PALISSY
— ÉTYM. Re..., et accord.
RACCORDÉ, EE (ra-kor-dé, dée), part, passé de raccorder. Ces versets, pris çà et là et raccordés avec intelligence, composeraient un riche mélange de sentiments et d'images qui donnerait à la musique de la couleur et du caractère, marmontel,
ŒUV. t. VI, p. (98.
RACCORDEMENT (ra-kor-de-man), ï. m. || 1° Terme d'arts. Action de faire des raccords. Le raccordement d'une maison délabrée. || 2° Terme d'architecture. Réunion de deux bâtiments de styles différents ou d'âges <lifférents, à l'aide de quelque accessoire qui sert dé transition. || Jonction de deux terrains inégaux, dans un jardin, par une pente ou un perron. [| Courbe de raccordement, courbe suivant laquelle on passe, sans ressauts, d'un alignement à un autre. || 3° Jonction de deux chemins de fer. Il Jonction de triangulations. Le zèle des géographes piémontais fut mis à l'épreuve dès le début de leurs tentatives de raccordement du réseau des triangles de l'Italie avec celui de France, fournet, Aead. des se. Comptes rendus, t. lv, p. 869. || 4° Jonction de deux tuyaux inégaux, au moyen d'un tambour de plomb, d'un collet. || 5° Partie de l'âme d'une bouch» à feu qui avoisine la chambre destinée à recevoir la poudre, et qui se raccorde avec cette chambre.
RACCORDER (ra-kor-dé), v. a. \\ 1° Terme d'arts.. Paire un raccord, des raccords. Raccorder une maison délabrée, L'usage s'est conservé jusqu'à présent de prolonger le fond.du bief supérieur dans l'intérieur du sas, et de le raccorder avec le bief inférieur par un mur de chute.... gibahd, Instit. Mém. scienc. t. viii, p. (74. || 2° Terme de paveur. Faire une petite partie de pavé au pourtour d'une borne, ou boucher un trou d'étai. || Refaire une partie de pavé. Il 8° Terme de peintre en bâtiment. Refaire du même ton de couleur une partie sur un fond anciennement peint. || 4" Terme de doreur. Remettre de l'or où il en manquait. || B» Fig. Il se dit aussi des ouvrages d'esprit. La censure a fait des suppressions dans son article; l'auteur i\a pu bien raccorder le tout. Il 6" Terme de peinture. Réparer un tableau gâté, adoucir les tons, éteindre les lumières trop brillantes, etc. || 7° Se raccorder, v. réfl. Etre raccordé. Cest qu'un bâtiment est un ouvrage de règle, et que la symétrie se raccorde avec cette idée; c'est que la symétrie soulage l'attention et l'agrandit, dider. So/07Kie(765, (Eue. t. xiii, p. 232, dans POUGENS. '
— HIbï. XII' s. [Dieu] Par qui les choses prevarient, Movent, racordent et ralient, benoît, il, ((. ;| xiu' s. Venicien et Pisan s'cstoient raccordé et juré contre les Genevois, Hist. des croisades, t. i, p. 443. || XV* s. Ainssy vous vous raccorderez Au doulz roy de miséricorde, Mir. de Ste Genev.... ei
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bonnes gens de raccorder leurs musettes, et parfaire la note encommencée, louis xi, Nouv. lxxi.
— ÊTYM. He..., et ocforder.
t RACCOUPLER (ra-kou-plé) , v. a. Remettre ensemble des choses qui avaient été accouplées.
— HIST. XTi* s. Il les fault raccoupler et rejoindre [le corps et l'âme], mont, m, 40.
— ÊTYM. Re..., et accoupler.
RACCOCRCI, lE (ra-kour si, sie), part, passé de raccourcir. {| l" Rendu plus court. Une jupe raccourcie de deux doigts. La vie déjà raccourcie s'abrège encore par les violences qui s'introduisent dans le genre humain, boss. Hist. ii, 4. La Méditerranée n'avait que 860 lieues d'occident en orient, au lieu de tito qu'on lui connaît, erreur presque incroyable ; l'Asie était pareillement raccourcie de 600 lieues, fonten. Delisle. De mes ans passagers la trame est raccourcie, volt. Êp. i6. || Par extension. Cela étant, j'en vois l'usage bien raccourci [d'un principe], pasc. Prov. iv. ||X bras raccourci, en pliant et déployant successivement le bras pour frapper plus fort. Il le frappait à bras raccourci. Il Fig. Son bras n'est pas raccourci , il est toujours aussi puissant. Ses mains ne sont point raccourcies depuis les dernières actions de clémence qu'il a faites, balz. le Prince, ch. m. La conversion d'une âme scandaleuse est un grand miracle dans l'ordre du salut ; mais le bras du Seigneur n'est pas raccourci, bourdal. (" avenl, Sur h scandale, p. H 7. Il Terme de blason. Se dit des pièces honorables qui ne touchent pas le bord de l'écu. 112" En sucrerie, petites eaux raccourcies, dites aussi eaux mères, toutes les eaux qui contiennent un peu de sucre. || S" Trop court. Une taille raccourcie. L'habitude et la faiblesse de l'esprit fini qui veut embrasser l'infini à sa mode étroite et raccourcie, PÉN. Existence, ii, 2, Éternité Les Ostiaques semblent des Samoièdes un peu moins laids et moins raccourcis que les autres, bufp Hist. nat. hom. Œuv. t. v, p. 12.114° Abrégé. Un tableau raccourci des événements. En deux portraits raccourcis et opposés l'un à l'autre, la parabole nous représente les pernicieux effets de l'orgueil et les salutaires effets de l'humilité, bourdal. Pensées, t. II, p. H2. Que n'ai-je le secret de graver dans vos esprits un plan invisible et raccourci de la Flandre et de l'Allemagne I fléch. Turenne. || B-S.m. Le raccourci, la qualité de ce qui est devenu plus court. Je lui veux peindre [à l'homme] non-seulement l'univers visible, mais l'immensité qu'on peut concevoir de la nature, dans l'enceinte de ce raccourci d'atome [un ciron],PASC. Pens.i, l, éd. ha- VET. On juge de l'âge des guerriers par la pesanteur ou la légèreté, le raccourci -ou l'allongement du pas, CHATEAUB. Àmér. La guerre. || 6°Terme de peinture. Effet de perspective qui consiste à présenter les objets plus courts qu'ils ne sont en effet. Là dans le raccourci de cette mignature (sic).... bahieb, le Cabinet de Quinault, p. 49. Toute la figure vue de raccourci, diderot, l.elt. Falconet, sept. (768. Caries [Vanlooj modelait sa machine, et il en étudiait les lumières, les raccourcis, les effets, dans le vague même de l'air, m. Salon de nei, (Eu\rr. t. xiii, p. 36, dans poogens. La plaine de Chablais, au milieu de laquelle les deux petites montagnes des Aliuzes, vues en raccourci, paraissent deux pyramides isolées, SAUSSURE, Voxj. Alpes, t. i, p. us, dans pouGENS. Quelques modernes ont prétendu que les peintres de l'antiquité ne savaient pas faire de raccourcis, lévesque, Instit. Mém. lilt. et beauxarts, t. I, p. 440. Il 7° Fig Abrégé. J'ai les bras raccourcis aussi bien que les jambes, et les doigts aussi bien que les bras ; enfin je suis un raccourci de la misère humaine ; voilà à peu près comme je suis fait, SCAHR. Portrait. Croit-on qu'un ministre d'État, qui semble avoir dans 3a tête les affaires de tout un royaume, ait l'esprit fort étendu? tout cela se réduit à d'étranges abrégés et à des raccourcis terribles, nicole, Pens. div. t. vi, p. 280, des Essais. Je vous écris donc et voici De mon voyage un raccourci, t. b. bouss. Létl. à Lafosse.W %' En raccourci, loc. adv. En abrégé. Vous diriez que la fortune a eu dessein de lui donner une expérience en raccourci, balz. le Prince, ch. 2S. On connaît les premiers [Socrate, Ésope] : quant à l'autre, voici Le personnage en raccourci, la font. Fabl. xi, 7. Représenter en raccourci la suite des siècles, boss. Hist. Préf. Son individu [de l'homme] est un centre où tout se rapporte, un point où l'univers entier se réfléchit, un monde en raccourci, bufp. Hist. anim. ch. 1. Il [Bossuet] n'écrivait point ses sermons, ou plutôt il ne les écrivait qu'en raccourci et comme tn idée, d'alemb Étnges, Bossuet.
OlCt. OB LA LAMOUB FRAtlÇAISB.
RACCOnRCIR (ra-kour-sir), i'. a. \\ l" Rendre pluscourt. Raccourcir ses promenades. Raccourcir une robe, un manteau. Ce malheur raccourcira ses jours. Ne raccourcissez pas votre séjour, sév. 17 juin (686. Il Raccoutcir des étriers, rehausser les étrivières auxquels tiennent les étriers. || Raccourcir le bras, le plier en dedans, le retirer. || Raccourcir les pas en dansant, les étendre moins. ||2° Terme de manège. Raccourcir des demi-voltes, les faire dans un moindre espace. {| Raccourcir la bride, saisir les rênes plus eu avant. || Raccourcir un cheval, ralentir son allure, en le retenant dans la main. !| Fig. Sa charité [de M. de Beauvilliers] pour le prochain le resserrait dans des entraves qui le raccourcissaient par la contrainte de ses lèvres, de ses oreilles, de ses pensées, st-sim. 366, 68. || Terme de vénerie. Raccourcir un cerf, enlever les chiens pour les rapprocher d'un cerf qui a de l'avance. || Raccourcir une enceinte, la traverser pour rendre plus petite celle où se trouve le cerf, jj 3° Terme de jardinage. Raccourcir la taille, laisser moins d'yeux sur la branche de l'année qu'il n'en est laissé ordinairement. Il 4' Populairement et cruellement Guillotiner, diminuer de la tête. Nous vous raccourcirons, Vos têtes tomberont, Dansons la carmagnole, babœuf. Pièces, i, 134. ||6° H s'est dit pour diminuer un liquide. Je me suis fort bien portée de ma médecine; elle a bien raccourci mes sérosités, sÉv. 7 mars 4686. || 6° V. n. Devenir plus court. Les jours ont raccourci, sont raccourcis. Cette toile raccourcit au blanchissage. || 7° Se raccourcir, v. réft. Devenir plus court. L'époque où les jours se raccourcissent, i mesure que la terre s'est refroidie, la nature vivante s'est raccourcie dans ses dimensions, bufp. tint. VII, p. 222. Il 8* En parlant de lutteurs, se replier, .se ramasser sur soi-même. Ils se saisissent et se serrent l'un l'autre.... ils se raccourcissent, ils s'allongent, ils se baissent, ils se relèvent, fénel. Tél. xvi.
— HIST. xui" s. S'aucuns homs estoit banis de Lisle à tiermine [terme], et jou [je] le rapieloie et raccorcassie sen [son] tiermine por service que jou en prenOie, tailliar. Recueil, p. 92. ||xiv* s. Sont de beaulté vray raccourci, Et parfaicts en nature aussi. Trait. dCaleh. (97. ||xvi's. Place incapable d'attendre un canon r'acourci, d'aub. Hist. ii, 276. Et le tout en personnages racourcis [réduits], ne seront que de païsage, Sat. Mén. p. I8. Il semble que touts les jours nous raccourcissons l'usage de cettuy ci [le plaisir de manger], mont, ii, i«.
