‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 111 sur 754 · SELLft, P.E (sèlé , lée), part, passé de seller · texte numérisé non relu

SELLft, P.E (sèlé , lée), part, passé de seller

t SELLËE (sè-lée), s. f. Rangée de piles de carreaux disposés sur une selle.

i. SELLER (sè-lé), v.a. Mettre et affermir une selle sur un cheval, sur une mule, etc.

— lilST. XI' s. Chivals selez e enfrenez. Lois de Guill. 22. Il XVI' s. Il le sella, et sangla, puis monta dessus, Sat. Uén. p. 170.

— ÉTYM. Selle.

2. SELLER (SE) (sè-lé), V. réfl. Terme d'agriculture. Se serrer, se tasser, s'endurcir, en parlant d'un terrain (peu usité). Les terres grasses sont sujettes à se seller.

— KTYM. Origine inconnue.

SELLERIE (sè-le-rie), s. f. \\ 1' Art de faire des selles et tout ce qui concerne le harnachement des chevaux. Il 2" Ouvrages pour l'équipement, le harnachement des chevaux. Ouvrier en sellerie. Il 3° Ensemble des selles et des harnais des chevaux que l'on possède, dont on a besoin. {| 4° Lieu où l'on serre les selles, les harnais.

— ÉTYM. Sellier.

SELLETTE (sè-lè-f), s. f. \\ 1' Petit siège de bois sur lequel on faisait asseoir, pour les interroger, ceux qui étaient accusés d'un délit pouvant laire encourir une peine afilictive. Aujourd'hui lundi 17 novembre, M. Fouquet a été pour la seconde fois sur la sellette; il s'est assis sans façon comme l'autre fois, sÉv. Lelt. à Pompone, 17 nov. I6C4. L'affaire de Mme de Courcelles réjouit fort le parterre ; les charges de la Tournelle sont enchéries depuis qu'elle doit être sur la sellette, m. 2fl février 1072. Ce vieillard [Calas] crut que cet appareil [un bûcher où l'on brûlait un livre] était celui de son supplice, il tomba évanoui; il ne put répondre quand il fut traîné sur la sellette ; son trouble servit à sa condamnation, volt. Pol. el lég. Lett. à Élie de Beaumont. Juges, quel est celui que vous avez assis sur la sellette? dideh. Claude et Nér. i, (23. || Fig. Et mis sur la sellette aux pieds de la critique, Je vois bien tout de bon qu'il faut que je m'explique, boil. Sot. x. Cela veut dire que la mort de Concini fut un arrêt d'absolution pour la Providence, qui était en quelque façon sur la sellette, Analyse de Bayle, t. ii, p. 255. Il était bien ridicule qu'un petit prêtre de vingt-cinq ans [Poujet, oratorien] allât mettre sur la sellette un académicien de soixante et douze ans [la Fontaine], volt. Mél. Lett. la lisclède. il Fig. Tenir quelqu'un sur la sellette, le presser de questions pour tirer de lui une chose sur laquelle il veut garder le silence. || 2» Jeu où quelqu'un se place dans la position d'un accusé sur la sellette. 113° Petit siège à l'usage du badigeonneur et d'autres ouvriers. || Terme de marine. Petit escabeau où s'assied le calfat. || 4' Harnais placé sur le dos du cheval de charrette pour soutenir les branches du timon ou brancards; c'est une selle courte et très-forte dont les étriers sont remplacés par une large courroie. Avant d'aller à une charrette, on verra si la sellette qu'on met sur le dos ne peut pas causer quelques blessures, genlis. Maison rust. t. i, p. <85, dans pougens. || B° Établi du vannier pour tourner les paniers. || Châssis pour assujettir le haut du frayon d'un moulin. Il Pièce de bois moisée, posée de niveau au sommet de l'arbre d'un engin, et sur laquelle sont assemblés les deux liens qui portent le fauconneau. Il 6" Partie de la charrue sur laquelle le timon est appuyé. || 7° Dans le matériel d'artillerie, nom d'une pièce qui porte la cheville ouvrière, et qui est en général placée au-dessus de l'essieu ou du corps d'essieu des avant-trains. Grande et petite sellettes de l'avant-train de Iriqucballc. Sellette de l'avant-train du haquot à bateau. Sel-

SEL

SEM

SEAI

ietle-fourchello de l'avanl-lrain de siège. || Dans lei aJTùts de place et do cflte, on nomme scllelto de cheviUo ouvrière le bitj en fonte (lui porlo la cheville ouvrière. || 8' Boîle des dccrotteurs où l'on pose le pied quand on veut se faire dccrolu;t. Il 9° Morceau de planche qui forme le fond des ci'OClicls du croclieleur.

— llisr. ïiv* s. Guillaume Bacon.... disoit que, 60 il eust aucun des frères de ladite maison [de l'ordre de Sl-Jean de Jérusalem] mis à la sellette pour aucun melTait, il le pooit oster et faire seoir iiu dais, et li pardonner son melTait, du canoë, seila. Ainsi ne firent pas comme fait le méchant [le malheureux] Qui entre dcus cellcttcs s'assiet en trebuchanl, "CucscJ. 2131». ||xvi' s.... Sinon qu'ils soyent auparavant comparus devant leur sellette, pour estre là chastiez, Calv. Inst. 500.

— Etv.m. Dimin. de selle dans le sens de siège. SEI.LIKU (sc-lié; l'r ne se lie jamais; au pluriel,

l'sse lie; des s6-lié-z habiles), s. m. Ouvrier qui fait des selles, des carrosses. Maître sellier. Sellier-carrossier. Il S. f. Sellière, la femme d'un sellier. Hector : Je vois votre sellière : Elle a flairé l'argent. — Valère, mettant promptcment son argent dans sa poche : Il faut nous en défaire, re- GNARD, le Joueur, m, 6.

