‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 139 sur 754 · SOURCILLER (sour-si-llé. Il mouillées), ». n · texte numérisé non relu

SOURCILLER (sour-si-llé. Il mouillées), ». n

Venir à la surface de la terre en forme de source. Une parti» des eaux coule sur la surface de la terre, et le reste pénètre dans l'intérieur à travers les petites fentes des terres et des rochers; et cette eau sourcille en différents endroits, lorsqu'elle trouve des issues, buff. Uist. nat. 2* dise. t. I, p. 4 72. De sorte que les eaux sourcillent presque à la surface du sol, pour peu que les pluies aient été abondantes, gibaho, Instit. Mém. Àcad. se. t. m, p. 98.

— ÊTYM. Dérivé de source.

t SOURCILLEUSEMENT (sour-si-lleû-ze-man ,

Il mouillées), adj. D'une manière sourcilleuse. Le duc, à la harangue ayant les yeux baissés. Vous la fait accourcir par un grand, c'est assez; Et sourcilleusement, nous laissant seuls ensemble. Sans plus longue réplique, il tourne où bon lui semble, tu. corn. Charme de la voix, i, 7.

SOURCILLEUX, EUSE (sour-si-Ueû, lleù-z', II mouillées, et non sour-si-yeû), adj. \\ 1* Terme de zoologie. Qui porte des espèces de sourcils. || 2° Fig. et dans le langage élevé. Qui exprime par ses sourcils la hauteur, l'orgueil, la sévérité. Chercher les moyens de ruiner cette grandeur de la superbe et sourcilleuse maison d'Espagne , oui patin , Lctt. t. II, p. 208. Ainsi s'expliqueront nos censeurs sourcilleux, BOii.ÉpU. X. Dépouillez donc votre écorce. Philosophes sourcilleux, J. b. rouss. Odes, iv, 3. Il II se dit aussi des choses. Toutes les nations qui voyaient notre joie Se disaient d'un air sourcilleux : Il faut que le bonheur où leur Dieu les renvoie Soit bien grand et bien merveilleux, corn. Trad. du ps. (26. Pouvez-vous [Francs-Comtois] regretter ces démarches pompeuses [des Espagnols], Ces fastueux dehors, ces grandeurs sourcilleuses. Ces gouverneurs enfin envoyés de si loin. Tout-puissants en parade, impuissants au besoin? id. Kic(. du roi en 4 607. Craignons une vieillesse sourcilleuse, joubert. Pensées, titre x. Il Un front sourcilleux, un front où se peint l'orgueil, l'inquiétude ou la tristesse. Vers cet endroit du chœur où le chantre orgueilleux Montre, assis à la gauche, un front si sourcilleux, boil. iu(r. I. Il 8* Fig. et poétiquement. Haut, élevé (comme est le sourcil dans le corps humain). Leur insensible pente [des Alpes] Vous conduit par degrés à ces monts sourcilleux Qui pressent les enfers et qui fendent les cieux, volt. Épit. lx.\vi, 20. Tel que dans nos jardins un palmier sourcilleux, X nos ormes touffus mêlant sa této altière. Parait s'enorgueillir de sa tige étrangère, m. Ilenr. vin. Du haut d'une montagne couronnée par des rocs sourcilleux, ce glacier descend.... SAUSSURE, Voy. Alpes, t. vi, p. 283.

— HIST. XVI* s. Jà les monts sourcilleux commencent à jaunir Sous le char da ce dieu qu'ils

regardent venir, oahnier, Hippol. i, î3ï. Quel esprit Unt sourcilleux Se plaint que de ces autheun Les poèmes sont monteurs? dubell. m, 34, verso. Puis quelque délicat cerveau. D'une imprudence merveilleuse. Dit que pour un esprit nouveau La matière est trop sourcilleuse (grave, haute, sérieuse], m. III, 01, verso. On a grand tort de la peindre [la philosophie] d'un visage renfrogné, sourcilleux et terrible, mont, i, 4 75. Je demande i ces sourcilleux [gens austères), s'ils veulent estre plus sages que les apostres, d'aub. Conf. n, 2.

— ÊTYM. Lat. tuperciliosus, de tupercilium sourcil.

SOURD, SOURDE (sour, soupkI*; le d ne se lie pas:souretmuet; au xvi* siècle, Palsgrave, p. 44, dit qu'on prononce sour), adj. || I* Qui ne peut entendre par suite de quelque vice ou obstruction de l'organe de l'ouïe. Mes enfants, approchez. Approchez; je suis sourd, les ans en sont la cause, la pont. Fabl. vn, 4o. C'était une clameur à rendre les gens sourds, id. ib. vni, 4 2. Un trop grand bruit fatigue l'oreille, et va quelquefois jusqu'à rendre sourdes pour un temps, ou même pour toujours, les personnes qui y ont été exposées, brisson, Traité de phys. t. n, p. (77. La Condamine est aujourd'hui Reçu dans la troupe immortelle [l'Académie française]; Il est bien sourd, tant mieux pour lui. Mais non muet, tant pis pour elle, pih. Épigr. M. Le Sage était devenu si sourd dans sa vieillesse, qu'il fallait, pour s'en faire entendre, mettre la bouche sur son cornet, et crier de toute sa force, dider. Lett. sur les sourds et muets. Il Fig. Vous savez que le siècle où l'on vit est sourd, que la voix du compatriote est faible, BUFF. Rép. à la Condamine. || Familièrement. Sourd comme un pot, très-sourd. Dites donc comment vont vos yeux; je perds les miens, et je deviens sourd comme un pot, volt. Lett. d'Argental, 21 fév. )703. {| On dit dans le même sens : Sourd à n'entendre pas Dieu tonner. || 2° Qui, sans être sourd, n'entend pas pour une raison quelconque. De ces dieux qui sont sourds bien qu'ayant des oreilles, la font. Fabl. iv, 8. La frayeur les emporte [les chevaux], et, sourds à cette fois, Ils ne connaissent plus ni le frein ni la voix, rac. Phèdre, v, 6. || Étes-vous sourd? se dit à une personne qui,, sans être sourde, n'entend pas ou n'écoute pas. Étes-vous sourd, monsieur Biaise? elle vous dit quenon, hariï. l'^preuce, se. 48. || Faire la sourde oreille, faire le sourd, ne pas vouloir entendre à quelque proposition, écouter une prière, une remontrance. Le roussin d'Arcadie Craignit qu'en perdant un moment II ne perdît un coup de dent; Il fit longtemps la sourde oreille; EnÊ.> il répondit, la font. Fabl. viii, 44. U [Napoléon M (81 5] temporisait, ménageait même les traîtres, détournait volontairement la vue, faisait sourde oreille et attendait le canon, villemain, Souv. contemp. Les Cent-Jours, x. || 8* Fig. Inexorable, inflexible, insensible, ô colère, ô pitié, sourdes à mes désirs I corn. Vor. iv, 7. U [le ciel] devrait être sourd aux aveugles souhaits, la font. Fabl. vu, 4 7. Nous sommes sourds à tous les sages avertissements, aveugles aux voies du salut qui nous sont montrées.... boss. Ilist. n, 8. Pour lui [un mauvais poète] Phébus est sourd et Pégase est rétif, boil. Art p. i. Je fus sourde à la brigue et crus la renommée, rac. BriJ. iv, 2. Les dieux depuis longtemps me sont cruels et sourds, ro. Iphig. n, 2. Rebelle à tous nos soins, sourde à tous mes discours. Voulez-vous, sans pitié, laisser finir vos jours? id. Phèdre, l, 3. Les rochers de Thrace et de Thessalie ne sont pas plus sourds ni plus insensibles aux plaintes des amants désespérés que Tclémaque ne l'était à ces offres, fén. Tél. x.\i. La beauté bien souvent. Attentive i l'hommage, est sourde au sentiment, oobat. Feinte par amour, i, 6. ||4* Qui est peu sonore, peu retentissant. Ce violon est sourd. Une voix sourde. Mais sans examiner si, vers les antre» sourds. L'ours a peur du passant ou le passant de l'ours, boil. Sot. viil. Si la pierre [meulière] est sonore, elle est bonne, et fait espérer de grandes meules; si elle est sourde, c'est signe qu'elle se divisera dans l'extraction, cuvier et brononiart, Inslit. Mém. scienc. 1840, t*» sem. p. 2(4. Il Un appartement sourd, appartement où la voix, la musique, etc. manquent de sonorité, et aussi appartement d'où le bruit intérieur ne s'entend pas au dehors. Cette petite chambre est sourde, sÉv. 20 avr. 4080. || Consonnes sourdes, consonnes telles qu'on les fait entendre en par^

lant bas et arec la glotte ouverte ; ce sont h, l, P, h f) '• Il 5' Oui se fait peu entendre. De sourdes rumeurs Dn bruit sourd. Nous écoutâmes, le maréchal [de Bellefonds] et moi, cette tragédie [Esther], avec une attention qui fut remarquée, et certaines louanges sourdes et bien placées qui n'étaient peut-être pas sous les fontanges de toutes les dames, sÉv. 2) févr. 4 089. Je n'entendrai plus le bruit sourd des vagues de celte mer, fén. Tél. iv. Il y a des gens qui ne savent être émus que par des cris et des pleurs; les longs et sourds gémissements d'un cœur serré do détresse ne leur ont jamais arraché des soupirs, I. J. Rouss. Èm. iv. || Fig. Bruit sourd, nouvelle qui n'est ni publique, ni certaine. Cependant un bruit sourd veut que le roi respire, RAC. Phèdre, n, 6. Songez-y; vos refus pourraient me confirmer Un bruit sourd que déjà l'on commence à semer, id. Àthal. in, 4. || Lime sourde, voy. LIME 4, au propre el au fig. || Fig. La politique est une lime sourde qui use et qui parvient lentement à sa fin, montesq. Esp. xiv, 4 3. || 6° Fig. Qui jette peu d'éclat. Il Terme do peinture. Teintes sourdes ou tons sourds, couleurs mates, vagues et sans éclat. Ce tableau est sombre, il est terne, il est sourd, nmER. Salon de i7cb, (But), t. xni, p. 4 67, dans pougens. || Terme de joaillier. Pierre sourde, pierre qui a quelque chose d'obscur, de brouillé. || Lanterne sourde, voy. lanterne. Il 7° Fig. Vague, mal caractérisé. Je ne savais pas même lui cacher ce pressentiment sourd qui m'inquiétait et ne me rendait que plus maussade, i. j. ROUss. Conf. x. || Au physique. Douleur sourde, douleur qui ne se fait pas sentir d'une manière aiguë. || 8° Fig. Qui nese manifeste pas, qui est sans bruit, qui ne fait pas d'éclat. Il est des moyens sourds pour lever un obstacle, CORN. Perthar. m, 3. Nous découvrîmes qiieiqus temps après un obstacle plus sourd, mais aussi plus dangereux, retz, Mém. t. l, liv. l, p. 79, dans POUOENS. Il est certain que M. de Turenne est mal avec M. de Louvois; mais cela n'éclate point; et, tant qu'il sera bien avec M. Colbert, ce sera une affaire sourde, sÉv. 29 déc. 4 673. Il avait agi d'une manière sourde et insensible, montesq. Eip. VI, 4 3. Il y eut toujours une guerre sourde entre l'empire et le sacerdoce, volt. Mœurs, 4 20. Si tout ce que l'auteur a écrit eût été entassé comme pêle-mêle, qu'il n'y eût eu que dans l'esprit de l'auteur un ordre sourd, son livre eût été.... plus agréable.... mdeh. Réfl. sur l'Esp. La sagacité des hommes a donné au temps une voix qui les avertit de sa fuite sourde et légère; mais à quoi bon l'heure sonne-t-elle? m. Lett. à Ulle Voland, 4 8 oct. 4 7«o. Le brigandage des gouverneurs, qui commandaient dans les provinces, n'avait ni le fracas, ni la rapidité de ces dévastations ; il était sourd et lent, mais il était continu, condil. Ilist. anc. Lois, ch. 8. De ses sourdes douleurs j'ai vu la violence, Ducis, Abufar, IV, 4. Il Eu mauvaise part. Il y eut dans la maison de sourdes pratiques, patru, Plaidoyers, 4B. On veut que vos amis, par de sourdes intrigues. Se soient mêlés pour vous de cabales, de ligues, th. corn. Essex, i, ^. Quelque sourdes que fussent ces menées, Darius en fut averti, rollin, Bist. anc. Œuvr. t. vi, p. 388, dans pougens. Leur sourde ambition n'ignore point les brigues, volt. Ilenr. v. || 9° Ancien terme de mathématiques. Nombres sourds, nombres irrationnels. Racines sourdes, racines carrées ou cubiques des nombres qui ne sont ni des carrés ni des cubes. Quand nous n'avons pas pour une quantité une expression exacte, nous la nommons sourde, parce qu'alors elle échappe comme un bruit sourd qu'on distingue mal, conoill. Lang. cale, ii, 4 3. Il 10* Terme de marine. Lame sourde, lame qui se porte sur un point où l'on ne ressent pas le vent qui l'a soulevée. || 11' Terme de corroyeur. Couteau sourd, sorte de plane peu tranchante, qui sert à préparer les cuirs. || 12* Substantivement. Un sourd, une sourde. Je sais que je parle à des sourds : Mais ma raison est envolée, scarr. Yirg. VI. Un sourd de naissance est nécessairement muet, BUFF. Uist nat. hom. Œuvr. t. iv, p. 48». || Fig. Ces sourds spirituels i qui Jésus-Christ n'a pas encore ouvert l'oreille, boss. »• atert. 4 3. || Frapper comme un sourd, faire beaucoup de bruit en frappant, parce qu'un sourd ne se rond pas compte du bruit qu'il fait? Que diable! à si bonne heure Vous frappez comme un sourd, réomier, Sat. xi. Il Frapper comme un sourd, signifie aussi frapper ■quelqu'un sans ménagement ni pitié, parce qu'un

SOU

sourd, n'entendant pas les cris de sa victime, ne se rend pas compte du mal qu'il fait. Ses gens frappent comme des sourds, scarr. Virg. trav. iv. Il Fig. Nous entendîmes, après dîner, le sermon du P. Bourdaloue, qui frappe toujours comme un sourd, disant des vérités à bride abattue, parlant contre l'adultère à tort et à travers [en présence des adultères du roi Louis XIV], sÉv. 29 mars 4680. || Crier comme un sourd, crier très-haut (à cause que les sourds, qui ne s'entendent pas eux-mêmes, élèvent d'ordinaire beaucoup la voix). Il 13» Sourd-muet, sourde-muette, celui, celle qui est privée de la faculté d'expression orale par la surdité de naissance due à un vice du développement de l'oreille interne. M. Rodrigue Pcreire, Portugais, ayant cherché les moyens les plus faciles pour faire parler les sourds et muets de naissnnce, s'est exercé assez longtemps dans cet art singulier pour le porter à un grand point de perfection, buff. Ilist. nat. hom. Œuvr. t. iv, p. 494. Quand on n'a pas vécu avec les sourdsmuets, il est trop difficile de se faire une juste idée de leur triste existence, sicard, Instit. kém. litt. et beaux -arts, t. i, p. 40. Le sourd-muet qui saura écrire, pourra accepter lui-même ou par un fondé de pouvoir; s'il ne sait pas écrire, l'acceptation doit être faite par un curateur nommé à cet effet. Code civ. art. 930. || L'institution des Sourds-muets (avec une S majuscule). || 11 est aussi adjectif. Il est sourd-muet. || Proverbes. Il n'est pire sourd, il n'est point de pire sourd que celui qui no veut point entendre, se dit d'un homme qui entend très-bien ce qu'on lui dit, mais qui, ne voulant pas répondre, fait semblant de ne pas entendre. On dit bien vrai, qu'il n'y a pas de pires sourds que ceux qui ne veulent pas entendre, hol. Am. méd. i, 4. || Autant vaudrait parler à un sourd, se dit de celui qui ne veut rien faire de ce qu'on lui propose.

— SYN. SOURD ET muet, sourd-muet. La première expression désigne un individu muet en même temps qu'il est sourd, mais chez lequel le mutisme est indépendant de la surdité; la seconde indique qu'il est muet parce qu'il est sourd de naissance. Voilà pourquoi on doit dire : l'Institution des Sourds-muets, et non l'Institution des sourds et muets. Du temps de Bufîon, on ne faisait pas cette distinction.

— HIST. XII' s. Il parla hautement que l'oï li plus sours, Sax. xxvu. l|xiii* s. Or n'aies mie oreilles sordes, Et ge vous pruef [prouve] que ce sunt bordes, la Rose, 4 2483. Cil qui est si sours qu'il n'ot goûte, beauman. xv, 32. Savez que fet li damoisiaus; En terre rouge se toueille, Le mort fet et la sourde oreille, ruteb. 488. ||xiv' s. Les tenailles sourdes sont celles qui n'ont pas concavité, H. DE mondevii.le, f* 30. Il n'est si raavais sours que chuis ch'oîr ne voeilt, Beaud. de Seb. X, 364. Il XV* s. Elle [Jeanne d'Arc] est venue à Baudricourt, Capitaine de Vaucouleur, Et plusieurs fois lui fist le sourt, Cuidant lui ostcr son erreur, Mistere d'Orléans, p. 384. Es grans cours fault souvent faire le sourt, Qu'om ne voitrien et qu'om ne scet parler, e. descii. De la manière d'estre à la cour. Et jà, comme j'ay dit, là estoient sours ennemys de tous costez, coMM. v, 6. Il failloit avoir des lymes sourdes pour lymer cinq ou six barreauli du treillir de fer, Bibl. des chartes, 4* série, t. i, p. 207. Toutes fois à cause de cette jouste la feste en fut plus sourde, et y eut depuis peu de prouesses monstrées, Perceforest, t. m, f" 4 68. Il fault que tu faces en plusieurs choses la sourde oreille, Intern. consol. n, 44. || xvi* s. Il n'y a rocher si sauvage, Bois si dur, ne si sourd rivage. Qui n'ait pitié de ma langueur, despohtes. Amours d'Ilippolyte, xlix, chanson. Et courut incontinent un bruit sourd parmy le peuple, que ce signe céleste signifioit l'eclipse du roy, amïot, P. jEm. 28. Les hemorrhoîdes sont ou sourdes non fluantes, ou ouvertes et coulantes, o. de serres, 829. En aoust les gelines sont sourdes [cela signifie que la ménagère appelle en vain ses poules quand elles trouvent à manger partout, et fig. que les gens sont sourds aux conseils jusqu'à ce qu'ils soient sans ressources], leroui de lincy. Prov. t. ii, p. 84.

