SOB
t SOBOLE (so-bo-l'), ». f. Terme de botanique. Rudiment d'une nouvelle branche ou d'un nouveau pied.
— KTYM. Lat. sohoUs, progéniture.
f SOBOLIFËRE (so-bo-li-fè-r'), adj. Terme de botanique. Qui porte ou pousse des soboles, des rejetons.
— ÉTVM. Sohole, et lat. (erre.
SOBRE (so-br'), adj. \\ 1" Tempérant dans le boire et lu manger. Je serai toujours sobre.... je ne mangerai que pour le besoin, volt. Jfcmnon. Il [l'âne] est sobre et sur la quantité et sur la qualité de la nourriture, buff. (fuadrup. t. i, p. <B3. Sparte était sobre avant que Socrate eût loué la sobriété, J. J. Rouss. Ém. iv. J'ai toujours remarqué que les gens faux sont sobres, et la grande réserve de la table annonce assez souvent des mœurs feintes et des âmes doubles, id. Ilél. i, 23. Le travail de l'imagination ne veut pas être embarrassé par celui des autres organes; les Muses, a-t-on dit, sont chastes; il aurait fallu ajouter qu'elles étaient sobres, marmontel, Uém. iv. Je voudrais m'en tenir à l'antique sagesse. Qui du sobre Epicure a fait un demi-dieu, a. de musset, Esp. en Dieu. IlSubstanlivemcnl. Ils eussent appelé Jules César ivrogne une heure après avoir dit de lui qu'un sobre était venu ruiner la république, balz. De la cour. 6* dise. Il II se dit des choses dans le même sens. Un repas sobre. Un régime sobre. Une table sobre. || 2° Fig. Oui use de certaines choses avec discrétion, modération, réserve. M. Jurieu, sans oser entreprendre de les justifier [Calvin et Bèze, SU' la prédestination], n'en avait pu dire autre chose, sinon qu'ils étaient sobres en comparaison de Luther, boss. i' avert. 6. Puisqu'il est certain que tous ces grands hommes, si vantés dans l'histoire profane, ont eu le malheur d'ignorer le vrai Dieu et de lui déplaire, il faut être sobre et circonspect dans les louanges qu'on leur donne, rol- LIN, Wisl. onc. Préface. Il faut.... être sobre à blâmer les abus, de peur d'autoriser le libertinage, MASS. Carême, Vérit. cuUe. \\ Il se dit des choses en un sens analogue. Ses pensées [de Nonnus], je dis les plus réglées et les plus sobres, vont bien au delà de l'extravagance ordinaire, balz. Dissert, critiques, 7. En inspirant cette sobre sagesse qui remplit ayjc dignité les devoirs de son état, mass. Carême, Confession.
— REM. Sobre se construit avec de et un substantif : sobre de paroles, sobre de louanges; avec à et un infinitif: sobre à blâmer.
— SVN. SOBRE, FRUGAL. L'hommc sobre évite l'excès; mais il peut user de mets recherchés. L'homme frugal évite aussi l'excès, mais il se contente des mets les plus simples.
— HIST. XII' s. Ne me tenez pur fille do Belial; kar sobre sui, e en anguisso et en plur, Rois, p. 4. Il XIII' s. De la bouche fu il [saint Louis] si sobre, que onques jour de ma vie je ne li oy deviser [demander] nulles viandes, JOINV. < 03. Il xiv s. Sains François et sains Dominikes.... Leur sobre vie pourcaçoient. Les bons morssiaus pas ne caçoient, j. de CONDÉ, t. nr, p. 264. Il XVI* s. Sobre jugement, et sens fort agu et clair voyant, amyot, Cicéron, 21. ILz sont fort sobres et estroicts en leur vivre, m. Philop. H. Sa table esloit sobre el simple, mais ouverte à tout le monde, id. Cimon et LucuU. 2.
— ETYM. Lat. sobrius, de se pour une, sans, et bria, vase à boire; comparez ebrius (voy. ivre).
SOBREMKN'T (so-bre-man), adu. || 1' D'une manière sobre. Vivre sobrement. Il [l'ànc] boit aussi sobrement qu'il mange, et n'enfonce point du tout son nez dans l'eau, par la peur que lui fait, dit-on, l'ombre de ses oreilles, buff. Quadrup. t. i, p. 164. Vivre, non de ce bruit dont l'orgueil nous enivre. Mais de ce pain du jour qui nourrit sobrement, De travail, de prière et de contentement, lamart. Uarm. I, &. Il 2' Fig. Avec circonspection, avec retenue. Il a usé sobrement de cette permission. Comme il ne louait guère personne, aussi no blâmait-il que rarement; mais il digérait sobrement lui tout seul ses morceaux, oui patin, Lettres, t. n, p. 273. Je n'ai pas oublié comme il faut parler sobrement de soi, sÉT. 22 juin. 4 885. Apprenez une autre fois à parler plus sobrement de tout ce qui peut vous attirer quelque louange, fén. Tél. iv.
— HIST. ini's. Saint Pol, qui scctsihaultement, Enseigne à savoir sobrement. Et non plus savoir que convient, j.demeuno, TV. 434. || xiv' s. L'omme n'a qu'une bouche, et ce nous monstre que l'omme doit sobrement meugler et boire, et sobrement parler, Ménagier, i, 3. || xv s. Item doit un roy vivre sobrement el peu menger et peu boire et peu