— ÊTYM. He..., et accourct'r.
RACCOUUCISSKMKNT (ra-kour-si-se-man), I. m
L'action de raccourcir; le résultat de cette action. Le raccourcissement des jours. Je sais bien que la représentation raccourcit la durée de l'action.... mais je voudrais que, pour mettre les choses dans leur justesse, ce raccourcissement se ménageât dans les intervalles des actes, corn. Exam. de Uél. L'autruche, le casoar, le dronte, par le raccourcissement des ailes et ta pesanteur du corps.... font la nuance entre les animaux de l'air et ceux de la terre, buff.
Ois. t. XVI, p. 256.
— HIST. xvi* s. Voila l'ordre que nous tiendrons, duquel tu vois le raccourcissement [raccourci] en la table suivante, paré, xzi, 4 .
— ÉTYM. Raccourcir.
tRACCOURIR(ra-kou-rir),t).n.Reveniren courant.
— HIST. xiti* s. La roîne racourt, de duel [chagrin, deuil] confontet d'ire, Komancero, p. le.
— ÉTYM. Re..., et accourir.
t RACCOURS (ra-kour), s. m. Diminution de longueur d'une pièce d'étoffe mal fabriquée.
RACCOUTRÉ, ÉE (ra-kou-tré, trée), part, passé de raccoutrer. Habit mal raccoutré.
RACCOUTREMENT (ra-kou-tre-man), s. m. L'action de raccoutrer; le résultat de celte action. Le raccoulrement de vieilles nippes.
— HIST. xvi* s. Raccoustrement , cotgrave.
RACCOUTRER (ra-kou-tré), v. a. || 1° Raccommoder, recoudre. Faire raccoutrer son manteau. Il a° Fig. Se raccoutrer, v. ré/l. Se remettre. On parla de toute autre cnose, C'narost se raccoutra et s'en alla, st-sim. 66, 196.
— HIST. xvi's. Niima commencea aussi à raccoustrer un petit le calendrier, amyot, ^um. ai. Jetasche à raccoustrer aucunement ma vie, et la former au moule de ces grands personnages, id. P. Sm. i.
— ÉTYM. Re..., Bl accoutrer.
t RACCOUTREUK EUSE (ra-kou-treur, treû-z'), », m. et /.Celui, celle qui raccoutré.
— HIST. xvi* s. Raccoustreur, cotgrave.
RACCOCTUMÉ, ÉE (ra-kou-tu-mé, mée), pari.
passé de raccuutumer, il est déjà tout raccoutumè h la maisou.
RACCOUTUMER (SE) (ra-kou-tu-mé), ». réft. Reprendre une habitude. Allons, je le veux, recommençons notre commerce; vous commenciez, ditesvous, à vous raccoutumer k moi, sév. d Busty, 4 9 mai 4677. Nous nous raccoutumons à la bonne ville insensiblement, m. ib. 42 oct. i878. Votre sœur commence à se raccoutumer avec nous, mais non pas avec le monde, dont elle paraît toujours fort dégoûtée, RAC. Lett. xxxii, àsnn fils.
— HIST. XVI' s Ains demeureront les feneslrei
closes dix ou douze jours, pour raccoutumer les pigeons par bon traictement, o. de serres, 402.
— ÉTYM. He..., e\ accoutumer ; wallon, m/towtumé.
RACCROC (ra-kro; le e ne se lie pa« et ne •« prononce pas; au pluriel, 1'» se lie : des ra-kro-z incroyables), s. m. Terme de jeu. Coup de raccroc, ou, simplement, raccroc, un coup non visé, où il y a plus de bonheur que d'adresse. Il a fait cette bille par un raccroc, de raccroc, par raccroc. C« coup-là n'est qu'un raccroc.
— HIST. xiv s. Après icellui mariage fait, il eust en l'ostel d'iceulx mariez une feste ou assemblée de gens que l'en dist ou païz [au pays de Caux] racroc, DD CANGE, reccptum.
— ÉTYM. Voy. RACCROCHEE.
RACCROCHÉ, ÉE (ra-kro-ché, chée), part, poss^ de raccrocher. || 1° Accroché de nouveau. Ce tableau était tombé, le voilà raccroché. || Fig. Ah ! monsieur qu'elle est belle. Et que j'ai de plaisir à vous voir raccroché I pegnard, le Joueur, m, 6. || 2" Arrêté dans la rue par une fille publique. On y est ce qu'on appelle raccroché en plein jour, duclos, Voy. Ital. Œuvr. t. VII, p. 79.
RACCROCHER (ra-kro-ché), v. a |j 1° Accrocher de nouveau. Raccrochez cette tapisserie. || 2' Rattraper, reprendre. Enfin je vous raccroche. Mon argent bien aimé, rentrez dedans ma poche, mol. l'Ét. II, 6. Si je puis raccrocher le manuscrit dont vous me parlez, caraccioli, Lett. récr. et mor. t. n, p. 83, dans POUGENS. il 8° Fig. Remettre en bonne position. Fénelon n'était pas sans soin de tout ce qui pouvait le raccrocher et le conduire aux premières places, ST-siMON, 302, 178. Il 4° Dans le langage familier, en parlant des filles de mauvaise vie, arrêter les passants. || 5' V. n. Terme de jeu. Faire un ou plusieurs raccrocs. Ne faire que raccrocher. Il 6° Se raccrocher, v. réft. Se retenir à quelque chose en s'y accrochant. Il se serait noyé s'il ne s'était raccroché à une branche d'arbre. || Fig. Se raccrocher à une chose, s'y attacher pour regagner d'un côté ce qu'on avait perdu de l'autre. || Absolument. Se raccrocher, regagner en tout ou en partie les avantages qui avaient été perdus. Horace : Cet homme me rompt tout. — Arnolphe : Oui ; mais cela n'est rien. Et de vous raccrocher vous trouverez moyen, mol. Éc. des femm. m, 4. 1| 7* Se raccrocher à, se remettre avec. Les regrets sincères que vous me faites paraître de ne point vous raccrocher présentement dans cette maison de Grignan.... sÉv à Duplessis (qui avait été gouverneur du jeune de Grignan), 4" mai 4 691. Vous avez fait divorce avec legenrehumain; Mais vous vous raccrochez encore au féminin, segnard, Démocrite, i, 4. Est-ce que, tout de bon, vous êtes résolu de vous raccrocher plus que jamais à cette femme! brueys, Uuet, I, 40. Il 11 s'est raccroché au service, se dit d'un homme qui, ayant quitté le service, y est rentré.
— ÉTYM. Re..., et accrocher.
t RACCROCHEUR (ra-kro-cheur), t. m. Terme de jeux. Celui qui fait des raccrocs; se dit surtout au billard.
HACCROCHEUSE (ra-kro-cheû-z'), s. m. |l 1° Fille de mauvaise vie qui raccroche les passants. || 2" Coquille univalve appelée aussi bourse (la ranelle bourse, mer des Indes).
t ^ACCROUPIR (SE) (ra-krou-pir), ». réft. S'accroupir de nouveau.
— HIST. XVI* s. Se racroupir, cotgravb.
— ÉTYM. He..., et accroupir.
RACE (ra-s'), s. m. || !• Tous ceux qui viennent d'une même famille. Nous ne regardions^point à la race, nous ne regardions qu'au mérite, Francion, liv. VI, p. 224. Le trône où je me sieds n'est pas un bien de race, corn. Héracl. i, 2. Le règne éternel de la race de David, pasc. Pens. xxv, 4 61, éd. HAVET. Toute sa race [du cardinal de Retz] a de l'esprit, et lui plus que tous, sév. 4 8 sept. 4 676. Les gentils ouvrent les yeux et s'unissanl en espril aux juifs convertis, ils entrent par ce moyen dans la r;ice d'Abraham, et, devenus ses enfants par la foi, ils héritent des promesses qui lui avaient
KAC
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été faites, boss. Bist. ii, 7. Les enfants de Clovis n'ayant pas marché dans les voies que saint Renii leur avait prescrites, Dieu suscita une autre race pour régner en France, id. Polit, vu, vi, (4. Hé bien , je m'adoucis ; votre race est connue, Depuis quand ? répondez.— Depuis mille ans entiers, boil. Sat. V. Tout l'espoir de sa race en lui seul renfermé, RAC. A thaï. IV, &. Mais sans cesse occupé des grands noms de ma race,iD. Bajai. il, f>. ô désespoir I 6 crime 1 fl déplorable race! id. Phèdre, i, 3. Et vous.... Vous périrez peut-âtre et toute votre race, m. Etth. i, i. Ils n'ont ni aïeux ni descendants; ils composent seuls toute leur race, la BRUY. u. De toute la race de Henri IV, Philippe d'Orléans fut celui qui lui ressembla le plus, volt. Louis XIV, a. La race des anciens pirates danois qui régnait en Normandie et en Angleterre, id. Ûœurs, 50. Il Noblesse de race, se disait autrefois de celui à qui cette qualité avait été transmise, par opposition i celui qui s'était fait anoblir. || On a dit de même et en sens inverse : roture de race. Les Suisses s'offensent d'être gentilshommes, et prouvent la roture de race pour être jugés dignes de grands emplois, pasc. Pms. v, 8. (| De notre race, dans notre famille. Je crois que je ne vous perdrais pas pour cela. .. nous ne nous perdons point, de notre race; nos liens s'allongent quelquefois, mais ils ne se rompent jamais, sÉv. 6 juil. i«70. |1 II se dit, dans l'histoire de France, des trois races royales qui ont successivement occupé le trône : la première race, ou Mérovingiens; la deuxième race, ou Carlovingiens; la troisième race, ou Capétiens. Dans le commencement de la première race, on voit un nombre infini d'hommes libres, soit parmi les Francs, soit parmi les Romains, bontksq. Esp. XXI, ti. Il [Cordemoi] a le premier débrouillé le chaos des deux premières races des rois de France, VOLT, Louis XIV, Écrivains. \\ La race mortelle, la race humaine, les hommes en général. Là sous des traits hideux s'offre la race humaine ; Plus forts sont les liens, et plus forte est la haine, delille, Pitié, n. Il %' Extraction. Une profonde nuit enveloppe sa race, ràc. Athal. m, 4. Je vins ; mais je cachai ma race et mon pays, id. Esth, i, t. {| Rejetons dans une famille. Comme nos citoyens de race désireux, réqnigr, Sat. ii. Qu'il me retire d'ici, uniquement pour tirer race de moi, mirabeau, Lett. orig. t. ui, p. 23». || Il se dit aussi des animaux. J'aimerais autant dire que des éléphants ont fait l'amour à des puces, et en ont eu de la race, volt. Memmixts, m, a. {{ 8' Générations. Ce culte se continuera toujours et passera de race en race parmi les enfants d'Israël, saci. Bible, Exode, xivii, S). Voilà cette première race passée [l'archevêque d'Arles qui venait de mourir] ; nous irons après, mon cher comte, sÉv. t8 mars 1689. Comme il [le royaume d'Israël] s'était établi par la division, il fut souvent divisé contre lui-même.... les familles royales les mieux établies virent k peine quatre ou cinq races, boss. Politique, a, lu, S. J'ennoblis, en payant, d'opulents roturiers; Je leur fais des aïeux de quinze ou seize races, boursàolt, Fabl. d'Ésope, w, 4. Il Poétiquement, la race future, les races futures, les hommes à naître. Que direz-vous, races futures. Si quelquefois un vrai discours Vous récite les aventures De nos abominables joi'rsT UALB. III, 4. Et ton nom paraîtra, dans la race future. Aux plus cruels tyrans une cruelle injure, RAC. Bril. V, 6. Il 4° Il se prend quelquefois dans le sens de fils ou fille. Race de mille rois, adorable princesse, Dont le puissant appui de faveurs m'a comblé, MALH. IV, 4. Je te veux toujours voir, quoi que ta rage fasse. Craindre ton ennemi dedans ta propre race [ton propre fils], corn. Héracl. iv, 6. Adieu, prince, vivez, digne race des dieux, hac. Iph.y, 2. Il 6° 11 sedit quelquefois d'une classe d'hommes se ressemblant ou par la profession, ou par les habitudes, ou par les inclinations; en ce sens il a quelque chose d'ironique ou même d'injurieux. La race des poètes. Les philosophes, race crédule, ô imitateurs, race servilel || Familièrement, méchante race, méchante petite race, se dit à de petits enfants qu'on réprimande. || On dit de même au pluriel : Ce sont de méchantes races. Ces petites races font un bruit insupportable. Il Race de vipères, expression qui, dans l'Écriture, s'adresse aux pharisiens, et que, dans le langage ordinaire, on applique à de méchantes gens. Il Race se dit de même, dans le langage de l'Ecriture, ou dans le langage élevé, des hommes frappés d'une réprobation, ô race incrédule et dépravée, jusqu'à quand serai-je avec vous? saci, Bible, Évang. St Luc, ix, 44. Pourquoi avez-vous marché dans mes voies d'un pas incertain? race in-