— ÉTVM. Berry, sord, sorde; prov. sord, sort; esp. et ital. sordo; portug. surdo; du lat. surdus.

2. SOrui) (sour), ». m. Nom donné à la salamandre d.ms quelques provinces.

— ÊTYM. Origine inconnue.

SOURDAIID, AUDE (sour-dô, dô-d'), s. m. et f. Terme familier. Celui, celle qui n'entend qu'avec peine. C'était [Orry] une manière de sourdaud de

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beaucoup d'esprit, de la lie du peuple, et-sim. 4 14, 212. On dit que ce sourdaud [la Condaminej veut être de l'Académie française; c'est apparemment pour ne pas nous entendre, volt. Lett. Urne du Deffant, o août 4 700.

— lllST. IV s. [Breuvage] Quand j'ay plus que jamais besoing de ton secours, Ung sourdault médecin me delfent ton uzaige, bassel. Vau de Vire, 4 Ceste beste [l'empereur Claude] s'esveilla en sun sault [au sujet de Messaline]; on a souvent pire marché de ces sourdauds endormis, mont, ui , 354.

— ÊTYM. Dérivé de sourd 4 ; génev. sourdtoud t SOL'nDE (sour-d'), s. f. Petite bécassine. SOURDEMENT (sour-de-man), odti. ||1» D'une

manière sourde, peu retentissante. Klle [la mer] grondait sourdement, et ses flots n'étaient presque plus que comme les sillons qu'on trouve dans un champ labouré, fén. Tél. vi. Quelque temps après, les malades croient entendre la voix d'Escuîape, soit qu'elle leur parvienne par quelque artifice ingénieux, soit que le ministre, revenu sur ses pas, prononce sourdement quelques paroles autour de leur lit, barthél. Anach. ch. b3. Tantôt court sur la plage un long mugissement, Et les noires forêts murmurent sourdement, delille, Géorg. l. Il 2° Fig. D'une manière secrète et cachée. La femme de l'ami [la reine] a fort pleuré; on a dit sourdement qu'elle irait au voyage, si son mari y allait, SÉV. 4 0 juill. 4 070. Ainsi tout ce qu'on fait contre M. de Cambrai est un attentat; tout ce qu'il fait sourdement est bon, boss. Passages éclairas, avert. Cette fatalité [les lois contre les protestants], destructive de la population, de la paix et du bien de l'Etat, réputée autrefois nécessaire, désole sourdement la France depuis près de cent années, volt. Pol. et lég. Procès Mlle Camp. Il[Maupertuis] a fait son métier de perfide, en intéressant sourdement l'amour-propre du roi [Frédéric II] contre moi, id. Lett. d'Argental, 26 févr. 4753. Votre discours est si beau, que le cardinal de Fleuri vous aurait persécuté, mais sourdement et poliment, à son ordinaire, id. Lett. Laharpe, 4 sept. 4 774. Les financiers les plus riches jouissaient sourdement de leur opulence, duclos, Œuvr. t. X, p. 7. Celte nouvelle circula sourdement, genlis, Mme de Maintenon, t. i, p. 4 95, dans j P0UOENS. Il 3* Fig. D'une manière peu éclatante, 1 peu marquée. Il [un oiseau] a tout le "dessus du ', corps olivâtre foncé, varié sourdement par des

■ ondes d'un brun plus sombre, buff. Ois. t. in,

— HiST. ïvi* s. [Je désire mourir] quietement et sourdement, mont, i , 68. Quand St-Ofange fut averti que le duc son gênerai traitoit sourdement

' avec le roi,... d'aub. LIist. in, 450.

I — ÉTYM. Sourde, et le suffixe ment.

' t SOURDIÈRE (sour-diè-r'), s. f. Terme de me-

! nuiserie. Espèce de volet couvert de toile.

■ SOURDINE (sour-di-n'), s. f. || 1* Épinelte d'une espèce particulière, dont les cordes étaient tou-

l chées par de petites pièces de bois recouvertes de '. drap ; ce qui produisait un son sourd el mysté-

■ rieux. Il y en avait [des épinettcs] d'une espèce particulière, dont le son était fort doux, et qu'on appelait à cause de cela sourdines, fétis, la Musique, n, 10. Il 2' Ce qu'on met à un instrument de musique pour en modifier ou en étouffer le son : un petit morceau de bois qui se place sur le chevalet pour les instruments à cordes; des pavillons à ouverture et des cônes percés en carton, pour les instruments à vent. Quand une partie d'instrument doit être jouée avec sourdines, on a soin de l'indiquer par ces mots : con sordini. || Fig. Mettre une sourdine à sa voix, à son ton, à ses prétentions, rendre sa voix moins bruyante, son ton moins haut, ses prétentions moins éclatantes. Il 8* Dans une montre à répétition, ressort qui empêche le marteau de frapper sur le timbre. || 4° Sonner la sourdine, se disait, à la guerre, d'un son de la trompette quand il fallait marcher à petit bruit. Il De là, sourdine s'est dit pour marche en silence. Comme on no gagnait rien à cette sourdine imparfaite, la Breteche permit tout le bruit de guerre, st-sim. 29, 86. || 6* À la sourdine, loc. adv. Sans le bruit qui accompag;ne ordinairement la marche d'une troupe militaire. Ils en sont décampés à la sourdine, sans trompette, comme ils font assez souvent, pellisson, Lett. hist. t m, p. 93. Il Fig. Secrètement. Mais j'ai plus à vous dire : il s'est à la sourdine Marié depuis peu, haO- TEROCHE, le Deuil, 4 4. C'étaient des concerts entiers de voix et d'instruments qu'il faisait venir de Paris i la sourdine, et qui se déclaraioat inopi-

sou

nément, HAULT. Gramm. 7. Etjs prévis bien des ce temps O'ie votre muse libcrline Serait pliilosophe à trente ans ; Aicibiade en sun printemps Était Socrate à la sourdine, volt. Ép. i\\,Au marquis de VilleUe. Le Sdng de nos martyrs fait des prosélytes; le troupeau des sages grossit à la sourdine, ID. Lett.d'Àlemb. 3 juill. 1773. Elle [Mme do Geoftrin] estimait le baron d'Holbacb, elle aimait Diderot, mais à la sourdine, et sans se commettre pour eux, marmontel, Méin. vu. || 6 ' Voltaire en a t'ait un adjectif féminin. J'ai fait ce que j'ai pu pour les mânes de ce M. de la Creuse, qui s'est tué comme Brutus, pour avoir perdu une commission de tabac; mais je ne sais si mes représentations sourdines en faveur do cette âme romaine ou anglaise réussiront, volt. Lett. Thiriot, 4 févr. (737.

— lilST. XVI* s. Dès la nuict, partansavec la sourdine, ils s'en vont à grandes traittes et on desordre vers Nantes, d'aub. Uist. n, 438. ...Et puis èi jour couchant en trois coups do sourdine aians chassé par rudesse hommes et femmes du village, sortent, et par petits chemins esquivent une lieue.... id. ih. II, 448. Le Lau, aiant fait sonner la sourdine, perça do sa cavalerie avant jour, id. ib. ii, <38.

— ETVM. 5ourd.

SOIRD-MUET, s. m. Voy. sourd.

t SOCRDON (sour-don), t. m. Espèce de bucarde.

— iilST. ivi' s. Sur la grande nécessité des Rocholois [pressés par la famine], le havre fut rempli d'une monstrueuse quantité de sourdons et pétoncles, d'aub. Uist. ii, B3.

SOUUDUE (sour-dr'), il sourd, ils sourdent; il sourdait; ilsourdit; il sourdra; il sourdrait; qu'il sourde; qu'il sourdît; sourdant; point de participe passé, V. n. lit' En parlant des eaux, sortir de terre. L'eau sourd. Que dirai-je des bains que produit le sein de la terre pour une infinité de maladies, et dos eaux chaudes qui sourdent aux rives de la mer? MALH. Traité des bienf. de Senêque, IV, 5. Là sourdait une eau qui avait la propriété de rajeunir : c'est ce qu'on appelle encore aujourd'nui la fontaine de Jouvence, la font. Psyché, a, p. 170. On trouve des eaux douces le long de la mer, en remontant vers Gaza; il suffit de creuser avec la main dans le sablo pour faire sourdre au bord même do la vague une eau fraîche, chateaub. Itinér. 3' part. || 2° Se dresser, ^'agiter. Nous entendrons.... Ces millions de morts, moisson du Fils de l'homme, Sourdre confusément dans leurs sépulcres, comme Le grain dans le sillon, v. iitjco, F. d'axtt. a. Il Fig. Entre le Clerc et son ami Coras, Deux grands auteurs rimant de compagnie. N'a pas longtemps sourdirent grands débats Sur le propos de leurlphigénie, rac. Épigr. i. || 8* Fig. Sortir, résulter. C'est une affaire dont on a vu sourdre mille inconvénients. De cette grâce [faite à Fleury de monter dans le carrosse du roi] sourdit une dispute de préférence et de préséance, ST-siu. 460, (22. Il 4* Terme de marine. Se disait d'un nuage s'élevant à l'horizon. || Sourdre au vent, se disait d'un navire marchant au plus près du vent.

— nEM. Buffon a dit sourdissent au présent de l'indicatif; c'est un barbarisme : Les sources chaudes qui découlent des montagnes, ou sourdissent à l'intérieur des cavités de la terre, Théor. terr. part. hyp. Œuvr. t. u, p. 364.

— illST. XI' s. Quant de paiens 11 surdent les anlgardes, Ch. de Roi. ccxi. || xii' s. Quant il esguardeit si le hanap tut entur Et vit le vin si truble qu'il en out grant hisdur, Dous iraignes [araignées] vit surdre del funz d'une tenur, Th. le mart. 105. 11 nel dist pur nul mal, mais en conseil de fei ; Surdre i vit grant péril e mult mortal desrei, ib. 4(. Aval le capitral, tut entur sursirent dous ordres de maie granates, Rois, p. 253. Ilxiii" s. Et i sordoient li bain tuit chaud 11 plus bel de tout le monde, villeh. clxvi. Bien est droiz qu'il en sorde guerre; Si n'en doit nus avoir pitié, Ren. I8S64. Par là, soit esté, soit ivers, S'encorent dui llucves divers, Sordans de diverses fontaines Qui moult sunt de diverses vaines, la Rose, 6005. Il IV S. Ccsto nuyt sourdit une grande tourmente, COMM. m, 5. Dieu luy sourdit ung ennemy qui n'avoit nulle force, id. v, i». Il se leva sur pied et battit tant madame qu'elle ne pouvoit sourdre [se lever], lolis xi, A'our.xixix. ||xvi« s. Perceant la terre, il en voit sourdre Tages, demi-dieu MONT. I, 46. De ce vice sourdent plusieurs grandes incommoditez, id. i, 234. Nous ne sentons point le cours des heures en oyant deviser un sage, disert et éloquent vieillard, en la bouche duquel sourt

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un (lux do langage plus doux que miel, amtot, Préf. iiy, 42. Il ne l'entremesla point des troubles qui depuis sourdirent entre les Grecs, id. Tiinol. 47. Toutes et quantes fois, dit-il, que je frapperay du pied seulement la terre d'Italie, je feray sourdre de toutes parts gens de guerre à pied et i cheval, id. Pomp. 82.

— ÊTV.M. Wallon, sud; provenç. sorger, sorxir ; ospagn. surgir; portug. sordir, surdir; ital. torgere; du lat. surgere, de sursum, en haut, et regere, diriger (voy. régir); c'est la contraction de surrigcre. Sourdre est la forme française du latin surgere; surgir a été refait sur le modèle des autres langues romanes.

t SOURIANT, ANTE (sou-ri-an, an-t'), adj. Qui sourit. Elle était toute souriante.

SOURICEAU (sou-ri-s6), s. m. Petit d'une souris. Un souriceau tout jeune et qui n'avait rien vu,

LA FONT. Fabl. VI, 5.

— HIST. XVI* s. Souriceau, cotorave.

— Êrv.M. Dimin. de souris 2. L'ancienne langue avait aussi souricette, petite souris.

SOURICIÈRE (sou-ri-siè-r'), s. f. \\ 1° Piège pour prendre les souris. Tendre une souricière. Les planches qu'on suspend sur un léger appui, La mort aux rats, les souricières. N'étaient que jeux au prix de lui [Rodilard], la font. Fabl. m, ts. Il Fig. et familièrement. Se mettre, se jeter dans la souricière, se jeter inconsidérément dans un grand embarras. || l' Piège que la police dresse aux malfaiteurs, quand, s'emparanl d'une de leurs retraites sans qu'ils le sachent, elle les saisit un à un à mesure qu'ils rentrent. || Se dit, à Paris, d'endroits publics mal famés, qui restent ouverts pendant la nuit, et que la police tolère, afin de pouvoir surveiller et saisir au besoin des hommes dangereux. Il 3° Corps de bâtiment installé au rez-de-chaussée dans la cour do la Sainte-Chapelle à Paris, où restent détenus pendant la journée les individus amenés le matin de la prison cellulaire de Mazas, afin de comparaître soit devant les magistrats instructeurs, soit devant le tribunal. || 4° Petit appareil avec lequel on mettait autrefois le feu aux mines.

— HIST. XVI* s. Soriciere, cotgrave.

— ETVM. Souris 2.

t SOURIQUOIS, OISE (sou-ri-koî, koî-z'), adj. Qui appartient aux souris et aux rats. Mais la perte la plus grande Tomba presque en tous endroits Sur le peuple souriquois, la font. Fabl. iv, 6.

— ETVM. Mot forgé par la Fontaine et qui dérive de souris 2.

I . SOURIRE (sou-ri-r'), «. n. Se conjugue comme rire. || 1° Rire sans éclat, par un léger mouvement de la bouche et des yeux. Ils se sont souri réciproquement. Elle s'est souri en se mirant dans la glace. Sa bouche, qui est la plus petite et la plus vermeille et la mieux façonnée du monde, ne sait que rire, elle ne sourit pas, fonten. Lett. galantes, 30. Je pris un milieu que je m'imaginai en être un, et ce fut de me contenter de sourire sans rien répondre, mariv. Pays. port). 3* part. M. Pigal m'a fait [dans sa statue] parlant et pensant.... il m'a fait même sourire; c'est apparemment de toutes les sottises que l'on fait tous les jours dans votre grande ville, et surtout des miennes, volt. Lett. d'Alembert, 2) juin 4""0. On ne rit plus, on sourit aujourd'hui, Et nos plaisirs sont voisins de l'ennui, bernis, Êpît. i, goût. Souriant toujours et ne riant jamais, il disait du ton le plus élégant les choses les plus grossières, et les faisait passer, i. >. rouss. Conf. m. Ce malade a je ne sais quoi d'égaré dans les yeux, il sourit d'une manière effrayante, dider. Salori de (707, fflut!. t. xiv, p. 298, dans pouGENS. Coulez, bons vins ; femmes, daignez sourire ; Et l'univers est consolé, bérang. la Nature. || i' Sourire à quelqu'un, lui témoigner par un souris de la bienveillance, do l'affection. Je reçus et je vois le jour que je respire. Sans que père ni mère ait daigné me sourire, rac. Iph. n, (. Oui, souris, orphelin, aux larmes de ta mère, v. uugo, Odes, i, 8. Il Sourire à quelque chose, en être content. La galanterie fut telle, que la pudeur pouvait lui sourire; et ni la décence ni la liberté ne se gênèrent mutuellement, marmontel, Cont. mor. Bon mari. Et tout ce peuple ingrat pour qui je périrai. Viendra, la joie au front, sourire à mes tortures, de- LAV. Vêpres sicil. il, o. 1| 3* Exprimer, par un sourire, qu'on a pénétré la pensée, l'intention d'une personne. Vous souriez, vous m'avez compris. Il Manifester par un sourire son incrédulité. Vous souriez, vous ne croyez pas un mot de ce qu'on

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vous rapporte. || 4* Montrer un visage souriant. Souris même i l'envie amère et discordante, v. HL'oo, Odes, III, 4. Il 5° Fig. Avoir un aspect favorable. Il était presque jour, et le ciel souriant.... RÉGNIER, ÊpU. I. Le seul printemps sourit au monde en son aurore, delille, Géorg. a. Flore a souri, ma voix va chanter les jardins, id. Jard. 1. 1| La fortune lui sourit, elle le favorise. || 6* Plaire, convenir. Cette affaire lui sourit beaucoup. Ce lieu me sourit, je suis tenté d'y bâtir. Il 11 se conjugue avec l'auxiliaire ocoir.

— HIST. XII* s. Dune ad li reis surris, ne sai s'i out faintié, Th. le mart. ((8. jj xiii* s. Tous li plus courouciés de la joie en sourist, Derte, xci. Li prostrés do mal cuer sorrist. Lai d'ignauris. En sorriant as bacons [jambons] dist : Moult par est fox qui là vous mist, Ren. 265. ||iv*g. Quand le comte [de Flandres] passa parmi eux, ils (les blancs chaperons] sourirent et moult follement le regarderont, proiss. n, n, «o. || xvr s. Adonc Scipion, en se soubsriant tout doulcement, luy demanda.,.. AMYOT, Flamin. 43.

