SOB
seoir, pour en estre plus sain, Bi6I. des ch. f série, t. Il, p. 442. Si dois prendre des biens de ce monde sobrement, tant comme est besoing pour ton usaige tant seulement, Intern. consol. n, )c. Et bref le vin pris sobrement Est toujours une bonne chose, BASSELiN, LX. || XVI' S.... Et Marccllus après luy respondit sobrement, et en peude paroles, pour se justifier seulement, amyot, Marcell. 4B. i ce biais s'accommode la voix divine [saint Paul] : ne soyez pas plus sages qu'il ne fault, mais soyez sobrement sages, mont, i, 224.
— ÉTYM. Sobre, et le suffixe ment.
SOBRIÉTÉ (so-bri-é-té) , s. f\\l° Tempérance
dans le boire et le manger. La sobriété est l'amour de la santé, ou l'impuissance de manger beaucoup, LA ROCHEFOtic. Prcm. pens. n° 39. La sobriété, la modération et les mœurs pures de ce peuple lui donnent une vie longue et exempte de maladies, fén. Tél. viii. Les mœurs, la simplicité, l'égalité étaient les mêmes dans Amsterdam qu'à Sparte, et la sobriété plus grande, volt. Mœurs, 404. Il 2° Fig. Modération, retenue. L'orateur peut se permettre quelquefois la finesse des pensées et des tours, pourvu que ce soit avec sobriété, d'alemb. Œuvr. t. m, p. 255. Une règle plus délicate et plus difficile à prescrire, c'est l'économie et la sobriété dans la distribution des images, marmontel, Œuvr. t. VIII, p. 4 77. Il D'après saint Paul, il faut être sage avec sobriété, il faut garder, même dans les meilleures choses, une certaine mesure, de peur de les outrer. La parfaite raison fuit toute extrémité. Et veut que l'on soit sage avec sobriété, mol. Uis. I, 4.
— HIST. xiii' s. Sobrietez est à donter le dclit [plaisir] dou goster et de la bouche par atemprance de raison, brun, latini. Trésor, p. 38i. Ne savoir plus que ne t'est besoing de savoir, mais penc toi de savoir à sobriété, c'est poi ne trop, id. ib. p. 4 72. Il iiv° s. Et prent avec toi abstinence Et sobriété sa compaigne, j. bruyant, dans Ménagier, t. n, p. 4 3. Li dus fut si très pleins de grant sobriété, Qu'il n'est riens qu'il heïst tantcom ebrieté, Girart de Ross. v. 2998. ||xvi' s. Numa leur osta toute curiosité, leur enseigna sobriété, et les accoustuma à peu parler, amyot, Lyc. et Numa. comp. 7. S'ils estiment mots cstranges ceux qui ont esté curieusement inventez et s'en défendent superstitieusement.... j'approuve grandement leur sobriété, calv. Instit. 71. Il y a trois choses que donnent credict au parlant : sa vie, la vérité de la chose, et la sobriété de la parole, bonivard, Advis et devis des lengues, p. 67.
— ÉTYM. Provenç. sobrietat, sobritat; espagn. sobriedad; ital. sobrietà; du lat. sobrietatem, de sobrius, sobre. L'ancienne langue avait aussi sobresse.
SOBRIQUET (so-bri-kè; le { ne se lie pas; au pluriel, l'î se lie: des so-bri-kè-z injurieux; sobriquets rime avec traits, paix, succès), s. m. Surnom qu'on donne à une personne soit par dérision, soit autrement, et qui est fondé sur quelque particularité de corps ou d'esprit. L'histoire ofl're beaucoup de sobriquets : Charles le Mauvais, Guillaume le Roux, Robert Courte-Heuse, etc. J'aime les sobriquets qu'un corps de garde impose; Us conviennent toujours; et quant à moi je di : Louis [Monseigneur, le fils de Louis XIV] le bien nomaié, c'est Louis le Hardi, la fo.nt. Poésies mêlées, lxiv. Nous n'avons eu que Louis XIII qui ait eu ce beau surnom [de juste]; Dieu sait comme il le méritait; ce titre de juste fut la définition d'Aristide, et le sobriquet de Louis XIII, volt. Lett. Mme de Graffigny, 22 mars, 4758. Ce Chcredin, vice-roi d'Alger, est le même que les auteurs nomment Barberousse ; ce sobriquet avait été donné à son frère, conquérant d'une partie des côtes de la Barbarie, mort en 4 519, ID. Ann. Emp. Charles-Quint, 4 637. C'était autrefois du nom de janséniste que la méchanceté gratifiait les objets de sa haine ; ce sobriquet a vieilli ; celui d'encyclopédiste y a succédé, et ne tardera pas à vieillir de même, d'alemb. Éloges, de Hautev. note 0. N'est-on pas las d'ambitions vulgaires, De sots parés de pompeux sobriquets? BÉRANO. Comète.