fidèle, me connaissez-vous à cette fois? boss. Anne de GonX. Dieu s'apprête à t« joindre à la race parjure... RAC. Àth. m, ». Il 6* Terme de zoologie. Réunion d'individus appartenant à la même espèce, ayant une origine commune et des caractères semblables, transmissihles par voie de génération, ou, en d'autres termes, variété constante dans l'espèce. !| En ce sens, il se dit des hommes. Les populations de race germanique. La race caucasienne. La race juive. Il y a beaucoup plus de races d'hommes qu'on ne pense ; celle des Samolèdes et des Hottentots paraissent les deux extrêmes de notre continent, VOLT. Russie, i, t. La race des nègres est une espèce d'hommes différente de la nôtre, comme la race des épagneuls l'est des lévriers, in. Kœurs, 141. On trouve en Laponie et sur les côtes septentrionales de la Tartarie une race d'hommes de petite stature, d'une figure bizarre, bufp. Ht'st. nat. hum. Œuv. t. V, p. a. Il 11 se dit aussi des animaux. La meilleure race de chèvres. Chien, cheval de bonne race. N'êtes-vouspas effrayée de l'excès de la sottise de notre nation T et ne voyez-vous pas que c'est une race de singes, dans laquelle il y a eu quelques hommesT volt. Lett. Mme du De/font, 28 juill. 1764. Les races, dans chaque espèce d'animal, ne sont que des variétés constantes, qui se perpétuent par la génération, bupf. t Ép. nat. Œuv. t. xii, p. 361. Ennoblir ou relever les races dans l'homme et dans les animaux, m. Ois. t. vu, p. 36. || Sousrace, voy. SOUS-RACE. Il Un sujet de pure race est celui qui descend directement, sans croisement, de la souche de la race elle-même. || Pure race n'est pas la même chose que pur sang, attendu que pur sang est un terme réservé à un cheval particulier. Il Absolument. Race veut dire race bonne et non altérée par des croisements. Chien de race. Cheval de race. Vous eussiez vu ce père voler plus vite que nos chevaux de race ne courent à Newmarket , volt. Jenni, a, || Ce cheval a de la race, on voit à sa structure qu'il provient d'une bonne race. i| Par extension. Et ce jeune énervé., qui n'admire à Paris Que les femmes de race et les clievaux de prix, v. auoo, Crép- ta. || Race se dit des végétaux aussi, bien que plus rarement. Froment de la race de Taganrog. || Poétiquement. Je ne pouvais nombrerces races innombrables. Qui, diverses de port, de formes, de couleurs. De feuilles, de parfums et de fruits, et de fleurs, Filles des monts, des bois, de la terre et de l'onde, Sunl les trésors de l'homme et l'ornement du monde, delil. Trots règ. vi. || Proverbes. Les bons chiens chassent de race, ou bon chien chasse de race, les enfants tiennent des mœurs et des inclinations de leurs pères ; locution qui vient de ce qu'il y a des chiens qui, par le fait de leur race, savent chasser sans avoir appris. || Cet homme chasse de race, cela peut se prendre en bonne comme en mauvaise part; mais cette fille chasse de race, se prend toujours en inauvaise part, signifiant qu'elle est coquette comme sa mère. Je suis un peu coquet, tu n'es pas mal coquette : Notre mère l'était, dit-on, en son vivant ; Nous chassons tous de race, et le ma! n'est pas grand, reonard, le Dislr. iv, 3.
— SYN. 1. RACE, FAMILLE. La race est la famille considérée dans la durée. De plus elle est la lignée purement naturelle et physique, tandis que la famille implique un rapport social et moral. || i. race, ESPÈCE. Dans le langage de la zoologie,, espèce est plus étendu que race. L'espèce galliiie en général, et, en particulier, la race galline qu'on élève en Normandie ou en Bresse. C'est une faute où l'on tombe souvent, de dire la race bovine, ovine, porcine, chevaline, pour l'espèce. Il faut dire, en général, l'espèce bovine, et, en particularisant, la race bovine deDurham,Ia race normande; la race (de chevaux) percheronne, etc.
— llIST. XVI* s. Race des dieux de France, honneur de l'univers. Mon prince, mon seigneur, le support de mes vers, despohtes, inj/^itque,!. Contemplés curieusement les espèces des raisins qu'y verres, afin d'en tirer, en la saison, des races, s'il y en a, qui vous agréent, o. de serbes, ibO.Car tout l'avoir mondain , quelque chose qu'on face, Jamais ferme n'arreste à la troisiesme race, rons. 972. Et vous, messieurs, n'en devez pas moins'attendre de ces jésuites, si n'en extirpez dès le commencement et la race et la racine, pasquier. Recherches, liv. lu,
p. 300, dans LACURNE.
— ÉTYM. Bourguig. rotce; provenç. et espagn. rasa; portug. raça; ital. raxxa; angl. race, race; de l'ano. haut allem. reùo, ligne, d'après Diez. Les formes excluent le latin radia : rodïcem avait donné rais, et ràdix n'aurait jamais fait en italien rama.
t RACÉMATE (ra-sé-ma-f), s. m. Terme de chimie. Nom des sels formés par l'acide racémique.
t RACÈME (ra-sè-m'), s. m Terme de botanique. Groupe de fleurs ou de fruits qui a du rapport avec une grappe. Dans le genre diclarune, les fleurs grandes, élégantes, blanches, sont disposées en amples racèmes terminaux.
— ÉTYM. Lat. racemus, grappe, de même radical que le grec ^àj, fayô;, grain de raisin.
t BACÉME0X, EUSE (ra-sé-meû, meù-z'), ad}. Terme de botanique. Dont les fleurs sont disposées en grappes.
— ÉTYM. Lat. racemotus, Ae racemus, grapp*,. tRACfiMIFËRE (ra-sé-mi-fè-r"), adj. Terme de
botanique. Qui porte des fleurs on grappes.
— ÉTYM. Lat. racemus, grappe, et ferre, porter, t RACÉMIFORME (ra-sé-mi-for-m'), adj. Terme
de botanique. Qui ressemble à une grappe.
— ÉTYM. Lat. racemus, grappe, et (orme.
t RACÉMIQUE (ra-sé-mi-k') , adj. Terme de chimie. Acide racémique, acide extrait des eaux mères dont on a retiré l'acide tartrique. || Camphre racémique, camphre formé de poids égaux de camphre ordinaire, dont le pouvoir rotatoire s'exerce à droite, et de camphre de matricaire dont le pouvoir rotatoire s'exerce à gauche, chautabh, Acad. des se. Comptes rendus, t. lvi, p, 698.
— ÉTYM. Lat. racemus, grappe, raisin.
t RAGER (ra-sé), v. n. Terme d'oiselier. Se dit des oiseaux qui produisent des petits entièrement semblables à eux.
— ÉTYM. Race.
t RACHALANDER (ra-cha-lan-dé) , v. a. Faire revenir des chalands, des acheteurs. Rachalander une boutique.
— ÉTYM. Re..., et achalander.
RACHAT (ra-cha; le t ne se prononce pas et ne se lie pas), «. m. || 1° Action de racheter. X peine avait-il vendu sa maison, que, se ravisant il en proposa le rachat à l'acquéreur. || Terme de urisprudence. Faculté ou pacte de rachat, faculté stipulée par le vendeur, de recouvrer la chose vendue, en remboursant dans un certain délai à l'acquéreur le prix ainsi que les frais et loyaux coûts que celui-ci a payés. On dit aussi faculté ou pacte de réméré. L'acquéreur à pacte de rachat ne peut user de la faculté d'expulser le preneur, jusqu'à ce que, par l'expiration du délai fixé pour le réméré, il devienne propriétaire incommutablc, Code Nap. art. t75(. || Le rachat d'une rente, d'.une pension, le payement d'une certaine somme pour amortir, pour éteindre une rente, une pension. Nous sommes sur le point d'en voir une bien cruelle [une vérité], qui est le rachat de nos rentes sur un pied qui nous envoie droit à l'hôpital; l'émotion est grande, mais la dureté l'est encore plus, SÉV. Lelt.àPompone, i"déo. )G64.||On dit de même : le rachat d'une servitude. || Rachat de marchandises, payement d'une certaine somme, pour obtenir la restitution des marchandises capturées en mer par un corsaire. || 2' Délivrance, rédemption. On était convenu de part et d'autre que le prix du rachat des prisonniers serait, par tête, de cinq cents livres pour une personne lilire, et de la moitié pour un esclave, rollin, llisl. anc. Œuv. t. VII, p^ ai», dans pougens. Les Ihébains accordent la faculté du rachat aux captifs que le son des armes fait tomber entre leurs mains, à moins que ces captifs ne soient nés en Béotie; car alors ils les font mourir, barthél. Anach. cb. 34. || Le rachat du genre humain, la rédemption opérée par Jésus- Christ. Il 8° En matière féodale, somme à laquelle était estimé le revenu d'une année du fief qui devait le droit de relief.
— REM. On a dit rachet. Le rachet [des prisonniers] est pour l'amour de vous.... malh. le Traité des bienf. de Sénèque, vi, 4 3.
HIST. %in' s. Li tiers cas, si est que nus fiés
[nul fief] qui vient en descendant ne doit racat au segneur, beaum. xiv, 8. || xv s. Le comte commanda que l'on ardist tout, si des rachats à argent les hérauts n'avoient leur devoir, kroiss. ii, u, ea. [Il] le ferit si que il luy perça l'escu et le haulbert, et luy fist son glaive passer parmy le gros du cueur, et l'abatit mort sans rachapt, Perceforesl, t. i f° 82. Il XVI' s. Rachapt est le revenu d'une année choisie en trois immédiatement précédentes, le dit [l'arbitrage] des pairs, ou une somme de deniers pour une fois, au choix du seigneur, loysel, B64.