— ÊTYM. Provenç. sobsrire, somrire, torire, sorn're ; espagn. sonreir; portug. jorrir; ital. sorridere; du lat. subridere, de sub, sous, et ridere, rire.

2. SOURIRE (sou-ri-r'), s. m. Action de sourire. Un sourire moqueur. Un sourire amer. Il [Jupiter] la regarda avec complaisance, il lui fit un doux sourire, fén. Tél. IX. Ce sourire de l'âme, préférable au rire de la bouche, volt. Écoss. préf. Jeannot monta en chaise en tendant la main à Colin avec un sourire de protection assez noble, id. Jeannot et Colin. Une taille légère, élégante, un sourire si fin, GENLIS, Thédt. d'éduc. Fausses délicat, i, I . Tantôt d'un insensé, dans mes accès fougueux. J'imitais l'œil hagard et le sourire affreux, delav. Vêpres sicil. i, (. || Le sourire, témoignage d'un certain dédain. La superstition, qui consacre toutes choses, qui en déguise l'originalité et la destination et les expose d'âge en âge à la crédulité des peuples et au sourire des sages, Uist. des Vestales, dans desfontaines.

— HIST. XVI* s.... Devis entre-rompus d'un gracieux sourire, Souris qui me retient le coeur emprisonné, RONS. (80.

— ETVM. Sourire (.

(. SOURIS (sou-ri; Vs se lie : un sou-ri-z'agréable; cependant au xvu* siècle, Chifflet, Gramm. p. 2(6, note que Vs no se lie pas), s. m. Même sens que sourire. Quand d'un souris amer me coupant la parole.... corn. Sophon. v, 8. Une bouche, des yeux, un souris fin et tendre, iiAtiTEROCHE, Bourg, de quai, m, 6. L'Amour, essuyant ses larmes, fit un souris malin et moqueur, fén. Tél. m. A-t-elle quelque bon mot à débiter, elle l'assaisonne d'un souris malin et plein de charmes, qui lui donne un nouveau prix, lesage. Cil Bl. m, 6. Le souris est une marque de bienveillance , d'applaudissement et de satisfaction intérieure ; c'est aussi une façon d'exprimer le mépris et la moquerie; mais, dans ce souris malin, on serre davantage les lèvres l'une contre l'autre, par un mouvement de la lèvre inférieure, bufp. Uist. nat. hom. Œuvr. t. rv, p. 298. Je ne sais si vous connaissez un certain souris passager, compagnon du désespoir; je le voyais de temps en temps sur ses lèvres, dider. Lett. à Mlle Voland, (•' déc. (765.

— iilST. xvi* s. Se deffendre des oppositions d'aultruy par un mouvement de teste, un soubris ou un silence, mont, rv, 54.

— ÉTVM. Sourire 4.

2. SOURIS (sou-ri; 1'» ne se lie pas, ce que, au xvn* siècle, note Chifllet, Gramm. p. 2lo), t. f. Il 1» Quadrupède de la famille des rongeurs, apparu tenant au genre rat, qui se retire dans les trous des maisons. Une jeune souris de peu d'expérience Crut fléchir un vieux chat, implorant sa clémence, LA FONT. Fabl. xii, 5. Dois-je représenter en mes vers une belle Qui, douce en apparence et toutefois cruelle, Va se jouant dos cœurs que ses charmes ont pris. Comme le chat de la souris? m. ib. xn, 5. Je voudrais bien me plaindre au P. Malebrânche des souris qui mangent tout ici : cela est-il dans l'ordre ? quoi I de bon sucre, du fruit, des compotes I sÉv. 4 août (680. Souris de trop bon goût, souris trop téméraire. Un trébuchet subtil de toi m'a fait raison ; Tu me rongeais, coquine I un tome de Voltaire, Tandis que j'avais là les feuilles de Fréron, bachalm. Mém. secr. 30 mars (762. Il Fig. Cette souris de douleur qui lui court [au chevalier de Grignan] à une main, puis à l'autre, es* aujourd'hui sur le genou, sÉv. 3 nov. (688

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Il Trou de souris, petit trou dans lequel sa logent' les souris. || Fig. Le malheur se fourre dans les trous de souris, comme il marche la tète levée dans les grands empires, VOLT. te", à Coth. Il, <2nov. <77). Il Par exagération. On le ferait cacher dans un trou de souris, dans le trou d'une souris,^ se dit d'un homme qui a grand'peur, ou qui éprouve beaucoup d'embarras et de confusion. || Il est éveillé comme une potée de souris, voy. potée. Il On entendrait trotter une souris, il se fait un grand silence. || On n'entend pas une souris trotter, il ne se fait pas le moindre bruit. || La montagne a enfanté une souris, se dit d'une chose qu'on attend comme grande, extraordinaire, et qui vient à rien. Vous savez déjà comme cette montagne d'Allemagne est accouchée d'une souris, sans mal ni douleur, sÉv. 306. Que produit un auteur après tous ces grands cris? La montagne en travail enfante une souris, boil. Art p. m- \\ 11 le guette comme le chat fait la souris, il l'épie, l'observe soigneusement. || Couleur gris de souris, se dit d'un gris argenté. || Cheval souris, cheval de cette couleur. || 2' Terme de fortification. Les pas de souris sont des escaliers étroits et très-raides, donnant accès au fond du fossé. || Nom d'une disposition employée pour mettre le feu aux fourneaux de mine. || 3° Muscle charnu qui tient à l'os du manche d'un gigot, près de la jointure. || 11 se dit aussi de l'espace qui est dans la main, entre le pouce et l'index. || 4" En maréchalerie, cartilage des naseaux du cheval. ||5° Au xvu' siècle, ornement qui se mettait dans la coiffure. Votre bellesoeur a une souris qui fait fort bien dans ses cheveux noirs, sÉv. 24 déc. (689. La souris est un petit noeud de nomparciUe, qui se place dans le bois [paquet de cheveux hérissés], REGNAnn, Attendexmoi sous l'orme, o. ||6° Souris des bois, petite espèce de sarigue. Il Souris d'eau, espèce de musaraigne. || Souris de montagne, le lemming et la gerboise. || Souris de terre, petit mulot, j] 7° Souris de mer, nom donné en quelques endroits au cycloptère souris, poisson malacoplérygien. || Proverbes. Souris qui n'a qu'un trou est bientôt prise, un homme qui n'a qu'une ressource, est bientôt perdu, ruiné. || Quand les chats n'y sont pas, les souris s'ébattent, ou, absent le chat, les souris dansent, en l'absence du maître, du surveillant, on prend toute licence. || Ce qui ne fut jamais ni ne sera, c'est le nid d'une souris dans l'oreille d'un chat. — HIST. xn' s. Il les saisist toz quatre par les bras. Si les demaine comme suriz fet chaz. Bat. d'Alesch. v. 3986. Sursirent [surrexerunt] e as viles e as chans une manière de suris à la destruction del païs. Rois, p. («. ||xiii' s. Soris qui n'a c'un trau [trou] poi dure, Lai d'Ignaurês. || xiv* s. Là où n'a point de chat, la souris se tient fiere, Guescl. 17774. Nous les arons comme souris Atrappés en la ratouere, liv. du bon Jehan, "23. Quant ne set «'un seul trou, perdue est li soris, Beaud. de Seb. m, 231. Le coup chcy d'aventure sur la souriz [mollet] de la jambe dudit Regnault, du cange, torilegus. \\ iv« s. Icelluy Guillaume se print à dire qu'il brusleroit les souris des supplians, qui vaulst autant dire en langaige du pays qu'il brusleroit leurs maisons, eulx et leurs ménages, du cange, ib. Nouvelles ont couru en France Par maints lieux, que j'estoye mort.... Si fais à toutes gens savoir Qu'encore est vive la souris, CH. d'orl. Bail. (24. Il XVI* s. Le seigneur de Sedan estoit la souris d'un pertuis [qui n'a qu'un trou], d'aub. Hist. ni, 296. J'en ay veu fuir la senteur des pommes, plus que les arquebuzades ; d'aultres s'eflrayer pour une souris.... MONT. I, 184. Blanches souris, chiens à rien faire, leroux de uncï, Proii. t. i, p. 262. Nulle souris sans pertuis, id. ib. p. 203. Où y a pain y a souris, id. ib. Souris du palais [les avocats], oudin, Dict.

— ÊTYM. Berry, un souris, utie souritte ; wallon, sort, masculin ; génev. te mettre en peau de souris pour quelqu'un, se dévouer à lui corps et biens ; provenç. soritz, sorritx; ital. sorice; du lat. sorieem; grec, ûpa?, qu'on rattache à swar, sonner (comparez «rupiÇM, siffler), à cause du cri de la souris quand on la blesse.

t SODRIS-CUAUVE (sou-ri-chô-v"), ». f. \\ !• S'est dit pour chauve-souris. Je connais maint detteur qui n'est ni souris-chauve, Ni buisson, ni canard, ni dans tel cas tombé. Mais simple grand seigneur qui chaque jour se sauve Par un escalier dérobé, LA FONT. Fabl. III, 7. Il a- Terme de marine. Ferrure du gouvernail, placée au-dessus du nireau do l'eau On dit plus ordinairement chauve-souris.

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SOURNOIS, OISE (sour-noî, nol-z"), adj. Qui est caché et dissimulé. On voit briller la cité genevoise. Noble cité, riche. Gère et sournoise, volt. Guerre Gen.i. 11 avait un air sombre, une mine sournoise, LA CHAUSSÉE, Retour imprévu, n, 4 3. Les archers sournois qui t'attendent [toi cerf] Tendent Leurs arcs dans l'épaisseur du bois, v. hugo. Bail. (i. Il Substantivement. Personne sournoise. La sournoise! elle voit plus bas que son menton, haute- ROCHE, Bourg, de quai, il, 2. Vous faites la sournoise; mais je vous connais il y a longtemps, et vous êtes une dessalée, mol. G. Dandin, i, 6. Je me dis fort vite ce que la raison dit fort tard à CCS sournois qui n'osent éclater, maintenon, Lett. à Urne d'Aubigné, 30 juin 1680.

— HIST. XVI* s. Un sournois, oudin, Dict.

— ÉTYM. Berry, sournais, sornais; ital. sornione, susornione. Diez émet diverses conjectures : d'abord il le rapproche de l'anc. franc, sorne, crépuscule, provenç. sorn, sombre, et demande si le kimri swrn-ach, gronder, comique sorren, être de mauvaise humeur, n'aurait point passé de son sens abstrait à celui d'obscur; puis, trouvant le portug. soturno, le piémontais saturno, le sarde saturnu, le génev. saturne, qui signifient sournois et dans lesquels il voit le lat. tacilurnus, il pense que le sorn provençal et le sournois français pourraient avoir cette origine. Ménage, auquel Scheler se joint, songe à surdus : sourdinois, contracté en sournois, formé comme tapinois de tapin, et signifiant qui va à la sourdine. Ce qui reste, c'est que sournois tient à sorne, sorn, poitevin sorgner, se retirer dans un coin, mots d'origine inconnue.

t SOURNOISEMENT ( sour-noi-ze-man ) , adv. D'une manière sournoise. Le cabinet de Vienne se déterminait sournoisement à la guerre, chateaubr. dans le Dict. de dochez.

SOUS (sou ; \'s se lie : sou-z un abri), fnép. Il 1* Il marque la situation d'une chose à l'égard d'une autre qui est par-dessus. Sous le toit. Passer sous les fenêtres de quelqu'un. Mettre un oreiller sous sa tête. Sous le ciel. Vaubrun a eu quatre chevaux de blessés sous lui, pellisson, Lelt. hist. t. Il, p. 186. Us brûlaient de l'encens sur les collines, aussi bien que sous les chênes, sous les peupliers et sous les térébinthes, saci, Bible, Osée, IV, 4 3. Le fleuve Bétis coule dans un pays fertile, et sous un ciel doux qui est toujours serein, fén. Tél. vm. Les sarigues.... porlcnl leurs petits dans une poche sous le ventre, bufp. Quadrup. t. XI, p. 25. L'Araxe au loin mugit sous un pont qui l'outrage, delille. En. vra. || Tenir quelqu'un sous le bras, avoir le bras passé au bras de quelqu'un. Candide aperçut un jeune théatin dans la place Saint-Marc, qui tenait sous le bras une jeune fille, volt. Candide, 24. || Regarder quelqu'un sous le nez, le regarder de près avec mépris. Il Sous la cheminée, voy. cheminée. ||Par menace. Je le ferai mourir sous le bâton, je l'assommerai de coups de bâton. || On dit de même : faire périr sous, pour indiquer le genre de supplice. Pour avoir fait périr tous les habitants de quelques autres villages sous des scies, sous des herses de fer, sous des cognées de fer, volt. Dict. phil. Philosophe. Il Terme de manège. Ce cheval est sous lui, ce cheval a les quatre extrémités rapprochées sous le ventre. || 2* Terme de marine. Être sous voiles, avoir toutes les voiles déployées. || Sous le vent, se dit du côté opposé à celui d'où le vent souffle. Il Cette île nous restait sous le vent, nous étions dans une position telle, que le vent nous atteignait avant d'atteindre cette île. || Les manœuvres qui sont sous le vent, les manœuvres du bord opposé à celui qui reçoit le vent. || Être sous l'écoute d'un bâtiment, en être sous le vent et très-près. || On est sous la côte, lorsqu'on en est très-près. || 3° Il sert à marquer la situation de deux choses, dont l'une est plus élevée que l'autre. Du roi sous les remparts il trouvera l'escorte, volt. Adél. du Guescl. IV, I. Il Camper, se retirer sous une ville, sous le canon d'une ville, camper, se retirer auprès d'une ville dont on est le maître et qui peut servir d'appui contre ceux qui viendraient attaquer le camp. Le Quesnoy, sous lequel on croit que nous camperons demain, pellisson, Lett. hist. t. ii, p. 248. Artabaze était d'avis qu'on ne hasardât point de bataille, mais qu'on se retirât sous les murs de Thèbes, où l'on aurait soin d'amasser des vivres et des fourrages, holun, Bist. anc. Œuv. t. ni, p. 260, dans pougens. On forma à la hâte, sous le canon de la place, des retranchements de troncs d'arbres couchés les uns sur les autres, ravnal, Hist. phil. XTi, 21. Il Être sous le feu d'un bastion.

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d'un bataillon, être exposé au feu d'un oataillon, d'un bastion. || Sous le fusil, i petite portée du fusil du chasseur. Les jeunes ont une petite voix courte et plaintive.... ce son est aisé i imiter; et la mère, trompée par l'appeau, arrive jusque sous le fusil du chasseur, buff. (Quadrup. t. ii, p. «o. Il Ce cheval est sous la main du cocher, ou, simplement, sous la main, se dit d'un cheval de carrosse qui esta la droite du timon. || Il se dit, dans le même sens, de la situation de deux lieux. La Ferté-sous-Jouarre. Le signor Annibal me mena dans une maison qui est sous Volterre, qui s'appelle Vhospitalità, et qui est bâtie sur le champ où Catilina fut tué, retz, Mém. t. rv, liv. v, p. 6, dans pougens. || Cela s'est passé sous mes yeux, j'en ai été témoin oculaire. || Mettre une chose sous les yeux de quelqu'un, la lui présenter pour qu'il l'examine, en décide. || Il a fait élever cet enfant sous ses yeux, il l'a fait élever dans sa maison, près de lui. || Avoir quelque chose sous la main, l'avoir à sa portée. ||4° Il se dit de ce qui couvre, enveloppe. Reconnaître une femme sous le masque. Quoique nous y soyons seules [dans un logis], il nous y fait vivre sous le voile, montesq. Lett.pers. ihB. Il Un cheval sous poil noir, sous poil gris, un clieval de poil noir, de poil gris. || Fig. Sous cape, voy. cape. Il Être sous les armes, se dit des soldats rangés en haie ou en bataille avec leurs armes. X son arrivée, le régiment se mit sous les armes (voy. armes). Il Fig. Sous les armes, en guerre. Il vit ses progrès arrêtés par la révolution qui délivra le Portugal de l'Espagne, mais en tenant pendant dix-huit ans les deux peuples sous les armes, raïnal, Jlist. phil. IX, 28. Il Fig. Être sous les armes, se dit quelquefois d'une femme, d'une fille qui est parée à son avantage et avec dessein de plaire. Il Sous les drapeaux, voy. drapeau. || Servir, combattre sous les drapeaux, sous les enseignes d'un prince, être engagé, servir dans les troupes d'un prince. || Terme de marine. Sous pavillon, en portant le pavillon de. Naviguer sous pavillon français, sous pavillon anglais, sous pavillon neutre. Il B* Il se dit de ce qui sert à enfermer, à sceller. La maîtresse de maison a une poche remplie de clefs différentes; elle tient sous le pêne le vin, le sucre, l'eau-de-vie, les macarons, l'huile et les confitures, merc. Tabl. de Par. 226. || Être sous clef, sous la clef, être dans un lieu fermé à clef (voy. clef). 1| Être sous les verrous, être en prison. || Ce papier est sous les scellés, il est dans un meuble, dans une chambre où l'on a mis le scelle. || Cette pièce est inventoriée sous la cote A, sous la cote B, etc., elle est marquée de la lettre A, de la lettre B, et est énoncée dans l'inventaire avec cette cote. || Être inscrit sous tel numéro, avoir tel numéro d'inscription. || Fig. Dire une chose sous le secret, sous le sceau du secret, sous le sceau de la confession, la dire en grande confidence et en exigeant le secret. || 6* Fig. Il marque la subordination, la dépendance. Ces religieux vivaient sous la règle de saint Benoît. Cela est compris sous la même règle. 11 est sous la tutelle de son oncle. Il a tant d'hommes sous son commandement. Je vous ai vu combattre et commander sous moi, corn. Cid, i, 6. Quoi donci pécherons-nous, parce que nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce ? saci. Bible, St Paul, Ép. aux Rom. vi, (5. Depuis cette défaite [des barbares], les troupes se crurent invincibles sous Théodose, fléch. Ilist. de Théodose, u, 64. Sous quel astre cruel avez-vous mis au jour Le malheureux objet d'une si tendre amour? rac. Iphig. V, 3. Quand on est né avec ce génie borné au détail, on n'est propre qu'à exécuter sous autrui, FÉN. Télém. XXII. Nous étions sous la servitude et la malédiction; et il [Jésus] vient rompre nos chaînes et nous mettre en liberté, mass. Pet. carême. Grandeur de J. C. Les plus jolies filles do Poitou la consultent comme un oracle, parce qu'elle a fait ses études sous une coquette de Paris, regnard, Attendei-moi sous l'orme, se. i. Les Tartares ont conquis deux fois la Chine, et ils la tiennent encore sous leur obéissance, bontesq. Lett. pers. 8i. Des ministres qui régnaient sous eux ou sur eux [certains princes], volt. Pol. et lég. Fragm. sur l'Inde, ». Rien n'effacera dans mon cœur la mémoire du P. Porce, qui est également chère à tous ceux qui ont étudié sous lui, m. MéU litt. au P. de la Tour. || Par plaisanterie, une soubrette dit à une dame : sous moi, pour signifier pendant que je suis à votre service. Je suis fille d'honneur; je ne veux point qu'on dise Ou» vous ayez sous moi fait pareille sottise, ebomabd.