— HIST. XIV* s. Le suppliant donna audit Michiel deux petits coups, appelez soubzbriquez, des dois de la main soubz le menton, ou cance, barba. Il XVI* s. Et voilà les sobriquets [propos railleurs] que ces soldats romains donnoient à leur empereur [J. César], qui ne s'en soucioit point, brant. Bourbon. Sotbriquet, dicterium, rob. estienne, Dict. Le soubriquet de tremblant, duquel le douziesme roy do Navarre Sancho feut surnommé,
SOC
— ÉTYM. Picard, surpiquet. Origine inconnue. Diez prenant en consid'iration l'orthographe sotbri' quet, le tire de sol, et du vieux français briquet, mauvais drôle; mais cette étymologie ne peut subsister devant l'historique. Le sens primitif est coup sous le menton ; puis le sens figuré est propos railleur, bon mot et surnom. Malheureusement, cela n'apprend rien sur l'étymologie.
SOC (sok), s. m. Pièce de fer aiguë, large, triangulaire, tranchante en dedans, fixée au sep de la charrue, et destinée à ouvrir le sillon. Qui forgea le soc était sage; Et qui fit l'épéc était fou, lamotte, Fabl. III, 4 4. Sous leur soc triomphant [des vieux Romains] la terre enorgueillie Fournissait avec joie aux besoins de la vie, m. ;. ciién. Gracques, 11, 3. Les Albaniens, peuple qui habitait les bords occidentaux de la mer Caspienne, ne labouraient point encore, au temps de Strabon, avec un soc de fer; mais ils se servaient pour charrue d'une seule pièce de bois, mongez, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. II, p. G25. Le pain que l'on fait croître est le plus savoureux ; Va, le soc et l'épée ornent la main des braves, masson, Helvéliens, v. L'on dirait qu'aucune nation n'a osé succéderaux maîtres du monde dans leur terre natale [la campagne de Rome], et que ces champs sont tels que les a laissés le soc de Cincinnatus ou la dernière charrue romaine, CHATEAUBR. Italie, Lett. à M. de Fontanes.
— HIST. XI' S. S'il [l'objet volé] est trové dedenz sache et soche [dans une terre ayant droit de sac et de soc]. Lois de Guill. 3l.||xii' s. E ces de Israël veneient as Philistiens pur aguiser e adi-ecier e le soc, e le picois, e la cuignée, e la houe. Rois, p. 44. Il XIII' s. Les jachierres, qui n'i reCche Le soc, demoreront en fritho, la Rose, 49777. Il XIV* s. Deux grosses pièces de fer pour faire deux scos ou coustres à charrue, du cange, soccut. Soich, ID. ib.
— ÉTYM. Berry sô (et dans l'ouest soie ; aguser un soie); patois des Fourgs, sou; du celtique : basbret. souc'h, soc'h ; gaél. soc ; Cornouailles, dans un texte du a* siècle, soch. L'antiquité de ce mot dans le celtique montre que le mot français en vient, et non le celtique du français ; cela écarte aussi le lat. soccus, sorte de soulier, mis en avant par quelques-uns à cause que le soc de fer chausse, comme un soulier, la pointe do bois.
f SOCCAGE (so-ka-j'), t. m. Opération qui consiste à faire évaporer l'eau salée pour en obtenir le sel. Il Temps que dure cette opération.
t SOCUET (so-chè), s. m. Sorte de charrue sans roue.
— SYN. Dimin. de soc.
t SOrjABlLISER (so-si-a-bi-li-zé), v. a. Néologisme. Rendre sociable. || Accoutumer des chevaux d'attelage à aller ensemble. En les accouplant selon leurs aptitudes et leur tempérament [les chevaux d'omnibus], en ne les séparant pas du compagnon auquel ils sont habitués, en les laissant sous la même main dont ils connaissent la moindre infieiion, on les a sociabilisés, maxime du camp. Bel), des Deux-Mondes, 4 5 mai 4 8G7, p. 340.
SOCIABILITÉ (so-si-a-bi-li-té), s. f. || 1" Disposition innée qui porte les hommes et plusieurs autres animaux à vivre en société. Sénèque reconnaît formellement un code de l'humanité, et en même temps un principe de sociabilité d'où dérivent toutes les lois de la nature qui regardent nos devoirs envers les autres hommes, douciiaud, [nstit. Mém. se. mor. et pol. t. iv, p. 407. || 2" Manière, propre à l'homme, de vivre en société. Les grands principes d£ la sociabilité, bonnet, Palingén. xxi, 4. |1 3* Qualité de l'homme sociable. Nous demanderons si la perfection de ces deux objets n'est pas essentielle aux agréments de la société, dans une nation dont la sociabilité fait le principal caractère, d'alemb. Éloges acad. Préf. La tempérance naturelle des Français contribue beaucoup à cette sociabilité qui les distingue, GENLIS, Mères riv. t. n, p. 4 52, dans polgens.
— ÉTY.M. Sociable.