— ÉTYM. He..., et achat,
t 4. KACHE (ra-ch'), s. f.\\i' Nom sous lequel on désignait autrefois les diverses maladies éruptives de la tête, et, en particulier, la teigne.
RAC
RAC
RAC
Il I* Nom donné dans las vignobles du Languedoc i l'espèce nommée par Wahl la cuscute monogyne, aquelle est nuisible aux vignes, legoarant.
— HlST. XIV' s. Porrigo, teigne, rache, roigne, mi CANGE, porrigium.
— ÊTYM. Prov. rasca, gale; rascar, gratter; espagn. et port, rascar, gratter; du latin fictif roitcare, gui vient de rasum, supin de radere, gratter, écorcher.
+ 2. RACHE (ra-che), t. f. Terme de marine. Trait fait avec un compas sur une pièce de bois pour indiquer le travail qui doit être fait.
— ÊTYM. Esp. rasgo, trait de plume, que Dlez rattache à rasicare (voy. le précédent).
t 3. RACHE (rach'), s. f. Terme de marine. Lie du mauvais goudron et de l'huile.
— ÊTYM. Grisons, rascha ; du latin fictif rasica, du latin rasis , poli brute.
t RACHÊE (ra-chée), s. f. Souche du bois qui a été coupée, et sur laquelle il repousse des branches (Almanadi du chasseur).
— ETYM. 11 y a l'anc. franc rach, racheau, souche, t RACHER (ra-ché), V. a. Terme de construction.
Faire avec un compas, sur une pièce de bois, le tracé nécessaire pour la tailler. || Terminer une broderie par de petits points symétriques.
— ÊTYM. Hache 2.
RACHETABLE (ra-che-ta-b!') , adj. Qu'on peut racheter. Une rente «rachetable. Dans l'ancienne monarchie, le domaine du roi était rachetabte à perpétuité.
— HIST, XVI* s. Rentes constituées à deniers sont raclietables à toujours, lotsel, h i.
— ÊTYM. Racheter; wallon, regtav.
RACHETÉ, ÉE (ra-che-té, lée), part, passé de racheter. Il 1° Acheté, après avoir été vendu. Un tableau racheté à prix d'or. || i' Pour qui on a payé rançon. Le maréchal de Créqui, racheté de sa prison et devenu plus prudent par sa défaite, de ConsarbrOci, VOLT. Louis IIY, M. \\ Fig. Recevez donc, mes fils, de la main d'une mère Un trône racheté par le malheur d'un père, corn. Hodog. ii, 3. A l'aspect de ce roi racheté du tombeau , rac. Athai. v, 4. Il 3.° Il se dit de la rédemption. [Les hommes) rachetés d'un prix infini, pour être faits les temples du Dieu vivant, pasc. Prot;. xiv^. La religion nous commande de respecter un juste racheté du sang de Jésus-Christ, el qui, d'une condition obscure et méprisable, vient de monter à un trône céleste, CHATKAUBH. Génie, IV, I, (2. Il 4* Compensé. Nul n'est parfait ici-bas, et, puisqu'il faut que ses excellentes qualités soient rachetées, j'aime mieux qu'elle, ait de.s défauts que des vices, J. J. rouss. Confest. xi.
RACHETER (ra-che-té. La syllabe che prend un accent grave, quand la syllabe qui suit est muette : je rachète, je rachèterai), v. a. || 1° Acheter ce qu'on a vendu, ou ce qui a été veniiu. J'avais vendu mon cheval ; mais je l'ai racheté. Si votre frère, étant devenu pauvre, vend le petit héritage qu'il polsédait, le plus proche parent pourra, s'il le veut, racheter ce que celui-là a vendu, saci, Bible, Lévit. XXV, 25. Il 2° Acheter une chose pareille, de même espèce. Elle a déchiré son châle; je lui en rachèterai un. On m'avait pris ce livre, j'«u ai racheté un autre exemplaire. || S" Racheter une rente, se libérer d'une renie moyennant une somme une fois payée. Le peuple consentit enfin à payer les dîmes, à condition qu'on pourrait les racheter, MONTESQ. Esp. XXXI, 12. || 4° Payer rançon pour un prisonnier. Des esclaves nous ont dominés, sans qu'il se trouvât personne pour nous racheter d'entre leurs mains, saci, Bible, Jérémie, Lament. v, 8. Les Péruviens rachetèrent leur roi, que cependant on ne leur rendit pas, pour plusieurs milliers pesant d'or; les Mexicains en avaient fait à peu près autant, et furent trompés de même, bufp Min. t. IV, p. 34) Il Par extension. Souvent le mort chéri, sortant du tombeau, se pré.sentait à son ami, lui recommandait de dire des prières pour le racheter des flammes et le conduire à la félicité des élus, ciiATEAi;uR. Génie, m, v, 4. || Il se dit en piirlant de la rédemiition par Jésus-Christ. Tout l'univers apprend à l'homme, ou qu'il est corrompu, ou qu'il est racheté ; tout lui apprend sa grandeur ou sa misère, pasc. Pens. part, ii, art. (3. Une volonté générale en Dieu de sauver tous les hommes; en Jésus-Christ, une intention sincère de les racheter; et des moyens suflLsants offerts â tous : c'est ce qu'enseignaient les luthériens dans le livre de la concorde, Boss. for. xiv, )6. Nous leur disons [aux iiîgres] qu'ils sont hommes comme nous, qu'ils sont rachetés du sang d'un Dieu mort pour eux, ot ensuite on les fait travailler comme des bêtes
de somme, et on lei nourrit plus mal, tolt. Hœurt, 1 62. Il 6* Rachster un jeune homme , payer une somme pour qu'il soit exempté du service militaire. Il 6» Fig. Obtenir quelque chose au prix d'un certain sacrifice. Ce n'a point été par des choses corruptibles, comme l'or ou l'argent , que vous avez été rachetés de l'illusion oi5 vous viviez â l'exemple de vos pères, saci. Bible, St Pierre, l" épU. I, (8. Je ne vois el je ne sens que ce que je vous dis [avoir possédé quelque temps MM. de Grignan], et je rachète bien cher toutes ces douceurs, sÉv. t8 déc. 1873. Elle savait racheter le temps, selon le conseil de l'apôtre, et reprendre sur son sommeil les heures qu'on avait dérobées à sa retraite, pléch. Mar.-Thér. Mais ces mêmes héros, prodigues de leur vie, Ne la rachetaient point par une perfidie, rac. Bajai. ii, 3, Laissez k Ménélas racheter d'un tel prix La coupable moitié, dont il est trop épris, id. Iphig. iv, *. Alzire, jusque-là chéririons-nous la vieî La rachèterions-nous par mon ignominie? VOLT. Ai*. V, 6. || Racheter ses péchés par l'aumône, obtenir, en faisant l'aumône, la rémission de ses péchés. |{ Je voudrais l'avoir rachetée de beaucoup, se dit d'une chose dont on regrette la perte. || Je voudrais l'avoir rachetée de mon sang, se dit d'une personne morte que l'un regrette beaucoup. Et, rompant tous ces nœuds, s'armer pour la patrie Contre un sang qu'on voudrait racheter de sa vie, corn. Uor. ii, 3. Je rachèterais sa vie de la mienne, Marivaux, Marianne, 3> part. Il Familièrement et par exagération. Si vous me faites ce plaisir-là, vous me rachèlerez la vie. Il 1' Fig. Compenser, faire pardonner, faire oublier Mais il a des vertus qui rachètent ses vices, volt. Adél. duGuesel. i, t. Tant les excellents articles du Dictionnaire encyclopédiiiue rachetaient les mauvais, qui sont pourtant en as.sez grand nombre I m. Comm. Œuv. oui. Henr. Le bien-être de la liberté rachète beaucoup de blessures, }. i. rouss. Êm. ii. Comme disent très-bien "^ messieurs, l'argent rachète tout, et rien ne le rachète, m. (•' dial. Si Marivaux n'était un modèle ni de style ni de goilt, du moins il avait racheté ce défaut par beaucoup d'esprit, et par une manière qu'il n'avait empruntée à personne, d'alemb. Eloges, Èfariv . Pense, à force de bruit, racheter sa bêtise. Et m'afflige de sa gaieté, delillb, Convert. i. Ô jour inespéré. Jour fait pour racheter un siècle de disgrâce I oucis, Oscar, IV, 2. La bonté rachète tous les défauts, PICARD, M. Musard, ic. ti. || 8* Terme d'architecture. Corriger, rendre moins sensible un vice, un défaut de construction ou de décora' ion, une irrégularité. Racheter la forme irrégulière d'une pièce par des pans coupés. |( Joindre par raccordement deux voûtes de coupes différentes. Les pendentils rachètent une voûte hémisphérique. || Compenser une différence de niveau. La pente [du canal de la Dive], de 21 m. i>3, est rachetée par neuf écluses, r. gran- GEZ, Fot'es navigables de France, p. (80. 119" Se racheter, ■ V. rift. Payer rançon. L'esclave pouvait se racheter à l'aide de son pécule. || Fig. Nul ne peut se racheter lui-môme, ni rendre à Dieu le prix de son âme, boss. 2' lermon, Passion , 2. Il 10° Se racheter, payer une somme pour s'exempter du service militaire, [j On dit de même : se racheter d'un service foncier , se racheter d'une peine. Ses prêtres toutefois... X deux conditions peuvent se racheter, RAC. Athal. v, 2. Mais siérail-il, Abner, à des cœurs généreux De livrer au supplice un enfant malheureux... Et de nous racheter aux dépens de sa vie? ID. Athal. v, 2. L'ancienne maltresse du monde se rjuiheta du pillage au prix de cinq mille livres pesant d'or, trente mille d'argent, quatre mille robes de soie, trois mille de pourpre, et trois mille livres d'épicerie, volt. Mœurs, Introd. Conquêtes des Romains. Il Fig. Je me rachèterai toujours fort volontiers d'être fourbe, par être stupide et passer pour tel, LA BRUT. XI. Il 11' Terme de jeu. Se racheter, payer une certaine somme convenue. pour ravoir un jeton, lorsqu'on a perdu les jetons donnés au commencement de la partie; se dit au trente et un. Le premier qui se rachètera payera un .sou, le second deux sous et ainsi de suite. || 12* Etre compensé. Anciennement en France, tous les crimes, excepté celui d'État, se rachetaient à prix d'argent; la vie d'un évêque fut estimée neuf cents sols d'or; celle d'un prêtre, six cents; celle d'un laiqup, à proportion de sa qualité, mais quelque chose de moins que celle d'un prêtre, saint-foix, Ess. Paris, Œuv. t. IV, p. 79, dans pougens. Si on en excepte la Saxe, où Charlemagne fit des lois de sang, presque tous les délits se rachetaient dans le reste de son empire, volt. Mœurs, 22,
— HIST. XI* s. Wart l'om [que l'on se garde] que l'om l'anme ne perde, que Deus rachatat de sa vie, Lois de Guil. 4i.j|xii* s. Es tues mains [en tes moins] cumanl je le mien espirit ; raachatas mei, sire Deus de veritet. Liber psalm. p. 3S. ||xiii*s. Si avoit un frère qui avoit non Alexis, que il avoit rachaté de la prison des Tiirs, villeh. xlu. Mais se tant fait Amors que j'oie De m'amie entérine joie, Bien seront mi mal racheté, la Rose, 2479. Etceulz qui voudront aler en ost en propres persones, ne soient pas contraint à racheter leur voie par argent, JoiNV, J98.||xiv* s. Mauvais est li argens, c'est legier à prouver, Qui ne poet au besoin son maistre rachater, Baud. de Seb. viii, 604. Cil qui rachate de la hart Un larron, de lui bien se gart [qu'il s'en garde], i. de coNoé, t. m, p. 2se. || xv* s. [les Anglois] mandèrent à cils de Reims, qu'ils arderoient tous leurs bleds environ Reims, s'ils ne le rachetoicnt de vivres, de pains et de vins, proiss. ii, 11, 66. Il xvi* s. Certaines citez s'estoient rachetées à prix d'argent el remises en liberté, mont, m, 25i.
