.

— SYN. agression, attaque. On a dit que l'agression est une attaque inattendue, sans raison, sans provocation; tandis que l'attaque ne surprend pas; elle vient d'un ennemi connu dont on se défie. Ce n'est pas là la vraie différence. Attaque perte simplement l'idée sur un combat, une lutte qui commence d'un côté ; mais l'agression porte l'idée sur l'acte pt;-

AGR

du conflit, il est ! ible que

ittaque ne soitpas l'agresseui i isisteren toute autre chose qu m e

Attaque esl l'acte, le fait;

fait considéré moralement el p i qui est

[e premier tort.

— tusr. xvr s. Et nous i

ssion publique el gen n île, lano e, 608 Je vueil entièrement que • isme de l'aggres-

ilon tombe sur luj . u ■ 290.

— êtym. Aggressio (voj ,

AGREST1 i° Qui a un caractère

licite sauvage. Tous l i iont pas

barbares, et tous nos ci s ne sont \

de même que toute cai ite ville n'est pas | l

que l'espèce hum I agreste, i

Chien. L2 l! se dit au ois en parlant des

nnes. Homi tes. Les

Romains étaient un peuple On le met

avant son substantif en consultant l'ori ille.

M V IGRESTE, CHAMPÊTRE, st pas

synonyme de champi te avec

lui l'idée de sauvage; champêtre, l'idée de la culture et des agréments qui l ai i ent. Un lieu agreste i 1 1 sente

vue; un lieu cht i I re un spectacle gai et

riant.

— HIST. xiv" s. Et le vicieux qt enceste matière est appelle aig

Eth. 138. Et celui qui fuit touz tiex deliz de corps, il est agreste et insensible, id. ib. 37.

— ÉTYM. Provenç. agrest; ispa >! tal. agreste; i'agrestis, de ager, iypoi;, para avoir été introduit par On -

| AGREYEUR (a grè-ieur), î. m. Ouvrier qui fait passer le fil de fer par la fil

AGRICOLE i-gi o-l'), adj. \\ 1 Adonné à

culture. Peuple, pays agricole

• qu une aui du plus

grand crédit, mirab. Co iv,p 230. || 2° Qui

a rapport à l'agriculture.Travail, industrie agricole.

Produits agricoles. || 3" S. m. Agriculteur. Ce sens,

qui est le sens propre et d'étymol mbé en

tude. On dit agriculteur. Choiseul est agricole

et Voltaire est fermier, voi r. Temps présent. || Il se

toujours après le substantif : Peuple agricole,

nation agricole.

— HIST. xvi" s. c'est le moien descrit par Columelle, duquel se servoit Marc Columèlle son oncle, sçavant agricole , pour rendre fertiles ses terres à grains et ses vignes . o. de serres , 1\ .

—tTYH.Agricola, de ager, champ (voy. agreste), et colère, cultiver (voy. culture). On voit qu'Olivier de Serres l'emploie au sens latin comme substantif.

AGRICULTEUR (a-gri-kul-teur . || 1° S. m. Celui qui cultive la terre. ;! 2" Adj. [11] abandonne pour moi le soc agriculteur, m. j. chén. Cyrus, m, -2.

— REM. Des li xicograpb.es ont attaqué agriculteur comme néol barbare. C'est un néologisme en effet; car agriculteur n'a commencé à se dire que dans le xvm" siècle, e1 Voltaire s'en est souvent servi. Mais ce n'est point un terme barbare; on dit (pie cnlteur n'est pas français : en effet; mais agri ne l'est pas davantage, et cette objection frapperait agricole que l'on recommandait en place. Agriculteur est la transcription du latin agricultor, qui est une formation très-correcte.

— SYN. AGRICULTEUR, CULTIVATEUR, COLON. L'a-

griculteur est celui qui s'occupe d'agriculture ; il se dit par rapport à la campagne en général ; il se prend adjectivement , et l'économie politique distingue les peuples agriculteurs des peuples chasseurs et pasteurs. Cultivateur se dit par rapport à un champ particulier qu'on exploite; il désigne celui qui laboure, qui sème, qui taille, qui récolte. Aussi dit-on un petit cultivateur, et non un petit agriculteur. Le colon fait partie de la population des campagnes; il y habite : voilà tout ce que le mot indique.

— ÉTYM. Âgricultor . de ager, champ (voy. agreste)^ cultor., qui cultive, de cultum, supin de colere, cultiver (voy. culte).

AGRICULTURE (a-gri-kul-tu-r) , s. f. Art de cultiver la terre. On a besoin, pour l'agriculture, de distinguer les saisons et d'en connaître le retour, la place, Expos, v, I. Dans la suite tout ce pays sera peuplé de familles vigoureuses et adonnées à l'agriculture, fénel. Tél. xn. On a soin de réserver ce qu'il y a de mieux dans les grands troupeaux de bœufs nour faire fleurir l'agriculture, id. ib. v. L'a-

griculture, qui est le fondement de la vie humaine, est la source de tous les Mais biens, m. i'6. xix. ÊTYM. Provenç. et espagn. agricultura; ital. Uura ; d'agricullura (voy. agrici lteup ; mol e dans le x\ n* siècle.