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le Joueur, t, (.||Êlre 3ou3 la protection de quelqu'un, en être protégé. Que chaque peuple marche S0U3 la protection de son dieu : mais, pour nous, nous marcherons sous la protection du Seigneur notre Dieu, sao. Bible, Michée, Vf, 5. || On dit de même : se mettre sous la protection de quelqu'un, prendre quelqu'un pour son protecteur. || Fig. Etre jous la main d'un autre, être dans sa dépendance, à son entière disposition. Retournez à votre maîtresse, et humiliez-vous sous sa main, saci. Bible, Genise, xvi, 9. || On dit à pou pris dans le même sens : êlre sous la férule de quelqu'un. H Sous convoi, en termes de marine, avec la protection d'un convoi. Avec le temps, ils insullèrent le pavillon des Européens, qui se virent réduits à ne plus naviguer que sous convoi, raynal, Ilist. phil. ni, t8. Il 7° Il se dit du lien qu'impose le mariage. Et j'aime mieux la voir sous un autre hyménée Que si contre son gré sa main m'était donnée, mol. Éc. des mar. l, 2. La fille qu'autrefois, de l'aimable Angélique, Sous des liens secrets, eut le seigneur Enrique? ID. Ée. des f. v, 9. Il 8° Il se joint à beaucoup de mots pour en former d'autres qui marquent une infériorité de position, de qualité, d'attributions. Sous-bibliothécaire, »ous-doycn, etc. (voy. les mots de ce genre à leur rang alphabétique). || 9* Dans le langage de )a botanique, il équivaut à presque : sousorbiculé. || Il tient quelquefois lieu de légiirement : sous-bifide. || 10° Il marque le temps durant lequel un homme a vécu, l'intervalle pendant lequel un événement est arrivé, etc. Sous la république. Sous l'empire. Sous la restauration. Ce fait est arrivé sous tel consul. X quoi sert-il à un peuple que son roi subjugue d'autres nations, si on est malheureux sous son règne ? fén. Tél. v. Sous la régence on fut dispensé de l'hypocrisie, duclos, ffiui). t. vin, p. 45. Il Sous peu, sous peu de temps, dans peu de temps. || On dit de même : sous quinze jours, sous quinzaine, etc., dans quinze jours, dans une quinzaine. En pensant qu'il retournerait sous deux jours dans sa chaumière, GENUS, Veill. du chat. t. ), p. U5, dans polgens. Il 11* Fig. Il se dit d'une forme, d'une apparence qui couvre, ou qui cache. Les uns disaient : est-ce que'.que divinité sous une figure humaine? fén. Tél. VI. Le quartz, les jaspes et les micas doivent se rencontrer dans les laves, sous leur forme propre ou peu altérée, buff. Min. t. ii, p. 71. Saint- Contest, qui, sous un extérieur simple et grossier, était l'homme le plus fin, le courtisan le plus adroit, duclos, Œuv. t. v, p. 329. C'est un ange en effet sous les traits d'une femme, delille, Parad. perdu, IX. || Sous un jour, sous un aspect, avec une certaine apparence. On a représenté sa conduite sous un mauvais jour. C'est sous cet odieux aspectqu'ont toujours été regardcsles fermiers des taxes, HAYNAL, Hist.phil. xix, lO. Hia- Fig. En se couvrantde. Anselme, instruit de l'artifice, M'a repris maintenant tout ce qu'il nous prêtait. Sous couleur de changer de l'or que l'on doutait, mol. l'Ét. n, 7. Pour cet Arménien, ce marchand déguisé, Introduit sous l'appit d'un conte supposé, m. ib. iv, 7. Quoi I sous un beau semblant de ferveur si touchante Cacher un cœur si double, une âme si méchante I ID. Tart. v, ) . Ne prétendez pas vous sauver sous cette imposture, m. l'Avare, v, 5. Vous n'aviez sous mon nom travaillé que pour vous, RAC. Brit. IV, 2. Il voulut donc sous un prétexte heureux ôter lui-même à ce couple sensible L'occasion qu'il redoutait pour eux, malfilàtre, ffarcùse, II. Il Sous le prétexte de, sous le voile de la charité, en se servant du prétexte, du voile de la charité. j| 13* Sous tel nom, sous tel titre, avec tel nom, avec tel titre. Il se présenta sous un faux nom. Il a publié un recueil sous le titre de Mélanges littéraires. Cela est connu sous telle dénomination. Un écrit scandaleux sous votre nom se donne, boil. Éplt. vi. Rien n'est plus commun aujourd'hui que de jeunes auteurs ignorés, qui mettent, sous des noms connus, des ouvrages pou dignes de l'être, volt. Facéties, Dialr. Akakia. Il Plaider sous le nom de quelqu'un, se servir de son nom pour plaider. || 14° Moyennant, par, avec. Sous telle et telle condition. Là, nous n'avons rien su que de la renommée. Qui, par un bruit confus diversement semée. N'a porté jusqu'à nous ces grands renversements Que sous l'obscurité de cent déguisements, cohn. liodog. i, ). Il [un cardinal] lui a résigné [à un tiers] l'archevêché de Ravenne, sous une pension presque aussi grande que le revenu, pellisson, Lett. hist. t. ii, p. 439. Sous promesse de bien traiter Les dépu-

SOU

tés, eux ex leur suite, la font. Fabl. n, M. Je fis voir que lâcher ce qu'on a dans la main, Sous espoir de grosse aventure, Est imprudence toute pure, iD. ib. 10. Enfin je l'ai fait fuir, et, sous ce traitement. De beaucoup d'actions il a reçu la peine, mol. Àmph. i, 2. Je suis toute réjouie que vous soyez en état de vous faire peindre, et que vous conserviez sous votre négligence une beauté si merveilleuse, skv. 4 27. On se hasarde [pour aller se promener] sous l'espérance de la Saint- Jean, on prend le moment d'entre deux nuages, ID. 21 juin 1680. Il Passer quelque chose sous silence, n'en point parler. || Affirmer sous serment, faire un serment pour attester la vérité de quelque chose. Il Faire un acte, une promesse sous seing privé, reconnaître cet acte, cette promesse par sa simple signature, non authentique et sans l'intervention de notaire. || Sous caution, en fournissant caution. || Sous bénéfice d'inventaire (voy. BÉNÉFICE, n° 4). Il 15° Cela est défendu sous peine de la vie, sous peine de bannissement, sous peine d'amende, on encourra la peine de mort, le bannissement, une amende. || Cela est ordonné sous peine de désobéissance, on encourra les peines attachées à la désobéissance si on ne fait pas telle chose. || 16* Sous ce rapport, voy. rapport. Rem. Il 17° Sous main, loc. od». Secrètement. Il cherche à vous nuire sous main. || Substantivement. J'étais très-assuré que Longueil ne m'épargnerait pas par ses sous main, retz, m, 200.

— REM. On dit : L'armée demeura toute la nuit sur les armes, et demeura toute la nuit sous les armes; tous deux sont bons et également usités pour dire que l'armée fut toute la nuit en armes, VAUGEL. Rem. t. li, p. 609, dans pougens. En ce sens, on ne dit plus que : sous les armes.

— IIIST. X* s. Cel edre [ce lierre] sost que cil sedebat, Fragm. de Valenc. p. 468. || xi" s. Alez en est en un verger suz l'umbre, Ch. de Roi. il. Il xu' s. Il fait creuser soz terre à pic et à martel, Sax. IX. Il xiu° s. Tant comme aucun est en servage, il est soz main, Liv. de jost. 2. || xv* s. Basle et Strasbourg et autres villes imperialles qui sont soubz le bout de ceste rivière du Rhin, comm. v, l.||xvi° s. Ayant perdu une bataille soubs [par] A. Varus, mont, i, 23. Soubs nostre protection, id. I, 30. Soubs la Joy et asseurance de.... id. i, 30. Soubs quelque prétexte, id. i, 69. Les loix soubs lesquelles il estoit nay, id. i, 22I. C'estoient gens qui vivoient soubs autre forme de gouvernement, AMYOT, Ép. Défendre le public, soubs lequel la vie, l'honneur et le bien de chaque particulier sont compris, m. ib. Il leur ottroya la paix, soubz condition que.... id. Thésée, <8. Hz gardoient leurs femmes enfermées soubs la clef, id. Lyc. 30. Le mois de janvier sous Romulus estoit l'unzieme, id. A'uma, 3). Les contraignant de partir, soubs grosses peines à qui desobeiroit, id. Cor. (8. Porus responditde rechef, que le tout se comprenoi soubs ce mot royalement, id. Alex. (03. L'os de l'esperon ou petit focile s'insère et s'appuye sous l'apophyse interne de la jambe, ne touchant en rien l'articulation d'icelle avec la cuisse, ains luy servant seulement d'un sous-appuy, paré, iv, 36.

— ÊTV.M. Berry, sos, sour; bourguig. xo, so; wallon, so ; provenç. et catal. soti ; ital. sotto; valaque, subt; du lat. subtus, dérivé de sub , grec, CiTto, sanscr. upa, qui signifie également infériorité et supériorité.

tSOCS-ACÉTATK (sou-za-sé-ta-f), s. m. Terme de chimie. Acétate contenant un excès de base. On dit semblablement sous-arséniate, sous-arsénite, «te.

SOUS-AFFIÎRMÉ, ÊE (sou-za-fèr-mé, mée), part, passé de sous-affermer.

SOUS-AFFEUMER (sou-za-fèr-mé), v. a. Donner, prendre àsous-ferme. Il Ondit aussi, bien que plus rarement, sous-fermer. Permettons audit Rouvelin, ses sous-fermiers ou commis, de faire remettre lesdits moulins en bon état, et iceux sous-fermer à son profit, sans que les propriétaires y puissent rentrer, ni déposséder ceux auxquels ils seront sous-fermez, ni profiter desdites sousfermes. Bail Rouvelin, 25 sept. 1063.

— ÉTYM. Sous, et affermer.

tSOUS-AFFRÉTF.R (sous-za-fré-té), e.o. Affréter

un navire de quelqu'un qui l'avait lui-môme affrété.

] sous-Age (sou-zâ-j'), s. m. Âge secondaire dans les époques géologiques ou historiques. Les âges de la pierre, du bronze, du fer sont susceptibles de se subdiviser en sous-âges.

SOUS-AIDE (sou-zè-d'), s. m. Sous-aide ou sousaide major, chirurgien militaire du grade le moins élevé.

SOU

t SOnS-ALTERJfR (sou-z«l-tèr-n'), adj. Terme de logique. Propositions souvalternes, celles qui ne diffèrent que dans la quantité, comme : Tout cercle est rond, quelque cercle est rond. En matière nécessaire, deux propositions sous-altcrnes sont toujours vraies ou fausses ensemble. En matière contingente, la proposition particulière peut être vraie, sans que l'universelle le soit : Tout logicien est vertueux, quelque logicien est «ertueux; la dernière seule est vraie.

t SOUS-AMBASSADE (sou-zan-ba-sa-d*) , ». f. Ambassade subordonnée à un ambassadeur en titre. Ils [ces passages desJf^moireideChoisy] feront con» naître.... le râle un peu mesquin qu'il a joué dans sa sous-ambassade, d'alehb. El. Choisy, note &.

SOUS-AMEN'Dfi, ÉE (sou-za-man-dé, dée), porl. passé de sous-amender. Article sous-amendé.

SOUS-AMF.N«EME.NT(sou-za-man-de-maD), t. m. Modification à un amendement. On a présenté plusieurs sous-amendements.

— f.TYM. Sowi, et amendement.

SOUS-AMENDER (sou-za-man-dé), ». a. Amender un amendement.

— f.TYM. Sous, et amender.

SOUS-ARBKISSEAU (sou-zar-bri-sô), ». m. Terme

de botanique. Végétal dont la tige est ligneuse, dure et persistante à sa base seulement, taîidis que les ramifications en sont herbacées et annuelles, qui manque de bourgeons à l'aisselle des feuilles, et dont la taille est au plus de o-,30 à ) mètre, legoarant.

— ÊTYSl. Sous, et arbrisseau.

t SOCS-ARGOUSIN (sou-zar-gou-zin), ». m. Ancien terme de marine. Titre d'un bas officier des galères qui remplaçait l'argouSin quand celui-ci était absent. Melchian Montanier, reçu sous-argousin le )0' novembre, à raison de douze livres par mois. Compte des dépenses, (641, dans jal.

t S0US-ARR0ND1SSEMI;nt (sou-za-ron-di-seman), s. m. Localité qui dépend d'un chef-lieu d'arrondissement maritime.

t SOUS-ASTRAGALIEN, IENNE (sou-za-stra-galien, liè-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui concerne le dessous de l'astragale.

t SOUS-ATLOÏDiEX, E.VîfE (sou-za-tlo-i-diin, diè-n'), adj. Terme d'anatomie. Nerf sous-atloîdien, paire sous-atlofdienne, nom donné au nerf de la seconde paire cervicale. .

— ÊTYM. Sous, et atlas, la ("vertèbre cervicale, t SOUS-AUMO.MKR (sou-zô-mô-nié), ». m. Aumônier en second.

— HIST. XIV' s. Le confesseur du roy, et son compagnon l'aumosnier du roy, et le sousaumosnier no luy présenteront des requesles que sur ce qui regarde leurs offices et aux heures accoustumées, Ordonn. des rois de Fr. t. m, p. 388.

tSOUS-AXlLLAlRE(sous-a-ksil-lê-r'),odj. Terme de botanique. Inséré au-dessous d'une partie axillaire.

t SOCS-AXOÏDIEN , IE.\NK (sou-za-kso-i-diin, diè-n'), adj. Terme d'anatomie. Nerf sous-axoïdien, paire sous-axoïdienne, nom donné à la troisième paire cervicale.

— ÊTYM. Sous, et axis, la 2° vertèbre cervicale, t SOUS-AZOTURE (sou-za-zo-tu-r"), ». m. Terme

de chimie. Composé dans lequel il existe, pour une proportion d'azote, plus d'une proportion de l'élément positif. On a dit anciennement sous-nitrure. SOUS-BAIL (sou-ball , Il mouillées), ». m. Bail d'une partie de ce qu'on a pris ou donné à ferme. Il Au, plur. Des sous-baux.

— ÊTYM. Sous, et bail.

t SOUS-BAILLEUR, EUSE (sou-ba-lleur, lleii-z', Il mouillées), s, m. et f. Celui, celle qui donne i sous-bail.

t SOUS-BANDE (sou-ban-d'), ». f. En artillerie, bande de fer qui recouvre la tranche supérieure des fiasques des affûts, et qui est disposée de manière à recevoir les tourillons des bouches à feu.

SOUS-BARBE (sou-bar-b'), ». f. || 1* Familièrement. Coup sous le menton. || 2* Terme de manège. Partie postérieure de la mâchoire inférieure du cheval; c'est la partie qui porte la gourmette. Il 3* Pièce du licol qui est fixée sous l'auge du cheval. La sous-barbe réunit les montants du licol à l'alliance. Il 4° Terme de marine. Nom d'un cordage qui, placé sous le cap ou tète du navir^ a été comparé à une barbe que le bâtiment aurait sous son menton. || Fausse sous-barbe, cordage simple, additionnel à la sous-barbe, placé sur l'avant de la guibre. || 6° Terme do métallurgie. Pièce placée sous le tenon du manche du marteau. Il 6* Traverse d'une écluse de marais salant.

SOU

HIST. XVI* S. Endurer une sous-barbe [coup

sous le menton], affront, cotghave.

— ÉTYM. Sous, et oarbe.

t SOUS-BIBLIOTHÉCAIRE (sou-bi-bli-O-té-kô-r'), t. m. Employé subordonné au bibliothécdre. || Au plur. Des sous-bibliothécaires.

t SOUS-BIEF (sou-bié), s. m. Une des parties do la machine hydraulique dans une forge ; canal qui rejoint la décharge des eaui. || Au plur. Des sous-biefs.

t SOUS-BOIS (sou-boî), s. m. Ce qui croît sous les bois, les forêts. Essarter des bois, lus éclaircir en arrachant les sous-bois et les épines. M. de More a imaginé d'employer le feu comme moyen de destruction des sous-bois, faré. Enquête sur les mcendies de forêts, 4 869, p. 22.

t SOUS-BOURGEON (sou-bour-jon), s. m. Bourgeon latéral, qui se développe sur un autre bourgeon né lui-même au printemps.

t SOUS-BRIGADIER (sou-bri-ga-dié), s. m. Dans l'ancienne armée, officier qui était sous le brigadier. Favancourt était sous-brigadier de la brigade de Crcnay, st-sim. 823, 207.

t .SOUSCAMÉRIER (sou-ka-mé-rié), s. m. Titre d'un olficier de la cour do Rome, qui remplace le camérier en son absence.