— ËTYH. /)«..., et acheter; boiirguig. réchetai picard , racater.
t RACHETEUR (ra che-teur), 1. m. Celui qui rachète.
— HIST. xii* s. Nostre rachateres [réilepipteur], parmi ce que il vint à nos.... Job, p. 485.
t RACHEDX, EDSE (ra-cheû, cbeû-z'), ddj. Se dit d'un bois noueux, filandreux, difficile à polir.
— HIST. XV* s. El un racheux [galeux], gendre un ligneux, g. desch. Poésies nui. f* 481.
— ETYM. floche I.
t RACUEVAGE (ra-che-va-j'), ». m. Action de perfectionner et de finir une pièce de poterie déjà ébauchée, ou tout autre ouvrage.
t RACHÈVEMENT(ra-chè-ve-man), I. m. Action de terminer une chose. |{ Dernière couche donnée aux chandelles à la baguette.
•^ RACHEVER (ra-che-vé. La syllabe ehe prend un accent ^rave quand la syllabe qui suit est muette : je rachève), v. a. Donner la dernière façon à un ouvrage quelconque. {| Donner la dernière couche aux chandelles.
— ÈTYM. Re..., et achever.
t RAGHIALGIE (ra-chi-al-jie), 1. f. Terme de médecine. Toute douleur qui occupa un point quelconque de la colonne vertébrale.
— ÊTYM. Rachis, et dHiYoç, douleur.
t RACH1ALGIQUE {ra-chi-al-ji-k'), adj. Qui a le caractère de la rachialgie.
RACHiniEN, ENNE (ra-chi-diin, diè-n'), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à la colonne vertébrale. || Nerfs rachidiens, ceux qui proviennent de la moelle vertébrale.
— ÊTYM. Rachit.
t RACHIS {ra-chis'), ». m. || 1* Terme d'anatomie. La colonne vertébrale. || 2° Terme de botanique. Axe central de l'épi des graminées, des chatons, des grappes, du régime des palmiers.
— REM. Il vaudrait mieux écrire avec une h rbachis et les mots qui en dérivent; les mots grecs qui commencent par un p se rendant en français par rh; ou bien il faudrait, généralement, supprimer ces h, qui n'indiquent qu'une étymologie grecque.
— HIST. xvi* s. Les os de l'eschine ou rachis sont vingt quatre, parè, iv, 41.
— ÊTYM. 'PttXiC RACHITIOCE"(ra-chi-ti-k'), adj. || 1* Terme de
médecine. Affecté de rachitisme. Il y a au cabinet du roi un squelette d'enfant rachitique, dont les os des bras et des jambes ont tous des calus dans le milieu de leur longueur, Bvrr.flist. unim cb. 11. li Substantivement. L'urine rendue par les rachltiques, à l'époque où leurs os se ramollissent et se déforment, est souvent chargée de phosphate de chaux, pouRCROT, Cont». ehim. t. x, p. I7(i, dans POUGENS. Il Qui a le caractère du rachitisme. Affection rachitique. || 2' Il se dit des plantes ()ui se développent mal. Le blé rachitique ou avorté, bonnet, Contempl. nat. Œuv. t. viii, p. 267, dans pougens. Les suicides [dans l'Enfer de Dante] sont transformés en arbres rachitiques qui croissent dans un sable brûlant, chateaub. Génie, 11, v, 4.
RACHITIS (ra-chi-tis'), ». m. Synonyme peu usité de rachiti-me.
RACHITISME (ra-chi-ti-sm') , ». m. || 1* Terme de médecine. Maladie consistant en une perturbation de la nutrition de tous les tissus, qui, survenant dans l'enfance, en arrête ou eh trouble le développement, el se manifeste 4 l'extérieur parla déformation du rachis ou du reste du système osseux. Il 2* Terme de botanique. Maladie qui rend la tige du blé courte et noueuse. On ne saurai*
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— ni'M. ««cOm,
KA<:iNAI, (m-Kl-nal). «, m, Torm» du olmrpantn. (iriMitn |ti<ii'.(t lin \m\* i|iil*n •iiiitiHiil, (|iil «nafTnrmit irmilrnii. I."* pnriU «t irmitrim Ailillcn» onl ilcx r«nliiniiit nul DMiVArit k Imirit rniiilniMiiiitii. || lUolnnui de l'.iiinlilii, tiapAi'nn dn riii)miiiiii dn lioU <|iil portniit nti niinorlinllntiicnl, m\r dna l'oiinrilrii, |« pind d'iiiin fntiiin l'iMidn, lniliinllti noiivrn nn ii«lllln la plKixiii d'unn vlnllln iiihIikiii. || IUoIiiaiii il'Aourl*, pdilD iiiitntiiii ««rviiii k piM'lnr U irmnKnnlra. ||8ortM do lnmliiMiidnii riiuiiiil piiiln-rdi'inn, iju'on 6t«lillt niir dnn piliitli, lit qui mipiiiirlnnl iinn ooiiittruotinn un mnÇ'iiiiixi'in,
• • Htviii, nnriim, A nnusn ilu ifllii iiuojounnt on» •iirltti) d» plhi'p» lin IioIk, Au xvf lll^«ln, on trouvn faf.innl, iiiljnullf, «iKullliint i i|iil iippAitlnnt A In rmiliin
ItACINK (rimlMi'), i. f. || 1' l'krtln inrAilourii
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iiiin, rniulMAii ou non, «'niiroiiçaril vnrtlcnlnniont
imn* In nul; rnolnn à liann niultipin, lllirnuan quiuiil
In rakuiinnii ipil pnrl ilu nnllnl itn oompim* dn nittU
iiilnonii, uiiuniinn (pianil In* Itlirnii itn rniiflnnt iln
dlnlnncn «u ilintRiifl*, tiiliArnimn ijuntiil Ion lllirannunl
li'A» ii'tiMAnn A Imir mllln» ; moltin ailvnnllvo, niiiii-
•niit iiiiii ilii millnl tniiln dn In IIk«; ritotiin a^rlonnn,
innliin ailvniillvi' imliiNitiit loin du «ni; rnoinn nnnnit-
•olin, raolii* intlniinnt ilnii li^nn rniiipniilnii Ntir l«
Diil ou mir un o<>rpii i|u<ilconi]iin. l'ouMKnr dn pro-
nuiilnn rnoInM. Jnini ilnn raflinna. Ituliniiinl plniila
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l'nlr , Il vil kIoi-k Ion rai-.lnnit mAlaniorptioni^i'i» nn
lirnnnlii'ii nt In» liraiiolinii «u raolneii, axNNKiuKN,
Kt». iiri d'ofw, l. I, p, («7, dam rouoiNi. || Fig. l.n
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riiniltn li^s^w (.>uVnl)ivn \n «ourrtn >Ui »olr, i.4Miihy.
Ui*d)'l, n, » Il l<'•m(l(^l♦l««lH, l'mnilii> raoinn nnun
llnu, «'y MsUltr, ni «n»»l Uwf dn» vlslin» u>^p ion
Aun»nt impoiliinn», .HonKiiniKitiil \.t1nl avoi si intuno
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1, 1. Il l*i><kudK <aoinn, m dit aua»i de oe qui ee Axe,
RAC
de ee fui devient imkiktk. O 'jue j «x.iroe au loin daiM flM emir prtMd rx^ine, non. St Oentu, m, s. t* dfe du pécht ptvuAn raeinc en eut sari qu'il* le «WHilweoi, <ACi, BibU, BetUtiatUq. ut, M. D'abord l« doetrar grave qui l'a iavmtée [un« opinion probeMe] l'expoie ta monde, et fat Jetie comme une ««rnenee pour prendre racine, raec. Prot. vi. Il y a Util dfs liaifon entre la «ptoiUtfon et la pratique, 'ju«, qtiaiid l'une a pria racine, vou» ne biles plu* difOeultA de permettre l'autre aenii déguinement, w. ib. XIII. I) Fia. /eterdee racioet, «'«ttaeb«r fortement Plue vofjf différez, plu* voua Jetez de profonde* raeioe* dan» l« crime, Mase. Àvent, Vêlai. || 1' «acine de certain* arbre* dont on bit de* ouvrage* d'ébénlflerie et de tour. Une boite en racine de buis. Voilk une belle racine. || I* Certaines plantes d.jns lesquelle* ee qu'il y a de lion à manger e*t w. qui vient en terre. Racines alimentaires. Le* carottAti, Sfi.» navela, le* betterave» sont des racine*. Faire .;ulre des racine*. Poiage aui racines, il 4* Nom donné, en pharmacie, 4 certaines racines qui ont des propriété* médicinale*. Je connaît la vertu de la moindre racine, Je suis par mon «avoir dieu de la médecine, roeTim, Sonnet, Apollon à Uaphné. lin «A vantèrent de chasser ces diables avec des itjorcismns nt une racine nommée barath, volt. l'hiloi, llérode, phariiieru. || Racines ap^ritives majeures, cellee d'acbe, d'nspcrge, de renouil, de persil et du petit houx; raciiii:« api'ritivcs mineure*, eclle« de chien-dent, de cftprier, de garance, d'éryngion et d'ononii. || 5* Racine du lirésil, l'IpAraciiana. || Racine d'or, la racine du pigamnn luhi'.TfUj:, iippelée auasi racine jaune. || R.icinË du Colomlio, racino amkri! qui vient de Ceylan. || 6" Terme ' de liilnture. Synonyme do rnclnage. Sous la racini; »niiln,oii doit ausni onten Iro l'âcorcu, fouille do nojrnr et cnqiin do noix, qui «ont troi» ingrédlLuits proviMHint du mémo arliro, ol qui »crvRiit tous k la oiiulnur du fnuvu, Instrucl. yen. p. la teinture, tH mnrH imt, iirt. 3<v. || Couleur fauve, qui so fait iivoi; le mciiuiK». I.u racine , écorco de noyer et coijun dn noix pour lo fauve, aiitromonl appelle ooulnur lin raoiiii! ou noisolte, ib. i(t7< , art. 257. Il VTiiriiioiln reliure l.o.Hlaclio» rioIruH qu'impriment i la pniiu ou In couperose ou lo noir de racine, i.iNNK, lallKliun, p. 177, La racine est le plus lioau ninrlirn qu'on ail irnnKini':, >». th. p. (un. || Noir de rnciiin, noir pnu coiUeux, que quolquos ouvriers pri^pnrnnl on inoltaiit iln vicill'-s t'erriiillo» dan» un pol dn terre avec du viimiKie ol de la liiora, m ib. p. ist. Il t.o» bildioljn^caires noiniiienl racine la iiiarlirure qui iniiln le» vninos des riiclno!i d'arbres dAlilti'im nu plaucho» et polios. Veau racine. || 8° Portion d'un organe sorvanl A son implantation dans un nuire organe. La raiino des dents, des poils, dos olievoui, des ongles, La racine de I'oiikIo est mnlado. Ce qun Jo vola de moment on moment me Niilsit il'i^pouvanle depuis la rai:inc des cheveux Jusqii'A l'ongln du potll doigt du pind, volt. Leit. d'dmiilird, «• Ic'l. l.o.s poils fuient lil.incs à la racine, nt noir» à la poinio, iiufk. Quadrup. t. xii, p. 'JtH, Il Ile pointro] n placo la racine dos clievoux trop loin de» tempos, oe qui donne «u front un contour moins «griialile et nioin< de linosse au rc^'anl, I, J. KOtiBS. ihl. II, ih. Il Terme d'auatoinie. Racine l'un innnil)re,ln partielle ce membre la plus voisina du Inino. || B* Racine d'un polype, d'un cancer, d'un cor, d'une verrun, piolougoment par Usqucls ces productions morbides s'enfoncent dans los tissus. Il 10* lUi-lno d'un nerf, point par tequol un nerf se détache d'un contre nerveux (cerveau ou moelle épinii:\ro). || 11* Pied d'une montagne. Les Cordilitir«s, dont les racines bordent, pour ainsi dire, la mer du Sud, bucv. Add. iMor. terre, Œuv. t. vu, p, iM. Ici, comme la remarque saint Jérôme, on «it k la racine du nixiu Moria, sous les murs du temple, citaTKAtiBa. iiin. ♦• (wrt. || 11- Fig. Principe, origine de oertaines choses. Oomme si l'on pouvait couper la racine des doutes d'où naissent les procès, PA»c. Jfntrrt. ot>ee M. de vVnci. Toutes ces dispositions |«u mensonge et audéguiscmont], si éloigniïcs dn la justice et de la raison, ont une racine naïui-elle dans son cœur îde l'homme), m. Pfns. n, 8, éd. M»VRT, Le fond du oojur où il [l'ennui] a des racines naturelles, it>. tl>. iv , », Chaque petite i^aa-elle du bien que nous possé<lons tenant dans le fond du cœur |Vtr sa racine p;>rlicull^re, boss. .sVreion.v, Imp^nil. t Oh que de mon esprit,,.. Ne puis-jn faire ôter los MUCM , los lapines, Kl de défauts sans nombre arracher le» racines I eoiu Sp. x\. Pouri>«u qu'on pea-e \\«ad«hot« idatanta, on entrvvoit aisément que cette priHsdue modération des Romains avait des raci ne* de» a •»• profonde politique, kolum, 9ù<. «ne.
