SOMME (so-m'), t. f. Il 1* Terme de mathéma
tiques. Résultat des quantités additionnées. La somme des unités. La somme des termes d'une équation. || Dans le calcul aux différences finies, la différence prise en sens inverse. || i' Particulièrement, une quantité d'argent. Il avait dans la terre une somme enfouie. Son cœur avec, n'ayant autre déduit Que d'y ruminer jour et nuit, la FONT. Fabl. IV, 20. Anticipant tous les jours sur la somme Qu'il [Belpliégor] no devait déiicnser qu'en dix ans, ID. Dclph. Parcourrai-je les sommes incroyables que Mme d'Aiguillon a distribuées en divers temps, les fondations qu'elle a faites en divers lieux? flécii. Urne d'Aig. Celui qui a gagné un procès d'oii on lui a compté une grosse somme, LA BRUT. VI. Cet homme avait reçu de grandes sommes d'Adrasto, pour lui mander tous les desseins des alliés, fén. Télém. xn. L'empereur était alors si pauvre, qu'il accordait les plus grandes choses pour les plus petites sommes, volt. Ann. Emp. Sigismond,i*3i. Petit à petit cela fait somme, dider. Entretien avec la maréchale ***. Il Par extension. Etant accoutumés par notre courte existence à regarder cent ans comme une grosse somme de temps, bufp. )" ép. nat. Œuvr. t. xii, p. 97. Il Somme totale, la quantité qui résulte de plusieurs sommes jointes ensemble. || Adverbialement. Somme totale, en réunissant toutes les sommes. Somme totale, il en coiite tant. || Terme do marine. Haute somme, dépense extraordinaire que fait un armateur. || 3° Fig. Co qui est comparé à un total. La somme des biens serait infiniment plus grande que celle des maux, si les hommes avaient le bon esprit de mettre dans la première classe et les sensations agréables, et les moments exempts de trouble et de chagrins, bartiiél. Anach. ch. 78. Il faut toujours, dans nos tableaux, unir le bonheur à l'infortune, et faire la somme des maux un peu plus forte que celle des biens, comme dans la nature, ciiateaudr. Génie, ii, ii, 3. Il 4° Titre de certains livres qui traitent en abrégé de toutes les parties d'une science. Chargés d'une somme de théologie qui eût été capable d'assommer, balz. Socr. Disc. 6. Alain, ce savant homme, Qui de Bauny vingt fois a lu toute la Somme, BOIL. Lutr. IV. Il y a dans sa Somme ultramontaine [de saint Thomas d'Aquin] des décisions que les parlements de France feraient brûler, si on voulait s'en servir pour troubler l'État, volt. Louis XV, 38. Il 5' Somme toute, en somme, et même, simplement, somme, loc. adv. et fig. Enfin, en résumé, pour conclusion. Ce qui lui fit conclure en somme Qu'il avait à grand tort son village quitté, la font. Fabl. VII, i2. Somme, qu'enfin il ne lui manquait rien, ID. Coc. Somme toute, avec de belles paroles, il refuse l'épreuve proposée ? j. j. rouss. 2' dial.
— REM. ■ Puisque l'on ne veut plus recevoir en somme, on recevra moins somme pour en somme, dont nos meilleurs écrivains se servaient il n'y a pas longtemps, et beaucoup moins encore somme toute, • VAUGEL. liem. t. i, p. 62. Cette décision de Vaugelas et des puristes n'a pas été consacrée par l'usage.
— mST. XIII* s. La somme de leur conseil fu tiex [telle], que se Johannis li Blas venoit seur els, qu'il istroient fors, villeii. cxlii. Ce est la somme de la chose [de l'histoire], la Rose, I504. Mes [mais] povres famés, povres hommes. Qui de deniers n'ont pas grans sommes.... ib. 11398. Et quant toutes les parties sunt dites et somme fête, après doit estre fête la somme des despenses, beaum. XXIX, 14. En cort terme [il] set bien la somme De son avoir.... ruteb. 31. || xiv s. Ainsi appert [apparaît] en somme la sentence de ces deux chapitres, ORESME, Éth. 66. || XVI' S. 11 feit condemner Meneclides en une somme de deniers pour l'amende, AMYOT, Pélnp. 46. La raison doibt tendre en somme à nous faire bien vivre, mont, i, 69. Somme, il feut certain que.... ID. i, 90.