SOCIABLE (so-si-a-bl'), adj. j| 1* Qui est naturellement porté, qui est propre à vivre en société. Ce philosophe [Sénèque] reconnaît que nous sommes nés sociables, boucuaud, Instit. Mém. se. mor. et pol. t. IV, p. 408. Il Se dit aussi des animaux. L'abeille est un animal sociable. |12* Avec qui il est aisé de vivre. Monseigneur, je n'ai pas été sociable depuis que vous êtes parti d'ici; personne n'a su me faire parler, et je ne romps encore ce morne silence que pour vous dire que je suis le plus triste de tous les ermites, balz. Lett. 11, liv. vi. Il n'y a point sous le ciel deux autres personnes si toaue».
soc
soc
soc
si sociables, si généreuses, toit. Lett. U8. L'onl
est plus sociable et d'un meilleur commerce parle cCBur que par l'esprit, la bruy. iv. Soyons moins sociables et plus affectionnés i la société, saintfou, Ess. Paris, Œuvr. t. m, p. «33, dans pouoens. Rien ne rend les hommes plus sociables, n'adoucit plusieurs mœurs, no perfectionne plus leur raison, que de les rassembler pour leur faire goûter ensemble les plaisirs purs de l'esprit, volt. Orph. de la Chine, ép. L'homme sociable inspire le désir de vivre avec lui; on n'aime qu'à rencontrer l'homme aimable, duclos, Considér. mœurs, 8. Il 11 se ditaussi des choses. Un caractère sociable. Des mœurs, des manières sociables. Le philosophe est un honnête homme qui agit en tout par raison, et qui joint à un esprit de réflexion et do justesse les mœurs et les qualités sociables, duuars. Œuv. t. TI, p. 38.
— HIST. ivi* s. Tant est mal sociable, cruelle et bestiale la nature de l'ambition et la convoitise de dominer, AMVOT, Pyrrh. 18.
— ÉTYM. Lat. sociabilis, do sociare, mettre en société, qui vient de socius, compagnon (voy. social).
SOClABLK.MEST(so-si-a-ble-man), adv. D'iinemanière sociable. Il s'est conduit assez sociablement.
— HlsT. ivr s. Sociablement, monet, Vict.
— ÊTYM. Sociable, et le suffixe ment.
SOCIAL, ALK (so-si-al, a-1'), odj. ||l°Oui concerne la société. On convient que tout ce que chacun aliène, par le pacte social, de sa puissance, de ses biens, de sa liberté, c'est seulement la partie de tout cela dont l'usage importe à la communauté, J. J. Rouss. Contrat, ii, 4. Un des vices du corps social.... uirab. Collection, 1. 1, p. 6. N'est-ce pas s'exposer à confondre les pouvoirs, en véritable pratique sociale, que do les rapprocher de si près? ID. ib. t. m, p. 328. [Dans l'Europe entière] cet esprit social qui distingue si heureusement notre âge des siècles qui l'ont précédé, RAYNAL, Hist. phil. rv, )8. La vie sociale de chaque homme n'est point concentrée dans l'espace matériel qui en est le théâtre et dans le moment qui s'enfuit; elle se répand dans toutes les relations qu'il a contractées sur les différents points du territoire, GurzoT, Hist. de la civ. en France, 8* leçon. Ce n'est pas seulement la difl'érence du nord et du midi, comme le veulent d'ingénieux écrivains, qui détermine les caractères de la littérature ; c'est tout l'ensemble social, viLLEMAiN, Litt. franc, xviii* siècle, 2* part. 2" leçon. Il [l'homme] fonde les ci tés, familles immortelles; Et, pour les soutenir, il élève les lois, Oui, de ces monuments colonnes éternelles, Du temple social se divisent le poids, lamart. llarm. n, lo. Il L'être social, l'être vivant en société. || Science sociale, science de la structure et du développement des sociétés. 11 en est de la science sociale comme do toute science d'observation et de méditation; ce qu'on sait est borné; ce qu'on ne sait pas est infini, CAMBACÉRhS, Instit. Mém. se. nxor. et pol. t. m, p. )).||2'' Qui convient, qui est propre 4 la société. Sans la moindre vertu sociale, il [le père Tellier, confesseur de Louis XIV] avait tous les vices d'une âme forle, duclos, Œuv. t. v, p. <)8. Il possède au suprême degré toutes les qualités sociales ; il est discret, facile et doux, genlis, Hères riv. 1. 1, p. 194, dans POiiGENS. || S" Il se dit, par opposition à politique, des conditions qui, laissant en dehors la forme des gouvernements, se rapportent au dévelojipement intellectuel, moral et matériel des masses populaires. La question sociale. || École sociale ou sociétaire, se dit de l'école phalanstérienne oufouriérisle. || République démocratique et sociale, celle qui se propose des réformes sociales. || i° Oui concerne les sociétés de commerce. La raison sociale de cette maison. Les engagements sociaux. || 5° Terme de botanique. Se dit des plantes d'une espèce donnée qui vivent habituellement réunies par groupes plus ou moins nombreux. || Terme de zoologie. Se dit d'animaux qui vivent en troupes nombreuses et de masses animales composées d'une réunion d'individus. Il 6" Terme d'histoire romaine. La guerre sociale, ou des alliés, fameuse guerre qui commença l'an de Rome 061, et qui eut, pour source, le désir que les alliés de Rome avaient de devenir citoyens romains.