RAC
Œuv. t. nu, p. «t7, dans poogekb. Hais elle (\». loi de Moïse tar le perdoa] m touchait point au coeur, et n'allait pa» josqu'i la racine dea haines, mass. , Carême, Pardon. Vous verrez bi racine de me* honteuse* passions encore rivante* au fond de mon âme, m. Carême, Jmpén. fn. ht Seigneur fera sécher la racine de votre orguedleuse postérité, id. Or. fwn. ViUeroy L'homme qui coupait la racine à tant d'abus ne pouvait manquer d'être haj, mab- HONTCL, Mém. XII. il 13* Terme de grammaire. Dans l'ancien sens grammatical, mot primitif. Les racine* de la langue grecque. Le Jardin des racines grecque* de Lancelot ; cl|il y est racine par rapport à Imifii ; i-Ar.oi par rapport à otr.ia, etc. On connaît ie W>er memorialit à l'usage des écoliers allemandi, ; c'est un petit dictionnaire où les mots latins sont rangés par ordre de racines, dlmars. Œuv. t. i, p. 93. Il Maintenant racine signifie le monosyllabe irréductible auquel on parvient en dépouillant les mots (dans notre système de langues) de leurs préfixe», suffixes et flexions. |{ Racines prédicaùves ou verbales, voy. phédicatip. || Racines pronominales ou démonstratives, racines Indiquant les êtres individuels et la place qu'ils occupent; de là sont nés les pronoms, les articles et, en partie, le.s prépositions, les adverbes et les conjonctions. || On distingue la racine et le radical, dans les langues synthétiques, telles que le sanscrit, le grec, le latin, etc. Le mol de racine reste appliqu*^ exclusivement à la racine proprement dite, c'esl-â-dire à l'élément irréductible; celui de radical s'applique à la racine déjà munie de son suffixe de dérivation et prête à recevoir la ficsion. Ainsi dans parlus (l'accouchement), parlu est radical, de la racine par, avec suffixe tu. Il 14° Terme de mathématique. Nombre qui, multiplié par lui-même une ou plusieurs fois, en produit un autre, b est une racine de 626, parce qu'en le multipliant trois roisp.rIui-même,6><BXBX B,on produit «ie Racine quatrième, racine cinquième, etc., nombre qui, multiplié trois fois, quatre fois par luimême, donne le nombre proposé. || Au lieu île racine deuxième, racine troisième, on dit racine carrée, racine cubir|ue. Je m'étais donné à la philosophie, croyant y trouver le repos i|ue Newton appelle rem prorsus substantialem ; mais je vis que la racine carrée du cube des révolutions des planètes et tes carrés de leurs dislances faisaient encore des ennemis, V0I.T. Kél. lut. Courte réponse. || On appelait racines sourdes, les racines carrées ou cubiques des nombres qui ne sont ni carrés ni cubiques; on les nomme aujourd'hui irrationnelles ou incommensurables. Il Terme d'algèbre. Nom qu'on donne aux valeurs des quantités inconnues qui entrent dans les équations au dessus du premier degré. || 16° Terme d'astronomie. Époque ou instant d'où on commence A compter les mouvements des planètes || 16° Racine de bryone, espèce de coquille. || 17° "Terme de minéralogie. Racine d'émeraude, prase. || 18° Terme de pécbe. Filament Irai sparent et très-résistant, pour monter les hameçons destinés à prendre de gros poissons d'eau douce ; on dit aussi crin de Florence ; ces crins sont de la soie qu'on obtient en rompant le ver à soie vivant par le milieu et en étir.iMt la matière soycu-ie qu'il contient, et qui se sèche \ l'air en un gios fil.
— IIIST. XII* s. Ft si port ci fje porte ici] tel racine auvec mi, Aaoul de C. 2C7. Moult y a poi [peu de] fnme sans visse Kl sans racine d'avarisse. Brut, v. i»S4. Mius [mieux] voclenl vivre de ratines, Comme bestos en salvecines, ib. v. 237. || xm* s. Car pieça c'en dist ce proverbe : De pute racine pute herbe, LEROL'x OE LiNCY, Prot'. t. II, p. «96. Se tu veus la racine cube d'aucun nombre querre.... fo»npi(l, ^ IB. Et envie est telc racine, Où toux li mai prenent orine [origine], Hen. (85. Covoitise est racine de toi maus, Liv. de josl. lo. L'en apele coisins [cousins] ce.s qui sunt d'une meisine racine, ib. 230. Et par cel jugement apert il clerement que bois, tant oomme il tient à racine, est héritages, beàuh. xxvii , IJ.JI XIV* s. Et pour ce dit l'en que le sanc des frères est un, et la racine une, et teles choses, ORBSMG, Eth. SBi. Et universelment la racine et la cause de toutes les différences dessus dites est que.... ID. i6. «4, Il xv*s. Kl pour ce que vous sachiez véritablement le commencement et la racine de cette guerre et dont elle se meut, fboiss. t, i, ue. Il XVI* s. U estoil sujet i une grande douleur audessous de. la racine des cheveux, uabg. A'our. uv. Seiche racine, de l'arbre la niyne, lebûix de linct, Pror, u, 8». Ung a toute propriété de nombre; car il est parfaict comme •; il e^t lineal, quarré, cutie., solide, racine carrée, racine cube, racine de racme, D( LA ROCBE, ArùwetiqH*, f" i . Racine de nombre
RAC
RAC
RAC
est ung nombre qui, mulliplié en soy une foys ou plusieurs, produit précisément le nombre dont il est racine; et doyt-on sçavoir qu'il sont infinies espèces de racines ; car aulcunes sont racines quarrées qui sont appelées racines secondes ; aulcunes sont racines cubiques qui s'appellent racines tierces ; aulcunes sont racines de racines qui sont dictes racines quartes; ne plus avant sont entrés les anciens pour la soDffisance d'icelles aux raysons d'arismetique et de géométrie; mais les modernes sont entrés plus parfon I en la mer des nombres, et ont trouvé racines quintes, sextes, seplimes, etc. jusques ad infinituin, iD. ib. f° 29, verso. Tant de sang que les rois espanchent à ruisseaux S'exalle en douce pluie et en fontaines d'eaux, Qui, coulantes aux pieds de ces plantes divines, Donnent de prendre vie et de croistre aux racines, haub. Tragiques, édit. lalanne, p. (47.
— ÊTYM. Picard, rachaine; wallon, resseinn, carotte; provenç. racina , rasina; du bas-latin radicina, diminutif du lat. radix, racine, de même radical que fiija; éolien, pp£î|a; anc. scand. rô(;angl. rooJ, • gotb. vauris; ail. Wursci; kymri, gtcraidd; bas-bret. griiien. L'ancienne langue avait raii, tiré du lat. radicem.
t RACINER (ra-si-né), v. n. || 1° Terme d'horticulture. Se dit de boutures qui commencent à produire des racines. Les boutures parurent en parfaite santé; la plupart commençaient même à raciner, Revue horticole, I8G8, i" août, p. 286. || 2° V. a. Terme de teinture. Teindre en couleur fauve. Les laines pour noir.... seront racinées de racines de noyer ou écorce de noyer.... Règl. sur les manuf. daoût 1669, Teinturiers en laine, art. 33. || 3° Faire un racinage sur la couverture d'un livre.
— ÉTYM. Racine.
I RACINIEN, lENNE (ra-si-niin, niè-n'), odj. Oui ressemble au style de Racine, .le me souviens d'une jeune Indienne [piccede Charnpfort], qui était une bien jolie petite criature, et qui me parut toute racinienne; car, voyez-vous, sans Racine point de salut, VOLT. Lett. Condorcet, 6 déc. (776.
RACK (rak),î. m. Voy. arak.
t RACLAGE (ra-kla-j') , s. m. Terme de forestier. Éclaircissement du bois taillis qu'on ne veut couper qu'à onze ou quinze ans.
— ÉTYM, Racler.
t RACLE (ra-kl'), s. f. || 1° Outil pour aplanir la terre dcmt on fait les tuiles. || Terme de marine. Instrument pourgratterles vaissaaux. |{ 2° Kacle et comble sont les deux termes opposés du mesurage des grains, le premier signifiant (|ue le grain est au niveau de la mesure; le second, qu'il s'élève au-dessus.
— ÊTYM. Voy. RACLER.
f i. RACLE (ra-kr), $. f. Terme de navigation fluviale. Sorte de bassin naturel, produit dans une rivière par deux obstacles naturels ou artificiels existant à ses extrémités. C'est dans les racles que les mariniers cherchent à garer leurs bateaux.
■f 3. RACLE (ra-kl'), s. f. Nom vulgaire des cenchrns, plantes.
RACLÉ, ÊE (ra-kié, klée), part, passé Ae racler. Allées bien raclées.
t BACLE-DENIER (ra-kle-de-nié), s. m. Un avare. ||0n a dit aussi racle-denare , et même raqiiedenare. Grand charlatan raquedenare, gui patin, Lettres, t. ii, p. 269.
