‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 94 sur 462 · AID · texte numérisé non relu

AID

commença à se rneltre ce tranchet contre la gorge , desper. Contes, xxi. Le frère ores ne craint rien Que les agiiets de son frère, yver, p. 526. Il avoit mis aguets par les passages, pour surprendre lesdits seigneurs, m. du bell. 482. Romulus a esté soupçonné d'avoir par aguet fait mourir Tatius, amyot, Numa, 9. Quoy faict, il se remeit incontinent à poursuivre son ennemy à la trace, lequel lui dressa plusieurs aguets et embusches, mais jamais il ne donna dedans pas une, m. Marcel, io. 11 est plus vraysemblable que Ctesias ait sceu certainement le temps auquel elle exécuta son aguet et sa trahison, id. Artax. 1.

— ÉTYM. À et guet; wallon awâd ; awdt; provenç. agach, aguag, aguciit, agah, agazc; cat. aguayt; ital. agato, aggv.ato.

| AGU1MPÉ, ÉE (a-ghin-pé, pée), adj. Garni de guimpe. Qu'à soi montrer es parloirs aguimpées, lafont. Mazet. || Terme vieux.

— ÉTYM. À et guimpe.

y AGYNAIRE (a-ji-nê-r') , adj. Termede botanique. De Candolle nomme ainsi les fleurs formées par les téguments floraux et les étamines transformées, et dans lesquelles le pistil manque.

— ÉTYM. 'A priv. etf'Jvr), femme (voy. gynécée). f AGYNIEN (a-ji-niin), s. m. Terme d'histoire

ecclésiastique. Chrétiens du VIIe siècle, qui proscrivaient le mariage.

— ÉTYM. 'A privatif, et ruvr), femme.

f AGYNIQUE (a-ji-ni-que), adj. Terme de botanique. On dit que l'insertion des étamines est agysique, quand ces organes n'ont pas d'adhérence avec l'ovaire.

— ÉTYM. 'A priv. et Ywvj, femme (voy. gynécée). AU! (à), interj. || 1° Sert à marquer la joie, la

douleur et les affections vives de l'âme. Ah ! de quel souvenir viens-tu frapper mon âme ? rac. Ah ! Rome ! ah! Bérénice! ah! prince malheureux! rac. Bérén. iv, G. Ah! que de la vertu les charmes sont puissants ! th. corn. Essex, ni, 4. Ah ! que la renommée est injuste et trompeuse ! volt, dans Girault-Duvivier. || 2° Ah! souventne sert qu'à donnerplusde forceàla phrase. Ah! gardez-vous de le croire! Ah! que me d» tes- vous? Ah ! si du fils d'Hector la perte était jurée, rac. Andr. i, 2. Ah! si d'une autre chaîne il n'était point lié, m.Baj. m, 8. || 3" Il se redouble quelquefois; alors il exprime la surprise ou l'ironie. Ah! ali ! vous en convenez enfin. Ah ! ah ! vous me la donnez belle. || 4° Employé substantivement , il est invariable au plur. 11 poussait des ah à chaque mot.

— UEM. Différence entre ah et ha; si l'on éprouve un sentiment de joie, de douleur, une émotion vive, on l'exprime en proférant le son prolongé ah, et c'est )' h qui, placée après ce son, peint cette durée. Un homme , plongé dans ses réflexions , marche sans regarder devant lui ; il trouve quelque chose qui l'arrête :un fossé par exemple; il fait un mouvement, et dans sa surprise s'écrie : lia !

AHAN (a-an), st m. Grand effort, tel que celui que fait un homme qui fend du bois ou soulève un fardeau pesant. Suer d'ahan, faire une chose très-pénible.

— REM. Ce mot populaire, très -usité jadis, tombe en désuétude. Pourtant il serait bon de faire des efforts pour le conserver ; car il est expressif et a des liaisons avec toutes les langues romanes.