— HIST. ini' s. Nus [nul] ne puet estre seliers à Paris, ne vendre selcs garnies de cordouan [cuir], s'il n'achate le mestier du roi, Liv. des met. 206. Il XVI' s. Deux petites villettes bien garnies de mareschaux et de selliers, d'aub. Uisl. ii, 448.

— ETYM. Selle.

SELOX (se-lon), prép. || l' Eu égard à, conformément à, à proportion de. Ses châtiments [de Dieu] égalent sa miséricorde, et il juge l'homme selon ses mœurs, saci. Bible, Ecclésiastiq. xvi, (3. Nous étions selon son goût, sÉv. 315. 11 y a toute sorte d'apparence que tout ira selon nos désirs, ro. 467. Homme enfin selon le cœur de Dieu, Boss. Ilist. I, 6. Depuis quarante-deux ans qu'il servait le roi, il avait la consolation de ne lui avoir jamais donné de conseil que selon sa conscience, id. le Tellier. Et cette guerre, Arcas, selon toute apparence. Aurait dû plus longtemps prolonger son absence [d'Achille], RAC. Iph. I, 4. La terre, cette bonne mère, multiplie ses dons selon le nombre de ses enfants qui méritent ses fruits par leur travail, FÉN. Tél. V. Les lois selon lesquelles il [Dieu] a créé, sont celles selon lesquelles il conserve, MONTESQ. £'i;). I, ). Il Selon le monde, dans l'esprit du monde, du siècle. Mon Dieu, quel fléau pour un siècle, quel malheur pour les peuples, qu'un grand selon le monde, qui ne vous craint pas, qui ne vous connaît pas, et qui méprise vos lois et vos ordonnances élcrncllos! MASS. Pet. carême, Yices et uert. || Selon moi, selon ce que je pense. Selon le docteur, je suis fort bien ; et selon moi, je suis fort mal, maintenon, Lett. à Mme de Glapion, t. m, p. 200, dans POUGENS. Il On dit de même : selon vous, selon cet auteur, etc. Selon Voilure, le secret pour avoir de la santé et de la gaieté, est que le corps soit agité, et que l'esprit se repose, bollin. Traité des Et. m, 3, art. 2, § 2. La terre, selon Bourguet et tous les autres, doit finir parle feu; selon Leibnitz, elle a commencé par là, bwf. Ilist. nat. Preuv. théor. Œuvr. t. i, p. 283. || L'Évangile selon saint Matthieu, l'Évangile selon saint Jean, etc. l'Evangile de saint Matthieu, l'Évangile de saint Jean. |: 2° Absolument, selon les occurrences, selon les différentes dispositions des personnes. Cléante : Nul obstacle, je crois, Ne vous peut empêcher d'accomplir vos promesses. — Orgon ; Selon, mol. Tart. I, 6. Est-il permis de rechercher les occasions de pécher? ou plutôt n'est-on pas obligé de les fuir? cela serait assez commode. Non pas toujours, me dit-il, c'est selon. Selon quoi, lui dis-je? Hol bol repartit le père, et, si on recevait quelque incommodité en fuyant les occasions, y serait-on obligé à votre avis? pasc. Prov. v. Ismène : Serat-il son époux ? — Jacinle : C'est selon, boursault, les deux Nicandres, i, 5. || 3° Selon que, loc. conj. En proportion que. Chacun le suit d'un pas ou plus ou moins pressé. Selon qu'il se rencontre ou plus ou moins blessé, cobn. Wor. iv, 2. Selon que vous serez puissant ou misérable. Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir, la font. Fabl. Tn, t. Nous devons travailler sans cesse i nous conserver celte joie qui modère notre crainte, et à conserver cette crainte qui modère notre joie, et, selon qu'on se sent trop emporter vers l'une, se pencher vers l'autre ponr demeurer debout, pasc. Lett. à Mlle de Koannei, 6. Selon qu'il [Néron]

vous menace ou bien qu'il vous caresse, La cour autour de vous ou s'écarte ou s'empresse, bac. Brit. IV, (. Il Conformément i la circonstance où. On a une diflérente manière d'argumenter, selon qu'on porte une robe blanche, grise ou noire, ou selon qu'on est affublé d'un manteau ou d'une chasuble, volt. Pol. et lég. Avis ou publie. Causes étranges de l'intolérance.

— IIIST. XI' s. 11 li rendra demi, seluc ceo que il est nez, lois de Guill. (3. Sulun, ib. 38. || xii' s. Conseillez m'ent [de cela] D'envoier en Herupe selonc voslre esciant, Sax. xxi. Som sa valor, som sa poissance, benoît, v. 8388. || xm' s. Et la daiue n'ot pas assez de vesteure. Selon ce qu'elle ert [était] tendre et jeune créature, Berte, xui. Uenart saut sus, plus n'i demeure. Son charme fisi, puis s'en torna, Selonc le bois un mont trova, Ben. 3070. S'il veut dire qu'il ne soit faus segont les coutumes dou païs, je sui près d'atandre l'enqueste des sages jougeors dou païs, Liv. de jost. ic. I.à desous, en un camp qui plains ert de sablon, Hebcrja Estatins, qui ot cuer de baron. Et li quens de Ncvers est hebergiés selon, Ch. d'Ant. iv, ci. Segont le mesfait, Ass. de Jérus. n, 22. Soulonc ce que je serai requis de par lui, du canoe, auxilium. Li bestiaires scon les dis des anciens philosophes, Bibl. nat.\fonds franc, n" 9215, f^ 37. || xivs. Apiiareilicr toutes viandes soronc divers usages de divers païs, Bibl. des ch. B" série, 1. 1, p. 224. Nous avons dit que félicité est operacion selon vertu, oresme, Eth. I8. Il XV' s. Vous monterez à cheval et chevaucherez selon cette riviire, FBOiss. I, I, 1 10. 11 leur scmbloit que l'emprise estoit si haute et si périlleuse, selon le discord et les grands haines qui estoient adonc entre les hauts barons et les communes d'Angleterre, et selon ce que les Anglois sont communément envieux.... m. i, i, 16. Une chose ont ils assez honneste selon leur mauvaistié; car à la personne du prince ilz ne touchèrent jamais, COMM. II, 4. Fevre convient, je n'en doubt mie. Pour tous ars, pour charpcnlerie. Pour faire tout mondain ouvrage; C'est le premier selon [après] clergie, e. desgu. Poésies mss. f" 79. || xvi* s. Le nocher gouverne selon l'expérience qu'il a,