— ÉTYM. Provenç. somma, sumo, summa; somme, comble, sommet; espagn. suma; ital. summa; du lat. summa, de l'adj. summus, le plus haut (voy. sommet), pris substantivement au féminin.
2. SOMME (so-m'), s. f. Il 1" Charge d'un cheval, d'un âne, d'un mulet. Somme de blé. || Béte de somme, bête propre à porter des fardeaux. Le Sort, de sa plainte touché , Lui [à l'âne] donne un autre maître, et l'animal de somme Passe du jardinier aux mains d'un corroyeur, la font. Fabl. vi, 9. || Familièrement, être la bête de somme de tout le monde, être chargé de toutes les corvées. || 2° Se dit, chez les cloutiers, de 12 milliers de clous. Il Somme de verre, se disait d'un certain nombre
de morceaux de verre faisant de VO l 95 pieds carres do vitrage.
— lIIST. xiii* s. Li grant chameau sont bon pour porter grandisme» somes, brun, latini, Trésor, p. 231. Nus seliersne doit fero soume ne scie garnie de cordouan ne de bazano noire, se li cuiricns n'en est conrécz bien et souflsanmeni, Liv. det met. 20». Il xv* s. Et renvoyèrent leurs garçons, leurs harnois, sommes, malles et habits par mer, FROiss. I, i, 44. Il XVI' s. Nostre mère es, et nous tes enfants sommes, Prestz de porter.de la guerre les sommes, j. marot, t, 48. Le vrai thresor est le contentement. Non les grands biens, lourde et fascheuse somme , hons. 40o. Servir à sac et à somme, cotgrave.
— ETYM. Environs de Paris, sôme ; génev. taume, âncsse; provenç. sauma; espagn. (aima; ital. soma; du bas-lat. salma, qui vient du lat. tagma, qui est le grec aiyv^ci, selle, bât, charge. La vraie prononciation conservée encore dans quelques campagnes est s6me; ici comme en bien d'autres mots il s'est fait un vicieux travail d'assimilation, et la prononciation a confondu sôme avec somme.
3. SOM.ME (so-m'), s. m. \\ !• Synonyme de sommeil. X la fin le pauvre homme S'en courut chez celui qu'il ne réveillait plus : Rendez-moi, lui ditil, mes chansons et mon somme. Et reprenez vos cent écus, la font. Fabl. viii, 2. Je ne dormirai point sous de riches lambris ; Mais voit-on que lo somme en perde de son prix? m. ib. XI, 4. Belle nécessité d'interrompre mon somme I id. t'b. vi, H. Le laboureur, l'artisan, qui chaque soir prend somme et répare la nuit les fatigues du jour, p. L. COUR., Lett. vm. || Avec personnification. Ces pavots qu'ici-bas pour leur suc on renomme. Tout fraîchement cueillis dans les jardins du Somme, LA FONT. Songe de Yaux , Fragm. 7. ||a' Particulièrement. Moment assez court que l'on donne au sommeil soit le jour soit la nuit. Sous un chêne aussitôt il va prendre son somme, la font. Fabl. IX, 4. La nuit revient, et l'une et l'autre était Au premier somme... ro. Uerm. Il faut donc en ce lieu que j'attende le jour. Et que dessus ce lit je fasse un petit somme, bouhsault, le Hort vivant, m, 2. C'est là que le prélat, muni d'un déjeuner. Dormant d'un léger somme, attendait le dîner, boil Lutr. i. Certes je n'ai jamais dormi d'un si bon somme, rac. Plaid, m, 3. || D'un somme, sans que le somme soit interrompu. La Fable imagina qu'un Epiménide avait dormi d'un somme pendant vingt-sept ans, et qu'à son réveil il fut tout étonné de trouver ses petits enfants mariés qui lui demandaient son nom, volt. Dict.phil. les Sept dormants. || Familièrement. Il a fait la nuit tout d'un somme, il a dormi toute la nuit sans se réveiller. ]] On dit dans le même sens : Il n'a fait qu'un somme toute la nuit. Il [Amazan] lui expliqua le système qui fut, après tant de siècles, celui de Pythagore, de Porphyre, de Jamblique; sur quoi, milord s'endormit, et no fit qu'un somme, jusqu'à ce qu'on fût arrivé à sa maison, volt. Pr. de Babyl. 8. Frontin : Je ne pouvais dormir; Oh I maintenant la nuit je ne fais plus qu'un somme, imbert. Jaloux sans amour, iv, 4. || 3° Haut somme, nom que l'on donne quelquefois par euphémisme à l'apoplexie.
