‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 125 sur 754 · SÉVIR · texte numérisé non relu

SÉVIR

t. SÉVIR (sé-vir), v. n. || 1° Agir avec rigueur contre les personnes. Il est imprudent de sévir, i moins qu'en sûreté l'on ne puisse punir, crébillon, Catilina, iv, t. X quoi servent les lois, si vous vous mettez à leur place, et si vous sévissez pour des crimes inconpus? dider. Lett. à Mlle Foiond, 28 sept. <76<. Sachant en pareil cas comme les choses se passent, et que l'usage est de sévir contre les libraires en ménageant les auteurs, j. j. rouss. Conf. XI. Il Agir avec rigueur contre les choses. Il faut sévir contre cet abus, contre ce genre de crimes. Nous avons déjà sévi contre le fanatisme ridicule et scandaleux qu'ils [les jansénistes] cherchaient à répandre par leurs convulsions; que ne sévissons-nous aussi contre les intrigues sourdes qu'ils font jouer pour exciter du trouble? que ne sévissons-nous contre l'acharnement avec lequel ils violent sans cesse la loi du silence, en disant toujours qu'il faut se taire? d'alemb. (Eue. t. v, p. 22*. Il a* Terme de palais. Il se dit d'un supérieur à l'égard d'un inférieur; d'un père à l'égard de son fils, etc. Maltraiter, user de violence. || 3* Exercer des ravages, en parlant d'un fléau. La peste sévissait en Egypte. || Il se conjugue avec l'auxiliaire avoir.

— ÊTYM. Lat. sâsvire, exercer des actes de cruauté, de violence; dénominatif de sxvus.

fî. SÉVIR (sévir), s. m. Titre de six officiers romains, chefs des six décuries de chevaliers.

— ÊTYM. Lat. sévir, de sex, six, et vir, homme, t SÉVIRAL, A LE (sé-vi-ral, ra-1'), adj. Qui appartient aux sévirs.

fS VIRAT (sé-vi-ra), S. m. Dignité de sévir.

SEVRAGE (se-vra-j'), s. m. || !• Action de sevrer un enfant, ou un jeune animal. || Maison de sevrage, maison où l'on prend des petits enfants pour les sevrer, pour les soigner au temps du sevrage. Il Se dit aussi des animaux. || 2" Temps nécessaire pour sevrer un enfant. Mon fils est en sevrage.

— ÊTYM. XVI* s. On ne peut certainement designer ne limiter le temps légitime d'un sevrement,

Page 1