— ETYM. Provenç. segon; catal. segons; espagn. segun; portug. segundo; ital. seconda. Étymologie controversée. Ménage le tire du lat. secundum, selon. Dicz et Burgui y voient une composition de secundum et de longum; enfin Orelliet Scheler supposent une forme sublongum signifiant le long de. H est bien certain que, dans toutes les langues romanes, excepté le français, et dans le français pour segond et les contractions seon et lom, c'est secundum qui a fourni le mot. Quant aux formes avec l, Diez et Scheler arguënt du c final qu'elles présentent pour en inférer la présence de longum ; bien que l'existence de ce c, même dans les textes anciens, ne soit pas tout à fait constante, cependant elle l'est assez pour éliminer une mutation du c ou j en i (remarquez qu'il y a même une forme en r : soronc). 11 faut donc admettre l'introduction de longum, introduction d'autant plus nécessaire que lonc se trouve au sens de selon ; Lonc le coustume de la court. Charte du 3 oct. <36l. Trésor des chartes, jj82, p. xii", xii, f" 171. Maintenant, selonc rcpréscnte-l-il4Ci'undum-ii)rîjMm, ou sublongum ? La forme soulonc indique sublongum. D'après cela, l'ancien fiançais a deux formes, segonrf, qui est rare, de secundum, et selonc, de iuilongum.

t SÉLOT (sé-lo), s. m. Coquille univalve d'Afrique, la nérite tricolore.

f SELZOGÈ.\E (sèl-so-jè-n'j, s. m. Appareil pour faire de l'eau de Selz. || Adj. Appareil seizogène.

SKJUILLE (se-mâ-ir. Il mouillées, cl non seniâ-ye), ». f. || 1' Action de semer les grains. 11 faut toujours hâter les semailles, à moins que les circonstances physiques ne s'y opposent, genus, liaison rusl. t. m, p. 19, dans pol'Okns. || 2* Les grains semés. Les oiseaux ont mangé les semailles. Il 3* Temps où l'on ensemence les terres. Semailles d'automne, semailles du printemps, pendant les semailles. Il Mois des semailles, dans quelques chartes, le mois d'avril.

— iiiST. xm' s. Semaille de chous no doit noiant, Liv. des met. 293. La bone terre fait multiplier la semaille qui jetée i est, brun, latini, Trésor, p. 332.

— ETYM. Wallon, semaw; Charenlc, semerailles ; Berry, tenaille; provenç. semenalha; du lat. seminalia (les pluriels neutres donnant en français des noms féminins du singulier), de semen, graine (voy. sémer).

SEMAINE (se-mè-n"), i. f. || 1' Période de sept

Jours, du dimanche au samedi inclusivement. Jt l'ai vu la semaine dernière. || Prêtera la petite semaine, tirer un intérêt usuraire de sommet prêtées i de courtes échéances. Il y a [en Angleterre] une limitation [d'intérêt] non-seulement pour les prêts hypothécaires, mais aussi pour les prêts au-dessous de )0 livres sterling, qui son» considérés comme des prêts i la petite semaine, Enquête sur le taux de l'intérit de l'argent (t805), 1. 1, p. <7. Il La semaine des trois jeudis, un tempa qui ne viendra jamais. Il vous payera la semaine des trois jeudis. || En semaine se dit, par opposition à dimanche, d'un jour ouvrable. En semaine les bals publics sont plus tranquilles que les dimanches et jours do féie. || 2* Suite de sept jours' que l'on commence à compter de quelque jour que ce soit. Il y aura jeudi trois semaines qu'il est malade Ce sont quatre semaines, Si je sais compter, toutes pleines, la font, t'abl. viii, 27. Depuis plus d'une semaine Je n'ai trouvé personne i qui rompre les os, hol. Amph. I,3. Tancrcde a été fait, comme Zaïre, en trois semaines; nous avons dei témoins, volt. Lett. Kme d'Argental, I8 juin 175». Il 3' Il se dit d'une fonction pour laquelle on alterne do semaine en semaine avec un ou plusieurs autres. Il est de semaine. Il entre en semaine. 11 est sorti de semaine. Ils avaient alternativement chacun la semaine pour aller aux provisions, faire la cuisine et balayer la maison, j. j. Rouss. Conf. I. Je pars pour Versailles après souper; ma semaine commence demain; quel ennui I je suis excédée d'avance, gknlis, Théât. d'éduc. la Bonn» mère, l, 3. || Fig. Je ne trouve pas qu'il [la Garde] pratique bien la générosité et la reconnaissance; je voudrais que ces vertus eussent leur semaine aussi bien que les autres, sÉv. 4 déc. to«9. || 4" La semaine sainte, la semaine qui précède la fctc de Pâques. Â l'approche de la semaine sainlc, je vaia passer quelque temps dans un couvent de religieuses pour me préparera la solennité dePàquc», stael, Corinne, a, 2. || Semaine sainte, livre qui contient l'office de la semaine sainte et souvent aussi celui de la semaine après Pâques (on met une majuscule à Semaine). On distribuait des heures i l'usage de la chapelle du roi et des Semaïqci saintes aux personnes qui avaient des dignités ou des charges d'un certain rang à la cour. Si vous voyez l'abbé de Coislin, dites-lui qu'on m'a apporlé de sa part une très-belle Semaine sainte, et que j'ai beaucoup d'impatience d'êlreàVersaiUe» pour lui en faire mes très-humbles remerciement^, BAC. Lett. à son fils, xvin. || 5' Semaine grasse, celle qui précède le dimanche gras, {j 6* Travail qu'un ouvrier fait pendant une semaine. Mettre ce jardin en eut serait la semaine de trois hommes. Il 7' Payement de travail de la semaine. Recevoir sa semaine. Il 8° Petite somme donnée à un enfant pour ses menus plaisirs de la semaine. || 9* Chei les Juifs, semaine d'années, intervalle de sept ans qui sépare deux années sabbatiques. Nous avonsvu que ces semaines, réduites en semaines d'annêei selon l'usage de l'Écriture, font quatre cent quatrevingt-dix ans, Boss. Ilist. n, 4. Là commence, avec la 70' semaine de Daniel, la prédication île Jésus- Christ; Daniel l'avait séparée des autres comme la semaine où l'alliance devait être confirmée, n). Ilist. I, )0. Il 10' Bague dite semaine. || 11' Maies semaines, purgations menstruelles des femmes. On dit aussi au singulier: avoir sa maie semaine. Il Proverbe. Il y a plus de jours que do semainea.