— R EM. 1 . Les premiers qui se sont servis de somme sont Ronsard et Belleau... ces deux auteurs disaient somne quand ils voulaient parler de l'action de dormir, et somme quand ils voulaient signifier le dieu du sommeil, vaugel. JVoui;. Rem. obsero. de M'**, p. 395, dans pougens. Cela n'est pas exact; dès le xiii' siècle on a dit some ou soume. Il 2. Je dors d'un bon somme est bien mieux dit que d'un bon sommeil, qui néanmoins ne serait pas mauvais; il est vrai que l'usage de sommeil a plus d'étendue, et qu'on le dit en beaucoup de lieux où il ne faudrait pas dire somme, par exemple quand on dit : accablé do sommeil, et non de somme, vaugel. Nouv. Rem. p. 394, dans pougens.
— HlST. XII' s. Quant li songes suet [a coutume] les homes porpenre, Job, p. 479. || xiii* s. Et la nuit dou premier soume issirent dou castiel et vinrent as loges des garnisons.... C/ir. de flatnj, p. 139.
Il XVI' s en noz yeux il [Mercure] envoyé Ores
le somme, et ores le réveil. Ores les clost d'un éternel sommeil, dubell. iv, 13, recto. Et eux la nuict, environ le premier somme, se partirent de Thebes, amyot, lysand. S3.
— ÉTY.M. Saintong. songhe; poHcr. faire un songe; prov. som, son; cat. son; esp. sueûo; portug. somno, sono; ital. sonno; du lat. Jomnuî; de mêm« radical que le grec ûnvo;, le sanscrit tvapna, le
SOM
gaélique suain, sommeil, et le vieux norrois «ee^n.
+ 4. SOMME (so-m'), ». f. Terme de marine. Bano de gravier, de sable, ou de vase, situé au dehors d'un port ou de l'embouchure d'un fleuve.
t 6. SOMME (so-m'), t. f. Synonyme de jonque. Sommes ou champans, LAPÉROUSE, Fot/.t. u,p. 338.
t. SOMMÉ, ÉE (so-mé, mée), port, passé de sommer (. X qui on a déclaré qu'il ait à faire telle ou telle chose. La place sommée de se rendre. Il se voyait pressé de tous côtés, sommé de sa parole, obligé de ^combattre contre les étrangers, ANQOET. Ligue, m, p. 270.
2. SOMMÉ, EE (so-mé, mée), part, passé de sommer 2. Dont on a formé la somme. Suites sommées.
f 3. SOMMÉ, ÉE (so-mé, mée), adj. Terme de vénerie. Tête de cerf sommée d'empaumure, de brochure, de fourchure, tête de cerf qui se termine en fourche, etc. || Terme de blason. Se dit pour surmonté. {| Terme de fauconnerie. Se dit des plumes du faucon, quand elles sont parvenues à toute leur longueur.
— Ety.m. Lat. summus, le plus élevé (voy. sommet).