— hist. xic s. Moult [ils] on,t eu et peines et ahans, (:h. de Red. >.ix. Que Guenês meure par merveilleus ahan, ib. ccxci. ||xir s. Par cui [il] seiist nostre grant ahanage , Ronc. p. 81. À moût grant peine et à moût grant ahan , ib. p. 84. || xmc s. Cest premier an Me gart cil Diex en mon droit san , Qui por nous ot paine et ahan, Et me gart l'ame, ruteb. 15. || xvc s. Tu n'as ne femme ne enfans, Tu n'as ne terre ne ahans [champs labourés] , Qui ne soient tous misa censé, froiss. Buisson de jonece.

|| xvi' s. Ce villain mot de concluer M'a fait d'ahan le front suer, marot , n, i»g. Chacun se plainct que j'ay perdu Milan En grant enhan par guerre mal menée, j. marot, v, 23).

— ÉTYM. Provenc. afan; ratai, afany ; anc. espagn. afan; ital. a fa, affanno. Mot d'origine incertaine. Diez le regarde comme né en France et passé de là. aux autres langues romanes. On trouve le composé enhaner, ce qui suppose un radical haner; aussi du Cange le tire-t-il d'une exclamation de peine, de fatigue, han! Diez n'est pas éloigné d a dopter cette étymologie; cependant il note le mot kymri afan, combat, trouble. Mais un mot ainsi isolé ne lionne rien de sûr.

AHANER (a-ha-né) , v. n. Éprouver une grande fatigue en faisant quelque chose. |] Peu usité.

— HIST. xiiie s. Sarteurs ne charbonniers ne vilains ahanant, Berte, cvn. Et prendoit [Richard] proies es paysans , et tourbloit si le pays qu'on n'i semoit ne ahanoit nient, C7ir. de Bains, p. 73. S'aucuns por foie amor se sunt entredampné, Là seront mis ensemble, joint et enchaainé, Batu et desrompu, froissié etahané, Et maudiront le jour qu'il furent d'Adam né, j. de meung. Test. 197). || xivc s. Encor [j'] ai dix chevaus dont j'ahenne les blez, Et cinq cens gras moutons, Ouescl.xiv, 138. X ces félons quetis [prisonniers] donrai si mal douaire, La terre ahanneront mon frère ro y Islaire, Et si seront batu comme asne de Cesaire, Baud. de Seb. v, 102. || xvc s. C'est un povre homs, nez de petites gens de labours , qui encore hanent les terres en nostre pays, chr. de pisan, Charles v, liv. m, ch. 19. || xvic s. Ne vois tu point comment ahane Athlas? marot, iv, 7). Mon très cher fils, je vois que tu ahanes [que tu t'impatientes] D'estre à repos, J. marot, v, 128. Je sçais combien ahanne mon ame en compaignie d'un corps si tendre, mont, i, 165. Ils croyent que Famé d'un homme accablé soubs une ruyne, traisne et ahanne longtemps à sortir, id. ii, 291. Plus j'ahanne à le trouver, plus je l'enfonce en Poubliance, id. m, 358. Cependant que j'ahanne  mon blé que je vanne À la chaleur du jour, du bellay, Au vent.

— ÉTYM. Voy. ahan; genev. a/faner, gagner avec peine. Dans l'ancien français, ahaner veut souvent dire cultiver la terre; ahan, la culture; ahanable, cultivable.

AHEUKTÉ, ÉE (a-eur-té, tée) , part, passé et adj. Qui se heurte à, qui ne veut pas aller outre. Monsieur jeta le mémoire dans le feu, et il sortit du cabinet tout aussi aheurté, retz, iv, 82. De tout temps elle a étéaheurtée à cela, mol. Mal. imag. i, 5. Ils étaient aheurtés à ne jamais vouloir croire que.... boss. Conc. Entrant dans la pensée des autres , point aheurté â la sienne, id. Polit.

AHEURTEMENT (a-heur-te-man) , s. m. Attachement opiniâtre à un sentiment, à une opinion. Le régent prétendit n'avoir trouvé que aheurtement aveugle dans le chancelier esclave de toutes formes contre les raisons péremptoires de Law, st-sim. 479, 1 92. Ces sortes d'aheurtements demandent la même douceur, boss. Lctt. abb. 3. Je doute fort qu'une simplicité, accompagnée d'un tel aheurtement et de tant d'opiniâtreté , doive être traitée de bonne foi, bourd. Pensées, t. u, p. 353.