— lllST. xii* s. Mainte longue semaine Trai [je passe], quant [je] sui loing de li [d'elle], Couci, yin. Il xm* s. Ce fu par un lundi, auchiefdela semaine, Berte, L. Ne plede on pas quant on vient au jour ne en la saison d'aoust, ne de v^ ndangea, n'en la semaine peneusc, n'en la semaine de l'asques..., BEAL'M. II, 33. Donné àOslun lejcusdi après les trois scmeigncs de Pasques, du Cange, Pascha. || iv« •. Amours, une fois la sepmainc C'est raison que vous reposez, en. d'orl. Rondel 42. || xvi' s. S'ils sont bons selon votre désir, vous les aimez bien; s'ih font la moindre faute du monde, ils ont perdu le labeur de leur semaine par un samedi, haro. Nouv. xxxvii. La semaine des trois jeudis, trois jours après jamais, oudin, Curioj. franc. Vous l'aurez la semaine qui vient, elle n'est pas passée, ID. ib.

— ÉrvM. Picard, essemangnt; bourgjig. s»meigne ; wallon, samainn; provenç. setmana,teplmana, scmmana; espagn. et portug. «mono; ital. semmana, settimana; du lat. septimana, dérivé de seplimus, qui vient de septem, sept.

SEMALMER, iÈRE (se-mè nié, niè-rl, f. m. et/.

SEM

||1' Celui, cello qui est de semaine pour officier dans un chapitre ou dans une communauté religieuse. Il a* Comédien chargé, pendant une semaine, de tous Us détails relatifs à la composition et à l'exécution du répertoire.

— niST. XTi* s. Quand il y avoit plus de sepmaniers que de jours dans la sepmaine.... bonivard, Advit et devit, idolâtrie, p. 79.

— Stym. Semaine; provenç. setmanier ; catal. lemmoner; espagn. temanero.

t SEMAISON (sc-mê-zon), ». f. \\ !• Dispersion naturelle deé graines d'une plante. || 2° Temps pendant lequel on fait les semailles. Depuis la mi-jan- Tjer jusqu'à la scmaison.

— HIST. XIII' s. Trop a maie semence en semoisons lemée, De qui l'ame sera en enfer forsenée, ruteb. n, 96.

— ÉTYM. Semer.

SÉMAPUORE (sé-ma-fo-r'), s. m. Sorte de télégraphe établi sur les côtes, pour servir à faire connaître l'arrivée, les manœuvres des bâtiments venant du larg3, naviguant ou croisant à la vue des côtes et devant les ports.

— ÊTYM. Ifiiiix, signe, et çopoç, qui j^orte.

t SCmaVUORIQUE (sé-ma-fo-ri-k'), adj. Qui appartient au sémaphore, qui y a rapport. Postes «émaphoriques. Loi du 28 mai (8-29, art. 28.

SEMBLABLE (san-bla-bl'), adj. || !• Qui est de même apparence. Ces doux idées que je conçois du soleil [sa petitesse apparente et sa grandeur réelle] ne peuvent pas être toutes deux semblables au même soleil; et la raison me fait croire que celle qui vient immédiatement de son apparence est celle qui lui est le plus dissemblable, desc. Médit, m, 9. 0 générosité qui n'a point de semblable ! mairet, Jf. d'Asdrub. iv, 4. Du titre de clément rendez-le [Louis XIV] ambitieux ; C'est par là que les rois sont semblables aux dieux, la font. Poésies mêlées, 28. Tous les hommes sont semblables par les paroles, et ce n'est que les actions qui les découvrent différents, MOL. VAv. I, ). L'épée a frappé au dehors; mais je sens en moi-même une mort semblable, eoss. Heine d'Anglet. Souvent, sans y penser, un écrivain qui s'aime Forme tous ses héros semblables à luimême, BoiL. Art p. m. C'est l'effet ordinaire de notre ignorance do nous peindre tout semblable à nous, et de répandre nos portraits dans toute la nature, FONTEN. Hist. théât. fr. Œuv. t. m, p. 27, dans pouoE.NS. S'il faut de l'ordre dans les choses, il faut aussi de la variété ; sans cela l'âme languit; car les choses semblables lui paraissent les mêmes, montesq. Coill, variété. || 2" Il se dit quelquefois pour tel. Et, pour être approuvés, De semblables projets veulent être achevés, rac. hlithr. va, t. Il 3* Par extension, qui est le même qu'un autre objet. Comme on ne peut trouver deux visages qui se ressemblent entièrement, on ne peut trouver deux imaginations tout à fait semblables, «ALEBR. Bech. vér. n, ii, (. Un sage, selon vous, serait comme nous autres morts, pour qui le présent et l'avenir sont parfaitement semblables; et le sage par conséquent s'ennuierait autant que je fais, FONT. Dial. 6, ilorts mod. Nous ne connaissons point [disent les leibnitziens] deux corps entièrement semblables dans la nature; et il ne peut en être: car, s'ils étaient semblables, cela marquerait dans Dieu tout-puissant et tout-fécond un manque de fécondité et de puissance.... les newtoniens répondaient : il est faux que plusieurs êtres semblables marquent de la stérilité dans la

