‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 127 sur 754 · SIA · texte numérisé non relu

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frayeur que de se jecter.... id. t, 62. Tel père est si sot de prendre à bon augure.... m. i, I07. Ne voulans peidre un si bon morceau qu'estoit celuilà, LANOUE, 554. Qu'eusse-je faict? l'archer estoit si doux, Si doux son feu, si doux l'or de ses nouds.... RONS. 2. Nous avions battu leurs defi^enses et dressé nostre batterie si près de leur fossé par dedans et dehors la ville avecq si peu que nous avions de pièces, que nous les avions contiaincts ce jourd'hui de capituler avccq nous, Lett. miss, de Henri IV, t. iv, p. 379. Si est-ce que Dieu est très-doux, d'aub. Ilist. v, (8.

— ETYM. Berry, si, oui : le métayer qui vend desbestiaux réserve leitdumaitre; bourguig.sio,mosia, mais si; prov. si; ital. si, oui; du lat. sic, ainsi.

3. SI (si), «. m. Condition imposée. Je te la rends dans peu, dit Satan, favorable. Mais par tel si, qu'au lieu qu'on obéit au diable, Quand il a fait ce plaisir-là, À tes commandements le diable obéira, LA FONT. Ch. imposs.

— HIST. xiii' S. Que li rois s'assenti X ce qu'ele voïst [allât], mais que soit pour un si.... Berte, lxxi. Ge Anseric sires de Monreal, fais savoir à tous ces qui verront ces lettres, que je ay rendu Hugon de Bourgogne mon chastel de Monreal sans nul si, DU CANGE, si. Il XV' S. Si firent traité avec les commis dudit comte par tel si, qu'eux et les leurs s'en iroient sauvement avec leurs biens, monstrel. n, (68. Ilivi* s. Ils furent contraints de promettre qu'ils demeureroient encore l'esté par tel si que, si, durant ce temps, il ne venoit personne leur présenter la bataille, ils s'en pourroient aller, amyot, Lucull. 69.

— ÊTVM. Lat. sic, ainsi. Ce qui prouve qu'il s'agit de l'adverbe si et non de la conjonction si, c'est que les anciens textes portent si, qui est adverbe, tandis qu'il n'ont que la forme se pour si conjonction.

4. SI (si), s. m. Terme de musique. La septième note de la gamme d'ut. Si naturel. Si bémol. Le si bémol majeur est tragique, J. J. ROi'ss. Dissert, sur la mus. mod. La syllabe si paraît, dit M. S. Morelot, avoir été employée pour la première fois par un Flamand nommé Anselme, contemporain de Walrëant , et qui dispute à celui-ci l'honneur d'avoir simplifié la solmisation; c'est, du moins, le témoignage de Zacconi, dans un ouvrage publié en 1022, JOSEPH d'ortigue. Dictionnaire de Plainchonl, article st. || Le nom du signe qui représente cette note.

t SIAGONAGRE (si-a-go-na-gr'), ». m. Terme de médecine. Rhumatisme fixé sur l'articulation de la mâchoire inférieure.

— ÉTYM. ï,\oiyù>-i, mâchoire, et iyp'x, prise.

t SIALADÉ.MTE (si-a-la-dé-ni-f), s. f. Terme de médecine. Inflammation des glandes salivaires.

— F.TYM. ïi'ocJov, salive, et adénite.

SIALAGOGCE (si-a-la-go-gh'), adj. Terme de

médecine. Oui provoque la sécrétion de la salive. Remède sialagogue. 1| S. m. Des sialagogucs.

— KTYM. ItaXov, salive, et àYtovo;, qui amène, de S.fti'i (voy. agir).

SIALISME (si-a-li-sm'), s. m. Terme de médecine. Évacuation abondante de salive.

— ÊTYM. S'.a>.i!jfi6;, de (TÎaXov, salive.

t SIALISTÈRE (si-a-li-stè-r'), s. m. Organe qui sécrète la salive, dans les insectes.

— F.TYM. Sta)ov, salive.

t SIALOLITHE (si-a-lo-li-l'), s. m. Terme de médecine. Calcul salivai re.

— ÊTYM. Kalov, salive et Xî9oç, pierre, calcul, t SIALOLOGIE (si-a-lo-lo-jie), s. f. Traité de la

salive.

— ÉTYM. E'o)ov, salive, et Xôyoi;, traité.

t SIA LOn RUÉE (si-a-lo-rrée), s. f. Terme de médecine. Salivation abondante.

— ETYM. ïîïXov, salive, et fsîv, couler.

t SIALOZY.MASE (si-a-lo-zi-ma-z'),s. f. Ferment que contient la salive.

— ETYM. ïCa)ov, salive, et Wiiii, ferment.

t I. SIAM (si-am'), t. m. || 1° Nom d'un jeu de quille qui se joue avec une roulette dont une face est plus petite que l'autre, de sorte qu'elle ne roule pas en ligne droite, mais décrit une courbe sur le sol. || 2* Siam blanc, espèce do turbinelle, coquille.

t 2. SIAM (si-am'). Race porcine de Siam, race do porcs originaire des contrées du sud-est de l'Asie, de la Cochinchine, de l'empire des Birmans, et notamment du royaume de Siam. || S. m. Les siams, les porcs de cette race.