I SOUS-CAP (sou-kap), s. m. Terme de marine. Agent chargé, sous un chef d'escouade, de surveiller des ouvriers dans un arsenal, un bagne.

— ÉTVM. Sous, et cap, chef, du lat. caput, tête. t SOUS-CAPE (sou-ka-p'), s. f. Nom donné, dans

la manufacture des tabacs, à la feuille qui est immédiatement au-dessous de la robe, dans le cigare.

t SOUS-CARBONATE (sou-kar-bo-na-f), s. m. Terme de chimie. Nom générique des sels dans lesquels l'acide carbonique se trouve combiné avec un excès de base.

t SOUS-CHANTRE (sou-chan-tr'), s. m. Officier du chœur subordonné au chantre.

t SOUS-CHAPELAIN (sou-cha-pe-lin), s. m. Ecclésiastique subordonné au chapelain.

t SOUS-CHARGÉ (sou-char-jé), adj. m. Dans l'art des mines, on appelle fourneau sous-chargé, celui dans lequel le rayon de l'entonnoir est plus petit que la ligne de moindre résistance (plus courte distance du centre des poudres à la surface du sol).

t SOUS-CHAUSSURE (sou-chô-su-r'), s. f. Sorte de chaussure qu'on porte sous les souliers ou les bottes, comme les patins, les claques, etc.

t SOUS-CUEF (sou-chèf), s. m. Celui qui vient immédiatement après le chef. Dans un bureau, il y a un chef et des sous-chefs.

t SOUS-CHEVRON (sou-che-vron), s. m. Pièce d'un comble en dôme, dans laquelle est assemblée une clef qui retient deux chevrons courbes.

t SOUS-CHLORURE (sou-klo-ru-r'), s. m. Terme de chimie. Composé dans lequel il existe, pour une proportion de chlore, plus d'une proportion de l'élément positif.

t SOUS-CLASSE {sou-klâ-s'), s. f. Terme d'histoire naturelle. Division établie dans une classe.

t SOUS-CLAVICULAIRE (sou-kla-vi-ku-lê-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui est sous la clavicule. || Murmure sous-claviculaire, bruit circulatoire dû au frottement de l'artère par le muscle sous-clavier, ou à la diminution de son calibre par l'élévation de la première côte.

SOUS-CLAVIER , 1ÈRE (sou-kla-vié, viè-r') , adj. Terme d'anatomie. Qui est sous la clavicule. Artère sous-clavière.

— lllST. xvi* s. Les deux petits muscles sousclaviers, un de chacun costé, qui prennent leur origine de la partie interne des clavicules, paré, n, 6. Quelquesfois l'intercostale est trouvée sortir des axillaires que Sylvius appelle sousclavieres, iD. II, (5.

— ÉTYM. Sous, et lat. cIow'î, clavicule et clef, t SOUS-COLLET (sou-ko-lè), s. m. Le dernier des

cerceaux d'une futaille.

t SOUS-CO.MITE (sou-ko-mi-f), s. m. Ancien terme de marine. Bas officier de galère qui remplissait, sous les ordres du comité, des fonctions analogues à celles do son supérieur. Sous-comite de misaine. Sous-comite de proue. Deux sous-comitos sont, l'un au milieu, l'autre près de la proue; chacun d'eux, armé d'un fouet qu'il exerce »ur le corps tout à fait nu des esclaves, est incessamment attentif aux ordres du comité, Uém. d'un protestant condamné aux galères, dans jal.

— HIST. XVI' s. Pour le comict, xxiii fleurins ; pour le sous-comict, xv fleurins, Les faits de la marme, dans jal.

t SOUS-CO.UHIS (sou-ko-mi), s. m Celui qui

SOU

aide un commis. La prétendue signature du rgi, mise au bas de chaque expédition qui sort des bureaux par le sous-commis qui écrit l'expédition même, n'a de force que celle qu'elle reçoit de la signature du secrétaire d'État, st-sim. 394, 96.

t SOUS-COMM)SSAIRE (sou-ko-mi-sê-r'), s. m. ||1° Aide ou adjoint d'un commissaire. M. le président [de la commission internationale des postes].... veut s'excuser de faire le choix dos souscommissaires, Commiss. internat, des postes, Psius 1863, p. 43. Il 2' Sous-commissaire de la marine, officier d'administration inférieur au commissaire de la marine. Il y a des sous-commissaires de première et de seconde classe. Le grade de sous-commissaire est assimilé à celui de lieutenant de vaisseau ou de capitaine d'infanterie. Il sera établi des sous-commissaires de la marine et des classes dans les ports et arsenaux do marine, dans les quartiers des classes, et à la suite des escadres de Sa Majesté, Ordonn. du 25 mars i705, art. 3.

t SOUS-COMMISSION (sou-ko-mi-sion), s. f. Commission secondaire établie auprès d'une commission. La création d'une spus-commission facilitera les opérations de la commissio.i, Commiss. internat. des postes, p. 43.

t SOUS-COMPTOIR (sou-kon-toir), s. m. Comptoir subordonné à un autre comptoir.

t SOUS-CONJONCTIVAL, ALE (sou-kon-jon-ktival, va-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui est placé sous la conjonctive. Glandes sous-conionctivalos.

t SOUS - CONTRAIRE ( sou-kon-trê-r' ) , adj. ||1° Terme de logique. Propositions sous-contraires, cellis qui se contredisent dans la qualité : ex. quelque homme se promène, quelque homme ne se promène pas. En matière nécessaire, une seule de ces propositions est vraie, l'autre est fausse ; tout cercle est rond, quelque cercle n'est pas rond. || 2° Terme de géométrie. Se dit de deux triangles semblables, placés de manière à avoir un angle commun, sans que leurs bases soient parallèles. || On dit plus souvent : triangles antiparallèles.

t SOUS-COSTAL, ALE (sou-ko-stal, sta-1'), adj. Terme d'anatomie. Qui est situé sous les côtes. Il Muscles sous-costaux, ou, substantivement, les sous-costaux, petits muscles qu'on trouve à la face interne des côtes, à quatre centimètres environ de l'articulation de leurs têtes; le nombre en est de dix.

t SOUS-COUCHE (sou-kou-ch'), s. f. Terme de géologie. Couche sous-jacente. Les sous-couches argileuses.

SOUSCRIPTEUR (sou-skri-pteur), s. m.\\i° Celui qui prend part à une souscription, et, particulièrement, qui souscrit à une publication de librairie. Veuillez bien m'inscrire d'avance Sur la liste des souscripteurs, delille, Convers. 11. || 2°Celui qui souscrit un billet, une lettre de change.

— ÉTVM. Souscrire.

SOUSCRIPTION (sou-skri-psion ; en vers, de quatre syllabes), s. ^. || 1° Action de souscrire, de mettre sa signature au bais d'un acte pour l'approuver. Pour l'ordination des pasteurs, qu'on prenne la souscription des clercs, le consentement des magistrats et du peuple, fén. t.li, p. (02. 112» La souscription d'une lettre, la signature de celui qui l'a écrite avec les formules ordinaires de compliment. Autrefois, continua le commandeur, on ménageait beaucoup plus les termes de civilité dans les souscriptions, qu'on ne fait présentement, CAiLLiÈRES, Bon et mauv. us. 2* convers. Il 3" Depuis la fin du xvn* siècle, nom donné à toute entreprise, formée entre plusieurs personnes, dans laquelle chacun de ceux qui y concourent s'engage à fournir une certaine part de la somme nécessaire. On a déjà pour cent mille francs de souscriptions. Souscription pour un acte de bienfaisance. Vous vantez avec justice.... des souscriptions que les Anglais ont ouvertes en faveur de leurs ennemis mêmes, volt. Phil. Instr. à J. J. Ruslan. Il anime tout le quartier : on fait une souscription pour la jeune demoiselle si cruellement traitée, ID. Pol. et lég. Elisabeth Canning. Il Les sommes mêmes qui sont fournies. || 4° Méthode, dite nouvelle au commencement du xvm* siècle, de publier les livres, en s'assurant d'avance d'un certain nombre d'acheteurs qu'on invite par un programme, et qui se font inscrire, à des conditions déterminées, chez le libraire ou chez l'auteur. Le libraire doit distribuer, avec le prospectus, au moins une feuille d'impression de l'ouvrage qu'il proposera par souscription, Arrêt du conseil, i3 mars 4730. Je ne sais comment iront Us souscriptions [pour le Commentaire sur Cor-

SOU

neille]; mais je travaille à bon compte, tolt. lelt. d'Argental, 8 juill. 4704. Si quelque société littéraire veut entreprendre le dictionnaire des contradictions, je souscris pour vingt volumes in-folio, ID. Dict. phil. Contradictions. || La reconnaissance que le libraire donne à celui qui a souscrit. ||B" Sur le turf, synonyme d'engagement. Une course compte beaucoup de souscriptions quand beaucoup de chevaux sont engagés.

— HIST. xvi* s. Qu'on ait le témoignage des gouverneurs, la subscription du clergé, le consentement du sénat et du peuple.... calv. Inst. 8O6.

— RTYM. Provenç. sotzescriplio ; espagn. subscription; ital. soscrizione ; du lat. subscriplionem, de subscribere, souscrire.

SOUSCRIRE (sou-skri-r'), v, a. Il se conjugue comme écrire. || 1° Écrire son nom ou le nom d'un autre au bas d'un acte en marque d'approbation. Souscrire un billet, une lettre de change. Il a été arrêté dans l'assemblée qu'elle [cette bulle] serait souscrite par tous les ecclésiastiques du royaume sans exception, pasc. Prov. xix. Le concile de Trente est souscrit de tout le corps de l'épiscopat et de toute l'Église catholique, Boss. Projet de réunion, Lelt. 22. Il [César] porta le mépris [du sénat] jusqu'à faire lui-même les sénatus-consultes; il les souscrivait du nom des premiers sénateurs qui lui venaient dans l'esprit, MONTESQ. Rom. 1 4 . Il fallut depuis souscrire cette formule [qui condamnait cinq propositions de Jansénius], volt. Louis XIV, 37. |{ Par extension, approuver. Je n'ai pas souscrit le livre de la Sainte Virginité, pasc. Prov. xvu. Ceux qui refuseront de souscrire le fait seront traités comme s'ils refusaient de souscrire le droit, m. Prov. XIX. Il 2° V. n. Mettre son nom au bas d'un acte (en ce sens il ne se dit qu'en poésie et dans le style élevé). Sur toutes ces choses, disent-ils, nous-mêmes, ici présents, nous faisons un pacte avec vous, et nous l'écrivons; et nos lévites et nos prêtres y souscrivent, BOss. Sermons, Rechute, I. Quoi I l'horreur de souscrire à cet ordre inhumain N'a pas, en le traçant, arrêté votre main? rac. Iph. iv, 4. Un jour, il m'en souvient, le sénat équitable Vous pressait de souscrire à la mort d'un coupable, id. Brit. iv, 3. || 3' Adhérer, consentir à (en ce sens il veut toujours la préposition à). Malherbe le disait : j'y souscris, quant à moi, LA FONT. Fahl. i, 4 4. Voyez si c'est votre dessein de souscrire à ce mariage, mol. l'Avare, V, 6. Pour faire un choix où vous puissiez souscrire, RAC. Brit. II, 3. Qu'il [Chapelain] soit doux, complaisant, officieux, sincère, On le veut, j'yj souscris, et suis prêt de me taire, boil. Sat. lx. De grands talents, de grandes vertus, de grands ' efforts n'en feront [de Diogène] qu'un homme singulier; et je souscrirai toujours au jugement d» - Platon, qui a dit de lui : c'est Socrate en délire,} barthél. Anach. ch. 7. || 4° Donner ou s'engager à j donner une certaine somme pour quelque entreprise, quelque dépense commune. Il a souscrit pour mille francs. || 5° Particulièrement,;! s'engager à prendre un ouvrage aux condition»] prescrites, en avançant partie de la somme qui estl fixée et continuant de la payer par parties aux." termes assignés. lia souscrit à la nouvelle édition ' de ce livre. Par une incroyable habitude, la pro- j vince souscrit et souscrira pour le Mercure, mercier, Tabl. de Par. 300. || 6' Se souscrire, v. réfl. Être souscrit, pris par souscription. L'ardeur avec laquelle se souscrivent aujourd'hui la plupart des emprunts publics, horn, l'Écon. polit, avant les physiocrates, xiv.

— HIST. XIV' s. Nous ne poons pas souzescrire n» seignier la présente chartre pour la penne qui tramble en nostre main pour la maladie, Rec. des hist.de Fr. t. ni, p. 299. ||xv' s. Je me suis soubsescrit de ma propre main, et si ay scellées du scel de mes armes ces présentes lettres, monsirel. t. I, ch. 9, p. 8, dans lacurne. ||xvi' s. [i ce concile] les prestres de l'Eglise romaine sont assis les derniers, et font leur souscription; les diacres n'ont pas mesme ce crédit de souscrire, calt. Instit. 949. Luy seul en accusa plusieurs, et sa soubscrivit en compagnie avec d'autres qui en accusoient aussi, amyot, Caton, so. Depuis es décrets qu'il proposa au peuple, il n'y voulut jamais soubscrire [mettre son nom] pour éviter le sinisire présage de son nom, m. Vémoslh. 30. L'opinion de ce peuple [de Syracuse], à laquelle l'oracle qui prédit sa mort [de Denys l'ancien] sembla aussi aulcunement souscrire, mont, m, 35.

— ÉTYM. Provenç. sotiescriure ; «spagn.

sou

tcribir; ital. toscrivere; du lat. tubscriberê, d» ju6, sous, et scribere, écrire.

sOUSCKIT, ITE (sou-skri, skri-l'), por». poi»^ de souscrire. Son nom, au lieu du mien, en ce papier

souscrit, CORN, la PI. Roy. v, * Que son

nom demeurât souscrit i une paix telle que celle qui terminerait cette guerre, ST-sm. t. viu, p. I06, éd. ciiÉHUEL. Il L'emprunt est souscrit, toutes le» souscriptions sont prises. || En termes de grammaire, lûTa souscrit, IwTo écrit sous une voyelle comme dans 40111;, enfer, pour itSmc.

t SOUSCRIVANT (sou-skri-van), t. m. Terme de pratique. Celui qui souscrit un billet.

+ SODS-CUISSE (sou-kui-s'J, ». m. Terme de chirurgie. Parties d'un suspensoir qui passent sous les cuisses.

t SOUS-CCTANÉ, ÉE (sou-ku-U-né, née), adj. Oui esl placé sous la peau. Muscles sous-cutanés. Il Méthode sous-cutanée, méthode qui consiste à couper certaines parties, les tendons par exemple, sans faire autre chose à la peau qu'une piqûre très-étroite.

— ETYM. Souî, et cutané.

t SOCS-DATAIRE (sou-da-tê-r"), ». m. Nom d'un officier papal.

t SOUS-DÉCDPLE (sou-dé-ku-pl'), adj. Terme de mathématiques. Il se dit d'un nombre qui est contenu dix fois dans un autre. Cette progression, que nous nommerons sous-décuple, serait formée des fractions ), ,^, rtî. T^ni "°. "" dixième, un centième, un millième, condil. Long. cale, n, 2.

SOUS-DÉLÊGCÉ, ÉE ( sou-dé-lé-ghé , ghée), port, passé de sous-déléguer. 11 est plus usité pour les affaires ordinaires que subdélégué (voy. ce mot). Il S. m. Dans quelques sociétés pljilanthropiques, vice-président.

SOUS-dP.LÊGUER (sou-dé-Ié-ghé), v. a. Voy.

SUBDÉLÉGUER. '

t SOUS-DÉTAIL (sou-dé-tall , i{ mouillées), s. m. Sous-détail de prix, nomenclature détaillée des prix qui ont servi de base à l'évaluation d'un travail.

SOUS-DIACONAT (sou-di-a-ko-na), ». m. Le troisième des ordres sacrés, celui qui est au-dessous du diaconat; il lie celui qui en est revêtu à la profession ecclésiastique, et l'oblige au célibat.

— ÉTVM. Sou», et diaconat. On trouve toui-diaconie au xvi* siècle.

SOUS-DIACRE (sou-di-^-kr'), ». m. Celui qui est promu au sous-diaconat. Servir de sous-diacre à la grand'messe. C'est au sous-diacre à lire, & chanter l'épître à la grand'messe.

— HIST. xm* s. K prestre, diacne e chanuigne, E subdiacne, e acolite, marie, Purgatoire, v. < 549. Il [l'orgueil] fet du clerc archediacre, E du grant doien souz-diacre, ruteb. il, 30. || xvi* s. Ils mettent sept ordres ou degrez ecclésiastiques, ausquels ils imposent le titre de sacrement : et sont ceux qui s'ensuivent, huissiers, lecteurs, exorcistes, acolythes, soudiacres, diacres et prestres, calvin, Instit <I7».

— ETYM. Sou», et diacre.

t SOUS-DIAPHRAGMATIQUE (sou-di-a-fra-gmati-k'), adj. Terme d'anatomie. Qui est sous le diaphragme.

t SOUS-tIRECTEUR (sou-di-rè-kteur), ». m. Celui qui vient immédiatement après le directeur.

SOUS-DIVISER (sou-di-vi-zé), v. a. SOUS-DIVI- SION (sou-di-vi-zion), ». f. Voy. subdiviser, subdivision.

SOUS-DOMINANTE (sou-do-mi-nan-f), ». f.

||1° Terme de musique. La quatrième note d'une gamme, celle qui est immédiatement au-dessous de la dominante. || 2° Terme de grammaire. Une des voix de la diphthongue. Des deux voix qui forment la diphthongue, la première est la plus faible ; la seconde paraît donc déterminer le sou dominant dans la diphthongue; c'est pourquoi on nomme celle-ci la dominante ; la première est la sous-dominante. Dann ui, i est la dominante, et u la sous-dominante.