AGRIE (a-grie) , s. f . Terme d mi leci e. Nom pai quelques auteurs à la dartre rongeante.

— ÊTYM. "Aypio;, sauvage, de àypô . champ

s ie).

' LGRIER (a-gri ê), s m. ou AGRIÈRE (a gri é

r'i , s, /'. Tet ancien. • lertaine qu itité du

il d'un champ levée comme impôt. Des rentes

uria ut ml Bxéi s en ai genl , en

grain, en volailles, etc. et c'est ;\ proprement par

lUriales; les autres se lèvent en i

quotité, plus -"i d ic i on la quantité des

gerbes que la terre donne, i

Dtme, 7 1 .

— HIST. x.' s. llz avoient prins sept qui]

bes par dro ou teraige, du cange,

agrarium.

— ÉTYM. Provenç. agreira; bas-lat. agrerium, agreria agi

AGRH 1 1 il. a-gi pari- passé. I n chai

AGRIFFER s (a-gri-fl . ». réft. S'attacher avec ses gni

— ÊTYM i el griffer.

IGRIMENSEUR a-gt mangeur), s. m. Terme d'antiquil é rom tine. Arpenteur.

— i;n M. Agi r, este), el mi n snr. qui mesure, de metiri, m roy. me-

f AGRIOPIIAGE (a-gri-o-fa-j'), s. m. Homme nourrit d'animaux sauvages.

— ETYM. Ayv.o;. sauvage, de àypô;, champ

LGRESTE), et çayeîv , manger (voy. PHAGE,

AGR1PAUME (a gri-pô-m') , s. f. Terme de bots nique. Plante labiée à fleurs pourpres ou blanches, qui passait autrefi nique, vermifuge et car-

diaque [leonurus cardiaca . / .).

— HIST. xvi* >. Thym, origan, agripaume, sa-

it autres semblables*, pare, xvm. 83.

paume, appelée en latin cardiaca. vient sans nul soin, en lieux mal cultivés, o. deserres, ti'2.1 .

AGRIPPÉ, ÉE (a-gri-pé, pée ) j part, passé. La bourse agrippée adroitement.

AGRIPPER (a-gri-pé), v. a. Prendre , saisir avidement.

— HIST. xvc s.Bertrand agrappa la pique, du

a r m pare.

— ÉTYM. Autre forme d'agriffer, Vf se permutant sans peine en p.

f AGRIPPINIEN (a-grip-pi-niin), s. m. Terme d'histoire ecclésiastique. Disciple d'Agrippin, qui le baptême administré par les hérétique pas valable.

f AGROGRAPHIE (a-gro-gra-fie), s. f. Description de ce qui a rapport à la culture des champs.

— ETYM. 'Aypo:. champ (voy. agreste), el ypâoeiv, décrire (voy. GRAPHIQUE).

i AGROLLE (a-gro-F) , s. f. Nom vulgaire de la corneille noire.

| AGROLOGIE (a-gro-lo-jie), s. f. La science qui a pour objet la connaissance des terrains dans leur rapport avec l'agriculture.

— étym. 'A ypôç, champ (voy. agreste), et )6yo;, traité (voy. logique).

AGRONOME (a-gro-no-m') , s. m. Celui qui est versé dans l'agriculture. Les agronomes les plus habiles.

— ÉTYM. 'Aypovou.oç, qui vit dans les champs, de àypô;, champ (voy. agreste), et vôp.o;, loi, de vÊu.£iv, diriger (voy. nome).

AGRONOMIE (a-gro-no-mie) , s. f. Théorie de l'agriculture.

— 'ÉTYM. 'Aypovo|xia (voy. agronome).

AGRONOMIQUE (a-gro-no-mi-k') , adj. Qui a rapport à l'agronomie. Science agronomique. Société agronomique.

— êtym. Agronome.

f AGROSTÏDE (a-gro-sti-d' ), s. f. Genre de plantes annuelles ouvivacesde la famille des graminées. Les agrostides sont recherchées des bestiaux.

— ÉTYM. "Aypw^Ti;.

t AGROUELLE (a-grou-èF) ,s.f. || 1° Terme de botanique. Nom vulgaire donné, dans quelques cantons, à la scrofularie noueuse, à cause qu'on lui attribue de l'efficacité contre les écrouelles. || 2° En zoologie, nom vulgaire de la crevette des ruisseaux ou gammare pulex, parce que, d'après un préjugé

agu

populaire, cet animal engendre des ulcères dans

fa l che, si on l'avale ou si l'on boit de l'eau où il

' journé. On dit aussi agrpuette,

êtym. Utéral on i'écrouelles (voy. ce mot).

[AGROUPÉ, ÉE (a-grou-pé, pée) , adj. Terme ,|'"1- Disposé en groupes, ajusté. Les contrastes savants des membres agroupés, Grands, nobles, el bien développés, mol, La gloire du Val di Grâce. Il faut que h i membres soient agroupés aussi bien que le corps, dans i i l un .

fAGROUPER a-grou-pé), i a Mettre en groupe.