SOMMEIL (so-mèll , H mouillées), s. m. || 1" Entier assoupissement des sens, ou, dans le langage physiologique, cessation momentanée de l'activité propre aux systèmes doués des propriétés de la vie a.nimale. Je dérobe au sommeil, image de la mort. Ce que je puis du temps qu'elle laisse à mon sort, rotr. Tencesl. iv, 4. Une nuit que chacun s'occupait au sommeil, Et mettait à profit l'absence du soleil, la font. Fabl. vni, 9. Personne n'a d'assurance, hors la foi, s'il veille ou s'il dort, vu que durant le sommeil on croit veiller aussi fermement que nous faisons.... de sorte que, la moitié de la vie se passant en sommeil.... qui sait si cette autre moitié de la vie où nous pensons veiller n'est pas un autre sommeil un peu différent du premier, dont nous nous éveillons quand nous pensons dormir? pasc. Pens. viii, t, édit. HAVET. ?S j'avais envie de faire un doux sommeil, je n'aurais qu'à prendre des cartes ; rien ne m'endort plus sûrement, sÉv. )( juin <876. Il y a en nous une partie languissante qui est toujours prête à s'endormir.... l'esprit veille et dispute contre le sommeil, boss. Panég. St BenoU, 3. Le coucher dessus la dure, la psalmodie de la nuit et le travail de la journée attirent le sommeil à ce corps si tendre, sommeil léger qui n'appesantit pas l'esprit, et qui n'interrompt presque point ses actions, doss. la Yallière. Il ne connaissait plus le sommeil, et la froide main de la mort pouvait seule lui clore les yeux, id. U Tellier. On sait que le lendemain, à l'heure marquée, il fallut réveiller d'un profond sommeil cet autre Alexandre, id. louis de Bourb. Le sommeil sur ses yeux commence à s'épancher, boil. Sat. vui. Elle plaint le malheur de la nature humaine. Oui veut qu'en un sommeil où tout s'ensevelit Tant d'heures sans jouer se consument au lit, m. Sat. x. Quoil tandis que Néron s'abandonne au sommeil, Faut-il que vous veniez attendre son réveil? rac. Brit. i, t. Les ombres par trois fois ont obscurci les cieux. Depuis que le sommeil n'est entré dans vos yeux, ID. Phèdre, i, 3. Le laboureur, qui a bien travaillé sans chagrin, et bien mangé sans excès, dort d'un sommeil plein et tranquille que les rêves ne troublent point, VOLT. Dict. phil. Somnambules, li. L'état de l'âme dans le sommeil est quelque chose de très-singulier et dont nous n'avons encore que de» notions très-imparfaites; il doit paraître intéressant à un psychologue d'approfondir cet état, BONNET, Ess. anal, âme , 23. N'est-ce pas qu'il est pur le sommeil de l'enfance? a. de musset, Rolla. Il Demi-sommeil, état où le sommeil n'est pas profond. Les âmes fort avancées dans l'oraison passive ou de quiétude, dit le P. Falconi, éprouvent une chose fort surprenante, qui est qu'elles n'ont la nuit qu'un demi-sommeil ; et Dieu opère plus, ce semble, en elles durant la nuit et dans le sommeil que pendant le jour, boss. Étals d^orais. i, 16. Il Par exagération. Un sommeil de mort, un très-profond sommeil. Sommeil 1 sommeil de mortl favorise ma ragel volt. Triumv. iv, 4. Il Dans le style poétique ou oratoire. Les pavots du sommeil. Le jeune Télémaquc, prévenant par ses soins la vigilance des plus vieux capitaines, s'arracha d'entre les bras du doux sommeil, fén. Tél. 20. Il Dans la mythologie, dieu qui était fils de la Nuit et frère de la Mort. Suave est le sommeil qui succède & l'effort; Mais ce fils do la nuit est frère de la mort, PONSARD, tucr^ce, it, «.Ija-Grande envie do dormir. Avoir sommeil. Tomber de sommeil. J'ai toujours cru et je le crois encore,