— HIST. xvr s. De là sourdent tant de schismes, tant d'erreurs et opinions perverses , tant de scandales et aheurtements de notre foi, CALViN,insJ. 30.

— ÉTYM. Aheurter.

AHEURTER (S') (a-heur-té), v. réfl. Se heurter à quelque chose, s'opiniàtrer, s'obstiner. S'aheurter à un sentiment, à une opinion. Elle ne s'était jamais aheurtée à les défendre, :. J. rouss. Hél. vi, n. Mais [elle] s'aheurte où sans plus quelque appât la convie, Régnier, Sat. ix. Sans cela on ne se serait pas aheurté à J. C. pasc Proph. 24.

— HIST. xme s. Je cuide estre mescreant, pource que je ne puis mon cuer ahurter à ce que je croie ou sacrement de l'autel, joinv. 197. || xvc s. Quant [les sujets] reçoivent familiarités Des souverains, ils en sont ahurtés A faire moins devoir , obédience, e. desch. Comment les roys et les innées etc. || xvr s. Gardons nous sur toutes choses de ce rocher, auquel on ne peut ahurter sans ma lencontre, calv. Instit. 775. Il vault mieulx prester au coup, que, s'aheurtant à ne rien relascher, donner occasion à.... mont, i, 126. Les plus aheurtez à cette si juste persuasion de l'immortalité, id. ii, 305. Il y en a de si aheurtez en leurs opinions, que.... lanoue,480. Dépuis il passa oultre le devoir et s'aheurta trop opiniastrement à vouloir empescher l'accroissement de Scipion, amyot, Fab. 51. Ceulx qui se aheurtent obstinéement à leurs opinions, et ne se veulent jamais accommoder à autruy, demeurent à la fin tous seuls, amyot, Cor. 20. Le roi fut conseillé d'éluder ces demandes, au lieu de s'y ahurter, d'aub. Hist. n, 107. Ces puissantes familles animées et aheurtées l'une contre l'autre , sans espoir de reconciliation, Salyr. Mên. p. lia.

— ÉTYM. A (voy. À) et heurter; picard, ahurter.

AHI! (a-i), interj. Cri qui exprime le sentiment d'une vive douleur. Ahi ! alii ! ahi ! vous ne m'avez pas dit que les coups en seraient, mol. Préc. 14.

— HIST. xirs. Aï! francs cuers, qui tant convoi! convoite], Coud, m. Ahi! fel Guenes, pourquoi

alas querant?... Ronc. p. ihi. ||xines. Cill'esgarde, puis li escrie : Ha! lia! le leu ! ahie! ahie ! Ren.

— ÉTYM. Il est possible que ahi soit une simple exclamation composée des deux voyelles a et t; mais il se peut aussi que ahi ou ai, et surtout ahie, soit pour aie, qui est une ancienne forme d'aide (voy. AIDE).

f AURIMANE ou AURIMAN (a-ri-ma-n' ou a-riman) , s. m. Mythologie persane. Principe du mal chez les anciens Perses.

— ÉTYM. Zend, agra, méchant, etmaynious, esprit, d'un radical mon, qui se trouve dans la plupart des langues aryennes et qui signifie esprit

(voy. MENTAL).

AHURI, IE (a-u-ri. rie). || 1" Part, passé et adj. Troublé. Je suis ahuri par la foule et le bruit. Elle est tout ahurie. || 2° Subst. Il a l'air d'un ahuri.

AHURIR (a-u-rir). v. a. Étonner, interdire, troubler. Vous ahurissez ce pauvre enfant par voire brusquerie.

— HIST. xme s. La gent barbée et ahurie, Robert le Viable, cité dans Diez, Etym. W.

— ÉTV.M. A (voy. À) et hure (voy. ce mot). Hure a voulu dire chevelure hérissée, ahuri, hérissé, de là le sens moderne.

AÏ (a-i), s. m. Terme d'histoire naturelle. Quadrupède muni d'une queue et se mouvant avec une extrême lenteur.

— HIST. xvie s. En Afrique se trouve une beste nommée des sauvages liai if, fort difforme, et est presque incredible qu'il en soit de telle qui ne l'auroit veuë.... Ce haiif estant pris jette de grands soupirs, paré, Monstres, App. 3.

f AÏ (ai), s. m. Terme de chirurgie. Crépitatio» douloureuse des tendons. Cette affection, qui peut attaquer tous les tendons, siège particulièrement dans ceux de l'avant-bras.