fiuissance du créateur, volt. Phil. ffewi. i, 3. 1 4* Terme de géométrie. En général, figure semblable, figure ainsi définie: si d'un point pris dans le plan d'une figure on mène des rayons à tous ses points , si sur chacun de ces rayons on porte des longueurs proportionnelles à la distance comprise entre le centre de similitude et les points de la figure donnée, on obtient une seconde figure qui lui estdite semblable. {| Particulièrement. Triangles, polygones semblables, ceux qui ont les angles égaux et les côtés homologues proportionnels. |] Polyèdres semblables, ceux qui sont compris sous un même nombre de plans semblables, et qui ont les angles solides égaux chacun à chacun. |{ Terme d'algèbre. Quantités semblables, celles qui contiennent les mêmes lettres affectées des mêmes exposants. || B' S. m. Le semblable, lamêmechoso. Il n'y a point d'autre animal [que l'homme], tant parfait et tant heureusement né qu'il puisse être |ui fasse le semblable [qui parle], desc. Uéth. y, 9. Comme de mouvoir le cœur, de digérer les viandes, et semblabUi, id. Fœtut, < . || 8* Etre semblable à un autre être. Cbaque arbre porte des se-

SEM

menées propres à engendrer son semblable, boss. Conn. V, 2. Voilà oii M. Jurieu et ses semblables ont entrepris do mener tous les fidèles, id. 3" overl. 20. On rapporte des pièces de l'un [Corneille] le désir d'être vertueux, et des pièces de l'autre [Racine] le plaisir d'avoir des semblables dans ses faiblesses, ponten. l'arall. Corn. Rac. Je n'ai point de complice; et ces noms méprisables Sont faits pour vos suivants, sont faits pour vos semblables, volt. 2'riumt;. v, 2. || N'avoir pas son semblable, se dit d'une personne ou d'un objet qu'on ne peut comparer à rien. Cet homme n'a pas son semblable. Une musique, à mon gré, bien supérieure à celle des opéras, et qui n'a pas sa semblable en Italie, j. j. rouss. Conf. vn. || 7° Se dit, avec l'adjectif possessif, d'un ou de plusieurs hommes par rapport aux autres hommes. On sait que, dans tous les peuples du monde, sans en excepter aucun, les hommes ont sacrifié leurs semblables, BOSS. Ilist. n, 3. Le bonheur de mes semblables, à quelque distance qu'Us existassent de moi, no m'a jamais été indifférent, raïnal, Hist. phil. xvn, 30. Aidé, pour tout secours, des soins d'un misérable. Qui dans moi, par pitié, vit encor son semblable, ducis, Roméo, iv, b.

— llIST. xiv s. Chose semblable aime S6n semblable, ORESMB, Eth. 239. Il XV' s Et ....comme

dict le proverbe commun : que chacun aime son semblable.... Bouciq. I, U. ...Si ceulx là leur prestoient l'oreille, que toute la reste desviUos de ce royaulme feroient le semblable, comm. i, b. Il XVI' s. Les pasteurs ont une semblable charge qu'cstoit celle des apostres, Calvin, Instit. 849. Si un semblable païsan que celui qui habitoit es rivages du Danube.... s'eslevoit aujourd'hui parmi nous.... LANGUE, 347. Je VOUS juray ma foy, vous feistes le semblable, rons. 25).

— ÉTYM. Sembler; provenç. semblable, semlable; ital. semblabile, sembiabile.

SE.MBLABLEMENT (san-bla-blc-man), od;. D'une manière semblable, autant, autant que, pareillement. Deux hommes que nous supposerons semblablement organisés, buff. Disc. nat. anim. Œuv. t. V, p. 3(0. Toutes les fois que la raison doublée augmente ou diminue, la raison simple augmente ou diminue semblablement, et par conséquent le moyen terme est changé, j. j. rouss. Contr. soc. m, t.

— HIST. xrv' s. Semblablement appartient-il à autre philosophie de terminer et traitter l'oppinion

des ydées, oresme, Éth. vn [12]. ||xv' s Et que

semblablement feroient tous les autres princes de France.... comu. i, 2. Lesquels compaignons, pour assavanter les autres où ils estoient, semblablement [en même temps] sifflèrent, nu gange, simultim. Semblablement, oïl est la royne Qui commanda que Buridan Fut jette en ung sac en Seine? VILLON, Ballade des Dames du temps jadis. || xvi' s. Plusieurs de ses parents avoient semblablement perdu la veuë, amïot, Timol. 49.

— Rtym. Semblable, et le suffixe ment; provenç. semblablament.

\ SEMBLANCK (san-blan-s'), s. f. Terme vieilli. Extérieur, ressemblance. Passerat fut un dieu sous humaine semblance, régnier, Sonn. i. De cela seul que Dieu m'a créé, il est fort croyable qu'il m'a en quelque façon produit à son image et semblance, DESC. Médit. III, 24. Elle [Mme de Coligny] le veut faire [son enfant] à l'image et semblance de sa cousine de Grignan, bussy, Lett. à Mme de Sévigné, 20 déc. I67B, dans sÉv. t. iv, p. 302, édil. RÉGNIER. Il me semble que vous deviez vous contenter que votre fille fût faite à son image et semblance [du coadjuteur d'Arles], sÉv. à Mme de Grignan, 1 8 mars ( 672.