— illST. XVI' s. Les uns suyvent la vie civile et sociale, charron, Sagesse, i, ï'réf. du ch. 56.
— ÉTYM. Lat. socialis, de socius, compagnon; de même radicalque le sanscrit soci, amitié, saciva, Compagnon, du radical sac, seijui, suivre.
t SOCIAI.K.MENT (so-si-a-le-man), adv. En société. Il Relativement à la société, à la science sociale. Il Dans l'ordre social.
] SOCIALISME (so-si-a-li-sm'), s. m. Système qui, subordonnant les réformes politiques, offre un plan de réformes sociales. Le communisme, le mutuellisme, le saint-simonisme, le fouriérisme, sont des socialismes.
t SOCIALISTE (so-si-a-li-st"), adj. Qui a rapport au socialisme. Les opinions socialistes. {| S. m. l'artisan d'un système de réformes sociales.
t SOCIALITÉ (so-si-a-li-té), ». f. Terme didactique. Qualité de l'âtre social, mode de vie de l'être social.
— SYN. S0CIAI.ITÉ, soaABiLiTÉ. La sociabilité est la tendance à vivre en société ; la socialité est le résultat de cotte tendance, le mode do vie qu'elle détermine.
— HIST. XVI* s. Socialité, monet, Dict.
— f.TVSl. Lat. socialitalem, do socialis, social.
t SOCIATIF, IVE (so-si-a-til, ti-v'), adj. Terme de grammaire. Qui marque l'association de doux objets. Un cas sociatif. || Substantivement. L'instrumental, qui parait avoir été d'abord un sociatif, BRÉAL, De la /orme et delà fonction des mots, p.) 7.
— ETYM. Lat. sociare, associer.
SOCIÉTAIRE (so-si-é-tê-r'), adj. Qui fait partie
de quelque société littéraire ou musicale. || 1" Particulièrement. Qui fait partie, comme associé, de certaines entreprises dramatiques. Cet acteur n'est point sociétaire, il n'est que pensionnaire. |{ S. m. et f. Les sociétaires de la Comédie française. Une des sociétaires. || 2" École sociétaire, se dit de l'école phalanstérienne ou fouriériste. |{ 3" Terme d'histoire naturelle. Sociétaires, animaux qui vivent en société, en troupe. Poissons sociétaires.
— ÊTYM. Société.
t SOCIÉTAIREMENT (so-si-é-té-re-man), adv. Néologisme. En sociétaires, par sociétés.
f SOCIÉTARIAT (so-si-é-ta-ri-a), s. m. Qualité de sociétaire ; réunion des sociétaires d'une entreprise. Le sociétariat du Théâtre-Français.
SOCIÉTÉ (so-si-é-té), s. f.\\ i' Réunion d'hommes ayant même origine, mêmes usages, mêmes lois. Les hommes ne vivraient pas longtemps en société, s'ils n'étaient les dupes les uns des autres, LA ROCiiEFODC. Mox. 87. Cette grande société que l'Écriture appelle le monde a son esprit qui lui est propre; et c'est ce que l'apôtre saint Paul appelle l'espritdu monde, Boss. l'nnég. de saint Sulpice, Préambule. Loin de la société des hommes ces âmes sans force aussi bien que sans foi, qui ne savent pas retenir leur langue indiscrète! id. Duch. d'Orl. Selon l'Écriture, il n'y a que deux genres d'hommes, dont les uns composent le monde et les autres la société des enfants de Dieu, id. Panég. de saint Sulpice, I. Dépouillons-nous ici d'une vaine fierté, Nous naissons, nous vivons pour la société, boil. Sat. x. Le désir de vivre en société est une quatrième loi naturelle, montesq. Esp. i, 2. Sitôt que les hommes sont en société, ils perdent le sentiment de leur faiblesse, id. ib. i, 3. Une société ne saurait subsister sans un gouvernement, id. ib. i, 3. Il y a dans la nature, telle qu'elle nous est parvenue, trois espèces de sociétés qu'on doit considérer avant de les comparer : la société libre de l'homme, de laquelle, après Dieu, il tient toute sa puissance; la société gênée des animaux, toujours fugitive devant celle de l'homme; et enfin la société forcée de quelques petites bêtes, qui, naissant toutes en même temps dans le même lieu, sont contraintes d'y demeurerensemble, buff. Quadrup. t. m, p. 4(. Quoi qu'en pensent les ambitieux, les sociétés ne peuvent s'étendre au delà de certaines bornes sans s'affaiblir, condil. Êtud. hist. III, 3. Des sociétés de vingt à trente millions d'hommes; des cités de quatre à cinq cent mille âmes; ce sont des monstres dans la nature, raynal, Ilist. phil. IX, 5. I.a société a, quoi qu'on fasse, beaucoup d'empire sur le bonheur; et ce qu'elle n'approuve pas, il ne faut jamais le faire, stael, Corinne, IX, i J'entrevis que la connaissance
textuelle des tarifs et des règlements et la manœuvre des chiffres ne constituaient pas seules le savoir en finance ; que l'étude de cette science ne pouvait se compléter que par celle de la société même, dont elle devait toujours avoir en regard les mouvements progressifs, conséquemment tous les intérêts nouveaux, dans l'application de chacun de ses actes, mollien, Mém. d'un ministre du trésor public, i, 4 8. Sans doute M. de Calonne était fort inférieur à M. Turgot dans ce qu'on appellera un jour la science des sociétés humaines, ID. ib. I, 9. Société, vieil et sombre édifice, Ta chute, hélas! menace nos abris, Tu vas crouler.... I BSRANO. les Quatre âges. Nous sommes en posses-