— ETYM. Sous, et dominante.

t SOUS-DORSAL, ALE (sou-dor-sal, sa-l"), adj. Terme d'anatomie. Qui est placé sous la région dorsale.

SOUS-DOUBLE (sou-dou-bl') , adj. Terme de mathématiques. Qui est la moitié. 32 : 16:8:4 : 2 est une progression sous-double.

— IlIST. ivi' s. Ce qui en viendra sera le subdouble de ce que l'on veult sçavoir, est. delà roche, Arismetique, f* 47, Dcr»o.

— ETYM. Sou», et double.

SOUS-DOUBLÉ, ÉE (sou-dou-blé, blée), adj.

Terme de mathématique». Il n'est usité que dans

SOU

cette expression : en raison sous-doubléc, en raison des racines carrées. Si l'on augmente ou diminue la longueur de la colonne d'eau, la durée de chacune de ses oscillations augmentera ou diminuera, et .suivra la raison sous-duublce de cette longueur, buisson. Traité de phys. t. l, p. 337.

t SOUS-DOUBLIS (sou-dou-bli), ». m. Terme de construction. Rang de tuiles qu'on pose à plat pour former un égout.

t SOUS-DOYEN (sou-do-iin ; quelques-uns prononcent sou-doi-iin), ». m. || 1* Religieux immédiatement au-dessous du doyen, dans certains chapitres. Le cardinal de Bouillon [était] lors sous-doyen du sacré collège, ST-siu. KK, 4 26. Il I' Celui qui est le second soit en âge, soit en ancienneté, dans une charge. Notre doyen de l'Académie française va mourir, s'il n'est déjà mort; j'espère que le nouveau doyen sera plus alerte que lui, quandil aura quatre-vingt-cinq ans comme le sous-doyen, volt. Lett. Richelieu, 26 sept. <708.

SOUS-ÉCONOMB (sou-zé-ko-no-m'), ». m. Celui qui est sous un économe.

t SOUS-ÊGALISAGE (sou-zé-ga-liza-j'), ». m. Opération de sous-égaliser.

t SOUS-ÉGALISER (sou-zé-ga-li-zé), «. a. Faire passer la poudre au sous-égalisoir.

t SOUS-ÉGALISOIR (sou-zé-ga-li-zoir), ». m. Tamis en crin et crible en peau employés dans les poudreries, pour séparer la poudre du poussier et des grains trop fins.

SOUS-ENTE.\DRE (sou-zan-tan-dr'), v. a. U se conjugue comme entendre, jl l*Ne point exprimer dans le discours une chose qu'on a dans la pensée. En vous disant cela, j'avais sous-entendu que.... Qu'il serait beau de faire sous-entendre toutes les injures que disent Léontine et Pulchérie, au lieu de les dire t que ce ménagement serait touchant et plein de force! volt. Comm. Corn. Rem. Héraclius, IV, B. Il 2* Terme de grammaire. Ne pas exprimer certains mots qui peuvent être aisément suppléés. En descendant des langues anciennes aux plus modernes, on s'apercevra que l'usage de sous-entendre des mots est de moins en moins reçu ; notre langue le rejette même si fort, qu'on dirait quelquefois qu'elle se méfie de notre pénétration, condil. Conn. hum. n, i, 8. Vous remarquez que les ellipses ne souffrent point de difficulté, lorsqu'on ne sous-entend que les mots qui ont été déjà employés, ID. Art d'écr. i, )0. 1 1 3* Se sous-entendre, e. réft Être sous-entendu .Cette clause, cette condition se sous-entend toujours.

— HIST. XIV* s. Et i aura un predome de par nous, pour sous-entendre [recevoir en sous-ordre les observations) et prendre garde à la besoingne, sans ce que il face contrainte, Ordonn. des rois de Fr. t. I, p. 384.

— ÉTYM. Sout, et entendre.

SOUS-ENTENDD, UE (sou-zan-tan-du, due), part.

passé de sous-entendre. || !• Qui n'est point exprimé. Cette clause qui est sous-entendue en toutes leurs lettres, pasc. Prov. xvui. Il est toujours sousentendu que la Providence est la maîtresse, sÉv. (39. Votre art, très-peu connu, de faire valoir le médiocre, et d'escamoter le mauvais par un mot heureusement substitué à un autre, par une phrase heureusement accourcie, par une expression sousentendue, enfin par tous les secrets que vous avez, volt. Lett. d'Alemb. l3août 1776. La conversation des esprits supérieurs est inintelligible aux esprits médiocres, parce qu'il y a une grande partie du sujet sous-entendue et devinée, cha- TEAUB. Pens. réft. et max. || 2* S. m. Ce qui est sous-entendu. Il ne s'épargne point, comme font quelquefois les grands hommes, le travail de l'arrangement, il ne recherche point par des sous-entendus hardis la gloire de paraître profond, pont. Varignon. La plupart des amitiés sont hérissées de si et de mais, et aboutissent à de simples liaisons qui subsistent à force de sous-entendus, C/iom/brttono, p. 25. || Au plur. Dessous-entendus. SOUS-ENTENTE (sou-zan-tan-f), ». f. Ce qui est sous-entendu artiflcieusement par celui qui parle. U y a toujours des sous-ententes dans ce qu'il dit. Il Au pJur. Des sous-ententes.

— ÉTYM. Sous-erUendre.

t SOUS-ENVELOPPE (sou-zan-ve-lo-p'), ». f. Enveloppe qu'on met sous une autre. J'envoie le paquet à M. l'abbé Arnaud avec une sous-enveloppe, volt. Lett. d'Argental, 14 août 1768.

t SOUS-ÉPIDERMIQCE (sou-zé-pi-dèi^mi-k'), adj. Qui est placé sous l'épiderme.

t SOUS-ÉPINECX, EUSE (sou-zé-pi-neû, neû-z'), ad}. Terme d'anatomie. Muscle sous-épinoux, ou,

SOU

substantivement, le sous-épineux, muscle qui s'attache aux trois quarts inférieur» du bord spi» nal de l'omoplate, remplit la fosie sous-épmeuse, et s'insère par un large tendon i la grosse tubérosité de l'humérus. || Fosse sous-épineuie, cono vite placée sous l'épine de romoplat«.

t SOU^-ESPÈCE (sou-zè-spè-s"), ». f. || !• Division dans une espèiv. Les noms étant une espèce de mot, le» noms propres, le» noms communs, les noms collectifs, les noms partitifs en sont les sous-espèces. || 1* En histoire naturelle, nom donné aux collections d'individus qui diffèrent dans le» mêmes rapports que les variétés et race», mais d'une manière caractéristique et très-prononcée, de telle sorte que les différences se perpétuent dans toutes les circonstances où les individus choisis comme types de l'espèce peuvent vivre.

tSOUS-ÉTABLI (sou-zé-ta-bli), ». m. Partie inférieure d'un établi de menuisier.

+ SOUS-ÉTAGE (sou-zé-ta-j*), ». m. Terme de forestier. Ce qui croît sous lesbois, sous le» forêts. C'est à ce sous-étage de morts-bois et aux amas da détritus secs que les incendies sont attribués avec raison, H. PAHi, Erujuête tur let incendies de forêts, p. 12. Les morts-bois en sous-étage, dans les peuplements composés de végétaux utiles, constituent par eux-mêmes la cause permanente des incendies, ID. ib. p. <6 Un lous-étage de végétation arbustive, ib. p. 38.

t SOUS-FACE (sou-fa-s"), ». f. Terme de zoologie. Partie inférieure de la tête d'un insecte.

SOUS-FAÎTE (sou-fê-f), ». m. Voy. faîte.

SOCS-FERME (sou-fèr-m'), ». m. || 1* Convention par laquelle unfermier principal cède la totalitéou une partie de sa ferme à un fermier particulier. Il 2* Il se disait, dans l'ancienne monarchie, d'une subdivision des fermes du roi, qui étaient l'ensemble des impôts. Sosie de la livrée a passé par une petite recette à une sous-ferme, la bhut. ti. Il Au plur. Des sous-fermes.

— ÉTYM. Soit», et ferme 2.

SOUS-FERHER (sou-fèr-mé), v. s. Voy. sou»-

AFFEHMER. Ils n'en tiraient pas le tiers, et sousfermaient aux cabaretiers, à très-grand marché, boisguillebert, Factum de la France, x.

SOUS-FERMIER, lËRE (sou-fèr-miè , miè-r"), I. m. et /■. Il 1° Celui, celle qui prend des biens ou des droits à sous-ferme. Il eut encore la succession d'un parent fort éloigné, qui avait été sous-fermier des hôpitaux des armées, volt. l'Homme awc 40 écus, Conversation avec l« chirurgien. Il 2* Dans l'ancienne monarchie, celui qui avait une sous-ferme. Ne serai-je jamais laquais d'un soiis-fermierT regnard, le Joueur, i, 1. Un sous-fermier nommé Biaise Rabau (car il y avait alors des sous-fermiers).... yoLT. Pol. et lég. Paient et sous-fermiers. \\ Au plur. Des sous-fermiers.

— ETYM. .Sous, et fermier.

t SOUS-FIEF (sou-fièO, ». n». Arrière-fief.

t SOUS-FORCER (sou-for-sé), v. a. Terme de jeu. Mettre une carte inférieure sur celle qui est jouée, au lieu d'une carte supérieure qu'on a en main.

SOUS-FRÉTÊ, ÉE (sou-fré-té, tée), part, patti de sous-fréter.

SOUS-FRÉTER (sou-fré-té), t). a. Fréter à un autre le bâtiment qu'on avait affrété pour soi. Faisons défense à tous courtiers et autres de sousfréter les navires à plus haut prix que celui porté par le premier contrat, Ordonn. août 1681.

— ÉTYM. Sous, et fréter

f SOUS-FRUTESCENT, ENTE (sou-fru-tè-ssan, ssan-t'), adj. En botanique, se dit des végétaux dont la tige a les caractères du sous-arbrisseau.

SOUS-GARDE (sou-gar-d') , ». f. Terme d'arquebuserie. Assemblage des pièce» qui sont placées sous le bois d'un fusil à hauteur de la platine; la sous-garde comprend : la pièce de détente, la détente et le pontet. || Au ptur. Des sous-garde.

— ÉTYM. Sous, et garde.

t SOCS-GÉNÉRIQUE (sou-jé-né-ri-k"), adj. Qui appartient à un sous-genre. Groupe sous-générique.

t SOCS-GENRE (sou-jan-r*), ». m. Section établie dans un genre, et renfermant une ou plusieurs espèces.

SOUS-GORGE (sou-gor-j'), ». f. Terme de manège. La partie de la têtière de la bride qui passe sou» la gorge du cheval. || Au plur. Des sous-gorge.

— ETYM. Sou», et gorge.

t SOUS-GOUVERNANTE (sou-gou-vèp-nan-f), s. f.

Voy. GOUVERNANTE.

t SOUS-GOCVERNECR (sou-gou-yèr-neur), ». m

Voy. GOUVERNEUR.

SOU

t SOUS-GCKCLB (»ou-gheu-n, ». f. Terme de «ellerio. Bout de courroie placé sou» la bouche d'un cheval.

t SOUS-UÉPATIQDE (sou-zé-pa-ti-k'), adj. Terme d'anatomie. Qui est placé sous le foie. |{ Veines sous-hépatiques, les ramifications de la veine porte qui, de la scissure inférieure du foie, vont M distribuer dans la substance de cet organe.

t SOirS-UYPONITRITE (sou-zi-po-ni-tri-f), i. m. Terme de cliimie. Hyponitrite basique.

t SO0S-I\FÉODATION (sou-zin-fé-o-da-sion), t. f. Acte par lequel un vassal possesseur d'un flef faisait une inféodation à un autre.

t SOCS-INTENDANCE (sou-zin-tan-dan-s"), ». {. Charge de sous-intendant. |{ Bureaux d'un sousintendant. Il Résidence d'un sous-intendant. || Circonscription d'un sous-intendant.

t SOUS-INTENDANT (sou-zin-Un-dan), ». m. Intendant en second.

t SOUS-INTERPRÉTER (sou-zin-tèr-pré-té),». o. Il se conjugue comme interpréter. Donner à ce qui a été déjà interprété une interprétation secondaire. Pour une foule d'autres mots qui tiennent à la racine même de nos connaissances et qui nous sontintelligibles par lalumière naturelle, nous pouvons les traduire, les sous-iaterpréter, les décrire en quelque sorte, villemain, Dict. de l'Acad. <83b, préf. p. xxin.

t SOUS-INTRODCCTEDK, TRICE (sou-zin-trodu-kteur, ktri-s'), ». m. et f. Celui, celle qui introduit en second. Saint-Laurent était un homme de peu, sous-introducteur des ambassadeurs chez Monsieur, ST-SIM. 2, 44.

t SOUS-JACENT, ENTE (sou-ja-san, san-t'), adj. Oui est placé dessous. Tissu sous-jacent. || Terme de géologie. Roches sous-jacentes, nom donné aux granits, à cause de leur situation, par comparaison aux roches volcaniques dites sur-jacentes.

t SOUS-JDPE (sou-ju-p'), ». f. Jupe de dessous, jupe qui se porte sous une robe ouverte ou à étoffe transparente.

t SOUS-LACDSTRE (sou-la-ku-str'), adj. Qui est placé sous les eaux d'un lac. Pentes sous-lactistres.

+ SOUSUC ou SOnSLIK (sou-slik), ». m. Nom du spermophile citille (rongeurs, de Lesson), l'arctomys citille, de Pallas, le m\u eitilU, de Linné, dit vulgairement citille, marmotte de Sibérie et jevraschka, legoarant.

t SOUS-LIEUTENANCE (sou-lieu-te-nan-s'), ». f. Charge de sous-lieutenant, jj Au plur. Des souslieutenances.

t SOUS-LIE0TENANT (sou-lieu-te-nan), ». m. Officier du grade inférieur au lieutenant. || Souslieutenant de vaisseau, titre d'un grade renouvelé par ordonnance du <" janvier (786, pour remplacer celui d'enseigne de vaisseau et de lieutenant de frégate. || Au plur. Des sous-lieutenants.

— ÉTYM. Sous, et lieutenant.

t SODS-LIGNEUX, ECSE (sou-li-gneû, gneii-z'), adj. Terme de botanique. Qui n'a pas tout à fait la consistance du bois. || Se dit d'une plante dont la tige n'est ligneuse qu'à la base.

t SOUS-LIMITER (sou-li-mi-té), t). a. Être audessous d'une certaine limite. Les conscrits qui sous-limitent ce minimum de taille (4660 millimètres pour la conscription).

t SOUS-LINGDAL, ALE (sou-lin-goual, a-1'), adj.

Voy. SUBLINGUAL.

SOUS-LOCATAIRE (sou-lo-ka-tê-r'), t. m. et f. Celui, celle qui, louant une portion de maison, la tient du locataire principal. Le preneur est tenu des dégradations et des pertes qui arrivent par le fait des personnes de sa maison ou de ses souslocataires. Code civ. art, 4736. ||ilu plur. Des gous-locataires.

— ÉTYM. Sous, &t locataire.

SOUS-LOCATION (sou-lo-ka-sion), ». m. Action

de sous-louer. || Au plur. Des sous-locations.

— ÉTYM. Sout, et location.

t SOCS-LOMBAIRE (sou-lon-bê-r'), adj. Terme i'anatomie. Qui est situé sous les lombes. || Réservoir ou îiterne sous-lombaire, leréservoirdu chyle.

SOCS-U)UË, Ë8 (sou-lou-é, ée), part, passé de sous-louer.

SOCS-LOCER (sou-lou-é), t>. o. || !• Donner à loyer une partie d'une maison, d'une terre, dont on est locataire ou fermier. J'ai sous-loué à M. un tel. Les habitants auxquels ils [des fermiers] souslouent quelques portions de terre, ratnal, Uisl. phil. m, 3. Il >• Prendre à loyer du locataire principal une portion de maison. J'ai sous-loué do M. un tel.

•~ ÉTYH. Sou$, et louer.

SOU

t SOns-MAIN (sou-min), t. m. Pancarte de papier qu'on met sur son bureau pour écrire et serrer ses notes.

SOCS-MAÎTRE, ESSE (sou-mê-lr', mô-trfe-l'), » m. et /'.Celui, celle qui dansunétablissementd'éducation surveille les élèves ou remplace les professeurs en titre. [Comédie d'Aristophane] où Socrate soutenait qu'il n'y avait point d'autres dieux que le chaos, les nues et la langue, enseignait ensuite aux enfants à battre leurs pères, et puis était étranglé, et sa maison brîilée avec son sous-maitue Chéréphon, la mothe le vayer. Vertu des païens, ii, Socrate. Il [Nébride] ne put refuser à ses prières instantes [de saint Augustin] d'entrer en qualité de sous-maître chez Vereconde, qui enseignait les belles-lettres à Milan, rollin, Traité des Et. vn, 2* part. 4. Te souvlent-il, Dupont, des jours de notre enfance. Lorsque, riches d'orgueil et pauvres de science. Rossés par un sous-maître et toujours paresseux?... A. de huss. Poés. nouv. Dupont et Durand. || Au plur. Des sous-maîtres, des sous-mai tresses.

SOUS-MARIN, INE (sou-ma-rin, ri-n'), adj. Il 1° Qui est au fond de la mer ou sous les flots de la mer. Les hauts fonds qui sont les sommets des collines sous-marines, bufp. Min. t. i, p. 287. L'action des volcans sous-marins n'est ni permanente, ni assez puissante pour élever un grand espace de terre au-dessus de la surface des mers, w. i' époque nat. Œuvr. t. xii, p. 207. || 2* Qui agit sous mer. Navires sous-marins. Guerre sousmarine. || Navigation sous-marine, celle qui consisteà faire naviguer des bâtiments entre deux eaux.