— HIST. XII' s. En semblance de vin et d'ewe fait user Deus son sanc par lo mund pur les anemes [âmes] salver. Th. le mart. IB9. ||xiii' s. Tu es de la semblance à la gent antechriste, Berte, xcii. Il XIV* s. Les fors ont semblance de fureur; car fureur est très impétueuse quant as périls, oresme, Éth. 86. Il XV' s. Us n'estoient ni angels ni esprits, mais hommes formés à la semblance de leur seigneur, FROiss. n, n, (06. Il XVI' s. Comment connoissent-ils la semblance de ce de quoi ils ne connoissent pas l'essence T mont, m, 3I8. Orgueilleuse semblance monstre folle cuidance,coTGRAVE.

— ETYM. Semblont ; provenç. semblansa, semlansa; espagn. semblania ; ital. sembiania.

SEMBLANT (san-blan), s. m. || 1' En parlant des personnes, apparence. Prendre le feint semblant d'un satyre sauvage, RioNiER, ÉUg. rv. Si vous ne l'aimez pas, faites-en le semblant, trutan, Ma-

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rianne, n, t. Souvent un visage moqueur N'a quile beau semblant d'une mine hypocrite, corn Mélite, m, 2. Et sur lui [un cheval difficile], quoique aux yeux il montrât beau semblant, Petit-Jean de Gaveau ne montait qu'en tremblant, MOL. Fdch. n, 7. On devrait chitier sans pitié Ct commerce honteux de semblants d'amitié, m. Mis. I, I . Pour faire semblant d'assurance. Je veux chan ter un peu d'ici, id. Amph. i, 2. Je savais que, mal gré tous les beaux semblants, il régnait contre rnoi dans tous les cœurs genevois une secrète jalousie qui n'attendait que l'occasion de s'assouvir, J. J. ROUSS. Conf. XI. J'ignorais que Mme Dupin, qui no m'en a jamais fait le moindre semblant, fiit si bien instruite, id. i6. viii. C'est lui [un démon] qui, le premier déguisant sa malice. D'un semblant de vertu sut habiller le vice, delille, Parad. perdu, iv. || Fig. Je ne les puis fermer [mes mains malades] qu'autant qu'il faut pour tenir une plume ; le dedans ne fait aucun semblant de vouloir se désenfier, sÉv. 4 juin 1676. || 2* Faire semblant, avoir l'air. Je vous avoue que je sens fort cette joie, sans en faire semblant, sÉv.49). || Faire semblant de-, avec un infinitif. J'aimais mieux faire semblant d'entrer dans son opinion, iialz. Liv.yi, Je((. 3. Ilest bon quelquefois de ne point faire semblant d'entendre les choses qu'on n'entend que trop bien, mol. .(m. méd. i, 5. L'on ne peut presque faire semblant d'aimer que l'on ne soit bien près d'être amant;... car il faut avoir l'esprit et les pensées de l'amour pour le semblant, pasc. Pass. de l'amour. On fait semblant d'aimer le roi, et on n'aime que les richesses qu'il donne, fén. Tél. ii Après cela paraîtront des Iroquois, en mangeant tout vif quelque prisonnier de guerre, qui fera semblant de ne s'en pas soucier, font, ilund. l" soir. On ne faisait semblant d'aimer Catilina [de Crébillon] que pour me faire eniager, volt, l.etl. d'Argental, I févr. 1702. Si je voulais, je ferais semblant de ne pas vous entendre ou de ne pas vous croire ; mais je ne fais jamais semblant, marmqntel, Cont. mor. Connoi'ss. Il Faire semblant que, avec l'indicatif. Profitons de la leçon, si nous pouvons, sans faire semblant qu'on parle à nous, mol. Critique, 7. L'archevêque, dans cet embarras, crut devoir prendre le parti de ne point répondre à cette requête, et il fit semblant qu'il ne l'avaii point reçue, rac. llist. de Port-Royal, 2' part. 113° Ne faire semblant de rien, feindre l'indifférence, l'ignorance, de manière à détourner l'attention. Mon grand-père ne fit aucun semblant de rien; mais un moment après il demanda la permission de sortir, st. siM. 50, 1(8. Elle va venir sans faire semblant de rien; pour lors vous l'aborderez, vous, en faisant semblant de rien; elle vous écoutera faisant semblant de rien; voilà comme se font les mariages des Tuileries, REGtfHKD, Attends-moi s. l'orme, 9. Si on siffie [la tragédie du Triumvirat que Voltaire donnait sous un nom supposé], mes anges [M. et Mme d'Argental] ne feront semblant de rien; quoi qu'il arrive, c'est un amusement siir pour eux, et c'est tout ce que je prétendais, VOLT. Lett. d'Argental, i" août (763. || 4° Faux semblant, apparence trompeuse. D'un faux semblant mon esprit abusé, corn. Cinna, m, 4. Et sous un faux semblant d'un peu d'humanité, id. Perthar. V, 3. Tout cela n'était qu'un faux semblant, boss. Var. (6.