sion de deux éléments primitifs et fondamentaux de la civi isatiun française; nous avons étudié d'une part .1 société romaine, de l'autre la société germaine, chacune en soi et avant leur rapprochement, GuizoT, Hist. de la civil, en France,»' leçon. ||1* Réunion d'animaux qui concourent i un même but, qui ont un intérêt commun. Les fourmis vivent en société. || S* Communication, rapports, relations. C'est ici qu'il faut vous apprendre, par la sainte société que nous avons avec les saints anges, que notre origine est céleste, boss. Sermons, Anges gardiens. Préambule. L'Église, en nous enseignant qu'il est utile de prier les saints, nous enseigne à les prier dans ce même esprit de charité et selon cet ordre de société fraternelle qui nous porte à demander le secours do nos frères vivants sur la terre, id. Expos, doctr. cath. 4. [Dieu] défendit à leur postérité [des Juifs] Avec tout autre dieu toute société, rac. Athal. 11, 4. Les dieux inférieurs, pour parler comme les paTens, ou plutôt les hommes divins, peuvent avoir do la société aveo les hommes mortels, en leur donnant des secours invisibles, FÉN. t. xxii,p. i37. L'agriculture et l'industrie sont deux sœurs qui, par leur société entre elles, ont enfanté la société générale, cah- BACÉRÈs, Instit. Uém. se. mor. et pol. t. m, p. 5. Il 4° Association, participation. Il a connu parfaitement les biens qu'il (l'esprit de Di£u] vous donne : un trésor qui ne se perd pas, une vie qui ne finit pas, l'héritage de Jésus Christ, la communication de sa gloire, la société de son trône, BOSS. Pon^g.de saint Suipii:e,Pr^oml)uJc. Combien d'âmes touchées de Dieu ne résistent à sa grâce et à son esprit, que de peur de perdre auprès de vous ce degré de confiance qu'une longue société de plaisir leur a donné! mass. Pet. carême, Vices et vert, des gr. Une société de guerre avec les Romains, MONTESQ. lium. 4. Il On dit quelquefois dans un sens analogue : la société conjugale. || Ouvrage fait en société, fait en société avec quelqu'un, ouvrage fait en commun par deux ou plusieurs personnes. Il B" Terme de commerce et de jurisprudence. Union de plusieurs personnes qui sont jointes pour quelque affaire, pour quelque intérêt; contrat d'association formé entre plusieurs personnes. Former, rompre une société. Dissolution, liquidation d'une société de commerce. La génisse, la chèvre et leur sœur la brebis Avec un fier lion, seigneur du voisinage. Firent société, dit-on, au temps jadis, Et mirent eu commun le gain et le dommage, la font. FabJ. I, 6. Ils [les marchands] faisaient en société les entreprises qu'ils ne pouvaient faire seuls ; et la police de ces sociétés était inviolahle, fén. Tél. XII. Toutes sociétés doivent être rédigées par écrit, lorsque leur objet est d'une valeur de plus de cent cinquante francs. Code civil, art. 1834. On distingue deux sortes de sociétés universelles, la société de tous biens présents, et la société universelle de gains, 16. art. 1836. La société universelle de gains renferme tout ce que les parties acquerront par leur industrie, à quelque litre que ce soit, pendant le cours de la société, ib. art. 1838. La société particulière est celle qui ne s'applique qu'à certaines choses déterminées, ou à leur usage, ou aux fruits à percevoir, ib. art. l84i.||La société en nom collectif, celle que contractent deux ou plusieurs personnes pour faire le commerce sous ime raison sociale. || Société en commandite, celle qui a lieu entre plusieurs personnes qui fournissent leur apport en argent, et un ou plusieurs gérants administrant l'affaire sous leur responsabilité. Il Société anonyme, celle qui a des actionnaires, et est administrée par des mandataires révocables, sans nom social. || La société en participation, celle qui a lieu entre commerçants pour des opérations temporaires et déterminées. || Terme d'arithmétique. Règle de société ou de compagnie, voy. COMPAGNIE, n* 4. Il Société léonine, société où tous les profits sont pour l'un, et toutes les charges pour l'autre. || 6" Réunion de personnes qui s'assemblent pour vivre selon les règles d'un institut religieux, ou pour conférer sur certaines sciences. Société de la morale chrétienne. On aura peut-être de la peine à comprendre comment une société aussi sainte dans son institution, et aussi pleine de gens de piété que l'est celle des jésuites, a pu avancer et soutenir de si étranges calomnies, rac. Hist. Port-Royal. La Société royale de Londres, déjà formée, mais qui ne s'établit par des lettres patentes qu'en I600, commença à adoucir les mœurs en éclairant les esprits, volt. Mœurs, 182. Despréaux n'était guère moins dévoué aux écrivains de l'illustre société do Port-