— HIST. xvi" s. Racle-denare, cotgrave.
— ÉTYM. Racler, et denier.
t RACLÉE (ra-klée), s.,f.\\i' Terme rural. Binage (jui ne consiste qu'à racler le sol avec la ho;ie. Il 2" Populairement. Une volée de coups.
t RACLEMENT (ra-kle-man), s. m. Action de racler.
— lllST. XVI' s. Raclement, cotgrave.
RACLER (ra-klé; plusieurs prononcent râ-klé,
et de même dans les mots qui tiennent à racler) , V. a. Il ,1° Enlever avec un instrument quelques parties de la superficie d'un corps. Çà, que je racle un peu de tous côtés Votre cuvier, et puis que je l'arrose, la font. Cuvier. Ce riche métal [l'or] est si commun dans la contrée [de Bambnuk en Afrique], qu'on en peut ramasser presque indifféremment partout, en raclant seulement la superficie d'une terre argileuse, légère et mêlée de sable, ratnal, Ifist. phil. XI, (6, On racla les vieux parchemins généralement dans la Grèce pendant les onzième, douzième, treizième et quatorzième siècles, mongez, Inst. Uém. litt. et beaux-arts, t. v, p. 47<.||Fig. et famil. Ce vin racle le gosier, il est dur et âpre. Il Fig. Cela racle les boyaux, se dit de tout breuvage médicinal ou autre, ([ui donne des tranchées. Il 2* Racler une mesure de grain, passer la racloiro sur une mesure, pour faire tomber ce qui s'élève
an-dessn» du bord. || S" Fig. et familièrement, racler le boyau, mal jouer d'un instrument à cordes. Il Racler un instrument, même sens. 11 racle de temps en temps une guitare, en chantant des romances de sa composition, lesage. Viable boit. 3. Un petit Français... habit vert-pomme, raclait un violon de poche, chateaubr. Itin. part. 7. || Absolument. Mes symphonistes raclaienlàpercer le tympan, J. J. BODSS. Conf. IV. Il On dit de même par dénigrement : racler un air. Deux méchantes voix dont l'une chantait le dessus et l'autre raclait une basse, scarr. Rom. com. i, 15. Ma muse épique.... Sur un vieux luth qu'il faut monter toujours S'en va raclant quelque air mélancolique, volt. Poésies mél. 35. Il Par assimilation, en parlant du style, avoir un langage dur, raboteux, peu agréable. Phébus, voyant sa mine constipée [d'un abbé qui récite ses vers]. Dit ; quelle est donc cette muse éclopée Qui vient ici racler du violon En manteau court? i.B. Rouss. Épigr. en rondeau. ÔChopelain, toi dont le violon De discordante et gothique mémoire. Sous un archet maudit par Apollon, D'un ton si dur a raclé son histoire [de la Pucelle], volt. Pue. I. Il 4° Racler les bois, éclaircir les bois taillis qu'on ne veut couper qu'à onze ou quinze ans.
— HIST. xiv" s. Et soit [l'ongle] raclé de voirre [verre], B. de goboon, Traducticm, l, 27. || xv* s. Oncques nul ne vint au devant. Sinon deux malostrus racletz [tondus]. Ancien théâtre français, t. ii, p. 298. Il fut rez, chef, barbe et sourcil, Comme ung navet qu'on racle et pelle, villon, Gr. testam. Rond.
I XVI" s. Les gens y fourmillent, ainsi qu'ils faisoyent dans la comté de Flandres, avant que ces derniers orages eussent raclé ses habitans, ses richesses et ses superbes bourgs, langue, 356. Les superstitions sont raclées du monde, afin que la pure religion y florisse, calv. Instit. 29. Les gresles ettempesles raclent tout ce qu'elles rencontrent, iD.tb. (37. C'est un point raclé [la chose est faite], cotgrave. Et n'est gueres homme qui ne se trouble à ce bruit aigre et poignant que font les limes en raclant, mont, ii, 367.
— ÉTYM. Catal. rajcJor," ital. raschiare; d'un latin fictif rasicu/are, qui provient d'un diminutif du lat. rasus, rasé.
t RACLERIE (ra-kle-rie),«. f. \\ i' Petits ouvrages qui se font lians les forêts avec du hêtre. Pour une voie de boisselerie et raclerio entrant par eau, la voie réglée aux quantités qui suivent, est dû 3* )3' 6*, Déclar. 22 oct. «7(B, Tarif. \\i' Action de racler sur un violon, sur une guitare, etc. Dieu sait la raclerie universelle que c'était, hamilt. Gramm. 8.
— ÉTYM. Racler.
\ RACLETfE (ra-klè-t'), s. f. Petite racle, comme celle des ramoneurs.
RACLEUR (ra-kleur), s. m. \\l' Celui qui racle. jl2' Racleur de boyau, ou, simplement, racleur, mauvais joueur de violon ou autre instrument à cordes. Le jeu drs racleurs de guinguettes suffit seul pour exercer le peuple des environs de Paris à l'intonation des lierc^'s et des quintes, j, j. rouss. Exam. de deuxprinc. sur la mus. On nous traite sans façon de racleurs de boyau, m. Leit. d'un symph.
' HIST. xvi* s. Couleur de racleurs de cheminée, d'aub. Fasn. i, 2.
— ÉTYM. Racler.
RACLOIR (ra-kloir), ». m. Instrument de marqueterie, de parcbeminerie, de dorure sur tranche, de peintre en hàlment, etc. qui sert à gratter ou à ratisser. j| Terme de métallurgie. Lame de fer pour racler le sable des moules.
— ÉTYM. Rac'er.
RACLOIRE (ra-kloi-r"), s. f. || 1* Planchette qui sert à racler le dessus d'une mesure de grain.
II 2° Terme d'horlogerie. Lame tranchante des deux côtés portée par un manche. || 3° Instrument fait en baleine, et avec lequel on racle la langue pour la nettoyer lé malin. |1 4° Anciennement, anneau de fer, passé à la porte d'une maison, dans une verge de fer tortillée, dont le mouvement faisait assez de bruit, en le haussant et le baissant, pour avertir qu'on demandait à se faire ouvrir l'entrée.
— RE.M. L'Encyclopédie donne racloire comme un instrument de fer qui, dans l'artillerie, sert à nettoyer l'âme et la chambre du mortier. Ce nom n'est plus en usage. Cet instrument est aujourd'hui nommé curette.
— ÉTYM. Racler.
t RACLON (ra-klon), s. m. Terme rural. Engrais préparé avec du gazon pourri. i| Boue ramassée lans la ville ou sur les routes.
— ÉTYM. Racler.
RACLURE (ra-klu-r"), ». f. \] !• Petites parties qu'on a enlevées de la superficie d'un corps en le raclant. || Terme de minéralogie. Opération par laquelle on gratte un minerai. || 2° Action de racler. Il convient d'examiner si rmscripiion a souffert quelque altération, si l'on y trouve quelque raclure de lettre, bouchaud, Uém. scienc mor. et pol. t. v, p. toe.
— HIST. XV' s. En raclure de piedx et vieux hoa seauli, VILLON, Bail.
— ÉTYM. Racler.
RACOLAGE (ra-ko-la-j'), ». m. Action de racoler. Il Métier de racoleur.
RACOLÉ, ÉE (rako-lé, lée), part, pas.^é de ra coler. Des jeunes gens racolés dans les cabarets par les sergents recruteurs. || Fig. II dépose à la porte du collège [électoral] une douzaine de votants en retard, racolés par lui dans tous les coins de l'arrondissement, CH. nE BERNARD, Uu homme sérieux, § 4.
RACOLER (ra-ko-lé), v. a. Engager .soit de gré soit par astuce dans le service militaire. Autrefois, avant la conscription, on racolait les hommes qu'on jugeait propres au service. || Fig. et familièrement. Il a racolé quelques partisans.
-^ HIST. iiu' s. X tant ses amis la racole [reprend par le col]. Et ele lui, si fait que foie, FI. et Bl. 255)
— ÊTYM. Re..., e\. accoler. Il faudrait, vu occoier, écrire r accoler, et non racoler.
RACOLEUR (ra-ko-leur), s. m. Celui qui racole. Débitant d'un ton de racoleur ses capucinades, J. J. FOuss. Conf. II.
t RACONTABLE (ra-kon-ta- bl') , adj. Qui peut être raconté. Son procédé et ses menteries ne sont pas racontables, poussin, Lett. 25 août i643.
— HIST. XVI' s. Racontable, oudin, Dict.
I RACONTAGE (ra-kon-ta-j'), s. m. Néologisme. Bavardage; petits contes faits à plaisir; petites médisances.
— ÉTYM. Raconter.
RACONTÉ, ÉE (ra-kon-té, tée), part passé de raconter. L'histoire de Candanle et de Gygès, racontée par Hérodote, volt. Phil. Bibl. cxpl. Eslher.
t RACONTEMENT (ra-kon-le-man), s. m. Actioii de raconter. Le racontcment de cette histoire.
— HIST. XIII' s. Si comme ceulx qui aiment fables, et se delettent en racontemens et en narracions de choses inutiles, ohesme, Eth. 92.
RACONTER (ra-kon-lé), e. a. ||1° Faire le récit de. Le roi : Sortir d'une bataille, et combattre à l'instant!— D. Diègue : Rodrigue a pris haleine en vous la racontant, cohn. Cid, iv, 5. Je ne vous raconterai pas la suite trop fortunée de ses entreprises [de Cromwelll, boss. Reine d'Anglel. Quelle partie du monde habitable n'a pas ouï les victoires du prince de Condé et les merveilles de sa vie? on les raconte partout, boss. Louis de Bourbon. On viendra étudier sur les lieux ce que l'histoire racontera du campement de Piéton et des merveilles dont il fut suivi, iD. ib. Il faut que la princesse nous raconte elle-même quelle nuit elle passa dans cette attente, w. Anne de Goni. Les apôtres prenaient plaisir à raconter au Fils de Dieu les miracles qu'ils opéraient, comment ils guérissaient les malades, et comment ils chassaient les démons, bourdal. Pensées, t. li, p. ns. Ils suppriment quelques noms, pour déguiser l'histoire qu'ils racontent, et pour détourner les applications, la bbuy. v. Une chose arrive aujourd'hui et presque sous nos yeux ; cent personnes qui l'ont vue la racontent en cent façons différentes, id. xvi. Et Condé ne peut se rés-udre à raconter ses actions, parce qu'il sent bien que c'est raconter ses louanges , mass. Or. fun. Conti. 3e n'aurais jamais fini, si je voulais raconter tous les biens qu'ils ne firent pas, et tous les maux qu'ils firent, monteîq. Esp. x, 4. Mes amis, l'hiver dure, et ma plus douce étude Est de vous raconter les faits des temps passés, volt. Gertrude- Ce que l'on raconte de l'accouplement et du produit du cerf et de la vache m'est à peu prés aussi suspect que l'histoire des juments, buff. Quadr. t. vu, p. 246, H Familièrement. En raconter, faire de longs récits, ou des récits exagérés. Il n'en finissait pas d'en raconter. 11 en raconta de belles. || Se raconter quelque chose, s'en faire le récit à soi-même. Quand dans la tête on à plus d'une affaire, 11 faut se raconter le soir ce qu'on a fait. Et le matin ce qu'on doit faire, imbert, Jaloux sans amour, i, 2. || Absolument. Qui raconte, exagère, dorât. Feinte par amour, ii, 8. Il va pour voir, revient pour raconter, Et raconte pour qu'on l'admire, delili.e. Corners. I. Il Fig. Les cieux, qui racontent la gloire de leur créateur, n'en avaient jamais plus parlé à personne
RAC
qu'à lui, et n'avaienl jamais mieux persuadé, pot»- TEN. Catsini. Il f Se raconter, v. rifl. Faire le récit de ses sentiments, de ses actions, etc. 11 se raconte lui-même si naïvement qu'on lui pardonne sans aucune peine ses folles singularités, vauvbn. l'Enl/ioiutiufe.