— ÉTYM. Sous, et marin.

t SOUS-MAXILLAIRE (sou-ma-ksil-lê-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui est situé sous la mâchoire. Glande sous-maxillaire.

t SOUS-MÉDECIN (sou-mé-de-sin), s. m. Médecin placé sous un autre médecin, bu Chesne n'a point de sous-médecins aux Invalides, sÉv. 24 nov.

t SODS-MÉDIANTE (sou-mé-di-an-f), ». f. Terme de musique. Nom donné par Rameau à la note qui est d'un degré au-dessous de la médiante, ou encore à la sixième note du ton.

t SOCS-MEMBRE (sou-man-br"), ». m. Subdivision d'une phrase, d'une période. On dit plutôt incise.

t SOUS-MENTONNIÈRE (sou-man-to-niè-r'), ». f. Bride qui sert à attacher le shako sous le menton.

t SOUS-MINER (sou-mi-né), e. a. Miner sans qu'on s'en aperçoive. Il ne veut rien de partiel ; il ne faut que sous-miner, dit-il, et le gouvernement s'usera, Corresp. du gén. Klinglin, i, 200.

t SOCS-MINISTRE (sou-mi-ni-str'), ». m. Celui qui remplace un ministre principal, qui est presque ministre. Il m'arriva, en lui parlant de MM. le Tellier, Servien et Lionne, de les nommer les trois sous-ministres; elle releva ces mots avec aigreur en me disant : dites plutôt les deux, retz, Mém. t. n, liv. m, p. 4B9, dans pougens.

t SOCS-MOCCHEOR (sou-mou-cheur), ». m. Celui qui assistait le moucheurde chandelles au théâtre, etc. Du moucheur et sous-moucheur de chandelles, LESAGE, Gil Blas, vu, 8.

SOCS-MULTIPLE (sou-mul-ti-pl'), adj. Terme de mathématiques. Qui est contenu exactement dans un autre nombre, qui a servi à le former comme facteur. 8 est un sous-multiple de 32. || Raison sous-multiple, rapport qui existe entre la quantité sous-multiple et la quantité qui la contient. Il Substantivement. 3 est un des sous -multiples de 4 2.

— ÉTYM. Sous, et muittpie.

t SOUS-NITRURE (sou-ni-tru-r'), $. m. Terme de chimie. Voy. sous-a70ture.

t SOCS-NOIX (sou-noî), ». f. Terme de boucherie. Le morceau du bœuf dans lequel se trouve le gîte à la noix.

SOCS-NORMALE (sou-nor-ma-l'), ». f. Terme de géométrie. Partie de l'axe d'une courbe comprise entre l'ordonnée et la normale correspondante. La sous-normale de la parabole est constante et égale à la moitié du paramètre.

— ÉTYM. Sous, et normale.

t SOUS-OCCIPITAL, ALE(sou-zo-ksi-pi-tal, ta-1'), adj. Terme d'anatomie. Qui est placé sous l'occiput. Il Prolongement sous-occipital, l'apophyse basilaire.

t SOCS-OCrCPLE (sou-zok-tu-pl"), adj. Terme de

mathématiques. Il se dit d'un nombre qui est con-

I tenu huit fois dass un autre. Ce corps sera trans-

SOU

formé en un autre qui contiendra la même quantité de matière dans un espace sous-octuple, gi- RAHD, iTistit. Mém. seiene. 4 84» et 4 820, t. rv, p. 90.

t SOCS-OEIL (sou-zeull, U mouillées),», m. Nom donné à de petits bourgeons qui poussent souvent au-dessous des véritables bourgeons des arbres. Il Au plur. Des sous-yeux.

SOUS-œUVRE (EN) (sou-zeu-vr^, loc. adv. Voy. ŒUVRE, n*4.||Kig. Ses passions, qui travaillent en sous-œuvre, sont maintenant au plus grand jour, CARACCioLi, Lett. récréât, t. iv, p. 4 4 3, dans

POUGENS

SOUS-OFFICIER (sou-zo-fi-sié), ». m. Tout militaire d'un grade inférieur à celui de sous-lieutenant, mais au-dessus du caporal. || Se dit, dans l'infanterie, du fourrier, du sergent, du sergentmajor et de l'adjudant. || Dans la cavalerie, il se dit du fourrier, du maréchal de logis, du maréchal de logis en chef et de l'adjudant. || Terme de marine. On donne ce titre aux adjudants sous-officiers, aux sergents-majors, aux sergents et autres de grades correspondants. || Au plur. Des sousofBciers.

— ÉTYM. Sous, et officier.

t SOUS-ONG CLAIRE (sou-zon-gu-lê-r'), adj. Qui est sous l'ongle. Le derme sous-ongulaire.

t SOUS-ORBITAIRE (sou-zor-bi-tê-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui est situé au-dessous de l'orbite. Il Canal sous-orbitaire, petit conduit que présente la face orbitaire du maxillaire supérieur. Il Os sous-orbitaire, os particulier aux poissons, et qu'on peut considérer comme démembré des maxillaires supérieurs et des jugaux.

SOCS-ORDRE (sou-zor-dr'), ». m. 1| !• Terme de procédure. Ordre ou distribution de la somme qui a été adjugée à un créancier dans un ordre, et qui est répartie à des créanciers de ce créancier opposants sur lui. Il Opposants en sous-ordre, créanciers en sous-ordre, ceux qui sont opposants, créanciers d'un créancier. || Par extension, en sous-ordre, se dit de tous ceux qui ne sont dans une affaire que subordonnément. Que n'auront pas fait les autres secrétaires d'État et gens en place considérables dans la robe, dans la plume, et, en sous-ordre, les financiers et les petits tyranneaux de la provinco? ST-SIM. 399, 206. X l'égard des tyrans subalternes, de ces monstres en sous-ordre qui ont fait remonter jusque sur leur maître l'exécration publique.... VOLT. Dict. phil. Tyran. \\ Il se dit des choses en un sens analogue. Quinault imagina un genre mixte qui n'en était pas un, dans lequel les récits firent la partie la plus considérable du spectacle ; la danse n'y fut qu'en sous-ordre; ce fut en 4C74 qu'on représenta à Paris les fêtes de Bacchus et de l'Amour, cahusac, Danses anc. et mod. m, m, 9. Il 2° Celui qui est soumis aux ordres d'un autre, ou qui travaille sous lui. Ceux qui sont à la tête d'une administration doivent veiller sur leurs sous-ordres.

— ÉTYM. Sous, et ordre.

t SOUS-PÉRIOSTÉ, ÉE (sou-pé-ri-o-sté, tée), adj. Terme d'anatomie. Qui se rapporte à ce qui est sous le périoste. || Opérations sous-périostées, celles qui se pratiquent sur l'os en ménageant le périoste qui le recouvre.

SOCS-PERPENDICOLAIRE ( sou-pèr-pan-di-kulè-r'), s. f. Terme de géométrie. Synonyme de sous-normale.

t SOCS-PHOSPHATE (sou-fo-sfa-f), ». m. Terme de chimie. Phosphate avec excès de base.

SOCS-PIED (sou-pié), ». m. Bande de cuir ou d'étoffe qui passe sous le pied, et qui, s'attachant des deux côtés au bas d'une guêtre ou d'un pantalon, les empêche de remonter. || Au plur. Des sous-pieds.

— HIST. XT* s. Dès qu'il n'avoit que treize ans, Charles VI le prit en son service [Raoul de Gaucourt], et voulut qu'il fust son valet tranchant; et, pour ce qu'il estoit petit, le roy fit faire un sous-pied [marche-pied], où il se tenoit quand il le servoit à table, godefhot, Annot. sur l'hist. de Charles VI, p. 778. || xn' s. Il eut le souspied de l'esperon et la semelle de la botte emportée d'une mousquetade, d'aub. Hist. n, 466.

— RTYM. Sous, et pied.

t SOUS-PORTIER (sou-por-tié), t. m. Portier en second. Mon oncle est le sous-portier de l'hôtel des fermes, regnard, Sérérutde, 4 8.

t SOCS-POCTRE (sou-pou-tr*), ». f. Poutre qui est placée sous une autre.

SOUS-PRÉCEPTEUR (sou-pré-sè-pteur), ». m.

Précepteur placé au-dessous du précepteur près d'un fils de p-inca.Cest un usage ancien et conunt

sou

sou

sou

sicrc pour l'Académie, de recevoir parmi ses membres le précepteur et le sou»-précepteur des enfants de France, d'alemb. Éloges, Vaux de Sl-Cyr.

t SOUS- PRÉFECTORAL, ALK (sou-pré-lè-kloral, ra-l'), adj. Qui appartient i une aous-préfecture. Il Oui émane d'un sous-préfet. Arrêté souspréfectoral.

SOUS-PRCFECTCRK (sou-pré-fé-ktu-r'), *. f. Il 1* Partie d'un département administrée par un sous-préfet. || %' Fonctions de sous-préfet. || Temps que durent ces fonctions. || 8* Demeure, bureaux de sous-préfet. || Ville où réside un sous-préfet. Sceaux est une sous-préfecture. || Au plur. Des •ous-préfecturcs.

— f.TYM. Sout, et préfecture.

SOtrS-PRF.FKT (sou-pré-fè), t. m. Fonctionnaire

chargé d'administrer un arrondissement communal, sous la direction immédiate du préfet. || Au plur. Des sous-préfets. || S. f. Sous-préfète, la femme d'un sous-préfet. Lorsque je descendis pour le déjeuner, mon parti était bien arrêté, la souspréfète avait un soupirant de plus, CH. de Bernard, Un acte de vertu, § v. || Ce mot n'est reçu que dans le style très-familier.

— F.TYM. Sous, et préfet.

t SOCS-PRESSION (sou-prè-sion), f. f. Pression exercée en dessous. MM. les ingénieurs prirent la résolution de continuer à foncer le puits [puits foré de Passy] par les moyens ordinaires, c'est-àdire en épuisant les eaux et en se servant de bois pour le soutènement des argiles ; mais les souspressions rendirent ce procédé impraticable, cail- LAUX, Presse scientifique, t. m, p. 663, <8fl<.

SODS-PRIECR, EURE (sou-pri-eur, eu-r'), s. m. et f. Religieux, religieuse qui supplée le prieur, la prieure. Il prit à la sœur de M. Pascal, qui s'appelait en religion sœur Euphémie, et qui était alors sous-prieure à Port-Royal des Champs, une fièvre dont elle mourut, rac. Hist. Port-Roy. V part.

t SOI'S-PRINCIPAL (sou-prin-si-pal), f. m. Celui qui supplée un principal de collège. Le sousprincipal, sur qui roule en général le soin de la discipline [d'un collège], et qui tient presque partout la place duprincipal, hollin. Traité des Et. vn, V part. 1 , 3.

t SOUS-PROMOTEUR (sou-pro-mo-teur), s. m. Officier qui a^-it dans les procès de canonisation.

t SOCS-PROTE (sou-pro-t'), s. m. Le premier ouvrier d'un des ateliers d'une grande imprimerie, ainsi dit parce qu'il y remplace le prote.

t SOUS-PUBIEN, lENNE (sou-pu-biin, biè-n'), adj. Terme d'anatomie. Oui est situé au-dessous du pubis. Il Ligament sous-pubien, ligament très-fort de l'articulation pubienne, fixé de l'un et de l'autre côté à la partie supérieure et interne des branches obliques de l'arcade pubienne.

t SOUS-PYRÉNÉEN, ENNE (sou-pi-ré-né-in, è-n'), adj. Oui est au pied des Pyrénées. Plaine souspyrénéenne.

t SOUS-QUADRUPLE (sou-koua-dru-pl'), adj.

Il !• Terme do mathématiques. Se dit d'un nombre qui est compris quatre fois dans un autre. * est le sous-quadruple de 16. || 2' Terme de minéralogie. Se dit d'une substance cristallisée dans la formule de laquelle un des exposants est le quart de la somme des autres. || On dit semblablement sousquintuple, etc.

t SOUS-OUARTIER (sou-kar-tié), ». m. Localité maritime, syndicat qui relève d'un quartier.

tSOUS-OUL\TUPLE(sou-kuin-tu-pl'), adj. Terme de mathématiques. Se dit d'un nombre qui est compris cinq fois dans un autre. 3 est sous-quintuple de )B.

— HlST.XTi' s. Multiplier le subquintuple par..., EST. DE LA ROcnE, Arismctiq. p. 64.

t SOUS-RACE (sou-ra-s'), S. f. Race secondaire établie dans une race préexistante. C'est la génération qui produit les sous-races.

t SOUS-RÉSINB (sou-ré-zi-n'), s. f. Terme de chimie. Substance résineuse insoluble dans l'alcool froid.

t SOUS-niVB (sou-ri-v'), s. f. Terme de pêche. Se dit des petites cavernes qui se forment au bord de l'eau, sous les racines des grosses souches.

t SOUS-ROI (sou-roi), s. m. Celui qui est le représentant d'un roi. {| Kig. Nous payerons avec allégresse trente mille francs à messieurs les soixante sous-rois [les fermiers généraux], parce que nous sommes fort aises de mourir de faim, en étant délivrés de soixante et dix-huit coquins qui nous faisaient mourir de rage, VOLT. Lett. Fargés, 2f>fév.i776.

t SOOS-ROITELET (sou-roi-te-lè), s. m. Petit roi roi en second. Charles-Martel n'est cependant

appelé que sous-roit«let par le papo Grégoire II, VOLT. Moeurs, kt.

SOUS SACRISTAIN (sou-sa-kri-stin) , (. m. Celui

qui est sous un sacristain.

t SOUS-SCAPl'LAIRE (sou-ska-pu-lê-r') adj. Terme d'anatomie. Oui est situé sous l'omoplate. Il Fosse sous-scapulaire, concavité dite aussi fosse sous-épineuse, et située sous l'épine de l'omoplate. |j Muscle sous-scapulaire, ou, substantivement, le sous-scapulaire, muscle qui naît dos trois quarts internes de la fosse sous-scapulaire, dans laquelle il est situé, et va se terminer i la petite tubérosité de l'humérus.

t SOUS-SECRÉTAIRB (sou-se-kré-té-r^, ». m Celui qui aide un secrétaire. Un emploi de soussecrétaire qui ne me tentait pas inOnimcnt, J. j. Houss. Confest. it. || Sous-secrétaire d'Ktat, litre qui, à diverses époques, a été donné à de hauts fonctionnaires qui partageaient le pouvoir et la responsabilité d'un ministre.

t SOUS-SECRËTAHIAT (sou-se-kré-ta-ri-a), ». m. Place de sous-secrétaire. || Bureaux d'un soussecrétaire.

SOUS-SEING (sou-sin), ». m. || !• Acte fait entre des particuliers, sans l'intervention d'un officier public. J'ai broché un sous-seing, comme j'ai pu; il fallait bien signer quelque chose, p. l. cour. Lett. n, <97. Il 2° Droit de franchise pour la poste, du camp, fle». des Deux-Mondes, janv. fév. (887, p. <87.

SOUS-SEL (sou-sèl), ». m. Terme de chimie. Sel qui, pour une proportion d'acide, contient plus d'une proportion de base. || Au plur. Des sous-sels. I SOUS-SÉREUX, EUSE (sou-sé-reû, reû<'), adj. Terme d'anatomie. Oui est placé sous les membranes séreuses. || Réseau sous-séreux, tissu cellulaire placé entre une séreuse et la surface qu'elle revêt, t SOUS-SIGNATURE (sou-si-gna-tu-r'), ». f. Terme de pratique. Seconde signature, signature placée au-dessous de la première.

SOUSSIGNÉ, ÊE (sou-si-gné, gnée), part, passé de soussigner. Dont la signature est au-dessous. Je soussigné, je soussignée.... reconnais.... Pardevant les notaires soussignés.

t SOUSSIGNER (sou-si-gné), V. a. Mettre sa signature à une lettre, à un acte, etc. Nous, disent-ils, présents personnellement, les écrivons et les soussignons [des conditions], et y obligeons nous et les nôtres, aoss. Sermons, Rechute, {. \\ L'Académie, mais i tort, regarde soussigner comme inusité.

— HIST. XVI' s. Et dont chacun, pour éternel renom, A soussigné ce cartel de son nom, st-gelais, p. 15. Rancé, ayant promesse de la vie et crainte des tourments, soubsignaà cette confession, d'aub. Hist. I, 94.

— fiTYM. Sou», et signer.

t SOUS-SOL (sou-sol), s. m. || 1* Couche, assise de sol, sur laquelle repose la terre végétale, ou servant de base à une construction quelconque, telle que mur, chaussée. Une roche argileuse qui constitue la base de toutes les petites collines et le sous-sol du terrain meuble, e. Blanchard, Rev. des Deux-ilondes, <B mai <87), p. 336. || a° Construction faite au-dessous du rez-de-chaussée d'une maison. Louer un sous-sol. Presque toute ces maisons ont pour rez-de-chaussée un sous-sol dallé, humide, taine, A^ote» sur l'Anglet. dans le Temps, 8 oct. I87(. Il Fig. Il [Proudhon] vous force à sonder le sous-sol des questions qu'il remue, le Peuple /ranf ois, 29 nov. (869. || Au plur. Des soussols.

— ÉTYM. Sous, et sol. Ce mot, très-récent, est déjà pris au figuré.

] SOUS-SOMBRER (sou-son-bré), v. n. Terme de marine. Se dit d'un bâtiment qui s'enfonce entièrement dans la mer, après avoir sombré.

t SOUS-SPHÊNOÏDAL, ALE (sou-sfé-no-i-dal, da-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui est placé sous le sphénoïde. || Apophyses sous-sphénoîcjales, apophyses inférieures du sphénoïde. || Conduit soussphénoïdal, conduit osseux situé à la partie inférieure du sphénoïde et donnant passage à l'artère maxillaire interne.

t SOUS-STERNAL, ALE (sou-stèr-nal, na-1'), adj. Terme d'anatomie. (jui est situé sous le sternum.