SOC
royal, dont les ouvrages ont tant contribué à rétablir parmi nous l'étude et le goût de la saine antiquité, d'alemb. El. Despr. Ajoutons, car il raut être juste, qu'aucune société religieuse, sans exception, ne peut se glorifier d'un aussi grand nombre d'hommes célèbres dans les sciences et dans les lettres [que celle des jésuites], d'alemb. Œuvr. t. V, p. 28. La Société royale de médecine établie à Paris, et composée de ce qu'il y a dans la Faculté de meilleur et de plus instruit, m. Lett. ou roi de Pr. 22 sept. <777. L'astronomie n'est pas moins redevable à la Société royale de Londres, dont l'origine est, de quelques années, antérieure à celle de l'Académie des sciences, laplace, Exp. V, 4. Il La société de Jésus, l'ordre des jésuites. Us sont à présent aux prises avec les gens du parlement, qui trouvent que la société de Jésus est contraire à la société humaine, d'alemb. Lett. à Voltaire, 9 juil. <76). || Absolument, la Société, l'ordre des jésuites [avec une S majuscule]. L'inquisition et la Société, les deux fléaux de la vérité, PASG. Pens. xxiv, 6B, éd. havet. L'évêque de Meaux, malgré les cqups que la Société lui portait sourdement, était lié, au moins d'estime, avec quelques jésuites, d'alemb. El. Boss. note u. ||0n met une S majuscule aux associations pour lesquelles le mot société, joint à une qualification, fait une sorte de nom propre. || Société littéraire, association de gens qui se réunissent pour cultiver les lettres. Le plus grand service que les sociétés littéraires pourraient rendre aujourd'hui aux lettres, aux sciences et aux arts, serait de faire des méthodes et de tracer des routes qui épargneraient du travail, des erreurs, et conduiraient à la vérité par les voies les plus courtes et les plus sûres, duclos, Consid. mœurs, )2. || Société du Temple, Société desTournelles, s'est dit de deux réunions littéraires et bachiques. || Société savante, association de gens qui se réunissent pour cultiver les sciences. M. de Hallcr savait que, si c'est le génie seul qui fait dans les sciences les grandes découvertes, ce sont les sociétés savantes, les établissements d'instruction publique qui éclaircissent les découvertes, qui les répandent et les perfectionnent, condorcet, Haller. || Société d'Arcueil, société scientifique qui s'occupait de physique et de chimie, et qui était composée de Laplace, BerthoUet, Biot, Gay-Lussac, Humboldt, Thenard, de CandoUe, Collet, Descotils et A. BerthoUet; ainsi dite parce qu'elle se réunissait au château d'Arcueil, près Paris, chez Laplace. || Quelquefois, dans un sens plus étendu, sociétés savantes, au pluriel, comprend les sociétés littéraires. Il 7° Il se dit aussi d'associations pour exécuter de la musique. Sociétés chantantes. La Société de l'Orphéon. || S» Société secrète, association de conspirateurs. Les sociétés secrètes travaillaient activement, mais en vain, après la restauration, à renverser les Bourbons. Il 9° Rapports qu'ont entre eux les habitants d'un pays, d'une ville. Mon dessein n'est pas de parler de l'amitié en parlant de la société; bien qu'elles aient quelque rapport, elles sont néanmoins très-diflérentes : la première a plus d'élévation et d'humilité, et le plus grand mérite de l'autre est de lui ressembler, la rocuefouc. Réfl.div. p. J23. Il a tellement les petites vertus qui font l'agrément de la société que, quand je ne le regretterais que comme mon voisin, j'en serais fâchée, sÉv. 200. L'esprit d'union, de déférence et de société, caractère si essentiel à la république littéraire, gress. Vise, à, l'Acad. Dans les lettres de Sévigné, l'on voit distinctement ce que l'esprit de société avait acquis de politesse, d'élégance, de mobilité, de souplesse, d'agrément dans sa négligence, de finesse dans sa malice, de noblesse dans sa gaieté, de grâce ei de décence dans son abandon mémo et dans toute sa liberté, marmontel, (Eut), t. iv, p. 413. 11 y a très-pou de société en Angleterre, parce qu'il faut être invité pour aller dîner et souper chez ses amis les plus intimes, genlis, Jf^res riv. t. n, p.SlB, dans POUGENS. || 10' Compagnie de personnes qui s'assemblent ordinairement les unes chez les autres. La bonne société. La mauvaise société. Les mauvaises sociétés l'ont perdu. Je voudrais qu'on choisit tellement les sociétés d'un jeune homme, qu'il pensât bien de ceux qui vivent avec lui, J. j. rouss. Ém. iv. La promenade même m'est presque entièrement interdite, quoiqu'elle soit ma ssule ressource, mes sociétés d'hiver étant toutes dispersées, d'alemhert. lett. au rot" de Pruss», 28 juill. 1777. Fontenelle avait consenti sans peine i conserver cette réputation