— êtym. .i et groupi i . i m a prétendu que ce

i un barbarisme ; mais il esl foi mé très régulièrement de à et groupe, el Molière l'a e"mployé.

AGI ERRI, il a ghè ri, rie), pari, passé et adj. Accoutumé à la guerre, ou, figurément, à tout ce qui peul être considéré comme une sorte de guerre. Soldats aguerris. Être.aguen i aux coup ide la fortune. Plus aguet ri contre les larmes. Etait-ce pai faiblesse que ce peuple demandail La paix ? Vous voyez bien

n . puisqu'il est si aguerri el soutenu par des raisins redoutables, fén. Tél. \. Mes peuples aguerris sous votre discipline, corn. Serlor. v, i. Ganic

tor né timide et dans la paix i in , Aux belliqueux

accords n'était i itaguerri, millev. Élég. liv. n.

Aguerri à l'adulation. D'ALEMB. II, 34.

AGUERRIR (a -ghè rir, et non a ghè-rrir, comme disent quelques-uns) . r. ". || 1° Accoutumer à la guerre. Aguerrir une année par de fréquentes expéditions. || 2" Kig. Accoutumer à une chose pénible. Il i peine à s'accoutumer a la raillerie; il faut l'y aguerrir. || 3" S'agueprir,t>. réfl. Les Moscovites s'aguerrissaient tous les jours. Tâchez de vous aguei rir contre les voluptés.

— Etym. .1 el guerre. Il est singulier que le mot ne se trouve pas avant le xvn" siècle. II y avait aguerroier avec un sens différent, faire la guerre à.

AGUETS (a-ghè), s. m. phir. || 1" Embuscade. fitre aux aguets, se tenir aux aguets, épier pour surprendre ou pour éviter d'être surpris. Elles sont eouvent aux aguets el aux embûches, balz. i" dise. sur la finir. Notre cagol s'était mis aux aguets, LA font, llrriu. Que l'innocent ne tombe aux aguets du méchant, Régnier. Sat. u. || i" Au sing. Quand

,-u i d'un pirate arrêta leur voyage, malii. i, 4. || 3° D'aguet, loc. adv. Je me lapis d'aguet derrière une muraille, Régnier, Sat. XI;... le laissant i, j'eusse pu faire gile, m. Sat. vin. Je passe outre d'aguet sans en faire sémillant, id. Sat. x. nt de m'en aller, d'aguet je me retourne, id. Sat. xm.

— REM. L'Académie ne donne aguets que dans les locutions comme : se tenir aux aguets, être aux aguets, mettre aux aguets; mais on pourrait le dégager de cette chaîne et le remettre dans la circulation, non-seulement au pluriel, mais aussi , comme Malherbe, au singulier, et dire les aguets de la fraude , l'aguet avait été dressé.

— tiisr. xn" s. Lors chevalchierent droitement à Soissons, Lor agait metent dedens un val parfunt, Raoul de C. 230. || xm5 s. Dont se parti par nuit de Constantinoble à grant plenté de son ost, et se mist en un aguet ou cil dévoient venir, •villeh. xcix. Quant Salehedin vit que sa première esciele se desconfissoit, si en fu moult coureciés et manda son aguait qu'il avoit repus [caché] , et se ferirent tout à un es os [dans les camps], Chr-de Rains. 26. Qu'il ne face riens, ne ne die Qui ja pu ist aguet resembler, la Rose, 217 19. Murdres, si est quant aucuns tue ou fet tuer autrui en agait apensé [avec préméditation] puis soleil cou quant dusqu'à soleil levant, beaum. xxx, 3. || xivc s. Et pour celui qui fait mal par aguet cuide bien que celui à qui il le fait souffre injuste, oresme, Eth. 159. En la dite mellée qui estoit mette chaleureusement et sans aguet, du cange, a/oenturerius. || xv* s. Retraiez vous, regart mal avisé ; Vous cuidez bien que nulluy ne vous voie; Certes, aguet par tous lieux vous convoyé Privéement, en habit desguisé, en. d'orl. Rondel. 40. Si se doit le prince contenir en telle manière qu'on ne cuide mie qu'il vueille partir pour fuyr, mais qu'il vueilleappareillier son agait [prendre position] , chr. de pisan , Charles V, II, ch. 33. Le vaillant mareschal par son sens et par son aguet leur estoit sur le col avant que ils s'en donnassent de garde, Bouciq. 1, ch. 23. Et se mirent et establirent en trois aguets, afin que cils ne leur pussent mie eschapper, froiss. i, i, tos. ||xvi° s. Il la fault tendre [l'âme] etroidir d'aguet [par une forte volonté], mont, n, 126. Il fault au mariage des fondemens plus solides et plus constans, et y marcher d'aguet, id. 111, 319. A l'heure qu'il vit ce singe en aguet, il

AHA

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