SOUS-TANGENTE (sou-tan-jan-t'), ». m. Terme de géométrie. Partie de l'axe d'une courbe comprise entre l'ordonnée et la tangente correspondante. Il Au plur. Des sous-tangentes.

— f.TYM. Sous, et tangente.

SOUS-TENDANTE (sou-tan-dan-f), ». f. Terme

de géométrie. La sous-tendante ou corde d'un arc de courbe est la ligne droite qui en joint les deux extrémités. || Au plur. Des sous-tendantes.

t SOI'S-TENI»RK (sou-ten-dr"), ti. a. Terme de géométrie. Se dit de la situation d'une corde oud'una sous-tendante relativement à un arc. Cette corde sous-tend un arc de so*. || Au propre. Une ficelle qui sous-tend un arc.

t SOUS-TIROT (sou-ti-ro), ». m. Ancien terme de marine. Espèce de petit bateau. Celui [péage] qui sera levé sur chacun bateau sera pris sur la bateau maire seulement, et non sur les allégea, tirets et sous-tirots, Ordonn. nui <6«o.

t SOUS-TITRE (sou-ti-tr'),».m. Titre secondaire, placé après le titre principal d'un livre. || Au plur. Des sous-titres.

t SOUSTRACTIF, IVB (sou-»tra-ktif, kti-v'), adj. Terme d'algèbre. Qui exprime une soustraction, qui doit être soustrait. Termes soustractifs. || Terme de minéralogie. Molécule soustractive, l'élément géométrique qui sert à mesurer la quantité de chaque dccroissement dans un cristal

— RTYM. Voy. SOUSTRACTION.

SOUSTRACTION (sou-stra-ksion; en vers, da quatre syllabes), ». /. || 1" Action d'ôter, de retirer. Si vous Âtez par soustraction quelques vérités fondamentales, le ministère n'est plus, Boss. Var. xr, 42. Craignons de résister au Saint-Esprit, de peur qu'enfin notre résistance ne soit poussée jusqu'à la fin, par la juste soustraction de ces grâces qui convertissent les cœurs, iD. Jf^d. sur l'Év. 2* partie, 19' jour. Il y a bien des manières de parvenir au froid et à l'insipide; Lamotte.... y est arrivé.... par une versification lâche, par l'introduction de deux grands enfants d'Œdipe sur la scène, par la soustraction entière de la terreur et de la pitié, VOLT. Comm. Corn. Rem. Œdipe, v, 7. La conservation des insectes tient essentiellement à la soustraction de l'humeur visqueuse contenue dans la ventre de ces petits animaux, genlis, Maison rust. 1. 1, p. 128, dans POUGENS. || 2" Action de soustraire, d'enlever par adresse ou par fraude. Soustraction frauduleuse. Foucaut va sollicitant partout, et fait voir un écrit du roi, où on lui fait dire qu'il trouverait fort mauvais qu'il y eiit des juges qui appuyassent leur avis sur la soustraction des papiers, sÉv. à Pompone, n déc, <6B4. || 3" Terme d'arithmétique. Opération par laquelle on ête un nombre d'un autre nombre. Faire une soustraction. || Soustraction complexe, celle qui consiste à retrancher un nombre complexe d'un autre nombre complexe.

— REM. On trouve substraction : Ceux que ses dons [de la grâce] daignent instruire. Ceux qui savent ou peut réduire Le douloureux effet de la substraction, CORV. Imit. n, ^0. Substraction, qui d'ailleurs se trouve dans quelques anciens textes, est barbare.

— HIST. HT* s. Tele replecion et substraccion sont passions corporeles, oresmb, Éth. 229. || xv* s. Et l'ingratitude des dons de Dieu est punie sur les hommes par substraction de sa grâce, a. chart. Quadrilogue invectif. || xvi* s. Il n'y a plus à dire de l'Occident que la substraction de la Gipousqua [Guipuscoa] àl'cvesché de Rayonne.... d'aub. //i»l. n, 249. En soustraction ne sont requis que deux nombres, c'est à savoir le nombre que l'on veult soustraire et le nombre duquel on le veult soustraire, EST. de Laroche, Arismetique, t" 8.

— 6TYM. Provenç. sostroccto; espagn. substraccion; ital. soîlrari'on* ; du lat. sublraclionem (OUiCHERAT, Addenda), de subtrahere, soustraire.

SOUSTRAIRE (sou-strê-r' ; la prononciation est irrégulière: elle devrait être sou-trê-r'; au xvi« siède, on écrit soubstraire et on prononce soustraire, pals- SRAVB, p. 26), je soustrais, tu soustrais, il soustrait, nous soustrayons, vous soustrayez, ils soustraient ; je soustrayais, nous soustrayions, vous soustrayiez; point de parfait ; je soustrairai ; je soustrairais; soustrais, qu'il soustraie, soustrayons; que je soustraie, que nous soustrayions, que vous soustrayiez; point d'imparfait du subjonctif; soustrayant; soustrait, v. o. || !• Enlever quelque chose par adresse ou par fraude. Il a soustrait du dossier les pièces les plus importantes. || Soustraire les aliments à un malade, lui retrancher quelque chose de la nourriture ordinaire. || Soustraire des sujets de l'obéissance du prince, ou, plus ordinairement aujourd'hui, à l'obéissance du prince, les pousser à la révolte contre leur prince. Aucune possession, ni aucune jouissance ne peut en aucun temps être soustraite à l'autorité de la loi, VOLT. Dict. phil. Droit canonique. \\ %' Préserver de. J'ai l'ordre d'Amurat, et je puis t'y soustraire, RAC. Baj. V, 4. Il (Joly de Fleury] a soustrait au châtiment des juges coupables, pour ne pas décrier la magistrature, doclos, Œuvr. t. v, p. 27B. La

SOU

parlement veut mettre Palissot au pilori; et les protecteurs de Palissot le font exiler pour le soustraire au parlement, d'alemb. Lelt. à Voltaire, « avril 1764.118* Terme d'arithmétique, ôter un nombre d'un autre nombre. Soustraire une soustraction, c'est ajouter, comme nier une négation, c'est affirmer, condil. Lang. cale, n, «. || i» Se soustraire, v. réfl. S'affranchir de, se dérober à. Aux grands périls tel a pu se soustraire. Qui périt pour la moindre affaire, la font. Fabl. n, 9. Les Phocéens, lorsqu'ils abandonnèrent leur patrie pour se soustraire i la domination de Cyrus, condill. Hist. anc. m, *«. Chaque cultivateur.... pour se soustraire à la rigueur des impositions, raynal, Hist. phil. xin, 44. On peut écarter les réflexions ; mais on ne peut se soustraire au sentiment de ses maux, OENUS, Ad. et Th. t. m, p. 37 «, dans pou- OENS. Il Se soustraire de, même sens (plus usité anciennement, aujourd'hui moins usité). Ces philosophes [les stoïciens] qui ont pu autrefois se soustraire de l'empire de la fortune, et, malgré les douleurs et la pauvreté, disputer de la félicité avec leurs dieux, de«c. Méth. ni, 4. Il [l'homme] s'est loustrait de ma domination, et, s'égalant à moi par le désir de trouver sa félicité en lui-même, je l'ai abandonné à lui, pasc. Caract. de la relig. )7, édit. fauoère. Voulant commencer à me soustraire de sa domination, hamilt. Gramm. 3. Il 6* Se soustraire aux yeux, aux regards, se retirer, s'éloigner. Et, m'ayant aperçue, Il a voulu d'abord se soustraire à ma vue, th. corn. l'Inconnu, rv, 6. César pour quelque temps s'est soustrait à nos yeux, rac. Brit. i, 2.

— HIST. xn* s. Certes jai [déjà] estoit avespreiz, et jai estoit li jors encligneiz; car li solos [le soleil] de justice s'estoit jai petit à petit sostrait, SI BERN.p. 627. || XIII* S. Porceque la lune estgraindre [plus grande] de la terre, avient il qu'ele puet soustraire la clarté du solel partot le monde, Comput, f* 44. Cil «stoient soustrait de l'obédience de Rome, TiLLBH. icvin.... et por ce que li uns ovriers ne soustraie l'aprentiz à l'autre, Liv. des met. 236. Volontiers [ils] l'eussent soustraite. Et menée en aucun manoir, ruteb. Ste Élisab. p. ien. Honneure et aime toutes les personnes de sainte esglise, et garde que en ne leur soustraie ne apetise leur dons et leur aumosnes que tes devanciers leur auront donné, jomv. 30<. Car ce qui est sien propre à tort li soustraions, j. de meuno. Test. 4 668. Soustrere c'est tolir, Liv. de jost. 86. || xrv* s. Il convient celui qui veult estre gardé des ulcérations, que il se subtraie et esloigne de toutes les causes aidantes à ceste maladie, h. de hondeville, f* 72, verso. Se [je] ajouste aucune fois jeuste les ordonances des devant dis nos maistres, ou soustrai, id. f* 4, verso. L'en en garist par le contraire, c'est assavoir par poines en substrahant delettations et donnant tristesce, oresmk, Éth. 38. Que lesdites letres ne feussent perdues ne soustraites, BERGHEURE, f* 28, verso. Dame.... De grises nonnains à vous plaindre Nous venons, qui passer nous vuelent, Et se painent, quank'eles puelent, De nos amis de nous soustraire, j. de condé, t. m, p. 21. Il XVI* s. J'essaye de soustraire ce coing à la tempeste publicque, mont, m, 9. Ib soubtraient et desguisent leur vice à leur propre conscience, id. m, 4 42. Si s'en alla premièrement contre les villes qui s'estoient soubstraictes de l'obéissance des Romains, amyot, Marcell. 39. Cleopatra cognoissant que Antonia lui en vouloit, et s'efforçoit de lui substraire Antonius, id. Ànt. 69. Soustraire c'est lever ou oster ung nombre mineur d'ungaultre majeur, pour sçavoir de combien le mineur est surmonté du majeur, de lahoche, Àrismetique, f* 8.

— ÉTYM. Provenç. sostraire, substraire ; espagn. tubstraer ; ital. soWrorrc; du lat. subtrahere , de sub, sous, et trahere, tirer (voy. traire).

SOUSTRAIT, AITE (sou-strè, strè-f), part, passé de soustraire. Par là toutes les actions d'habitude sont autant de choses soustraites à la réflexion, CONDIL. Traité anim. n, 4. Soustraite aux passions violentes.... ma vie s'est écoulée dans une heureuse obscurité, oenus, Veill. du chdt. t. i, p. 4 «s, dans pouoens.

SODS -TRAITANT (sou-trè-tan) , s. m. Celui qui se charge de quelque partie d'une entreprise concédée à un premier traitant. Nous dont les labeurs d'une année N'acquitteraient point la journée Qu'un sous-traitant passe à dormir, vadé Pipe cassée, m. || Auplur. Des sous-traitants. '

SOUS-TRAITÉ (sou-trèté),». m. Traité par lequel on reprend une affaire des mains d'une personne <wii en avait déjà traité. || Au Diur.Dea sou^'traités.

SOU

SODS-TRAITER (sou-trè-té), V. n. || 1* Devenir sous-traitant. || 2° Prendre une entreprise de la seconde main. || Céder à un tiers, moyennant marché, une entreprise dont on s'était chargé. 11 s'était rendu adjudicataire de cette fourniture, il en a sous-traité avec un tel.

— ÉTYM. Sous, et traiter.

t SOCSTRAYEUR (sou-strè-ieur), ». m. Celui qui soustrait.

— HIST. XVI* g. Soustrayeur, oudin, Dict. SODS-TRIPLE (sous-tri-pl'), adj. || 1° Terme de

mathématiques. Il se dit d'un nombre qui est compris trois fois dans un autre. 3 est sous-triple de 9. III Subît. Le sous-triple de 4 8 est 6. Il 2* Terme de minéralogie. Se dit d'une variété dans laquelle un exposant est le tiers de la somme des autres.

— HIST. xin* s. Et si doiz mètre le soustreble adès desous le treble, Comput, f 4 4. || xvi* s. L'assemblement du triple avec son subtriple, est. de LAROCHE, Arismetique, f" 47, verso.

— ÉTYM. Sous, et triple.

SOCS-TRIPLÉ, ÉE (sou-tri-plé, plée), adj. Terme de mathématiques. Usité dans cette expression : En raison sous-triplée, en raison des racines cubiques.

t SOUS-TROGHANTÉRIEN, lENNE (sou-tro-kanté-riin, riè-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui est situé au-dessous du grand trochanter.

t SOUS-TROCHANTINIEN, lENNE (sou-tro-kanti-niin, niè-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui est situé au-dessous du petit trochanter.

SOUSTYLAIRE ( sou-sti-Iê-r' ), s. f. Ligne droite perpendiculaire au style d'un cadran solaire, et placée dans lu plan perpendiculaire à celui du cadran.

— ÊTYM. Sotu, et style.

t SOUS-TYRAN (sou-ti-ran), f. m. Tyran subalterne. Nos sous-tyrans velches étaient des monstres bien absurdes; ce jeune homme [Morival] condamné à avoir le poing coupé!... volt. Lett. roi de Pr. juin. 4774. Une maxime des tyrans et soustyrans est de donner toujours raison aux supérieurs, duclos, Œuv. t. V, p. 304. Il Au plur. Des sous- tyrans.

t SOUS-VASSAL (sou-va-sal), t. m. Vassal qui relevait d'un seigneur, lequel relevait lui-même d'un autre seigneur.

t SOUS-VENDRE (sou-van-dr'), V. a. Vendre à un tiers une portion de ce qu'on a acheté. || Fig. et familièrement. Se débarrasser de gens qui gênent, l'emporter sur eux. Sous-vendre des concurrents.

t SOUS-VENTE (sou-van-t*), s. m. Vente d'une portion de ce qu'on a acheté.

t SOUS-VENTÉ, ÉE (sou-van-té, tée), adj. Terme de marine. Se dit d'un navire qui se trouve sous le vent de l'endroit dans lequel il croyait ou devait être.

SOUS- VENTRIÈRE (sou-van-tri-è-r'), ». f. Courroie attachée aux deux limons d'une charrette, et qui passe sous le ventre du limonier. || Quelquefois, sangle qui passe sous le ventre du chevail et retient la selle sur son dos. || Au plur. Des sousventrières.

— ÊTYM. Sous, et ventre.

t SOUS-VERGE (sou-vèr-j'), s. m. Dans les attelages dont les conducteurs sont montés, particulièrement dans les attelages des voitures d'artillerie, on appelle sous-verge ou cheval de sous-verge le cheval qui ne porte pas de cavalier, et qui est placé à la droite du porteur.

t SOUS-VICAIRE (sou-vi-kê-r'), ». m. Second vicaire.

t SOUS-VICARIAT (sou-vi-ka-ri-a), ». m. Office de sous-vicaire. || Durée du sous-vicariat.

t SOUS-ZYGOMATIOnE(30U-zi-go-ma-ti-k'), adj. Terme d'anatomie. Qui est placé sous l'os zygomatique.

t SOUTACHE (sou-ta-ch'), ». f. || 1° Tresse de galon qui s'attache au shako du hussard. || 1° Terme de couturière. Petit lacet très-étroit en laine, coton ou soie, que l'on coud sur une étoffe, en formant des dessins, pour orner les robes, les manteaux, les jupons. Broderie en soutache. Dessin pour soutache.

— ÊTYM. Hongrois, sxusxak, frange.

t SOUTACHER (sou-ta-ché), v. a. Terme de couturière. Poser une soutache sur un vêtement quelconque. Soutacher une robe, une culotte, le bas d'un manteau. Deux ou trois jeunes femmes, mises avec cette élégance un peu extravagante qui est le goiit du jour, vestes soutachées d'or, robes à traînes ou bizarrement relevées, th. Gautier, FeutiUlondu Monit. univ. 3 juin 4887.

SOU

SOUTANE (sou-U-n'), t. f. || 1* Anciennement, vêtement laïque qui descendait jusqu'aux pieds. Il 2" Particulièrement. Habit long et boutonné de haut en bas que portent les ecclésiastiques. Sur la fin de ses jours, il prit la soutane, mais ne se fit pas prêtre, pellisson, Hist. Aead. iv. Colomby. Il [l'abbé de Polignac, depuis cardinal] est présentement un abbé de Versailles, et n'a plus cette grande soutane où il était enseveli, sév. 29 janv. 4 685. D'une longue soutane il endosse la moire, Prend les gants violets, les marques de sa gloire, BoiL. Lutr. IV. Tout ce qu'on obtint de moi, fut de mettre une soutane par-dessus mes habits; et mon frère, mourant de rire de mon habillement ecclésiastique, voulut en faire rire les autres, rahilt. Gramm. 3. || Fig. État ecclésiastique. 11 a pris, il a quitté la soutane. || 8° Autrefois les médecins aussi portaient une soutane. Si les médecins n'avaient des soutanes et des mules.... pasc. Pens m, 3, édit. havet.

— HIST. XVI* s. Pour se bien desguiser, il avoit mis une grande Juppé de veloux appelée vulgairement une sotane, des accords, Bigarr. Équivoques françois. à

— ÊTYM. Bourguig. sOtane; espagn. »o(ana; \ ital. sottana ; du bas-lat. subtaneum, subtana ; du latin subtus, sous. Le mot vient de subtu», tant à cause de sa forme, qu'à cause de l'italien sottana

qui signifie cotillon, jupe de dessous.

SOUTANELLE (sou-ta-nè-l'), ». f. Petite soutane qui ne descend que jusqu'aux genoux. Jamais le roi ne put résoudre M. de Metz à porter un Saint- Esprit sur sa soutanelle, comme les autres, st-sim. 46, 27. Ils me firent quitter mon habillement, qui consistait en une simple soutanelle fort usée, le- SAOE, Gil Bl. I, 7.

— ÊTYM. Dimin. de »oufan<.

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