— ÉTYM. Ce mot provient sans doute de l'exclamation de douleur qu'arrache cette affection.

f AÏ (a-i), ville de France (Marne), dont les environs produisent un excellent vin. Le vin d'Aï ou simplement l'aï , s. m. est un vin de Champagne. Chloris, Eglé me versent de leur main D'un vin d'Aï dont la mousse pressée, De la bouteille avec force élancée, Comme un éclair fait voler le bouchon, volt. Mondain [Le peuple] Pour qui nos fontaines Versent, toujours pleines, Le beaune et l'aï, bëranger, Cocagne.

f AÏAUT (a-iô), s. m. Nom vulgaire du pseudonarcisse dans divers départements.

f AICHE ou ÉCUE (é-ch). s. m. Nom que les pécheurs donnent aux vers de terre employés comme appât.

— ÉTYM. Esca, appât; ancien français, esche, amadou. Il faudrait écrire ce mot éche.

f AICHEK (é-ché), v.a. Terme de pêche. Amorcer une ligne.

f A1DABLE (ê-da-bl') , adj. Qui peut être aidé. 11 n'y a guère d'aidablesque les gens qui s'aident euxmêmes en quelque chose.

— ÉTYM. Aider. Aidable se trouve dans l'ancien français, mais avec la signification contraire de, qui peut aider, secourable. Et firent tant qu'ils furent

dans la forteresse] plus de quinze cents hommes tous aidables et pourvus de vivres, froiss.i, i,

AIDANT, ANTE (ê-dan,dan-f). || i° Adj. Qui aide. Donc toutes choses étant causées et causantes, aidées et aidantes , médiatement et immédiatement, et s'entretenant par un lien naturel et insensible qui lie lespluséloignées et les {dus différentes, pasc Pensées ,part. i , art. c. || 2° S. m. plur. Lui et tous ses aillants. Il le fera malgré vous et vos aidants. On a prétendu que la locution malgré lui, malgré ses dents, est une corruption pour malgré lui et sesaidants. Rien n'autorise à le penser : aidant étant un mot usuel . il est difficile qu'il se soit altéré. Puis, malgré ses dents est une expression métaphorique qui se comprend.

— HIST. xme s. Et li apostolesle fist esL-umeniier par toute crestienté et tous ses aidans en toute manière, Chr. de Bains, 157. || x\c s. Malgré le propre roi et tous ses aidans, froiss. i, i, 22.

— étym. Aider.

AIDE (ê-d'), s. f. H Ie Secours, protection. Demander de l'aide à quelqu'un. Leur aide nous fut très-utile. Il recourra, dans le besoin, à notre aide. Ils appelèrent le temps à leur aide. Il fit cela avec l'aide de ses amis. Vous êtes toute son ade. Il n'a pas eu d'autre aide que les livres qui étaient sous sa main. Pompée a besoin d'aide, il vient chercher la votre, corn. Pomp. 1, i.Tu t'es vengé sans aide et lu veux m'en donner, m. ib. m. 4. Et puisqu'il faut en faire une aide à ma faiblesse, id. Rodog. n, 2. Ce monsieur, son pédant à son aide réclame,

vin

;, Sut. \. Reposez-vous : use/ du peu que nous avons; L'aide des dieui a fait que nous le cons, i k toht. Phil. el Ban. I! 2" D issister.... je puis vousdonner aide En ce be \ font. Fois. Il 3° Être, venir en aide, sei ourir. || Dieu vous soi) i n cution donl on se sert quand quelqu'un -

mversation m' passe .'t dire ft ceux Min me disent : Dieu vous si il en aide

i ;. Uv. \n- D'un Dieu vous soif en aide alors éternue, moi . Sganar.i. \\ Ainsi Dieu d desermenl poui afl ment une chose. Je le Ferai, ainsi Dieu me s aid<\ li 4" \ l'aideWoc. adv. i âl'aide. Aïe! aïe! à L'aide ! au meurtre! ausecours! on m'as ir. n, D, 5' \ l'aidede,