— niST. II' s. Si voil [je veux] vedeir alques de Sun semblant [de sa contenance], Ch. de Roi. .XIX. Il xn' s. Si com la fausse gent vaine Qui font semblant sans talent [passion]. Coud, rv. El mont [monde] n'a [il n'y a], voir, si cruel traïson C'un bel semblant et corage félon, id. ix. Grant pechié faitquison honme veut prendre Par biau senblani monstrer, tant que bien tient, ib. xxi. De leur seigneur aidier [ils] firent semblant mauvais, Sax. xv. Car felenesse gent a mult à guverner, E pur ço Li covient mult fier semblant mustrer. Th. le mart. (07. E ad fait bel semblant pur les suens esbaudir, ib. 47. Il xin' s. Ce est Dieux qui fait semblant que il dorme. Psautier, f°6(. Sachiés que moult de mes gens me mostrent grant semblant d'amor, qui ne m'aiment mie, villeu. hxxviii. Quant il le vit, s'aperçut bien Que Renart i entent engien, Mes il n'en fet semblant ne chiere, Ren. 2013. Lors s'est Dangierenpiés dreciés; Semblant fet d'cstre correciés, la Rose, 3766. A tex manières de gent [les méchants] doit [le bailli] monstrer semblant de cruauté et de félonie et de force de justice, beaum. i. 4. || xiv s. Chando ne fit semblant du horion qu'il sent, Ains escrioit en haut : oravant,bonnegent,CuMc(. 49326. Ilxv's. Uais ma

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bouche fait samblanl Qu'elle rie, Quant maintes fois jo sons mon cueur pleurer, en. d'ohl. Bol. 20. \\xn' s. Grippeminaud, faisant semblant n'entendre ce propos, s'adresse à Panurge, disant.... hab. Panl. ï, 13. Eux non seulement se taisans et faisans semblant de rien, mais.... calvin, Inslit. 91». Lors qu'i! ;'ora trop de chaud ou trop de froid, ou qu'il fera semblant de pleuvoir.... 0. de SERRES, 293. Komulus l'inhuma fort honorablement, mais au reste il ne monslra aucun semblant de vouloir venger sa mort, amyot, Rom. 36. Neoptolemus, oultre plusieurs aultros honneurs et semblanz d'amitié qu'il feit à Pyrrhus, lui donna deux paires de bœufs à labourer, m. Pyrrhus, 9.

— ETYM. Sembler; Berry,jem()Iant, ressemblance, à mon semblant, à mon avis; wallon, s6nan ; provcnç. semblant, semlant ; espagn. semblante; ital. semblante.

SE.MBLEH (san-blé), V. n. || l'Avoir une certaine apparence, en parlant do personnes ou de choses La niortéteinten nous ce courage par lequel nous semblions la défier, Boss. Duch. d'Orl. U. de Gornay n'était pas de ceux qui semblent être persuadés que leurs ancêtres n'ont travaillé que pour leur donner sujet do parler do leurs actions et de leurs emplois, ID. Gornay. Ma pitié semblerait un efTet de ma peur, rac. Jph. iv, 7. Ses superbes coursiers.... L'œil morne maintenant et la léte baissée. Semblaient se conformer à sa triste pensée, id. Fhéd. v, «. Ce songe, ce rapport, tout me semble elTroyable, ro. Àth. II, 5. Cette grande ville [Tyr] semble nager au-dessus des eaux et être la reine de la mer, fén. Tél. m. La félicité se trouve toujours placée plus haut que nous-mêmes; plus on s'élève, plus elle semble s'éloigner de nous, mass. Carême, ilalh. des gr. M. Marat semble avoir calomnié la nature humaine plus qu'il ne l'a connue, volt. Mél. lilt. Observ. sur le liv.... de J. P. Marat. Les grands poètes semblent n'avoir écrit que pour les graniis peintres, marmontel, ffiuur. t. vu, p. 433. || 2- Absolument. Être jugé vrai, bon (vieux en ce sens). Ce qui vous semble ne les persuade pas, et ils n'ont pas d'oreilles pour nos remontrances, balz. 8' dise, sur la cour. \\ 3* Se sembler l'un à l'autre, sembler réciproquement. Nous nous semblons insensés les uns aux autres, disait autrefois saint Jérôme, BOSS. 2' sermon, Quinquagésim. f.\\i° Impersonnellement. U semble que, la chose a l'air de (avec l'indicatiQ. Vous tournez les choses d'une manière qu'il semble que vous avez raison, mol. D. /uon, I, 2. Ma foi, monsieur, voilà qui est bien fait [un guerrier en marbre] ; il semble qu'il est en vie et qu'il s'en va parler, id. ib. m, 0. Il semble que la rusticité n'est autre chose qu'une ignorance grossière des bienséances, la bruy. Théoph. IV. 11 semble qu'une passion vive et tendre est morne et silencieuse, id. m. Il semblait que Mars et Bellone allaient de rang en rang rallumant dans les cœurs la fureur des combats, FÉN. Tél. II. U semble qu'il y a une saison pour les passions, mass. Panég. Ste Àgnàs. || Avec le subjonctif. U semble que mon cœur veuille se fendre par la moitié, sét. (6. Quand quelqu'un traitait avec elle, il semblait qu'elle eût oublié son rang, pour ne se soutenir que par sa raison, BOSS. Duch. d'Orl. 11 semble que la race de l'homme que l'on trouve en Laponie soit une espèce parti-, culière, dont tous les individus ne soient que des avortons, buff. Ilist. nat. de Vh. Variétés. U semble que ces philosophes [les stoïciens] aient imaginé qu'il suffit de dire qu'il n'y a ni bien ni mal, pour se rendre insensible i l'un et à l'autre, coNDiL. Ilist. anc. liv. in, ch. 22. Il semble que l'esclavage soit d'autant plus dur chez les nations libres, qu'il y est plus injuste et plus étrange, RAYNAL, Ilist. phil. XIV, 46. || C'cst l'idée que l'écrivain a dans son esprit qui, en pac.il cas, décide s'il faut mettre l'indicatif ou le subjonctif. Il semble est plus certain avec l'indicatif, plus douteux avec le subjonctif. || Quand la phrase est négative ou interrogative, il faut toujours le subjonctif. Il no semble pas qu'il ait fait une faute. Semblait-il seulement qu'il eiit parti mes larmes? rac. ^Indr. T, I. Il X ce qu'il semble, autant qu'on en peut juger. L'affaire tourne mal, à ce qu'il semble. Il Bussy a dit : à ce qui semble : Vous me parlez de désespoir et larmes, tout exprès, à ce qui semble, pour me dire que ce n'est pas pour moi, Lett. à Mme de Sévigné, 43 août (655. ||5" U me semble, il vous semble, etc. que, je crois, vous croyez, etc. que. Il me semblait que, quand vous seriez revenues, je serais bien trqis ou quatre mois sans vous voir et sans en mourir, voit. Lett.