SOM
que le sommeil est une chose invincible, la font. Psyché, ii, p. )2). Pour moi, fermant ma porte et cédant au sommeil, boil. Sat. vi. || 8" Terme de médecine. Maladie du sommeil, état nerveux particulier dans lequel le patient a une propension invincible pour le sommeil, qui se prolonge par accès jusqu'à cinq ou six jours et même beaucoup au delà, sans altération de la santé. || 4° p'ig. En parlant de la mort. Il s'endormit du sommeil des justes. Sisara, ayant été tué de cette sorte, passa du sommeil naturel à celui de la mort, SACi, Bible, Juges, iv, 2). Dormez votre sommeil, riches de la terre, et demeurez dans votre poussière, BOSS. le Tellier. L'état de ceux qui meurent, ou plutôt qui dorment du sommeil de la mort, BouRDAL. (5* dt'm. après la Pentecôte, Dominic. t. m, p. 447. Les corps de plusieurs saints ensevelis dans le sommeil de la mort ressuscitèrent, id. Myst. Passion de J. C. t. i, p. 229. L'apôtre nous avertit de ne pas pleurer ceux qui dorment dans le sommeil de paix, fléch. Urne de Montaus. Hélas I il m'a parlé de calme, de repos, D'un long sommeil de paix qui finit tous nos maux, dlcis, Othello, v, 2. Il 6° Fig. État d'inactivité, d'inertis. L'enfance est un sommeil. Dans un lâche sommeil crois-tu qu'enseveli, Achille aura pour elle impunément pâli? RAC. Iph. IV, *. Et quels cœurs si plongés dans un lâche sommeil.... Ne s'empresseront pas à suivre notre exemple î id. Athal. iv, 3. Le triste hiver, saison de mort, est le temps du sommeil, ou plutôt de la torpeur de la nature, duff. la Fauvette. Le repos de l'Europe fut court ; les passions des princes ne connaissent qu'un léger sommeil, Mirabeau, Collect. t. iv, p. 32. ... L'âme, vierge encor dans le sommeil des sens. Des folles passions ignore les tourments, legouvé, les Souv. L'indolence peut mettre quelques intervalles de sommeil ou d'oubli dans la vie; mais elle n'use ni ne flétrit le cœur, stael, Corinne, iv, 3. Il 6* Fig. Interruption comparée à un moment de sommeil. C'est ce qui se fait [trouver de l'argent casuel] en mangeant ici une partie de ce que me doit mon fils, et en réservant tout mon revenu pour le payement de mes dettes; ce sommeil m'était d'autant plus nécessaire.... sÉv. 13 déc. 4084. Il Repos. Nous tâcherons de vous laisser respirer à Grignan jusqu'au mois d'octobre; c'est pour ne pas interrompre ce sommeil que je n'ai point voulu que vous vinssiez à Vichy, sÉv. <8juin<676. Il 7° Sommeil d'hiver, engourdissement particulier qui saisit certains animaux, lorsque la température s'abaisse; il dure des mois entiers. || Sommeil d'été, phénomène qui s'observe chez quelques animaux. Les amphibies, durant la saison sèche, se couchent et tombent dans un état analogue au sommeil de l'hiver, d'où ils sortent à l'apparition de la saison pluvieuse. ||8° Sommeil des plantes, position particulière que certains organes des plantes, les feuilles principalement, prennent chaque jour, à l'approche de la nuit, et qu'elles conservent tant que dure l'obscurité. L'influence de la lumière sur le sommeil des feuilles et des fieurs, de candolle, Instit. Uém. se. phyt. et math. Sav. étr. t. i, p. 330.
— HiST. XVI' s. Elle rougissoit de honte de s'estre laissé vaincre au sommeil, auyot, dans le Dict. de DOCHEZ.
— ÉTVM. Wallon, someie; provenç. îoneJ/i; du diminutif fictif somniculus, de somnus (voy.