loc. prépos Par le moyende. \ l'aide d un temps favorable il débarqua dans l'Ile. X l'aidi rreur. Que tu sais bien, Racine . à l'aide d'un s Emouvoir, étonner, ravir un spectateur! boi. 1 chapelle .succursale d'i les habitants sont trop èloign; s. Sainte Marguerite était une des aides de la paroisse Saint- Paul. || 7" s.f.pit: l des subsidi s, des de deniers qui se faisaient sur le peuple, pour aidera soutenir les dépenses de l'État. Octroi des aidi miei des aides. Les aides montent à tant Les contributions ind ■< i tes ont remplacé les aides, il me fit entendre qu'il cachait son vin à< i des,J.J. roiss. Conf. iv. Entrerai-je dans le huitième denier ou dans les aides? la bhuy. 14. || Cour des aides, compagnie supérieure, qui jug affaires concernant ces sortes de subsides. Président i □ seiller à la cour des aides. Le président Amelot fut désavoué publiquement par la cour des a de IV. 133. || il se disait aussi du lieu où cette corn s'assemblait. Vous le trouvère/ à la coui des aides. || Au figuré e1 parplaisantere, aller a la cour lier aux emprunts, fairefaire unepartiede son travail par un autre. || 8' En termes de ma jjde s'entend des moyens pai Lesquels le caval sur son cheval. Les aides su] illes des mains; elles agissenl par i intermédiaire des Les ailles inférieures sont celles des jambes ; elles agissent par les eu sses, lesjarrets, Le gras des jam bes, l'éperon el Pétrier. Le cavalier a les aides fines quand il les emploie avec méthode et non. Le cheval a les aides fines lorsqu'il esl très Sensible aux aides. On le dit quelquefois au singu lier: Le cheval sans aucune aide.... Donner les aides extrêmement Unes, bien manier un cheval. 1| Proverbes. Un peu d'aide fait grandbien. || Bon droit a besoin d'aide , c'est à dire quelque évident que soit un droit, il est bon de le faire appuyer.

— SYN. AIDE, ASSISTANCE, SECOURS. Aide est le terme le plus général : on aide quelqu'un quand on lui rend un service dont il a besoin; il ne peut faire une chose, il n'est pas assez fort; on lui vient en aide. On lui vient en aide encore par de l'argent. Secours est plus particulier ; il indique non pas seulement que la personne a besoin de quelque chose, mais qu'elle est précisément dans un péril, dans une situation pénible, embarrassée. Celui qu'on aide fait quelque etiose qu'il ne peut terminer seul ; celui qu'on secourt a besoin qu'on le tire de gêne, d'embarras, de péril. Assistance se rapproche beaucoup d'aide, sauf en un point, c'est que assistance rappelle à l'esprit son étymologie qui est assister, être présent à, être auprès de ; cela Limite beaucoup l'emploi de ce mot. À [dus forte raison faut-il écarter de la synonymie appui, que quelques-uns font entrer ici : appui a toujours avec lui son sens étymologique qui indique en quelles circonstances on peut le préférer à aide, à secours, à assistance.

— HIST. ixe s. E in adjudha, Serment.

— xr s. De Mahomet jà n'i aurez aiude, Ch. de Roi. cil. Chevauche, reis, besoin [nous] avons d'aïe, ib. c.xxiv.

— xti" s. Dex me soit en aïe.... Ronc. p. 28. Mais comandez qu'il ait aine grant, ib. p. 35. Très dout [je crains fort] qu'il faillit d'aïe [qu'il manquât à secourir] Au roi où il fut aies, hues de la ferté, Ro- »umcero,p. <2G. Car bien doit losangier qui mestier [besoin] a d'aïe.... Sa.r. vu. Nos forces, nos aies [nous] lui metons en defois [refus], ib. xvm. Si me feront aïde, se Deuplait. bonement, ib. xxi.

— xmc s. X l'aide de Dieu sa voie [elle] a rassenée [reprise], Berle, xlvi. Bien a Diex et sa mère hui esté en m'aïue, th. lu. Là [elle] remest [demeure] toute seule, Diex lui soit en aïe, ib. cix. Si

Page 1