— HIST. XII" s. Li ciel recuntent la glorie Deu, e les ovres de ses mains annuncet le firmament, Liber psalm. p. 22. || xiir s. Je ne vous puis mie raconter toutes les paroles que li dus dist.... viLLEH. xviii. Dou domage ne de l'avoir et de la richesce qui là fu perdue [dans l'incendie de Constantinople], ne vos porroit nus [nul] raconter..., ID. xci. Les leties de fin or estoient, Et en lisant cou [ce] racontoient : Ci gist la bêle Blanceflor, FI. et Bl. 668. Il xiv s. Soient racontées [comptées] les spondilles [vertèbres].... h. be mondeville, ^ 30. fl xvi* s. Et encore y a il des Naxiens qui le racomptent autrement, disans qu'il y a eu deux Minos et deux Ariadnes, amtot, Thésée, 24.
— ÉTYM. ne..., et ocoHler, aujourd'hui inusité, de à et conter.
RACONTEUR, EUSE (ra-kon-teur, teû-z'), ». m. et f. Celui qui a la manie de raconter. Les raconteurs danecdote.s, volt. Dict. phil. Économie. Il Adj. [TesséJ C'était un homme fort bien et fort noblement fait, d'un esprit raconteur et quelquefois
point n.al, ST-SIM. .37, I75.
— HlST. XII* S. Coustume suet estre [est ordinaire] des reconteors, ke, cant il descrienl la bâtai Ihe de la palestre, premiers descrient les membres des luiteors. Job, p. *42. || iv s. Mais qui y prinl garde, ce fut la femme du raconteur de l'histoire, laquelle y presta très bien l'oreille, louis xi, JVour. lxv.
RACORNI, lE (ra-korni, nie), part, passé de racornir. Il 1° Rendu comme de la corne. Feuilles racornies par un soleil ardent. || 2* Oui est empêché de se développer, de s'étendre. C'est un pauvre homme tout racorni par les rhumatismes. || Fig. Je sens que les traces de mes vieilles idées, racornies dans mon cerveau, ne permettent plus à îles idées »i nouvelles d'y faire de fortes impressions,!.;, rouss. Letl. à if. de Mirabeau, Çorresp. 1. 11, p. i26, dans
POUOENS.
RACORNIR (ra-cor-nir), i). a. \\ 1° Donnera une chose la consistance de la corne. Le toucher dur et meurtrissant du violoncelle, de la contrebasse, du violon même, en rendant les doigu plus flexibles, racornit leurs extrémités, j. j. rouss. Ém. u. Il 2" Rendre dur et coriace. Le feu a tout à fait racorni cette viande. Le jeu perpétuel des vaisseaux nécessaires à ce remplacement [des particules, dans la nutrition] altère peu à peu l'économie générale de la machine, racornit des parties qui devraient demeurer souples... bonnet, Paling. xxu, 6. Il 3° Se racornir, v. réfl. Devenir dur et coriace. La viande se racornit à un feu violent. || Fig. J'avais pensé que les fibres du cœur se racornissaient avec l'âge, DIDEROT, Lett. à Mlle Voland, s sept. (774. Il Devenir sec, maigre en vieillissant.
— HlST. xvi' s. Raccornir, cotoiuve.
— ÊTYM. Re..., et un verbe inusité acomir, de d et corne.
RACORNISSEMENT (ra-kor-ni-se-man), i. m.
État de ce qui est racorni. Le racornissement du cuir.
f RACOCET (ra-kou-è), s. m. Nom vulgaire du Tuipin, plante graminée.
t RACQUE (rak'), s. m. Marc de raisin qui sert à fabriquer le verdet.
t RACQCÉUIR (ra-ké-rir), v. a. Il se conjugue comme acquérir. Acquérir de nouveau. Terre vendue , puis racquise.
HIST. xvi' s. Comme c'est la noblesse qui plus
l'a nourri et entretenu [le mal du duel], aussi est-ce la première qui doit aider à le destruire et chasser, mesmement si elle veut r'acquerir sa bonne réputation, LANGUE, 260.
— ÈTVM. Re..., et acquérir.
t RACQOIT (ra-ki), s. m Terme de jeux. Action de se racquilter, de regagner tout ce qu'on a perdu. Il Au racquit, se disait, à la bassette, de ce qu'on jouait, pour se racquitter, sur parole et en sus de l'argent comptant. C'est une chose [la bassette] qui ne se peut représenter; on y perd fort bien cent mille pistoles en un soir; pojr moi, je pense que, passé ce qui se peut jouer d'argent comptant, le reste est dans les idées, et se joue au racquit, comme font les petits enfants, sév. isdéo. ib78.
— ÉTVM. Voy. RACQUITTER.
RACQUlTré, ÉE [ra-ki-té, tée), part, passé de racquitter. Racquitlé de ses pertes passées par un gain inespéré.
RACQUITTER (ra-ki-té), v. a. \\ 1° Faire regagner
RAD
ce qui avait été perdu. Cette partie, si je la gagne, me racquitlera. jj Dédommager. Une seconde affaire l'a racquitlé de ce qu'il avait perdu dans la première. Il Absolument. Nérine : Madame n'aime pas les maris en peinture. — La comtesse : Cela racquitte-t-il d'une perte aussi dure? reonard, le Joueur, n, 2.112" Se racquitter, v. réft. Regagner ce qu'on avait perdu au jeu. Essayez de vous racquilter. Il 3" Se dédommager de quelque perte. Par votre moyen, nos alliés se rficquitteront de leurs pertes, balz. liv. 1, lett. 7. Ce qui est plaisant, c'est qu'il [d'Hacqueville] a eu tort en cette occasion ; et, comme il a gagé d'être parfait, il n'a point poussé sa justification avec moi, et se veut racquitter auprès de vous, en disant que j'ai eu tort, sév. 58. Encor si ta valeur, à tout vaincre obstinée. Nous laissait pour le moins respirer une année. Peutêtre mon esprit, prompt à ressusciter. Du temps qu'il a perdu saurait se racquitter, boil. Eptt. viii. i\ Se venger sur un autre. Deux ou trois des plus maltraités par La Rancune se jetèrent sur l'Olive, peut-être pour se racquitter, scAftR. Uom. eom. 11, 7. La chambre [des poisons] ne travaillera de vingt jours, soit pour tâcher de se racquitter en trouvant des informalions nouvelles [les derniers interrogatoires n'ayant rien donné].... sSv. 2 fév. i«80.
— ÉTVM. Re..., et acquitter.
1 . RADE (ra-d'), s. f. Étendue de mer enfermée en partie par des terres plus ou moins élevées, et qui présente aux vaisseaux des mouillages à l'abri des vents et des lames qui ont une certaine direction. Rade silre. Nous allions entrer dans la rade. Ses trois vaisseaux en rade avaient mis voiles bas, corn. Pomp. II, 2. Nous ne marchâmes pas longtemps sans voir un vaisseau à la rade, scabr. Rom. com. 11, 14. C'est aux vaisseaux à protéger les rades, et non aux rades à protéger les vaisseaux, raynal, Hist. phil. xni, t». Il Bonne rade du sud, bonne rade du nord, etc. rade où l'on est à l'abri de ces vents. Il Être en grande rade, être au mouillage dans la partie de la rade la plus éloignée du port. On dit en un sens contraire : être en petite rade. || Rade foraine, rade mal fermée, uù les bâtiments ne sont pas à l'abri des grands vents du large..|| Mettre en rade, sortir du port, {j Les marins disent toujours ; Tel navire est en rade, va en rade, etc. et non il est à la rade, il va à la rade, il Dans le xvii" siècle on a dit quelquefois les rades pour la rade, comme les Anglais qui disent ihe roads : Le roi a été surpris d'apprendre par les lettres du sieur de Seuil, que vous fussiez encore aux rades de Brest, Seignelay à Chasteaiirenaut , (O janv. t670, dans jal.
— ETYM. XVI" S. Et aultres vaisseaux qui esloient à la rade sur le port, carl. viii, 1 3.
— ÉTYM. Espagn. et ital. rada; ail. Reede, flhede"; angl. road; de l'anc. Scandinave, retdo, équipement des vaisseaux.
f 2. RADE, mot qui se trouve dans Mme de Staal. Les lettres d'Espagne que je recevais de temps en temps de notre baron pouvaient être interceptées, nos pratiqués sourdes découvertes; chacun y était pour sa rade; mais le plus agité était M. de Malezieu, Uém. t. u, p. 44. Mais c'est une faute; il faut lire vade.
t. RADE, ËE(ra-dé, dée), part, passé derader 1. Navire rade.
2. RADE, ÉE (ra-dé, dée), part, passé de rader 2. Mesure bien radée.
RADEAU (ra-dô), s. m. || 1° Assemblage de pièces de bois formant une espèce de plancher sur l'eau. Il fit passer la cavalerie sur des radeaux , vaugel. Q. C. VII, 8. Les Normands ravageaient le royaume, ils venaient sur des espèces de radeaux ou de petits bâtiments, entraient par l'embouchure des rivières, les remoDtaienl et dévastaient le pays des deux côtés, MONTESQ. Ësp. XXXI, 32. Rome n'eut, pour aller secourir les Hamertins, que des radeaux, naves caudicarias, d'où Appius, qui les commandait, tira le surnom de Caudex, pastoelt, Instit. Uém. hist. et litt. anc. t. ui, p. 322. || Radeau de fortune, celui que l'on construit dans un sinistre de mer. Il Dans l'artillerie, pont de radeaux, pont militaire fait à l'aide de radeaux || 2° Plate-forme flottante que l'on emploie pour réparer les parties inférieures de la coque d'un navire. ||8° Train de bois que l'on fait descendre à flot sur une rivière. || 4° Genre d'acalèphes.
— HIST. XVI* S. Trouver des bateaux et faire des radeaux pour bastir un pont à ^sser, autot. Lucul. 44.
— ÉTYM. Provenç. radelh; bas-lat. radellus, rasellus; d'un diminutif non latin ratellus, du latin rotts, navire.
RAD
». BADEB (ra-dé), v. a. Terme de marine. Mettre eu rade un bâtiuient. Rader un navire.
— HIST. XVI* s. L'armée, aiant rade longtemps devant Rameken, aborda le jour d'après à l'endroit du fort de Philippine, d'aub. Hist. m, 627.
— ETYM. Rade.
a. RADER (ra-dé), ti. a. \\ 1° Passer une règle sut la surface d'une mesure de grain, de sel, pour l'unir, la rendre égale. Rader du blé. || 2° Terme de construction. Diviser un bloc de pierre ou de marbre avec le ciseau, en formant deux tranchées en dessus et en dessous.
— HIST. XV* s. Et Louis Rambaut s'en venoit radant le pays vers un village que on dit la Baterie,