SOC
d'insensibilité; il avait souffert les plaisanteries de ses sociétés sur sa froideur, sans chercher â les détromper, condorcet, ilalouin. On peut prévoir assez sûrement ce qu'un jeune homme doit être un jour, en le jugeant d'après ses sociétés, m. Duhamel. || Absolument, la société, les gens qui ont des salons et ceux qui les fréquentent, pour la conversation, pour la causerie, le jeu. Voir la société. Calvin eut par trahison les feuilles d'un ouvrage que Servet faisait imprimer secrètement; il les envoya à Lyon, avec les lettres qu'il avait reçues de lui: action qui suffirait pour le déshonorer dans la société; car ce qu'on appelle l'esprit de la société est plus honnête et plus sévère que tous les synodes, volt. Mœurs, (34. J'aimerais la société comme un autre, si je n'étais sûr de m'y montrer non-seulement à mon désavantage, mais tout autre que je ne suis, :. i. houss. Conf. m. On vivrait donc toujours pour ce que la société dira de nous, reprit Oswald ; et ce qu'on pense et ce qu'on sent ne servirait jamais de rien, stael, Corinne, ix, 1. Des femmes de la société, de graves philosophes avaient leurs chaires d'incrédulité, C1IATEAUBH. Génie, i, i, 4. La société était si brillante dans le dix-huitiène siècle, elle était si spirituelle, qu'elle était à sUe-même son unique point de vue , villemain. Littér. franc, xviu' siècle, 2« part. 2' leçon. Il Talents de société, petits talents qui jettent de l'agrément dans les réunions. Les talents de société ne sont presque plus comptés pour rien. M"" de puisieux, Ridic. à la mode, p. 214, dans POUGENS. il Vers de société, vers faciles et sans prétention qui se font pour l'amusement de certaines sociétés. Une morale voluptueuse, des lettres écrites à des gens de cour, dans un temps où ce mot de cour était prononcé avec emphase par tout le monde, des vers médiocres qu'on appelle vers de société, faits dans des sociétés illustres, tout cela, avec beaucoup d'esprit, contribua à la réputation de ses ouvrages, volt. Louis XIV, écrivains, St-Evremond. \\U° Commerce habituel que l'on a avec certaines personnes. Cette personne est de notre société. Pour rendre la société commode, il faut que diacun conserve sa liberté ; il ne faut point se voir, ou se voir sans sujétion, et pour se divertir ensemble; il faut pouvoir se séparer, sans que cette séparation apporte du changement, LA rochefouc. Réfl. div. p. m. Elle est d'une bonne société, et nous sommes fort loin de nous ennuyer, sÉv. 3<o. Elle ne serait nullement incommode, et l'on n'aurait de société avec elle qu'autant que l'on voudrait, ID. 232. Je vous remercie, ma fille, de me mettre si joliment de votre société en me disant ce qui s'y passe, id. 2 oct. 4689. Ahl mon enfant, qu'il est aisé de vivre avec moi 1 qu'un peu de douceur, d'espèce de société, de confiance même superficielle, que tout cela me mène loinl m. 6 nov. 4U80. Ma société est composée de cinq ou six personnes qui me laissent une liberté entière, et avec qui j'en use de même; la société sans la liberté est un supplice, VOLT. Lett. au roi de Pr. 5 janv. 4707. Un souverain spirituel et qui veut plaire a, dans la société intime, un avantage que nul autre ne peut avoir, genlis, U'"' de Mamlenon, t. i, p. 66. dans POUGENS.
— HIST. ïiv* s. Souz umbre de la société et aliance qu'il avoient aus Romains, bercheure, f" 46. Nous n'avons aveuo les Faliques nulle société qui ait esté conjointe par commune aliance, ID. f° 407. Il XVI* s. La société et amitié s'en augmente, UONT. I, 4 99. La doulce compagnie et société de ce personnage, id. i, 24 9. Il y a une pareille société entre le roytelet et le crocodile, id. II, 4 96. Le seigneur du bestail qui l'aura baillé à société, A'ouu. coust. gén. t. iv, p. 907.
— Etvm. Provenç. societat; espagn. sociedad; du lat. societatem, de socius (voy. social).
SOCINIANISME (so-si-ni-a-ni-sm'), s. m. Hérésie qui rejette la Trinité et la divinité de Jésus-Christ. Il avait prédit que les principes des protestants pour rejeter l'autorité de l'Église, les conduiraient tôt ou tard au socinianisme, d'alemb. El. Boss. note 4 0.
— ÉTYM. Socinien.
SOCINIEN, lENNE (so-si-niin, niè-n'), s. m. Nom des hérétiques, dits aussi unitaires, qui professent le socinianisme. S'il faut être dialecticien ou philosophe pour être chrétien, je veux l'être partout, dira le socinien; je veux soumettre à ma raison tous les passages de l'Écriture où je la trouverai choquée, et autant ceux qui regardent la Trinité et l'Incarnation que ceux qui regardent la présence réelle, boss. e* avert. 29.