SIA.MOISE (si-a-moi-z'), s. f.\\l' Étoffe mêlée de soie et do coton, imitée, en France, de celle

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que portaient les ambassadeurs de Siam qui furent envoyés à Louis XIV. Siamoises bouillonnées, chaîne chanvre plein, trame coton; siamoises guillochées, chaîne lin en couleur, trame coton, Tabl. ann. aux icH.pnJ. duSusepL nmi, Auvergne. Les fabricants de siamoises et de mouchoirs, de la généralité de Rouen, Lett. pat. du 28 févr. (782. Il Siamoise flambée, nom qui fut donné au chiné, étoffe qui imitait parfaitement la siamoise. || 2* Espèce de punaise. On dit aussi adjectivement : punaise siamoise.

SIRAItITE (si-ba-ri-f), ». m. Voy. sybarite.

t SIRBENS (si-bbèns'),s. m. Terme de médecine. Nom que les Écossais donnent à une maladie contagieuse et endémique qui commence ordinairement par des ulcères à la gorge, lesquels finissent par gagner le palais, les amygdales, la luette, et même les os propres du nez.

t SIBÊRI (si-bc-ri), ». m. Nom donné en Normandie à une espèce de sarrasin venu de Sibérie {polygnnum tataricum, t.).

I SIBÉRITE (si-bé-ri-t'), s. f. Terme de minéralogie. Variété de tourmaline qui a une teinte rouge.

t SIBILANCE (si-bi-Ian-s'), ». f. Terme de médecine. Caractère des râles qui sont sibilants ou sif liants. Il Sibilance de la poitrine, se dit pour indiquer que le poumon fait entendre partout des^ râles sibilants.

t SIBILANT, ANTE (si-bi-lan, lan-t'), adj. Terme didactique. Qui a le caractère d'un sifflement. Il Terme de médecine. Râle sibilant, râle qu'on entend dans la bronchite, et qui dépend de l'obstruction des petites bronches par un liquide visqueux; il masque le murmure respiratoire.

— F.TYM. Lat. sibilantem, de sibilare, siffler.

tSIBILATlO.V (si-bi-la-sion), ». f. Sifflement, action de siffler, manière de siffler. La sibilation ds l's a donné de l'aversion à d'autres, la mothe lk VATER, la Promenade, Dialogue i.

f SIBON (si-bon), ». m. Espèce de couleuvre, coluber sibon, L. Sibon est le nom que les Hottentots donnent à ce serpent.

SIBYLLE (si-bi-l'), ». /■. jjl* Chez les anciens, femmes auxquelles on attribuait la connaissance de l'avenir et le don de prédire. L'antre de la sibylle. Toute histoire qui n'est pas contemporaine est suspecte; ainsi les livres des sibylles et de Trismégiste et tant d'autres qui ont eu crédit au monde, sont faux, et se trouvent faux à la suite de» temps, PASC. Pens. xiv, 8, éd. havet. Ces livres des sibylles, qui n'étaient recommandables que par la crédulité des Romains, étaient gardés par quinze prêtres dans le temple qu'Auguste avait fait bâtir sur le mont Palatin en l'honneur d'Apollon, DUMARS. Œuvres^ t. i, p. 46. Le plus grand em'oarras pour les anciens était d'expliquer par quel heureux privilège ces sibylles avaient le don de prédire l'avenir; les platoniciens en trouvaient la cause dans l'union intime que la créature parvenue à un certain degré de pe.-fection pouvait avoir avec la divinité ; d'autres rapportaient cette vertu divinatrice des sibylles aux vapeurs et aux exhalaisons des cavernes qu'elles habitaient; d'autrcsenfin attribuaient l'esprit prophétique des sibylles à leur humeur sombre et mélancoliiiue, ou à quelque maladie singulière, volt. Dict.phil. sibylle Il Par extension. Là, sur des tas poudreux de sacs et de pratique. Hurle tous les matins une sibylle étique,' On l'appelle chicane, boil. Lutr. v. || Fig. Quand on l'appelait [Christine de Suède] la dixième Muse et la sibylle du septentrion, gui patin. Lettres, t. ii, p. 4H. || Varron en distingue dix : la Persique, appelée Sambèthe; la Libyenne; la Delphique; la Cuméenne, qui résidait à Cumes en Italie; rÉi7lhréenne; laSamienne; laCumane, née à Cumes dans l'Éolie; l'Hellespontine; la Phrygienne, qui rendait ses oracles à Ancyre; et la Tiburne, qui fut honorée comme une divinité à Tibur, sur le Téveron, legoarant. || Les feuilles de la sibylle, feuilles de chêne sur lesquelles la sibylle écrivait ses oracles, que le vent dispersait, et qu'il fallait réunir pour en retrouver le sens ( voy. feuille, n' (). On ne sait guère rien de l'ensemble en toutes choses qu'à l'aide des détails ; et la nature n'est pour l'homme que les feuilles éparses de la sibylle, STAËL, Àllem. m, (O. || 2' Fig. Femme qui affecte l'enthousiasme et l'air inspiré. || Fig. et familièrement. Une vieille sibylle, une femme âgée qui a quelque prétention à l'esprit, ou qui est méchante. Voyez cette vieille sibylle 1 parce qu'elle a fait quelques études et tourmenté la jeunesse de madame, elle veut tout dominer &u

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