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163. U semble k trois gredinsdans leur petit cerveau. Que, pour être imprimés et relies en veau, Avec leur plume ils font les destins des couronnes, MOL. Fem. tav. iv, 3. Il faut duuler do toutes choses, et vous ne devez pas dire que js vous ai battu, mais qu'il vous semble que je vous ai battu, ID. Ifar. f 8. Sganarelle : Parbleu I il faut bien qu'il me semble, puisque cela est. — Marphurius : Ce n'est pas une conséquence; et il peut vous sembler, sans que la chose soit véritable, ID. 16. 8. Je m'étonno peur moi, qu'étant, comme il me semble. Vous et le genre humain si fort brouillés ensemble.... id. ilis. i, I. 11 me semble déjà que ces murs, que ces voûtes Vont prendre la parole, et, prêts à m'accuser.... rac. Phèdre, m, 3. Il me semble qu'il n'y a rien do mieux i faire pour les Français que d'être doux, gais et aimables, volt. Lett. Delisle, <o juil. 1774. || Dans cet emploi on met, comme on voit, le verbe suivant à l'indicatif. Cependant on trouve aussi le subjonctif. Il nous sembla que nous fussions seuls au monde, montesq. Lett. pers. 3. Par le cours que prend votre goutte, il me semble qu'elle veuille 30 transformer en sciatique, ;. ;. Rouss. Lett. à du Peyrou, I8 sept. 1767. || Employé avec une négation ou une interrogation, il faut le subjonctif. U ne me semble pas qu'on puisse penser différemment. Eh quoi 1 te semble-l-il que la triste Éryphilo Doive être de leur joie un témoin si tranquille? rac. Iph. II, I. Il U me semble peut être suivi d'un infinitif. U me semble encore l'entendre. U me semblait, dit la princesse palatine, sentir la présence réelle de Jésus-Christ, boss. Anne de Gonx. Il me semble déjà dans mon oreille entendre De sa touchante voix l'accent tremblant et tendre, lamart. Jocelyn, Prologue. \\ U me semble le voir, il me semble de le voir : la première façon est la plus usitée aujourd'hui; l'autre cependant n'est pas fautive. Quand il m'a dit ces mots, il m'a semblé d'entendre : Va vilement chercher un licou pour te pendre, mol. le Dép. v, l. Il lui semblait toujours [à mon fils] de voir autour de lui.... sÉv. )7 avr. 1671. U me semblait d'être le premier qui eût pénétré dans ce désert, j. j. rouss. Ilél. iv, 11. Tout ce qu'il me semble d'apercevoir, c'est que.... ID. Lett. à Deluc, 26 fév. 1763. || À ce qu'il vous semble, à ce que vous croyez. || 6* Il me semble, il vous semble peut être suivi d'un adjectif. Il me semble raisonnable d'agir ainsi, ô toi qui méconnais, te semblait-il croyable Que.... Un cœur toujours nourri d'amertume et de pleurs Dût connaître l'amour? RAC. Phèd. 11, 1. 1| Si bon lui semble; si bon leur semble; comme bon vous semblera; il en a usé comme bon lui a semblé; il nous a semblé bon, c'est-à-dire : s'il lui plaît; s'il leur est agréable; comme il vous plaira; comme il l'a trouvé à propos; nous avons trouvé bon. La jeunesse prenait le parti que bon lui semblait, hamilt. Gramm. 2. Faites donc, ajouta-t-il, le serment que j'exige de vous, et retirez-vous ensuite où bon vous semblera, lesage, Estév. Goni. 42. || Dans l'exemple d'IIamillon en remplissant l'ellipse on a : que bon lui semblait de prendre. || 7° Que vous semble de cette affaire, qu'en pensez-vous? quelle est votre opinion sur cette affaire? Mais que vous semble encor maintenant de Paris? corn, ie Ment. I, 1. Que vous semble, dit-il, du goût de cette soupe? BoiL. Sat. iii. Comme toi dans mon cœur il [Néron] sait ce qui se passe; Que t'en semble, Narcisse? rac. Brit. I, 4. || Je lui ai dit ce qu'il m'en semblait, je lui ai dit quelle était ma pensée, mon opinion là-dessus. || 8" Ce me semble, selon moi, à mon avis. Ce témoignage-là est de quelque prix, ce me semble, maintenon, Lett. à Mme de Yillette, 24 fév. t. i, p. 293, dans pougens. Mme du Deffant a eu raison d'appeler son livre [de Montesquieu] de l'esprit sur les lois; on ne peut mieux, ce me semble, le définir, volt. Lett. d'Uzés, 14 sept. 1751. || Familièrement et par abréviation, me semble. Maître, en discourant ensemble. Ce jargon n'est pas fort nécessaire, me semble, MOL. le Dép. Il, 7. Nous ne nous sommes vus depuis quatre ans ensemble. Ni, qui plus est, écrit l'un à l'autre, me semble, iD. Éc. des f. i, 8. |{ 9* Ce semble, à ce qu'il paraît. Quoique partout, ce semble, accablé sous le nombre. Je n'ai pu me résoudre à me cacher dans l'ombre, rac. Alex, iv, 2. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— SYN. SEMBLER, paraître. La raisou pour laquelle une chose nous paraît telle ou telle se tire de cette chose même ; la raison pour laquelle elle nous semble telle ou telle se tire de nous-mêmes, de nos dispositions ou de nos réflexions. Quoiqu'il

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