SOD
— ÉTYM. Soein, italien, auteur de cette secte.
t SOCIOLOGIE (so-si-o-lo-jie), ». f. Terme didactique. Science du développement et de la constitution des sociétés humaines.
— ÉTYM. Socio... dit pour société, et Xôyoc, doctrine; mot hybride dû à Auguste Comte, dans son Système de philosophie positive; il est pleinement entré dans l'usage.
t SOCIOLOGIQUE (so-si-o-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport à la sociologie.
SOCLE (so-kl'), ». m. ||1° Terme d'architecture. Membre carré moins haut que large, corps qui sert de base à toutes les décorations d'architecture et d'édifice. || Petit piédestal sur lequel on place des vases, des bustes. Socle de bois. Socle de marbre. || 2° Terme de menuiserie. Partie lisse servant à porter quelque partie d'architecture ou à la terminer. || Large plinthe au bas d'un lambris. Il Revêtement du bas d'un pilastre, d'un montant de chambranle, etc. || 3' Terme de serrurerie. Bande de tôle qu'on rapporte sur le sommier d'une grille. || i' Terme de marbrerie. Petit champ qui se rapporte en saillie au bas d'un montant de chambranle et d'un revêtement. || Bande de marbre posée au bas d'un mur ou-d'un lambris. Il 5° Socle ou plinthe, nom des carreaux qui portent et forment le premier rang d'un poêle de construction.
— ÉTYM. Ital. xoccolo; du lat. socculus, dim. de soccus (voy. socque), d'où le sens de base, piédestal.
t SOCLETIÈUE (so-kle-tic-r'), s. f. Terme de pêche. Filet de fil très-fin, que l'on tend entre deux eau,x, pour prendre de petites sardines.
SOCQl/fe (so-k'), s. m. || 1° Chaussure basse des acteurs comiques de l'antiquité; par opposition au cothurne, qui était une chaussure haute à l'usage des acteurs tragiques. || Fig. La comédie, par opposition à la tragédie. La comédie doit prendre un ton moins haut que la tragédie : le socque est inférieur au cothurne, fén. t. xxi, p. 22l.||En ce sens on dit plus ordinairement brodequin. Il 2° Chaussure dont la semelle et le talon sont en bois, portée par certains religieux, et, en particulier, par les récollets. || 3° Aujourd'hui, chaussures de bois et de cuir adaptées à la chaussure ordinaire pour mieux garantir les pieds de l'humidité. Porter des socques. Socques articulés. Pour venir dîner au Marais, cette terre classique des bottes à semelle de liège et des socques articulés, il avait mis des souliers vernis et des bas à jour, cii. DE BERNARD, le Gendre, §x.
— ÉTYM. Provenç. soc; portug. ioco, socco; ital. socco; du lat. soccus, brodequin.
t SOCQUEMENT (so-ke-man), ». m. Action de retirer les poêles de dessus les fourneaux, dans une saline.
t SOCQUER (so-ké), v. a. Faire le socquement.
t SOCQL'EUR(so-keur), ». m. Ouvrier qui fait le socquement dans les salines.
SOCRATIQUE (so-kra-ti-k'), adj. Qui appartient à Socrate. Philosophie socratique. Ironie socratique. Il Amour socratique, se dit quelquefois, par l'effet d'une vieille calomnie contre Socrate, d'un vice honteux, le péché contre nature.
— ÉTYM. Lat. jocrad'cus, de Socroles, Socrate.
I 4. SODA (soda), s. m. On ne l'emploie guère que dans ces locutions anglaises : soda-powder, (so-da-paou-der), bicarbonate de soude en poudre pour la préparation de l'eau de soude carbonatée ; soda-water (so-da-oua-ter), eau minérale gazeuse, naturelle ou factice; c'est une eau carbonatée. Il Boisson préparée avec l'acide tartrique ou l'acide citrique et le bicarbonate de soude. || Dans les cafés, soda, verre de sirop de groseille mélange d'eau de Seltz.
— ÉTYM. Soda, nom de la soude, et angl. powder, poudre, tcoter, eau.
t 2. SODA (so-da), s. m. Ancien terme de médecine. Violente douleur de tète.
— ÉTYM. Arabe, sodoo, fendre, qui se dit au fig. pour affecter violemment.
t SODAÏQUE (so-da-i-k'), adj. Synonyme peu usité de sodé.
t SODÉ, ÉE (so-dé, dée), adj. Terme de chimie. Qui contient de la soude.
— ÉTYM. Soude.
t SOUICO-AMMONIQUE (so-di-ko-a-mmo-ni-k ), adj. m. Terme de chimie. Se dit d'un sel sodique combiné avec un sel ammonique. || On dit semblablement sodico-argcntique, etc.
t SODIQUE Cso-di-k'), adj. Terme de ùh -uie. Qui concerne la soude ou ses composés. Sels sodique.s
— ËTVM. Soude.